Archives de catégorie : Uncategorized

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 JUIN

Le 1er juin

  1. Mémoire de saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167. Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la religion chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara chrétien et fut condamné à mort.
    2. Avec lui sont commémorés ses disciples : les saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de gloire.
    3. À Alexandrie, en 249, les saints martyrs Ammon, Zénon, Ptolémée, Ingénès, soldats, et le vieillard Théophile. Sous l’empereur Dèce, alors qu’un chrétien, soumis à la torture, vacillait et était prêt à apostasier, les quatre soldats de service au tribunal et le vieil homme cherchaient par leur visage, leurs regards et leurs gestes, à le soutenir. Le peuple alors se retourna contre eux, mais ils se hâtèrent de monter sur l’estrade et de se déclarer chrétiens. Par leur victoire, le Christ, qui avait donné aux siens cette force d’âme, triompha glorieusement.
    4. À Lycopolis, également en Égypte, vers 250, le saint martyr Ischyrion, commandant militaire et cinq autres soldats. Sur l’ordre du préfet Arianus, ils furent mis à mort de diverses manières, pour la foi du Christ.
    5. À Bologne en Émilie, vers 300, saint Procule, martyr, qui fut percé de clous de poutre pour la foi chrétienne.
    6. Près de Montefalco en Ombrie, au IVe ou Ve siècle, saint Fortunat, prêtre, qui, dit-on, pauvre lui-même, subvint aux pauvres par son labeur continuel et donna sa vie pour ses frères.
    7. À l’île de Lérins en Provence, vers 430, saint Caprais, solitaire, qui se retira là avec saint Honorat et y donna naissance à la vie monastique.
    8*. En Auvergne, saint Flour, dont le nom fut donné au monastère élevé sur sa tombe, ainsi qu’à la ville et au siège épiscopal.
    9*. En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Ronan, évêque, qui vint d’Irlande et mena dans les bois une vie d’ermite.
    10*. Sur le territoire de Leicester en Angleterre, l’an 849, saint Wistan, martyr. Jeune roi de Mercie, il s’opposa au mariage de sa mère régente, qu’il jugeait incestueux, et fut tué d’un coup d’épée par le prétendant.
    11. À Trèves en Rhénanie, l’an 1035, saint Siméon. Né à Syracuse d’un père grec, il mena une vie d’ermite à Bethléem et au Mont Sinaï, pèlerina longtemps et mourut enfin en reclus dans la tour de la Porte Noire de Trèves.
    12. Au monastère d’Oña, dans la province de Burgos en Castille, vers 1060, saint Inigo, abbé, homme pacifique, qui fut pleuré même par les Juifs et les Maures.
    13*. À Alba dans le Piémont, en 1150, le bienheureux Thibaud, qui, poussé par l’amour de la pauvreté, laissa à une veuve tout son argent et, devenu porte-faix par humilité, aidait les autres à porter leur charge.
    14. À Urbino dans les Marches, en 1304, le bienheureux Jean Pelingotto, du Tiers-Ordre de saint François. Humble et pauvre de cœur, dans son métier de marchand, il enrichissait les autres plus que lui-même. Vivant en reclus, il ne sortait de sa cellule que pour venir en aide aux pauvres et aux malades.
    15*. À Londres, en 1571, le bienheureux Jean Storey, martyr. Homme de loi, demeuré très fidèle à l’évêque de Rome, il connut la prison et l’exil et, sous la reine Élisabeth Ière, condamné à mort à cause de son attachement à la foi catholique, il subit à Tyburn les supplices de la pendaison.
    16*. À Omura au Japon, en 1617, les bienheureux martyrs Alphonse Navarrete, dominicain, Ferdinand de Saint-Joseph de Ayala, ermite de Saint-Augustin, tous deux prêtres, et Léon Tanaka, religieux jésuite, qui, en vertu d’un édit du chef suprême Tokugawa, furent décapités ensemble en haine de la foi chrétienne.
    17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, prêtre d’Autun et martyr. Chanoine de Moulins, au moment de la Révolution française, il fut, en raison de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier. Atteint de maladie pédiculaire, il mourut relégué sous une écoutille, comme un lépreux, sans perdre sa patience et sa douceur.
    18. À Hung Yén au Tonkin, en 1862, saint Joseph Tuc, martyr. Jeune paysan, il refusa de fouler aux pieds la croix et, pour cela, fut emprisonné plusieurs fois, maltraité et enfin décapité sous l’empereur Tu Duc.
    19*. À Plaisance en Émilie, l’an 1905, le bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini, évêque. Il s’activa de mille manières pour le bien de son Église, prenant le plus grand soin des prêtres, des paysans, des ouvriers, mais, par-dessus tout, des migrants dans les villes d’Amérique, et fonda pour eux les Pieuses associations du Sacré-Cœur.
    20. À Messine en Sicile, l’an 1927, saint Annibal-Marie Di Francia, prêtre, qui fonda les Congrégations des Rogationistes du Cœur de Jésus et des Filles du Zèle divin, pour demander au Seigneur de donner à son Église de saints prêtres.

Le 2 juin

  1. Mémoire des saints martyrs Marcellin, prêtre, et Pierre, exorciste. Selon ce que rapporte le pape saint Damase, sous la persécution de Dioclétien, vers 304, ils furent condamnés à mort, conduits à travers des buissons au lieu de leur supplice et contraints de creuser leur tombe de leurs propres mains, pour que leurs corps demeurent inconnus, mais une pieuse femme, Lucine, recueillit leurs corps et les déposa dans le cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane.
    2. À Lyon, les saints martyrs Pothin, évêque, et Blandine, avec quarante-six compagnons dont une lettre de l’Église de Lyon aux Églises d’Asie et de Phrygie rapporte les combats courageux et répétés, au temps de l’empereur Marc Aurèle, en 177. Parmi eux l’évêque saint Pothin, âgé de quatre-vingt-dix ans, fut conduit en prison et rendit l’âme peu après. D’autres moururent également en prison. D’autres furent placés au milieu de l’amphithéâtre devant une multitude de milliers d’hommes rassemblés pour le spectacle : ceux qui furent trouvés citoyens romains furent décapités ; tous les autres furent livrés aux bêtes. En dernier lieu, Blandine, soumise à des combats répétés et des plus violents, enfin égorgée d’un coup d’épée, suivit tous les autres, qu’elle avait exhortés à recevoir la palme.
    3. À Formies en Campanie, vers 303, saint Érasme, évêque et martyr.
    4. À Rome, près de saint Pierre, en 657, saint Eugène Ier, pape, qui succéda à saint Martin Ier, martyr.
    5. Près du Bosphore, en 629, le trépas de saint Nicéphore, évêque de Constantinople. Zélé défenseur des traditions de ses pères, il s’opposa fortement à l’empereur iconoclaste Léon l’Isaurien pour défendre le culte des saintes images. Chassé par celui-ci de son siège et longtemps relégué dans un monastère, il s’en alla paisiblement vers le Seigneur.
    6*. À Acqui dans le Piémont, en 1070, saint Guy, évêque.
    7*. À Trani dans les Pouilles, en 1094, saint Nicolas le pèlerin. Né en Grèce, il parcourut la région, une croix dans la main et priant sans arrêt : Kyrie eleison.
    8*. Commémoraison des bienheureux martyrs Sadoc, prêtre, et ses quarante-huit compagnons, de l’Ordre des Prêcheurs, qui, dit-on, furent massacrés par les Tartares à Sandomir sur la Vistule, en Pologne, l’an 1259, alors qu’ils chantaient le Salve Regina.
    9. Au Tonkin, Saint Dominique Ninh, martyr

Le 3 juin

  1. Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.
    2. À Carthage, au IIIe siècle, saint Cécilius, prêtre, qui attira saint Cyprien à la foi du Christ.
    3*. À Carcassonne, au VIe siècle, saint Hilaire, qui est tenu pour le premier évêque de la cité, à l’époque où les Goths répandaient dans la région l’hérésie arienne.
    4. À Tours, en 545, sainte Clotilde, reine. Grâce à ses prières, son époux Clovis, roi des Francs, accueillit la foi du Christ. Après la mort du roi, elle se retira pieusement près de la basilique de Saint-Martin, ne voulant plus être considérée comme reine, mais comme servante de Dieu. (En France sa mémoire est reportée au lendemain).
    5. À Meung-sur-Loire dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Lifard, prêtre, qui mena une vie solitaire.
    6. À Anagni dans le Latium, au VIe ou VIIe siècle, sainte Olive, vierge.
    7*. À Glandalough en Irlande, l’an 622, saint Kévin ou Coemgen, abbé, qui fonda un monastère, où il fut le père et le chef d’un grand nombre de moines.
    8*. En Auvergne, vers 650, saint Genès, évêque de Clermont, qui fut mis au tombeau à Manlieu, dans l’église du monastère qu’il avait fondé, ainsi qu’un hospice.
    9. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, saint Isaac, moine et martyr. Sous l’occupation des Maures, poussé par une inspiration divine plutôt qu’humaine, il quitta son monastère de Tabane et se présenta en ville devant le juge musulman pour disputer avec lui de la vraie religion, ce qui lui valut d’être condamné à mort.
    10. À Lucques en Toscane, l’an 1051, saint Davin. Né en Arménie, il vendit tous ses biens et se fit, dit-on, pèlerin pour le Christ ; après avoir visité les lieux saints et les tombes des Apôtres, en arrivant à Lucques, il fut terrassé par la maladie et c’est là qu’il mourut.
    11*. À Altkirch en Alsace, vers 1115, saint Morand, moine. Né en Rhénanie, il fit, déjà prêtre, le pèlerinage de Compostelle et, à son retour, se fit moine à Cluny, puis fut envoyé fonder en Alsace un monastère, où il acheva le cours d’une vie bien chargée.
    12*. À Spello en Ombrie, entre 1254 et 1264, le bienheureux André Caccioli, qui fut le premier prêtre admis parmi les Frères mineurs ; il reçut l’habit de l’Ordre des mains de saint François et l’assista dans ses derniers moments.
    13*. Au monastère de Cardossa en Lucanie, au XIIIe siècle, saint Conus, moine. Par son observance de la règle monastique et l’innocence de sa vie, devenu parfait en peu de temps, il parvint au sommet des vertus.
    14*. À York en Angleterre, l’an 1580, le bienheureux Francis Ingleby, prêtre et martyr. Formé au collège anglais de Reims, il fut arrêté, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait exercé son sacerdoce en Angleterre et fut conduit aux supplices de la pendaison.
    15. À Jerez de la Frontera en Andalousie, l’an 1600, saint Jean Grande, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu. Célèbre par sa charité envers les prisonniers, les abandonnés, ceux que tout le monde rejetait, il mourut de la peste, contractée en soignant les pestiférés.
    16*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-René Collas du Bignon, prêtre de Saint-Sulpice et martyr. Supérieur du Petit Séminaire de Bourges au moment de la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier et mourut, couvert de plaies et de vers, en laissant à ses confères cette parole d’encouragement :” Nous sommes les plus malheureux des hommes, mais les plus heureux des chrétiens”.
    17. À An Thi au Tonkin, en 1862, saint Pierre Dong, martyr. Père de famille, il préféra subir des traitements inhumains plutôt que de fouler aux pieds la croix ; à la place des mots “fausse religion”, il fit inciser sur son front les mots “vraie religion”, et fut décapité sous l’empereur Tu Duc.
    18*. À Bellegra aux environs de Rome, en 1919, le bienheureux Didace (Joseph Oddi), religieux franciscain, remarquable par sa vertu d’oraison et sa simplicité de vie.
    19*. À Rome, près de saint Pierre, en 1963, Saint Jean XXIII, pape. D’une humanité singulière, il mit tout en œuvre pour répandre en abondance la charité chrétienne, rechercher l’union fraternelle des peuples et, dans son souci principal de l’efficacité pastorale de l’Église du Christ dans le monde entier, il convoqua le second Concile œcuménique du Vatican.

Le 4 juin

  1. À Sabarie en Pannonie, l’an 309, la passion de saint Quirin, évêque de Siscia [Siszeck] en Illyrie et martyr. Sous l’empereur Gallien, pour la foi du Christ, il fut jeté dans le fleuve avec une grosse pierre au cou.
    2. À Constantinople, vers 325, saint Métrophane, évêque de Byzance, qui consacra au Seigneur la nouvelle Rome.
    3. Commémoraison de saint Optat, évêque de Milève en Numidie, au IVe siècle, qui opposa dans ses écrits, à la folie des donatistes, l’universalité de l’Église et l’unité intime nécessaire entre chrétiens.
    4*. En Cornouailles, au VIe siècle, saint Pétroc, abbé, qui vint du pays de Galles et fonda plusieurs monastères.
    5*. À Serviliano dans les Marches, au VIIIe siècle, saint Gautier, abbé du monastère du lieu.
    6*. En Sardaigne, au XIIe siècle, les saints Nicolas et Trano, ermites.
    7*. À Sassari en Sicile, l’an 1482, le bienheureux Pacifique de Cerano, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui s’en alla vers le Seigneur en prêchant pour la défense des chrétiens.
    8. À Agnone dans les Abruzzes, en 1608, saint François Caracciolo, prêtre, qui, enflammé d’amour pour Dieu et son prochain, fonda la Congrégation des Clercs Réguliers Mineurs, voulant qu’ils unissent la vie contemplative à l’exercice du ministère pastoral.
    9*. À Lecce dans les Pouilles, en 1925, le saint Philippe Smaldone, prêtre, qui se donna avec un zèle ardent au soin des sourds et des aveugles indigents, ainsi qu’à leur formation humaine et chrétienne, et fonda la Congrégation des Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
    10*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux martyrs Antoine Zawistowski, prêtre de Lublin, et Stanislas Starowieyski, père de famille, président de l’action catholique diocésaine, qui succombèrent aux brutalités et aux privations subies en captivité.

Le 5 juin

  1. Mémoire de saint Boniface, évêque et martyr. Moine en Angleterre sous le nom de Winfrid, il vint à Rome, où le pape Grégoire II l’ordonna évêque en lui donnant le nom de Boniface et l’envoya en Germanie pour annoncer aux peuples de ce pays la foi du Christ. Il gagna à la religion chrétienne des foules immenses et fixa son siège épiscopal à Mayence. Enfin à Dokkum chez les Frisons, en 754, il fut massacré à coups d’épée par des païens furieux, en même temps qu’Eoban, son co-évêque, et quelques autres serviteurs de Dieu, consommant ainsi son martyre.
    2. En Égypte, au IIIe siècle, les saints martyrs Marcien, Nicandre, Apollonius et d’autres, dont on rapporte que, pour leur confession de foi chrétienne, ils subirent bien des tortures et enfin, enfermés derrière un mur et exposés à l’ardeur du soleil, ils moururent de faim et de soif.
    3. À Tyr en Phénicie, vers 362, saint Dorothée, évêque. Alors qu’il était prêtre, il eut beaucoup à souffrir sous Dioclétien. Il vécut jusqu’au temps de Julien, sous lequel il honora, dit-on, sa vieillesse par son martyre en Thrace, étant alors âgé de cent six ans.
    4. Dans la cité des Arvernes, en 384, saint Allyre, évêque. Appelé à Trèves par l’empereur Maxime pour qu’il délivre sa fille d’un esprit mauvais, à son retour il s’en alla vers le Seigneur.
    5*. À Côme en Ligurie, l’an 539, saint Eutyque, évêque, remarquable par sa vertu d’oraison et son amour de la solitude avec Dieu.
    6. Docci apud Frosops, Saint Eobani, évêque
    7*. À Cordoue en Andalousie, l’an 851, le bienheureux Sanche, martyr. Capturé dans son enfance à Albi et élevé à la cour du calife, il n’hésita pas à affronter le martyre pour la foi du Christ, durant la persécution des Maures.
    8*. Près d’Asséric dans les Abruzzes, au XIIe siècle, saint Franc, ermite, qui se construisit une étroite cellule dans une grotte sous des rochers et y mena une vie rude et obscure.
    9*. À Ciano, près de Mileto en Calabre, au XIIe siècle, saint Pierre Spano, ermite, remarquable par sa pauvreté et son esprit de pénitence.
    10. À Hanoï au Tonkin, en 1840, saint Luc Vu Ba Loan, prêtre et martyr, qui mourut à un âge avancé, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    11. À Tang Gia, également au Tonkin, en 1862, les saints martyrs Dominique Toai et Dominique Huyen. Pères de famille et pêcheurs, sous l’empereur Tu Duc, malgré un emprisonnement prolongé et divers mauvais traitements, ils exhortèrent de tout leur cœur leurs compagnons de captivité à garder la foi et finalement furent jetés au feu.
    **        En Pologne, en 1905, la bienheureuse Marguerite Lucie Szewczyk fondatrice de la Congrégation des Filles de la Vierge des douleurs pour les pauvres, les malades, les abandonnés, et les orphelins..  (béatifiée le 9 juin 2013 par le pape François)

Le 6 juin

  1. Mémoire de saint Norbert, évêque. De mœurs austères, tout entier donné à l’union avec Dieu et à la prédication de l’Évangile, il fonda à Prémontré près de Laon l’Ordre des Chanoines Réguliers et, devenu évêque de Magdebourg en Saxe, il réforma dans son Église la vie chrétienne et s’employa à répandre la foi chez les peuples voisins. Il mourut en 1134.
    2. À Rome, au second mille sur la voie Aurélienne, les saints martyrs Artème et Pauline.
    3. À Scété en Égypte, au IVe siècle, saint Bessarion, anachorète, qui vécut en mendiant et vagabond pour l’amour de Dieu.
    4*. À Grenoble, vers 452, saint Cérase, évêque, qui remercia saint Léon le Grand pour son Tome à Flavien et préserva son troupeau de l’hérésie.
    5. À Milan, en 518, saint Eustorge II, évêque, qui se fit remarquer par sa piété, sa justice et ses vertus pastorales, et construisit un baptistère de toute beauté.
    6*. En Irlande, vers 550, saint Jarlath, évêque.
    7. Dans le Jura, vers 703, saint Claude, qui fut, croit-on, évêque et abbé du monastère de Condat.
    8. Sur le territoire de Bologne en Émilie, l’an 823, le trépas de saint Alexandre, évêque de Fiesole. En revenant de Pavie, où il avait obtenu de Lothaire, roi des Lombards, les biens dont son Église avait été spoliée, il fut assailli par ceux qui occupaient ces biens et noyé dans une rivière.
    9. À Constantinople, en 845, saint Hilarion, prêtre, supérieur du monastère dit de Dalmace, qui subit, sans être vaincu, prison, flagellation et exil pour le culte des saintes images.
    10*. Dans l’archipel des Orcades, au nord-est de l’Écosse, vers 1010, saint Colman, évêque.
    11*. Au monastère de Cava en Campanie l’an 1146, le bienheureux Falcon, abbé.
    12*. En Auvergne, l’an 1152, saint Gilbert, abbé de l’Ordre des Prémontrés, qui vécut d’abord en ermite, puis construisit à Neuffontaines un monastère et un hôpital.
    13*. À Udine en Vénétie, l’an 1350, le bienheureux Bertrand, évêque d’Aquilée et martyr. Il pourvut avec soin à la formation du clergé, nourrit les pauvres de ses propres ressources dans une période de famine, défendit énergiquement les droits de son Église et, à l’âge de quatre-vingt-dix ans, tomba sous les coups de gens du comte de Goritz.
    14*. À Ortona dans les Abruzzes, en 1535, le bienheureux Laurent de Villamagna, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par sa prédication de la parole de Dieu.
    15*. À Londres, en 1537, le bienheureux Guillaume Greenwood, martyr. Frère convers de la Chartreuse de la ville, à cause de sa fidélité constante à l’Église catholique et au pape, il fut, sous le roi Henri VIII, enfermé dans un cachot infect et y mourut de faim et de maladie.
    16. À Saint-Chamond dans la région de Lyon, en 1840, saint Marcellin Champagnat, prêtre de la Société de Marie, qui fonda l’Institut des Petits Frères de Marie pour l’éducation chrétienne des enfants.
    17. Dans la ville de Luong My au Tonkin, en 1862, les saints martyrs Pierre Dung et Pierre Thuan, pêcheurs, et Vincent Duong, paysan. Pour avoir refusé constamment de fouler la croix aux pieds, ils furent condamnés au bûcher sous l’empereur Tu Duc.
    18*. À Mexico, en 1938, le trépas du saint Raphaël Guizar Valencia, évêque de Veracruz. Au temps de la persécution mexicaine, il exerça sans relâche son ministère épiscopal, soit en exil, soit dans la clandestinité. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
    19*. Au camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne, l’an 1940, le bienheureux Innocent Guz, prêtre franciscain conventuel et martyr. Dès l’occupation de la Pologne par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec d’autres prêtres, déporté et, après des traitements inhumains, massacré par des gardes du camp.

Le 7 juin

1*. En Irlande, au VIe siècle, saint Colman, évêque et abbé du monastère de Dromore qu’il avait construit. Il accomplit un travail admirable dans la région de Down.
2. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les saints martyrs Pierre, prêtre, Wallabonse, diacre, Wistremond, Habence et Jérémie, moines, qui furent décapités dans la persécution des Maures.
3. À Newminster en Northumbrie, l’an 1159, saint Robert, abbé. À la recherche d’une vie de pauvreté et de prière, il fonda, à la tête de douze moines, ce monastère cistercien, qui, en peu de temps, essaima en trois filiales.
4*. À Anvers dans le Brabant, en 1626, la bienheureuse Anne de Saint-Barthélemy, vierge, moniale de l’Ordre des Carmélites déchaussées. Disciple et secrétaire de sainte Thérèse de Jésus, dotée de grâces mystiques, elle diffusa et rénova sans relâche l’Ordre en France.
5. À Plaisance en Émilie, l’an 1846 le trépas de saint Antoine-Marie Gianelli, évêque de Bobbio. Fondateur de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie du Jardin, il fut un exemple remarquable de vigilance pour les indigents et le salut des âmes, ainsi que pour la promotion de la sainteté dans le clergé.
6*. À Paris, en 1889, la bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran La Louvière, vierge. Pour la plus grande gloire de Dieu, elle fonda la Société de Marie Auxiliatrice, mais chassée de son Institut, elle passa le reste de sa vie dans la plus grande humilité.

Le 8 juin

  1. À Aix-en-Provence, saint Maximin, à qui on attribue les débuts de la foi chrétienne dans cette cité.
    2. À Rouen, après 511, saint Godard, évêque.
    3. Près de Soissons ; en 564, saint Médard, évêque du Vermandois. Quand la cité de Saint-Quentin fut ruinée, il transféra son siège dans la ville fortifiée de Noyon, d’où il mit tout son soin à détourner le peuple des superstitions païennes pour le tourner vers la doctrine du Christ.
    4*. À Fano dans le Picenum, à la fin du VIe siècle, saint Fortunat, évêque, assidu à racheter les captifs.
    5. À Metz, vers 660, saint Cloud, évêque, fils de saint Arnoul et conseiller du roi.
    6. À York, en 1154, saint Guillaume Fitzherbert, évêque. Homme affable et doux, déposé injustement de son siège, il se retira à Winchester parmi les moines. Quand son siège lui fut restitué, il pardonna à ses ennemis et apaisa les esprits dans la ville.
    7*. À Londres, en 1537, le bienheureux Jean Davy, moine diacre de la Chartreuse de la ville et martyr. Sous le roi Henri VIII, pour sa fidélité envers l’Église catholique et le pape, il fut emprisonné, subit des mauvais traitements et mourut de faim.
    8*. À Ambiatibe à Madagascar, en 1896, saint, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. En temps de paix comme en temps de guerre, il se dépensa sans compter pour l’Évangile, fut expulsé trois fois des missions, et enfin, frappé de coups de pied en haine de la foi et plusieurs fois appelé en vain à l’apostasie, il fut massacré. (canonisé le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
    9*. À Oporto au Portugal, en 1899, la bienheureuse Marie du Divin Cœur de Jésus (Marie Droste zu Vischering), vierge, sœur de la Charité du Bon Pasteur, admirable promotrice de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus.
    10*. Au village de Kuzhikkattussery au Kérala, en Inde, l’an 1926, la bienheureuse Marie-Thérèse Chiramel Mankidiyan, vierge, qui mena une vie d’ermite dans la plus grande austérité de pénitence, chercha le Christ dans les plus pauvres gens et les plus délaissés et fonda la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille.
    11*. À Cagliari en Sardaigne, l’an 1958, le bienheureux Nicolas de Gesturi (Jean Medda), prêtre capucin. Quêteur silencieux pendant trente-quatre ans, toujours prêt à venir en aide aux indigents, il incitait à la charité envers les pauvres par l’exemple de sa vertu et de sa bonté.
    **        En Hongrie, en 1953, le bienheureux Etienne Sandor, frère salésien martyr, victime de la dictature communiste hongroise   (béatifié le 19 octobre 2013 par le pape François)

Le 9 juin

  1. Mémoire de saint Ephrem, diacre et docteur de l’Église. Il exerça d’abord à Nisibe, sa patrie, la charge de prédication et d’enseignement de la doctrine sacrée, puis, après l’invasion de Nisibe par les Perses, il se réfugia à Édesse en Syrie avec ses disciples, il y posa les fondations d’une école de théologie, accomplissant son ministère par sa parole et ses écrits, remarquable par sa vie austère et son érudition, à tel point qu’il mérita d’être appelé, pour les hymnes de toute beauté qu’il composa, la cithare du Saint-Esprit. Il mourut en 373.
    2. Sur la voie Nomentane, aux Arches, au quinzième mille de la ville de Rome, les saints martyrs Prime et Félicien.
    3. À Nicée en Bithynie, saint Diomède, martyr.
    4. Au pays d’Agen, peut-être au VIe siècle, saint Vincent, martyr. Alors que les gens du pays faisaient une fête en l’honneur du soleil, il fut conduit au martyre pour le nom du Christ.
    5. À Syracuse en Sicile, l’an 594, saint Maximien, évêque, qui avait été auparavant à Rome abbé du monastère de Saint-André du Célius, et dont saint Grégoire le Grand a fait souvent mémoire.
    6. Dans l’île d’Iona, en Écosse, vers 597, saint Colomba ou Colum Cille, prêtre et abbé. Né en Irlande et formé aux préceptes de la vie monastique, il établit son monastère dans cette île, qu’il rendit célèbre par la discipline de vie et le culte des lettres. Enfin, recru de vieillesse et prévoyant son dernier jour, il mourut devant l’autel du Seigneur.
    7. À Andria dans les Pouilles, à la fin du XIIe siècle, saint Richard, évêque. Anglais d’origine et célèbre par ses vertus, il reçut avec piété les reliques des saints Érasme et Pontien.
    8*. À Londres, en 1597, le bienheureux Robert Salt, martyr. Moine de la Chartreuse de la ville, au temps du roi Henri VIII, à cause de sa fidélité à l’Église romaine, il fut envoyé en prison à Newgate, où il mourut de faim.
    9*. À Reritiba au Brésil, en 1597, le bienheureux Joseph de Anchieta, prêtre de la Compagnie de Jésus. Né aux îles Canaries, il passa presque toute sa vie au Brésil, en se dépensant sans compter et avec fruit aux œuvres missionnaires.
    10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Joseph Imbert, prêtre et martyr. Ancien membre de la Compagnie de Jésus, nommé vicaire apostolique de Moulins par le pape Pie VI pendant la Révolution française, il fut, en raison de son sacerdoce, détenu d’abord à Moulins puis déporté sur un bateau négrier, sur lequel il mourut de maladie contagieuse.
    11*. À Rome, en 1837, la bienheureuse Anne-Marie Taigi, mère de famille. Soumise aux violences de son mari, elle demeura attentive à prendre soin de lui et de l’éducation de ses sept enfants, sans rien omettre de son assistance spirituelle et matérielle aux pauvres et aux malades.
    **.         À Turin, en 1936, le bienheureux Luigi Boccardo, prêtre fondateur des Sœurs de Jésus-Roi, branche contemplative des Pauvres-Filles de St Gaëtan (béatifié le 14 avril 2007 par Benoît XVI)

Le 10 juin

  1. À Auxerre, au Ve siècle, saint Censure, évêque, qui prit pour modèle un de ses prédécesseurs, saint Germain, dans un épiscopat qui dura plus de trente ans.
    2. À Paris, vers 656, saint Landry, évêque. Pour venir en aide aux miséreux lors d’une famine, il vendit, rapporte-t-on, les vases sacrés et construisit un hospice près de la cathédrale.
    3*. À Rochester, vers 666, saint Ithamar, évêque. Premier du peuple du Kent à être appelé à l’épiscopat, il brilla par sa dignité de vie et son érudition.
    4*. À Dobrawo en Pologne, l’an 1182, la naissance au ciel de saint Bogomile, évêque de Gniezno, qui abdiqua son siège pour mener une vie d’ermite et mourut exténué par ses austérités.
    5*. À Bologne en Émilie, l’an 1236, la bienheureuse Diane d’Andalo, vierge, qui dut surmonter tous les empêchements que mettait sa famille, avant de consacrer, entre les mains même de saint Dominique, sa volonté de vivre dans le cloître, et d’entrer au monastère de Sainte-Agnès, qu’elle avait elle-même fondé.
    6*. À Trévise en Vénétie, l’an 1315, le bienheureux Henri de Bolzano. Bûcheron illettré, il donnait aux miséreux presque tout son salaire et, quand ses forces défaillirent, il continua, au jour le jour, à vivre d’aumônes, qu’il partageait avec des mendiants.
    7*. À Buda en Hongrie, l’an 1419, le trépas du bienheureux Jean Dominici, évêque de Raguse. Après la peste noire, il rétablit dans les couvents de Prêcheurs en Italie, l’observance de la règle et, envoyé en Bohême et en Hongrie pour s’opposer à la prédication de Jean Hus, c’est là qu’il mourut.
    8*. À Londres, en 1537, les bienheureux martyrs Thomas Green, prêtre, et Gautier Pierson, moine de la Chartreuse de la ville. S’étant opposés à la volonté du roi Henri VIII qui prétendait à l’autorité suprême dans les affaires de l’Église, ils furent détenus dans un cachot infect et moururent de faim et de maladie.
    9*. À Turin dans le Piémont, en 1880, le bienheureux Marc-Antoine Durando, prêtre lazariste, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Jésus de Nazareth pour secourir les malades et les jeunes abandonnés,
    10*. À Moerzeke-lez-Termonde, près de Gand en Belgique, l’an 1924, le bienheureux Édouard Poppe, prêtre. Par ses écrits et sa prédication, à une époque difficile, il propagea à travers la Flandre l’éducation chrétienne et la dévotion à l’Eucharistie.
    **        En, Allemagne, en1946., le bienheureux Eustachius Kugler religieux de l’Ordre de Saint Jean de Dieu (béatifié le 4 octobre 2009 par Benoît XVI) 

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 21 AU 31 MAI

Le 21 mai

1.Mémoire des saints Christophe Magallanès, prêtre, et de ses compagnons, martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.
2. En Maurétanie, peut-être au IIIe siècle, saint Timothée, diacre et martyr.
3. À Césarée de Cappadoce, au IIIe siècle, saint Polyeucte, martyr.
4. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, hommes et femmes, que, sous l’empereur Constance, en 357 ou 358, durant les fêtes de la Pentecôte, l’évêque arien Georges fit maltraiter de la manière la plus cruelle dans le cimetière. Plusieurs moururent de leurs blessures, d’autres furent exilés dans la grande oasis.
5. À Vannes en Armorique, saint Patern, évêque, qui fut, croit-on, ordonné en ce jour par saint Perpétue de Tours dans le concile provincial tenu en cette ville.
6. Aux environs de Nice, vers 581, saint Hospice. Homme d’une ascèse admirable, il vécut en reclus dans une tour, au temps du roi Chilpéric, et prédit l’arrivée des envahisseurs lombards.
7. À Evora au Portugal, au VIe siècle saint Mancius, martyr.
8*. À Vienne en Dauphiné, l’an 1001, saint Thibaud, évêque, d’une charité et d’une piété remarquables, qui illustra cette Église durant quarante-quatre ans.
9*. À Aboë en Finlande, l’an 1366, saint Hemming, évêque. Brûlant de zèle pastoral, il restaura, par un décret pris en synode, la discipline de cette Église, favorisa les études des clercs, donna un nouvel élan au culte divin et promut la paix entre les peuples du pays.
10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Mopinot, Frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, il fut déporté, parce que religieux, sur un bateau négrier et mourut de la contagion qui régnait à bord.
11. À Marseille, en 1861, saint Charles-Eugène de Mazenod, évêque. Pour que les pauvres soient évangélisés, il suscita les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée et, pendant près de vingt-cinq ans, il illustra son Église par ses vertus, ses œuvres et ses écrits.
**.         Au Brésil, en 1924, le bienheureux Manuel Gomez Gonzalez, prêtre martyr (béatifié le 21 octobre 2007 par Benoît XVI).
**.        Au Brésil, en 1924, le bienheureux Adilio Daronch, prêtre martyr. (béatifié le 21 octobre 2007 par Benoît XVI).

Le 22 mai

1.Mémoire de sainte Rita, religieuse. Mariée à un homme violent, elle supporta avec patience ses rudesses et, à force de douceur et de persuasion, le ramena à Dieu. Privée de son mari et de ses deux fils, elle entra à Cassia en Ombrie, dans un monastère de l’Ordre de Saint-Augustin, offrant à tous un exemple de sublime patience et de douceur. Elle s’endormit dans le Seigneur en 1457.
2. En Afrique, vers 250, les saints martyrs Caste et Émile, qui achevèrent leur martyre par le feu. Comme l’écrit saint Cyprien, ces deux chrétiens vaincus dans un premier combat, le Seigneur les fit triompher dans un second, afin qu’après avoir cédé aux flammes, ils deviennent ensuite plus forts que les flammes.
3. À Comana dans le Pont, au IVe siècle, saint Basilisque, évêque et martyr.
4. En Corse, commémoraison de sainte Julie, vierge et martyre.
5. Au pays de l’Adour en Aquitaine, sainte Quitterie, vierge.
6. À Angoulême, au IVe ou Ve siècle, saint Ausone, considéré comme le premier évêque de la cité.
7*. À Limoges, en 637, saint Loup, évêque, qui signa la charte de fondation du monastère de Solignac.
8*. À Parme en Émilie, au Xe siècle, saint Jean, abbé, qui, suivant les leçons de saint Mayeul de Cluny, fit beaucoup pour promouvoir en son abbaye l’observance monastique.
9. À Pistoie en Toscane, vers 1153, saint Atton, évêque, auparavant abbé général de la congrégation bénédictine de Vallombreuse, pasteur tout donné à son peuple, soucieux de la sainteté de vie des prêtres et de la paix entre les cités.
10*. À Florence, également en Toscane, l’an 1310, sainte Humilité, qui, avec l’accord de son mari, vécut douze ans en recluse, puis, à la demande de l’évêque, fut mise à la tête de moniales dans un nouveau monastère de la Congrégation de Vallombreuse.
11*. À Londres, en 1538, le bienheureux Jean Forest, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Sous le roi Henri VIII, pour avoir défendu l’unité de l’Église catholique, il fut brûlé vif à Smithfield sur un bûcher en même temps que des images pieuses peintes sur bois, consommant ainsi son martyre.
12*. À Kori au Japon, en 1617, les bienheureux martyrs Pierre de l’Assomption, franciscain, et Jean-Baptiste Machado, prêtres et martyrs. Parce qu’ils avaient exercé en cachette leur ministère, ils furent décapités en haine de la foi chrétienne.
13*. À Omara, également au Japon, en 1620, le bienheureux Matthieu d’Arima, catéchiste, martyr. Pour avoir refusé de livrer un missionnaire, il fut soumis à la torture jusqu’à la mort.
14. En Annam, l’an 1857, saint Michel Ho Dinh Hy, martyr. Mandarin, compagnon de l’empereur Tu Duc et catéchiste, il fut dénoncé comme chrétien par un autre mandarin, subit d’atroces tortures et mourut décapité.
15. À An-Xa au Tonkin, en 1862, saint Dominici Ngôn, martyr. Paysan et père de famille, quand des soldats lui demandèrent de fouler la croix aux pieds, il se prosterna et l’adora ; puis devant le juge, il s’affirma chrétien sans crainte, et fut décapité sur le champ.
16*. À Lucques en Toscane, l’an 1868, la bienheureuse Marie-Dominique Brun Barbantini, religieuse, fondatrice de la Congrégation des Sœurs ministres des malades de Saint-Camille.

Le 23 mai

1.À Carthage, en 259, les saints martyrs Lucius, Montan, Julien et Victoric. Sous l’empereur Valérien, ils furent décapités pour la religion et la foi que saint Cyprien leur avait enseignées. Avec eux sont commémorés saint Victor, prêtre, martyrisé avant eux, et saint Donatien, mort en prison.
2. Commémoraison des saints Martyrs qui, en Cappadoce, l’an 303, dans la persécution de l’empereur Maximien, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice.
3. Commémoraison de ceux qui, à la même époque en Mésopotamie, furent suspendus, les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu.
4. À Naples, peut-être au IVe siècle, saint Éphèbe, évêque.
5. Près de Langres, en 407, la passion de saint Didier, évêque. Témoin des maux que les Vandales faisaient souffrir à son peuple, il alla, dit-on, trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ et l’évêque présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins.
6. Commémoraison de saint Eutyque, abbé, dans le district de Nursie en Ombrie, au Ve siècle. Selon ce que rapporte le pape saint Grégoire le Grand, il mena d’abord la vie solitaire avec saint Florent, et s’appliqua par ses exhortations à conduire beaucoup d’âmes à Dieu, puis il dirigea saintement un monastère voisin.
7. Commémoraison de saint Spes, abbé, près de Nursie également, au VIe siècle. Il supporta avec une patience admirable d’être privé de la vue durant quarante ans.
8*. Commémoraison de saint Honorat, abbé de Subiaco dans le Latium. À la fin du VIe siècle, il dirigea le monastère où saint Benoît avait demeuré auparavant.
9*. À Nice, en 787, saint Syagre, évêque, qui fit construire un monastère sur la tombe de saint Pons.
10. À Synnade en Phrygie, l’an 824, saint Michel, évêque. Homme pacifique, il encouragea la paix et la concorde entre Latins et Grecs, mais, envoyé en exil à cause du culte des saintes images, il mourut loin de sa patrie.
11*. À Gembloux au pays de Liège, en 962, la mise au tombeau de saint Guibert, moine. Après avoir déposé les armes et embrassé la discipline de la vie monastique, il construisit un monastère dans son domaine héréditaire et lui-même alla mener la vie monastique à Gorze.
12. À Rome, en 1764, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre. Humble et pauvre, il consacra sa vie à s’occuper des pauvres, des miséreux, des abandonnés de toute sorte, en les visitant, les accueillant, les imprégnant de la doctrine du salut.
13*. Près de Witowo en Pologne, l’an 1940, les bienheureux Joseph Kurzawa et Vincent Matuszewski, prêtres et martyrs. Curé et vicaire dans la même paroisse, ils furent arrêtés, après l’occupation nazie du pays, et fusillés par des agents de la police secrète.

Le 24 mai

1.Commémoraison de saint Manahène, ami d’enfance du prince Hérode le Tétrarque, qui fut, sous la grâce du Nouveau Testament, docteur et prophète dans l’Église qui était à Antioche.
2. Commémoraison de sainte Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode. Avec d’autres femmes, elle aidait de ses ressources Jésus et les Apôtres et, le jour de la Résurrection du Seigneur, elle trouva la pierre roulée sur le côté du tombeau et rapporta cela aux Douze.
3. À Lystres en Lycaonie, saint Zoel, martyr.
4*. À Trieste en Istrie, saint Servule, martyr.
5. À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L’un d’eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n’avait pas été plongé dans le bain sacré, qu’il puisse être lavé dans le flot de son sang.
6. Commémoraison des trente-huit saints martyrs qui, à Philippopolis en Thrace, vers 304, au temps de Dioclétien et de Maximien, furent, dit-on, décapités.
7. Au monastère de Lérins en Provence, vers 450, saint Vincent, moine prêtre. Remarquable par sa science chrétienne et la sainteté de sa vie, il eut le mérite de mettre en lumière la notion de développement de la foi.
8. Au Mont Admirable en Syrie, l’an 592, saint Syméon Stylite le jeune, prêtre et anachorète. Il vécut sur une colonne, en conversation avec le Christ et les anges, doté de pouvoir sur les démons et les forces du mal.
9*. À Plaisance en Émilie, l’an 1306, le bienheureux Philippe, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui, pour s’appliquer avec plus de force à châtier son corps, se servait d’une cuirasse de fer.
10*. À Marrakech, en 1631, le bienheureux Jean de Prado, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Envoyé, déjà âgé, en Afrique pour apporter un soutien spirituel aux chrétiens réduits en esclavage par les infidèles, mais arrêté et conduit devant le sultan Moulay-al-Walid, il déclara avec force sa foi dans le Christ, et, après de nombreuses tortures, sur l’ordre du sultan, il acheva son martyre sur le bûcher.
11. À Séoul en Corée, l’an 1839, les saints martyrs Augustin Yi Kwang-hon chez qui on lisait les saintes Écritures, Agathe Kim A-gi, mère de famille qui reçut le baptême en prison, et sept compagnons qui furent tous ensemble décapités à cause du nom chrétien.
12*. Dans la ville de Saint-Hyacinthe au Canada, en 1901, le bienheureux Louis-Zéphyrin Moreau, évêque, qui se donna toujours comme but, dans les divers travaux de son activité pastorale, d’être en accord de sentiment avec l’Église.

Le 25 mai

1.Mémoire de saint Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Église qui passa toute sa vie au service du Christ. Orphelin à l’âge de sept ans, il fut confié, au monastère de Wearmouth, à saint Benoît Biscop, puis par celui-ci à saint Céolfrid, au monastère de Jarrow en Northumbrie où il vécut comme moine tout le reste de sa vie, tout occupé à méditer et à commenter les saintes Écritures, à pratiquer avec soin l’observance régulière, à chanter chaque jour les louanges divines, trouvant son plaisir à apprendre, à enseigner et à écrire, jusqu’à sa mort en 735.
2. Mémoire de saint Grégoire VII, pape. Sous le nom d’Hildebrand, il mena à Rome la vie monastique et, chargé de diverses missions, il aida les pontifes de son temps dans la réforme de l’Église. Élevé sur la chaire de Pierre, il revendiqua, face au pouvoir des princes, la liberté de l’Église avec une grande autorité et un esprit résolu, et défendit avec force la sainteté du clergé. Pour cela il fut contraint de fuir Rome et mourut en exil à Salerne en Campanie, l’an 1085.
3. Mémoire de sainte Marie-Madeleine de Pazzi, vierge de l’Ordre du Carmel. Elle mena à Florence, en Toscane, une vie cachée dans le Christ, de prière et de renoncement, priant assidûment pour la réforme de l’Église et, enrichie par Dieu de multiples dons, elle conduisit fort bien ses sœurs à la perfection. Elle mourut en 1607.
4. À Atelle en Campanie, au IIIe ou IVe siècle, saint Canion, évêque et martyr.
5. À Milan, commémoraison de saint Denis, évêque. Relégué en Arménie pour la foi catholique par l’empereur Constance, il y mourut, vers 361, d’une mort presque semblable à celle des martyrs.
6*. À Florence en Toscane, à la fin du IVe ou au début du Ve siècle, saint Zénobe, évêque.
7. Au monastère de Montenoy au pays de Troyes, au VIIe siècle, saint Lyé, abbé.
8. À Malmesbury en Angleterre, l’an 709, la mise au tombeau de saint Aldhelm, évêque et abbé. Célèbre par son érudition, il fut d’abord abbé de Malmesbury, puis devint le premier évêque de Sherborne, tout en gouvernant son monastère, et mourut à Doulting, au cours d’une visite pastorale.
9*. À Pennalba, dans les Asturies en Espagne, vers 925, saint Gennade. Abbé du monastère de cette ville, puis évêque au même lieu, il fut conseiller des rois, mais, poussé par le désir du cloître, il déposa sa charge épiscopale pour passer le reste de sa vie en moine, et il se retirait parfois dans la solitude où il mourut.
10*. À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Meccati, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et, de retour dans son pays, mena une vie d’anachorète.
11. En Italie, près de Montesanto dans les Marches, en 1346, le trépas de saint Gérard ou Géry. Jadis comte de Lunel, au diocèse de Maguelone, il vécut d’abord dans la solitude près du pont du Gard, puis entraîné par la tempête au cours d’un pèlerinage par mer en Terre sainte, il mourut sur la route d’Ancône.
12*. À Faenza en Émilie, l’an 1483, le bienheureux Jacques-Philippe (André Bertoni), prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, remarquable par son don des larmes et son extrême humilité.
13. Au Tonkin, en 1865, saint Pierre Doan Van Vân, martyr. Catéchiste et responsable de la paroisse de Bau No, à l’âge de quatre-vingts ans, sous l’empereur Tu Duc, il confirma par son sang la fermeté de sa foi.
14. À Paris, en 1865, sainte Madeleine-Sophie Barat, vierge, qui fonda la Société du Sacré-Cœur de Jésus et travailla beaucoup pour la formation chrétienne des jeunes filles.
15. À Munyonyo en Ouganda, l’an 1886, saint Denis Ssebuggwawo, martyr. Âgé de seize ans, au roi Mwanga qui l’interrogeait, il affirma avoir enseigné à deux jeunes attachés à la cour les rudiments de la foi chrétienne. À cause de cela, le roi lui-même le transperça de sa lance.
16. À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays. Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 27 mai avec celle de leurs compagnons.
17*. Au camp de travaux forcés de Javas en Moldavie, l’an 1951, le bienheureux Nicolas Cehelskyij, prêtre de Lvov en Ukraine et martyr. Sous le régime athée soviétique, il succomba aux tortures atroces qui lui furent infligées.

Le 26 mai

1.Mémoire de saint Philippe Néri, prêtre. Originaire de Florence, il vint à Rome où il devint curé de Saint-Jean des Florentins. Pour sauver du mal la jeunesse, il fonda l’Oratoire, où les leçons spirituelles succédaient aux chants et aux œuvres de charité et il s’illustra par son amour du prochain, sa simplicité évangélique et son cœur plein de joie, dans un zèle extrême et un fervent service de Dieu. Il mourut à Rome en 1595.
2. À Rome également, en 189, saint Éleuthère, pape, à qui les illustres martyrs de Lyon, alors détenus en prison, écrivirent une noble lettre sur le maintien de la paix dans l’Église.
3. À Rome encore, au cimetière de Priscille, sur la voie Salarienne nouvelle, saint Simètre, martyr.
4. À Todi en Ombrie, sainte Félicissime, martyre.
5. Au territoire d’Auxerre, la passion de saint Prix, martyr.
6. À Cantorbéry en Angleterre, vers 604, la mise au tombeau de l’évêque saint Augustin, dont la mémoire est célébrée le lendemain.
7. Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.
8*. Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.
9*. À Vence en Provence, l’an 1154, saint Lambert, évêque, auparavant moine de Lérins. Il fut la providence des pauvres et aimait la pauvreté.
10*. À Sienne en Toscane, l’an 1328, le bienheureux François Patrizi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui exerça avec un zèle admirable le ministère de la prédication, de la direction des âmes et de la pénitence.
11*. À Pistoie, également en Toscane, l’an 1401, le bienheureux André Franchi, évêque. Prieur du couvent dominicain de la ville, il restaura la vie régulière dans les couvents de l’Ordre dans la région après la peste noire, et il approuva dans la cité les confréries de pénitents pour favoriser la paix et la miséricorde.
12. À Quito en Équateur, l’an 1645, sainte Marie-Anne de Jésus de Paredes, vierge, qui consacra sa vie au Christ dans le Tiers-Ordre de Saint-François, et dépensa ses forces à subvenir aux besoins des pauvres indigènes ou noirs.
13. À Fuzhou dans la province chinoise de Fujian, en 1747, la passion de saint Pierre Sans i Jordan, évêque et martyr. De l’Ordre des Prêcheurs, il fut arrêté avec d’autres prêtres et conduit au tribunal, enchaîné, par un long parcours. Sur le lieu du supplice, il se mit à genoux et, quand il eut terminé sa prière, tendit son cou à la hache.
14. À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Joseph Chang Song-jib, martyr. Pharmacien devenu chrétien, il fut mis dans les fers et succomba aux pires tourments.
15. À Dong Hoi en Annam, l’an 1861, les saints martyrs Jean Doan Trinh Hoan, prêtre, et Matthieu Nguyen Van Phuong, médecin, père de famille et catéchiste, qui lui avait donné l’hospitalité. Tous deux furent torturés pour la foi, sous l’empereur Tu Duc, et sauvagement décapités.
16. À Numyanyo en Ouganda, l’an 1886, saint André Kaggwa, martyr. Chef des joueurs de tambourin du roi Mwanga et son familier, à peine fut-il initié au Christ, qu’il forma les païens et les catéchumènes à la doctrine de l’Évangile, et pour cela, il fut tué avec cruauté.
17. À Ttaka Jiunge, également en Ouganda et la même année, saint Pontien Ngondwe, martyr. Garde du corps du roi, alors que la persécution menaçait, il reçut le baptême, fut peu après jeté en prison et, tandis qu’on le conduisait à la colline du supplice, il fut transpercé d’un coup de lance par le bourreau.

Le 27 mai

1.Mémoire de saint Augustin, évêque de Cantorbéry en Angleterre. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand pour annoncer l’Évangile au peuple des Angles, il fut accueilli avec bienveillance par le roi du Kent, Éthelbert, et imitant la vie apostolique de l’Église primitive, il convertit à la foi chrétienne le roi lui-même et beaucoup de son peuple, et établit plusieurs sièges épiscopaux sur cette terre. Il mourut le 26 mai, vers 604.
2. À Dorostore en Médie, vers 302, saint Jules, martyr. Vétéran en retraite de l’armée, au temps de la persécution, il fut arrêté par des gardes d’office et présenté au juge Maxime. Il manifesta en sa présence son horreur des idoles, confessa le nom du Christ avec la plus grande assurance, fut puni de la peine capitale et frappé de l’épée.
3. Sur la voie Nomentane, au seizième mille de Rome, saint Restitut, martyr.
4. À Orange en Provence, vers 475, saint Eutrope, évêque, qui travaillait de ses mains avec ardeur malgré la rigueur des saisons et, pendant le carême, prolongeait l’office divin par la prière personnelle et le jeûne.
5. À Wurzbourg en Franconie, l’an 1045, saint Brunon, évêque, qui reconstruisit la cathédrale, réorganisa l’école épiscopale et écrivit pour le peuple des commentaires des saintes Écritures.
6*. Au monastère de Montsalvy en Auvergne, l’an 1039, saint Gaubert, prêtre et ermite, grâce à qui ce lieu, auparavant sauvage et affreux, devint un hospice pour accueillir les pèlerins.
7*. À Dryburne, près de Durham en Angleterre, l’an 1590, les bienheureux Edmond Duke, Richard Hill, Jean Hogg et Richard Holiday, prêtres et martyrs. Formés au collège anglais de Reims, ils revinrent en Angleterre et, uniquement en raison de leur sacerdoce, ils furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière et pendus au gibet.
8. À Séoul en Corée, l’’an 1839, les saintes martyres Barbe Kim, veuve, et Barbe Yi, vierge, âgée de quinze ans, qui furent ensemble détenues en prison, où elles moururent de la peste.
9. À Nakiwubo en Ouganda, l’an 1886, saint Athanase Bazzekuketta, martyr. Il était un des pages du roi, récemment baptisé et brûlant du désir du martyre. Pendant qu’on le conduisait, avec les autres, vers le lieu du supplice, il demanda aux bourreaux de le tuer sur le champ et, percé de coups, il acheva son martyre.
10. À Lubawo, également en Ouganda et la même année, saint Gonzague Gonza, martyr, un des familiers du roi. Tandis qu’on le conduisait au bûcher, les pieds entravés, il fut percé de coups de lance par les bourreaux.

Le 28 mai

1.À Corinthe, vers 340, sainte Héliconide, martyre. Sous l’empereur Gordien et le préfet Pérennis, puis sous son successeur Justin, elle subit de nombreux tourments et fut enfin décapitée, achevant ainsi son martyre.
2. À Chartres, peut-être au Ve siècle, saint Chéron, martyr.
3. À Urgel en Catalogne, au VIe siècle, saint Just, évêque, qui composa un commentaire allégorique du Cantique des Cantiques et participa aux conciles d’Espagne.
4. À Paris, en 576, saint Germain, évêque. D’abord abbé de Saint-Symphorien d’Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la fondation du monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.
5*. Au monastère de Gellone en Aquitaine, l’an 812, saint Guillaume ou Guilhem, moine. Nommé par Charlemagne comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, vainqueur des Sarrasins jusqu’à Barcelone, parvenu au faîte des honneurs, lié d’amitié avec saint Benoît d’Aniane, il fonda, non loin d’Aniane, un autre monastère dans la vallée de Gellone, y prit l’habit monastique, et voulut demeurer simple moine, humble, pénitent, recherchant les emplois les plus humbles.
6*. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 1089, le bienheureux Lanfranc, évêque. Né à Pavie, moine et prieur du Bec en Normandie, il y fonda une école célèbre et débattit contre Bérenger de la réalité du corps et du sang du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Appelé ensuite au siège de Cantorbéry, il travailla à réformer la discipline de l’Église en Angleterre.
7*. À Pise en Toscane, l’an 1206, sainte Ubaldesca, vierge, qui pendant cinquante-cinq ans, depuis l’âge de seize ans jusqu’à sa mort, exerça avec charité les œuvres de miséricorde dans l’hôpital de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
8*. À Castelnuovo, en Toscane également, l’an 1451, le bienheureux Herculan de Plagario, prêtre de l’Ordre des Mineurs, éminent prédicateur, qui brilla par l’austérité de sa vie, son abstinence prolongée et sa réputation de faiseur des miracles.
9*. À Londres, en 1541, la bienheureuse Marguerite Pole, martyre. Comtesse de Salisbury et mère du cardinal Réginald Pole, elle réprouva le divorce du roi Henri VIII et fut, à cause de cela, décapitée dans la prison de la Tour.
10*. À Florence en Toscane, l’an 1577, la bienheureuse Marie-Bartholomée Bagnesi, vierge. Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, elle supporta avec une patience admirable, pendant quarante-cinq ans, des douleurs multiples et perçantes.
11*. À Londres, en 1582, les bienheureux Thomas Ford, Jean Shert et Robert Johnson, prêtres et martyrs, faussement accusés de complot contre la reine Élisabeth Ière, condamnés à mort et pendus ensemble à la potence de Tyburn.
12. À Cho Quan en Cochinchine, l’a 1859, saint Paul Hanh, martyr. Oublieux des mœurs chrétiennes, il était à la tête d’une bande de brigands, mais arrêté sous l’empereur Tu Duc, il déclara qu’il était chrétien, et ni la flatterie, ni la flagellation, ni les tenailles qui lui déchiraient le corps, rien ne le fit fléchir dans sa foi, et il fut décapité, achevant son témoignage par la gloire du martyre.
13*. Au camp de concentration de Sachnenhausen près de Berlin, l’an 1940, le bienheureux Ladislas Demski, prêtre de Gniezno et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté et tué dans ce camp parce qu’il refusait de profaner son rosaire.
14*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941 l’ évêque de Plock. Arrêté par la police secrète d’État avec d’autres prêtres, bienheureux Antoine-Julien Nowowiejski, sous l’occupation nazie, il succomba, après trois mois de réclusion, épuisé par les tortures et la faim.

Le 29 mai

1. À Antioche de Syrie, vers 303, saint Hésychius, martyr. Il était soldat palatin, quand il entendit publier l’édit de l’empereur Dioclétien, en vertu duquel quiconque ne voulait pas sacrifier aux idoles devait déposer le baudrier. Il déposa le sien aussitôt et, pour ce motif, on lui attacha un bloc de pierre à la main droite et on le précipita dans le fleuve.
2. À Trèves en Gaule Belgique, vers 346, saint Maximin, évêque. Intrépide défenseur de l’intégrité de la foi contre les ariens, il accueillit fraternellement saint Athanase d’Alexandrie et d’autres évêques envoyés en exil et, chassé à son tour de son siège, il mourut à Poitiers, sa patrie.
3. Dans le Val d’Anagne au pays de Trente, en 397, les saints martyrs Sisinnius, diacre, Martory, lecteur et Alexandre, portier. Venus de Cappadoce dans cette région des Alpes encore païenne, ils prêchèrent l’Évangile et construisirent une église, mais furent massacrés par les païens, qui voulaient les faire participer à un sacrifice lustral, et leurs corps furent brûlés avec le bois de l’église.
4. À Ravenne en Émilie, l’an 476 ou 477, saint Exupérance, évêque, qui, à l’époque où le roi Odoacre était maître de la ville et de l’Italie, gouverna cette Église avec sagesse.
5. À Milan, vers 480, saint Sénateur, évêque, que le pape saint Léon le Grand envoya, quand il était encore prêtre, en légat à Constantinople.
6*. À Mâcon en Bourgogne, vers 940, saint Gérard, évêque, après avoir été moine. Il gouverna son Église pendant quarante ans et termina sa vie au monastère de Brou, qu’il avait fondé.
7*. À Pise en Toscane, l’an 1207, sainte Bonne, vierge, qui fit avec piété plusieurs fois le pèlerinage en Terre sainte, à Rome et à Compostelle.
8*. À Avignon et près de Toulouse, en 1242, les bienheureux martyrs Guillaume Arnaud, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, et dix compagnons. Chargés ensemble par le pape Grégoire IX de faire obstacle à la peste des cathares, ils furent arrêtés par ruse la nuit de l’Ascension du Seigneur et tombèrent sous des coups d’épée pour la foi du Christ et l’obéissance à l’Église romaine, en chantant d’une seule voix le Te Deum.
9*. À Pise en Toscane, vers 1269, la bienheureuse Gérardesca qui passa sa vie de veuve dans une cellule près du monastère camaldule de Saint-Savin, à louer le Seigneur et à converser avec lui.
10*. À York en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Richard Thirkeld, prêtre et martyr. Condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière parce qu’il était prêtre et qu’il avait réconcilié beaucoup de chrétiens avec l’Église catholique, il fut soumis aux supplices du gibet.
11*. À Roma, dans le Basutoland d’Afrique australe, en 1914, le bienheureux Joseph Gérard prêtre, oblat de Marie Immaculée. Originaire de Lorraine, il annonça sans relâche le Christ, d’abord dans la province du Natal, puis et surtout au peuple basotho.
12. À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l’Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, La Finlande et la Russie.
**        En Italie, en 1927, la bienheureuse Elia di San Clemente, religieuse Carmélite (béatifiée le 14 mars 2006 par Benoît XVI). Décédée le 25 décembre, fête 29 mai.

Le 30 mai

1. À Torrès en Sardaigne, saint Gabin, martyr.
2. À Césarée de Cappadoce, les saints Basile et Emmélie, qui furent les parents des saints évêques Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste, ainsi que de la vierge sainte Macrine. Ces saints époux furent bannis au temps de l’empereur Galère Maximien et durent habiter les solitudes du Pont ; après la persécution, ils moururent en paix, l’un en 349, l’autre en 372, laissant leurs enfants héritiers de leurs vertus.
3. À Pavie en Lombardie, vers 680, saint Anastase, évêque. Ayant abandonné l’hérésie arienne, il professa avec fermeté la foi catholique.
4. À Ghéel dans le Brabant, au VIe ou VIIe siècle, sainte Dypne, vierge et martyre.
5. À Tervuren, également dans le Brabant, en 727, le trépas de saint Hubert, évêque de Tongres et Maastricht. Disciple et successeur de saint Lambert, il déploya son activité à répandre l’Évangile à travers le Brabant et les Ardennes et à y combattre les mœurs païennes, et il bâtit à Liège une église où il transféra les restes de son prédécesseur.
6. À Séville en Espagne, l’an 1252, saint Ferdinand III, roi de Castille et de León, prudent dans l’administration de son royaume, protecteur des arts et des sciences, attentif à diffuser la foi.
7. À Rouen, en 1431, sainte Jeanne d’Arc, vierge, appelée la pucelle d’Orléans, qui combattit avec force pour sa patrie, mais, livrée au pouvoir des ennemis et condamnée à mort par un tribunal ecclésiastique inique, malgré la simplicité de sa foi et son attachement à l’Église, elle mourut sur le bûcher à l’âge de dix-neuf ans.
8. À Londres, en 1582, saint Luc Kirby, prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il était prêtre, il fut, après de nombreuses tortures, pendu à la triple fourche de Tyburn. Avec lui subirent le même supplice de la potence les bienheureux prêtres et martyrs Guillaume Filby, Laurent Johnson, ainsi que Thomas Cottam, de la Compagnie de Jésus.
9*. À Londres également, trente ans après, en 1612, les bienheureux Guillaume Scott, bénédictin, et Richard Newport, prêtres et martyrs. Sous le roi Jacques Ier, à cause de leur sacerdoce, le premier fut étranglé ; le second, respirant encore, fut déchiré par le fer.
10. À Kampala en Ouganda, l’an 1886, saint Matthias Kalemba, surnommé Mulumba, c’est-à-dire Fort, martyr. Après avoir abandonné la religion musulmane et reçu le baptême, il abdiqua son office de juge et se dépensa beaucoup à répandre la foi chrétienne. Pour cela, sous le roi Mwanga, il fut soumis à des tortures et, privé de tout soulagement, rendit son âme à Dieu.
11. À Savone en Ligurie, l’an 1896, le trépas de saint Joseph Marello, évêque d’Acqui dans le Piémont, qui fonda la Congrégation des Oblats de Saint-Joseph, consacrée au soin de la discipline morale et chrétienne des jeunes.
12*. Au camp de concentration de Buchenwald en Thuringe, l’an 1940, la passion du bienheureux Othon Neururer, prêtre et martyr. Ayant dissuadé une jeune catholique de simuler un mariage avec un partisan du régime nazi déjà marié, il fut jeté en prison, où, à travers toutes sortes de sévices, il poursuivit en secret son ministère, jusqu’à ce qu’il achève son martyre, pendu par les pieds.
**.        À Bordeaux, en 1897, la bienheureuse Marie Céline de la présentation (Jeanne Germaine Castang), clarisse au couvent de Talence. (béatifiée le 16 septembre 2007 par Benoît XVI).
**.        En Ukraine, en 1904, la bienheureuse Marta Wiecka, religieuse de la Compagnie des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul (béatifiée par Benoît XVI le 24 mai 2008).

Le 31 mai

1.Fête de la Visitation de la Vierge Marie, quand elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte d’un fils dans sa vieillesse, et la salua. À la rencontre dans la joie des deux futures mères, le Rédempteur, par sa venue, sanctifia son précurseur encore dans le sein de sa mère, et Marie, en réponse à la salutation d’Élisabeth et exultant dans l’Esprit Saint, magnifia le Seigneur par un chant de louange.
2. À Rome, au cimetière de Domitille sur la voie Ardéatine, sainte Pétronille, vierge et martyre.
3. Près de Comana dans le Pont, saint Hermias, soldat, martyr.
4. À Aquilée en Vénétie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Cant, Cantien et Cantianille. Partis de la ville en voiture pour fuir la persécution, une de leurs mules s’étant abattue, ils furent pris par les persécuteurs et mis à mort.
5*. À Toulouse, vers 400, saint Silvius, évêque, qui commença à orner d’une basilique le tombeau de saint Saturnin.
6*. À Forli en Émilie, l’an 1314, le bienheureux Jacques Salomoni, prêtre. Adolescent orphelin de père, sa mère étant reçue parmi les moniales cisterciennes, il distribua ses biens aux pauvres et, entrant dans l’Ordre des Prêcheurs, il y brilla durant quarante-cinq ans, doté de charismes étonnants, ami des pauvres et homme pacifique.
7*. À Camerino dans les Marches, en 1524, sainte Baptista Varano. Abbesse du monastère des Clarisses que son père avait fait construire, elle éprouva de grandes tribulations ainsi que des consolations mystiques. (Canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI)
8*. À York en Angleterre, l’an 1591, les bienheureux martyrs Robert Thorpe, prêtre, et Thomas Watkinson, qui furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, l’un parce qu’il était prêtre, l’autre, père de famille d’un âge avancé, parce qu’il avait souvent aidé des prêtres ; tous deux subirent les supplices de la potence.
9*. À Paris, en 1686, le bienheureux Nicolas Barré, prêtre de l’Ordre des Minimes. Né à Amiens, maître en théologie et célèbre directeur spirituel dans l’esprit de l’Évangile, il fonda les Petites Écoles de la charité, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Saint-Maur et les Sœurs de la Providence de Rouen, pour l’éducation gratuite des enfants du peuple.
10*. À Nicosie en Sicile, l’an 1787, le saint Félix (Jacques Amoroso), religieux, qui, après dix ans de refus, finit par être admis chez les capucins et vécut parmi eux en accomplissant avec simplicité et innocence du cœur les emplois les plus humbles.    (canonisé le 23 octobre 2005 par Benoît XVI)
11*. À Civitella aux environs de Rome, en 1866, le bienheureux Marien de Roccacasale (Dominique Di Nicolantonio), religieux franciscain. Remplissant l’office de portier, il ouvrait la porte du couvent aux pauvres et aux pèlerins, qu’il soutenait de toutes les façons avec la plus grande charité.
12. À Mityana en Ouganda, l’an 1886, saint Noé Mawaggali, martyr. Page du roi Mwanga, quand commença la persécution, il refusa, sans peur, de fuir et offrit spontanément sa poitrine aux lances des soldats. Percé de coups, il fut alors pendu à un arbre, jusqu’à ce qu’il rendît l’esprit pour le Christ.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org