« et laissant tout » tout !

Lire l’évangile du dimanche V du temps ordinaire C (Lc. 5,1-11)

Si nous faisons un peu de mémoire, l’évangile de la semaine dernière nous avait décrit la réaction des compatriotes de Jésus, ils n’ont pas voulu croire à sa prédication, ils l’ont chassé de la synagogue et voulu le faire mourir.

Mais tous les autres chemins étaient ouverts pour le Seigneur, là où la synagogue fermait ses portes, Il allait prêcher aux gens au bord d’un lac, en plein air et, comme nous dit l’évangile d’aujourd’hui, « la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu ».

C’est le matin, probablement de bonne heure, comme si l’évangile nous faisait apercevoir même la fraîcheur matinale du rivage. Simon, qui avait eu une mauvaise nuit de travail, se trouve là avec ses associés, car une des deux barques lui appartenait, et ils lavaient leurs filets. Le Seigneur lui demande sa barque pour faire d’elle sa chaire de prédication.

Simon connaissait déjà Notre Seigneur, il était parmi les premiers disciples. Il avait déjà été témoin de quelques miracles de Notre Seigneur, dont la guérison de sa belle mère et Jésus avait même été son hôte chez lui à Capharnaüm. Simon connaît Jésus et le pouvoir de sa Parole et son pouvoir de guérir.

C’est pour cela que Jésus, après avoir donné congé à la foule, s’adresse à lui et commande, lui « donne l’ordre » de s’éloigner encore plus loin de la côte, « d’avancer au large et de jeter leurs filets pour la pêche ».

Les filets utilisés par les pêcheurs de la mer de Galilée (ou Génésareth, comme dit l’évangile) étaient un système à trois filets, chacun mesurant entre 400 et 500 mètres, c’étaient donc des grands filets et on les jetait à une bonne profondeur. Pour ce faire, on avait besoin d’au moins 4 hommes.

Il était humainement difficile de ramasser des poissons le matin, car c’est la nuit le temps propice pour la pêche comme industrie.

Mais l’élection de Simon et sa vocation exigent la foi, même si cela n’est pas encore compréhensible ou qu’on le considère comme impossible, Simon le fera. Il s’agit d’avoir la foi, comme la foi d’Abraham qui a cru, dit saint Paul,  espérant contre toute espérance (Rom. 4,18).

« Sur ta parole, je vais jeter les filets » et cette foi de Pierre sera largement récompensée. 

Il est intéressant de considérer ici, que Simon n’avait exigé aucun signe du Seigneur auparavant ; il n’a pas demandé un miracle, mais il en reçoit un qui s’adapte à sa vie, à sa situation, à son intelligence et à sa future vocation.

Un commentateur de cet évangile nous explique bien cet aspect : Disons, par exemple, qu’on trouve quelqu’un qui est un grand scientifique ou un philosophe, un grand médecin. Son épouse ne s’étonnera pas des grandes connaissances de son mari ; mais si un jour, son mari arrive à lui montrer qu’il est encore meilleur cuisinier qu’elle, cela peut faire qu’elle sera désormais pleine d’admiration pour lui et étonnée de ses qualités qu’elle ignorait.

Et c’est un peu le cas de Simon fils de Jean, et notre exemple est faible, car il en est resté effrayé  comme jamais dans sa vie et il a ressenti sa petitesse devant la divinité de Jésus, comme nous le montre, son cri : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »

Il y a un sentiment profond et primordial dans l’être humain qui fait que devant l’infini, devant le divin, l’homme reste troublé et effrayé. C’est un peu ce qui arrive dans le cœur d’une personne qui contemple la création depuis le sommet d’une montagne, l’agitation de la mer en tempête.

Saint Pierre voit en Jésus une épiphanie de Dieu. Et cette manifestation suscite en lui la conscience de condition de pécheur, son indignité, la crainte devant Dieu, de Dieu saint. Comme la vision du prophète Isaïe : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » (Is 6, 3-8)

Il est intéressant encore de voir que dans tout ce passage, apparaît six fois le nom de Simon, mais une seule fois , suivi de l’autre nom donné par Jésus : Simon Pierre. C’est au moment de l’acte de foi de Pierre et de sa sincère humilité ; « Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : ‘Éloigne-toi de moi’ ».  Comme si l’évangéliste, saint Luc, anticipait déjà la profession de foi que Pierre fera après et la promesse de Jésus : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Mt. 16,18).

Jésus apaise le grand effroi qui avait envahi Pierre et lui donne une mission. C’est un moment semblable à celui où l’Ange avait annoncé à Marie qu’elle serait la mère du Messie : « À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc. 1,29).

La crainte et la révérence de Dieu Saint est donc le fondement et la base de toute vocation, en elle et par la vocation (l’appel à quelqu’un) Dieu veut se montrer Saint et Grand.

Saint Pierre qui avait ramassé des poissons jusqu’à maintenant désormais le fera avec des hommes pour le Royaume de Dieu. 

L’évangéliste nous transmet aussi  qu’avant la pêche, Pierre s’adresse à Jésus avec le titre de « epystata », « rabbi », maître. Mais au retour, à genou il ne désigne plus Jésus comme rabbi, il lui donne le nom de Seigneur : Kyrie, c’est l’expression propre de la divinité.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, Pierre n’embrasse pas avec effusion le Seigneur en voyant le résultat et la réussite de son travail, l’attitude est toute contraire. Il ne veut pas le retenir comme une garantie de succès, de triomphe, parce qu’il connaît sa condition devant Dieu.

 Lorsque l’homme connaît vraiment Dieu, et connaît aussi sa condition de pécheur, il en est très conscient ; et lorsqu’il connaît vraiment Dieu, l’homme peut se connaître comme il est, il devient authentique. C’est la grâce de la conversion, sans la conversion l’homme ne peut pas vraiment s’approcher de Jésus et de son évangile. Chesterton disait : « On reconnaît le saint en ce qu’il se sait pécheur ». Nous l’appelons la juste crainte de Dieu : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur ! » (Proverbes 1,7)

Mais, seule la grâce de Dieu peut faire de ce pécheur un apôtre, un prophète : « L’un des séraphins vola vers moi tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : ‘Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné’. »

Saint Pierre et ses compagnons de travail ont été vaincus par la grâce et Dieu en fera désormais des instruments de son œuvre. Les appels de Dieu seront toujours identiques dans l’histoire, ils demanderont beaucoup, ils impliqueront des grands renoncements, beaucoup disent que c’est comme sauter dans le vide. Mais soyons surs, que Dieu est là pour nous prendre par main, parce qu’Il a déjà préparé son plan.

Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout (tout ! non seulement les poissons), ils suivirent le Christ. 

Demandons à Marie la grâce d’être fidèles aux appels de Dieu.

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 FÉVRIER

Le 11 février

1.         Mémoire de Notre-Dame de Lourdes. En 1858, trois ans après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, une toute jeune fille, sainte Bernadette Soubirous, contempla à plusieurs reprises la Vierge Marie dans la grotte de Massabielle au bord du Gave, près de Lourdes, devenue dès lors un lieu vénéré par des foules innombrables de fidèles. 
2.         À Rome, sur la voie Appienne, dans le cimetière qui porte son nom, en 304, sainte Sotère, vierge et martyre. Comme le rapporte saint Ambroise, noble par sa naissance, elle méprisa à cause du Christ les consulats et les préfectures de ses parents et, sous Dioclétien, sommée de sacrifier aux idoles, elle refusa et, meurtrie par les outrages réservés aux esclaves, elle ne changea pas de visage ; condamnée à l’épée, elle ne répugna pas à la mort. 
3.         Commémoraison d’un très grand nombre de saints martyrs, qui en Numidie, l’an 304, durant la persécution de Dioclétien, furent arrêtés ; comme ils refusaient de livrer les Saintes Écritures, conformément à l’édit de l’empereur, ils furent assujettis aux plus cruels supplices et enfin mis à mort. 
4.         À Volturne en Campanie, saint Castrense, martyr.
5*.         En Apulie, saint Secondin, évêque.
6.         À Château-Landon du Gâtinais, au VIe siècle, le trépas de saint Sèverin, que l’on dit abbé d’Agaune au temps du roi Clovis. 
7.         À Rome, auprès de saint Pierre, en 731, la mise au tombeau du pape saint Grégoire II. Dans un temps désastreux, il répara des églises en ruines, défendit le culte des saintes images contre l’empereur Léon l’Isaurien et envoya saint Boniface annoncer l’Évangile en Germanie. 
8.         À Rome encore, en 824, la mise au tombeau du pape Pascal Ier, qui retira des cryptes des cimetières les corps d’un grand nombre de saints martyrs, qu’il voulut transférer par sécurité et avec un sentiment de vénération, pour les placer avec honneur dans les diverses églises de la ville. 
9*.         À Tournus en Bourgogne, l’an 1050, saint Ardaing, abbé.
10.         À Chihuahua au Mexique, en 1927, saint Pierre Maldonado, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution, il fut arrêté alors qu’il s’adonnait au ministère de la pénitence et, cruellement torturé, mérita d’obtenir le triomphe. 
11*.         À Vinaroz en Castille, l’an 1937, le bienheureux Tobie (François Borras Romeu), religieux de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu et martyr. Dans la persécution religieuse déchaînée au cours de la guerre civile espagnole, il fut mis à mort en haine de la foi.

Le 12 février

1.         Commémoraison des saints martyrs d’Abitène En 304, durant la persécution de Dioclétien, ils s’étaient rassemblés selon l’habitude, malgré l’interdiction du prince, pour célébrer le jour du Seigneur. Arrêtés par les magistrats de la colonie et les soldats de garde, conduits à Carthage et interrogés par le proconsul, ils se proclamèrent tous chrétiens, même sous la torture, et déclarèrent qu’ils ne pouvaient pas suspendre l’assemblée dominicale. Ils moururent pour le Christ Seigneur en des lieux et à des jours différents. 
2.         Commémoraison de saint Mélèce, évêque d’Antioche, qui fut souvent exilé à cause de la foi de Nicée et s’en alla vers le Seigneur en 381, alors qu’il présidait le premier Concile de Constantinople. Saint Grégoire de Nysse et saint Jean Chrysostome ont donné de magnifiques éloges à ses vertus. 
3.         Au monastère Saint-Corneille d’Inden en Germanie, l’an 821, le trépas de saint Benoît d’Aniane, qui propagea la Règle de saint Benoît, donna aux moines les coutumes à observer et travailla beaucoup à restaurer la liturgie romaine. 
4.         À Constantinople, en 901, saint Antoine, surnommé Cauléas, évêque, qui, au temps de l’empereur Léon VI, fit tous ses efforts pour affermir la paix et l’unité dans l’Église. 
5*.         Au monastère de Juilly dans le diocèse de Troyes, en 1136, la bienheureuse Ombeline, prieure de ce couvent, que son frère saint Bernard, abbé de Clairvaux, avait heureusement détournée des plaisirs du monde, et qui s’était donnée, avec le consentement de son époux, à la vie monastique. 
6*.         À Hipsheim en Alsace, l’an 1202, saint Ludan, pèlerin venu d’Écosse, qui faisait route vers les tombes des Apôtres et s’en alla en ce lieu vers le Seigneur. 
7*.         À Londres, en 1584, les bienheureux martyrs Thomas Hemmerford, Jacques Fenn, Jean Nutter, Jean Munden et Georges Haydock, prêtres. À cause de leur fidélité à l’Église romaine, alors que la reine Élisabeth Ière prétendait au pouvoir dans le domaine religieux, ils furent condamnés à mort, pendus à Tyburn et éventrés alors qu’ils respiraient encore.

Le 13 février

1.         À Athènes en Grèce, Saint Martinien, ermite, originaire de Césarée de Palestine
2*.         À Cardon, sur les bords de la Moselle, au territoire de Trèves, vers 389, saint Castor l’Aquitain, prêtre et ermite. 
3.         À Todi en Ombrie, au IVe siècle, saint Bénigne, prêtre et martyr. 
4.         À Lyon, vers 515, saint Étienne, évêque. 
5.         Commémoraison de saint Étienne, abbé, à Rieti en Sabine, au VIe siècle. C’était un homme d’une patience admirable, comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand. 
6*.         À Osnabrück en Saxe, en 874, saint Gosbert, évêque, qui fut missionnaire en Suède, mais, chassé de son siège par la persécution des païens, reçut le gouvernement de cette église. 
7*.         À Carcassonne, vers 931, saint Gimer, évêque.
8*.         À Lodève, en 1006, saint Fulcran, évêque, remarquable par sa bonté pour les pauvres et son zèle pour le culte divin. 
9*. À Meaux, en 1009, saint Gilbert, évêque, qui donna l’exemple d’une parfaite humilité. 
10*.         Près de Ptolémais en Palestine, l’an 1237, le trépas du bienheureux Jourdain de Saxe, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fut le successeur et l’imitateur de saint Dominique, montra un grand zèle à propager l’Ordre naissant et mourut dans un naufrage après une visite de ses frères établis en Terre sainte. 
11*.         À Spolète en Ombrie, l’an 1458, la bienheureuse Christine, qui, après la mort de son mari, se laissa aller quelque temps aux plaisirs de la chair, mais choisit bientôt une vie pénitente dans l’Ordre séculier de Saint-Augustin, vouée à la prière et au service des malades et des pauvres. 
12*. À Padoue en Vénétie, l’an 1469, la bienheureuse Eustochium (Lucrèce Bellini), vierge de l’Ordre de Saint Benoît. 
13.         À Dongjiaochang, dans la province chinoise de Sichuan, en 1818, saint Paul Liu Hanzuo, prêtre et martyr, étranglé à cause du nom chrétien. 
14.         À Thi-Nghè en Cochinchine, l’an 1859, saint Paul Lê-Van-Lôc, prêtre et martyr, qui fut décapité pour le Christ à la porte de la ville, sous l’empereur Tu Duc.

Le 14 février

1.         Mémoire (en Europe : fête) des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Ces deux frères de Thessalonique, envoyés par le patriarche de Constantinople, Photius, en Moravie, y prêchèrent la foi chrétienne et composèrent un alphabet propre pour transcrire du grec en slavon les livres saints. Quand ils vinrent à Rome, Cyrille, qui jusque là s’appelait Constantin, atteint par la maladie se fit moine et s’endormit dans le Seigneur en ce jour, l’an 869. Méthode, ordonné évêque de Sirmium par le pape Adrien II, évangélisa infatigablement la Pannonie, dut supporter bien des querelles qui lui furent infligées, mais soutenu toujours par les pontifes romains, il reçut la récompense de ses travaux à Valehred en Moravie, le 6 avril 885.
2.         À Rome, sur la voie Flaminienne, près du pont Milvius, saint Valentin, martyr. 
3.         Près de Spolète en Ombrie, saint Vital, martyr, que la foi conservée et l’imitation du Christ ont immortalisé. 
4.         À Rome, au cimetière de Prétextat, sur la voie Appienne, saint Zénon, martyr. 
5.         Commémoraison de plusieurs saints martyrs d’Alexandrie, Bassien, Tanion, Protus et Lucius qui furent jetés dans la mer ; Cyrion, prêtre, Agathon, exorciste, et Moïse, qui subirent le supplice du feu ; Denys et Ammonius, qui furent décapités. 
6. À Ravenne en Flaminie, au IIIe siècle, saint Éleucade, évêque. 
7.         Au mont Skopa en Bithynie, au Ve siècle, saint Auxence, prêtre et archimandrite, qui, placé sur un lieu élevé, comme sur une chaire, défendit la foi orthodoxe d’une voix puissante et par des miracles. 
8.         À Naples, commémoraison de saint Nostrien, évêque, qui protégea son peuple dans la foi catholique contre l’hérésie et accueillit de grand cœur les confesseurs de la foi chassés d’Afrique par les Vandales ariens. Il mourut vers 450.
9.         Près de Sarente, également en Campanie, vers 830, saint Antonin, abbé, qui se retira dans la solitude quand son monastère fut détruit par les Lombards. 
10.         À Cordoue en Espagne, l’an 1613, saint Jean-Baptiste de la Conception (Jean Garcia), prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui entreprit la restauration de l’Ordre et la soutint avec le plus grand empressement au milieu de graves difficultés et d’épreuves sévères causées par certains frères. 
11*.         À Valence, également en Espagne, l’an 1937, le bienheureux Vincent Vilar David, martyr, qui, durant la persécution religieuse au cours de la guerre civile, reçut chez lui des prêtres et des religieuses et préféra la mort à l’apostasie.

Le 15 février

1.         Commémoraison de bienheureux Onésime, que l’Apôtre saint Paul a recueilli esclave en fuite, qu’il a engendré dans la foi du Christ alors que lui-même était en prison, comme il le dit dans sa lettre à Philémon. 
2.         À Brescia en Vénétie, les saints martyrs Faustin et Jovite, qui, après de nombreux combats soutenus pour la foi du Christ, reçurent en vainqueurs la couronne du martyre. 
3.         À Antioche de Syrie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Isice, prêtre, Josippe, diacre de Rome, Zosime, Baral et Agapè, vierge. 
4.        En Auvergne, au Ve ou VIe siècle, sainte Géorgie, vierge. 
5.         À Vaison en Provence, vers 578, saint Quinide, évêque. 
6.         Dans la province de Valérie dans les Abruzzes, au VIe siècle, saint Sévère, prêtre, qui, comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand, à force de larmes ramena un cadavre à la vie. 
7.         À Capoue en Campanie, après 680, saint Décorose, évêque. 
8*.         À Palatiole en Toscane, vers 765, saint Walfrid, abbé. Après avoir eu et élevé cinq enfants, il décida, de concert avec son épouse, de mener la vie monastique. 
9*.         À Wexiow en Suède, vers 1045, saint Sigfrid, évêque, qui partit d’Angleterre, annonça avec zèle l’Évangile aux peuples du Gotland et baptisa dans le Christ le roi Olav lui-même. 
10*.         À Borgo San Sepolcro en Ombrie, vers 1306, le bienheureux Ange Scarpetto, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. 
11.         À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1682, saint Claude La Colombière, prêtre de la Compagnie de Jésus, homme entièrement donné à la prière, qui dirigea bien des fidèles à l’amour de Dieu par ses conseils sûrs et droits. 
**        A Prague, en 1611, les bienheureux Bedřich Bachstein et 13 compagnons, frères mineurs Franciscains, Martyrisés (béatifiés le 13 octobre 2012 par Benoît XVI)
**.        En Pologne, en 1975, le bienheureux Michel Sopocko, fondateur de la congrégation des sœurs de Jésus Miséricordieux, confesseur et père spirituel de Ste faustine  (béatifié par Benoit XVI le 28 septembre 2008)

Le 16 février

1.         En Campanie, sainte Julienne, vierge et martyre. 
2.         À Césarée de Palestine, en 309, les saints martyrs Élie, Jérémie, Isaïe, Samuel et Daniel. Chrétiens d’Égypte, ils s’étaient volontairement dévoués au service des confesseurs de la foi condamnés aux mines en Cilicie. Arrêtés sous l’empereur Galère Maximien et torturés cruellement par le préfet Firmilien, ils périrent enfin par l’épée. Après eux reçurent aussi la couronne du martyre le prêtre Pamphile, Valens, diacre de Jérusalem, et Paul, originaire de Jamnia, qui avaient passé deux ans en prison, mais aussi Porphyre, serviteur de Pamphile, Séleucus de Cappadoce, promu dans l’armée, Théodule, vieillard de la famille du préfet Firmilien, enfin Julien de Cappadoce, qui survenant en étranger à l’heure même et embrassant les corps des martyrs, fut dénoncé comme chrétien et condamné par le préfet à être brûlé à feu lent. 
3.         Dans le royaume perse, vers 420, saint Marutha, évêque, qui présida le concile de Séleucie, quand la paix fut rendue à l’Église. Il répara les Églises de Dieu tombées dans la persécution du roi Sapor et rassembla les reliques des martyrs de Perse dans sa ville épiscopale, appelée dès lors Martyropole. 
4*.         À San Pietro del Molito dans les Abruzzes, en 1230, la bienheureuse Philippe Mareri, vierge, qui méprisa les richesses et le luxe du monde et embrassa dans son propre pays le genre de vie récemment inauguré par sainte Claire. 
5*.         À Pérouse en Ombrie, commémoraison du bienheureux Nicolas Paglia, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui reçut de saint Dominique l’habit et la mission de prédication, et mourut en 1256. 
6*.         À Turin dans le Piémont, en 1926, le bienheureux Joseph Allamano, prêtre, qui montra un zèle brûlant et infatigable pour la propagation de la foi, et donna naissance à deux Congrégations des Missionnaires de la Consolata, l’une d’hommes, l’autre de femmes. 
**        En Italie, en 1788, le bienheureux Mariano Arciero, prêtre. (Béatifié le 24 juin 2012 par Benoît XVI)

Le 17 février

1.         Mémoire des sept saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie. Marchands de Florence, ils décidèrent d’un commun accord de s’établir sur le mont Senario au service de la Vierge Marie et de fonder un Ordre sous la Règle de saint Augustin. Un même esprit de fraternité les réunit dans leur vie, une vénération commune du peuple les a accompagnés après leur mort. Ils sont commémorés ensemble le jour où serait mort centenaire le dernier d’entre eux, Alexis, en 1310.
2.         À Amasée dans l’Hellespont, vers 306, la passion de saint Théodore, conscrit, qui, au temps de l’empereur Maximien, fut violemment frappé pour sa confession de foi chrétienne, envoyé en prison et ensuite livré pour être jeté dans le feu. Saint Grégoire de Nysse a célébré sa louange dans un remarquable discours. 
3*.         À Trèves en Gaule Belgique, vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules. 
4.         En Arménie, vers 440, saint Mesrob, docteur des Arméniens. D’abord soldat puis fonctionnaire au palais royal, il reçut le baptême et se fit moine, composa un alphabet pour la langue arménienne, pour que le peuple soit formé par les saintes Écritures. On lui attribue la traduction en arménien des deux Testaments, des hymnes et d’autres cantiques. 
5.         Au monastère de Cluain Ednech en Irlande, vers 440, saint Fintan, abbé, fondateur de ce monastère, célèbre par son austérité. 
6.         Commémoraison de saint Flavien, évêque de Constantinople. Pour avoir défendu la foi catholique à Éphèse, il fut déposé, frappé à coups de poing et de pied par les partisans de l’impie Dioscore et mourut peu après, sur la route de l’exil, en 449. 
7*.         À Lindisfarne en Northumbrie d’Angleterre, vers 650, saint Finan, évêque, après avoir été moine à Iona. Homme de savoir et de zèle, il entreprit l’évangélisation de l’Essex et de Mercie, dont il baptisa les rois. 
8.         À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins. 
9*.         Au monastère de Cava en Campanie, en 1124, le saint Constable, abbé, remarquable de douceur et de charité.
10*.         À Ratzbourg dans le Holstein, en 1178, saint Évermode, évêque, qui fut l’un des disciples de saint Norbert dans l’Ordre de Prémontré et travailla à la conversion du peuple des Vendes. 
11*.         À Padoue en Vénétie, l’an 1286, le bienheureux Luc Belludi, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fut disciple et compagnon de saint Antoine. 
12.         À Pyong-yang en Corée, l’an 1866, saint Pierre Yu Chong-nyul, martyr. Père de famille, alors qu’une nuit il lisait l’Évangile à des fidèles réunis dans la maison d’un catéchiste, il fut arrêté et, frappé à mort de coups de verges, il succomba pour le Christ. 
13*.         À Rosica en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Antoine Leszczewicz, prêtre de la Congrégation des Clercs Mariens et martyr, qui, au temps de l’occupation militaire de ce pays par le régime nazi, préféra rester parmi la population soumise à une action punitive. Arrêté par des soldats, il fut aussitôt fusillé et son corps brûlé.

Le 18 février

1.         À Beth Lapat dans le royaume perse, en 342, la passion des saints martyrs Sadoth, évêque de Séleucie et Ctésiphon, et cent vingt-huit compagnons, prêtres, clercs et vierges consacrées, qui refusèrent d’adorer le soleil et pour cela furent chargés de chaînes, soumis très longtemps à toutes sortes de tourments terribles et enfin, après la sentence du roi, mis à mort. 
2.         À Tolède en Espagne, l’an 632, saint Hellade, qui, après avoir occupé dans sa jeunesse des charges importantes à la cour royale, devint moine, puis abbé d’Agali, enfin promu à l’épiscopat de Tolède, où il donna de grands exemples de charité. 
3.         À Constantinople, en 806, saint Taraise, évêque, d’un savoir et d’une piété remarquables, qui ouvrit le second Concile de Nicée, où les Pères rétablirent le culte des saintes images. 
4*.         Au monastère de Centule dans le Ponthieu, en 814, saint Angilbert, abbé. Après avoir quitté ses charges au palais de Charlemagne et à l’armée, il se retira dans la vie monastique, avec le consentement de son épouse, qui elle-même prit le voile des femmes consacrées, et il dirigea avec succès l’abbaye de Centule.
5*.         À Coïmbra au Portugal, vers 1162, saint Théotone, qui fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem, refusa la garde du Saint-Sépulcre, et à son retour dans sa patrie, la seconde fois, fonda la Congrégation des Chanoines réguliers de la Sainte Croix. 
6*.         À Rome, en 1455, le bienheureux Jean de Fiesole, surnommé l’Angélique, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui, toujours attaché au Christ, exprima dans sa peinture ce qu’il contemplait intérieurement, pour élever l’esprit des hommes vers les réalités d’en-haut. 
7*.         À Londres, en 1594, le bienheureux Guillaume Harrington, prêtre et martyr. Originaire du comté d’York, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, pour avoir reçu le sacerdoce et l’avoir exercé en Angleterre, il fut pendu et éventré à Tyburn. 
8*.         À Londres également, en 1601, le bienheureux Jean Pibuch, prêtre et martyr. Sous le même règne, après avoir été plusieurs fois et longuement détenu en prison, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce et subit à Southwark les supplices habituels. 
9.         Près de Ou-tchang-fou, dans la province chinoise de Hubei, en 1820, saint François-Régis Clet, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Après tente ans passés à annoncer l’Évangile au milieu des plus grandes épreuves, dénoncé par un païen, il fut réduit à une captivité rigoureuse, soumis à de nombreux interrogatoires suivis de tortures et enfin étranglé, à cause du nom chrétien. 
10.         À Guizhou également en Chine, l’an 1862, saint Jean-Pierre Néel, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé, sous l’empereur Tu Duc, d’avoir prêché la foi chrétienne, il fut attaché par les cheveux à la queue d’un cheval et traîné violemment avec toutes sortes de moqueries et de punitions et enfin décapité d’un coup de sabre. Avec lui subirent le même supplice les saints martyrs Martin Wu Xuesheng, catéchiste, Jean Zhang Tianshen, néophyte, et Jean Chen Xianheng.
11*.         À Bergame en Lombardie, l’an 1903, la sainte Gertrude (Catherine Comensoli), vierge, qui fonda une Congrégation de religieuses pour l’adoration du Saint-Sacrement et l’éducation de la jeunesse. (canonisée le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
12*.         À Rosica en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Georges Kaszyra, prêtre de la Congrégation des Clercs Mariens et martyr. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté par des soldats du régime nazi d’occupation, fusillé, et son corps fut brûlé.

Le 19 février

1.         À Naples, en 439, la mise au tombeau de saint Quodvultdeus, évêque de Carthage. Avec son clergé, sur l’ordre du roi arien Genséric, il fut expulsé, embarqué sur des bateaux avariés, sans voiles ni avirons, et, contre tout espoir, il aborda près de Naples ; c’est là qu’il succomba, confesseur de la foi. 
2.         Commémoraison des saints moines et autres martyrs  , qui furent cruellement massacrés pour la foi en Palestine, l’an 507, par les Sarrasins et leur chef Alamundar. 
3.         À Milan, vers 680, saint Mansuet, évêque, qui combattit avec énergie contre l’hérésie des monothélites. 
4.         À Bénévent en Campanie, l’an 682, saint Barbat, évêque, qui dit-on, convertit au Christ les Lombards et leur prince. 
5*.         Au monastère de Vabre, au pays de Rodez, vers 877, saint Georges, moine. 
6*.         À Bisignano, près de Cosenza en Calabre, vers 970, saint Proclus, moine, doté d’une doctrine excellente et exemple de vie monastique. 
7*.         À La Cambre près de Bruxelles, en 1260, le trépas de saint Boniface, qui fut évêque de Lausanne et termina sa vie dans la piété auprès des moniales cisterciennes du lieu. 
8*.         À Noto en Sicile, l’an 1351, le bienheureux Conrad Confalonieri de Plaisance, ermite du Tiers-Ordre de Saint François, qui, après avoir délaissé les jeux du monde, poursuivit durant près de quarante ans une forme de vie très dure, dans la prière et la pénitence continuelles. 
9*.         Commémoraison du bienheureux Alvare de Zamora, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, grand prédicateur, qui établit un chemin de croix dans le couvent fondé par lui près de Cordoue en Andalousie, où il mourut vers 1430.
10*.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1468, la bienheureuse Élisabeth Picenardi, vierge, qui mena dans la maison de son père une vie consacrée à Dieu sous l’habit de l’Ordre des Servites de Marie, dans la plus grande dévotion à la Vierge Marie, s’approchant fréquemment de la sainte communion et s’appliquant assidûment à la liturgie des Heures et à la méditation des saintes Écritures. 
11.         À Kayiang, près de Mianyang dans la province chinoise de Sichuan, en 1862, sainte Lucie Yi Zhenmei, vierge et martyre, qui fut condamnée à être décapitée à cause de sa confession de foi catholique.
12*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Joseph Zaplata, religieux de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus et martyr, qui fut arrêté par la police nazie en Pologne et interné dans ce camp, où il mourut du typhus en assistant d’autres prisonniers contaminés.

Le 20 février

1.         Commémoraison de saint Sérapion, martyr à Alexandrie vers 248. Sous l’empereur Dèce, il fut si cruellement soumis à la torture que toutes les jointures de ses membres furent brisées et qu’ensuite il fut précipité de l’étage supérieur de sa maison. 
2.         Commémoraison de cinq bienheureux martyrs qui, en 303, sous l’empereur Dioclétien, furent mis à mort à Tyr, en Phénicie. D’abord déchirés par tout le corps à coups de fouet, puis dépouillés de leurs vêtements, placés dans l’amphithéâtre et exposés à des bêtes féroces de différentes espèces, ils montrèrent dans des corps juvéniles une constance ferme et impassible ; l’un d’eux, en particulier, qui n’avait pas vingt ans, sans être attaché, les bras levés en forme de croix, faisait monter ses prières vers Dieu ; les autres, laissés sains et saufs par les bêtes auparavant excitées, furent enfin tués par l’épée et leurs corps jetés dans la mer. 
3.         Commémoraison de saint Tyranion, évêque de Tyr et martyr à Antioche de Syrie, en 311. Élevé dans la foi chrétienne dès son plus jeune âge, il eut le corps lacéré par des ongles de fer avec le prêtre Zénobe et obtint la victoire.
4.         À Tournai en Gaule Belgique, vers 530, saint Eleuthère, évêque. 
5.         À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, le trépas de saint Eucher, évêque d’Orléans, qui fut forcé de s’exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d’ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l’union à Dieu. 
6.         À Catane en Sicile, vers 787, saint Léon, évêque, qui prit le plus grand soin des pauvres. 
7*.         À Aljustrel près de Fatima, au Portugal, en 1920, la bienheureuse Hyacinthe Marto. Encore toute jeune enfant, elle supporta avec patience la maladie dont elle était affectée et témoigna de toutes ses forces de sa piété envers la Vierge Marie. 
8*.         Au camp de concentration de Stutthof, près de Gdansk, en Pologne, l’an 1945, la bienheureuse Julie Rodzinska, vierge, de la Congrégation des Sœurs dominicaines de l’Immaculée-Conception et martyre. Quand sa patrie fut soumise au régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut arrêtée par des miliciens, internée dans ce camp où elle vint en aide à des juives et mourut du typhus.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org