MARTYROLOGE DU 01 AU 10 OCTOBRE

Le 1er octobre

  1. Mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée encore adolescente au monastère des Carmélites de Lisieux, devenue par son innocence et sa simplicité de vie, maîtresse de sainteté dans le Christ, elle enseigna le chemin de la perfection chrétienne par l’enfance spirituelle, et mit tout son souci mystique au service du salut des âmes et du développement de l’Église, achevant sa vie à l’âge de vingt-quatre ans, le 30 septembre 1897.
    2. À Seclin en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Piaton vénéré comme prêtre, évangélisateur des peuples du pays de Tournai et martyr.
    3. À Lisbonne, vers 303, les saints Vérissime, Maxime et Julie, martyrs.
    4. À Constantinople, vers 560, saint Romanos, diacre, surnommé à juste titre le Mélode, en raison de son art sublime pour composer des hymnes d’Église en l’honneur du Seigneur et des saints.
    5. À Trèves en Rhénanie, l’an 561, saint Nizier, évêque. Au témoignage de saint Grégoire de Tours, il se montrait fort dans sa prédication, redoutable dans les controverses, constant dans son enseignement et d’une admirable sainteté. Pour avoir reproché ses fautes au roi des Francs Clotaire, il fut même envoyé en exil.
    6. À Gand dans la Flandre, en 659, saint Bavon, moine. Disciple de saint Amand, il dit adieu au siècle, distribua ses biens aux pauvres et se retira dans le monastère qu’il avait construit dans cette plaine.
    7*. À Condé sur l’Escaut, en Hannonie, au VIIIe siècle, saint Wasnulphe, moine, d’origine irlandaise.
    8. À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.
    9*. À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.
    10*. À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.
    11*. À Nagasaki au Japon, en 1617, les bienheureux Gaspar Hikojiro et André Yoshida, martyrs. Catéchistes, ils avaient reçu des prêtres chez eux et subirent pour cela la décapitation.
    12*. À Saronno près de Varèse en Lombardie, l’an 1900, le bienheureux Louis-Marie Monti, religieux laïc, fondateur des Fils de l’Immaculée Conception, qu’il dirigea dans un esprit de charité vers les pauvres et les indigents, en particulier au service des malades et des orphelins, et en veillant à la formation des jeunes.
    13*. En Espagne, à Villena, la bienheureuse Florence Caerols Martinez, vierge, à Rotgla y Corbera, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    14*. En Espagne, dans le pays de Valence, en 1936, le bienheureux martyr Alvara Sanjuan Canet, prêtre salésien,
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Antoine Rewera, prêtre de Sandomiercz et martyr. Fondateur de la Congrégation des Filles de Saint-François d’Assise, il fut arrêté par la Gestapo, interné à Sandomiercz, puis déporté à Auschwitz et enfin à Dachau, où il mourut des suites des mauvais traitements subis.
    **        En 1659, le bienheureux Juan de Palafox Mendoza, premier évêque de Puebla de los Angeles au Mexique puis évêque d’Osma en Espagne (béatifié le 5 juin 2011 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1928, la bienheureuse Cecilia Eusepi, jeune laïque. (béatifiée le 17 juin 2012 par Benoît XVI)

Le 2 octobre

  1. Mémoire des saints Anges gardiens. Appelés d’abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils sont aussi mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d’une manière invisible, mais très attentive.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe ou IVe siècle, saint Éleuthère, martyr.
    3. À Numance en Espagne, l’an 606, saint Saturius, ermite.
    4. Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Guérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.
    5*. À Andain, dans un col des Ardennes, après 725, saint Bérégise, abbé, qui fonda en cet endroit un monastère de clercs réguliers et le gouverna avec soin.
    6*. En Rhétie, au VIIIe siècle, saint Ursicin, évêque de Coire, fondateur et premier abbé du monastère de Disentis.
    7*. À Constantinople, commémoraison de saint Théophile, moine. Pour la défense des saintes images, il fut blessé grièvement par l’empereur Léon l’Arménien et envoyé en exil, où il mourut vers 795.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Louis Yakichi, Lucie, son épouse et leurs fils André et François, qui allèrent à la mort pour le Christ, les enfants et leur mère décapités devant le père, et lui-même ensuite brûlé vif.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Georges-Edmond René, prêtre et martyr. Chanoine de Vézelay, il fut déporté, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, sur un bateau négrier, et mourut, épuisé par la fièvre.
    10*. À Lyon, en 1879, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre, qui fonda l’Œuvre de la Providence du Prado, pour la formation de prêtres capables d’enseigner la religion chrétienne aux jeunes gens pauvres.
    11*. À Fianarantsoa à Madagascer, en 1912, le bienheureux Jean Beyzym, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui exerça de grand cœur son activité dans l’île en faveur des lépreux, dont il s’employa à soulager les corps et les esprits avec beaucoup de charité.
    12*. En divers lieux d’Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, cinq bienheureux martyrs : François Carceller, prêtre, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Isidore Bover, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, fusillés devant le mur du cimetière de Forcall, près de Castillon de la Plana
    13*. En Espagne, les bienheureux frères Élie et Jean-Baptiste Carbonell Molla, prêtres, fusillé à Sax, près de Lugo en Galice
    14*. En Espagne, la bienheureuse Marie-Guadeloupe (Marie-Françoise Ricart Olmos), religieuse de l’Ordre des Servites de Marie, torturée sauvagement et défigurée, à Silla, dans la région de Valence.
    15*. À Stanislawow en Pologne, l’an 1942, la bienheureuse Marie-Antonine Kratochwil, vierge, des Sœurs des écoles de Notre-Dame, et martyre. Supérieure de son couvent, arrêtée avec les autres sœurs par l’occupant nazi, sur dénonciation, et internée, elle mourut à l’hôpital des suites des mauvais traitements subis en prison.
    **         A Castres, en 1854 la bienheureuse Émilie de Villeneuve fondatrice de la congrégation de Notre Dame de l’Immaculée Conception. (béatifiée le 5 juillet 2009 par Benoît XVI)

Le 3 octobre

  1. Commémoraison de saint Denys l’Aréopagite, qui donna son adhésion au Christ après le discours de l’Apôtre saint Paul devant l’Aréopage et fut établi premier évêque des Athéniens.
    2. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, sainte Candide, martyre.
    3. À Alexandrie, commémoraison des saints Fauste, Caïus, Pierre, Paul, Eusèbe, Chérémon, Lucius et deux autres. D’abord sous Dèce, puis sous Valérien, au IIIe siècle, sur l’ordre du gouverneur Émilien, ils endurèrent bien des souffrances, avec l’évêque saint Denis, et furent confesseurs de la foi. Parmi eux, Fauste mérita même la palme du martyre sous le règne de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    4. Commémoraison de saint Hésychius, moine à Maïouma en Palestine, qui fut disciple de saint Hilarion et son compagnon dans ses pérégrinations.
    5. Commémoraison de saint Maximien, évêque de Bagaï en Numidie, qui subit de graves sévices à plusieurs reprises de la part des hérétiques et, à la fin, fut précipité d’une haute tour et laissé pour mort, mais recueilli peu après par des passants et ayant retrouvé la santé, il ne cessa pas de défendre la foi catholique jusqu’à sa mort, vers 410.
    6*. À Toulon, après 543, saint Cyprien, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il défendit dans plusieurs conciles la doctrine catholique sur la grâce, soutenant que personne ne peut, par soi-même, faire le moindre progrès dans la connaissance des réalités divines s’il n’est appelé dès le début par une grâce prévenante de Dieu.
    7. Chez les Saxons, en 695, les deux saints martyrs Ewald, surnommés l’un le Noir, l’autre le Blanc. Prêtres nés en Angleterre et formés par l’exemple de saint Willibrord et d’autres, ils passèrent chez les Saxons et, alors qu’ils avaient commencé à leur annoncer le Christ, ils furent saisis par les païens et massacrés.
    8*. À de Metten en Bavière, l’an 802, le bienheureux Utto, fondateur et premier abbé du monastère de ce lieu.
    9. Au pays de Namur, en 959, saint Gérard, premier abbé du monastère de Brogne, qu’il avait construit. Il travailla à restaurer la discipline monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs monastères à l’observance primitive de la Règle.
    10*. Au monastère de Disentis, chez les Suisses, en 1160, le bienheureux Adalgott, abbé, auparavant moine à Einsiedeln. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, il eut à cœur de veiller à la discipline monastique.
    11*. Sur le bord de l’Uruaçu, près de Natal au Brésil, en 1645, les bienheureux Ambroise-François Ferro, prêtre, et vingt-sept compagnons, martyrs, victimes de l’oppression exercée contre la foi catholique.
    12*. À Madrid, en 1936, le bienheureux Crescence Garcia Pobo, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église pendant la guerre civile.
    **        En Roumanie, en 1953, le bienheureux Szilard Ignac Bogdanffly, évêque martyr mort en prison. (béatifié le 30 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 4 octobre

  1. Mémoire de saint François d’Assise. Après une jeunesse légère, il choisit de vivre selon l’Évangile, en servant le Christ, découvert principalement dans les pauvres et les abandonnés, et en se faisant pauvre lui-même. Il attira à lui et rassembla des compagnons, les Frères Mineurs. Sur les routes, jusqu’en Terre sainte, il prêcha à tous l’amour de Dieu, cherchant par sa parole et ses gestes à suivre le mieux possible le Christ, et voulut mourir sur la terre nue, en 1226.
    2. À Bologne en Émilie, vers 450, saint Pétrone, évêque. Il passa du pouvoir dans le monde à la charge du sacerdoce et enseigna, par ses écrits et son exemple, ce qu’est le devoir de l’évêque.
    3. En Touraine, peut-être au VIe siècle, saint Quintin, vénéré comme martyr.
    4. À Paris, vers 666, sainte Aure, abbesse, établie par saint Éloi à la tête d’un monastère qu’il avait fondé dans la cité sous la règle de saint Colomban et où il avait rassemblé trois cents vierges.
    5*. À la Nouvelle-Orléans en Louisiane, en 1867, le bienheureux François-Xavier Seelos, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur. Venu de Bavière, il eut continuellement le souci des enfants, des jeunes gens, des migrants et de leurs besoins.
    6*.; En Espagne, Henri Morant Pellicer, prêtre, à Xaraco.
    7*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux martyr Joseph Canet Girer, prêtre, à Gandie.
    8*. En Espagne, le bienheureux Alfred Pellicer Muñoz, religieux franciscain, à Bellreguart, victime de la persécution déchaînée en haine de l’Église au cours de la guerre civile.

Le 5 octobre

  1. À Trèves en Gaule Belgique, commémoraison des saints martyrs, qui subirent, croit-on, l’épreuve pour le Christ au temps de la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    2. À Corycos en Cilicie, au IVe siècle, sainte Charitine, martyre.
    3. Commémoraison de sainte Mamlacha, vierge et martyre de la terre des Garaméens en Perse, qui fut mise à mort sur l’ordre du roi Sapor II, lorsqu’il vint dans la contrée vers 343.
    4. À Valence sur le Rhône, vers 520, saint Apollinaire, évêque. Frère de saint Avit, évêque de Vienne, et saisi de passion pour la justice et l’honnêteté, il redonna à l’Église de Valence, après une longue vacance du siège, la vigueur de la religion chrétienne et sa beauté première.
    5. Commémoraison de saint Placide, moine, qui fut dès son enfance, disciple très cher de l’abbé saint Benoît, au VIe siècle.
    6*. À Nevers, en 816, saint Jérôme, évêque, dont la munificence et la sollicitude pastorale enrichirent son Église.
    7*. Près de Paderborn en Saxe, vers 857, saint Meinulphe, diacre, qui construisit et enrichit le monastère de Boeddeken, où il établit des vierges consacrées.
    8. À León dans les Asturies, commémoraison de saint Froilan, évêque, en 905. D’ermite qu’il était, élevé à l’épiscopat, il évangélisa les régions de l’Espagne libérées du joug des Maures et manifesta son zèle pour la propagation de la vie monastique et sa bienfaisance pour les pauvres.
    9. À Zamora dans la province de León, commémoraison de saint Attila, évêque. D’abord moine, il fut grandement associé à saint Froilan pour attirer au Christ les régions dévastées auparavant par les Maures, et mourut en 1009.
    10*. À Florence en Toscane, l’an 1320, le bienheureux Pierre d’Imola, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se dépensa avec une vraie charité dans le soin des malades.
    11*. À Beaulieu au pays de Cahors, commémoraison de sainte Fleur, vierge du même Ordre, qui soigna les malades pauvres dans un hospice et communia, de cœur et de corps, à la passion du Christ. Elle mourut en 1347.
    12*. À Cori dans le Latium, en 1392, le bienheureux Sanctès, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, que la foule suivait quand il prêchait la parole de Dieu.
    13*. À Nuremberg en Bavière, en 1399, le bienheureux Raymond de Capoue, prêtre, qui fut maître général de l’Ordre des Prêcheurs et le prudent conseiller spirituel de sainte Catherine de Sienne et son biographe.
    14*. À Vigevano en Lombardie, l’an 1470, le bienheureux Matthieu Carreri, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, prédicateur véhément de la parole de Dieu et le plus éloquent de son temps.
    15*. À Londres, en 1588, les bienheureux martyrs Guillaume Hartley et Jean Hewett, prêtres, ainsi que Robert Sutton qui, à cause de leur adhésion sans faille à l’Église catholique, furent condamnés à la pendaison en divers lieux à l’entour de la ville, sous la reine Élisabeth Ière.
    16*. À Mindelstetten, dans la région de Ratisbonne en Bavière, l’an 1925, sainte Anne Schäffer, vierge. À l’âge de dix-neuf ans, alors qu’elle s’occupait des soins domestiques, elle fut brûlée par de l’eau bouillante et vécut, à partir de ce jour, pauvre, dans la prière, avec une âme paisible, alors que son infirmité s’aggravait progressivement et qu’elle supportait ses souffrances comme une croix pour le salut des âmes.
    17*. À Pompéi près de Naples, en 1926, le bienheureux Barthélemy Longo. Homme de loi, attentif au culte marial et à la formation chrétienne des paysans et des enfants, il fonda dans la vallée de Pompéi, avec les ressources de sa pieuse épouse, un sanctuaire dédié au Rosaire et une Congrégation de Sœurs sous le même titre.
    18. À Tepatitlan au Mexique, l’an 1928, saint Tranquillin Ubiarco Robles, prêtre et martyr. Durant la grande persécution dans ce pays, il fut arrêté alors qu’il allait célébrer la messe et fut, sur le champ, condamné à mort et pendu à un arbre, en dehors de la ville.
    19. À Cracovie en 1938, sainte Marie-Faustine (Hélène Kowalska), vierge, de la Congrégation des Sœurs de la Vierge Marie de la Miséricorde, qui fut très empressée à faire connaître le mystère de la miséricorde divine.
    20*. À Plonkowo, en Pologne également, l’an 1939, le bienheureux Marien Skrzypczak, prêtre de Gniezno et martyr. Au début de l’occupation de son pays par le régime nazi, il fut brutalisé dans son presbytère par un groupe de jeunesse hitlérienne et tué par trois coups de fusil, à la porte de l’église.

Le 6 octobre

  1. Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.
    2. À Laodicée en Phrygie, vers 170, saint Sagaris, évêque et martyr, sous Servile Paul, proconsul d’Asie.
    3. À Agen, peut-être au IVe siècle, sainte Foy, martyre.
    4. À Sorrente en Campanie, au Ve siècle, saint René, ermite.
    5. À Auxerre, vers 564, saint Romain, évêque.
    6. En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
    7*. En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.
    8*. À Azogyrde en Crète, au XIe siècle, saint Jean, surnommé l’Étranger, qui répandit dans l’île la vie monastique.
    9*. À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.
    10*. À Lambach en Bavière, l’an 1090, le trépas du bienheureux Adalbéron, évêque de Wurtzbourg. Il dut subir bien des épreuves pour le Siège apostolique de la part des schismatiques, fut chassé de son siège plus d’une fois, mais passa dans la paix les dernières années de sa vie dans le monastère qu’il avait fait construire.
    11*. Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.
    12. À Naples, en 1791, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies (Anne-Marie Gallo), vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, admirable par sa patience à supporter des souffrances et des luttes sans nombre et continuelles, par ses pénitences et son amour de Dieu et des âmes.
    13*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.
    14*. À Longueil au Canada, en 1849, la bienheureuse Marie-Rose (Eulalie Durocher), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1858, saint François Tran Van Trung, martyr. Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
    16*. À Courtray en Belgique, l’an 1916, le bienheureux Isidore de Saint-Joseph (Isidore de Loor), religieux passioniste, qui accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.

Le 7 octobre

  1. Mémoire de Notre-Dame-du-Rosaire. Par la prière du Rosaire, le peuple chrétien invoque le secours de la sainte Mère de Dieu, en méditant, sous sa conduite, les mystères du Christ, elle qui fut associée, de manière unique, à l’incarnation, à la passion et à la résurrection du Fils de Dieu.
    2. À Capoue en Campanie, saint Marcel, martyr.
    3. À Padoue en Vénétie, sainte Justine, vierge et martyre.
    4. À Rosafa en Euphratésie de Syrie, au IIIe ou IVe siècle, les saints Serge et Bacchus, martyrs.
    5. À Rome, en 336, saint Marc, pape, qui construisit un titre dans le quartier de Pallacine au cœur de la ville, et une basilique au cimetière de Balbine sur la voie Ardéatine, où il fut inhumé.
    6. À Bourges, vers 560, saint Auguste, prêtre et abbé, qui avait les mains et les pieds si contractés qu’il ne pouvait s’appuyer que sur les coudes et les genoux, mais, guéri par l’intercession de saint Martin, il rassembla des moines et se livra à la prière sans interruption.
    7*. À Saintes, après 596, saint Pallais, évêque, qui construisit une basilique sur la tombe de saint Eutrope et développa dans sa cité le culte des saints.
    8*. Au monastère de Bellofonte, au pays de León en Espagne, l’an 1152, le bienheureux Martin, surnommé Cid, abbé, qui fonda ce monastère et l’agrégea à l’Ordre de Cîteaux.
    9*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Hunot, prêtre de Sens et martyr. Comme son cousin François, décédé la veille, chanoine de Brienon, il fut également, sous la Révolution française, déporté sur un bateau négrier, et mourut de maladie, après avoir fait publiquement sa profession de foi, à l’édification de ses confrères.
    10*. À Benaguacil, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Llosa Balaguer, religieux du Tiers-Ordre capucin de Notre-Dame des Douleurs et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    **        En Italie, en 1918, le bienheureux Giuseppe Toniolo  père de famille économiste et sociologue. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1990, la bienheureuse Chiara Banado, mystique de la souffrance jeune femme ayant appartenu au mouvement des Focolari. (béatifiée le 25 septembre par Benoît XVI)

Le 8 octobre

  1. À Antioche de Syrie, vers 302, sainte Pélagie, vierge et martyre, dont saint Jean Chrysostome a chanté hautement les louanges.
    2. Commémoraison de sainte Réparate, vénérée en divers lieux autour de la Méditerranée comme vierge et martyre.
    3. À Côme en Ligurie, au IVe siècle, saint Félix, évêque, le premier de cette cité, ordonné par saint Ambroise.
    4. À Rouen, au Ve siècle, saint Évode, évêque.
    5*. À Denain en Hannonie, au VIIIe siècle, sainte Remfroide (Régenfrède) abbesse, qui érigea en ce lieu, sur ses propres ressources, un monastère qu’elle dirigea dignement.
    6*. À Gênes en Ligurie, avant 1233, saint Hugues, religieux. Après avoir milité longtemps en Terre sainte, il fut, dans cette ville, maître de la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et s’illustra par sa bonté et sa charité envers les indigents.
    7*. À Londres, en 1586, les bienheureux Jean Adams, Robert Dibdale et Jean Lowe, prêtres et martyrs, qui exercèrent clandestinement leur ministère, chacun de son côté, auprès des fidèles catholiques et, sous la reine Élisabeth Ière, furent condamnés à mort et subirent ensemble les supplices du gibet à Tyburn.

Le 9 octobre

  1. Mémoire de saint Denis, évêque, et de ses compagnons, martyrs. Selon la tradition, saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le pape de Rome vers 250, et, devenu premier évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.
    2. Mémoire de saint Jean Léonardi, prêtre. Après avoir été aide-pharmacien à Lucques en Toscane, il reçut le sacerdoce et, à partir de là, pour enseigner aux enfants la doctrine chrétienne, restaurer la vie apostolique du clergé et propager la foi chrétienne, il fonda un Ordre de Clercs réguliers, appelé ensuite de la Mère de Dieu, ce qui lui causa bien des tribulations, puis il jeta à Rome les bases du Séminaire de la Propagation de la foi, et il mourut en 1609, victime de sa charité lors d’une épidémie de peste.
    3. Commémoraison de saint Abraham, patriarche et père des croyants. Vers 1850 avant le Christ, à l’appel de Dieu, il quitta Our en Chaldée, sa patrie, et parcourut la terre que Dieu lui avait promise, à lui et à sa descendance. Il manifesta sa foi totale en Dieu, espérant contre toute espérance, ne refusant pas même d’offrir en sacrifice son fils unique Isaac que Dieu lui avait donné dans sa vieillesse par sa femme Sara, jusqu’alors stérile.
    4. À Laodicée en Syrie, la passion des saints Diodore, Diomède et Didyme.
    5. Sur la voie Claudienne, sur le territoire de Parme, au début du IVe siècle, saint Domnin martyr.
    6. À Antioche de Syrie, au IVe siècle, sainte Publia. Après la mort de son mari, elle entra dans un monastère. Au passage de Julien l’Apostat, elle chanta avec ses vierges le verset du psaume : “les idoles des païens, or et argent ; qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font”. Sur l’ordre de l’empereur, elle fut souffletée et gravement punie.
    7*. Au pays de Bigorre, sur les pentes des Pyrénées, au Ve siècle, saint Savin, ermite, qui, après trois ans de vie monastique à Ligugé, passa treize ans dans la solitude.
    8*. À Tiferno en Ombrie, l’an 610, saint Domnin, ermite.
    9. En Hannonie, entre 681 et 685, saint Ghislain, qui mena la vie monastique dans un couvent qu’il avait construit.
    10. Au Mont-Cassin dans le Latium, vers 834, saint Deusdedit, abbé, qui fut mis dans un cachot par le tyran Sicard et, accablé par la faim et les mauvais traitements, y rendit son âme à Dieu.
    11*. À Brennov en Bohême, l’an 1045, la mise au tombeau de saint Gunther, ermite, qui, après une jeunesse désordonnée, se retira d’abord dans l’obscurité de la vie monastique, puis dans les solitudes éloignées des forêts entre la Bavière et la Bohême, et là il vécut et mourut, aussi uni à Dieu que séparé des hommes.
    12*. Au monastère de Montsalvy en Rouergue, l’an 1110, saint Bernard de Rodez, abbé de chanoines réguliers.
    13. À Valence en Espagne, l’an 1601, Saint Louis Bertrand, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui enseigna l’Évangile du Christ à divers peuples indigènes d’Amérique du Sud et les défendit contre leurs oppresseurs.
    14. À Turon dans les Asturies, en 1937, saint martyr Innocent de l’Immaculée (Emmanuel Canoura Arnau), prêtre de la Congrégation de la Passion, et huit compagnons, frères des Écoles chrétiennes, qui furent massacrés en haine de la foi dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    **        En Angleterre, en 1890, le bienheureux Jhon Henry Newman, cardinal, théologien et christologue. Prêtre anglican il se converti au catholicisme en 1845. (béatifié le 19 septembre 2010 par Benoît XVI) Fêté le jour de sa conversion le 9 octobre, décédé le 11 août.

Le 10 octobre

  1. Commémoraison de saint Pinytos, évêque de Cnossos en Crète, vers 180. Il vécut sous Marc-Antoine Vérus et Lucien Aurèle Commode, et veilla par ses écrits avec la plus haute sollicitude sur la foi et le progrès du troupeau qui lui était confié.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au début du IVe siècle, les saints Eulampios et sa sœur Eulampie, martyrs de la persécution de Dioclétien.
    3. À Cologne en Germanie, vers le IVe siècle, saint Géréon et ses compagnons, martyrs, qui avec courage soumirent leur cou à l’épée, pour la vraie religion.
    4. À Birten, dans la région de Cologne, vers le même temps, les saints Victor et Mallosus, martyrs.
    5. À Bonn, également en Germanie, vers le même temps, les saints Cassius et Florent, martyrs.
    6*. À Nantes, au IVe siècle, Saint Clair, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    7. À Populonia en Toscane, vers 575, saint Cerbonius, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, alors que les Lombards dévastaient la région, il se retira dans l’île d’Elbe, montrant beaucoup de signes de sa vertu.
    8*. Près de Ramerupt, au pays de Troyes, au VIe ou VIIe siècle, sainte Tanche, vierge et martyre, qui, dit-on, reçut la couronne de gloire pour avoir défendu sa virginité.
    9. À Rochester en Angleterre, l’an 644, le trépas de saint Paulin, évêque d’York. Moine et disciple du pape saint Grégoire le Grand, envoyé par lui avec d’autres pour annoncer l’Évangile aux Angles, il convertit à la foi du Christ le roi de Northumbrie, Edwin, et plongea le peuple dans des fleuves pour leur donner le bain de la régénération.
    10*. Au monastère de Jouarre, au pays de Meaux, vers 670, sainte Telchtilde, abbesse. De noble naissance, brillante de mérites et de mœurs austères, elle enseigna aux vierges consacrées à aller à la rencontre du Christ avec leurs lampes allumées.
    11. À Ceuta au Maroc, en 1227, la passion des sept premiers saints martyrs de l’Ordre des Mineurs : Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, religieux. Envoyés par le frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre.
    12. À Brindlington en Angleterre, l’an 1379, saint Jean, prêtre. Prieur du monastère de chanoines réguliers de Saint-Augustin, il brilla par son esprit de prière, son austérité et sa douceur.
    13. À Khartoum au Soudan, en 1881, saint Daniel Comboni, évêque missionnaire, qui fonda l’Institut pour les Missions d’Afrique noire, et lui-même, établi évêque en Afrique, propagea l’Évangile à travers ces régions sans épargner ses forces, et veilla de multiples façons à sauvegarder la dignité humaine.
    14*. À Cracovie, en 1899, la bienheureuse Angèle-Marie (Sophie-Camille Truszkowska), vierge, qui fonda la Congrégation franciscaine de Saint-Félix de Cantalice, pour venir en aide aux enfants abandonnés, aux pauvres et aux personnes marginalisées.
    15*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Léon Wetmanski, évêque auxiliaire de Plock et martyr. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements continuels du camp.
    16*. Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Édouard Detkens, prêtre de Varsovie et martyr, qui, dans la même persécution, fut arrêté, déporté à Sachsenhausen, puis à Dachau, enfin envoyé à la chambre à gaz.
    **        En Espagne, en 1918, la bienheureuse María Catalina Irigoyen Echegaray (Maria des Épousailles), religieuse basque espagnole, des Servantes de Marie auxiliaires des malades. (béatifiée le 29 octobre 2011 par Benoît XVI)
     

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org

« Vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins »

Lire l’évangile du dimanche XXV (Mc. 9,30-27)

Notre Seigneur traverse la Galilée, même si l’évangile ne le mentionne pas, Jésus marche vers Jérusalem, c’est le dernier voyage avant sa Passion.

Le Seigneur ne voulait pas qu’on le sache, « car » dit l’évangile, il enseignait ses disciples, il leur annonçait ce qui allait venir, la passion, sa mort et la Résurrection.

En Galilée le Christ avait fait beaucoup de prodiges, maintenant il passe sans qu’on L’aperçoive, parce que rien ne doit empêcher sa marche vers la Passion.

La description est tragique, le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes, ils le tueront. Mais on voit aussi un avertissement à celui qui avait déjà décidé de Le livrer, c’est peut être un dernier appel à la repentance de Judas Iscariote, le verbe est au présent « il est livré », cela indique un fait accompli au moins une décision déjà prise, résolue dans le cœur du traître.

Ainsi les disciples ne comprenaient pas, mais ils avaient peur aussi de poser des questions. C’est peut-être la peur d’en savoir un peu plus. Cela nous arrive à nous aussi par rapport à certaines vérités chrétiennes, nous avons du mal à les accepter : la croix, le renoncement, le sacrifice, l’abnégation, nous préférons un christianisme sans trop de croix, le côté facile. Le fait d’écouter parler de la souffrance et de la mort avait tellement choqué les apôtres qu’ils ont oublié que le Seigneur annonçait en même temps sa résurrection.

Mais l’évangile de ce dimanche contient aussi un autre moment au delà du chemin, c’est à Capharnaüm où le Seigneur va découvrir les pensées et la raison de la discussion entre les apôtres sur la primauté alors qu’ils étaient en chemin. C’est là, où le Seigneur révèle aussi le secret de l’autorité dans l’Eglise : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Ecoutons l’explication de saint Jérôme : « Remarquez que c’est en marchant, que les disciples se disputent sur la question de prééminence, et que Jésus s’assoit pour leur enseigner l’humilité. Le travail et la fatigue sont le partage de ceux qui commandent, tandis que le repos est celui des humbles. »

Et le Seigneur leur met sous les yeux mêmes un modèle d’humilité et de simplicité ; car l’enfant ne connaît ni la jalousie, ni la vaine gloire, il est pur de toute ambition. Et il ne leur dit pas seulement : une grande récompense vous est réservée si vous devenez semblables à cet enfant, mais il ajoute, si vous honorez, pour l’amour de moi, quiconque ressemblera un enfant.

C’est précisément avec d’autres mots, l’avertissement que fait l’apôtre Saint Jacques dans la deuxième lecture (Jc 3, 16 – 4, 3) , où il met les premiers chrétiens en garde de tomber dans cette ambition composée de jalousies et de rivalités. La cause qu’il en donne en est la convoitise de choses de ce monde, soit l’honneur soit les plaisirs qui font descendre l’esprit jusqu’à empêcher le fait de prier comme il faut et de recevoir l’aide de Dieu : « Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas (demander avec un esprit humble et bon) ;  vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs ».

Par deux fois, Saint Jacques relève l’esprit de jalousie et ses conséquences : la jalousie et les rivalités mènent au désordre, et quelques versets après : vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.

Généralement nous donnons le nom de jalousie au fait d’avoir envie des biens du prochain, soit de désirer pour nous son honneur (l’estime des autres, le poste qu’il occupe), soit aussi la jalousie de choses matérielles qu’il possède. Le mot « Jalousie » est une forme dérivée du mot « zèle », mais un zèle qui est évidement mauvais.

L’envie est un vice capital (un des péchés capitaux). Elle désigne la tristesse éprouvée devant le bien d’autrui et le désir immodéré de se l’approprier, même si nous voudrions l’obtenir de façon injuste. Quand elle souhaite un mal grave au prochain, c’est un péché mortel.  (cf. Cat. de l’Eglise Catholique nn. 2538-2540)

Il faut bien remarquer qu’il s’agit d’une tristesse qu’on ressent à cause d’un bien du prochain et qu’à l’inverse, on se réjouit lorsque notre prochain perd ce bien, perd la joie qu’il possède.

Nous ne pouvons pas appeler péché de jalousie le fait de nous réjouir lorsqu’un ennemi qui nous persécute et veut nous faire du mal, tombe parce qu’il ne pourra pas arriver à ce mauvais projet contre nous et que nous estimons que sa chute permettra à certains de se relever, ou bien lorsque nous craignons que son succès ne soit pour beaucoup  et pour nous-mêmes le signal d’une injuste oppression.

Ce n’est pas jalousie non plus le fait de désirer certains biens des autres, lorsque ces biens sont spirituels (les vertus, par exemple ; la sainteté) : Si ce zèle se rapporte à des biens honnêtes il est digne de louange ; S. Paul écrit (1 Co 14, 1) : « Ayez de l’émulation pour les dons spirituels », cela veut dire : imitez les bons et ce qui a du bon chez les autres.

Pour cela, nous devons limiter la jalousie ou l’envie aux choses matérielles et aux honneurs dans ce monde, et à cette tristesse de ce que l’honneur ou l’estime des autres  qui comblent cette personne assombrissent les nôtres.

Saint Augustin voyait dans l’envie  » le péché diabolique par excellence  » (catech. 4, 8). En effet le livre de la Sagesse nous dit que « c’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (2,24)

 » De l’envie naissent la haine, la médisance, la calomnie, la joie causée par le malheur du prochain et le déplaisir causé par sa prospérité  » (S. Grégoire le Grand, mor. 31, 45 : PL 76, 621).

 La jalousie ou l’envie est une tristesse non à cause d’un mal (une maladie, un accident, une souffrance) mais à cause d’un bien, que je ne possède pas, qui me manque et dont je n’accepte pas que l’autre le possède.

Le problème essentiel de l’envie consister à regarder le bien de l’autre avec un mauvais regard, en  effet envie vient du mot latin « invidia », qui signifie « regarder avec des mauvais yeux, un regard tordu », voir négativement ce qu’on doit regarder avec joie. La jalousie est parfois représentée comme une personne au regard colérique et maigre, parce qu’elle mord mais elle ne mange pas.

L’envie peut avoir des conséquences violentes et graves, dans la bible nous en trouvons beaucoup de cas, par envie lorsque Caïn tue son frère Abel, quand Joseph fut vendu comme esclave par ses propres frères, ou Saül qui avait essayé de donner la mort à David tout comme  les scribes et pharisiens étaient aussi jaloux de Notre Seigneur parce que le peuple le tenait pour un prophète.

Comment combattre les tentations de jalousie qui arrivent parfois chez nous ?

Evidement que nous devons nous réjouir pour le bien d’autrui et certaine dispositions nous aident à cela :

  • Le fait de nous accepter nous-mêmes, avec nos défauts et nos qualités, d’accepter et d’aimer aussi les valeurs et les réussites des autres.
  • Eviter nous comparer avec d’autres personnes, mais rechercher la sainte émulation, c’est-à-dire chercher à imiter les vertus et la recherche de la sainteté.
  • Fomenter la vertu de la magnanimité et la grandeur d’esprit, faire de grandes choses pour Dieu et lutter contre le complexe d’infériorité.
  • Se savoir « aimé de Dieu », ayant conscience de que chaque être humain est aimé de Dieu, l’homme seule créature sur terre que Dieu a aimé pour elle-même.
  • Travailler dans l’humilité, comme le Seigneur nous l’enseigne dans l’évangile de ce dimanche.

Que la très Sainte Vierge Marie nous donne ces grâces.

P. Luis Martinez V. E.