Qui était Saint Jean Baptiste?

On a déjà commencé le temps de l’Avent, qui est comme nous le savons, le temps pour préparer notre cœur à la naissance de Jésus. En ce temps, l’Eglise nous présente deux exemples, pour savoir comment nous préparer, l’exemple de Saint Jean Baptiste, et celui de la très sainte Vierge Marie. Durant les deux semaines de l’Avent, l’Eglise contemple surtout Saint Jean laissant le dernier dimanche à la très sainte Vierge.

Pour cela je vais vous parler de la vie de saint Jean Baptiste. Nous allons voir :

1- Saint Jean Baptiste, son nom dans la bible. 2- Le centre de sa vie. 3- Sa prière. 4- Son humilité. 5- Son apostolat.

  1. Saint Jean, son nom dans la bible…

Saint Jean à été prophétisé :

Isaïe : Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu » (40, 3)

Malachie : « Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable » (Ml 3, 23)

Dans l’évangile de saint Luc nous trouvons la vision de son père, Zacharie. (Lc. 1, 5)

Il reçoit différents noms : Précurseur, Envoyé de Dieu, ami de l’époux, témoin de la lumière, voix qui proclame. Lorsqu’on interroge Notre Seigneur sur le Baptiste, Il répond « Un prophète ? Oui, je vous le dis ; et bien plus qu’un prophète ». D’autres noms encore : Messager, un grand parmi ceux qui sont nés d’une femme et finalement Jean.

L’évangile de saint Luc commence et on voit tout à coup, un problème de famille relatif au nom du Baptiste. Sa famille avait le désir de l’appeler Zacharie comme son père mais sa mère dit tout de suite, non… il s’appellera Jean. Finalement, c’est Zacharie, qui va finir la polémique, en écrivant, « Jean est son nom ».

Zacharie signifie « Dieu se souvient », Dieu se souvient signifie que Dieu se rappelle de sa promesse, promesse qu’il a faite au peuple d’Israël, mais Jean veut dire «Dieu est favorable, ou bien Dieu fait miséricorde » Tout cela est pour nous manifester que l’œuvre de salut, n’est pas lointaine, mais plutôt proche, tout proche. Ce n’est pas que Dieu va se souvenir au futur, c’est-à-dire accomplira sa promesse au futur sinon au présent, c’est à dire que Dieu fait miséricorde, maintenant, par Jésus Christ qui est déjà présent dans le sein de la vierge Marie, Jésus le Christ qui est la révélation plus parfaite de la miséricorde de Dieu.

Saint Jean a aussi été appelé, comme nous l’avons dit « mon messager (messager de Dieu) », voix qui crie, prophète du très haut, précurseur, ami de l’époux, … mais tous ces noms font relation au Christ, pour manifester que le centre de sa vie était Jésus ; comme on peut le voir dans le deuxième point.

  1. Le centre de sa vie. Jésus Christ.

Il été appelé le précurseur. Le précurseur de qui ? De Jésus. Il été appelé ami de l’époux. L’époux, c’est qui ? Il est venu préparer quoi ? Le chemin à Celui qui vient, c’est-à-dire, Jésus. Il préparait le peuple, pour qu’il puisse accueillir Jésus. Il été appelé le baptiste parce qu’il baptisait avec l’eau en signe du baptême dans l’esprit et le feu, le baptême de Jésus.  En plus pour lui, Jésus était la cause de son allégresse, comme nous dit saint Luc : « Quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, que le petit enfant tressaillit dans son sein ; et Elisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint »

Nous devons nous demander : quel est le centre de ma vie ? Le péché, une chose mauvaise… ou bien une créature, ma maison, ma voiture, une personne… mon corps… l’argent, l’honneur ; ou bien, dire en revanche que le centre de ma vie est Jésus le Christ.

Et si le centre de la vie de saint Jean Baptiste a été Dieu, a été le Christ, on peut comprendre la centralité qu’avait la prière en sa vie.

  1. Sa prière.

La personne qui sait et qui pense et qui vit en sachant que Jésus est le centre de sa vie cherche le temps pour être avec Dieu, avec Jésus.

Comment prier en chaque moment de notre journée ? Simplement en consacrant chaque chose que nous faisons, faire chaque œuvre simplement par amour de Dieu, par charité.

Et Saint Jean avait consacré à Dieu toute sa vie ; il s’était consacré par la prière. Nous le regardons au désert, le désert a toujours été un endroit de prière, un endroit où il y a une relation particulaire envers Dieu. On voit dans l’histoire du peuple d’Israël, Moïse qui parlait avec Dieu. Nous voyons le même Jésus qui cherchait des endroits inhabité pour prier. Le prophète Osée nous dit : je le mènerai dans le désert et je lui parlerai selon son cœur.

Je dois chercher le désert dans ma vie, des petits moments pour me demander : Où est-ce que j’ai mis mon cœur ? Afin d’avoir une relation intime avec Dieu en sachant que lui nous aime.

 4 Son humilité :

Les gens pensaient qu’Il était le Christ : « Le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ » (Lc 3,15)

Et voilà sa réponse : « Je ne suis pas le Christ ».

Il dit encore : « c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »

Parfois nous voulons avoir la gloire du Christ ; il y a eu et il y a des personnes qui veulent être traité comme s’ils venaient de Dieu… il y en a d’autres qui désirent la gloire de Dieu.

Dans les évangiles nous trouvons une phrase qui nous montre son humilité : « Les disciples de Jean allèrent trouver Jean et lui dirent : ‘ Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui !’ » et Jean répond : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »

5 Ses apostolats et son martyre :

A cause de son humilité, Il a fait des choses vraiment grandes : préparer le chemin au Christ.

Son apostolat : Conduire les âmes aux Christ.

L’évangile de Saint Jean nous dit : « Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : ‘ Voici l’Agneau de Dieu’.  Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.»

Nous devons être des instruments afin que notre prochain trouve le Christ. Que je sois prêtre, père ou mère de famille, époux ou épouse, ami… pour que les gens qui m’entourent rencontrent le Christ.

Sa prédication, son baptême n’avaient qu’une finalité : chercher la conversion.

Le témoignage de la vérité, la loi, les commandements. Et pour couronner son œuvre, proclamant la vérité devant Hérode, il a été martyrisé.

Comme conclusion, nous devons suivre l’exemple de Saint Jean Baptiste, préparer notre cœur, pour que le Christ vienne une fois encore chez nous… aider notre prochain, pour que le Christ aille une fois encore et naisse dans le cœur de nos prochains.

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

 

« Là où le péché s’était multiplié, la grâce a surabondé »

L’Immaculée Conception

Au cœur des villes chrétiennes, Marie constitue une présence douce et rassurante. Avec son style discret, elle apporte à tous la paix et l’espérance dans les moments heureux et tristes de l’existence. Dans les églises, dans les chapelles, sur les murs des immeubles: une peinture, une mosaïque, une statue rappelle la présence de la Mère qui veille constamment sur ses enfants.

Que dit Marie à « la ville »? Qu’est-ce qu’elle rappelle à tous à travers sa présence? Elle rappelle que « là où le péché s’était multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 20) — comme l’écrit l’apôtre Paul. Elle est la Mère Immaculée, qui répète également aux hommes de notre temps: n’ayez pas peur, Jésus a vaincu le mal; il l’a vaincu à la racine, en nous libérant de sa domination.

Comme nous avons besoin de cette belle nouvelle! Chaque jour, en effet, à travers les journaux, la télévision, la radio, le mal est raconté, répété, amplifié, nous habituant aux choses les plus horribles, nous faisant devenir insensibles et, d’une certaine manière, en nous intoxiquant, car la négativité n’est pas totalement éliminée et, jour après jour, elle s’accumule.

Le cœur s’endurcit et les pensées s’assombrissent. C’est pour cela que la ville a besoin de Marie, qui avec sa présence nous parle de Dieu, nous rappelle la victoire de la Grâce sur le péché, et nous incite à espérer également dans les situations humainement les plus difficiles.

Dans « la ville » vivent — ou survivent — des personnes invisibles, qui de temps en temps apparaissent en première page ou à la télévision, et sont exploitées jusqu’au bout, tant que la nouvelle et l’image attirent l’attention. C’est un mécanisme pervers, auquel il est malheureusement difficile de résister. « La ville » cache tout d’abord, et ensuite elle expose au public. Sans pitié, ou avec une fausse pitié. Il y a en revanche en chaque homme le désir d’être écouté comme une personne et d’être considéré une réalité sacrée, car chaque histoire humaine est une histoire sacrée, et demande le plus grand respect.
Chers frères et sœurs, c’est nous tous qui sommes la ville! Chacun contribue à sa vie et à son climat moral, dans le bien ou dans le mal. Dans le cœur de chacun de nous passe la frontière entre le bien et le mal et aucun de nous ne doit se sentir le droit de juger les autres, mais chacun doit plutôt sentir le devoir d’améliorer sa propre personne! Les mass media tendent à nous faire sentir toujours des « spectateurs », comme si le mal ne concernait que les autres, et que certaines choses ne pouvaient jamais nous arriver. En revanche, nous sommes tous des acteurs et, dans le mal comme dans le bien, notre comportement a une influence sur les autres.

Nous nous plaignons souvent de la pollution de l’air qui, dans certains lieux de la ville, est irrespirable. C’est vrai: il faut l’engagement de tous pour rendre la ville plus propre. Mais il y a toutefois une autre pollution, moins perceptible par les sens, mais tout aussi dangereuse. C’est la pollution de l’esprit; c’est celle qui rend nos visages moins souriants, plus sombres, qui nous conduit à ne pas nous saluer entre nous, à ne pas nous regarder en face… La ville est faite de visages, mais malheureusement les dynamiques collectives peuvent nous faire perdre la perception de leur profondeur. Nous ne voyons que la surface des choses. Les personnes deviennent des corps, et ces corps perdent leur âme, deviennent des choses, des objets sans visages, interchangeables et consommables.

Marie Immaculée nous aide à redécouvrir et défendre la profondeur des personnes, parce qu’il y a en elle une parfaite transparence de l’âme dans le corps. C’est la pureté en personne, dans le sens où l’esprit, l’âme et le corps sont en elle pleinement cohérents entre eux et avec la volonté de Dieu. La Vierge nous enseigne à nous doouvrir à l’action de Dieu, pour regarder les autres comme Lui les regarde: à partir du cœur. Et à les regarder avec miséricorde, avec amour, avec une tendresse infinie, en particulier les plus seuls, les plus méprisés, les plus exploités. « Là où le péché s’était multiplié, la grâce a surabondé ».

Benoît XVI

8 décembre 2009