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Pouvons-nous être des bons chrétiens sans le baptême?

Homélie pour Fête du Baptême du Seigneur. Année B

L’Eglise nous invite à contempler le mystère du Baptême du Seigneur, et avec cette fête, elle conclut le temps de Noël et ouvre le temps ordinaire, le temps où nous méditons les actes de Jésus (ses miracles, ses rencontres) et ses paroles (les discours et les paraboles).

Par rapport à son baptême, il est un premier sens, une finalité que le Seigneur avait lorsqu’Il reçoit le baptême de Jean : faire preuve de solidarité avec l’homme pécheur.

Sa solidarité se révèle lorsque le Seigneur charge sur lui-même la condamnation et le châtiment que l’homme méritait pour le péché. C’est pourquoi saint Paul écrit :  » Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix. » (Col 2, 14). Et aussi dans la deuxième lettre aux Corinthiens :  » Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » (2Cor 5,21).

Pour cette raison, par cette solidarité du Christ envers nous afin d’enlever le péché, c’est que le Baptême du Christ est étroitement lié à sa passion et à sa mort sur la croix. Le baptême d’eau du Christ dans le Jourdain est symbole de son baptême du sang sur le mont Calvaire. En fait, le Seigneur dira, déjà dans sa vie publique, c’est-à-dire quelque temps après son baptême d’eau :  » Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Lc 12,50).

Notre baptême, alors, parce qu’il a toute la force de la mort et de la résurrection du Christ, efface vraiment le péché originel, nous pardonne vraiment tous les péchés et nous infuse vraiment la grâce.

Saint Grégoire de Nazianze a écrit que le baptême est « un Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; une grâce, parce qu’elle est donnée même aux coupables; il est baptême (immersion), parce que le péché est enseveli dans l’eau; une onction, parce qu’il est sacré et royal (car les prophètes et les rois sont ceux qui reçoivent l’onction); une illumination, car c’est une lumière resplendissante; un habit, parce qu’il couvre notre honte; un bain, car il lave; un sceau, car il nous protège et est le signe de la souveraineté de Dieu sur nous ».

Dans notre époque, où plusieurs valeurs sont méprisées et beaucoup de vérités mises en question, simplement parce que la vérité « dérange » certains esprits et qu’il faut donc malheureusement la nier, il n’est pas étrange de trouver des chrétiens catholiques qui méprisent la valeur de la foi, et méprisent aussi l’importance des signes de la foi, comme par exemple le baptême. Ces gens-là considèrent le baptême comme un évènement social à l’Eglise sans importance, pensant par exemple qu’on peut être un bon chrétien sans recevoir les sacrements, ou bien partagent l’ opinion assez répandue de ne pas imposer le baptême aux autres, par exemple aux enfants (lorsqu’il s’agit des parents catholiques, bien entendu).

Nous allons essayer d’expliquer pourquoi le baptême n’est pas « une attaque à la liberté », mais plutôt un grand bien que nous pouvons offrir à toute personne qui veut s’approcher du Christ.

Il faut tout d’abord dire que nous voulons tous, en tant qu’êtres humains, aimer et être aimés. Et être chrétien est essentiellement pratiquer le commandement de l’amour. L’amour authentique n’a jamais été une mauvaise chose pour personne.

Qu’un enfant jouisse de l’amour de ses parents dès sa conception n’est pas une condition négative à la liberté et à la volonté de l’enfant. De plus, c’est la plus belle chose qu’un enfant puisse posséder : l’amour et l’affection de ses parents.

Se réjouir de l’amour de Dieu est le plus grand don que l’on peut demander, et nous n’avons pas le droit de priver autrui du don d’être aimé.

Parlant précisément du sacrement, on peut dire que les objections contre le baptême des enfants proviennent d’une triple ignorance : l’ignorance des biens du baptême, de la Parole de Dieu et de la pratique de l’Église.

Par rapport au premier aspect : Le baptême est une grâce inestimable. Le baptême fait de nous des enfants de Dieu (Galates 4, 5-7). Il est la source d’une nouvelle vie en Christ (Catéchisme de l’Église catholique 1253). Tout en effaçant de nous tout péché (Actes 2:38), le baptême nous incorpore au Christ (Romains 8, 29. CEC 1272) et à la communauté du salut, l’Eglise, où nous trouvons tous les moyens nécessaires pour aller au Ciel (CEC 1273). Le baptême nous donne le « sceau du Seigneur » avec lequel le Saint-Esprit nous a marqués pour le jour de la rédemption (Éphésiens 4,30). Les parents catholiques (s’ils sont conscients de ce qu’implique la foi chrétienne) priveraient l’enfant de la grâce inestimable d’être un enfant de Dieu s’ils n’administraient pas le baptême.

Qu’est-ce que l’Église nous enseigne ?  L’avertissement du Christ dans l’Évangile:  » personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jn 3,5), doit être compris comme l’invitation d’un amour universel et infini; un appel à ses enfants souhaitant pour eux le plus grand bien. Cet appel irrévocable et urgent du Seigneur ne peut laisser l’homme dans une attitude indifférente ou neutre, puisque son acceptation est pour lui la condition de l’accomplissement de sa destinée. (Instruction sur le baptême des enfants # 10)

La foi n’est pas seulement un acte personnel, mais surtout une vertu surnaturelle. Les enfants ne sont pas capables de réaliser par eux-mêmes un acte de foi personnel, mais ils peuvent avoir la foi comme une vertu surnaturelle. De la même manière que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné », ainsi c’est par grâce et non par nos propres efforts, que le Saint-Esprit donne aussi la foi à ceux qui reçoivent le baptême.

Il est bien de rappeler que comme l’Eglise l’enseigne: « Le baptême est le sacrement de la foi ». (CEC 1253). « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé » (Marc 16,16). Pour cette raison « … Le baptême n’a jamais été administré sans la foi et pour les enfants, c’est la foi de l’Église ». (Instruction sur le baptême des enfants n ° 18).

C’est-à-dire que pour faire partie du peuple de Dieu et entrer au Ciel, le baptême est nécessaire (moyen ordinaire). Ainsi, par exemple, si entrer au cinéma sans billet est une fraude, mais que quelqu’un d’autre paie mon billet, j’aurai autant le droit d’entrer que si je l’avais payé.

Dans l’évangile, le Seigneur a toujours exigé la foi pour guérir les malades, mais dans le cas des enfants, la foi de leur père ou de leur mère sera suffisante, comme dans le cas de la fille de Jaïre, Marc 5, 36 et de la fille du syro-phénicien, Matthieu 15, 28. Personne ne peut se donner la foi. L’enfant reçoit la vie de ses parents et la foi de l’Église. C’est une foi initiale, en semence, qui doit ensuite grandir et devenir adulte, mais il suffit de recevoir le baptême.

On peut encore objecter que les enfants n’ont pas besoin du baptême parce qu’ils sont innocents et n’ont aucun péché.

Il faut dire à cela que celui qui ne distingue pas, confond. Les enfants n’ont pas de péchés personnels, mais ils portent le péché originel.

Saint Paul oppose l’universalité du péché, à l’universalité du salut en Christ: « Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort et ainsi la mort a atteint tous les hommes, car tous ont péché … « Romains 5, 12.  Si tout le monde subit la défaite du péché, alors tout le monde a besoin du bain qui nous lave du péché: le baptême.

Que nous soyons tous pécheurs (depuis la naissance) est une vérité présente dans l’Ancien Testament, le roi David dit dans le psaume 50:  » je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère »

On dira encore contre le baptême des enfants qu’il n’est pas bon de leur imposer une foi qu’ils n’ont pas choisie.

La foi n’est ni «choisie» ni «imposée» mais elle est le don et la grâce de Dieu. Si le baptême confère aux enfants le bien sublime de la grâce divine, seuls les parents ignorants ou non croyants peuvent refuser ce don à leurs enfants.

Encore une objection qui apparaît parfois chez les catholiques : Jésus-Christ a été baptisé quand il avait 30 ans et il a été baptisé dans le Jourdain.

Cette objection révèle une grande ignorance de la parole de Dieu. Parce que le Christ a reçu le baptême de Jean, qui était un baptême de pénitence et nous avons plutôt reçu le baptême du Christ, dans le feu et dans l’Esprit. C’est pourquoi nous sommes « chrétiens » et non « baptistes ». Et c’est pourquoi nous, catholiques, ne baptisons pas comme Jean Baptiste l’a fait, mais comme le Christ l’a commandé: «au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit» cf. Matthieu 28, 19.

Et qu’en est-il des enfants qui meurent sans baptême?

Ces enfants, « L’Église les confie à la miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2, 4) et à la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas » (Marc 10:14). Cela nous permet d’avoir la confiance qu’il existe une voie de salut pour les enfants qui meurent sans baptême. Pour cette raison, l’appel de l’Église à ne pas empêcher les enfants de venir au Christ par le don du baptême est encore plus pressant. (CEC n. 1261).

Aujourd’hui, où l’Eglise nous invite à contempler le mystère du Baptême, pensons donc un moment à la valeur de ce grand don accordé par Dieu et demandons la grâce de le faire fructifier avec une vie sainte.

« Tout ce qui s’est passé en Christ nous enseigne qu’après le bain d’eau, le Saint-Esprit descend sur nous du haut des cieux et que, adoptés par la Voix du Père, nous devenons enfants de Dieu. » Saint Hilaire de Poitiers

P. Luis Martinez IVE.

Ils voient un enfant et ils reconnaissent Dieu

Homélie pour la Solennité de l’Epiphanie

L’Eglise nous invite ce dimanche à célébrer le mystère de l’Epiphanie, le mystère du Fils de Dieu né à Bethlehem qui se manifeste aux nations représentées dans les rois mages, rappelons-nous que le mot « nations » est utilisé pour désigner tous les peuples hors du peuple d’Israël, les peuples qui n’avaient pas reçu la révélation du Dieu unique.

Dieu a voulu annoncer aussi à ceux qui ne possédaient pas les Saintes Ecritures, qu’un Sauveur est né pour tous.

Comme nous le savons, Dieu cherche toujours à communiquer avec nous, c’est à nous de savoir l’écouter, Dieu nous parle par sa Parole, écrite dans la Bible, interprétée dans son Eglise, nous parle par les évènements qui se succèdent dans notre vie et que nous devons comprendre, en déchiffrant ce qu’Il veut nous y signifier.

En la Naissance de son Fils Unique Dieu a voulu le révéler aussi à différentes personnes, utilisant différentes manières pour ce faire. « Par condescendance, enseigne Saint Jean Chrysostome, Dieu a voulu les appeler par des signes qui leur étaient familiers ».

Ainsi, l’évangile nous dit que parmi ceux qui ont reçu l’annonce de la Nativité il y avait les sages d’Israël qui attendaient la manifestation du Messie. Selon saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique, III pars, question 36) :

« Les justes sont intimement et ordinairement enseignés par une impulsion intérieure du Saint-Esprit, sans besoin de recourir à de signes sensibles, c’est-à-dire par l’esprit de prophétie. Et c’est pourquoi, aux justes (ceux qui étaient familiarisés avec les écritures et vivaient une vie sainte), comme Siméon et Anne, la naissance du Christ a été manifestée par une impulsion intérieure du Saint-Esprit, selon S. Luc (2, 26) : « Il avait été divinement averti par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. »

D’autres, adonnés à des activités corporelles, sont conduits par des moyens sensibles (comme par exemple, une vision) aux vérités intelligibles. Aux bergers et aux mages, donc, la naissance du Christ a été manifestée par des apparitions visibles.

Il faut encore dire qu’en raison que cette naissance n’était pas purement terrestre mais aussi, en un sens, céleste, c’est par des signes célestes qu’elle a été manifestée aux uns et aux autres, car selon Saint Augustin, :  » Les cieux sont habités par les anges et embellis par les astres ; c’est donc par les uns et les autres que les cieux racontent la gloire de Dieu. « 

D’autre part, les juifs étaient habitués à recevoir les réponses divines par l’intercession des anges, c’est-à-dire que le peuple d’Israël savait que Dieu se communiquait souvent par les anges, nous en trouvons plusieurs cas dans l’Ancien Testament comme celui d’Abraham ; puisque les bergers étaient des juifs, la naissance du Christ leur a été révélée par des anges.

Mais les rois comme on l’avait dit plus haut, appartenaient aux peuples païens qui n’avaient pas reçu la révélation d’un Dieu unique. Les rois mages comme beaucoup d’autres païens (souvenons-nous des civilisations de l’antiquité) étaient des astrologues, accoutumés à observer le cours des étoiles ; à ces mages, habitués à observer les corps célestes, la Nativité du Christ fut manifestée donc par le signe de l’étoile.

S. Grégoire découvre encore un autre motif :  » Les Juifs (les bergers), comme usant de la raison, devaient être avertis par la prédication d’un être raisonnable, l’ange. Mais les païens, qui ne savaient pas employer leur raison à connaître le Seigneur, sont conduits non par la parole, mais par des signes. Et de même que des prédicateurs annoncèrent aux païens le Seigneur qui avait pris la parole, de même des éléments muets le prêchèrent lorsqu’il ne parlait pas encore (c’est-à-dire, l’Enfant Jésus). « 

Les rois mages donc, ont vu une étoile au Ciel et ils ont suivi le chemin qu’elle leur traçait. Comment était alors cette étoile ?

Ecoutons l’explication des pères de l’Eglise, selon saint Augustin :  » Ce n’était pas l’une des étoiles qui, depuis le début de la création, gardent l’ordre de leur course sous la loi du Créateur, mais c’est un astre nouveau apparu pour l’enfantement nouveau d’une vierge. « 

D’abord, c’était une étoile qui se déplaçait devant les mages, en toute clarté. D’après la parole des mages :  » Nous avons vu son étoile à l’orient  » ne doit pas se comprendre comme si, eux-mêmes étant situés à l’orient, l’étoile leur est apparue alors qu’elle se trouvait en Judée, mais en ce sens qu’ils la virent située à l’orient et qu’elle les précéda jusqu’en Judée.

Elle n’aurait pas pu indiquer distinctement la maison, si elle n’avait été voisine de la terre. Et comme saint Jean Chrysostome le dit lui-même, ce n’est pas là le fait d’une étoile, mais d’une puissance raisonnable (un ange). Aussi apparaît-il que cette étoile était une vertu invisible qui aurait emprunté cette apparence.

Il faut savoir aussi que cette étoile ne montrait pas seulement l’enfantement de la Vierge en demeurant en l’air, mais aussi en descendant. On lit en effet (Mt 2, 9) :  » L’étoile qu’avaient vue les mages à l’orient les précédait jusqu’à ce qu’elle s’arrêtât au-dessus du lieu où était l’enfant. « 

Mais, tout en ayant l’étoile qui les guidait, pourquoi les mages sont-ils allés consulter le roi Hérode à Jérusalem ?

C’est saint Augustin qui nous éclaire :  » L’étoile qui avait guidé les mages jusqu’au lieu où l’enfant Dieu se trouvait avec sa mère vierge, pouvait les conduire jusqu’à la cité même de Bethléem où était né le Christ. Cependant elle se déroba jusqu’à ce que les Juifs eux-mêmes eussent rendu témoignage au sujet de la cité où devait naître le Christ.  » Et, comme dit Saint Léon, le grand :  » Rassurés par deux témoignages convergents, Les rois mages se mettent à chercher avec une foi plus ardente celui que leur manifestent et la clarté de l’étoile et l’autorité de la prophétie. « 

Et pour cette raison saint Augustin conclut, « eux-mêmes annoncent aux Juifs la naissance du Christ, et leur demandent le lieu, ils croient et ils cherchent, comme pour symboliser ceux qui marchent par la foi et désirent la claire vision » . Quant aux juifs, qui leur indiquèrent le lieu de la naissance du Christ « ils ressemblèrent aux ouvriers qui bâtirent l’arche de Noé : ils fournirent aux autres le moyen d’échapper, mais eux-mêmes périrent dans le déluge ».

Saint Thomas argumente encore : « Ce fut aussi par la volonté divine que les mages, qui avaient perdu de vue l’étoile, se rendirent avec bon sens à Jérusalem, cherchant dans la cité royale le roi qui venait de naître, afin que la naissance du Christ soit annoncée publiquement pour la première fois à Jérusalem… En outre, l’empressement des mages venus de loin condamnerait la paresse des juifs tout proches. »

Nous devons beaucoup apprendre des rois mages, d’abord à savoir interpréter les signes de Dieu, à suivre ses inspirations, à chercher Dieu et à ne pas nous décourager devant les épreuves.

Voyons comment ils ont eu la foi en Jésus-Christ: « ils voient un homme et ils reconnaissent Dieu. Et ils offrent des présents accordés à la dignité du Christ. L’or, comme au grand Roi ; l’encens, qui sert dans les sacrifices divins, comme à Dieu ; la myrrhe, dont on embaume les corps des défunts, comme à celui qui doit mourir pour le salut des hommes»

Nous apprenons par-là  » -dit S. Grégoire- à offrir au Roi nouveau-né l’or « , qui symbolise la sagesse,  » lorsque nous resplendissons en sa présence de la lumière de la sagesse ; l’encens  » qui exprime le don de soi dans la prière,  » nous l’offrons quand, par l’ardeur de notre prière, nous exhalons devant Dieu une bonne odeur ; et la myrrhe, qui symbolise la mortification de la chair, nous l’offrons si nous mortifions nos vices charnels par l’abstinence « .

Pour conclure, plus que l’étoile c’est la foi qui guide ces rois, ou plutôt qui est représentée dans cette étoile. Selon Saint Jean Chrysostome,  » si les mages étaient venus chercher un roi de la terre, ils auraient été déçus ; car ils auraient supporté sans raison la fatigue d’un si long trajet « . Mais, cherchant le roi du ciel,  » quoique ne voyant rien en lui de la dignité royale, ils se contentèrent cependant du témoignage de l’étoile, et ils l’adorèrent « .

Demandons à la très Sainte Vierge Marie, la grâce de suivre les inspirations qui nous guident vers Jésus.

P. Luis Martinez IVE.