Solennité du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

« Ecce Panis Angelorum »

Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
en compagnie de tes saints.

Amen.

(Ce chant est la dernière partie de la Séquence « Lauda Sion », que l’Eglise chante dans la messe de cette solennité.)

Solennité du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

Pensées de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sur l’Eucharistiecorpus-christi

Jésus est le « divin mendiant d’amour »

“Ce n’est pas pour rester dans le ciboire d’or que Dieu descend chaque jour du Ciel, c’est afin de trouver un autre Ciel qui lui est infiniment plus cher que le premier, le Ciel de notre âme, faite à son image, le temple vivant de l’adorable Trinité !… ”

“ Un jour que Thérèse, proche de sa mort, vint à la Messe et communia, je (Mère Agnès) me mis à pleurer. Je la suivis dans sa cellule et je la verrai toujours, assise sur son petit banc et le dos appuyé sur la pauvre cloison de planches. Elle était exténuée et me regardait d’un air triste et si doux ! Mes larmes redoublèrent et devinant combien je la faisais souffrir, je lui en demandai pardon à genoux. Elle me répondit simplement : “Ce n’est pas trop souffrir pour gagner une Communion !…”

 Jésus mon Bien-Aimé, rappelle-toi !

Rappelle-toi que montant vers le Père

Tu ne pouvais nous laisser orphelins
Et te faisant prisonnier sur la terre
Tu sus voiler tous tes rayons divins
Mais l’ombre de ton voile est lumineuse et pure
Pain Vivant de la foi, Céleste Nourriture
O mystère d’amour !
Mon Pain de chaque jour
Jésus, c’est Toi!…

 

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie

Oh Jésus, mon Époux, se voile par amour

A ce Foyer Divin je vais puiser la vie

Et là mon Doux Sauveur m’écoute nuit et jour

“ Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse

“ Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi

“ Cette union d’amour, cette ineffable ivresse

Voilà mon Ciel à moi !…

Sainte Thérèse« Quelle joie de semer des fleurs sous les pas du bon Dieu! Mais avant de les y laisser tomber, je les lançais le plus haut que je pouvais et je n’étais jamais aussi heureuse qu’en voyant mes roses effeuillées toucher l’Ostensoir sacré. »« Aigle Eternel, Tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerait dans le néant si Ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant… Ô Jésus ! Laisse-moi dans l’excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie. » (Ms B, p 231)

Source: www.adoperp.fr