« Passion » veut dire …

« Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. Comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus ».

On vient de proclamer la Passion de Notre Seigneur, elle finit avec les paroles que je viens de répéter. C’est comme si, une fois tout le drame de la croix terminé, la paix revenait sur le Corps de Jésus. Après toutes les souffrances infligées sur lui, son Corps Divin reçoit la douceur et la révérence de ceux qui l’aiment. Pensons aussi à l’amour de sa Sainte Mère.

L’image d’un jardin, proche du tombeau, nous fait penser au Jardin de l’Eden, où le premier homme se reposait aussi. L’Homme nouveau, Dieu fait homme, se repose maintenant de son œuvre, la nouvelle création. Il est déposé dans un sépulcre neuf, comme il y a trente-trois ans, Son Corps reposait aussi dans un lieu destiné seulement pour Lui, le sein de Marie.

Il y a deux mystères qui font la réalité de l’homme dans ce monde et se fusionnent dans le silence du tombeau, ce sont les mystères de l’amour et la douleur. Pour nous, c’est le mystère du la croix, du Calvaire ; le mystère de la Passion et la Mort de Jésus.

Alors, comment la Passion a été vécue dans la vie des saints de l’Eglise ? Nous devons dire d’abord que tous les saints et saintes de l’histoire s’y sont tous associés d’une manière ou d’autre, beaucoup en devenant participants de la croix, imitant leur Maître à travers le don total de leur vie, c’est-à-dire les martyrs. Ainsi Saint Ignace d’Antioche, mort au début du deuxième siècle ; il s’adressait aux chrétiens qui voulaient faire quelque chose pour éviter son martyre, disant : « permettez-moi d’imiter la Passion de mon Dieu ».

La première vérité à nous rappeler c’est que Jésus a souffert la passion pour nous ; non pour nous en générale, mais pour chacun de nous ; de façon « personnelle » parce que c’est de cette façon qu’il nous connaît.

Nous pouvons dire avec tous les saints, Jésus a souffert pour moi !

Sainte Thérèse d’Avila raconte dans sa biographie que malgré ses 20 années dans un couvent, elle ne vivait pas pourtant comme une véritable religieuse, son âme était soumise dans une grande tiédeur. Jusqu’au moment où il lui sera révélé l’amour du Christ, et qu’elle le dit avec ces paroles : « il arriva un jour qu’entrant dans un oratoire, j’aperçus une image de Jésus-Christ couvert de plaies, qui se trouvait là pour être exposée dans une fête prochaine. Elle était si touchante, c’était une représentation si vive de ce que Notre-Seigneur endura pour nous, qu’en voyant le divin Maître dans cet état, je me sentis profondément bouleversée. Au souvenir de l’ingratitude dont j’avais payé tant d’amour, je fus saisie d’une si grande douleur qu’il me semblait sentir mon cœur se fendre. Je tombai à genoux près de mon Sauveur, en versant un torrent de larmes, et je le suppliai de me fortifier enfin de telle sorte que je ne l’offense plus désormais » (Vie 9,1). Ce moment de contemplation du Seigneur souffrant a été le point de départ d’un grand chemin vers la sainteté.

Un autre saint, quelqu’un qui a participé, une grande partie de sa vie, de façon visible de la Passion du Christ, le padre Pio de Pietrelcina écrivait dans une lettre à son directeur spirituel: « Lorsque Jésus veut me faire savoir qu’Il m’aime, Il me fait goûter les plaies de sa Passion, ses épines, ses angoisses… Quand il veut me donner de la joie, il me remplit le cœur de cet Esprit qui n’est que feu et il me parle de ses délices ; mais quand il veut être aimé, lui, c’est de ses douleurs qu’il me parle, et il m’invite, sur un ton qui tient à la fois de la prière et de l’ordre, à lui offrir mon corps pour soulager ses souffrances. Qui lui résistera?… Je ne veux rien d’autre que Jésus, je ne désire rien d’autre que ses souffrances. (Au père Agostino 1er février 1913).

Une deuxième vérité à méditer dans ce jour : le Christ a voulu accepter toutes les souffrances, sans rien refuser pour nous sauver.

En effet, Il nous montre par-là que lorsqu’un amour est vrai, il est disposé à tout sacrifier, à tout donner et tout perdre dans ce monde pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes.

Cela était la cause d’admiration des saints : comment Jésus a été capable de souffrir tout cela, quelle était la grandeur de l’amour qui le poussait à donner jusqu’à la dernière goutte de Son Sang.

« Jésus brûle d’amour pour nous… regarde sa Face adorable ! -ce sont les paroles de la petite Thérèse de l’Enfant Jésus-… Regarde ces yeux éteints et baissés ! Regarde ces plaies !… Regarde Jésus dans sa Face… Là, tu verras comme il nous aime. » 

Troisième vérité : Par sa croix et sa mort, Jésus nous a appris quel était le chemin le plus efficace pour arriver au Ciel, mais non pas le plus facile (dans le sens qu’il ne comprend pas d’effort). C’est le chemin qu’Il nous a tracé, la voie vers le Ciel :

« Jésus qui était sans péché, a été crucifié pour toi ; et toi, tu ne seras pas crucifié pour celui qui a été crucifié par amour à toi ? » dit Saint Cyrille de Jérusalem.

Pour la même raison, la Passion est aussi le résumé de la façon dont nous devons vivre comme chrétiens dans ce monde, comme l’affirme saint Thomas d’Aquin prenant les paroles de saint Augustin : « La passion du Christ suffit à nous instruire complètement de la manière dont nous devons vivre. Quiconque en effet veut mener une vie parfaite, n’a rien d’au­tre à faire que de mépriser ce que le Christ a méprisé sur la croix et de désirer ce qu’il a désiré ».

Saint Paul de la Croix, un autre saint passionné de la croix dit encore : « Dans cette grande mer de la Passion, l’âme pêche les perles des vertus et fait siennes les souffrances de Jésus-Christ ».

« La Croix a été la chaire d’où le Christ a enseigné, l’autel où Il s’est immolé, le temple de Sa prière, l’arène où Il a combattu, et la forge d’où sont sorties tant de merveilles » (Saint Robert Bellarmin. Livre de sept paroles).

En définitive, tout est dans la Passion, c’est là où nous apprenons la science des saints.

Méditons, contemplons donc le mystère du Calvaire, faisons nôtre la Croix et les souffrances du Seigneur, suivons le conseil de saint Augustin : « Une seule larme sur la Passion de Jésus-Christ vaut plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et qu’une année de jeûne au pain et à l’eau. ».

Laissons maintenant les dernières paroles à Saint Jean Paul II, un saint très proche dans le temps. Mais avant de les lire, une petite anecdote qui nous parle de la manière dont le pape était conscient de cette participation à la croix : à la fin de sa vie, lorsqu’on le voyait déjà marqué par les souffrances, on lui posait la question sur la possibilité de renoncer et se retirer, à cela le grand pape répondait : « Si le Christ n’est pas descendu de la Croix, moi non plus, je ne renoncerai pas à ma mission »  

Dans l’année 1999, Il prêchait cela aux jeunes : « « Passion » veut dire amour passionnel, sans calcul dans la donation : la passion du Christ est le sommet de toute son existence « donnée » à ses frères pour révéler le cœur du Père. La Croix, qui semble se lever de terre, en réalité elle pend du ciel, comme le geste divin d’embrasser l’univers. Elle ‘se révèle comme le centre, le sens et la fin de toute l’histoire et de toute vie humaine’ ».

Que Notre Dame, qui était là, souffrant avec son Fils, nous donne la grâce d’aimer la croix et son Fils Crucifié pour notre salut.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

La cène du Seigneur

Aujourd’hui nous célébrons la cène du Seigneur,  qui est le repas que Jésus-Christ prit avec ses apôtres la veille de la Passion et au cours duquel il institua l’Eucharistie comme don à son Eglise, en laissant aussi son exemple,  le don de l’ordre sacré. (le sacrement que nous recevons nous, les prêtres)

Il a aussi fait une très grande homélie dans laquelle il nous parle de la vigne et les sarments, de la promesse de l’Esprit saint, et par ailleurs cette phrase que nous connaissons bien « Je suis le chemin la vérité et la vie»

Parmi tous ses sujets nous poserons notre regard sur le mystère de l’Eucharistie. Nous examinerons comment Dieu a préparé la révélation de ce mystère, puis nous parlerons aussi de la célébration de l’Eucharistie chez les premiers chrétiens et finalement de la relation entre l’Eucharistie et la liturgie du ciel.

Premier mot : Comment Dieu a prépare la révélation de ce mystère :

Il y a plusieurs exemples qu’on pourrait citer, à savoir : le sacrifice d’Abel (Gn 4,4), le sacrifice d’Abraham (Gn 22, 1-18), celui de Melkisédek : « Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. »  (Gn 14, 18) La liturgie nous dit : Comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Mechisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et dans ta bienveillance, accepte-la (Prière eucharistique I) L’agneau pascal, la manne au désert, et tous les sacrifices de l’ancien testament.

Nous voudrions souligner deux figures de l’eucharistie : L’agneau pascal et la manne.

L’agneau pascal : L’agneau pascal est le sacrifice que le peuple d’Israël a offert la nuit de pâques, c’est la nuit où Dieu a donné la liberté à son peuple. L’esclavage du peuple d’Israël en Egypte est signe de l’esclavage du péché. La liberté donnée par Dieu, est signe de la liberté des enfants de Dieu. Le sang de l’agneau pascal sur les montants et sur les linteaux était le signe du salut. Le livre de l’exode nous dit : «Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai » (Ex 12, 13)

Le livre de l’exode en parlant de l’agneau de sacrifice nous dit : « Ce sera une bête sans défaut, un mâle, d’une année. »  (Ex 12, 5) Sans défaut, sans tache : Saint Pierre nous dira plus tard : « Lui (Jésus) n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge  Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. » Le prophète Isaïe disait du Christ : « comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (53, 7). C’est pour ça qu’avant la communion le prêtre dit : « Heureux les invités au repas du Seigneur, voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Saint Pierre dans sa première lettre nous dit : « Ce qui vous a libérés… ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1, 18)

La manne : C’est une image qui nous est connue. La manne est le signe de l’eucharistie et c’est le même Christ qui fait cette relation entre la manne et l’eucharistie. « Jésus disait : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel » Jn 6, 32  Et il ajoutait : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » Jn 6, 35

Mais il y a des caractéristiques de la manne qui nous aident à comprendre la valeur de l’Eucharistie. Par exemple la manne était donnée quotidiennement. La Sainte Eglise célèbre quotidiennement l’Eucharistie, nous les prêtres nous célébrons quotidiennement l’eucharistie, il y a des fideles qui essayent de participer souvent à la sainte Messe, en voyant dans l’eucharistie une source jaillissante de vie éternelle.

La manne comblait les besoins de chaque Israélite. L’eucharistie donne a chacun de nous ce dont nous avons besoin pour notre vie spirituelle. Pour celui qui a besoin de prudence, il aura la prudence ; Pour ceux qui ont besoin de chasteté, la chasteté ; pour ceux qui ont besoin de patience, la patience, constance, constance, etc.

La manne a été donnée jusqu’à l’entrée de la terre promise. C’est pour cela que nous avons besoin de l’Eucharistie jusqu’à notre entrée au ciel.

Deuxième mot la célébration de l’Eucharistie chez les premiers chrétiens :

Les premiers chrétiens ont compris tout de suite la centralité de l’eucharistie dans la vie chrétienne. Saint Luc dans son évangile et dans les actes des apôtres se sert de la phrase «Fractio panis » la fraction du pain pour nous parler de l’Eucharistie. Par exemple, après la fête de la Pentecôte lorsqu’il a eu lieu la première conversion communautaire, saint Luc nous raconte : «Ils étaient assidus… à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Actes 2, 42 (Cf Actes 20, 7 ; Lc 24, 35)

Mais saint Paul nous parle de la célébration Eucharistique avec plus de détails. C’est vrai qu’on voudrait connaitre plus de détails mais au moins l’apôtre soulève un petit peu le voile de la Sainte Messe chez les premiers chrétiens.

Le texte est très important parce qu’il date de l’année 57 ou 58, c’est-à-dire 24 ou 25 ans après de l’institution de l’eucharistie et on trouve la centralité du mystère Eucharistie, chez une communauté qui se trouve à plus de 2000 km de Jérusalem et qui est composée de personnes d’origine païenne, non juives.

La description de la célébration, que fait l’apôtre, a pour but de corriger les défauts de ses enfants dans la foi. Il y avait des divisions dans l’assemblée, la façon de s’habiller (le voile de la femme) l’ordre de l’assemblée, des opinions laxistes et des exagérations… cela pourrait être la description de plusieurs diocèses ou des paroisses d’aujourd’hui. Même l’autorité de l’apôtre a été critiqué… certainement les problèmes d’une communauté faible dans la foi.

L’apôtre n’a pas beaucoup de temps c’est pour cela qu’après avoir donné quelques indications il passe à ce qui est essentiel. Je cite : 23 J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, 24 puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » 25 Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » 26 Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Dans ce petit texte que nous venons d’entendre, il y a des termes, des mots dont il se sert, qui sont très précis et techniques. Mais il faut bien remarquer que l’apôtre ne tire pas ce texte de l’évangile car les évangiles ont été écrits après. L’Évangile selon Marc  a été écrit après les années 65, la date de composition de l’évangile de Saint Matthieu et Saint Luc est entre les années 70 et 80.

  • La nuit où il était livré.
  • Ceci est mon corps,
  • La nouvelle Alliance en mon sang.
  • Faites cela en mémoire de moi.

Est-ce qu’aujourd’hui on peut exprimer le mystère Eucharistique d’une manière plus précise ?

Et troisième mot : la relation de l’Eucharistie et la liturgie du ciel :

On commence par une citation du concile Vatican[1] : « Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle [2] ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur communauté ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire 23].[3] »

Comment pouvons-nous connaître la liturgie du ciel ? Evidement nous pouvons la connaître par la révélation, les différents livres de la bible, comme le prophète Isaïe (Is  6, 3) Le livre de Daniel (Dn 7, 1 ss). Il en a beaucoup mais nous voudrions remarquer quelques points du livre de l’Apocalypse, et particulièrement le chapitre 4.

4 01 « Après cela, j’ai vu : et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant : « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. » 02 Je fus saisi en esprit. » C’est la façon de dire qu’il commence à parler du ciel.

4, 02 b. « Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un ». Evidement Dieu le Père

04 « Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes, où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or ». Les vingt-quatre Anciens sont, selon les pères de l’Eglise, les douze apôtres et les douze patriarches du peuple d’Israël.

06 « Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants… Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol ». C’est le signe des quatre évangélistes. Et souvent dans les grandes coupoles on trouve les quatre évangélistes.

Ils ne cessent de dire : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers, Celui qui était, qui est et qui vient. » La liturgie reprend ce chant, le Sanctus qu’on chante après la préface et avant la prière eucharistique.

5 06 « Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. » On arrive au centre de cette célébration liturgique : Agneau debout, comme égorgé, l’agneau offert en sacrifice, égorgé, mais debout c’est-à-dire vivant. Souvent on dit que saint Jean n’as pas vu un agneau mais plutôt L’agneau, le Christ lui-même avec les signes de la passion, mais vivant. Le Christ centre de cette célébration et centre aussi notre célébration eucharistique.

Pour finir : Nous avons lu tout à l’heure la phrase avec laquelle Saint Jean commence le récit de la dernière cène « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » Nous demandons la grâce de toujours connaître d’une meilleur façon l’amour du Christ, qui s’est livré pour nous, pour nous ! et la grâce de répondre généreusement à cet amour.

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

[1] Sacrosantum Concilium n 8.

[2] Cf. Ap 21, 2 ; Col 3, 1 ; He 8,2.

[3] Cf. Ph 3, 20; Col 3, 4.