« N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ? »

Lire l’évangile du dimanche XXXII (Mc 12, 38-44)

« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres », c’est la phrase qui résume en quelque sorte l’évangile de ce dimanche que nous venons de proclamer.

Ce moment de la vie de notre Seigneur se passe, comme beaucoup d’autres, dans le temple de Jérusalem, précisément sur le parvis ou dans la cour appelée des femmes, là où on avait placé treize troncs qui avaient la forme de grandes trompettes, destinés à recevoir les offrandes en argent. Tout l’argent que les gens déposaient dans chacun de ces troncs avait une fin commune, l’assistance du culte.

Comment alors, le Seigneur a-t-il su la quantité de ce que la veuve donnait, pour une quantité si petite ? C’est parce que généralement il y avait un prêtre chargé de déposer ces offrandes dans les troncs, et ceux qui les donnaient devaient en indiquer la quantité.

La quantité que cette veuve donnait c’était deux petites monnaies appelées lepton, pour en déterminer la quantité approximative et en donner une idée, il faut dire qu’un dénier (un dénier constituait la paye pour une journée de travail) était composée de 128 leptons.

Cependant  il est évident que le Seigneur ne fait pas la remarque sur la quantité, mais sur ce que cela représentait en réalité pour cette veuve. C’est donc l’ exemple de l’attitude sublime de cette veuve qui a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre, de sa pauvreté.Une autre chose à remarquer c’est qu’elle ne fait ce don que pour la Gloire de Dieu, et parce qu’à cet endroit du temple, on recevait seulement les offrandes destinées aux sacrifices et pour le culte à Dieu.

Mais suivant l’idée qui unit la première lecture, le psaume et l’évangile nous conduisent à réfléchir sur la confiance en Dieu et dans sa Providence.

Le mot « Providence » vient du latin et signifie « prévision, prévoyance ». Alors, pour ce qui concerne Dieu, on ne peut pas dire qu’Il « prévoit ce qui va succéder », tout dépend de sa sainte Volonté, c’est-à-dire qu’Il guide la création à chaque instant de notre vie. Dieu garde et gouverne par sa Providence tout ce qu’Il a créé,  » atteignant avec force d’une extrémité à l’autre et disposant tout avec douceur  » (Sg 8, 1).

Beaucoup pensent que la Providence de Dieu se manifeste surtout dans l’aspect matériel, il est vrai que nous utilisons souvent l’expression : « l’on vit de la Providence, on se confie à elle » et c’est pour indiquer qu’on n’a pas une assurance humaine pour vivre. Par exemple dans la vie de saint Louis Orione (don Orione),  on raconte qu’à la fin de chaque journée, il jetait par la fenêtre tout ce qu’il possédait comme argent dans ses foyers de charité pour confier le lendemain à la Divine Providence, sachant que Dieu n’abandonne jamais ses enfants.

Mais, nous devons savoir que la Providence de Dieu comprend toute notre existence. Et lorsque nous disons et nous confessons avec foi, dans le Credo «  Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant », nous sommes en train de confesser une grande vérité comme celle qui suit : « je m’abandonne entre les mains de Dieu qui m’aime comme un père aime son enfant et qui est aussi capable de veiller sur moi à chaque instant de ma vie ; et que, même dans les moments plus difficiles de mon existence, Il ne va jamais m’abandonner, mais au contraire, sa Volonté va me conduire à travers le bien et à travers les souffrance à la vie éternelle ».

 Il y a 20 ans, j’avais alors trois mois de noviciat dans ma congrégation, notre père fondateur nous avait donné un jour à tous les novices et séminaristes le mot du soir après les prières de vêpres et l’adoration lors de la fête de saint Louis Marie Grignons de Montfort. Notre congrégation souffrait à ce moment-là de grandes difficultés, et il avait parlé de la confiance que nous devons avoir toujours dans la Providence de Dieu. Il nous a montré une petite carte, qui lui avait été offerte par la mère Teresa de Calcutta. Dans cette carte, il y avait dessiné un enfant nouveau-né, qui dormait sur une grande main, sous cette image une phrase du prophète Isaïe (43,1) : « Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi ». C’était selon notre fondateur, la véritable manière de croire dans la providence, de se savoir entre ses mains qui protègent.

Dieu prépare notre chemin, Il pense à nous plus que nous pensons à nous-mêmes, et Il nous dit « ne craignez pas ».

Dans notre monde, où les avancées scientifiques tentent de nous rassurer, combien de gens sont pris de panique pour ce qui peut leur arriver ? Ils sont angoissés de la vie et de la mort. Et nous, chrétiens, seront-nous capables nous aussi comme la veuve de l’évangile  de tout donner et de nous abandonner à sa Providence? Est-ce que nous avons cette pleine confiance en Dieu ? Si nous pensons que cela nous manque, c’est donc le moment de commencer à la demander avec insistance dans notre prière.

Alors, comment savoir que Dieu travaille avec sa Providence dans notre vie ? Comment Il nous guide et nous fait marcher vers la sainteté ? Voilà un très beau texte d’un serviteur de Dieu, un évêque de Budapest, en Hongrie, Tihamet Thot, il l’avait écrit en 1934 :

« Quand nous réfléchissons, dit-il, sainement sur notre vie, nous voyons bien que la divine Providence nous a mis en contact avec des personnes difficiles, afin que leurs défauts nous fournissent l’occasion de mûrir et de perfectionner notre âme. Elle a mis près de moi, par exemple, cette personne très gaie de caractère, afin d’adoucir les traits très rude du mien. Elle m’a fait rencontrer cet autre qui aime tant critiquer, afin qu’il y ait quelqu’un pour me dire la vérité et m’apprendre à me connaître moi-même. Et celui ou celle qui m’a conduit au péché ? Celui-là, c’était pour m’empêcher d’avoir une confiance excessive en moi et pour me faire voir que j’étais encore bien loin d’être ce que je devais être.

Et cette personne insupportable ? C’était pour m’exercer à me vaincre. Et ce vil calomniateur ? C’était pour montrer si je savais pardonner généreusement. Et ce malade ? C’était pour me donner l’occasion de rendre grâce pour ma santé. Et ce saint ? C’était pour me faire honte.

Oui, mes frères, si nous nous habituons à voir dans chaque personne que la vie nous donne comme compagnon de route, un envoyé de Dieu, je vais plus loin, si nous nous habituons non pas seulement à propos des hommes, mais en toutes circonstances, dans les peines et le malheur, à poser cette question : qu’est-ce que Dieu demande de moi ? Quelle idole veut-Il renverser dans mon cœur ? Quelle déception veut-Il m’épargner ? Quel penchant au mal veut-Il extirper ? Quelle nouvelle force veut-Il susciter en moi ?…si nous nous posons ces questions, alors nous sentirons en nous, jour après jour, les effets de la Divine Providence et nous serons réellement des chrétiens fidèles qui dans le bonheur comme dans le malheur, saurons embrasser la main invisible du Père Céleste et répéter avec le grand (penseur) Pascal : « Seigneur, vous n’êtes pas moins Dieu, lorsque vous m’éprouvez que lorsque vous me consolez et me faites miséricorde ».

Écoutons avec un esprit de foi ces belles paroles de saint Paul aux chrétiens de Rome : «  Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rom. 8,28.31.35.38-39).

Prions la très sainte Vierge Marie, Elle nous invite aussi à cette confiance en Dieu et  c’est elle-même, à qui la Providence a donné la mission de nous aider et de nous soutenir, si nous l’invoquons avec amour. Il est bon de nous souvenir ce que la très Sainte Vierge avait dit à Saint Juan Diego, dans l’apparition de Guadalupe en Mexique, voyant la souffrance de ce petit indien, la Vierge de Guadalupe lui adresse ces paroles de consolation : « Mon tout-petit, que rien ne t’angoisse. Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous ma protection ? Ne suis-je pas la vie et la santé ? N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ? »

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 NOVEMBRE

Le 11 novembre

  1. Mémoire de saint Martin, évêque. Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour.
    2. Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
    3. À Vence en Provence, après 465, saint Véran, évêque. Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.
    4. Commémoraison de saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.
    5. À Amathonte dans l’île de Chypre, en 636, le trépas de saint Jean l’Aumônier, évêque d’Alexandrie, célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.
    6*. Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.
    7. À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes ; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.
    8. Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.
    9. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Marine d’Omura, vierge et martyre, qui fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    10*. À Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne, l’an 1939, la bienheureuse Alice Kotowska, vierge de la Congrégation des Sœurs de la Résurrection et martyre. Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus.
    11. À Sofia en Bulgarie, l’an 1952, la passion du bienheureux Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli, passioniste et martyr. Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de L’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès.
    **.        À Vérone en Italie, en 1855, la bienheureuse Vincenza Maria Poloni, fondatrice des sœurs de la miséricorde de Vérone (béatifiée par Benoit XVI le 21 septembre 2008)

Le 12 novembre

  1. Mémoire de saint Josaphat, évêque et martyr. Né dans l’orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l’union catholique et, devenu évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l’unité, attentif à donner toute sa splendeur à la liturgie byzantine slave. Au cours d’une visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule déchaînée contre lui et mourut pour l’unité de l’Église et la défense de la vérité catholique.
    2. Près d’Ancyre en Galatie, au Ve siècle, saint Nil, abbé, qui fut disciple de saint Jean Chrysostome, gouverna longtemps son monastère et diffusa par ses écrits la spiritualité ascétique.
    3*. Dans la région d’Aberdeen en Écosse, à la fin du VIe siècle, saint Machar, évêque, d’origine irlandaise, disciple de saint Colomba et considéré comme le fondateur de cette Église.
    4*. À Vienne en Gaule, après 552, saint Hésychius, évêque qui fut auparavant questeur et participa aux conciles des évêques des Gaules à Orléans et à Paris. 3
    5. Sur les hauteurs de La Cogolla en Castille, vers 574, saint Émilien, prêtre. Après une vie érémitique puis cléricale, il embrassa la vie monastique, toujours généreux envers les pauvres et doté de l’esprit de prophétie.
    6. À Cologne en Germanie, vers 660, saint Cunibert, évêque, qui, après les invasions barbares, rénova la vie chrétienne et la piété des fidèles dans la ville et tout le pays alentour.
    7. À Deventer dans la Frise, vers 785, saint Lébuin, prêtre. Moine venu d’Angleterre, il s’attacha à annoncer aux habitants de la région la paix du Christ et le salut.
    8. Près de Casimiria, sur la Warta en Pologne, l’an 1003, les saints martyrs Benoît, Jean, Matthieu et Isaac. Moines camaldules venus d’Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur familier polonais, qui fut pendu sur la place de l’oratoire.
    9*. À Pise en Toscane, au XIVe siècle, le bienheureux Jean, surnommé de la Paix, qui quitta le service des armes pour celui de Dieu dans le Tiers-Ordre de saint François.
    10. À Alcala en Andalousie, l’an 1463, saint Didace (Diégo), religieux de l’Ordre des Mineurs, célèbre par son humilité et sa charité dans le soin des malades, aussi bien aux îles Canaries qu’à l’église Sainte-Marie de l’Ara Cœli à Rome, à Séville et enfin à Alcala, où il mourut.
    11. À Tulimar au Mexique, en 1927, saint Marguerit Florès, prêtre et martyr. Dans la grande persécution mexicaine, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et abattu par une rafale de mitrailleuse.
    12*. À Alcudia de Carlet, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Medez Ferris, martyr. Parce que membre de l’action catholique, il fut fusillé avec ses trois frères religieux, dans la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.

Le 13 novembre

  1. À Césarée de Palestine, la passion des saints martyrs Antonin, Nicéphore, Zébinas, Germain et la vierge Manathas, en 308. Cette dernière fut d’abord meurtrie de coups puis brûlée, sous l’empereur Galère Maximien ; les autres, d’une voix intrépide et libre, ayant accusé d’impiété le préfet Firmilien, alors qu’il sacrifiait aux dieux, furent décapités.
    2. À Aix en Provence, au IVe siècle, saint Mitre, de condition servile, qui trouva sa liberté dans le Christ.
    3. À Tours, vers 444, saint Brice, évêque. Disciple de saint Martin, il succéda à son maître pendant quarante-sept ans, non sans subir de multiples traverses et l’occupation de son siège par deux évêques successifs.
    4. Commémoraison des saints Arcadius, Paschase, Probus et Eutychien, espagnols, martyrs en Afrique en 437. Durant la persécution des Vandales, ils déclarèrent qu’ils ne suivraient jamais l’hérésie arienne ; pour ce motif, ils furent d’abord proscrits par le roi Genséric, puis poussés à l’exil. Ils endurèrent ensuite des tortures atroces et à la fin on les fit mourir de diverses façons. Alors parut avec éclat la constance d’un jeune enfant, Paulillius, le frère de Paschase et d’Eutychien : comme on ne pouvait l’ébranler dans son attachement à la foi catholique, on le frappa longtemps à coups de bâton et on le condamna au plus vil esclavage.
    5*. À Vienne en Gaule, vers 518, saint Léonien, abbé. Originaire de Pannonie, il fut fait prisonnier par des barbares et amené en Gaule, à Autun d’abord, puis bientôt à Vienne, où il dirigea très saintement des moines et des moniales pendant plus de quarante ans.
    6. À Clermont, en 525 ou 526, saint Quintien, évêque. D’origine africaine, il occupa d’abord le siège épiscopal de Rodez, mais, menacé de mort par les Wisigoths, il trouva refuge en Auvergne et en devint évêque.
    7*. À Tiferno en Ombrie, commémoraison de saint Floride, évêque. Le pape saint Grégoire le Grand a été témoin de sa doctrine et de sa sainteté. Avec lui on commémore saint Amance, son prêtre, plein de charité envers les malades et vertueux en tout point.
    8*. À Rodez, vers 580, saint Dalmace, évêque, dont saint Grégoire le Grand loue la générosité envers les pauvres.
    9*. Dans la vallée de la Suze en Suisse, au VIe ou VIIe siècle, saint Himier, ermite, qui y annonça l’Évangile.
    10. À Tolède en Espagne, l’an 657, saint Eugène, évêque, qui donna tous ses soins à l’organisation de la liturgie.
    11*. Dans le Cambrésis, vers 670, sainte Maxellende, vierge et martyre. On dit que choisissant pour époux le Christ, elle refusa de suivre l’homme à qui ses parents l’avaient promise, et que celui-ci la tua d’un coup d’épée.
    12. À Rome, près de saint Pierre, en 867, saint Nicolas Ier, pape, qui montra une vigueur apostolique pour affermir l’autorité du pontife romain dans toute l’Église de Dieu.
    13*. Au monastère de La Réole en Gascogne, l’an 1004, le trépas de saint Abbon, abbé de Fleury, merveilleusement instruit dans les saintes Écritures et dans les lettres. Alors qu’il avait réprimandé un moine indiscipliné de La Réole et qu’il cherchait à mettre la paix dans ce monastère, il succomba, frappé d’un coup de lance.
    14*. À Ivréa dans le Piémont, commémoraison du bienheureux Varmond, évêque, homme de vive foi, de piété et d’humilité, qui défendit la liberté de l’Église contre les tentatives des grands, construisit la cathédrale, encouragea l’ordre monastique et développa l’école épiscopale. Il mourut vers 1010-1014.
    15. À Crémone en Lombardie, l’an 1197, saint Homobon. Commerçant, il mena une vie de prière et de charité, allant visiter et soulager les pauvres, réunissant les enfants à l’abandon pour les éduquer et mettant la paix dans les familles.
    16. À Rome, en 1894, sainte Augustine (Livie Pietrantoni), vierge de la Congrégation des Sœurs de la Charité, qui se donna de tout son cœur au soin des malades contagieux à l’hôpital du Saint-Esprit, jusqu’à ce qu’un malade, saisi de fureur homicide, la tue d’un coup de couteau.
    17*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à Simat de Valldigna, le bienheureux Jean Gonga Martinez, martyr
    18*. En Espagne, à Porticol de Tavernes près de Carcaixent, la bienheureuse Marie du Patronage de Saint-Jean (Marie Giner Gomis), vierge de l’Institut des Sœurs missionnaires clarétines martyr, victime de la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.
    19*. en Bulgarie, à Sofia, les bienheureux Pierre Vicev, Paul Dzidzov et Joseph Siskov, prêtres
    **        En Autriche, en 1944, le bienheureux Carl Lampert, prêtre martyr, victime des nazis. (béatifié le 13 novembre 2011 par Benoît XVI)

Le 14 novembre

  1. À Héraclée en Thrace, saint Théodote, prêtre et martyr.
    2. À Gangres en Paphlagonie, au IVe siècle, saint Hypace, évêque et martyr, qui succomba sous les pierres lancées par les hérétiques novatiens sur son chemin.
    3. À Avignon, peut-être au IVe siècle, saint Ruf, que l’on estime avoir été le premier à diriger la communauté chrétienne de ce lieu.
    4*. Dans l’île de Bardsey au sud du pays de Galles, au VIe siècle, saint Dubrice, évêque et abbé, considéré comme un des fondateurs du monachisme au pays de Galles.
    5*. À Traù ou Trogir en Dalmatie, l’an 1170, saint Jean, évêque. Après avoir été ermite au monastère camaldule d’Osorin, il reçut la charge de l’épiscopat et défendit avec succès la cité de la destruction du roi Coloman.
    6. À Eu en Normandie, l’an 1180, le trépas de saint Laurent O’Toole, évêque de Dublin. Dans les circonstances difficiles de son temps, il défendit avec énergie la discipline de l’Église et s’appliqua à rétablir la concorde entre les princes. En allant au-devant du roi Henri II d’Angleterre, il obtint lui-même les joies de la paix éternelle.
    7*. Au monastère Sainte-Marie de Gualdo Mazocca près de Campobasso dans les Abruzzes, en 1170, le bienheureux Jean de Tupharia, ermite.
    8*. Au Jardin de Sainte-Marie en Frise, l’an 1230, saint Siard, abbé prémontré, remarquable par son obéissance à la Règle et sa générosité envers les pauvres.
    9*. À Alger, en 1240, saint Sérapion, le premier membre de l’Ordre de la Merci qui mérita de recevoir la couronne du martyre pour la délivrance des captifs et la prédication de la foi chrétienne en pays infidèle.
    10. À Jérusalem, en 1301, les saints martyrs Nicolas Tavelic, Déodat Aribert, Étienne de Cuneo et Pierre de Narbonne, prêtres de l’Ordre des Mineurs ; ayant prêché librement la religion chrétienne sur la place devant les Sarrasins, ils confessèrent avec constance le Christ Fils de Dieu et furent brûlés vifs.
    11*. À Caccamo en Sicile, l’an 1511, le bienheureux Jean Liccio, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Remarquable par sa charité infatigable envers le prochain, son ardeur à propager la prière du Rosaire, son zèle pour la discipline régulière ; il s’endormit dans le Seigneur à l’âge de cent onze ans.
    12. À Binh Dinh en Cochinchine, l’an 1861, saint Étienne-Théodore Cuénot, évêque et martyr. Membre de la Société des Missions étrangères de Paris, il passa plus de vingt-cinq ans dans les travaux apostoliques et, quand se déchaîna la persécution de l’empereur Tu Duc, il fut jeté dans une étable à éléphants et mourut, épuisé par les épreuves.
    **.        En Pologne, en 1872, la bienheureuse Maria Luisa Merkert, cofondatrice et première supérieure de la congrégation de Sainte Elisabeth. (béatifiée le 30 septembre 2007 par Benoît XVI)
    **.         En Italie, en 1889, la bienheureuse Maria Teresa di gesu (Maria Scrilli), religieuse, fondatrice de l’Institut de Notre Dame du Carmel. (béatifiée le 8 octobre 2006 par benoît XVI).

Le 15 novembre

  1. Mémoire de saint Albert, surnommé le Grand, évêque et docteur de l’Église. Né en Bavière, entré dans l’Ordre des Prêcheurs, il enseigna à Paris la philosophie et la théologie oralement et par ses écrits, ayant parmi ses étudiants saint Thomas d’Aquin, et sut magistralement unir la sagesse des saints à la science naturelle et humaine. Ayant dû accepter à contre-cœur l’évêché de Ratisbonne, mal accueilli par le peuple pour sa manière de vivre pauvre et sans faste, au bout d’un an il résigna sa charge, préférant à n’importe quel honneur la pauvreté de son Ordre et il mourut pieusement à Cologne, entouré de ses frères.
    2. À Hippone en Numidie, les saints vingt martyrs, dont saint Augustin a célébré la foi et la victoire, en citant parmi eux l’évêque Fidentien, Valériane et Victoire.
    3. À Édesse en Oshroène, l’an 306, les saints martyrs Gurias, ascète, et Samonas. Sous l’empereur Dioclétien, ils subirent des tortures répétées, et condamnés à mort par le préfet Mysianus, furent décapités.
    4*. En Campagnia, saint Félicis cuius cura pastoralie tcultuhae civitas honestatur
    5. En Bretagne, vers 640, saint Malo, évêque d’Aleth, venu du pays de Galles, et mort, semble-t-il, à Saintes où il s’était exilé.
    6*. À Cahors, vers 655, saint Didier, évêque, qui fit construire plusieurs églises et monastères, et entreprit d’autres travaux d’utilité publique, sans négliger le moins du monde de préparer les âmes comme le vrai temple du Christ. 7
    7*. À Irschenberg en Bavière, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Marin, évêque, et Anien, martyrs.
    8*. Près de Rouen, après 684, saint Saens (Sidonius), abbé. Né en Irlande, il mena la vie monastique d’abord à Jumièges, puis à l’île d’Hério (Noirmoutier), sous la direction de saint Philibert, et enfin dans le monastère qu’il construisit et qui a porté son nom 9
    9*. À Rheinau en Suisse, l’an 879, saint Fintan, ermite. Né en Irlande, il se fit pèlerin pour le Christ à Tours et à Rome, puis moine à plus de cinquante ans et termina sa vie en reclus.
    10. À Klosterneubourg en Autriche, l’an 1136, la mise au tombeau de saint Léopold, margrave d’Autriche, surnommé le Pieux dès son vivant, homme de paix, ami des pauvres et du clergé.
    11*. À Reading en Angleterre, l’an 1539, les bienheureux martyrs Hugues, dit Faringdon, Cook, abbé du monastère bénédictin de ce lieu, Guillaume Eynon, prêtre de Reading, et Jean Rugg, prêtre de Chichester. Ils s’opposèrent avec ténacité à la prétention du roi Henri VIII d’avoir la suprématie dans l’Église d’Angleterre. Accusés faussemet de trahison, ils furent pendus et éventrés devant l’abbaye.
    12*. À Glastonbury, la même année, les bienheureux martyrs Richard Whiting, abbé, Roger James et Jean Thorne, prêtres, moines de l’abbaye de ce lieu. Accusés faussement, eux aussi, de trahison ou de sacrilège, ils furent soumis aux mêmes supplices, sous la tour d’une chapelle du monastère.
    13*. À Ferrare en Émilie, l’an 1544, la bienheureuse Lucie Broccadelli, religieuse, qui supporta avec patience de multiples épreuves et tourments tant dans le mariage que dans le monastère du Tiers-Ordre de Saint Dominique, où elle fut contrainte à l’isolement total.
    14*. À Nagasaki au Japon, l’an 1624, le bienheureux Caius le Coréen, martyr. Catéchiste, il fut brûlé vif pour avoir confessé le Christ.
    15. À Caaro au Paraguay, en 1628, les saints martyrs Roch Gonzalez et Alphonse Rodriguez, prêtres de la Compagnie de Jésus, qui gagnèrent au Christ une population indigène abandonnée en créant des villages appelés vulgairement “réductions”, où la vie sociale et les arts trouvaient leur place en même temps que la vie chrétienne, et ils furent mis à mort par ruse, par un assassin à gages payé par un homme adonné à la magie.
    16. À Rome, en 1811, saint Joseph Pignatelli, prêtre de la Compagnie de Jésus. Alors que celle-ci était presqu’éteinte, il travailla beaucoup à sa reconstitution, célèbre par sa charité, son humilité, la rectitude de sa vie, toujours tendu vers une plus grande gloire de Dieu.
    17. À Mengo en Ouganda, l’an 1886, saint Joseph Mkasa Balikuddembé, martyr. Préfet de la cour royale, une fois baptisé, il gagna au Christ beaucoup de jeunes et protégea les pages de la cour des vices du roi Mwanga. À cause de cela, le roi furieux ordonna de le décapiter. Il avait vingt-cinq ans, et fut la première victime de la persécution de ce roi.
    18*. À San Remo en Ligurie, l’an 1904, la bienheureuse Marie de la Passion (Hélène de Chappotin de Neuville), vierge. Née à Nantes et saisie au fond du cœur par l’humilité et la simplicité de saint François d’Assise, elle fonda l’Institut des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie, avec le souci constant de la condition féminine en terres de mission.
    19. Près de Wadowice en Pologne, l’an 1907, saint Raphaël de Saint-Joseph (Joseph Kalinowski), prêtre. Quand le peuple polonais s’insurgea contre l’oppresseur russe, il fut capturé par les ennemis en faisant la guerre, et déporté en Sibérie. Après avoir subi beaucoup de sévices, il retrouva la liberté et entra dans l’Ordre des Carmes déchaussés qu’il contribua beaucoup à développer.

Le 16 novembre

  1. Mémoire de sainte Marguerite d’Écosse. Née en Hongrie et mariée au roi d’Écosse Malcolm III, à qui elle donna huit enfants, elle s’intéressa grandement au bien du royaume et de l’Église, joignant à la prière et aux jeûnes la générosité envers les pauvres et donnant ainsi un exemple excellent d’épouse, de mère et de reine. Elle mourut en 1003 à Édimbourg, après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille.
    2. Mémoire de sainte Gertrude, surnommée la Grande, vierge moniale. Donnée au Seigneur par ses parents dès l’âge de cinq ans dans l’abbaye cistercienne d’Helfta en Saxe, elle y passa toute sa vie, vouée à la solitude du cloître et aux belles-lettres avec tout son cœur et toute son énergie. Sans renoncer au travail intellectuel, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection, dans la prière et la contemplation du Christ en croix, et mourut le 17 novembre 1301.
    3*. À Capoue en Campanie, vers 250, les saints martyrs Augustin et Félicité, qui auraient souffert sous l’empereur Dèce.
    4*. À Déols dans le Berry, commémoraison des saints Léocade et Ludre, au IVe siècle. Le premier, sénateur des Gaules encore païen, accueillit les premiers prédicateurs de la foi chrétienne dans le pays et fit de sa maison dans ce bourg une église ; le second, qui était son fils, quitta ce monde, dit-on, encore revêtu du blanc vêtement des néophytes.
    5. À Lyon, en 449, saint Eucher, évêque. De l’ordre sénatorial, il se retira d’abord avec sa femme Galle et ses deux fils dans une île proche de celle de Lérins pour y mener une vie ascétique, puis, élu évêque de Lyon, il écrivit des instructions spirituelles pour ses fils et composa la plus ancienne passion des martyrs d’Agaune.
    6. En Suisse, l’an 759, saint Otmer, abbé. À la place de l’oratoire construit par saint Gall, il fonda un monastère sous l’observance de la Règle de saint Benoît et, à côté, un petit hospice pour les lépreux. Pour la défense des droits de son abbaye, il fut saisi par de puissants voisins et relégué dans une île du Rhin, où il mourut, soumis à un régime très sévère.
    7*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1440, le bienheureux Siméon, abbé, qui envoya un essaim de ses moines repeupler le monastère de Paterno en Sicile pour ranimer la foi dans ce pays repris aux Sarrasins.
    8. Près de Provins dans la région parisienne, en 1240, le trépas de saint Edmond Rich, évêque de Cantorbéry, qui, pour la défense de son Église, fut envoyé en exil, vécut parmi les moines cisterciens de Pontigny et mourut chez des chanoines réguliers.
    9*. À Assise en Ombrie, au monastère de Saint-Damien, en 1253, sainte Agnès, vierge. Sœur cadette de sainte Claire, elle la suivit dans la fleur de sa jeunesse et, sous la conduite de saint François, embrassa de tout son cœur la pauvreté.
    10*. À York en Angleterre, l’an 1594, le bienheureux Édouard Osbaldeston, prêtre de Lancastre et martyr. Ordonné prêtre au collège anglais de Reims, il gagna ensuite l’Angleterre et, pour cette seule raison, fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et livré aux supplices du gibet.

Le 17 novembre

  1. Mémoire de sainte Élisabeth de Hongrie. Mariée toute jeune à Louis, comte de Thuringe, elle lui donna trois enfants ; devenue veuve, elle supporta avec courage de lourdes épreuves. Portée depuis longtemps à la méditation des réalités du ciel, elle se retira à Marbourg en Hesse, dans un hôpital qu’elle avait fondé, embrassant la pauvreté et se dépensant au soin des malades et des pauvres, jusqu’à son dernier souffle de vie, à l’âge de vingt-quatre ans, en 1231.
    2. À Néocésarée dans le Pont, vers 270, saint Grégoire, évêque. Encore adolescent, il embrassa la foi chrétienne et, ayant progressé en science humaine et divine, il fut ordonné évêque et se rendit célèbre par sa doctrine, ses vertus, ses travaux apostoliques, et les miracles qu’il accomplit lui ont valu le surnom de Thaumaturge.
    3. À Césarée de Palestine, en 303, les saints martyrs Alphée et Zachée. La première année de la persécution de Dioclétien, après avoir confessé fermement qu’ils reconnaissaient un seul Dieu et un seul roi, le Christ Jésus, et subi divers interrogatoires et supplices, ils furent décapités.
    4. À Cordoue en Espagne, au IVe siècle, saint Aciscle, martyr.
    5. À Orléans, vers 453, saint Aignan, évêque, qui, mettant sa confiance en Dieu seul, obtint de lui, par des prières et des larmes répétées, que la ville assiégée par les Huns soit délivrée.
    6*. À Vienne en Gaule, l’an 569, saint Namaise, évêque, qui s’acquitta avec rectitude de ses fonctions de gouverneur de la cité avant d’occuper le siège épiscopal qu’il honora.
    7. À Tours, en 594, saint Grégoire, évêque, qui succéda dans ce siège à saint Euphrone et écrivit l’histoire des Francs et les vertus des saints dans une langue simple et un récit plein de vérité.
    8*. À Whitby en Angleterre, l’an 680, sainte Hilda, abbesse, qui reçut de saint Paulin d’York la foi et les sacrements du Christ et, préposée au soin d’un monastère, s’attacha avec beaucoup d’ardeur à établir la vie régulière des moines et des moniales, à maintenir la paix et la charité, à veiller au travail et à la lecture des saintes Écritures, au point qu’elle paraissait avoir accompli sur terre les œuvres du ciel.
    9*. À Remuscha en Rhétie, vers 856, saint Florin, prêtre, fidèlement dévoué au soin de sa paroisse.
    10. À Constantinople, vers 867, saint Lazare, moine. Né en Arménie, peintre remarquable de saintes images, il refusa de détruire ses œuvres et, sur l’ordre de l’empereur iconoclaste Théophile, fut soumis à d’atroces tortures, mais peu après, quand la controverse sur le vrai culte des icônes fut apaisée, l’empereur Michel III l’envoya à Rome pour rétablir la concorde et l’unité de toute l’Église.
    11*. À Nucaria en Sicile, au XIIe siècle, saint Hugues, abbé, envoyé par saint Bernard de Clairvaux, il établit, là et en Calabre, l’Ordre cistercien.
    12. À Lincoln en Angleterre, l’an 1200, saint Hugues, évêque. Moine chartreux, il fut appelé à gouverner l’Église de cette cité, et il accomplit une œuvre excellente, tant pour la défense des libertés de l’Église que pour arracher les Juifs aux mains de leurs ennemis.
    13*. Près de Cracovie en Pologne, l’an 1268, la bienheureuse Salomé. Reine de Galicie, vivant déjà avec grande dévotion, après la mort de son mari, le roi Coloman, elle se fit religieuse clarisse et fut choisie comme abbesse dans le monastère qu’elle avait fondé et qu’elle dirigea saintement.
    14. À Helfta en Saxe, l’an 1301, la naissance au ciel de sainte Gertrude, vierge, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    15. À Asanción au Paraguay, en 1628, saint Jean del Castillo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Dans la “réduction” de ce nom, fondée la même année par saint Roch Gonzalez et remise à ses soins, il fut, sur l’ordre d’un homme adonné à la magie, soumis à des tortures et achevé à coups de pierres pour le Christ.
    16. À Nagasaki au Japon, en 1637, les saints martyrs Jourdain (Hyacithe Ansalone) et Thomas Hioji Rokuzayemon Nishi, prêtres de l’Ordre des Prêcheurs. Le premier avait travaillé d’abord aux îles Philippines puis beaucoup au Japon pour annoncer l’Évangile ; le second fut un propagateur dévoué de la foi à Formose et, les dernières années, dans sa patrie, dans la région de Nagasaki. Sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu, l’un et l’autre avec un courage invincible furent soumis pendant sept jours aux terribles tortures de la fourche et de la cage avant de mourir.
    17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Loup-Sébastien Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, avec son frère Jean et son cousin François, il prêta serment à la Constitution civile du Clergé, se rétracta, revint sur sa rétractation, mais fut considéré comme assermenté et déporté sur un bateau négrier, où il subit les conditions atroces de la captivité et, épuisé par la faim, mourut avec joie.
    18*. Au camp de travail de Capaivca dans la région de Kiev en Ukraine, l’an 1967, le bienheureux Josaphat Kocylovskyi, évêque de Przemysl et martyr. Sous le régime soviétique athée, il refusa de se séparer de l’unité de l’Église catholique, fut déporté et succomba à la suite des sévices endurés.

Le 18 novembre

  1. Mémoire de la dédicace des basiliques des saints Pierre et Paul, Apôtres, à Rome. La première, édifiée par l’empereur Constantin sur la colline vaticane, au-dessus de la tombe de saint Pierre, mais délabrée par le cours des temps et reconstruite sur un plan plus grandiose, fut de nouveau consacrée en ce jour ; la seconde, construite sur la voie d’Ostie par les empereurs Théodose et Valentinien, puis détruite par un déplorable incendie et entièrement reconstruite, fut consacrée le 10 décembre 1854. La commémoraison commune de leur dédicace, est, d’une certaine manière, un signe de la fraternité des deux Apôtres et de l’unité de l’Église.
    2. À Antioche de Syrie, en 303, saint Romain, martyr. Diacre de l’Église de Césarée, il se trouvait à Antioche quand commença la persécution de Dioclétien. Ne pouvant supporter de voir des chrétiens se plier aux normes des décrets impériaux et s’avancer vers les statues des idoles, il les incita fortement à résister. Conduit devant un juge, il fut soumis à d’atroces tortures, on lui coupa la langue et finalement le bourreau l’étrangla dans sa prison : il reçut ainsi la couronne d’un glorieux martyre.
    3*. À Colombier dans le Berry, vers 576, saint Patrocle, prêtre, qui vécut en ermite missionnaire.
    4*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Maudez, abbé, qui mena la vie monastique dans une île déserte, où, maître de vie spirituelle, il assembla des disciples, dont plusieurs devinrent des saints.
    5*. À Coutances, à la fin du VIe siècle, saint Romphaire, évêque.
    6*. En Aquitaine, saint Théofrédi, abbé et martyr
    7. À Tours, en 842, le trépas de saint Odon, abbé de Cluny, qui réforma la vie monastique selon la Règle de saint Benoît et la discipline de saint Benoît d’Aniane. Il fut le premier des grands abbés qui firent de ce monastère le foyer de la réforme de l’Église à cette époque.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1619, les bienheureux martyrs Léonard Kimuro, religieux de la Compagnie de Jésus, André Murayama Tokuan, Côme Takeya, Jean Yoshida Shoun et Dominique Jorge, qui furent condamnés à mort pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires. Tous furent brûlés vifs.
    9. À Saint-Charles du Missouri, aux États-Unis d’Amérique, en 1852, sainte Philippine Duchesne, vierge, religieuse du Sacré-Cœur de Jésus. Née en France, elle constitua une communauté religieuse pendant la Révolution française et passant ensuite en Amérique, y établit beaucoup d’écoles.
    10*. À Ceccano près de Frosinone dans le Latium, en 1902, le bienheureux Grimoald de la Purification (Ferdinand Santamaria), religieux passioniste. Alors qu’il se préparait au sacerdoce, il fut saisi par la maladie et mourut pieusement.
    11*. À Wal-Ruda en Pologne, l’an 1914, la bienheureuse Caroline Kozka, vierge et martyre. Encore adolescente au début de la Première Guerre mondiale, alors qu’elle cherchait à défendre sa virginité contre un soldat, elle fut frappée par lui d’un coup d’épée et mourut pour le Christ.
    12*. Près de Madrid, en 1936, la bienheureuse Marie du Refuge (Marie-Gabrielle Hinojosa y Naveros) et cinq compagnes, vierges de l’Ordre de la Visitation et martyres. Dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole, alors qu’elles étaient enfermées dans leur monastère, elles furent arrêtées par ruse par des miliciens et fusillées.

Le 19 novembre

  1. Commémoraison de saint Abdias, prophète, qui, après l’exil du peuple d’Israël, vers le Ve siècle avant le Christ, annonça le châtiment des nations ennemies par le Seigneur et le relèvement d’Israël.
    2. À Césarée de Cappadoce saint Maxime, chorévêque et martyr.
    3. À Brennier près de Vienne en Gaule, la translation des corps des saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien.
    4. À Antioche de Syrie, vers 303, saint Barlaam, martyr. Simple villageois rempli de la sagesse du Christ, alors qu’on avait placé dans le creux de sa main des charbons ardents et de l’encens, il surmonta la violence du feu par la constance invincible de sa foi, en laissant brûler sa main plutôt que de sembler faire un sacrifice.
    5. A Héraclée en Thrace, les saintes femmes, vierges et veuves, au martyr nombre de quarante.
    6*. Dans le Velay au diocèse du Puy, vers 720, saint Eudes, abbé.
    7*. Au mont Mercure en Calabre, au Xe siècle, saint Simon, ermite.
    8*. Au monastère d’Helfta en Saxe, vers 1298, sainte Mechtilde, vierge, qui fut une femme d’une doctrine et d’une humilité excellentes, jointes au don de contemplation mystique.
    9*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1332, le bienheureux Jacques Benfatti, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, qui apaisa les luttes dans la cité et soulagea le peuple souffrant de la peste et de la faim.
    10*. À Garraf dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Élisée Garcia, religieux salésien, et Alexandre Planas Sauri, qui furent mis à mort en haine de l’Église dans la persécution religieuse qui accompagna la guerre civile.

Le 20 novembre

  1. À Antioche de Syrie, saint Basile, martyr.
    2. Dans la cité d’Ecija en Espagne, saint Crispin, évêque et martyr.
    3. À Dorostore en Mésie, saint Dasius, martyr.
    4. À Turin en Ligurie, les saints martyrs Octavius, Solutor et Adventor.
    5*. À Verceil, également en Ligurie, avant 313, saint Théoneste, martyr, en l’honneur de qui l’évêque saint Eusèbe construisit une basilique.
    6*. À Bénévent en Campanie, au Ve siècle, saint Dorus, évêque.
    7. À Chalon-sur-Saône, entre 520 et 530, saint Silvestre, évêque, qui passa au Seigneur la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de joies et de vertus.
    8*. Dans le Jura, après 772, saint Hippolyte, abbé de Saint-Oyend et évêque de Belley.
    9*. À Constantinople, en 842, saint Grégoire le Décapolite, moine, qui professa d’abord la vie cénobitique, puis celle d’anachorète, se fit pèlerin, enfin séjourna longtemps à Constantinople, où il lutta avec beaucoup de vigueur pour la défense des saintes images.
    10. Dans le Norfolk en Angleterre, l’an 870, saint Edmond, martyr. Roi des Angles de l’Est, il lutta contre l’invasion des Vikings, fut vaincu, capturé et tué, parce qu’il refusait de renier la foi chrétienne.
    11. À Hildesheim en Saxe, l’an 1023, saint Bernward, évêque, qui défendit son peuple des incursions slaves et normandes, restaura, grâce à plusieurs synodes, le disciple du clergé et favorisa la vie monastique.
    12*. En Calabre, vers 1190, saint Cyprien, abbé de Calami, qui garda fidèlement les statuts et les exemples des moines orientaux, et se montra sévère pour lui, généreux pour les pauvres et bon conseiller pour tous.
    13. À Hanoï au Tonkin, en 1837, saint François-Xavier Can, martyr. Catéchiste, il fut étranglé et décapité pour la foi sous l’empereur Minh Mang.
    14*. À Veroli dans le Latium, en 1922, la bienheureuse Marie-Fortunée (Anne-Félice Viti), moniale bénédictine. Pendant presque tout le cours de sa longue vie, elle s’occupa de la lingerie du monastère, attentive à observer de tout son cœur les seuls préceptes de la Règle.
    15*., En Espagne, la bienheureuse Angèle de saint-Joseph (Françoise Loret Marti) et quatorze compagnes, près de Valence, la première était supérieure générale et les autres religieuses de la Congrégation de la Doctrine chrétienne ; toutes victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    16*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse vierge et martyre Marie des Miracles Ortello Gimero, de l’Ordre des Clarisses capucines, à Picadero de Paterna

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org