« Faites mourir en vous cette soif de posséder, qui est une idolâtrie » Colossiens 3,5

Homélie pour le Dimanche XVIII C ( Lc. 12, 13-21)

« Vanité des vanités, tout est vanité ! » C’est le message de la première lecture de ce dimanche  (Qo 1, 2 ; 2, 21-23), vanité dans le sens de ce qui est vain, qui passe, qu’on ne peut pas retenir et qui s’en va. « Que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ? ». Il est évident que le sage ne veut pas signifier par ces paroles que l’homme ne doit pas travailler, qu’il ne doit pas faire l’effort pour gagner sa subsistance dans ce monde. Ce qu’il veut signaler comme mauvais pour l’homme religieux c’est sa préoccupation excessive pour ce qui est matériel et passager dans ce monde et qui lui fait oublier la vie éternelle, comme cela arrive souvent avec l’attachement aux richesses.

C’est le même enseignement que Notre Seigneur entend donner avec la parabole dans la deuxième partie de l’évangile de ce dimanche.

Cette parabole est précédée par la rencontre avec un homme qui demande à Jésus de servir de juge. La réponse du Seigneur pourrait nous étonner parce qu’Il n’accède pas à sa requête.

« C’est avec raison, dit pourtant saint Ambroise, que le Seigneur refuse de s’occuper des intérêts de la terre, lui qui n’est descendu sur la terre que pour nous enseigner les choses du ciel… Il faut donc considérer ici, non pas ce que vous demandez, mais à qui vous faites cette demande, et ne pas chercher à détourner vers des choses de médiocre importance, celui dont l’esprit est appliqué à des objets d’un intérêt supérieur. » Ce frère méritait donc la réponse que lui fit le Sauveur, lui qui voulait que le dispensateur des biens célestes, s’occupât des intérêts périssables de la terre. (Catena Aurea)

La parabole n’est pas difficile à comprendre, il s’agit d’un homme riche. Ce qu’on peut tout de suite constater c’est qu’il se considère comme le centre, qu’il parle avec lui-même, il est tellement concentré sur lui-même que personne n’existe à part lui. Tout revient à lui, tout lui appartient : « ma récolte, mes greniers, mon blé et tous mes biens », tout est à sa disposition. Il est aussi curieux que Jésus ne parle pas d’argent chez cet homme de la parabole, mais des richesses et des biens.

Mais Dieu fait donc irruption dans sa vie, il l’appelle « fou » ou plutôt « insensé », celui qui ne pense pas, qui ne réfléchit pas. Et Dieu lui « redemande » ou bien lui réclame sa vie, parce que la vie de l’homme appartient à Dieu, comme aussi toutes les autres choses qu’il prétend posséder.

Nous pouvons dire : « ce qui s’est passé avec cet homme de la parabole était parce qu’il avait beaucoup de richesses, cet enseignement est donc adressé aux riches ».

Mais, nous oublions que les richesses, grandes ou petites, sont toujours une grande tentation pour tous les hommes et la Parole de Dieu nous rappelle souvent cette vérité. Nous pouvons être pauvres matériellement, mais avec un cœur totalement attaché, avoir une obsession pour les richesses ou pour les biens de ce monde, un cœur plein d’envie et de jalousie.

Le livre de Ben Sira le Sage nous dit : « L’œil de l’avare n’est pas satisfait de ce qui lui revient ; une avidité malsaine dessèche l’âme. ».

Nous appartenons à la génération de la consommation, qui n’a, semble-t-il, que des désavantages. Cela se traduit dans le désir ou l’envie de vouloir avoir le dernier modèle de voiture, de smartphone, d’ordinateur, la meilleure marque de vêtements. Ce sont des désirs qui grandissent dans le cœur et qui risquent parfois de devenir des obsessions dangereuses et destructives. 

Elle est très actuelle la réprimande que donnait saint Basile, un père de l’Eglise aux riches de son temps :  

« Ce n’est, dit-on, ni pour se nourrir plus délicatement, ni pour se vêtir plus superbement, que la plupart souhaitent d’être riches ; et cependant le démon, leur suggère mille moyens de faire des dépenses : il emploie mille artifices pour les persuader que les choses inutiles et superflues sont absolument nécessaires, et que leur fortune n’est jamais suffisante.  Lorsque vous donnez de l’or pour avoir un cheval (nous dirons une voiture, ou un smartphone), vous n’en ressentez aucune peine : et lorsque vous abandonnez des biens corruptibles pour acquérir le royaume des cieux vous pleurez, vous rebutez le pauvre qui vous demande, vous refusez de donner, vous qui imaginez mille sujets de vaines dépenses ! Que répondrez-vous à votre Juge ? Quoi ! vous revêtez des murailles, et vous n’habillez pas un homme ? vous décorez des chevaux (vos maisons, vos voitures), et vous ne vous embarrassez pas que votre frère soit couvert de paille ? vous laissez pourrir votre blé (la nourriture), et vous ne nourrissez pas des malheureux qui périssent de faim ? vous enterrez votre or (accumulez dans la banque), et vous dédaignez un misérable qui est pressé par l’indigence ? »

La théologie nous apprend que l’avarice est un péché qui consiste dans  » un amour immodéré de la possession « . Il est vrai que nous avons besoins d’avoir des biens extérieurs pour pouvoir vivre dans ce monde, mais ils ont la fonction d’outils (des moyens) en vue d’une fin.

De quelle façon pouvons-nous tomber dans ce péché de l’avarice ? (cf. Somme Théologique II-II, q. 118)

D’une première façon, à travers l’acquisition ou la conservation de biens qui vont au-delà de ce dont nous avons vraiment besoin. De cette façon l’avarice est un péché directement commis contre le prochain, parce qu’un homme ne peut avoir en excès des richesses extérieures sans qu’un autre en manque. Si je possède en excès cela signifie qu’il est très probable que dans le monde  quelqu’un  manque aussi de ce bien.

D’une autre façon, l’avarice peut impliquer une démesure dans les affections que l’on porte intérieurement aux richesses, parce qu’on les aime ou les désire, ou qu’on y prend son plaisir, d’une façon immodérée. Ainsi l’avarice est un péché commis par l’homme contre lui-même parce que ce péché dérègle ses affections.

L’avarice est un péché ou un vice qu’on appelle capital, qui est à la tête de beaucoup d’autres péchés, on les appelle les filles de l’avarice (cf. Somme Théologique II-II, q. 118, art. 8). L’avarice engendre l’endurcissement, le cœur de l’avare ne se laisse pas attendrir pour employer ses richesses à soulager les malheureux.

Tant qu’elle est dans le cœur, elle engendre l’inquiétude, elle introduit chez l’homme le souci et les préoccupations superflues. Car, dit l’Ecclésiaste (5, 9),  » l’avare n’est jamais rassasié d’argent « . Ensuite on peut considérer l’avarice dans ses résultats. Et alors, dans l’acquisition des biens étrangers on emploie parfois la force, ce qui ressort à la violence, et parfois à la tromperie. Si celle-ci se fait en paroles seulement, il y aura fourberie, et parjure si l’on y ajoute la confirmation d’un serment. Mais si la tromperie est commise en action à l’égard des choses ce sera de la fraude ; à l’égard des personnes, ce sera finalement la trahison, comme on le voit chez Judas, qui livra le Christ par avarice.

Pour éviter de tomber dans ces péchés ou dans le grand péché de l’avarice nous devons vraiment considérer que les biens que nous possédons dans ce monde, y compris l’argent, – sont des moyens pour arriver à une fin qui n’est pas dans cette vie, elle est dans la vie éternelle. Que nous devons gérer ces biens, administrer ce que Dieu nous a donné en vue de notre salut éternel.

Saint Ignace de Loyola propose une grande règle par rapport aux biens de ce monde (Livre des Exercices Spirituel, 23) , aux richesses et même aux autres personnes qui sont dans nos vies. Les autres choses (les autres créatures avec nous) qui sont sur la terre sont créées à cause de l’homme (pour nous) et pour l’aider dans la poursuite de la fin que Dieu lui a données en le créant (la vie éternelle). D’où il résulte que l’homme doit en faire usage afin qu’elles le conduisent vers sa fin (si cette créature m’aide à aller vers Dieu), et qu’il doit s’en dégager dès lors qu’elles l’en détournent.

Que la Vierge Marie nous donne la grâce que notre cœur soit vraiment détaché de ce qui est vain dans ce monde,pour qu’il ait son but dans la vie éternelle, dans la vision de Dieu pour l’éternité.

P. Luis Martinez IVE.

« Prie, ou Dieu t’accordera ce que tu lui demandes ou bien ce qui est meilleur pour toi »

Homélie pour le Dimanche XVII, année C (Lc. 11, 1-13)

« Seigneur, apprends-nous à prier » demandent les apôtres, et le Seigneur leur donne la prière du Notre Père. Voyant Jésus recueilli en prière, un peu à l’écart, totalement immergé dans ce dialogue avec le Père, ses disciples désirent avoir la même prière, ils veulent prier comme leur maître. Jésus ne fit aucune objection, il ne parla pas de formules étranges ou ésotériques mais avec une grande simplicité, déclara : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” », et il leur enseigna le Notre Père (cf. Lc 11, 2-4), qu’il tira de sa propre prière, celle avec laquelle il s’adressait à Dieu, son Père.

La prière du Notre Père est un résumé admirable de tout ce que nous devons demander à Dieu, c’est une prière sublime.

Parmi toutes les prières, le Notre Père occupe manifestement la place principale. Selon Saint Thomas d’Aquin, elle possède les cinq qualités excellentes, requises pour la prière (Commentaire du Notre Père).

Celle-ci doit être a) confiante, b) droite, c) ordonnée, d) dévote et e) humble.

a) La prière doit être confiante. Toute prière doit procéder d’une foi sans défaillance.

Pour plusieurs raisons, le Notre Père est la prière la plus sûre, la plus confiante.

Elle est l’œuvre de notre avocat, du plus sage des orants, du possesseur de tous les trésors de la sagesse (cf. Col 2, 3), c’est-à-dire de Notre Seigneur ; en effet, saint Jean a dit de Jésus(1 Jean 2, 1) : « Nous avons près du Père un avocat, Jésus-Christ le Juste ».  Saint Cyprien écrit dans son traité de l’oraison dominicale (le Notre Père) : « Comme nous avons le Christ comme avocat auprès du Père pour nos péchés, dans nos demandes de pardon pour nos fautes, présentons en notre faveur les paroles de notre avocat. »

Nous avons encore un autre motif : Celui qui, avec son Père, écoute favorablement cette prière, est le même qui nous l’a enseignée. « C’est faire au Seigneur une prière amie, familière et dévote, dit saint Cyprien, que de s’adresser à lui en reprenant ses propres paroles. »

En faisant notre prière avec confiance nous obtenions toujours quelque fruit, et, selon saint Augustin, par elle Dieu remet les péchés véniels.

b) Notre prière doit, en second lieu, être droite, c’est-à-dire qu’elle doit nous faire demander à Dieu les biens qui nous conviennent. « La prière, dit saint Jean Damascène, est la demande à Dieu des dons qu’il convient de solliciter.»

Fort souvent, la prière n’est pas exaucée pour avoir imploré des biens qui ne nous conviennent pas vraiment. « Vous demandez et vous ne recevez pas, dit saint Jacques (4, 3), parce que vous demandez mal ».

Il est bien difficile de savoir avec certitude ce qu’il faut demander.

Les biens que Jésus nous a appris à demander dans la prière du Notre Père, il est donc très convenable et très sage de les demander. « Si nous prions d’une manière juste et convenable, dit saint Augustin, quels que soient les termes que nous utilisons, nous ne disons rien d’autre que ce qui est contenu dans cette Oraison dominicale (Prière du Seigneur). »

c) En troisième lieu, la prière doit être ordonnée et réglée, comme le désir lui-même, dont la prière est l’expression

L’ordre convenable consiste en ce que nous préférions dans nos désirs et nos prières les biens spirituels aux biens corporels, les réalités célestes aux réalités terrestres, conformément à la recommandation du Seigneur (Mt 6, 33) : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice ; et le reste – le manger, le boire et le vivre – vous seront donnés par surcroît.

Dans l’oraison dominicale, le Seigneur nous a appris à observer cet ordre. On y demande en effet d’abord les réalités célestes et ensuite les biens terrestres.

d) La prière, en quatrième lieu, doit être fervente( faite avec dévotion).

La prolixité, c’est-à-dire, l’abondance de paroles et de décor dans la prière, le plus souvent, affaiblit la dévotion ; aussi le Seigneur nous enseigne à éviter cette prolixité superflue. « Dans vos prières, dit-il (Mt 6, 7), ne multipliez pas les paroles, comme font les païens ». Saint Augustin écrivant à Proba, dit aussi : « Bannissez de la prière l’abondance des paroles ; cependant ne manquez pas, si votre attention demeure fervente, de beaucoup supplier. »

Telle est la raison pour laquelle le Seigneur institua cette brève prière du Notre Père.

La dévotion vient de la charité, qui est inséparablement amour de Dieu et du prochain.

Cette prière du Notre Père est une manifestation de ces deux amours. Pour montrer en effet notre amour à Dieu, nous l’appelons « Père », et pour signifier notre amour pour le prochain, nous prions pour tous les hommes ensemble, en disant : notre Père, et poussés par le même amour, nous ajoutons : remettez-nous nos offenses.

e) Notre oraison doit, en cinquième lieu, être humble, suivant cette parole du Psalmiste (Ps. 101, 18) : Dieu a regardé la prière des humbles.

Une prière humble est une prière sûrement exaucée. Le Seigneur nous le montre dans l’évangile du Pharisien et du Publicain (Luc 18,9-15).

Cette humilité est pratiquée dans l’Oraison dominicale, car la véritable humilité existe lorsque quelqu’un n’attend que de la puissance divine que tout ce qu’il en doit obtenir.

Dieu nous écoute-t-il?

Nous allons nous concentrer ce dimanche sur un aspect qui est parfois le plus difficile à comprendre, il s’agit de la réalisation de ce que nous demandons dans notre prière, ou bien en le posant d’une manière négative et comme une question : pour quoi Dieu n’exauce pas parfois nos supplications ?

D’abord, écoutons l’enseignement du Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Sommes-nous convaincus que  » nous ne savons que demander pour prier comme il faut  » (Rm 8, 26) ? Demandons-nous à Dieu  » les biens convenables  » ? Notre Père sait bien ce qu’il nous faut, avant que nous le lui demandions (cf. Mt 6, 8) mais il attend notre demande parce que la dignité de ses enfants est dans leur liberté.  » Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. Vous demandez et ne recevez pas parce que vous demandez mal, afin de dépenser pour vos passions  » (Jc 4, 2-3 ; cf. tout le contexte Jc 4, 1-10 ; 1, 5-8 ; 5, 16). Si nous demandons avec un cœur partagé,  » adultère « , c’est-à-dire qui n’est pas fidèle à Dieu, (Jc 4, 4), Dieu ne peut nous exaucer, car il veut notre bien, notre vie. »  

Nous devons nous demander donc, si vraiment ce que nous demandons est en accord avec ce que Dieu veut pour nous, si c’est en accord avec Sa Volonté, Il ne peut pas nous accorder ce que notre désir cherche en rapport avec la convoitise de la chair, des richesses et de l’orgueil.

Selon Saint Augustin, « si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : « aut mali », en étant (nous) mauvais, et pas assez préparés pour demander ; « aut male », nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; « aut mala », nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas » (La Cité de Dieu, 20, 22).

Mais nous constatons que dans notre vie, nous avons demandé des choses qui étaient bonnes en elles-mêmes, nous les avons implorées pour nous ou pour d’autres personnes… pour quoi Dieu ne les a t’elles pas accordées?

Il faut d’abord savoir, nous dit saint Thomas d’Aquin qu’il y a certaines choses qui peuvent mal tourner (avec le temps) et qu’on peut bien ou mal utiliser ; ainsi les richesses (demandées licitement et de façon ordonnée) ont été parfois la ruine de bien des gens ; les honneurs, qui en ont perdu un grand nombre ; les règnes, dont on voit l’issue souvent misérable ; les alliances splendides, qui plus d’une fois, détruisent les familles ». C’est Dieu donc qui, dans sa Providence et pour notre salut éternel, nous épargne cela.

En effet, comme a dit un grand théologien, le père Antonin Dalmace Sertillanges, « Dieu aide parfois sans aider », c’est-à-dire, qu’Il ne donne pas ce qu’on lui demande pour que cela ne devienne pas ensuite un obstacle pour accomplir sa sainte Volonté. Saint Augustin enseigne aussi : « Ou Dieu t’accordera ce que tu lui demandes ou bien ce qui est meilleur pour toi ».

Cela exige de nous un regard de foi, croire que ce que Dieu ne me donne pas aujourd’hui, ou bien qu’Il ne m’accordera jamais, c’est parce que dans Sa Sainte Volonté, Il le sait meilleur pour moi et pour mon salut. Cela restera caché dans le mystère de sa Providence et nous connaîtrons la raison pour laquelle Il n’a pas fait ce que nous lui avons demandé, peut-être seulement au Ciel. Comme Dieu le dit par le prophète Isaïe : « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées ». (Is 55, 9)

« Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? » Dieu ne peut pas nous faire du mal éternellement, s’Il le permet dans cette vie c’est pour ne pas nous perdre dans l’Eternité.

Saint François de Borgia était un homme très chrétien, marié à 19 ans, il a élevé 8 enfants avec son épouse, il appartenait à la noblesse espagnole. Lorsque François eut 36 ans, son épouse tomba gravement malade et saint François commença à implorer avec une totale confiance la guérison de sa bien-aimée. Jusqu’au jour où le Seigneur lui apparut et lui dit : «  Je te donne ce que tu me demande, la guérison de ton épouse, mais je t’avertis que cela ne convient ni à toi, ni à elle ». Le saint a donc accepté avec générosité la volonté de Dieu et son épouse est décédée quelques jours après.

Il devait quitter ensuite la noblesse pour se faire religieux et prêtre, Dieu l’appelait à devenir un grand prédicateur et à guider l’ordre des jésuites comme son supérieur général, et c’était cela son chemin de sanctification.

Pour conclure, nous ne devons jamais abandonner la prière, au contraire, nous devons continuer sans cesse à frapper la porte de son Cœur pour qu’Il nous écoute.

« Mais jusqu’à quand doit-on prier ? , dit saint Alphonse de Ligurie, Toujours, jusqu’à ce que nous recevions la sentence favorable du salut éternel, c’est-à-dire jusqu’à la mort : « Ne t’arrête pas, continue-t-il, tant que tu n’as pas reçu ! ». « Celui qui se dit: je ne cesserai pas de prier, tant que je ne serai pas sauvé, celui-là est sûr de son salut: « Si tu dis : je ne me retirerai pas avant d’avoir reçu, tu recevras certainement ». L’Apôtre Paul écrit: « Beaucoup courent après la récompense mais un seul la reçoit, celui qui réussit à la saisir: « Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manière à le remporter! ».

Notre Dame a été appelée la Toute-Puissance Suppliante par Saint Alphonse et d’autres saints de l’Eglise, car Elle peut tout obtenir de Dieu par ses prières. Nous demandons à Marie de nous apprendre à prier comme son Fils l’a appris à ses apôtres.

P. Luis Martinez IVE.