Archives de catégorie : Martyrologe

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 FÉVRIER

Le 11 février

1.         Mémoire de Notre-Dame de Lourdes. En 1858, trois ans après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, une toute jeune fille, sainte Bernadette Soubirous, contempla à plusieurs reprises la Vierge Marie dans la grotte de Massabielle au bord du Gave, près de Lourdes, devenue dès lors un lieu vénéré par des foules innombrables de fidèles. 
2.         À Rome, sur la voie Appienne, dans le cimetière qui porte son nom, en 304, sainte Sotère, vierge et martyre. Comme le rapporte saint Ambroise, noble par sa naissance, elle méprisa à cause du Christ les consulats et les préfectures de ses parents et, sous Dioclétien, sommée de sacrifier aux idoles, elle refusa et, meurtrie par les outrages réservés aux esclaves, elle ne changea pas de visage ; condamnée à l’épée, elle ne répugna pas à la mort. 
3.         Commémoraison d’un très grand nombre de saints martyrs, qui en Numidie, l’an 304, durant la persécution de Dioclétien, furent arrêtés ; comme ils refusaient de livrer les Saintes Écritures, conformément à l’édit de l’empereur, ils furent assujettis aux plus cruels supplices et enfin mis à mort. 
4.         À Volturne en Campanie, saint Castrense, martyr.
5*.         En Apulie, saint Secondin, évêque.
6.         À Château-Landon du Gâtinais, au VIe siècle, le trépas de saint Sèverin, que l’on dit abbé d’Agaune au temps du roi Clovis. 
7.         À Rome, auprès de saint Pierre, en 731, la mise au tombeau du pape saint Grégoire II. Dans un temps désastreux, il répara des églises en ruines, défendit le culte des saintes images contre l’empereur Léon l’Isaurien et envoya saint Boniface annoncer l’Évangile en Germanie. 
8.         À Rome encore, en 824, la mise au tombeau du pape Pascal Ier, qui retira des cryptes des cimetières les corps d’un grand nombre de saints martyrs, qu’il voulut transférer par sécurité et avec un sentiment de vénération, pour les placer avec honneur dans les diverses églises de la ville. 
9*.         À Tournus en Bourgogne, l’an 1050, saint Ardaing, abbé.
10.         À Chihuahua au Mexique, en 1927, saint Pierre Maldonado, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution, il fut arrêté alors qu’il s’adonnait au ministère de la pénitence et, cruellement torturé, mérita d’obtenir le triomphe. 
11*.         À Vinaroz en Castille, l’an 1937, le bienheureux Tobie (François Borras Romeu), religieux de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu et martyr. Dans la persécution religieuse déchaînée au cours de la guerre civile espagnole, il fut mis à mort en haine de la foi.

Le 12 février

1.         Commémoraison des saints martyrs d’Abitène En 304, durant la persécution de Dioclétien, ils s’étaient rassemblés selon l’habitude, malgré l’interdiction du prince, pour célébrer le jour du Seigneur. Arrêtés par les magistrats de la colonie et les soldats de garde, conduits à Carthage et interrogés par le proconsul, ils se proclamèrent tous chrétiens, même sous la torture, et déclarèrent qu’ils ne pouvaient pas suspendre l’assemblée dominicale. Ils moururent pour le Christ Seigneur en des lieux et à des jours différents. 
2.         Commémoraison de saint Mélèce, évêque d’Antioche, qui fut souvent exilé à cause de la foi de Nicée et s’en alla vers le Seigneur en 381, alors qu’il présidait le premier Concile de Constantinople. Saint Grégoire de Nysse et saint Jean Chrysostome ont donné de magnifiques éloges à ses vertus. 
3.         Au monastère Saint-Corneille d’Inden en Germanie, l’an 821, le trépas de saint Benoît d’Aniane, qui propagea la Règle de saint Benoît, donna aux moines les coutumes à observer et travailla beaucoup à restaurer la liturgie romaine. 
4.         À Constantinople, en 901, saint Antoine, surnommé Cauléas, évêque, qui, au temps de l’empereur Léon VI, fit tous ses efforts pour affermir la paix et l’unité dans l’Église. 
5*.         Au monastère de Juilly dans le diocèse de Troyes, en 1136, la bienheureuse Ombeline, prieure de ce couvent, que son frère saint Bernard, abbé de Clairvaux, avait heureusement détournée des plaisirs du monde, et qui s’était donnée, avec le consentement de son époux, à la vie monastique. 
6*.         À Hipsheim en Alsace, l’an 1202, saint Ludan, pèlerin venu d’Écosse, qui faisait route vers les tombes des Apôtres et s’en alla en ce lieu vers le Seigneur. 
7*.         À Londres, en 1584, les bienheureux martyrs Thomas Hemmerford, Jacques Fenn, Jean Nutter, Jean Munden et Georges Haydock, prêtres. À cause de leur fidélité à l’Église romaine, alors que la reine Élisabeth Ière prétendait au pouvoir dans le domaine religieux, ils furent condamnés à mort, pendus à Tyburn et éventrés alors qu’ils respiraient encore.

Le 13 février

1.         À Athènes en Grèce, Saint Martinien, ermite, originaire de Césarée de Palestine
2*.         À Cardon, sur les bords de la Moselle, au territoire de Trèves, vers 389, saint Castor l’Aquitain, prêtre et ermite. 
3.         À Todi en Ombrie, au IVe siècle, saint Bénigne, prêtre et martyr. 
4.         À Lyon, vers 515, saint Étienne, évêque. 
5.         Commémoraison de saint Étienne, abbé, à Rieti en Sabine, au VIe siècle. C’était un homme d’une patience admirable, comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand. 
6*.         À Osnabrück en Saxe, en 874, saint Gosbert, évêque, qui fut missionnaire en Suède, mais, chassé de son siège par la persécution des païens, reçut le gouvernement de cette église. 
7*.         À Carcassonne, vers 931, saint Gimer, évêque.
8*.         À Lodève, en 1006, saint Fulcran, évêque, remarquable par sa bonté pour les pauvres et son zèle pour le culte divin. 
9*. À Meaux, en 1009, saint Gilbert, évêque, qui donna l’exemple d’une parfaite humilité. 
10*.         Près de Ptolémais en Palestine, l’an 1237, le trépas du bienheureux Jourdain de Saxe, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fut le successeur et l’imitateur de saint Dominique, montra un grand zèle à propager l’Ordre naissant et mourut dans un naufrage après une visite de ses frères établis en Terre sainte. 
11*.         À Spolète en Ombrie, l’an 1458, la bienheureuse Christine, qui, après la mort de son mari, se laissa aller quelque temps aux plaisirs de la chair, mais choisit bientôt une vie pénitente dans l’Ordre séculier de Saint-Augustin, vouée à la prière et au service des malades et des pauvres. 
12*. À Padoue en Vénétie, l’an 1469, la bienheureuse Eustochium (Lucrèce Bellini), vierge de l’Ordre de Saint Benoît. 
13.         À Dongjiaochang, dans la province chinoise de Sichuan, en 1818, saint Paul Liu Hanzuo, prêtre et martyr, étranglé à cause du nom chrétien. 
14.         À Thi-Nghè en Cochinchine, l’an 1859, saint Paul Lê-Van-Lôc, prêtre et martyr, qui fut décapité pour le Christ à la porte de la ville, sous l’empereur Tu Duc.

Le 14 février

1.         Mémoire (en Europe : fête) des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Ces deux frères de Thessalonique, envoyés par le patriarche de Constantinople, Photius, en Moravie, y prêchèrent la foi chrétienne et composèrent un alphabet propre pour transcrire du grec en slavon les livres saints. Quand ils vinrent à Rome, Cyrille, qui jusque là s’appelait Constantin, atteint par la maladie se fit moine et s’endormit dans le Seigneur en ce jour, l’an 869. Méthode, ordonné évêque de Sirmium par le pape Adrien II, évangélisa infatigablement la Pannonie, dut supporter bien des querelles qui lui furent infligées, mais soutenu toujours par les pontifes romains, il reçut la récompense de ses travaux à Valehred en Moravie, le 6 avril 885.
2.         À Rome, sur la voie Flaminienne, près du pont Milvius, saint Valentin, martyr. 
3.         Près de Spolète en Ombrie, saint Vital, martyr, que la foi conservée et l’imitation du Christ ont immortalisé. 
4.         À Rome, au cimetière de Prétextat, sur la voie Appienne, saint Zénon, martyr. 
5.         Commémoraison de plusieurs saints martyrs d’Alexandrie, Bassien, Tanion, Protus et Lucius qui furent jetés dans la mer ; Cyrion, prêtre, Agathon, exorciste, et Moïse, qui subirent le supplice du feu ; Denys et Ammonius, qui furent décapités. 
6. À Ravenne en Flaminie, au IIIe siècle, saint Éleucade, évêque. 
7.         Au mont Skopa en Bithynie, au Ve siècle, saint Auxence, prêtre et archimandrite, qui, placé sur un lieu élevé, comme sur une chaire, défendit la foi orthodoxe d’une voix puissante et par des miracles. 
8.         À Naples, commémoraison de saint Nostrien, évêque, qui protégea son peuple dans la foi catholique contre l’hérésie et accueillit de grand cœur les confesseurs de la foi chassés d’Afrique par les Vandales ariens. Il mourut vers 450.
9.         Près de Sarente, également en Campanie, vers 830, saint Antonin, abbé, qui se retira dans la solitude quand son monastère fut détruit par les Lombards. 
10.         À Cordoue en Espagne, l’an 1613, saint Jean-Baptiste de la Conception (Jean Garcia), prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui entreprit la restauration de l’Ordre et la soutint avec le plus grand empressement au milieu de graves difficultés et d’épreuves sévères causées par certains frères. 
11*.         À Valence, également en Espagne, l’an 1937, le bienheureux Vincent Vilar David, martyr, qui, durant la persécution religieuse au cours de la guerre civile, reçut chez lui des prêtres et des religieuses et préféra la mort à l’apostasie.

Le 15 février

1.         Commémoraison de bienheureux Onésime, que l’Apôtre saint Paul a recueilli esclave en fuite, qu’il a engendré dans la foi du Christ alors que lui-même était en prison, comme il le dit dans sa lettre à Philémon. 
2.         À Brescia en Vénétie, les saints martyrs Faustin et Jovite, qui, après de nombreux combats soutenus pour la foi du Christ, reçurent en vainqueurs la couronne du martyre. 
3.         À Antioche de Syrie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Isice, prêtre, Josippe, diacre de Rome, Zosime, Baral et Agapè, vierge. 
4.        En Auvergne, au Ve ou VIe siècle, sainte Géorgie, vierge. 
5.         À Vaison en Provence, vers 578, saint Quinide, évêque. 
6.         Dans la province de Valérie dans les Abruzzes, au VIe siècle, saint Sévère, prêtre, qui, comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand, à force de larmes ramena un cadavre à la vie. 
7.         À Capoue en Campanie, après 680, saint Décorose, évêque. 
8*.         À Palatiole en Toscane, vers 765, saint Walfrid, abbé. Après avoir eu et élevé cinq enfants, il décida, de concert avec son épouse, de mener la vie monastique. 
9*.         À Wexiow en Suède, vers 1045, saint Sigfrid, évêque, qui partit d’Angleterre, annonça avec zèle l’Évangile aux peuples du Gotland et baptisa dans le Christ le roi Olav lui-même. 
10*.         À Borgo San Sepolcro en Ombrie, vers 1306, le bienheureux Ange Scarpetto, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. 
11.         À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1682, saint Claude La Colombière, prêtre de la Compagnie de Jésus, homme entièrement donné à la prière, qui dirigea bien des fidèles à l’amour de Dieu par ses conseils sûrs et droits. 
**        A Prague, en 1611, les bienheureux Bedřich Bachstein et 13 compagnons, frères mineurs Franciscains, Martyrisés (béatifiés le 13 octobre 2012 par Benoît XVI)
**.        En Pologne, en 1975, le bienheureux Michel Sopocko, fondateur de la congrégation des sœurs de Jésus Miséricordieux, confesseur et père spirituel de Ste faustine  (béatifié par Benoit XVI le 28 septembre 2008)

Le 16 février

1.         En Campanie, sainte Julienne, vierge et martyre. 
2.         À Césarée de Palestine, en 309, les saints martyrs Élie, Jérémie, Isaïe, Samuel et Daniel. Chrétiens d’Égypte, ils s’étaient volontairement dévoués au service des confesseurs de la foi condamnés aux mines en Cilicie. Arrêtés sous l’empereur Galère Maximien et torturés cruellement par le préfet Firmilien, ils périrent enfin par l’épée. Après eux reçurent aussi la couronne du martyre le prêtre Pamphile, Valens, diacre de Jérusalem, et Paul, originaire de Jamnia, qui avaient passé deux ans en prison, mais aussi Porphyre, serviteur de Pamphile, Séleucus de Cappadoce, promu dans l’armée, Théodule, vieillard de la famille du préfet Firmilien, enfin Julien de Cappadoce, qui survenant en étranger à l’heure même et embrassant les corps des martyrs, fut dénoncé comme chrétien et condamné par le préfet à être brûlé à feu lent. 
3.         Dans le royaume perse, vers 420, saint Marutha, évêque, qui présida le concile de Séleucie, quand la paix fut rendue à l’Église. Il répara les Églises de Dieu tombées dans la persécution du roi Sapor et rassembla les reliques des martyrs de Perse dans sa ville épiscopale, appelée dès lors Martyropole. 
4*.         À San Pietro del Molito dans les Abruzzes, en 1230, la bienheureuse Philippe Mareri, vierge, qui méprisa les richesses et le luxe du monde et embrassa dans son propre pays le genre de vie récemment inauguré par sainte Claire. 
5*.         À Pérouse en Ombrie, commémoraison du bienheureux Nicolas Paglia, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui reçut de saint Dominique l’habit et la mission de prédication, et mourut en 1256. 
6*.         À Turin dans le Piémont, en 1926, le bienheureux Joseph Allamano, prêtre, qui montra un zèle brûlant et infatigable pour la propagation de la foi, et donna naissance à deux Congrégations des Missionnaires de la Consolata, l’une d’hommes, l’autre de femmes. 
**        En Italie, en 1788, le bienheureux Mariano Arciero, prêtre. (Béatifié le 24 juin 2012 par Benoît XVI)

Le 17 février

1.         Mémoire des sept saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie. Marchands de Florence, ils décidèrent d’un commun accord de s’établir sur le mont Senario au service de la Vierge Marie et de fonder un Ordre sous la Règle de saint Augustin. Un même esprit de fraternité les réunit dans leur vie, une vénération commune du peuple les a accompagnés après leur mort. Ils sont commémorés ensemble le jour où serait mort centenaire le dernier d’entre eux, Alexis, en 1310.
2.         À Amasée dans l’Hellespont, vers 306, la passion de saint Théodore, conscrit, qui, au temps de l’empereur Maximien, fut violemment frappé pour sa confession de foi chrétienne, envoyé en prison et ensuite livré pour être jeté dans le feu. Saint Grégoire de Nysse a célébré sa louange dans un remarquable discours. 
3*.         À Trèves en Gaule Belgique, vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules. 
4.         En Arménie, vers 440, saint Mesrob, docteur des Arméniens. D’abord soldat puis fonctionnaire au palais royal, il reçut le baptême et se fit moine, composa un alphabet pour la langue arménienne, pour que le peuple soit formé par les saintes Écritures. On lui attribue la traduction en arménien des deux Testaments, des hymnes et d’autres cantiques. 
5.         Au monastère de Cluain Ednech en Irlande, vers 440, saint Fintan, abbé, fondateur de ce monastère, célèbre par son austérité. 
6.         Commémoraison de saint Flavien, évêque de Constantinople. Pour avoir défendu la foi catholique à Éphèse, il fut déposé, frappé à coups de poing et de pied par les partisans de l’impie Dioscore et mourut peu après, sur la route de l’exil, en 449. 
7*.         À Lindisfarne en Northumbrie d’Angleterre, vers 650, saint Finan, évêque, après avoir été moine à Iona. Homme de savoir et de zèle, il entreprit l’évangélisation de l’Essex et de Mercie, dont il baptisa les rois. 
8.         À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins. 
9*.         Au monastère de Cava en Campanie, en 1124, le saint Constable, abbé, remarquable de douceur et de charité.
10*.         À Ratzbourg dans le Holstein, en 1178, saint Évermode, évêque, qui fut l’un des disciples de saint Norbert dans l’Ordre de Prémontré et travailla à la conversion du peuple des Vendes. 
11*.         À Padoue en Vénétie, l’an 1286, le bienheureux Luc Belludi, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fut disciple et compagnon de saint Antoine. 
12.         À Pyong-yang en Corée, l’an 1866, saint Pierre Yu Chong-nyul, martyr. Père de famille, alors qu’une nuit il lisait l’Évangile à des fidèles réunis dans la maison d’un catéchiste, il fut arrêté et, frappé à mort de coups de verges, il succomba pour le Christ. 
13*.         À Rosica en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Antoine Leszczewicz, prêtre de la Congrégation des Clercs Mariens et martyr, qui, au temps de l’occupation militaire de ce pays par le régime nazi, préféra rester parmi la population soumise à une action punitive. Arrêté par des soldats, il fut aussitôt fusillé et son corps brûlé.

Le 18 février

1.         À Beth Lapat dans le royaume perse, en 342, la passion des saints martyrs Sadoth, évêque de Séleucie et Ctésiphon, et cent vingt-huit compagnons, prêtres, clercs et vierges consacrées, qui refusèrent d’adorer le soleil et pour cela furent chargés de chaînes, soumis très longtemps à toutes sortes de tourments terribles et enfin, après la sentence du roi, mis à mort. 
2.         À Tolède en Espagne, l’an 632, saint Hellade, qui, après avoir occupé dans sa jeunesse des charges importantes à la cour royale, devint moine, puis abbé d’Agali, enfin promu à l’épiscopat de Tolède, où il donna de grands exemples de charité. 
3.         À Constantinople, en 806, saint Taraise, évêque, d’un savoir et d’une piété remarquables, qui ouvrit le second Concile de Nicée, où les Pères rétablirent le culte des saintes images. 
4*.         Au monastère de Centule dans le Ponthieu, en 814, saint Angilbert, abbé. Après avoir quitté ses charges au palais de Charlemagne et à l’armée, il se retira dans la vie monastique, avec le consentement de son épouse, qui elle-même prit le voile des femmes consacrées, et il dirigea avec succès l’abbaye de Centule.
5*.         À Coïmbra au Portugal, vers 1162, saint Théotone, qui fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem, refusa la garde du Saint-Sépulcre, et à son retour dans sa patrie, la seconde fois, fonda la Congrégation des Chanoines réguliers de la Sainte Croix. 
6*.         À Rome, en 1455, le bienheureux Jean de Fiesole, surnommé l’Angélique, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui, toujours attaché au Christ, exprima dans sa peinture ce qu’il contemplait intérieurement, pour élever l’esprit des hommes vers les réalités d’en-haut. 
7*.         À Londres, en 1594, le bienheureux Guillaume Harrington, prêtre et martyr. Originaire du comté d’York, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, pour avoir reçu le sacerdoce et l’avoir exercé en Angleterre, il fut pendu et éventré à Tyburn. 
8*.         À Londres également, en 1601, le bienheureux Jean Pibuch, prêtre et martyr. Sous le même règne, après avoir été plusieurs fois et longuement détenu en prison, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce et subit à Southwark les supplices habituels. 
9.         Près de Ou-tchang-fou, dans la province chinoise de Hubei, en 1820, saint François-Régis Clet, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Après tente ans passés à annoncer l’Évangile au milieu des plus grandes épreuves, dénoncé par un païen, il fut réduit à une captivité rigoureuse, soumis à de nombreux interrogatoires suivis de tortures et enfin étranglé, à cause du nom chrétien. 
10.         À Guizhou également en Chine, l’an 1862, saint Jean-Pierre Néel, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé, sous l’empereur Tu Duc, d’avoir prêché la foi chrétienne, il fut attaché par les cheveux à la queue d’un cheval et traîné violemment avec toutes sortes de moqueries et de punitions et enfin décapité d’un coup de sabre. Avec lui subirent le même supplice les saints martyrs Martin Wu Xuesheng, catéchiste, Jean Zhang Tianshen, néophyte, et Jean Chen Xianheng.
11*.         À Bergame en Lombardie, l’an 1903, la sainte Gertrude (Catherine Comensoli), vierge, qui fonda une Congrégation de religieuses pour l’adoration du Saint-Sacrement et l’éducation de la jeunesse. (canonisée le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
12*.         À Rosica en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Georges Kaszyra, prêtre de la Congrégation des Clercs Mariens et martyr. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté par des soldats du régime nazi d’occupation, fusillé, et son corps fut brûlé.

Le 19 février

1.         À Naples, en 439, la mise au tombeau de saint Quodvultdeus, évêque de Carthage. Avec son clergé, sur l’ordre du roi arien Genséric, il fut expulsé, embarqué sur des bateaux avariés, sans voiles ni avirons, et, contre tout espoir, il aborda près de Naples ; c’est là qu’il succomba, confesseur de la foi. 
2.         Commémoraison des saints moines et autres martyrs  , qui furent cruellement massacrés pour la foi en Palestine, l’an 507, par les Sarrasins et leur chef Alamundar. 
3.         À Milan, vers 680, saint Mansuet, évêque, qui combattit avec énergie contre l’hérésie des monothélites. 
4.         À Bénévent en Campanie, l’an 682, saint Barbat, évêque, qui dit-on, convertit au Christ les Lombards et leur prince. 
5*.         Au monastère de Vabre, au pays de Rodez, vers 877, saint Georges, moine. 
6*.         À Bisignano, près de Cosenza en Calabre, vers 970, saint Proclus, moine, doté d’une doctrine excellente et exemple de vie monastique. 
7*.         À La Cambre près de Bruxelles, en 1260, le trépas de saint Boniface, qui fut évêque de Lausanne et termina sa vie dans la piété auprès des moniales cisterciennes du lieu. 
8*.         À Noto en Sicile, l’an 1351, le bienheureux Conrad Confalonieri de Plaisance, ermite du Tiers-Ordre de Saint François, qui, après avoir délaissé les jeux du monde, poursuivit durant près de quarante ans une forme de vie très dure, dans la prière et la pénitence continuelles. 
9*.         Commémoraison du bienheureux Alvare de Zamora, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, grand prédicateur, qui établit un chemin de croix dans le couvent fondé par lui près de Cordoue en Andalousie, où il mourut vers 1430.
10*.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1468, la bienheureuse Élisabeth Picenardi, vierge, qui mena dans la maison de son père une vie consacrée à Dieu sous l’habit de l’Ordre des Servites de Marie, dans la plus grande dévotion à la Vierge Marie, s’approchant fréquemment de la sainte communion et s’appliquant assidûment à la liturgie des Heures et à la méditation des saintes Écritures. 
11.         À Kayiang, près de Mianyang dans la province chinoise de Sichuan, en 1862, sainte Lucie Yi Zhenmei, vierge et martyre, qui fut condamnée à être décapitée à cause de sa confession de foi catholique.
12*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Joseph Zaplata, religieux de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus et martyr, qui fut arrêté par la police nazie en Pologne et interné dans ce camp, où il mourut du typhus en assistant d’autres prisonniers contaminés.

Le 20 février

1.         Commémoraison de saint Sérapion, martyr à Alexandrie vers 248. Sous l’empereur Dèce, il fut si cruellement soumis à la torture que toutes les jointures de ses membres furent brisées et qu’ensuite il fut précipité de l’étage supérieur de sa maison. 
2.         Commémoraison de cinq bienheureux martyrs qui, en 303, sous l’empereur Dioclétien, furent mis à mort à Tyr, en Phénicie. D’abord déchirés par tout le corps à coups de fouet, puis dépouillés de leurs vêtements, placés dans l’amphithéâtre et exposés à des bêtes féroces de différentes espèces, ils montrèrent dans des corps juvéniles une constance ferme et impassible ; l’un d’eux, en particulier, qui n’avait pas vingt ans, sans être attaché, les bras levés en forme de croix, faisait monter ses prières vers Dieu ; les autres, laissés sains et saufs par les bêtes auparavant excitées, furent enfin tués par l’épée et leurs corps jetés dans la mer. 
3.         Commémoraison de saint Tyranion, évêque de Tyr et martyr à Antioche de Syrie, en 311. Élevé dans la foi chrétienne dès son plus jeune âge, il eut le corps lacéré par des ongles de fer avec le prêtre Zénobe et obtint la victoire.
4.         À Tournai en Gaule Belgique, vers 530, saint Eleuthère, évêque. 
5.         À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, le trépas de saint Eucher, évêque d’Orléans, qui fut forcé de s’exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d’ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l’union à Dieu. 
6.         À Catane en Sicile, vers 787, saint Léon, évêque, qui prit le plus grand soin des pauvres. 
7*.         À Aljustrel près de Fatima, au Portugal, en 1920, la bienheureuse Hyacinthe Marto. Encore toute jeune enfant, elle supporta avec patience la maladie dont elle était affectée et témoigna de toutes ses forces de sa piété envers la Vierge Marie. 
8*.         Au camp de concentration de Stutthof, près de Gdansk, en Pologne, l’an 1945, la bienheureuse Julie Rodzinska, vierge, de la Congrégation des Sœurs dominicaines de l’Immaculée-Conception et martyre. Quand sa patrie fut soumise au régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut arrêtée par des miliciens, internée dans ce camp où elle vint en aide à des juives et mourut du typhus.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 FÉVRIER

Le 1er février

1.         En Phrygie, commémoraison de saint Tryphon, martyr. 
2.         À Ravenne en Flaminie, vers 389, saint Séverin, évêque. 
3.         Dans la cité du Tricastin, dans la région de Vienne, sans doute au IVe siècle, saint Paul, évêque, dont la ville a pris ensuite le nom. 
4.         À Kildare en Irlande, l’an 523, sainte Brigitte, abbesse, qui aurait fondé un des premiers monastères de l’île et poursuivi l’œuvre d’évangélisation commencée par saint Patrice. 
5*.         À Aoste, dans les Alpes Grées, au VIe siècle, saint Ours, prêtre. 
6*.         Dans le Velay, au VIe ou VIIe siècle, saint Agrève, évêque du Puy dont l’apostolat s’étendit jusqu’au Vivarais. 
7*.         À Metz, en 656, saint Sigisbert III, roi d’Austrasie, qui construisit les monastères de Stavelot, Malmédy et beaucoup d’autres, et fit de larges aumônes aux églises et aux pauvres.
8*.         À Ciruelos en Nouvelle Castille, l’an 1163, saint Raymond, abbé cistercien de Fitero, dont il fut le fondateur avant de fonder l’Ordre de Calatrava, moitié militaire moitié monastique. Il fut aussi un remarquable combattant de la chrétienté contre le joug des Maures. 
9*.         Dans la ville de Saint-Malo en Bretagne, l’an 1163, saint Jean, évêque. Admirable par son austérité et sa justice, il transféra dans cette ville le siège épiscopal d’Aleth, et saint Bernard le recommanda comme un évêque pauvre, ami des pauvres et amoureux de la pauvreté.
10*.                 À Paris, en 1220, le bienheureux Réginald d’Orléans, prêtre, qui passant à Rome, fut saisi par la parole de saint Dominique et entra dans l’Ordre des Prêcheurs, auquel il attira un grand nombre par l’exemple de ses vertus et le feu de sa parole.
11*.         Près de Castel-Florentin en Toscane, vers 1242, la bienheureuse Véridienne, vierge, qui vécut en recluse dans une cellule attenant à un oratoire, de sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse. 
12*.         À Piglio dans le Latium, en 1302, le bienheureux André Conti, de la famille des comtes de Segni, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui refusa toutes les hautes dignités, préférant servir le Christ dans l’humilité et la simplicité.
13*.        À Dublin, en 1612, les bienheureux martyrs Conor O’Devany, évêque de Down et Connor, franciscain, et Patrick O’Lougham, prêtre, qui, sous le roi Jacques Ier, furent condamnés à mort à cause de la foi catholique et subirent le supplice de la pendaison. 
14.         À Londres, en 1645, saint Henri Morse, prêtre jésuite et martyr. Plusieurs fois arrêté, deux fois envoyé en exil, il fut enfin, sous le roi Charles Ier, à cause de son sacerdoce, enfermé en prison et, après y avoir célébré la messe, pendu à Tyburn.
15*.         À Avrillé, près d’Angers, en 1794, la passion des bienheureuses Marie-Anne Vaillot et quarante-six compagnes, martyres, victimes de la Terreur sous la Révolution française, fusillées en raison de leur attachement à l’Église.
16.         À Séoul en Corée, l’an 1840, les saints martyrs Paul Hong Yong-ju, catéchiste, Jean Yi Mun-u, qui s’occupait des pauvres et ensevelissait les corps des martyrs, et Barbara Ch’ œ Yong-i, qui suivit les exemples de ses parents et de son mari mis à mort pour le nom chrétien, tous les trois décapités. 
17*.         À Turin dans le Piémont, en 1888, la bienheureuse Jeanne Françoise de la Visitation (Anne Michelotti), vierge, qui fonda l’Institut des Petites Sœurs du Sacré-Cœur, en vue du service gratuit des malades pauvres.
18*.         À Cucuta en Colombie, l’an 1923, le bienheureux Louis Variara, prêtre salésien, qui mit tout en œuvre pour soigner les lépreux et fonda l’Institut des Sœurs Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie. 
**.         À Caracas au Vénézuéla, en 1940, la bienheureuse Candelaria de San José Paz Castillo Ramirez, fondatrice de la congrégation des petites sœurs des pauvres d’Altagracia de Orituco. (béatifiéé par Benoît XVI le 27 avril 2008) Décedée le 31 janvier, fête le 1 février

Le 2 février

1.         Fête de la Présentation du Seigneur, que les Grecs appellent Hypapante, la Rencontre. Quarante jours après sa Naissance, Jésus fut présenté au Temple par Marie et Joseph ; selon les apparences, il accomplissait la Loi de Moïse ; en réalité, il venait au devant de son peuple croyant et exultant, lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël son peuple. 
2.         À Orléans, vers 480, saint Floscule, évêque, 
3.         À Cantorbéry en Angleterre, l’an 619, saint Laurent, évêque, qui reçut le gouvernement de cette Église après saint Augustin, et la fit grandir considérablement en convertissant le roi Edbald. 
4.         À Wurtzbourg en Bavière, l’an 754, saint Burchard, évêque. Originaire d’Angleterre, il fut ordonné par saint Boniface premier évêque de cette cité. 
5*.         À Florence en Toscane, l’an 1348, le bienheureux Simon Fidati de Cascia, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint- Augustin, qui, par sa parole et ses écrits, amena un grand nombre de fidèles à une vie chrétienne meilleure. 
6*.         À Suse dans le Piémont, l’an 1365, le bienheureux Pierre Cambiani de Ruffia, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, massacré dans le cloître des franciscains par des dissidents, en haine de l’Église. 
7.         À Prato en Toscane, l’an 1590, sainte Catherine de Ricci, vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint Dominique, qui mit tout son cœur à l’œuvre de restauration religieuse et s’appliqua à honorer sans relâche les mystères de la passion de Jésus Christ, qu’elle mérita même d’éprouver.
8.         À Bordeaux, en 1640, sainte Jeanne de Lestonnac. Jeune fille, elle repoussa les invitations et les tentatives de sa mère pour qu’elle quitte l’Église catholique ; après la mort de son mari, elle veilla avec sagesse à l’éducation de ses cinq enfants, puis fonda la Compagnie des Filles de Notre-Dame sur le modèle de la Compagnie de Jésus, pour favoriser l’éducation chrétienne des jeunes filles.
9*.         À Rome, en 1640, le bienheureux Nicolas Saggio des Lombards, religieux de l’Ordre des Minimes, qui remplit humblement et saintement la fonction de portier de son couvent.
10*.         À Gennazzano dans le Latium, en 1840, le bienheureux Étienne Bellesini, prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin. En des temps calamiteux, il resta fidèle à son Ordre supprimé par décret impérial, et se dévoua à l’éducation des enfants, à la prédication et au ministère pastoral. 
11.         À Hanoï au Tonkin, en 1861, saint Jean-Théophane Vénard, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Après six années de ministère clandestin marquées par les fatigues et les angoisses, il fut dénoncé par un traître et, comme il refusait de piétiner la croix, il fut enfermé dans une cage et, d’un cœur joyeux, alla au devant de son supplice, sous l’empereur Tu Duc. 
12*.         À Dernach en Rhénanie, l’an 1898, la bienheureuse Marie-Catherine Kasper, vierge, qui fonda l’Institut des Pauvres servantes de Jésus Christ, pour être au service du Seigneur dans les pauvres. 
13*.         À Milan, l’an 1921, le bienheureux André-Charles Ferrari, évêque, qui cultiva avec soin la tradition religieuse de son peuple et ouvrit de nouvelles voies pour faire connaître au monde le Christ et la charité de l’Église. 
14*.         À Vérone en Vénétie, l’an 1934, la bienheureuse Marie-Dominique Mantovani, vierge, qui fonda, en union avec le bienheureux Joseph Nascimbeni, l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille ; elle en fut la première supérieure, au service des pauvres, des orphelins et des malades, dans une vie humble, pour l’amour du Christ.

Le 3 février

  1. Mémoire de saint Blaise, évêque de Sébaste en Arménie et martyr, qui souffrit pour le nom chrétien. La tradition place son martyre sous l’empereur Licinius, vers 320.
    2. Mémoire de saint Anschaire, évêque de Hambourg, puis en même temps de Brême en Saxe. D’abord moine de Corbie, il fut envoyé par le pape Grégoire IV comme légat pour toute l’Europe du Nord. Il annonça l’Évangile à une multitude de peuples au Danemark et en Suède et y établit l’Église du Christ, malgré bien des difficultés qu’il surmonta de grand cœur, jusqu’à ce que, épuisé par ses travaux, il trouve le repos à Brême, en 865.
    3.         À Jérusalem, commémoraison des saints Syméon et Anne, l’un, vieillard juste et religieux, l’autre, veuve et prophète. Alors que Jésus enfant était présenté au Temple par ses parents, ils saluèrent en lui le Messie Sauveur, l’espérance bienheureuse et la rédemption d’Israël. 
    4.         À Carthage, en 280, saint Célerin, lecteur et martyr. Détenu en prison, subissant les entraves, les fers et divers tourments, il fut un confesseur invincible du Christ, frayant aux autres le chemin de la victoire et suivant les traces de son aïeule Célerine, couronnée déjà du martyre, de Laurent, son oncle paternel et d’Ignace, son oncle maternel, qui autrefois furent dans les camps de l’armée puis, devenus vrais soldats de Dieu, méritèrent par leur glorieuse passion les palmes et les couronnes du Seigneur. 
    5*.         À Poitiers, au IVe siècle, saint Lienne, prêtre, dont la tradition fait un disciple de saint Hilaire. 
    6.         À Gap en Provence, les saints Tigris et Remèze, évêques. 
    7.         À Lyon, au Ve siècle, saint Lupicin, évêque, à l’époque de la persécution des Vandales. 
    8*.         Au monastère de Celles dans le Hainaut, vers 700, saint Adelin, prêtre et abbé. 
    9*.         À Threckingham dans le royaume de Mercie en Angleterre, vers 700, le trépas de sainte Werburge, abbesse d’Ely, qui fonda ou restaura plusieurs autres monastères, dont celui où elle mourut. Selon son désir, elle fut inhumée à Hanbury. 
    10*.         À Merbeck dans le Brabant, vers 700, sainte Berlinde, vierge, qui mena dans cette ville une vie de pauvreté et de charité. 
    11*.         Au monastère cistercien de Froidmont dans le Beauvaisis, commémoraison du bienheureux Hélinand, moine. Jadis célèbre citharède dans les cours princières, il choisit ensuite la vie humble et cachée du cloître et mourut vers 1237.
    12*.         À Londres, en 1578, le bienheureux Jean Nelson, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Parce qu’il refusait de prêter le serment de suprématie de la reine Élisabeth Iére dans le domaine religieux, il fut condamné à mort et pendu à Tyburn. 
    13.         À Lyon, en 1837, sainte Claudine Thévenet (Marie de Saint-Ignace), vierge. Poussée par la charité et animée d’un grand cœur, elle fonda la Congrégation des Sœurs de Jésus et Marie, pour la formation chrétienne des jeunes, surtout des pauvres. 
    14*.         À Bourg-Saint-Andéol dans le Vivarais, en 1838, la bienheureuse Marie-Anne Rivier, vierge. À l’époque de la Révolution française, qui avait supprimé tous les Ordres religieux et Congrégations, elle n’hésita pas à fonder la Congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie pour instruire dans la foi le peuple chrétien. 
    15*.         À Steyl en Hollande, l’an 1900, la bienheureuse Marie-Hélène Stollenwerk, vierge, qui participa avec le bienheureux Arnold Janssen à la fondation de la Congrégation des Missionnaires Servantes du Saint-Esprit et, quand elle fut déposée de sa charge de supérieure générale, elle se consacra à l’adoration perpétuelle. 
    **        En Allemagne de l’Est, en 1943 le bienheureux Alojs Andritzki, prêtre, Martyr mort au camp de concentration de Dachau (béatifié le 13 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 4 février

1.         À Rome, à la catacombe de la voie Appienne, vers 304, saint Eutyque, martyr. Comme le rappelle le pape saint Damase, il fut mis dans un cachot obscur, jeté sur des tessons de tuiles, privé de sommeil et de nourriture, enfin décapité et projeté sanglant dans un gouffre ; pour le Christ, il vainquit tous les ordres cruels du tyran.
2.         À Pergé en Pamphylie, vers 250, les saints martyrs Papias, Diodore et Claudien.
3.         À Alexandrie, vers 308, la passion des saints martyrs Philéas, évêque de Thmuis, et Philorome, tribun militaire. Durant la persécution de Dioclétien, des parents et des amis ne purent les déterminer à s’épargner eux-mêmes ; tous deux livrèrent leur tête au bourreau et méritèrent de recevoir du Seigneur les palmes des vainqueurs. 
4.         À Péluse, également en Égypte, vers 449, saint Isidore, prêtre. Remarquable par sa doctrine, méprisant le monde et ses richesses, il préféra revêtir l’habit monastique et imiter dans le désert la vie de saint Jean Baptiste. 
5*.         À Chartres, vers 528, saint Aventin, évêque, qui céda son siège à son frère saint Solenne pour se retirer à Châteaudun et le reprit après la mort de son frère. 
6.         À Troyes, vers 537, saint Aventin, prêtre, que l’on tient pour un disciple de l’évêque saint Loup.
7.         À Mayence en Franconie, l’an 856, saint Raban, surnommé Maur, évêque. Il était moine de Fulda quand il fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d’une éloquence aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu’il pût faire pour la gloire de Dieu. 
8*.         À Constantinople, en 868, saint Nicolas Studite, moine, souvent envoyé en exil à cause du culte des saintes images ; devenu enfin supérieur du monastère de Studion, il mourut en paix. 
9.         À Sempringham en Angleterre, l’an 1190, saint Gilbert, prêtre. Il fonda, avec l’approbation du pape Eugène III, un Ordre monastique double, où il imposa une double discipline de vie : la Règle de saint Benoît pour les moniales, et celle de saint Augustin pour les clercs. 
10.         À Bourges, en 1505, sainte Jeanne de Valois, qui fut reine de France, mais son mariage avec le roi Louis XII ayant été déclaré nul, elle trouva en Dieu son refuge, se retira à Bourges, montra une piété toute particulière pour la Croix et fonda l’Ordre des Annonciades en l’honneur de l’Annonciation de Notre-Dame. 
11*. À Durham en Angleterre, l’an 1594, le bienheureux Jean Speed, martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, à cause de l’aide qu’il avait apporté à des prêtres, il fut condamné à mort et pendu au gibet. 
12.         À Amatrice dans les Abruzzes, en 1612, saint Joseph de Leonessa, prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins. Il soigna à Constantinople les chrétiens captifs des Turcs et son zèle le poussa à tenter d’entrer dans le palais pour prêcher l’Évangile au Sultan lui-même. Arrêté aussitôt, il fut suspendu à une croix par un pied et un bras. Banni ensuite par le Sultan et rentré dans sa patrie, il se consacra aux missions et au soin des pauvres. 
13.         À Oriur dans le royaume de Maravesi en Inde, l’an 1693, saint Jean de Brito, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Imitant le mode de vie et l’habillement des ascètes du pays, il convertit beaucoup à la foi chrétienne, mais arrêté et condamné à mort, il reçut la couronne d’un glorieux martyre.

Le 5 février

1.Mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre. À Catane en Sicile, encore jeune fille, quand sévit la persécution de Dèce, vers 250, elle conserva son corps pur et sa foi intacte dans le martyre, offrant au Christ Seigneur le témoignage de sa vie. 
2.         Commémoraison d’un grand nombre de martyrs dans la province du Pont durant la persécution de l’empereur Maximien, vers 311 : les uns furent arrosés de plomb fondu, les autres eurent des roseaux aigus enfoncés sous les ongles et furent soumis à de nombreux et horribles tourments plusieurs fois répétés. Tous méritèrent par un glorieux combat de recevoir du Seigneur des palmes et des couronnes. 
3.         À Vienne dans la région lyonnaise, en 525, saint Avit, évêque qui succéda à son père saint Hésychius. Grâce à sa foi et à son zèle, au temps du roi Gondebaud, la Gaule fut protégée des ravages de l’hérésie arienne. 
4.         À Seben en Rhétie, vers 605, saint Génuin, qui fut le premier évêque de ce siège. 
5*.         En Lucanie, l’an 995, saint Luc, abbé, qui mena la vie monastique sous la Règle de saint Basile d’abord en Sicile sa patrie, puis en divers endroits à cause des incursions des Sarrasins, enfin au monastère de Carbona qu’il construisit près d’Armentum et où il mourut. 
6*.         À Rome, au monastère de Saint-Césaire, en 995, saint Sabas le jeune, moine, qui, avec son frère saint Macaire, diffusa sans se lasser la vie cénobitique à travers la Calabre et la Lucanie, à l’époque où les Sarrasins dévastaient ces régions. 
7.         À Brixen dans le Tyrol, commémoraison de saint Albuin, évêque, qui transféra la chaire épiscopale de Seben dans cette ville et mourut en 1005 ou 1006.
8*.        À Cologne en Germanie, vers 1025, sainte Adélaïde, première abbesse du monastère de Villich près de Bonn, où elle introduisit la règle de saint Benoît, puis aussi du monastère de Sainte-Marie de Cologne, où elle mourut. 
9.         À Nagasaki au Japon, en 1597, la passion de saint Paul Miki et vingt-cinq compagnons, dont la mémoire sera célébrée le lendemain. 
10*.         À Laval, en 1794, la bienheureuse Françoise Mézière, vierge et martyre. Occupée à l’éducation des enfants et aux soins des malades, sous la Révolution française, elle fut arrêtée et guillotinée en haine de la foi. 
11*.         À Rome, en 1825, la bienheureuse Élisabeth Canori Mora, mère de famille, qui supporta avec patience les tromperies et la violence de son mari, les soucis d’argent, l’animosité cruelle de ses proches. Tertiaire de l’Ordre des Trinitaires, elle offrit sa vie au Seigneur pour la conversion de son mari, le salut des pécheurs, la paix et la sainteté de l’Église. 
12.         À Valtiervilla au Mexique, en 1928, saint Jésus Mendez, prêtre et martyr, qui, dans la persécution antireligieuse en ce pays, fut fusillé, donnant sa vie pour le Christ Roi.

Le 6 février

1.         Mémoire de saint Paul Miki et de ses compagnons, martyrs à Nagasaki, en 1597. Quand la persécution contre les chrétiens s’aggrava au Japon, huit prêtres ou religieux de la Compagnie de Jésus ou de l’Ordre des Mineurs, soit envoyés depuis l’Europe, soit nés au Japon, et dix-sept laïcs furent arrêtés, soumis à des moqueries pénibles et condamnés à mort. Tous, même les enfants, furent mis en croix ensemble, joyeux qu’il leur ait été donné de mourir de la même manière que le Christ. (En Belgique, la mémoire est renvoyée au lendemain).
2.         Chez les Arvernes, au IIIe siècle, saint Antolien, martyr.
3.         Commémoraison de saint Silvain, évêque d’Émèse en Syrie et martyr. Après avoir dirigé cette Église pendant quarante ans, il fut, sous l’empereur Galère, vers 211, jeté aux bêtes avec le diacre Luc et le lecteur Mocius, et reçut ainsi la palme du martyre. 
4.        À Césarée de Cappadoce, les saints martyrs Dorothée, vierge, et Théophile, avocat. 
5. À Ardagh en Irlande, à la fin du Ve siècle, saint Mel, évêque.
6.         À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le roi Clovis, fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura cette Église ruinée après l’invasion d’Attila, la gouverna pendant une quarantaine d’années et poursuivit l’œuvre d’évangélisation des peuples encore païens de la région. 
7.         À Elnone sur la Scarpe, qui prit ensuite son nom (Saint-Amand-les-Eaux), en 675 ou 676, la mise au tombeau de saint Amand, évêque. De l’île d’Yeu où il fut moine, il partit annoncer la parole de Dieu en Gaule Belgique. Il fut attaché au siège de Maastricht, mais, après trois ans, préféra rester évêque missionnaire, fondant des communautés et des monastères pour être des centres de rayonnement chrétien. Il acheva sa vie dans l’abbaye qu’il avait fondée et où il s’était retiré.
8.         Au pays de Tongres dans le Brabant, au VIIIe siècle, sainte Renule ou Renilde, abbesse du monastère d’Eiken. 
9.         À Palestrina dans le Latium, en 1159, saint Guérin, évêque, célèbre par l’austérité de sa vie et son amour des pauvres. 
10*.         À Skara en Suède, l’an 1319, saint Brinolf Algotsson, évêque, remarquable par son activité pour l’Église et par sa science. 
11*.         À Agri, près de Salerne en Campanie, l’an 1910, le bienheureux Alphonse-Marie Fusco, prêtre. Adonné au ministère près des paysans, il s’employa sans trêve à la formation des jeunes, surtout des pauvres et des orphelins, et fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste. 
12*.         À Naples en Campanie, en 1327, le bienheureux Ange de Furci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, ardent de zèle pour le règne de Dieu.
13*.         À Rivolta d’Adda près de Crémone en Lombardie, l’an 1913, le bienheureux François Spinelli, prêtre, qui, au milieu de contrariétés et de difficultés, longtemps et patiemment supportées, fonda et dirigea une Congrégation de Sœurs pour l’adoration du Saint-Sacrement. 
14.         À Durango au Mexique, en 1927, saint Matthieu Correa, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution contre l’Église, sommé de révéler des secrets entendus en confession, il refusa et fut pour cela fusillé devant le cimetière. 
**        En Allemagne, en 1905, la bienheureuse Maria Theresia Bonzel, (Regina Christine Wilhelmine Bonzel), religieuse fondatrice des Pauvres sœurs franciscaines de l’Adoration perpétuelle d’Olpe.  (Béatifiée le 10 novembre 2013 par le pape François)

Le 7 février

1.         À Nole en Campanie, au IIIe siècle, saint Maxime, évêque, qui dirigeait l’Église de cette ville à l’époque de la persécution et mourut dans un âge avancé. 
2*.         À Lampsaque dans l’Hellespont, au IVe siècle, saint Parthène, évêque, qui, rapporte-t-on, propagea la foi, à l’époque de Constantin, par sa prédication et l’exemple de sa vie. 
3.         Dans la région du mont Sinaï, vers 389, saint Moïse, qui vécut d’abord en solitaire dans le désert, puis ordonné évêque à la demande de Mauvia, reine des Sarrasins, amena à la paix un peuple extrêmement violent et garda intacte la foi des chrétiens. 
4.         À Florence en Étrurie, au IVe siècle, sainte Julienne, veuve.         
5*.         À Siponto en Apulie, vers 545, saint Laurent, évêque.
6.         À Lucques en Toscane, vers 720, la mise au tombeau de saint Richard, père des saints Winebald, Willibald et Walburge, qui, s’en allant d’Angleterre en pèlerinage à Rome avec ses fils, mourut en route dans cette ville. 
7*.         À Sotérion en Phocide, l’an 945, saint Luc le Jeune, ermite.
8*.         À Mucia dans les Marches, en 1236, le bienheureux Rizzier, qui fut un des premiers et l’un des plus chers disciples de saint François. 
9*.         À Assise en Ombrie, en 1461, le bienheureux Antoine de Stroncone, religieux franciscain. 
10*.         À Londres, en 1578, le bienheureux Thomas Sherwood, martyr. Marchand drapier, il se destinait au sacerdoce lorsqu’il revint à Londres pour assister son père malade et âgé. Il fut dénoncé, arrêté dans la rue et condamné pour haute trahison, parce qu’il regardait le reine Élisabeth Ière comme excommuniée, et fut pendu à Tyburn. 
11*.         À Aubenas dans le Vivarais, en 1593, les bienheureux martyrs Jacques Salès, prêtre, et Guillaume Saultemouche, tous les deux religieux de la Compagnie de Jésus. Par leur prédication ils affermissaient le peuple dans la foi catholique, mais après la prise de la ville par les dissidents en armes, ils furent tués un dimanche devant la foule pour la même foi. 1
12.         À Naples, en 1812, saint Gilles-Marie de Saint-Joseph (Joseph Pontillo), religieux franciscain, qui tous les jours dans les rues de la cité mendiait l’aumône très humblement et en échange donnait des paroles de consolation. 
13.         À Changsha dans la province chinoise du Hunan, en 1816, saint Jean de Triora (François-Marie Lantrua), prêtre franciscain et martyr, qui, après des sévices prolongés dans une prison rigoureuse, mourut étranglé. 
14*.         À Paris, en 1856, la bienheureuse Rosalie (Jeanne-Marie Rendu), vierge. Fille de la Charité, elle établit dans une maison d’un faubourg misérable de la ville un refuge pour les indigents et mit tout son zèle à visiter les pauvres chez eux, à mettre la paix durant les guerres civiles, et à entraîner un grand nombre, surtout des jeunes et des riches, à exercer la charité.
15*.         À Paris, en 1871, la bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet), vierge, qui fonda la Congrégation des Auxiliatrices du Purgatoire, dans une totale confiance en la Providence. 
16*.         À Rome, près de saint Laurent, en 1878, le bienheureux Pie IX, pape, qui proclama hautement la vérité du Christ, à laquelle il était attaché de tout son cœur, établit de nombreux sièges épiscopaux, promut le culte de la bienheureuse Vierge Marie et convoqua le premier Concile œcuménique du Vatican. 
17*.         À Pont de Molins près de Girone en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs, Anselme Polanco, évêque de Teruel, et Philippe Ripoll, prêtre, qui dans la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole, méprisèrent les flatteries et les menaces et ne fléchirent en rien de leur fidélité à l’Église, jusqu’à la mort. 
18*.         Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Adalbert Nierychlewski, prêtre de la Congrégation de Saint-Michel et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté par le régime nazi à cause de la foi du Christ et succomba à la suite des tourments endurés. 
19*.         Au camp de travaux forcés d’Angarsk, près de Krasnoiarsk en Sibérie, l’an 1955, le bienheureux Pierre Verhun, prêtre et martyr, qui mourut en déportation durant la période de persécution soviétique contre la religion. 
**         En Italie, en 1893, la bienheureuse Anna Maria Adorni veuve, fondatrice des servantes de l’immaculée et de l’institut du Bon Pasteur (béatifiée le 3 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 8 février

1.        Mémoire de saint Jérôme Émilien. Après une jeunesse violente et dissolue, il fut capturé par l’ennemi et, détenu en prison se convertit à Dieu, puis se livra tout entier, avec des compagnons qu’il avait rassemblés, à soulager tous ceux qui étaient tombés dans la misère, en particulier les orphelins et les malades, ce qui fut le point de départ de la Congrégation des Clercs réguliers de Somasque. Atteint de la peste en soignant les pestiférés, il mourut à Somasque, près de Bergame en Lombardie, en 1537. 
2        Mémoire de sainte Joséphine Bakhita, vierge. Née au Soudan dans la région de Darfur, elle fut enlevée toute jeune, vendue plusieurs fois à des marchands d’esclaves africains et subit une servitude cruelle. Enfin libérée, elle devint chrétienne puis religieuse à Venise chez les Filles de la Charité, passa le reste de sa vie dans le Christ à Schio, au pays de Vicence, en subvenant aux besoins de tous, et mourut en 1947. 
3.         Commémoraison de sainte Coïnte, martyre à Alexandrie. La dernière année de l’empereur Philippe, en 249, les païens la conduisirent vers le temple des idoles et l’obligèrent à adorer. Elle se détourna et manifesta son dégoût. Ils la lièrent alors par les pieds et la traînèrent par toute la ville sur le rude pavé et la mirent en pièces par cet horrible supplice. 
4.         À Ticinum [Pavie] en Ligurie, l’an 397, saint Juvence, évêque, qui travailla avec vigueur à la prédication de l’Évangile. 
5.         Commémoraison des saints martyrs, moines du monastère de Die à Constantinople. On les trouva porteurs des lettres du pape saint Félix III contre Acace et on les mit cruellement à mort pour la défense de la foi catholique, vers 485.
6*.         En Bretagne, au VIe siècle, saint Jacut, abbé. Tenu pour le frère des saints Guénolé et Guéthenoc, il construisit un monastère au bord de la mer, qui prit ensuite son nom. 
7.         À Milan, vers 570, la mise au tombeau de saint Honorat, évêque. Devant l’imminence de l’arrivée des Lombards, il se réfugia à Gênes avec une grande partie de la population. 
8*.         À Besançon en Bourgogne, au VIIe siècle, saint Nizier, évêque. 
9. À Verdun, vers 647, saint Paul, évêque. Après un séjour à la cour du roi des Francs, il se fit moine, puis placé à la tête de l’Église de Verdun, il promut la dignité du culte divin et la vie régulière des chanoines. 
10*.         À Albano dans le Latium, en 1089, le bienheureux Pierre, surnommé Igné, parce qu’il passa indemne à travers les flammes. Moine de Vallombreuse, il se soumit à l’épreuve du feu et, devenu bientôt évêque d’Albano, il s’employa sans relâche à restaurer la discipline ecclésiastique. 
11.         À Muret dans le Limousin, en 1124, saint Étienne, abbé, fondateur de l’Ordre de Grandmont, où il confia aux clercs la louange divine et la contemplation, et aux seuls frères laïcs le temporel à gérer non par domination, mais par charité. 
12*.         À Savone en Ligurie, l’an 1906, la bienheureuse Joséphine-Gabrielle Bonino, vierge, qui, à la lumière de la Sainte Famille de Nazareth fonda une Congrégation religieuse pour l’éducation des orphelins et l’assistance des malades pauvres. 
**        En Italie, en 1983, la bienheureuse Madre Speranza di Gesù, « apôtre de l’amour miséricordieux de Jésus »,  religieuse chez les Clarétines, elle fonde  à Madrid, en 1930, les Servantes de l’Amour miséricordieux et à Rome, en 1951, les Fils de l’Amour miséricordieux. Grande mystique, elle était favorisée d’extases , et elle portait dans son corps les stigmates de la Passion du Christ  (béatifiée le 31 mai 2014 par le pape François)

Le 9 février

1.         Commémoraison de sainte Apolline, vierge et martyre à Alexandrie. Au témoignage de l’évêque saint Denis, la dernière année de l’empereur Philippe, en 249, dans une émeute, les païens se saisirent d’elle, lui firent tomber toutes les dents en lui frappant les mâchoires, puis menacèrent de la jeter vivante dans un bûcher si elle ne prononçait pas avec eux des formules impies. Elle délibéra un moment en elle-même, puis, offrant sa vie en sacrifice, elle s’élança dans le feu, plus prompte à affronter la mort que ses persécuteurs à préparer le supplice. 
2.         Commémoraison de beaucoup de saints martyrs, qui furent massacrés à Alexandrie par les ariens, alors qu’ils étaient assemblés pour la liturgie dans l’église de Saint-Théonas, vers 375. 
3.         Commémoraison des saints Prime et Donat, diacres et martyrs, qui, à Lémelé en Afrique, s’étaient enfermés dans l’église pour protéger l’autel et furent mis à mort par des donatistes, vers 361.
4.         Sur la montagne près d’Apamée en Syrie, vers 423, saint Maron, ermite, qui se donna de tout son cœur à une pénitence et une vie intérieure profonde. Sur sa tombe fut construit un monastère célèbre, d’où tire son origine la nation qui plus tard portera son nom. 
5*.         Au monastère de Llandaff au pays de Galles, en 560, saint Téliau, évêque et abbé, dont de nombreuses églises aussi bien en Galles qu’en Cornouailles et en Armorique célèbrent les éminents travaux. 
6.         À Canossa en Apulie, vers 566, saint Sabin, évêque, qui fut ami de saint Benoît et envoyé à Constantinople comme légat par le pape saint Agapit pour défendre la foi orthodoxe contre l’hérésie monophysite. 
7.         À Hautmont sur la Sambre, dans le Hainaut, vers 695, le trépas de saint Ansbert, qui fut abbé de Fontenelle puis évêque de Rouen et mourut relégué en exil par le maire du palais Pépin d’Héristal. 
8*.         En Bavière, commémoraison de saint Alton, abbé, au VIIIe siècle. Irlandais d’origine, il construisit dans la forêt de cette région un monastère, qui prit ensuite son nom. 
9*.         À Nocera en Ombrie, l’an 1222, saint Rainald, évêque, qui fut moine camaldule à Font-Avellane et, devenu évêque, retint avec ténacité son genre de vie monastique. 
10*.         À Premia de Mar, près de Barcelone en Catalogne, l’an 1910, saint Michel (François Febres Cordero), frère des Écoles chrétiennes, qui promut l’étude des lettres pendant près de quarante ans à Cuenca en Équateur, et, retiré en Espagne, s’appliqua avec simplicité à la parfaite observance de la Règle. 
**        A Grenade, en Espagne, en 1956, le bienheureux Leopoldo Marquez Sanchez d’Alpandeire, religieux de l’Ordre des Capucins. (béatifié le 12 septembre 2010 par Benoît XVI)

Le 10 février

1.         Mémoire de sainte Scholastique, vierge. Sœur de saint Benoît, consacrée à Dieu dès son enfance, elle eut en Dieu un seul cœur avec son frère, au point qu’une fois par an ils passaient ensemble toute une journée en louange de Dieu et en saints entretiens. Vers 547 elle fut, en ce jour, mise au tombeau que saint Benoît avait préparé pour lui-même au Mont-Cassin. 
2*.         À Magnésie dans la province d’Asie, en 202, les saints Charalampe, Porphyre, Daucte et trois femmes, martyrs, dit-on, sous Septime Sévère.
3.         À Rome sur la voie Labicane, au dixième mille de la ville, les saints martyrs Zotique et Amance.
4.         À Terracine en Campanie, saint Silvain, évêque.
5.         À Saintes en Aquitaine, vers 550, saint Trojan, évêque.
6*.         À Besançon, vers 624, saint Prothade, évêque.
7.         Au pays de Rouen, en 704, sainte Austreberte, vierge et abbesse, qui dirigea saintement le monastère de Pavilly, fondé peu auparavant par l’évêque saint Ouen.
8.         À l’Étable-de-Rhodes sur le territoire de Sienne en Toscane, l’an 1157, saint Guillaume, ermite de Maleval, dont l’exemple a donné naissance à plusieurs congrégations d’ermites. 
9*.         À Fosses, alors dans le diocèse de Liège, en 1163, le bienheureux Hugues, abbé. Premier disciple de saint Norbert, celui-ci, devenu évêque de Magdebourg, lui confia la direction du nouvel Ordre de Prémontré, qu’il gouverna avec la plus grande sagesse pendant trente-cinq ans, avec plus de cent fondations en divers pays. 
10*.         À Rimini en Romagne, l’an 1257, la bienheureuse Claire, vierge, qui expia une vie de plaisirs par la pénitence, les macérations corporelles et les jeûnes. Rassemblant des compagnes dans un monastère, elle servit le Seigneur dans un esprit d’humilité. 
11*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique. 
12*.         À Valverde del Camino, près de Huelva en Andalousie, l’an 1935, la bienheureuse Eusébie Palomino Yenes, vierge, des Filles de Marie Auxiliatrice, qui donna un bel exemple d’humilité, sans la moindre recherche d’ostentation, à accomplir dans un esprit d’abnégation les plus infimes besognes. 
13*.         À Krasic, près de Zagreb en Croatie, l’an 1960, le bienheureux Louis Stépinac, évêque et martyr. Il s’opposa avec audace aux doctrines qui niaient la foi et la dignité humaine. À cause de sa fidélité à l’Église, il fut détenu longtemps en prison et, atteint de maladie et consumé d’inanition, il acheva un épiscopat de choix. 
**        Au Mexique, en 1928 les bienheureux Anacleto Conzales Flores et 8 compagnons, martyrs (béatifiés le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

PARTAGER :