« Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire »

Lire l’évangile du dimanche XXIII du temps ordinaire (Mc 7, 31-37)

L’évangile de ce dimanche nous décrit un miracle de notre Seigneur, un miracle qu’Il accomplit après un long voyage. En effet, le Seigneur est dehors de la Terre Sainte, saint Marc nous dit que Jésus était dans l’actuelle région du Liban pour faire un grand tour et revenir vers la mer de Galilée. On suppose que Notre Seigneur a profité de ce grand voyage pour former aussi ses apôtres. C’est à la fin de cette tournée qu’il fera la guérison qui est le sujet principal de notre évangile.

Ce miracle nous est raconté avec beaucoup de détails, comme vous savez le Seigneur accomplissait ses miracles de différentes façons ; pour certains juste un mot suffisait;    pour d’autres, il les faisait de loin.

En effet, cette guérison est réalisée avec un ensemble de rites, de gestes qui ont évidement une signification. Les commentateurs disent que Notre Seigneur prononce ici une parabole, sans paroles, avec ses gestes et c’est évidement pour notre instruction. En effet, plusieurs des gestes accomplis lors de ce miracle  ont été incorporés par l’Eglise parmi les rites du baptême, car les pères de l’Eglise ont vu en eux les effets de la foi, de ce que produit la foi dans notre âme.

Quelqu’un a écrit que de tous les handicaps, la surdité est la plus difficile à vivre. On peut percevoir la compassion de notre Seigneur dans le simple geste de l’éloigner de la foule, et de commencer par les gestes, car c’est précisément le langage que cette personne comprenait.

L’organe de l’ouïe était nécessaire, soit pour la connaissance de la religion (car la profession de foi juive commence avec le mot « Ecoute, Israël ») soit pour l’ouverture à la société (pour communiquer avec les autres), le premier geste de Notre Seigneur a donc été  d’introduire son doigt dans l’oreille de cette personne. Jésus touche la faiblesse humaine, se compénètre de la souffrance. C’est l’humanité malade par le péché, qu’Il a assumée pour la guérir, et pour cela un père de l’Eglise voit dans l’acte de toucher la langue avec sa salive l’image de l’Incarnation de Dieu, la divinité (le Verbe de Dieu) touche l’humanité pour la faire parler les vérités de Dieu.

Ensuite  le Seigneur regarde le Ciel, « Il lève les yeux au ciel, dit saint Bède, pour nous apprendre que c’est de là que les muets doivent attendre la parole, les sourds l’ouïe, et tous les malades leur guérison. »

Ensuite, « en poussant un soupir » traduit notre édition liturgique, mais en vérité l’évangéliste dit que le Seigneur a gémi, comme un gémissement causé par la douleur et la souffrance, et pour cela o

n découvre par là, un signe de la Passion de Jésus, par laquelle Il nous a libérés de la souffrance et de la mort. Selon S. Jérôme : « Il nous apprenait ainsi à nous glorifier, non dans notre puissance ou dans notre vertu, mais dans la croix et l’humiliation ».

Mais c’est finalement la Parole de Jésus – qui accomplit le miracle, « Effata ! », « Ouvre-toi ! ». Parole qui n’est pas dirigée aux organes, à la langue ou l’ouïe, mais à la personne tout entière, celle qui reçoit le miracle. On retrouvera ce même verbe, ouvrir, par exemple dans l’évangile des disciples d’Emaus : « au moment de voir rompre le pain leurs yeux s’ouvrirent, et ils reconnurent le Seigneur », ou bien après avec les autres disciples toujours après la Résurrection : « Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures ».

Bien que ce miracle soit souvent appliqué à la vertu de la foi et au sacrement du baptême, comme on l’a dit, nous pouvons aussi y remarquer  comme dans tous les miracles des guérisons la mission de Notre Seigneur comme médecin non seulement de l’âme mais aussi du corps, son amour se dirige vers la personne tout entière. Le Christ nous montre aussi un amour spécial pour le corps humain, et l’on découvre en lui comme un respect. Nous le savons, au moment de notre mort nous devons nous séparer de notre corps, mais c’est une séparation temporaire parce qu’il est aussi appelé à la joie du Ciel, Dieu nous assure la résurrection des corps parce que sans lui, l’être humain serait incomplet.

Si nous devons imiter le Christ parce « qu’Il a bien fait toutes choses », nous devons donc conserver ce respect pour notre corps et pour son langage, qui sont essentiellement les gestes et les mouvements dans la liturgie (comme faisant partie de notre religion) et dehors de la liturgie, dans la vie quotidienne.

Si nous parlons de la vertu de la religion, elle se compose d’actes internes (l’adoration à Dieu, la dévotion, supplication, action de grâces, parmi d’autres) et d’actes externes qui manifestent ce qu’on vient de dire.

Ces actes externes sont composés de gestes, attitudes, mouvements qui sont ordonnés et prescrits par l’Eglise même, généralement ils sont aussi commandés pour être exécutés pour garder une harmonie dans l’assemblée et pour nous aider à prier, en évitant les distractions de ce qui est essentiel.

Ces gestes, attitudes et cérémonies (processions, les positions dans la messe) sont d’abord l’expression de notre âme et ont comme finalité celle de mettre le corps au service de l’âme et tous les deux au service de Dieu. Ils doivent impulser l’esprit à la vénération des choses sacrées, l’élever aux réalités surnaturelles, nourrir notre piété, nous faire grandir dans la foi, l’espérance et la charité, en plus de la dévotion. Mais les gestes et attitudes sont aussi utiles pour les autres car le bon comportement et la modestie dans l’habillement servent d’instruction pour les gens simples et pour ceux qui découvrent la foi chrétienne, ils inspirent des pensées nobles et conservent la vertu de la religion.

Comme vous le savez généralement, dans la liturgie les gestes sont prescrits différemment pour les ministres et pour tous les autres participants dans l’ensemble. Le fait que l’Eglise veille à ce que nous gardions  les mêmes cérémonies et les comportements prescrits pour les actes liturgiques aide évidement à montrer l’unité dans la foi, mais cela évite aussi les singularités (comme si chacun participait en faisant les gestes qui lui plaisent à la messe), ou bien d’autres éléments qui peuvent blesser le bon ordre et la beauté de la liturgie et l’humilité, faisant descendre l’esprit à des banalités (si je me mets à danser à la messe il est très facile de cesser de penser en Dieu pour me mettre à penser à  ma danse et à comment j’attire le regard des autres…).

Mais notre  gestuelle se poursuit aussi en dehors de l’Eglise, c’est notre deuxième point de ce dimanche. Notre corps et notre âme sont une image de Dieu, mais une image que nous pouvons souiller  avec précisément l’abus que nous en faisons.

Le corps est malheureusement aujourd’hui, l’objet d’exploitation publicitaire, économique et hédoniste, qui contribue à diminuer la dignité de la personne pour la transformer en un instrument de marché.

Peu à peu, nous commençons à perdre le respect pour les autres et pour nous même, et cela pousse à une indifférence devant la dignité de la personne et le sens moral.

C’est à cela malheureusement que conduisent actuellement les différentes tendances médiatiques, à proposer une beauté seulement extérieure de la personne et à oublier son âme. Nous arrivons maintenant à la génération « selfie » et cela conduit à beaucoup de mal en  nous. Cela se transforme en une sorte d’addiction à montrer l’intimité de notre corps et de notre vie, à nous exposer aux autres en biaisant ce qui est le plus important en nous, l’unité entre l’esprit et le corps.

La personne parle aussi à travers son corps, parce que son image externe et ses mouvements, ses gestes manifestent et expriment son identité, sa façon de penser, son vouloir, son caractère et sa psychologie. Quel message je montre à travers les réseaux sociaux de mon être et de ma personne ?

Nous ne devons pas oublier ici le secret de la vertu de la pureté et de la pudeur (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique nn. 2517-2527):

La pureté du cœur est le préalable à la vision de Dieu (les purs verront Dieu). Dès aujourd’hui (de ce monde), elle nous donne de voir selon Dieu, de recevoir autrui comme un  » prochain  » ; elle nous permet de percevoir le corps humain, le nôtre et celui du prochain, comme un temple de l’Esprit Saint, une manifestation de la beauté divine.   

La pureté demande la pudeur. Celle-ci est une partie intégrante de la tempérance. La pudeur préserve l’intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle est ordonnée à la chasteté dont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union.

La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour. Elle invite à la patience et à la modération dans la relation d’amour ; elle demande que soient remplies les conditions du don et de l’engagement définitif de l’homme et de la femme entre eux. La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle maintient le silence ou le réserve là où transparaît le risque d’une curiosité malsaine. Elle se fait discrétion.

Il existe une pudeur des sentiments aussi bien que du corps. Elle proteste, par exemple, contre les explorations  » voyeuristes  » du corps humain dans certaines publicités, ou contre la sollicitation de certains médias à aller trop loin dans la révélation de confidences intimes. La pudeur inspire une manière de vivre qui permet de résister aux sollicitations de la mode et à la pression des idéologies dominantes.

Ecoutons encore une fois l’enseignement de saint Paul (1 Cor. 19-20) :

« Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps ».

Que la Reine du Ciel nous donne cette grâce.

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 SEPTEMBRE

Le 11 septembre

  1. À Rome, au cimetière de Basilla sur l’ancienne voie Salarienne, au IIIe siècle, la mise au tombeau des saints martyrs Prote et Hyacinthe. Le pape saint Damase restaura leurs tombeaux recouverts de terre et les orna d’une inscription. Après près de quinze siècles, en 1845, la tombe de saint Hyacinthe fut retrouvée intacte avec son corps calciné.
    2.  En Suisse, les saints martyrs Felicis et Régulae
    3. Commémoraison de saint Paphnuce, évêque en Égypte au IVe siècle. Il fut l’un de ces confesseurs de la foi, qui, sous l’empereur Galère, eurent l’œil droit arraché et le jarret gauche coupé, puis furent condamnés aux mines ; il participa par la suite au Concile de Nicée et combattit activement pour la foi catholique contre les ariens.
    4. À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées ; et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.
    5. À Paris, en 522, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l’amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.
    6*. Dans l’île de Bardsey au nord du pays de Galles, en 554, saint Daniel (Deiniol), premier évêque et abbé de Bangor.
    7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.
    8*. À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D’abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.
    9. En Calabre, en 960, saint Élie, surnommé le Spéléote, remarquable partisan de la vie érémitique et de la vie cénobitique.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Gaspar Koteda, catéchiste, François Takeya et Pierre Shichiemon, deux enfants de douze et sept ans, dont la mère, Agnès, pour le premier, le père Barthélemy, pour le second, avaient été martyrisés la veille et qui subirent eux-mêmes avec la même fermeté le supplice de la décapitation.
    11*. À Rome, en 1648, le bienheureux Bonaventure de Barcelone (Michel Gran), religieux franciscain. Son zèle pour l’observance de la Règle des Frères mineurs l’amena à établir dans différents endroits du territoire romain des ermitages pour les religieux de l’Ordre ; il montra toujours la plus grande austérité de vie et beaucoup de charité pour les pauvres.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    13. À Wuchang, dans la province chinoise de Hebei, en 1840, saint Jean-Gabriel Perboyre, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Pour annoncer l’Évangile, il adopta l’apparence et les coutumes chinoises, mais, quand vint la persécution, il fut longtemps détenu en prison et soumis à des tortures diverses, enfin attaché à une croix et étranglé.
    14. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Pierre d’Alcantara (Laurent Villanueva Larrayos) religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tué
    15*. En Espagne, à Barcelone, et Joseph-Marie Segura Penadès, prêtre, exécuté à Genovés, dans la région de Valence.
    **        En Italie, en1945, la bienheureuse Maria Pierina de Micheli, religieuse, apôtre de la Sainte Face. (béatifiée le 30 mai 2010 par Benoît XVI) Décédée le 26 juillet, fêtée le jour de sa naissance (et de son baptême) : le 11 septembre.

Le 12 septembre

  1. Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.
    2. En Bithynie, vers le IIIe siècle, saint Autonome, évêque et martyr.
    3. À Alexandrie, au IIIe siècle, les saints martyrs Cronidès, Léonce et Sérapion, qui auraient été jetés dans la mer, sous l’empereur Maximin, pour avoir confessé le nom du Christ.
    4*. À Emly en Irlande, vers 528, saint Ailbe, évêque et abbé, qui parcourut le pays pour prêcher l’Évangile.
    5. À Anderlecht dans le Brabant, vers 1012, saint Guy, qui fut d’abord gardien de l’église de Sainte-Marie de Laeken, puis pèlerina sept ans dans les lieux saints en se montrant d’une grande générosité envers les pauvres, enfin, revenu dans son pays, il y mourut pieusement.
    6*. À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.
    7*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Sulpice-Christophe Faverge, frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, parce que religieux, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et donna tous ses soins à ses co-détenus, jusqu’à ce qu’il soit emporté par la contagion qui régnait à bord.
    8. À Séoul en Corée, en 1939, saint François Ch’ œ Kyong-kwan, martyr. Catéchiste, conduit devant le préfet, il refusa d’abjurer la foi chrétienne ; détenu en prison, il ne cessa de prier et de faire de la catéchèse, et il acheva son martyre par les tourments des supplices.
    **        En Ombrie, en 1847, la bienheureuse Maria Luisa Prosperi, abbesse Bénédictine Italienne. (béatifiée le 10 novembre 2012 par Benoît XVI)

Le 13 septembre

  1. Mémoire de saint Jean, évêque de Constantinople et docteur de l’Église ; originaire d’Antioche, il mérita, une fois ordonné prêtre, le surnom de Chrysostome (Bouche d’Or) à cause du fleuve d’or de son éloquence. Élu au siège de Constantinople, il se montra pasteur excellent et maître de foi, mais il fut envoyé en exil par la faction de ses ennemis. Au moment où le pape saint Innocent Ier le rappelait par décret, sur la route du retour, près de Comane dans le Pont, il rendit son âme à Dieu, le 14 septembre 407, victime des mauvais traitements que lui infligeaient les soldats qui le gardaient.
    2. À Ancyre en Galatie, au début du IVe siècle, saint Julien, prêtre et martyr sous l’empereur Licinius.
    3. À Jérusalem, en 355, la dédicace des basiliques que l’empereur Constantin voulut, avec piété, construire sur le Calvaire et le saint Sépulcre du Seigneur.
    4. À Tours, en 371, saint Lidoire, évêque. De son temps, les chrétiens étaient assez nombreux pour qu’il pût construire la première église dans les murs de la ville.
    5. À Valence en Gaule, après 374, saint Émilien, vénéré comme le premier évêque connu de la cité.
    6. À Carthage, en 413, saint Marcellin, martyr. Tribun, légat de l’empereur Honorius, ami de saint Augustin et de saint Jérôme, homme de grande piété, il fut impliqué dans la révolte du comte d’Afrique Hilarien et condamné comme criminel d’État ; en réalité, il était poursuivi par les donatistes en raison de sa défense de la foi catholique et fut mis à mort, alors qu’il était innocent.
    7. À Angers, en 453, saint Maurille, évêque. Né à Milan, il vint auprès de saint Martin de Tours, qui l’ordonna prêtre et le mit à la tête de l’église de Chalonnes ; devenu ensuite évêque d’Angers, il s’efforça de faire reculer les superstitions des païens des campagnes.
    8. Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.
    9. Dans l’île de Tino, à l’entrée du golfe de La Spezia sur la côte ligure, saint Vénère, ermite, au VIIe siècle.
    10*. Au monastère de Bruel sur la Lys, dans le pays de Thérouanne, vers 690, le trépas de saint Amé, évêque de Sion en Suisse. Envoyé en exil sur l’ordre du roi Théodoric III, il mourut là quelques années plus tard.
    11*. À Tolède en Espagne, l’an 1640, la bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas, vierge carmélite déchaussée, qui communia aux souffrances de la passion du Seigneur dans son âme et dans son corps, toujours humble et supportant tout.
    12*. Sur l’île Madame au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Dumonet, prêtre de Mâcon et martyr. Professeur de collège au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut, rongé de poux et consentant à cette humiliation.
    13*. À Almeria en Andalousie, en 1936, le bienheureux Aurèle-Marie (Bienvenu Vilalon Acebron), frère des Écoles chrétiennes et martyr, tué en haine de l’Église, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile espagnole.

Le 14 septembre

  1. Fête de la Croix glorieuse. Au lendemain de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, la sainte Croix est exaltée et honorée, comme le trophée de sa victoire pascale et le signe qui apparaîtra dans le ciel, annonçant déjà d’avance à tous son glorieux avènement.
    2. À Rome, sur la voie Appienne, dans la crypte de Lucine au cimetière de Calliste, en 253, la mise au tombeau de saint Corneille, pape et martyr, qui s’opposa avec force au schisme de Novatien, reçut avec une grande charité dans la communion de l’Église un grand nombre de ceux qui avaient failli dans la persécution ; enfin chassé de Rome par l’empereur Gallus et envoyé à Cemtucellae [Civitavecchia], il souffrit, dit saint Cyprien, tout ce qu’il est possible de souffrir. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    3. À Carthage, en 258, la passion de saint Cyprien, évêque, très renommé pour sa sainteté et sa doctrine : dans une période calamiteuse, il dirigea excellemment son Église, ranima l’espérance des confesseurs de la foi dans leur épreuve et, après un dur exil, sous les empereurs Valérien et Gallien, fut condamné par le proconsul à avoir la tête tranchée et consomma son martyre devant un peuple très nombreux. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    4. À Cologne en Germanie, après 314, saint Materne, évêque, qui convertit à la foi du Christ les peuples de Tongres, de Cologne et de Trèves.
    5. Près de Comane dans le Pont, en 407, la naissance au ciel de saint Jean Chrysostome, évêque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    6. Au monastère de Bellevaux dans la région de Besançon, en 1176, le trépas de saint Pierre, évêque. D’abord moine à l’abbaye cistercienne de Bonnevaux, puis fondateur et premier abbé de Tamié, il fut élu au siège épiscopal de Tarentaise et dirigea son Église avec un zèle ardent, vivant comme un moine et cherchant à rétablir la concorde entre les peuples.
    7*. À Saint-Jean d’Acre en Palestine, en 1215, le trépas de saint Albert, évêque. Transféré du siège de Verceil à l’Église de Jérusalem, il donna une règle de vie aux ermites du mont Carmel et, alors qu’il célébrait la fête de la sainte Croix, il fut assassiné à coups de couteau par un prélat qu’il avait déposé pour inconduite.
    8*. À Eben dans le Tyrol, en 1313, la mise au tombeau de sainte Notburge, vierge, qui, occupée aux soins domestiques, servait le Christ dans les pauvres, offrant aux paysans un exemple de sainteté.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Laplace, prêtre d’Autun et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    10. À Chengdu, dans la province chinoise de Sichuan, en 1816, saint Gabriel-Taurin Dufresse, évêque missionnaire et martyr, qui acheva par le supplice de la décapitation un ministère très actif mené pendant quarante ans.

Le 15 septembre

  1. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.
    2. À Rome, saint Nicomède, martyr, dont le pape Boniface V honora le corps, déposé au cimetière de la voie Nomentane, en élevant par-dessus une basilique sépulcrale.
    3. À Tournus sur le territoire de Chalon-sur-Saône, saint Valérien, martyr.
    4. À Tomi en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Straton, Valère, Macrobe et Gordien, qui furent exécutés, dit-on, sous l’empereur Licinius.
    5. Sur les bords du Danube, vers 370, saint Nicétas le Goth, martyr, qui, en raison de sa foi catholique, fut brûlé vif sur l’ordre du roi arien Athanaric.
    6. À Lyon, au IVe siècle, saint Alpin, évêque, qui succéda à saint Just, lorsque celui-ci décida de vivre en ermite.
    7. À Toul, au VIe siècle, saint Epvre, évêque.
    8. Au monastère de Jumièges, près de Rouen, au VIIe siècle, saint Achard, abbé, mis à la tête de cette abbaye par saint Philibert dont il était disciple.
    9. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Émile, diacre, et Jérémie. Après avoir longtemps langui en prison, pendant la persécution des Maures, ils eurent enfin le cou tranché pour le Christ, et consommèrent ainsi leur martyre.
    10*. À Bargone en Émilie, l’an 1386, le bienheureux Roland de Médicis, anachorète, qui vécut dans des lieux sauvages et inhabités des Alpes, dans la plus austère solitude, conversant avec Dieu.
    11. À Gênes en Ligurie, en 1510, sainte Catherie Fieschi, veuve, remarquable par son mépris du monde, ses jeûnes répétés, son amour de Dieu et sa charité envers les pauvres et les malades.
    12*. À Hirado au Japon, en 1622, le bienheureux Camille Costanzo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Sur l’ordre du chef suprême Hidetada, il fut brûlé vif, et jusque sur le bûcher ne cessa de prêcher le Christ.
    13*. À San Francisco Cajonos au Mexique, en 1700, les bienheureux Jean-Baptiste et Hyacinthe des Anges, catéchistes et martyrs. Refusant d’adorer les idoles ils succombèrent à des coups violents, participant ainsi à la passion du Christ.
    14*. À Vienne en Autriche, l’an 1929, le bienheureux Antoine-Marie Schwartz, prêtre. Pour le soin pastoral des apprentis et des jeunes ouvriers, mais aussi pour la défense de leurs droits, il fonda la Congrégation de Saint-Joseph de Calasanz pour les ouvriers chrétiens.
    15*. À Llosa de Ranes, dans le pays de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Pascal Penades Jornet, prêtre et martyr, victime de la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.
    16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Ladislas Miegon, prêtre de Sandomierz et martyr. Aumônier militaire, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut déporté en Allemagne et succomba aux mauvais traitements subis.
    17*. À Naples, en 1952, le bienheureux Paul Manna, prêtre. Membre de l’Institut pontifical ; pour les Missions étrangères, il dut quitter pour raison de santé son activité missionnaire en Birmanie, s’occupa avec zèle de l’œuvre d’évangélisation et favorisa la prédication de la parole de Dieu et l’unité des chrétiens.

Le 16 septembre

1. Mémoire des saints martyrs Corneille, pape, et Cyprien, évêque, dont on a rappelé le 14 septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second. Aujourd’hui le monde chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la foi et liés ensemble par la charité.
2. À Chalcédoine en Bithynie, vers 303, sainte Euphémie, vierge et martyre. La tradition rapporte que, après diverses tortures, elle fut livrée aux bêtes, sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Prisque.
3. A Rome, Saint Abundius, martyr
4. À Rome, au cimetière majeur sur la voie Nomentane, les saints martyrs Victor, Félix, Alexandre et Papias.
5*. À Nocera en Campanie, vers le IVe siècle, saint Prisque, évêque et martyr, dont saint Paulin de Nole a chanté les louanges dans un poème.
6. À Whitorn, au pays de Galloway en Écosse, vers 432, saint Ninian, évêque, breton d’origine, qui amena les Pictes à la foi, établit là son siège épiscopal et construisit une église de pierre appelée par le peuple “la Maison-Blanche”.
7. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Roger, moine déjà avancé en âge, et Serdieu (Abdallah), encore jeune. Venus d’Orient, ils eurent l’audace de prêcher le Christ devant la foule à la mosquée. Ils furent pour cela condamnés à mort, ce qu’ils reçurent avec joie. On leur coupa d’abord les mains et les jambes, puis on leur trancha le cou.
8*. À Prague en Bohême, l’an 921, sainte Ludmilla, martyre. Duchesse de Bohême, elle assuma l’éducation de son petit- fils Venceslas, en s’efforçant de lui inculquer l’amour du Christ, mais dans une conjuration des nobles, sa belle-fille Drahomira la fit étrangler.
9. À Wilton en Angleterre, vers 984, sainte Édith, vierge. Fille d’Edgar, roi des Angles, consacrée à Dieu toute jeune au monastère de ce lieu, elle a ignoré ce monde plutôt qu’elle ne l’a laissé.
10*. Au Mont-Cassin, en 1087, le trépas du bienheureux Victor III, pape. Il gouverna ce célèbre monastère pendant trente ans et l’embellit avec magnificence ; après la mort de saint Grégoire VII, il fut appelé à diriger l’Église romaine, mais eut un bref pontificat, dans une période très agitée.
11*. À Savigny en Normandie, en 1122, saint Vital, abbé. Après avoir déposé ses charges séculières, il apprit dans des lieux déserts à pratiquer une manière de vivre très austère et agrégea un grand nombre de disciples dans le monastère qu’il avait construit.
12*. Au monastère de Horta en Castille, l’an 1213, le trépas de saint Martin, surnommé le Prêtre. Abbé cistercien ordonné ensuite évêque de Sigüenza, il mit tous ses soins à réformer son clergé et enfin se retira dans son ancien monastère.
13*. À Salon-de-Provence, en 1450, le trépas du bienheureux Louis Aleman, évêque d’Arles, qui, après les troubles conciliaires de Constance et de Bâle, vécut dans son diocèse en pasteur zélé, austère et vertueux.
14*. À Nagasaki au Japon, en 1628, les bienheureux martyrs Dominique Shobioye, Michel Himonoya et son fils Paul, qui furent décapités pour la foi.
15. À Lima au Pérou, en 1645, saint Jean Macias, religieux de l’Ordre des Prêcheurs, qui s’acquitta longtemps des plus humbles fonctions, prit grand soin des pauvres et des malades et pria assidûment au moyen du Rosaire pour les âmes des défunts.
16. Près de Sai-Nam en Corée, en 1846, la passion de saint André Kim Taegon, prêtre et martyr, qui, après deux ans de ministère sacerdotal exercé avec un zèle extrême, accomplit un glorieux martyre, en ayant la tête tranchée. Sa mémoire est célébrée, avec les autres martyrs de Corée, le 20 septembre.
17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, quatre bienheureux martyrs : à Odena, près de Barcelone, Ignace Casanovas, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses
18*. En Espagne, à Turis, dans la région de Valence, Lauréan (Sauveur Ferrer Cardet), prêtre, Benoît (Emmanuel Ferret Jorda) et Bernardin (Paul Martinez Robles), religieux du Tiers-Ordre franciscain.

Le 17 septembre

  1. Mémoire de saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l’Église. Membre de la Compagnie de Jésus, il exerça un rôle éminent de manière singulière et fine dans les controverses théologiques de son temps ; nommé évêque et cardinal, il se dépensa avec ardeur dans son ministère pastoral au service de l’Église de Capoue ; enfin, à Rome, où il mourut en 1621, il entreprit de nombreux travaux pour la défense du Siège apostolique et de la doctrine de la foi.
    2. À Milan, vers 377, la mise au tombeau de saint Satyre, dont les mérites insignes sont rappelés par saint Ambroise, son frère. Il n’était pas encore initié aux sacrements du Christ, lorsqu’il fit naufrage. Il ne craignit pas la mort, mais plutôt de quitter cette vie sans être baptisé. Sauvé des eaux, il demanda d’entrer dans l’Église de Dieu. Il fut uni d’une charité intime et mutuelle à son frère Ambroise, qui l’ensevelit près du martyr saint Victor.
    3. À Liège, vers 705, la passion de saint Lambert, évêque de Maastricht et martyr. Obligé de s’exiler, il trouva refuge au monastère de Stavelot, où il suivit l’observance monastique. Quant il retrouva son siège épiscopal, il fut un pasteur remarquable et un ardent évangélisateur de la Campie et du Brabant, et périt, innocent, frappé par des criminels.
    (Au Luxembourg sa mémoire est célébrée le lendemain.)
    4*. Dans la forêt d’Argonne, près de la Meuse, au début du VIIIe siècle, saint Rouin, abbé, qui fonda là le monastère de Beaulieu et le gouverna saintement.
    5. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Colombe, vierge et martyre. Lors de la persécution des Maures, elle se présenta d’elle-même devant le groupe du consul et des satrapes et professa sa foi. Elle fut aussitôt décapitée devant la porte du palais.
    6*. À Mélinais près de La Flèche, aux confins de l’Anjou, vers 1104, saint Regnauld, ermite, qui se forma, dans la forêt de Craon, auprès du bienheureux Robert d’Arbrissel à accomplir pleinement les préceptes du Seigneur.
    7. Au monastère de Rupertsberg, près de Bingen en Hesse rhénane, en 1179, sainte Hildegarde, vierge moniale, docteur de l’Église. Experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, elle composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu’il lui fut donné de contempler.
    8*. À Avigliana dans la région de Turin, en 1479, le bienheureux Chérubin Testa, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui eut une grande dévotion à la Passion du Seigneur.
    9. À Saragosse en Aragon, l’an 1485, saint Pierre d’Arbues, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Saint-Augustin, il eut à cœur de lutter contre les superstitions et les hérésies dans le royaume d’Aragon, et fut blessé mortellement devant l’autel de la cathédrale par quelques personnes qui avaient été soumises par lui à une enquête.
    10. À Hué en Annam, l’an 1798, saint Emmanuel Nguyen Van Trieu, prêtre et martyr, sous le gouvernement du grand mandarin Canh Thinh.
    11. À Gênes en Ligurie, l’an 1826, saint François-Marie de Camporosso, capucin, remarquable par sa charité envers les pauvres. Quand survint la peste, il s’offrit comme victime pour le salut du prochain et mourut, atteint lui-même par l’épidémie.
    12*. À Cracovie en Pologne, l’an 1895, le trépas du saint Sigismond-Félix Felinski, évêque de Varsovie, qui travailla, au milieu de grandes épreuves, pour la liberté et la restauration de l’Église, et fonda pour tous les besoins du peuple l’Institut des Sœurs franciscaines de la Famille de Marie. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
    13*. À Castillo de Villamalefa en Castille, l’an 1936, le bienheureux Jean Ventura Solsona, prêtre, et à Madrid le bienheureux Timothée Valero Perez, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François, martyrs dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile espagnole.
    14*. Près de Varsovie, en 1940, le bienheureux Sigismond Sajna, prêtre et martyr. Curé de Gora Kalvaria, sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut d’abord mis aux arrêts domiciliaires, puis interné à Varsovie et enfin envoyé, avec deux cents autres personnes, au bloc de Palmiry où il fut fusillé.
    **.        En Pologne, en 1701, le bienheureux Stanislas de Jésus et Marie prêtre fondateur de la Congrégation des Clercs Mariaux de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. (béatifié le 16 septembre 2007 par Benoît XVI)

Le 18 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, saint Océan, martyr.
    2. À Prymnesse en Phrygie, sainte Ariadne, martyre.

    3. Au territoire de Vienne en Gaule, au IIIe siècle saint Ferréol, martyr. On rapporte qu’élevé à la dignité de tribun, il refusa, au moment de la persécution, d’arrêter les chrétiens et que, saisi sur l’ordre du préfet, il fut très cruellement battu de verges et enfermé dans un cachot, d’où il s’évada, mais, repris par ceux qui le poursuivaient et décapité, il obtint ainsi la palme du martyre.
    4. À Milan, vers 355, saint Eustorge, évêque, que saint Athanase loue d’avoir confessé la vraie foi contre les erreurs des ariens.
    5*. À Avranches, au VIe siècle, saint Senier, évêque.
    6. À Limoges, à la fin du VIe siècle, saint Ferréol, évêque. Lors d’une émeute en ville, alors que le peuple voulait mettre à mort Marc, référendaire du roi Childebert, l’évêque l’arracha au péril qui le menaçait.
    7. À Gortyne en Crète, au VIIe siècle, saint Eumène, évêque.
    8*. À Andlau en Alsace, vers 895, sainte Richarde. Impératrice, rejetée par l’empereur Charles le Gros, elle entra au monastère qu’elle avait fondé sur ses terres pour servir Dieu.
    9. À Osima dans la Marche d’Ancône, en 1663, saint Joseph de Cupertino, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Reçu chez les conventuels, il se fit remarquer par sa pauvreté, son humilité et sa charité envers les pauvres au milieu des circonstances difficiles de sa vie.
    10. À Nam Dinh au Tonkin, en 1843, saint Dominique Trach, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Sous l’empereur Minh Mang, il préféra la mort plutôt que de piétiner la croix et fut décapité, consommant ainsi son martyre.
    11*. À Paimol, près de la mission de Kalongi en Ouganda, l’an 1918, les bienheureux David Okelo et Gilda Irwa, catéchistes et martyrs. Alors qu’ils s’employaient à enseigner l’Évangile au peuple, ils furent transpercés de coups de lance par des païens du lieu.
    12*. En Espagne, en Nouvelle Castille, Charles Eraña Guruceta, religieux de la Société de Marie, arrêté par des miliciens et fusillé sans jugement.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936 les bienheureux martyrs : près de Gandie, au pays de Valence, Ferdinand Garcia Sendra et Joseph Garcia Mas, prêtres ; à Montserrat en Catalogne, cinq membres du Tiers-Ordre de Saint-François
    14*. En Espagne, les bienheureux martyrs Amboise Chulia Ferrandis et Valentin Jaunzaras Gomez, prêtres, François Lerma Martinez, Richard Lopez Mara et Modeste Gay Zarzo, religieux
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1941, le bienheureux Joseph Kut, prêtre de Poznam et martyr. Arrêté par la Gestapo, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et torturé au fort de Poznam, puis déporté à Dachau, où il mourut de faim.

Le 19 septembre

  1. Mémoire de saint Janvier, évêque de Bénévent et martyr. Au IVe siècle, durant la persécution de l’empereur Dioclétien, il subit le martyre à Pouzzoles près de Naples, qui se glorifie de posséder son corps et son sang versé pour le Christ.
    2. À Synada en Phrygie, saint Trophime, martyr.
    3. En Palestine, l’an 310, les saints martyrs Pélée et Nil, évêques en Égypte, Élie, prêtre, et Patermuthine qui, au temps de la persécution de Dioclétien, souffrirent pour le Christ la peine du feu avec un grand nombre de clercs.
    4. À Tours, en 461, saint Eustoche, évêque, de l’ordre sénatorial, homme saint et religieux qui succéda à saint Brice.
    5. Au territoire de Langres, au VIe siècle, saint Seine, prêtre et abbé du monastère de Cestre, dont il fut le fondateur.
    6. Au territoire de Bourges, au VIe siècle, saint Marien, ermite, qui se contentait pour nourriture des fruits sauvages et du miel découvert par hasard.
    7*. À Metz, en 642, saint Goëri ou Abbon, évêque, qui succéda à saint Arnould et transféra son corps avec honneur dans cette ville.
    8. À Cantorbéry, en 690, saint Théodore, évêque. Né à Tarse en Cilicie, moine à Athènes puis à Rome, il fut promu à l’épiscopat par le pape saint Vitalien et envoyé en Angleterre, déjà presque septuagénaire. Il dirigea, néanmoins, avec énergie l’Église qui lui était confiée, en augmentant le nombre des diocèses, en unifiant des coutumes disparates et en développant l’enseignement dans sa cathédrale.
    9. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Pomposa, vierge et martyre. Durant la persécution des Maures, à la nouvelle du martyre de sainte Colombe, elle sortit en cachette de son monastère de Pinna Mellaria, alla à Cordoue, se présenta au juge et sans peur confessa sa foi au Christ. Aussitôt elle fut décapitée devant la porte du palais et obtint ainsi la palme.
    10*. À Freising en Bavière, l’an 957, saint Lantbert, évêque.
    11*. À Bonivicini, près de Cosenza en Calabre, l’an 1030, saint Cyriaque, abbé.
    12*. À Gap en Provence, vers 1075, saint Arnoul, évêque, qui eut beaucoup à souffrir pour la réforme de la vie de l’Église.
    13*. À Barcelone, en 1290, la bienheureuse Marie de Cervellon, vierge de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci. À cause de l’aide qu’elle donne à ceux qui l’invoquent, on la nomma communément Marie du Secours.
    14. À Madrid, vers 1591, saint Alphonse de Orozco, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Prédicateur officiel de la cour du roi d’Espagne, il mena néanmoins une vie humble et austère.
    15. À Séoul en Corée, en 1846, saint Charles Hyon Song-mun, martyr. Frère de saint Benoît Hyon Kyong-nyon et catéchiste, il parcourut des routes longues et difficiles pour faire venir des missionnaires dans sa patrie, et finalement, mis en prison avec d’autres chrétiens, ne cessa pas d’exhorter ses compagnons et fut décapité pour le Christ.
    16. À Villefranche-de-Rouergue, en 1854, sainte Marie-Émilie de Rodat, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille pour l’éducation des filles et le soulagement des pauvres.
    17*. En Espagne, à Madrid ; la bienheureuse Hyacinthe Hoynelos Gonzalez, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu,
    18*. En Espagne, à Benifayo dans la région de Valence, la bienheureuse Françoise Cuallado Baixauli, vierge.
    19*. En Espagne, dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyres Marie de Jésus (Marie de la Yglesia y de Varo), Dolorès et Consolata Aguiar-Mella y Diaz, vierges de l’Institut des Filles de Marie des Écoles religieuses

Le 20 septembre

  1. Mémoire des saints André Kim Tae-gon, prêtre, Paul Chong Ha-sang, et leurs compagnons, martyrs en Corée. L’Église vénère ce jour, dans une célébration commune, cent trois martyrs qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866.
    2. À Synnada en Phrygie, au IIIe siècle, saint Dorymédon, martyr.
    3. À Rome, commémoraison de saint Eustache, martyr, dont le nom est vénéré dans une antique diaconie de la ville.
    4. À Constantinople, les saints martyrs Hypace, évêque en Asie, et André, prêtre. Vers 740, pour le culte des saintes images, sous l’empereur Léon l’Isaurien, tous deux subirent des supplices violents et affreux, puis furent donnés en pâture aux chiens.
    5*. Dans le pays de Trente, en 1172, le bienheureux Adalpret, évêque. Protecteur énergique des pauvres et des orphelins et défenseur de la liberté de l’Église il tomba dans des embûches tendues par ses ennemis et mourut frappé d’un coup de lance.
    6*. À Londres, en 1537, le bienheureux Thomas Johnson, prêtre de la Chartreuse de cette ville et martyr. Sous Henri VIII, en raison de sa fidélité à l’Église romaine, il fut mis dans la prison de Newgate et y mourut de faim et de maladie, neuvième du groupe de ses confrères.
    7*. À Cordoue en Andalousie, l’an 1713, le bienheureux François de Posadas, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. D’un esprit de pénitence, d’humilité, de charité remarquable, il annonça le Christ dans cette région pendant quarante ans.
    8. À Son Tay au Tonkin, en 1837, saint Jean-Charles Cornay, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé d’être le chef d’une secte fausse, il subit la cangue puis la cage et, par décret de l’empereur Minh Mang, fut taillé en pièces. Sa tête exposée trois jours, fut ensuite jetée au fleuve.
    9. À Séoul en Corée, en 1837, saint Laurent Han I-hyong, catéchiste, et six compagnons, martyrs, étranglés dans diverses prisons. Leur mémoire est célébrée aujourd’hui en même temps que les autres martyrs de ce pays.
    10. À Puebla au Mexique, en 1904, saint Joseph-Marie de Yermo y Parres, prêtre, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres, pour venir en aide aux abandonnés dans leurs besoins corporels et spirituels.
    **.        Au Pays-Bas, en 1938, la bienheureuse Maria Teresa di san Guiseppe, fondatrice de Congrégation des Carmélites du Divin Cœur de Jésus. (béatifiée le 13 mai 2006 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org