« Dieu ne dit qu’une seule Parole, son Verbe unique en qui Il se dit tout entier »

Lire l’évangile du dimanche XVI du temps ordinaire  (Mc 6, 30-34)

L’évangile de ce dimanche est la continuation historique de celui de la semaine dernière, les disciples reviennent de la première mission. Le Seigneur veut qu’ils se reposent, Il veut aussi passer un moment avec eux pour les former, mais les gens cherchent Jésus, ils parcourent une bonne distance à pied contournant le lac de Galilée, pendant que Jésus arrive avec ses apôtres en barque. C’est pour cela que le Seigneur « fut saisi de compassion envers eux » nous dit l’évangile, la grande foule Le cherche pour l’écouter, pour lui présenter ses problèmes, pour se faire guérir… Ces brebis avaient besoin des vrais bergers et pour cela « Jésus se met à les enseigner longuement ».

Cet événement est suivi d’un grand miracle, parce que Jésus fera une multiplication de pains et de poissons, nous écouterons le récit de ce même miracle la semaine prochaine d’après saint Jean.

Nous pouvons donc dire que Jésus enseigne pour ensuite donner à manger, et ces deux actions du Seigneur vont aussi se répéter dans la dernière Cène, et finalement, parce que c’est-là l’intention de l’Esprit Saint, ces deux moments : enseigner et nourrir se répètent dans la commémoration de cette dernière Cène que nous faisons chaque fois que nous célébrons ou participons à la sainte Messe.

Alors, la foule cherchait Jésus aussi parce qu’elle voulait l’écouter, s’instruire. Comme à chaque moment  où nous lisons les Saintes Écritures c’est Dieu nous parle.  En effet, le Catéchisme de l’Eglise dit qu’« a travers toutes les paroles de l’Écriture Sainte, Dieu ne dit qu’une seule Parole, son Verbe unique en qui Il se dit tout entier (cf. He 1, 1-3), c’est saint Augustin qui nous le dit aussi : « Rappelez-vous que c’est une même Parole de Dieu qui s’étend dans toutes les Écritures, que c’est un même Verbe qui résonne dans la bouche de tous les écrivains sacrés. »

Dans l’Écriture Sainte, l’Église trouve sans cesse sa nourriture et sa force (cf. DV 24) (pour cela nous disons qu’à la messe nous nous nourrissons de Parole et du Corps du Christ). Dans la Bible, l’Eglise n’accueille pas seulement une parole humaine, mais ce qu’elle est réellement : la Parole de Dieu (cf. 1 Th 2, 13).  » Dans les Saints livres, en effet, le Père qui est aux Cieux vient avec tendresse au-devant de ses fils et entre en conversation avec eux  » (DV 21).

Si nous disons que la Bible est parole de Dieu, nous le reconnaissons donc comme son Auteur, mais nous disons aussi que les livres de la Bible ont été écrits par des personnes humaines, par exemple saint Marc, Saint Jean, Moise. On peut dire alors que la Bible a comme auteur à la fois Dieu et les hommes ?

Suivons encore le Catéchisme : « C’est Dieu a inspiré les auteurs humains des livres sacrés.  » En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement  » (DV 11). Alors, comme c’est l’Esprit Saint qui inspirait les écrivains, Il a le pouvoir de ce que les Ecritures Saintes enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu nous communiquer pour notre salut.

C’est aussi l’Esprit Saint qui a donné à l’Eglise, déjà dans le temps apostolique, la certitude que ces tous ces livres qui sont contenus dans une bible catholique, ont été inspirés par Lui-même, et qu’ils doivent être considérés comme Parole de Dieu. L’Eglise a déterminé une liste intégrale de livres de la Bible qui est appelée  » Canon  » des Écritures. Elle comporte pour l’Ancien Testament 46 écrits (45, si l’on compte Jr et Lm ensemble) et 27 écrits pour le Nouveau (cf. DS 179 ; 1334-1336 ; 1501-1504). C’est pour cette raison que Saint Augustin a écrit une fois : « Je ne croirais pas à l’Evangile, si l’autorité de l’Eglise catholique ne m’y poussait pas »  (S. Augustin, fund. 5, 6 : PL 42, 176).

Un  de grands défis pour les esprits chrétiens c’est alors de bien interpréter la parole de Dieu. Et pour cela l’Eglise nous rappelle quelques principes  à appliquer chaque fois que je m’approche de la Parole de Dieu.

Tout d’abord, le magistère nous dit que « dans l’Écriture Sainte, Dieu parle à l’homme à la manière des hommes. Pour bien interpréter l’Écriture, il faut donc être attentif à ce que les auteurs humains ont vraiment voulu affirmer et à ce que Dieu a bien voulu nous manifester par leurs paroles (cf. DV 12, § 1). Nous devons nous souvenir que l’auteur humain garde toute sa liberté et l’usage de ses facultés (intelligence, mémoire), il n’écrit pas pour ainsi dire, comme un robot.

Pour découvrir donc l’intention des auteurs sacrés, il faut tenir compte des conditions de leur temps et de leur culture, des  » genres littéraires  » en usage à cette époque, des manières de sentir, de parler et de raconter qui étaient courantes en ce temps-là (les expressions, les habitudes).  » Car c’est de façon bien différente que la vérité se propose et s’exprime en des textes diversement historiques, en des textes, ou prophétiques, ou poétiques, ou même en d’autres genres d’expression  » (DV 12, § 2).

Mais, nous devons savoir que la bible est toujours la Parole de Dieu, inspirée.  La Sainte Écriture doit être lue et interprétée donc à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger  » (DV 12, § 3).

Le Concile Vatican II indique pour cela, trois critères pour une interprétation de l’Écriture conforme à l’Esprit qui l’a inspirée (cf. DV 12, § 3) :

  • Porter une grande attention  » au contenu et à l’unité de toute l’Écriture « . En effet, aussi différents que soient les livres qui la composent, l’Écriture est une en raison de l’unité du dessein de Dieu, dont le Christ Jésus est le centre et le cœur, ouvert depuis sa Pâque (cf. Lc 24, 25-27. 44-46). Toute l’histoire de l’humanité et du peuple de Dieu, tous les enseignements, les lois et les prophéties de l’Ancien Testament ont préparé la venue du Seigneur, ainsi comme dans le Nouveau Testament, Notre Seigneur est toujours le Centre.

« La Sainte Écriture fait connaître le cœur du Christ. Ce cœur était fermé avant la passion car l’Écriture était obscure. Mais l’Écriture a été ouverte après la passion (comme le Cœur de Jésus a été ouvert par la lance), car ceux qui désormais en ont l’intelligence considèrent et discernent de quelle manière les prophéties doivent être interprétées » (cf. S. Thomas d’A., Psal. 21, 11).

  • Lire ensuite l’Écriture dans  » la Tradition vivante de toute l’Église « . Selon un adage des Pères, la Sainte Écriture se lit bien plus dans le cœur de l’Église que dans les moyens matériels de son expression. En effet, c’est l’Esprit Saint qui lui donne l’interprétation spirituelle de l’Écriture. Notre foi nous invite à nous demander comment les Pères de l’Eglise, les saints dans ces deux millénaires d’histoire ont interprété les différents livres et textes de la Bible, comment ils les ont appliqués ou utilisés dans la liturgie, la célébration du mystère de la foi.
  • Troisième élément : Être attentif  » à l’analogie de la foi « (cf. Rm 12, 6). Par  » analogie de la foi  » nous entendons la cohésion des vérités de la foi entre elles et dans le projet total de la Révélation. Dans d’autres mots, je ne peux pas faire sortir d’un paragraphe, d’un livre de la bible, une conclusion qui soit contre – ce qu’on entend d’une lecture complète et totale de la Bible et de la Tradition de l’Eglise.

Il y a encore un aspect à connaître lorsque je lis la Bible. On peut distinguer deux sens de l’Écriture (cela est présent depuis les origines de l’Eglise) : le sens littéral et le sens spirituel qui sont toujours évidement en concordance et ils offrent ensemble une grande richesse spirituelle à la bible :

Le sens littéral: C’est le sens signifié par les paroles de l’Écriture. Cela ne signifie pas interpréter mot à mot (lorsque le Seigneur dit « si ton œil est occasion de péché, arrache-le », il est évident qu’il ne commande pas une mutilation mais plutôt un travail dans la vertu, un effort pour éviter le péché et les occasions). Le sens littéral c’est précisément le sens que le même auteur humain a donné au texte, son intention lorsqu’il raconte un fait historique, les gens vers qui sont d’abord dirigées ces paroles, le contexte en son temps, etc.

Le sens spirituelGrâce à l’unité du dessein de Dieu, non seulement le texte de l’Écriture, mais aussi les réalités et les événements dont il parle peuvent être des signes, ils nous donnent un enseignement plus profond. Le sens spirituel se divise en 3 composants:

  1. Le sens allégorique.Il y a des événements qui portent à une signification totale dans le Christ; ainsi, la traversée de la Mer Rouge est un signe de la victoire du Christ, et ainsi du Baptême (cf. 1 Co 10, 2).
  2. Le sens moral. Certains événements rapportés dans l’Écriture peuvent nous conduire à « un agir juste ». Elles ont été écrites  » pour notre instruction  » (1 Co 10, 11 ; cf. He 3 – 4, 11).
  3. Le sens anagogique. Nous pouvons voir des réalités et des événements dans leur signification éternelle, nous conduisant (en grec : anagoge) vers notre Patrie.

Un petit exemple c’est l’application du mot Jérusalem dans la bible. Dans le sens littéral Jérusalem est la capitale du peuple d’Israël dans l’histoire sainte. Dans le sens allégorique c’est image de l’Eglise dans ce monde, ville fondée par le Christ et où Il est le chef. Dans le sens moral, Jérusalem est l’âme de chaque personne, nous avons le sanctuaire de Dieu. Et finalement par le sens anagogique  elle représente le Ciel, l’apocalypse parle de la Jérusalem du Ciel où habitent les saints.

Pour conclure, il nous reste à dire que dans la Bible nous trouvons deux parties bien définies, l’Ancien et le Nouveau Testament : L’Ancien Testament qui avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ Sauveur du monde.  » Bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du provisoire « , les livres de l’Ancien Testament témoignent de toute la divine pédagogie de l’amour salvifique de Dieu qui préparait les cœurs pour recevoir le Christ. Selon un vieil adage, le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau :  » Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile  » (S. Augustin, Hept. 2, 73 : PL 34, 623 ; cf. DV 16).

 L’objet central du Nouveau Testament est Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, ses actes, ses enseignements, sa passion et sa glorification ainsi que les débuts de son Église sous l’action de l’Esprit Saint (cf. DV 20).

Il est évident que les Évangiles sont le cœur de toutes les Écritures, qui nous font connaître directement les actes et les paroles du Seigneur, pour cela sainte Thérèse de l’Enfant Jésus disait :

« C’est par-dessus tout l’Évangile qui m’entretient pendant mes oraisons ; en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux » (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, ms. autob. A 83v).

A la très Sainte Vierge Marie demandons la grâce de garder la Parole de Dieu dans nos cœur, de la méditer et de l’aimer.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

Nous avons suivi l’enseignement du Catéchisme de l’Eglise Catholique nn. 110-133. 

 

MARTYROLOGE DU 21 AU 31 JUILLET

Le 21 juillet.

Mémoire de saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église. Entré chez les Capucins, il exerça inlassablement dans les régions d’Europe le ministère de la prédication dont on l’avait chargé, tant pour la défense de l’Église contre les infidèles, que pour la réconciliation entre les princes et pour le gouvernement de son Ordre. Il accomplit toutes ces charges avec simplicité et humilité jusqu’à sa mort à Lisbonne, le 22 juillet 1619.
2.        À Marseille, vers 292, saint Victor, martyr.
3.        Près d’Émèse en Syrie, au IVe siècle, saint Siméon, surnommé Salos, “le Fou”. Sous l’inspiration du Saint-Esprit, il chercha, pour l’amour du Christ, à être pris pour fou et méprisable aux yeux des hommes. On commémore aussi saint Jean, ermite, qui fut, pendant près de trente ans, le compagnon de saint Siméon quand il se rendit en Terre sainte et dans le séjour qu’il fit dans le désert, près de la mer Morte.
4.        À Rome, commémoraison de sainte Praxède. Sous son nom une église fut dédiée à Dieu sur l’Esquilin avant 491.
5.        Strasbourg, au VIe siècle, saint Arbogast, évêque, qui fit construire sa cathédrale et la consacra à Dieu sous le nom de la Vierge Marie.
6*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Gabriel Pergaud, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Beaulieu, au diocèse de Saint-Brieuc, il fut expulsé de l’abbaye, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier où il mourut au bout de quelques semaines, après une longue agonie.
7. À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Albéric Crescitelli, prêtre de l’Institut Pontifical pour les Missions étrangères, et martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, il fut couvert de blessures atroces, presque jusqu’à en mourir, et fut traîné le lendemain, les pieds liés, par un chemin couvert de silex jusqu’au fleuve, où il fut lacéré par tout le corps, et enfin décapité.
8.        À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Wang Yumei, martyr, qui succomba sur le chemin menant à Duining.

Le 22 juillet.

Mémoire de sainte Marie-Madeleine délivrée de sept démons par le Seigneur Jésus, elle s’attacha avec amour à ses pas, le suivit jusqu’au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d’entre les morts et de porter aux autres disciples l’annonce de la Résurrection.
2.        À Ancyre en Galatie, au IIIe ou IVe siècle, saint Platon, martyr, frère de saint .
3.        En Afrique, au IIIe ou IVe siècle, les saints martyrs Massilitains, saint Augustin prononça un sermon à leur anniversaire.
4.        À Antioche de Syrie, vers 306, saint Cyrille, évêque, qui subit sous Dioclétien la prison et l’exil.
5.        Dans les monts du Caucase, en 662, saint Anastase, moine. Disciple de , il subit avec lui, pour la foi orthodoxe, prisons et sévices et, arrivé au camp de Suanie, et peut-être même en cours de route, il quitta cette vie.
6.        Au monastère de Fontenelle, vers 668, saint Wandrille, abbé. Après avoir quitté la cour du roi Dagobert, il mena la vie monastique en divers endroits et, promu au sacerdoce par saint Ouen, évêque de Rouen, il fonda et gouverna un monastère dans la forêt de Jumièges.
7.        À Menat en Auvergne, vers 700, saint Ménelé, abbé.
8*.        À Pavie en Lombardie, au VIIIe siècle, saint Jérôme, évêque.
9*.        À Lodi, en Lombardie, l’an 1224, saint Gautier, fondateur de la Maison hospitalière de la Miséricorde.
10*.        À Venise, en 1493, le bienheureux Augustin Fangi de Biella, prêtre dominicain, qui fit beaucoup de bien à Soncino, Viglebano et Venise.
11.        À Lisbonne, en 1619, la naissance au ciel de saint , dont la mémoire est célébrée la veille.
12.        À Cardiff au pays de Galles, en 1679, les saints Philippe Evans, jésuite, et Jean Lloyd, tous deux prêtres et martyrs. Accusés d’être entrés en Angleterre alors qu’ils étaient prêtres, ils furent ensemble condamnés aux supplices de la pendaison, sous le roi Charles II.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut, faute de soins, n’ayant plus que la peau sur les os, mais souriant.
14.        En Chine, dans la province de Hebei, en 1900, dans la persécution de la secte de Yihetuan, près de Daining, les saints martyrs Anne Wang, vierge, Lucie Wang Wangzhi et son fils André Wang Triaquing, âgé de neuf ans, massacrés en haine du nom chrétien.
15.        En Chine, dans la province de Hebei, sainte Marie Wang Lizhi, que des païens voulurent sauver en affirmant qu’elle n’était pas chrétienne, mais qui déclara ouvertement qu’elle était servante de Jésus Christ et fut aussitôt mise à mort.
**        Au Mexique, en 1981, la bienheureuse María Inès Teresa Arias Espinosa, religieuse, fondatrice des Missionnaires Clarisses du Très Saint Sacrement. (Béatifiée le 21 avril 2012 à Mexico. par Benoît XVI)

Le 23 juillet.

Mémoire de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.
2.        Commémoraison de saint Ézéchiel, prophète. Fils du prêtre Bouzi, il eut, au temps de l’exil au pays des Chaldéens, la vision de la gloire du Seigneur qui l’établit comme guetteur pour la maison d’Israël. Reprochant au peuple élu son infidélité, il annonça la ruine de la cité sainte de Jérusalem et la déportation du peuple. Établi lui-même au milieu des captifs, il entretint leur espérance et leur prophétisa le retour à la vie des ossements desséchés.
3.        À Classe, près de Ravenne en Italie, la naissance au ciel de saint Apollinaire, évêque, dont la mémoire est célébrée le 20 juillet.
4.        À Bizya en Thrace, vers 304, saint Sévère, martyr. On rapporte qu’au temps de Dioclétien et Maximin, désirant la palme des martyrs, il convertit à la foi le centurion Memnon et le suivit dans sa passion.
5*.        À Marseille, vers 435, saint Jean Cassien, prêtre, qui fonda deux monastères, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, et riche d’une longue expérience de la vie monastique, écrivit pour l’édification des moines les Institutions cénobitiques et les Conférences des Pères.
6*.        À Cimiez en Provence, vers 460, saint Valérien, évêque. Retiré du monastère de Lérins pour la charge de l’épiscopat, il proposa au peuple et aux moines les exemples des saints.
7*.        À Orvieto en Toscane, l’an 1306, la bienheureuse Jeanne, vierge, sœur de la Pénitence de Saint Dominique, remarquable par sa charité et sa pénitence.
8*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Nicéphore de Jésus et Marie (Vincent Diez Tejerina), prêtre, passioniste, fusillé à la gare de Carambandal en Nouvelle Castille parce qu’il demeurait fidèle à sa vocation religieuse.
9*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Germain de Jésus et Marie (Emmanuel Pérez Giménez), prêtre, mis à mort à Carabandal Bajo près de Madrid
10*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs Pierre Ruiz de Los Paños et Joseph Sale Pico, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, près de Tolède.
11*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Christian Gondek, prêtre franciscain. Arrêté par la Gestapo à Wroclawak, puis déporté, il mourut des mauvais traitements reçus.
12*.                À Prjashev en Slovaquie, l’an 1976, la passion du bienheureux Basile Hopko, évêque auxiliaire de Presov et martyr. Sous le régime communiste athée, alors qu’il était au service des fidèles de rite byzantin, il fut jeté en prison et subit des sévices et une maladie longue et douloureuse qui le conduisirent à la mort.
**.        En Espagne, en 1934, la bienheureuse Margarita Maria Lopez de Maturana, religieuse espagnole fondatrice de la congrégation des Mercédaires Missionnaires. (béatifiée le 22 octobre 2006 par Benoît XVI)

Le 24 de juillet.

Mémoire de saint Charbel Makhlouf, moine prêtre de l’Ordre maronite. À la recherche d’une solitude plus stricte et d’une perfection plus haute, il se retira du couvent d’Annaia au Liban, dans un ermitage où il vécut dans une extrême austérité de vie, dans les jeûnes et les supplications, jour et nuit au service de Dieu, jusqu’à sa mort en 1898.
2.        Près du lac de Bolsena en Toscane, sainte Christine, vierge et martyre.
3.        À Amiterne en Sabine (à l’est de Rome), sur la voie Salarienne, vers le IVe siècle, saint Victorin, martyr.
4*.        À Tauriano en Calabre, au IVe siècle, saint Fantin l’aîné, surnommé le Thaumaturge.
5.        En Thébaïde, au Ve siècle, sainte Euphrasie, vierge. Née dans une famille sénatoriale, elle choisit de mener au désert la vie érémitique, dans l’humilité, la pauvreté et l’obéissance.
6*.        À Ardmore en Irlande, vers le Ve siècle, saint Declan, vénéré comme le premier évêque de ce lieu.
7*.        Au pays d’Albi en Aquitaine, vers le VIe siècle, sainte Ségolène, religieuse.
8.        Dans la Rus, en 1015, les saints Boris et Gleb, martyrs. Fils de saint Vladimir, grand-duc de Kiev, ils préférèrent subir la mort que de résister par la force à leur frère Sviatopolk. Boris, prince de Rostov, reçut à vingt ans la palme du martyre en ce jour, au bord du fleuve Alta, près de Pereislavie, et Gleb, âgé de quinze ans, le 5 septembre suivant, sur le Dniepr, près de Smolensk.
9*.        Près de Rieti en Sabine (au nord de Rome), l’an 1140, saint Baudouin, abbé. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, celui-ci l’envoya dans cette ville, pour y restaurer et diriger le monastère de Saint-Pasteur, en dessous du lac.
10*.        Au monastère Sainte-Catherine de Saint-Trond, dans le Brabant, vers 1224, la bienheureuse vierge Christine, surnommée l’Admirable, parce qu’en elle, tantôt affligée dans son corps, tantôt ravie en esprit, le Seigneur a accompli des merveilles.
11.        À Sandeck, près de Tarnov en Pologne, l’an 1293, sainte Kinga ou Cunégonde. Fille du roi de Hongrie Bela IV, et nièce de sainte Élisabeth de Thuringe, elle fut donnée en mariage au roi Boleslas V de Pologne, avec qui elle garda une chasteté sans faille, et, après la mort de son mari, elle fit profession de la Règle de Sainte Claire dans le monastère qu’elle avait fondé.
12*.        À Ferrare en Émilie, en 1446, le bienheureux Jean Tavelli de Tossignano, évêque, de l’Ordre des Jésuates, qui fit preuve du plus grand détachement et d’un sens pastoral vigilant.
13*.        À Cologne, en Lorraine, le transfert des trois Rois Mages, hommes sages d’Orient, qui sont venu à Bethléem en apportant des cadeaux adorer le Fils de Dieu.
14*.        À L’Aquila dans les Abruzzes, en 1494, le bienheureux Antoine Torriani, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, médecin des corps et des âmes.
15*.        À Orbe, dans la canton de Vaux en Suisse, l’an 1503, la bienheureuse Louise de Savoie, religieuse. Fille du bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, elle épousa Hugues de Chalon et, devenue veuve, elle fit profession religieuse selon la Règle de Sainte Claire réformée par sainte Colette, et vécut dans l’humilité et la fidélité.
16*.        À Derby en Angleterre, l’an 1588, les bienheureux Nicolas Garlick, Robert Ludlam et Richard Simpson, prêtres et martyrs. Sous la reine Élisabeth Ière, après de nombreux travaux apostoliques et de fréquentes entraves, ils furent condamnés à mort à cause de leur sacerdoce et connurent les supplices de la pendaison.
17*.        À Newcastle, sur les bords de la Tine, en 1592, le bienheureux Joseph Lambton, prêtre et martyr. Âgé de vingt-quatre ans, il fut condamné à mort pour son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, et, à travers des tortures atroces, fut démembré, encore vivant.
18.        À Durham, en Angleterre, en 1594, saint Jean Boste, prêtre et martyr, condamné à mort à cause de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière. Devant le juge, il ne cessa de confirmer ses compagnons dans la foi catholique.
19.        À Nam Dinh au Tonkin, l’an 1838, saint Joseph Fernandez, prêtre dominicain et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
20*.        À Naples, en 1854, le bienheureux Modestin de Jésus et Marie (Dominique Mazzarella), prêtre franciscain. Très proche des pauvres et des affligés de toute sorte, il mourut du choléra en assistant les moribonds, au cours d’une épidémie.
21*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyrs : Maria-Pilar de Saint-François Borgia (Jacqueline Martinez Garcia), Thérèse de l’Enfant Jésus (Eusébie Garcia Garcia) et Marie-Ange de Saint-Joseph (Marcienne Voltierra Tordesillas), vierges carmélites, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
22*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, la bienheureuse Marie de la Merci Prat, vierge de la Société Thérésienne, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
23*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Xavier Bordas Piferrer, religieux salésien.

Le 25 juillet.

Fête de saint Jacques, Apôtre. Fils de Zébédée et frère de saint Jean l’Évangéliste, il fut appelé par Jésus au bord du lac de Galilée avec son frère. Il fut témoin, avec Pierre et Jean, de la Transfiguration du Seigneur et aussi de son agonie. Décapité par ordre du roi Hérode Agrippa, aux environs de la Pâque en 42, il fut le premier des Apôtres à recevoir la couronne du martyre.
2.        En Lycie, saint Christophe, martyr au IIIe siècle.
3.        À Barcelone, au début du IVe siècle, saint Cucuphat martyr. Dans la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée et entra victorieux dans le ciel.
4.        À Césarée de Palestine, en 308, les saints Valentine, Théa et Paul, martyrs dans la même persécution sous le préfet Firmilien. La vierge Valentine, menée devant un autel pour y sacrifier, le renversa d’un coup de pied et fut, pour cela, cruellement torturée, puis jetée dans le feu avec la vierge Théa : elle alla ainsi rejoindre son divin époux. Paul, condamné à mort, demanda quelques moments pour prier. Il recommanda à Dieu de tout son cœur d’abord ses concitoyens, puis les juifs et les païens, pour qu’ils reconnaissent la vérité de la foi, ensuite la multitude qui l’entourait, enfin le juge qui l’avait condamné et le bourreau qui devait l’exécuter. Après quoi, il eut la tête tranchée et reçut ainsi la couronne.
5.        À Nicomédie de Bithynie, le trépas de sainte Olympiade, veuve. Encore jeune quand elle perdit son mari, elle passa le reste de sa vie à Constantinople parmi les femmes consacrées à Dieu, venant en aide aux pauvres et entièrement fidèle à saint Jean Chrysostome, jusque dans son exil.
6.        À Trèves en Rhénanie, l’an 596, saint Magnéric, évêque, qui fut le disciple de saint Nizier, son fidèle compagnon en exil et son successeur, avec un zèle égal, dans la charge pastorale.
7*.        À Trèves, commémoraison des saints Béat et Bantus, prêtres, qui, au temps de saint , menèrent la vie érémitique
8*.        À Metz, au VIe siècle, sainte Glossinde, abbesse.
9.        À Cordoue en Andalousie, en 851, saint Théodemir, moine de Carmona et martyr, qui périt, encore jeune, dans la persécution des Maures.
10*.        À Angers, en 1491, le bienheureux Jean Soreth, prêtre de l’Ordre du Carmel, qu’il amena à une plus stricte observance et qu’il enrichit de couvents de moniales.
11*.        À Camerino dans les Marches, en 1583, le bienheureux Pierre Corradini de Mogliano, prêtre franciscain, célèbre par sa prédication de l’Évangile, les exemples de ses vertus et la renommée de ses miracles.
12*. À Salsette en Inde, l’an 1583, les bienheureux martyrs Rodolphe Aquaviva, Alphonse Pacheco, Pierre Berna, Antoine Francisco, prêtres, et François Aranha, religieux, tous de la Compagnie de Jésus, qui furent massacrés par les infidèles parce qu’ils avaient élevé une croix.
13*.        À Bobino dans les Pouilles, en 1762, le bienheureux Antoine Lucci, évêque. Frère mineur conventuel, il se fit remarquer par sa science extraordinaire et fut tellement généreux pour subvenir aux besoins des pauvres qu’il ne pensait pas à ses propres besoins.
14*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Louis Brulard, prêtre, du couvent des Carmes déchaux de Charenton, et martyr. Sous le Révolution française, il fut déporté sur un bateau négrier, détenu dans des conditions inhumaines et y mourut d’une pneumonie, ne pensant qu’au ciel.
15*.        À Madrid, en 1911, sainte Carmen (Marie-Carmen Salles y Barengueras), vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception pour l’éducation des femmes pieuses et incultes. (canonisée le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
16*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : dans la région de Tolède, Pierre du Cœur (Largo Redondo), prêtre, Félix des Cinq Plaies (Ugalde Irurzun) et Benoît de la Vierge “del Villar” (Solano Ruiz), religieux passionistes, fusillés à Urda.
17*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : Frédéric (Charles Rubio Alvarez), prêtre, Prime (Martinez Castillo), Jérôme (Ochoa Urdangarin) et Jean de la Croix (Éloi Delgado Pastor), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués à Talavera de la Reina
18*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Denis Pamplona, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tué à Monzon, près d’Osca en Aragon.
19*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, treize bienheureux martyrs: Deogratias Palacios, Léon Inchausti, Joseph Rada, Julien Moreno, prêtres, et Joseph-Richard Diez, religieux, augustins récollets, arrêtés subitement par la foule à Motril, près de Grenade, et aussitôt fusillés dans la rue.
20.*        Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, la bienheureuse Marie-Thérèse Kowalska, moniale Clarisse capucine et martyre. Arrêtée, sous l’occupation nazie de la Pologne, avec les trente-six sœurs de son couvent, elle fut déportée avec elles, soumise à des conditions de vie sévères, et mourut de tuberculose.

Le 26 juillet.

Mémoire des saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions chrétiennes
2.        Commémoraison de saint Éraste. Trésorier de la ville de Corinthe, il rendit service à l’Apôtre saint Paul.
3.        Au monastère de Saint-Benoît-sur-Po, au pays de Mantoue, en 1016, saint Siméon, moine et ermite.
4*.        À Auch en Aquitaine, l’an 1068, saint Austinde, évêque. Grâce à son action, l’église cathédrale fut construite, les mœurs du peuple redressées, la maison de Dieu édifiée.
5*.        À Vérone, aux confins de la Vénétie, au XIIIe siècle, les bienheureux Évangéliste et Pérégrin, prêtres, ermites de Saint-Augustin.
6*.        À Sassoferrato dans les Marches, en 1250, le bienheureux Hugues des Actes, moine de la Congrégation bénédictine des Silvestrins.
7*.        À San Severino, dans les Marches, au XIVe ou XVe siècle, la bienheureuse Camille Gentili, martyre, tuée par son époux, un homme impie.
8*.        À Gateshead, près de Newcastle, au bord de la Tine, en 1594, le bienheureux Jean Ingrain, prêtre et martyr. Ordonné à Rome, dans la basilique du Latran, il exerça son ministère en Écosse, mais, après avoir franchi la frontière de l’Angleterre, il fut condamné, parce que prêtre, aux supplices de la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière.
9*.        À Durham, en Angleterre, en 1594, le bienheureux Georges Swallowell, martyr, condamné à mort parce qu’il s’était réconcilié avec l’Église catholique. Bien que terrifié à la perspective des supplices et cruellement tourmenté, il demeura ferme dans la foi et accepta pour le Christ la pendaison.
10*.        À Lancaster, en 1600, les bienheureux Édouard Thwing, dominicain, et Robert Nutter, prêtres et martyrs. Après de multiples travaux dans les vignes du Seigneur, ils furent condamnés, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, aux supplices de la pendaison.
11*.        À Londres, en 1641, le bienheureux Guillaume Webster, appelé aussi Ward, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il passa plus de vingt ans de ministère en diverses prisons et, sous le roi Charles Ier, sur mandat du Parlement, il fut une fois de plus arrêté, parce que prêtre, et pendu à la potence de Tyburn.
12*.        À Phu Yen en Annam, l’an 1644, le bienheureux André, martyr. Admis par le Père Alexandre de Rhodes parmi les catéchistes, quand la persécution fut décrétée contre les chrétiens, il fut capturé par des soldats, roué de coups, emprisonné, puis condamné à mort, transpercé de plusieurs coups de lance et décapité, prémices de l’Église sur cette terre.
13*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Marcel Gaucher Labigne de Reignefort et Pierre-Joseph Le Groing de la Romagère, prêtres et martyrs. Le premier, du diocèse de Limoges, le second, de Bourges, furent arrêtés, sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce et déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où ils moururent du scorbut.
14*.        À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Marie-Marguerite Bonnet, (Sœur Saint-Augustin), sacramentine de Bollène, et quatre compagnes, ursulines de Sisteron, vierges et martyres, guillotinées pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.
15.        À Lovere en Lombardie, l’an 1833, sainte Bartholomée Capitanio, vierge. Avec sainte Vincente Gerosa, elle fonda l’Institut des Sœurs de la Charité de Marie enfant, et mourut à l’âge de vingt-six ans, frappée de phtisie, mais plus encore consumée par la charité.
16*.        À Motril près de Grenade, en Espagne, l’an 1936, les bienheureux Vincent Pinilla Ibañez, Augustin Recollet, et Emmanuel Martin Sierra, prêtres et martyrs. Le lendemain du meurtre de cinq autres religieux du même Ordre, ils furent arrachés brutalement de l’église et fusillés.
17*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Titus Brandsma, prêtre carme et martyr. De nationalité hollandaise, il supporta d’un cœur égal, pour la défense de l’Église et de la dignité humaine, toutes sortes de peines et de cruautés, offrant un exemple d’exquise charité envers ses codétenus comme aussi envers ses bourreaux.
18*.        À La Valette dans l’île de Malte, en 1962, le saint Georges Preda, prêtre, qui se donna avec amour à la charge d’enseigner la catéchèse et de former les enfants, et fonda la Société de la Doctrine chrétienne pour témoigner au mieux de la Parole de Dieu dans le peuple. (canonisé le 3 juin 2007 par Benoît XVI)

Le 27 juillet.

  1.       Commémoraison des Sept saints Dormants, vénérés à Éphèse, dont on rapporte qu’après leur martyre, ils reposent en paix en attendant le jour de la résurrection.
    2.        À Nicomédie en Bithynie, vers 305, saint Pantaléon ou Pantalimon, martyr, vénéré en Orient comme un médecin qui exerçait son art gratuitement.
    3*.        À Lons-le-Saunier dans le Jura, au Ve siècle, saint Désiré, qui fut, croit-on, évêque de Besançon.
    4.        L’an 432, saint Celestin Ier. Romain de naissance, il passa quelque temps à Milan auprès de saint Ambroise puis, élu pape, il approuva par ses légats le Concile d’Éphèse qui proclamait la Maternité divine de la Vierge Marie.
    5.        Près d’Antioche de Syrie, en 459, saint Siméon, moine, dont la vie et la sainteté sont admirables ; il vécut de longues années sur une colonne, d’où lui est venu le surnom de Stylite.
    6*.        À Loches, sur la Loire en Touraine, au Ve ou VIe siècle, saint Ours, abbé, père de nombreux monastères, célèbre par son abstinence admirable et bien d’autres vertus. Avec lui est commémoré saint Leubais, son compagnon, qui fut abbé de Sennevières.
    7*.        À Ravenne, vers 532, saint Ecclesius, évêque, qui partagea avec le pape saint Jean Ier les atrocités décidées par le roi Théodoric, mais lui survécut, et amena son Église à une nouvelle splendeur.
    8*.        À Lescar dans le Béarn, au VIe siècle, saint Galactoire, évêque, vénéré comme martyr.
    9.        À Constantinople, en 811, sainte Anthuse, vierge. Fille de l’empereur Constantin Copronyme, elle apporta tous ses soins à aider les pauvres, à racheter les esclaves, à réparer les églises, à construire des monastères, et reçut elle-même, des mains de l’évêque , le voile des vierges.
    10.        À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités.
    11*.        À Ochrida en Bulgarie, au IXe ou Xe siècle, saint Clément, évêque. D’une érudition et d’une connaissance des saintes Écritures remarquables, il porta au peuple bulgare la lumière de la foi. Avec lui sont commémorés les saints évêques Gorazd, Nahum, Sabas et Angelar, qui poursuivirent en Bulgarie l’œuvre missionnaire des saints Cyrille et Méthode.
    12*.        Au monastère de Garsten en Stirie, l’an 1142, le bienheureux Berthold de Rachez, abbé, qui était d’un accès facile pour les pénitents à la recherche de conseils spirituels et pour ceux qui demandaient des secours.
    13*.        À Plaisance en Émilie, l’an 1200, le bienheureux Raymond Palmerio, père de famille, qui, ayant perdu sa femme et ses enfants, fonda un hospice pour accueillir les pauvres.
    14*.        À Faenza, en Émilie, l’an 1280, le bienheureux Nevolone, célèbre pour ses pèlerinages à Compostelle, ses austérités et sa vie d’ermite.
    15*.        À Amelia en Ombrie, vers 1350, la bienheureuse Lucie Bufalari, vierge. Sœur du bienheureux , oblate de Saint-Augustin et supérieure de son couvent, elle fut une religieuse très mortifiée et très zélée pour le service de Dieu.
    16*.        À Stafford en Angleterre, l’an 1588, le bienheureux Robert Sutton, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de son sacerdoce, et pendu.
    17*.        À Beaumaris au pays de Galles, en 1593, le bienheureux Guillaume Davies, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, pour la seule raison de son sacerdoce, et pendu en priant pour le peuple qui l’entourait.
    18*.        À Brescia en Lombardie, l’an 1737, la bienheureuse Marie-Madeleine (Marguerite) Martinengo, abbesse des clarisses capucines, remarquable par ses pratiques d’austérité et d’abstinence.
    19*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, dans le bourg d’Olleria de la région de Valence, le bienheureux martyr Joachim Vilanova Camallonga, prêtre.
    20*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, près de Barcelone, au village de Llisa, le bienheureux martyr Modeste Vegas Vegas, prêtre franciscain conventuel.
    21*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs à Barcelone, Philippe Hernandez Martinez, Zacharie Abadia Buesa et Jacques Ortiz Alzueta, religieux salésiens.
    22*.        Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecin), près de Cracovie en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Marie-Clémence de Jésus Crucifié (Hélène Staszewska), vierge ursuline et martyre. Supérieure de son couvent, elle offrit un refuge dans sa communauté à des jeunes filles juives et à des fugitifs. Déportée, elle mourut au bout de six mois, brisée par les mauvais traitements.
    **.         À Naples, en 1912, la bienheureuse Maria della Passione, religieuse mystique de l’Institut des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l’Eucharistie. (Béatifiée le 14 mai 2006 par Benoît XVI)

Le 28 juillet.

  1.       Commémoraison des saints Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte originaire d’Antioche. Avec Étienne et Philippe, ils formèrent le groupe des Sept, estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, que l’assemblée des disciples choisit et présenta aux Apôtres, et à qui ceux-ci imposèrent les mains pour qu’ils s’appliquent à la tâche de servir les pauvres.
    2.        À Rome en 198 ou 199, saint Victor Ier, pape. Né en Afrique, successeur de saint Éleuthère, il établit que toutes les Églises célèbreraient la Pâque le dimanche qui suit la Pâque juive.
    3.        Commémoraison de nombreux martyrs en Thébaïde. Ils souffrirent durant la persécution de Dèce et de Valérien. Alors que les chrétiens désiraient avec ardeur de périr par l’épée pour le nom du Christ, l’astucieux ennemi imaginait des supplices plus lents, parce qu’il était plus avide de perdre les âmes que les corps.
    4.        À Milet en Carie, entre 308 et 311, saint Acace, martyr sous l’empereur Licinius.
    5.        À Milan, les saints martyrs Nazaire et Celse, dont saint Ambroise retrouva les corps.
    6*        À Troyes, au VIe siècle, saint Camélien, évêque, qui fut le disciple de saint Loup et son successeur.
    7.        À Dol de Bretagne, vers 565, saint Samson, abbé et évêque. Il propagea dans la Domnonée l’Évangile et la discipline monastique que l’abbé saint lui avait enseignés au pays de Galles.
    8*.        En Suède, en 1100, saint Botrid, martyr. Né en Suède, il reçut le baptême en Angleterre et revint dans sa patrie prêcher l’Évangile, mais il fut assassiné sur le littoral par un ancien esclave, qu’il avait affranchi.
    9.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1858, saint Melchior Garcia Sanpedro, évêque, dominicain et martyr. Il fut mené, pour le Christ, dans un cachot très exigu et, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, on lui coupa les membres.
    10        À Madrid, en 1936, saint Pierre Poveda Castroverde, prêtre et martyr. Fondateur de l’Institut thérésien destiné à répandre l’éducation chrétienne, il paya de son sang la foi qui l’animait, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*.        En 1936, en Espagne, le bienheureux martyr Emmanuel Segura, prêtre, et David Carlos, religieux, tous deux de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tués ensemble à Goben dans la région de Saragosse –
    12.        En Espagne, Saint Jaques Hilaarii Barbal Cosan, religieux martyr.(décédé le 18 janvier)
    13*.        En 1936, en Espagne, les bienheureux martyrs Joseph Casello Moncho et Joseph Castell Camps, prêtres salésiens, fusillés à Barcelone.
    14*.        À Bharananganam au Kérala, en Inde, l’an 1946, sainte Alphonse de l’Immaculée Conception (Anne Muttathupadathu), vierge. Pour fuir le mariage qu’on voulait lui imposer, elle mit son pied dans le feu et, admise parmi les Clarisses de Malabar, elle offrit à Dieu une vie presque toujours souffrante. (canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI).

Le 29 juillet.

Mémoire de sainte Marthe, qui reçut le Seigneur Jésus dans sa maison de Béthanie, non loin de Jérusalem, et après la mort de son frère Lazare, dit à Jésus : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”.
2.        Commémoraison des saints Lazare et Marie. Quand Lazare, frère de sainte Marthe, mourut, le Seigneur le pleura et le ressuscita. Tandis que Marthe était accaparée par les multiples occupations du service, Marie sa sœur, se tenait assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole.
3.        À Gangres en Paphlagonie, saint Callinique, martyr.
4.        À Rome, sur la voie de Porto, au troisième mille, dans le cimetière qui porte son nom, saint Félix, martyr.
5.        À Rome, sur la voie de Porto, dans le cimetière de Générosa, les saints martyrs Simplice, Faustin, Viatrix et Rufus.
6.        À Troyes, vers 478, saint Loup, évêque. Avec saint Germain d’Auxerre, il se rendit en Grande-Bretagne pour y combattre l’hérésie pélagienne ; par sa prière, il défendit sa ville de la fureur d’Attila et, après cinquante-deux ans de ministère épiscopal, il s’endormit dans le Seigneur.
7.        À Orléans, au Ve siècle, saint Prosper, évêque.
8.        À Nidaros en Norvège, l’an 1030, saint Olav, roi, martyr. Il propagea dans son royaume la foi chrétienne qu’il avait reçue en Angleterre et combattit avec vigueur l’idolâtrie, mais son action provoqua des oppositions et, à la fin, il périt dans un combat mené par ses ennemis.
9*.        À Rome, près de saint Pierre, en 1099, le bienheureux Urbain II, pape, qui défendit la liberté de l’Église contre les empiètements des laïcs, combattit les simoniaques et les clercs dépravés et, au Concile de Clermont, exhorta les soldats chrétiens à prendre la croix pour délivrer le tombeau du Seigneur et leurs frères de Palestine opprimés par les infidèles.
10.        À Saint-Brieuc, en 1234, saint Guillaume Pinchon, évêque, qui se dépensa pour la construction de la cathédrale. D’une bonté et d’une simplicité remarquables, il montra aussi une force d’âme sans peur devant les vexations graves et l’exil qu’il subit pour la défense de son peuple et des droits de l’Église.
11*.        À Omura au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Louis Bertran, prêtre, Mancius de la Sainte-Croix et Pierre de Sainte-Marie, religieux dominicains, qui furent jetés dans le feu pour le Christ.
12*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre eudiste et martyr. Sous la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté et détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où il mourut au bout de quelques mois.
13.        À Qingyan, dans la province chinoise de Guizhou, en 1861, les saints martyrs Joseph Zhang Wenlan et Paul ChenChangpin, séminaristes, Jean-Baptiste Lou Tingyin, administrateur du séminaire, et Marthe Wang Louzhi, veuve. Détenus dans un cachot humide et chaud, ils subirent des tortures atroces et finalement furent décapités pour la foi du Christ.
14*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Esplugues, près de Barcelone le bienheureux martyr Jean-Baptiste Egozcuezabal Aldaz, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu
15*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936 à Calanda, près de Terruel, le bienheureux martyr Lucius Martinez Mancebo, prêtre dominicain.
16*        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Valence, le bienheureux martyr Joseph de Calasanz Marqués, prêtre salésien.

Le 30 juillet.

Mémoire de saint Pierre, surnommé Chrysologue (‘Parole d’or’), évêque de Ravenne et docteur de l’Église. Doté du nom de l’Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu’il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu’il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii [Imola] en Émilie.
2.        À Rome, au cimetière de Pontien, sur la voie de Porto, les saints Abdon et Sennen, martyrs.
3.        À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d’offrir de l’encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.
4.        À Thuburbo de Lucernaria, en Afrique, l’an 304, les saintes Maxime, Donatille et Secunde, vierges et martyres. Lors de la persécution de Dioclétien et de Maximien, les deux premières repoussèrent sans crainte l’ordre de l’empereur de sacrifier aux idoles et, en vertu d’une sentence du proconsul Anulinus, elles furent, avec une jeune fille, Secunde, d’abord livrées aux bêtes, ensuite égorgées par l’épée.
5.        À Auxerre, au début du Ve siècle, saint Ours, évêque.
6*.        À Ghistelles en Flandre, vers 1070, sainte Godelieve, martyre. Donnée en mariage au seigneur du lieu, elle eut beaucoup à souffrir de son mari et de sa belle-mère, et fut enfin étranglée par deux valets.
7*        À Caleruega en Vieille Castille, commémoraison du bienheureux Mannes Guzman, prêtre, vers 1225. Frère de saint , il l’aida à répandre l’Ordre des Prêcheurs et le conseilla avec prudence pour les moniales de l’Ordre.
8*.        À Londres, en 1540, les bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone et Thomas Abel, prêtres et martyrs. Docteurs en théologie, ils s’opposèrent au roi Henri VIII dans l’affaire de son divorce et demeurèrent sans faille dans la fidélité à l’évêque de Rome. À cause de cela, après avoir été internés à la Tour de Londres, ils furent accusés de haute trahison et condamnés à être pendus à Smithfield.
9.        À Daying, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Yuan Gengyin, martyr. Il tenait un comptoir sur le marché du village, quand fit irruption la troupe de la secte de Yihetuan, et il fut massacré en haine du nom chrétien.
10*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936 à Calafell, près de Tarragone, le bienheureux martyr Braulion-Marie (Paul Corres Diaz de Cerio), prêtre.
11*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, Castelseras, près de Teruel, les bienheureux martyrs : Joseph-Marie Muro Sanmiguel, prêtre, Joachim Prats Baltueña, religieux, tous deux dominicains, et Zosime Izquierdo Gil, prêtre diocésain
12*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, à Barcelone, le bienheureux martyr Serge Cid Pezo, prêtre salésien.
13.        À Padoue en Vénétie, l’an 1943, saint Léopold de Castelnuovo (Bogdan Mandic), prêtre capucin, qui montra un zèle ardent pour l’unité des chrétiens et consacra toute sa vie au ministère de la réconciliation
14*.        À Guadalajara au Mexique, en 1949, la bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée (Vincente Chavez Orozco) vierge, fondatrice de l’Institut des Servantes des Pauvres. D’une confiance totale en Dieu seul et dans le secours de sa Providence, elle donna un beau témoignage de bonté et d’attention aux affligés et aux pauvres.
15.        À Guadalajara au Mexique, en 1959, bienheureuse Marie de Jésus du Saint-Sacrement (Marie Venegas de la Torre), vierge, qui passa cinquante-quatre ans à soigner les malades dans un petit hospice pour les pauvres, où elle fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur.

Le 31 juillet.

Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre. Né à Guipuzcoa, au Pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée. Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus. Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande gloire de Dieu.
2.        À Milan, à la fin du IIe siècle, saint Calimère, évêque.
3.        À Synade en Phrygie, au IIIe siècle, les saints martyrs Démocrite, Second et Denis.
4.        À Césarée de Maurétanie (Cherchell), en 303 ou 304, saint Fabius, martyr. À l’occasion de l’assemblée de toute la province, il fut désigné pour porter les enseignes militaires dans un défilé. Il refusa, fut mis en prison, puis, comme il persistait dans la confession du Christ, il fut condamné par le juge à la peine de mort et décapité.
5.        À Rome, sur la voie Latine, au IVe siècle, saint Tertullin, martyr
6.        À Ravenne en Émilie, en 448, le trépas de saint Germain, évêque d’Auxerre. Par deux fois, il défendit la foi des Bretons de l’hérésie pélagienne et, venu à Ravenne pour plaider la paix en faveur les habitants de l’Armorique, il fut reçu, avec beaucoup d’honneurs, par l’impératrice Galla Placidia et son fils Valentinien III, et c’est de là qu’il monta au royaume du ciel.
7.        Près de Forum Cornelii [Imola], en Émilie, en 450, le trépas de saint , évêque de Ravenne, dont la mémoire se célèbre la veille.
8.        À Gothane en Suède, vers 1160, sainte Hélène de Skövde, veuve, qui fut assassinée sous un faux prétexte de vendetta après un pèlerinage à Jérusalem et fut considérée comme martyre.
9*.        À Acquapendente en Toscane, en 1307, le trépas du bienheureux Jean Colombini. Riche marchand drapier de Sienne, il se convertit à la pauvreté, s’adjoignit des disciples dans l’Ordre des Jésuates, les voulant pauvres du Christ et époux de dame Pauvreté.
10*.        À Londres, en 1584, le bienheureux Évrard Hanse, prêtre et martyr. Ancien pasteur de l’Église anglicane, du jour où il fit profession de foi catholique, il la garda fidèlement, la propagea parmi ses compatriotes et, sous la reine Élisabeth Ière, en témoigna glorieusement en subissant le martyre par pendaison à Tyburn.
11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier, dans des conditions inhumaines, et y mourut de tuberculose.
12.        À Cay Met, près de Saïgon en Cochinchine, l’an 1859, les saints martyrs Pierre Doan Công Quy, prêtre, et Emmanuel Phung. Après environ sept mois passés en prison, ils furent décapités pour le Christ sous l’empereur Tu Duc.
13.        Dans le val d’Alighede en Éthiopie, l’an 1860, saint Justin de Jacobis, évêque, de la Congrégation de la Mission. Premier vicaire apostolique d’Abyssinie, doux et plein de charité, il se donna à l’apostolat missionnaire et à la formation d’un clergé indigène. Arrêté, relaxé, ré-emprisonné, exilé, il connut la soif et la faim et mourut épuisé dans le désert.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Denis Vincente Ramos, prêtre, et François Remon Jativa, religieux, tous deux franciscains conventuels, à Granollera, près de Barcelone
15*.        Bienheureux Jacques Buch Canals, religieux salésien martyr
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Michel Ozieblowski, prêtre de Varsovie et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté, parce que prêtre, et succomba aux mauvais traitements.
17*.        À Kalisz en Pologne, l’an 1944, le bienheureux François Stryjas, martyr. Beaucoup de prêtres ayant été emprisonnés ou déportés par le régime nazi, il se mit à enseigner la foi aux enfants des paroisses voisines. Arrêté par la Gestapo, il succomba en prison après dix jours d’interrogatoires et de tortures.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org