Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle

Lire l’Évangile de ce dimanche ( Jn. 6, 60-69)

Nous sommes arrivés ce dimanche aux derniers paragraphes du discours du Pain de Tu as les Paroles de Vie Éternelle. Monastère Bx. Charles de Foucauld. Institut du Verbe IncarnéVie. Si vous vous rappelez il y a trois dimanche nous avons commencé à écouter ce long discours du Seigneur qu’Il a adressé aux gens qui le cherchaient non pas pour son enseignement sinon pour le pain qu’Il avait multiplié, le sermon commence donc pour l’invitation à rechercher le Pain qui donne la vie éternelle à la place de ce pain périssable, cette nourriture qui se perd.

De nos jours on peut encore voir les vestiges, les ruines de la synagogue appelée « la Blanche » à cause de la couleur des murs, elle date du temps du Christ, c’est probablement là-bas que le Seigneur a prononcé ce sermon.

A la fin, Il entend le reproche, ou bien la réaction des gens qui ne tolérèrent pas ces paroles et voilà la réponse du Seigneur : « C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie ».

Nous faisons nôtre les paroles de fidélité et la profession de foi de Pierre, au nom de tous les apôtres, il dit « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »

Comme on avait déjà fait les semaines dernières, nous allons continuer à parler des différents moments de la sainte messe, c’est-à-dire, de la signification des gestes ou des paroles que nous faisons et disons pendant la messe.

Ce dimanche, nous voyons les derniers rites, ceux de la communion. Après la prière eucharistique, nous nous préparons pour le moment de la communion avec le notre Père : Dans l´oraison dominicale (celle du Seigneur), on demande le pain quotidien qui, pour les chrétiens, évoque surtout le pain eucharistique, et on y implore la purification des péchés, pour que les « choses saintes » soient vraiment données aux saints. Il y a après une petite prière qui est prononcée par le prêtre et qui développe la dernière demande du Notre Père, on demande d’être libéré de tout mal et de recevoir la paix que seulement Dieu peut nous donner.

Le rite qui suit est celui de la paix: l’Eglise implore la paix et l´unité pour elle-même et toute la famille des hommes et les fidèles expriment leur communion dans l’Eglise ainsi que leur amour mutuel avant de communier au sacrement. Il doit être un signe sincère et revêtu d’un caractère sacré, cela implique aussi ne pas « abuser de ce geste », il suffit de le faire discrètement pour ne pas perdre l’esprit de recueillement nécessaire pour la communion.

Messe - Monastère "Bx Charles de Foucauld" Institut du Verbe IncarnéLe geste de la fraction du pain, après le geste de la paix, répète celui accompli par le Christ à la dernière Cène et qui a donné son nom à toute l’action eucharistique à l´âge apostolique. Il signifie que les multiples fidèles, dans la communion à l´unique pain de vie, qui est le Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul corps.

Pendant cela, le peuple chante l’Agnus Dei, l’Agneau de Dieu, qui nous rappelle toujours le Sacrifice de Jésus sur la croix pour la rémission de nos péchés.

Le geste de rompre l’Hostie avait d’abord la finalité de la distribuer aux fidèles, mais il y a aussi un aspect symbolique, le Corps de Jésus séparé de son Sang lors de la Passion.

Comme on peut voir, il y a aussi un petit morceau qui est mis dans le calice avec cette prière propre du prêtre : « Que le corps et le sang de Jésus Christ, réunis dans cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle ».

Selon la tradition de l’Eglise, c’est le symbole de la résurrection du Seigneur, le sang avait été séparé du corps, ils s’unissent au troisième jour. Apres cela et avant de donner la communion et de communier lui-même, le prêtre dit cette prière secrète, à voix basse : « Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton corps et à ton sang n’entraîne pour moi ni jugement ni condamnation; mais qu’elle soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison. ».

Notre dernière réflexion sur la messe est portée donc pour ce moment si bon de la communion, ou l’on doit s’approcher avec un grand esprit d’humilité et de ferveur, on n’est jamais digne de recevoir le Seigneur, mais Il veut par sa tout puissance venir demeurer chez nous.

Ce que nous devons considérer tout d’abord ce que le Sacrement de l’Eucharistie contient, le Christ, le Seigneur lui-même. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde ».  « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Pour quoi l’Eucharistie nous donne la vie ?P. Buela Messe- Monastère Charles de Foucauld- Institut du Verbe Incarné

Parce qu’elle produit trois effets dans notre âme : elle nous soutient, elle nous fait grandir et elle nous réjouie.

Elle nous soutient parce qu’elle produit dans notre âme le même effet que produit un aliment matériel dans le corps. S. Ambroise disait: « Ceci est le pain de la vie éternelle, qui fortifie la substance de notre âme. » Saint Jean Chrysostome, commentant S. Jean : « Il se présente à nous, qui désirons le toucher, le manger et l’embrasser. »  Et le Seigneur dit lui-même (Jn 6, 56) : « Ma chair est vraiment nourriture et mon sang est vraiment boisson. »

Elle nous fait grandir, dans la vie spirituelle bien sûr. Grâce à elle nous pouvons développer encore la vie spirituelle, avancer vers la perfection, améliorer, comme dit le livre de l’Apocalypse : « que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore ».

Et finalement, elle produit en nous la joie. Ce sacrement confère la grâce d’une façon spirituelle, avec la vertu de charité. Saint Jean de Damas compare ce sacrement à la braise de la vision d’Isaïe. Car  » la braise n’est pas seulement du bois ordinaire, mais du bois uni au feu : c’est ainsi que le pain de la communion n’est pas du pain ordinaire, mais du pain uni à la divinité ». Comme le dit S. Grégoire : « L’amour de Dieu n’est pas oisif; car, s’il existe, il fait de grandes choses. » Aussi ce sacrement ne nous confère pas seulement que la grâce, mais encore l’excite à produire son acte, comme dit S. Paul (2 Co 5, 14) : « La charité du Christ nous presse. » De là vient que, par la vertu de ce sacrement, l’âme est spirituellement restaurée, du fait qu’elle est délectée et d’une certaine manière enivrée par la douceur de la bonté divine. Dans le Chant Âme du Christ, nous disons « Sang du Christ enivre-moi »

On appelle aussi « joie » qui vient de la perception actuel du bien que l’on possède, c’est-à-dire de la joie de savoir Qui on a reçu chez nous, et pour cela il faut être conscient de ce moment qu’est la communion et éviter toute distraction.

Procession sortie - Monastère "Bx. Charles de Foucauld" Institut du Verbe IncarnéLes rites de la messe vont conclure avec une petite prière dite par le prêtre, qui fait souvenir de la grâce que nous avons reçu avec l’Eucharistie, la bénédiction finale et l’envoi, « Allez dans la paix du Christ ». Lorsque la messe est célébrée en latin, le prêtre ajoute ces paroles : « Missa est ». Le mot Missa signifie « envoi », on l’avait déjà dit. Elle indique la mission de tout chrétien, de prolonger la messe dans sa vie, de vivre en communion avec le Seigneur, de donner de fruits pour la vie éternelle. Mais « missa », indique aussi que la victime du sacrifice et nous avec elle, a été envoyée au Ciel ; avec elle montent aussi nos prières et nos sacrifices : « la fumée des parfums, formés des prières des saints, monta de la main de l’ange devant Dieu », dit le livre de l’Apocalypse.

Prions aujourd’hui la Vierge Marie et demandons-lui la grâce de que notre participation à la sainte Messe soit chaque jour, plus parfaite et avec plus de ferveur, sachant que tous les saints et saintes ont trouvé en elle la force et la joie pour continuer dans leur voie de sanctification.

P. Luis M. Martinez

Monastère « Bienheureux Charles de Foucauld »

 

22 août – Sainte Marie, Reine de l’univers

« Per Mariam ad Iesum »

« Dans les dangers, les difficultés, les incertitudes mar_a_reina_de_todo_lo_creado_2pense à Marie, invoque Marie. Qu’elle ne se détache jamais de tes lèvres, qu’elle ne se détache jamais de ton cœur; et afin que tu puisses obtenir l’aide de sa prière, n’oublie jamais l’exemple de sa vie. Si tu la suis, tu ne te tromperas pas de chemin; si tu la pries, tu ne désespéreras pas; si tu penses à elle, tu ne peux pas te tromper. Si elle te soutient, tu ne tombes pas; si elle te protège, tu n’as rien à craindre; si elle te guide, tu ne te fatigues pas; si elle t’est propice, tu arriveras à destination… »

Saint Bernard

(Hom. II super « Missus est », 17:  PL 183, 70-71)

« Per Mariam ad Iesum » (à travers Marie, nous sommes conduits à Jésus, cette phrase appartient aussi à Saint Bernard)