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 Homélie pour le dimanche IV Année C

Lire l’évangile: Lc 4, 21-30

L’évangile de ce dimanche est la continuation historique du texte que nous avons médité la semaine dernière. Le Seigneur prêchait dans la dans la synagogue de Nazareth, « tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. » Mais les auditeurs se posaient une question : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » c’est-à-dire, ils se laissent d’abord guider par les paroles, reconnaissant quelque chose de divin, de surnaturel en Jésus. Mais après, ils ne l’acceptent pas, impossible qu’un compatriote de leur village puisse parler au nom de Dieu. Et notre Seigneur voit cela dans les cœurs des nazaréens qui l’écoutaient. Ils désirent voir des miracles chez eux : « Pour quoi donc, est-il allé les faire ailleurs ? » En effet, la finalité que ces gens recherchaient était loin de celle que le Seigneur a toujours voulue à travers les miracles dans sa vie. Comme nous l’explique saint Ambroise : « Les œuvres que Notre-Seigneur faisait pendant sa vie mortelle, étaient des preuves de sa divinité, et ses perfections invisibles nous étaient manifestées par ce qui paraissait aux yeux. Voyez quel mal produit l’envie, la patrie de Jésus est jugée indigne, à cause de son envie, d’être témoin des œuvres du Sauveur, elle (Nazareth) qui avait été jugée digne d’être le lieu de sa conception divine. » Cette jalousie envers Jésus arrivera jusqu’à vouloir le faire mourir, mais Il fait un miracle de majesté, car les gens ne peuvent pas faire aboutir leur plan, la force de Dieu les en empêche et Notre Seigneur passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Un danger…

Ce passage évangélique nous est utile pour parler au moins brièvement de la finalité des miracles. Dans quel sens ? Il faut dire que dans notre époque, l’humanité tout entière est soumise à une véritable crise spirituelle. Ce qui fait que beaucoup ont perdu le nord et vivent vraiment sans aucun repère par rapport à ce qui est religieux. Pourtant cette soif du surnaturel est toujours présente dans l’âme de chaque être humain, et cela pousse à rechercher un peu partout, « des fausses alternatives » qui puissent apaiser cette soif du vrai Dieu ; et ce sont alternatives qui font plutôt du mal, éloignant l’homme plus que l’approchant de la véritable source de Vie. Parmi ces « options » du religieux, on peut dire, nous trouvons les différents mouvements pseudo-chrétiens qui utilisant divers éléments de notre religion, promeuvent une félicité tout à fait de ce monde, un bonheur limité à ce monde à travers la réussite économique, la santé (et donc, les guérisons extraordinaires), etc. C’est comme ces nazaréens, l’on exige que Dieu fasse des miracles mais avec une finalité qui n’a rien de surnaturelle, qui n’aide pas l’âme à s’élever vers Dieu.

Comme vous le savez aussi, ce type de promesses ou d’annonces du bonheur et de guérisons constitue en général une source de revenus très efficace pour certains, et l’on voit de plus en plus apparaître des « guérisseurs », des « prophètes » et des « faux saints » un peu par tout dans le monde entier qui n’ont rien de divin mais tout de diabolique. Nous ne devons pas oublier que ce phénomène est très répandu aujourd’hui grâce aux médias, où nous trouvons tout et n’importe quoi et qui attrapent pas mal d’adeptes, proies d’une grande naïveté.

Mais le Seigneur faisait aussi des miracles !

Alors, par rapport aux miracles, nous voyons très bien que les évangiles recueillent beaucoup de guérisons et de faits extraordinaires. La compassion de Notre Seigneur envers ceux qui souffraient et les guérisons accomplies par Lui est un signe évident que Dieu avait visité son peuple (Lc. 7, 16) et que le Royaume de Dieu était proche, au milieu de ce peuple (Mt 10, 7; Lc 10, 9).

Les œuvres prodigieuses accomplies par Notre Seigneur n’étaient pas des simples miracles ; cela était sans exception en relation avec la foi soit de la personne bénéficière soit d’un groupe ou de la foule qui le suivait, et ces miracles devenaient pour eux une expérience messianique (ils reconnaissaient par là à Jésus comme le Messie) malgré que parfois il y avait ceux qui ne croyaient pas dans ce miracles et qui les attribuaient injustement à une œuvre du démon comme c’était le cas des pharisiens (cf. Mc 2, 4-9; Jn. 9, 13-40). En plus que cela constituait pour le Seigneur un motif de haine et de persécution. Nous ne pouvons pas oublier qu’un de ces derniers miracles a été la résurrection de Lazare, son ami, et que les ennemis avaient résolu non seulement de condamner Jésus à la mort, mais aussi le même Lazare, à cause du miracle.

Pourtant, dans le Nouveau Testament, ce n’est pas seulement Notre Seigneur qui fait des miracles, Il donne ce pouvoir à ses apôtres et à ses disciples et Il commande de les faire, et même pendant sa vie terrestre. Les disciples comme on voit dans les Actes des Apôtres, accomplissent ce mandat mais jamais comme une manifestation de leur propre pouvoir, ni pour des finalités personnelles, soit économiques, soit de prestige (cf. Actes 8, 13; 9, 36-43; 14, 8-11).

Saint Paul parle par exemple d’un charisme de guérison que l’Esprit Saint donne à certains croyants à fin que se manifeste la force de la grâce qui descend du Christ ressuscité (cf. 1 Co 12, 9. 28. 30).

Et nous, pouvons nous demander la santé, ou bien demander un miracle pour nous ou pour une autre personne ? Il faut dire tout d’abord, que demander la santé du corps et de l’âme est une pratique connue depuis toujours dans l’Eglise et même licite. Le Seigneur Jésus-Christ, médecin de nos âmes et de nos corps, Lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps (cf. Mc 2, 1-12), a voulu que son Église continue, dans la force de l’Esprit Saint, son œuvre de guérison et de salut, même auprès de ses propres membres (et non seulement comme une disposition à se convertir).

Pour un catholique, demander la guérison d’une maladie est tout à fait légitime. En effet, le sacrement de l’onction des malades sert aussi pour fortifier le corps et même donner la santé si cela est dans le plan de Dieu. Nous connaissons bien les saints thaumaturges (qui font des miracles), ceux qui intercèdent pour nous au Ciel mais il y en a un grand nombre qui dans leur vie terrestre accomplissaient des miracles.

Mais, pour eux cela signifie toujours une mission mystérieuse auprès du peuple de Dieu, qui constituait une authentique croix et qu’ils l’accomplissaient dans la plus grande simplicité possible, sans faire de cela un spectacle ; comme nous le voyons dans vie des saints très actuels comme le padre Pio. Nous ne pouvons pas oublier que Dieu a choisi des lieux dans ce monde pour montrer son pouvoir d’apaiser les souffrances, comme sont les sanctuaires de Lourdes et de Fatima, mais le miracle qui s’y produit plus souvent c’est la guérison spirituelle.

Le chrétien doit savoir avant tout que le mal le plus grand dans cette vie est le péché et que rien n’a des pires conséquences comme lui dans les mêmes pécheurs, dans l’Eglise et dans le monde. Retrouver la santé est importante pour aider à santé spirituelle, qui est encore plus importante.

La guérison est une grâce, mais la maladie n’est pas nécessairement une absence d’elle ou un malheur ! Tout au contraire, l’union du malade à la Passion du Christ est une source de grâces, s’il le vit chrétiennement, et pour lui et pour toute l’Eglise : « maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église » (cf. Col 1, 24). Et pour cela le pape saint Jean Paul II a écrit une lettre apostolique qui s’appelle « la douleur qui sauve », sur le mystère de la souffrance et comme il est un chemin de sainteté.

Alors la recherche de la guérison et de la santé ne doit pas être conçue comme une recherche du seul « bien-être », une tranquillité mondaine. La guérison est un signe du royaume et cela implique la personne dans sa totalité (c’est le corps et c’est aussi et premièrement l’âme).

Encore une fois, l’attente confiée de recevoir la grâce de guérison et de prier pour que cela advienne n’est pas contraire à la vie chrétienne, sachons toujours que c’est Notre Seigneur qui guérit. Et qu’encore aujourd’hui dans sa Providence Jésus fait entendre les sourds et parler les muets. Encore, Il donne à quelques croyants le charisme de guérisons. Mais, bien que nous reconnaissons la possibilité de la guérison, car nous sommes convaincus que pour Dieu rien n’est impossible, nous ne pouvons pas considérer les miracles de guérison comme une condition nécessaire pour croire : il n’est pas nécessaire de voir pour croire  (cf. Jn. 20, 24-29).

Le don le plus grand !

Et nous rejoignons ici la deuxième lecture de ce dimanche : le don le plus grand, qui surpasse celui de la guérison c’est la charité ; si nous cherchons un don, pratiquons la vertu de la charité, le véritable amour de Dieu et du prochain ;  « recherchez avec ardeur les dons les plus grands. S’il me manque l’amour, je ne suis rien. ».

Relisant les caractéristiques de l’amour, demandons-nous avec saint Paul comme un examen de conscience : et moi…

Je prends patience ? je rends service? je suis jaloux ? je me vante? je me gonfle d’orgueil ? je cherche mon intérêt ? je m’emporte ? j’entretiens de rancune? je me réjouis de ce qui est injuste? je supporte tout pour amour? je fais vraiment confiance en tout? j’espère tout de Dieu? et j’endure toutes les souffrances pour son amour?

Si j’accomplie vraiment cette loi, cela veut dire que je marche sûr sur le chemin de la sainteté. A Marie, Reine de la Charité, nous demandons cette grâce.

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 FÉVRIER

Le 1er février

1.         En Phrygie, commémoraison de saint Tryphon, martyr. 
2.         À Ravenne en Flaminie, vers 389, saint Séverin, évêque. 
3.         Dans la cité du Tricastin, dans la région de Vienne, sans doute au IVe siècle, saint Paul, évêque, dont la ville a pris ensuite le nom. 
4.         À Kildare en Irlande, l’an 523, sainte Brigitte, abbesse, qui aurait fondé un des premiers monastères de l’île et poursuivi l’œuvre d’évangélisation commencée par saint Patrice. 
5*.         À Aoste, dans les Alpes Grées, au VIe siècle, saint Ours, prêtre. 
6*.         Dans le Velay, au VIe ou VIIe siècle, saint Agrève, évêque du Puy dont l’apostolat s’étendit jusqu’au Vivarais. 
7*.         À Metz, en 656, saint Sigisbert III, roi d’Austrasie, qui construisit les monastères de Stavelot, Malmédy et beaucoup d’autres, et fit de larges aumônes aux églises et aux pauvres.
8*.         À Ciruelos en Nouvelle Castille, l’an 1163, saint Raymond, abbé cistercien de Fitero, dont il fut le fondateur avant de fonder l’Ordre de Calatrava, moitié militaire moitié monastique. Il fut aussi un remarquable combattant de la chrétienté contre le joug des Maures. 
9*.         Dans la ville de Saint-Malo en Bretagne, l’an 1163, saint Jean, évêque. Admirable par son austérité et sa justice, il transféra dans cette ville le siège épiscopal d’Aleth, et saint Bernard le recommanda comme un évêque pauvre, ami des pauvres et amoureux de la pauvreté.
10*.                 À Paris, en 1220, le bienheureux Réginald d’Orléans, prêtre, qui passant à Rome, fut saisi par la parole de saint Dominique et entra dans l’Ordre des Prêcheurs, auquel il attira un grand nombre par l’exemple de ses vertus et le feu de sa parole.
11*.         Près de Castel-Florentin en Toscane, vers 1242, la bienheureuse Véridienne, vierge, qui vécut en recluse dans une cellule attenant à un oratoire, de sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse. 
12*.         À Piglio dans le Latium, en 1302, le bienheureux André Conti, de la famille des comtes de Segni, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui refusa toutes les hautes dignités, préférant servir le Christ dans l’humilité et la simplicité.
13*.        À Dublin, en 1612, les bienheureux martyrs Conor O’Devany, évêque de Down et Connor, franciscain, et Patrick O’Lougham, prêtre, qui, sous le roi Jacques Ier, furent condamnés à mort à cause de la foi catholique et subirent le supplice de la pendaison. 
14.         À Londres, en 1645, saint Henri Morse, prêtre jésuite et martyr. Plusieurs fois arrêté, deux fois envoyé en exil, il fut enfin, sous le roi Charles Ier, à cause de son sacerdoce, enfermé en prison et, après y avoir célébré la messe, pendu à Tyburn.
15*.         À Avrillé, près d’Angers, en 1794, la passion des bienheureuses Marie-Anne Vaillot et quarante-six compagnes, martyres, victimes de la Terreur sous la Révolution française, fusillées en raison de leur attachement à l’Église.
16.         À Séoul en Corée, l’an 1840, les saints martyrs Paul Hong Yong-ju, catéchiste, Jean Yi Mun-u, qui s’occupait des pauvres et ensevelissait les corps des martyrs, et Barbara Ch’ œ Yong-i, qui suivit les exemples de ses parents et de son mari mis à mort pour le nom chrétien, tous les trois décapités. 
17*.         À Turin dans le Piémont, en 1888, la bienheureuse Jeanne Françoise de la Visitation (Anne Michelotti), vierge, qui fonda l’Institut des Petites Sœurs du Sacré-Cœur, en vue du service gratuit des malades pauvres.
18*.         À Cucuta en Colombie, l’an 1923, le bienheureux Louis Variara, prêtre salésien, qui mit tout en œuvre pour soigner les lépreux et fonda l’Institut des Sœurs Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie. 
**.         À Caracas au Vénézuéla, en 1940, la bienheureuse Candelaria de San José Paz Castillo Ramirez, fondatrice de la congrégation des petites sœurs des pauvres d’Altagracia de Orituco. (béatifiéé par Benoît XVI le 27 avril 2008) Décedée le 31 janvier, fête le 1 février

Le 2 février

1.         Fête de la Présentation du Seigneur, que les Grecs appellent Hypapante, la Rencontre. Quarante jours après sa Naissance, Jésus fut présenté au Temple par Marie et Joseph ; selon les apparences, il accomplissait la Loi de Moïse ; en réalité, il venait au devant de son peuple croyant et exultant, lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël son peuple. 
2.         À Orléans, vers 480, saint Floscule, évêque, 
3.         À Cantorbéry en Angleterre, l’an 619, saint Laurent, évêque, qui reçut le gouvernement de cette Église après saint Augustin, et la fit grandir considérablement en convertissant le roi Edbald. 
4.         À Wurtzbourg en Bavière, l’an 754, saint Burchard, évêque. Originaire d’Angleterre, il fut ordonné par saint Boniface premier évêque de cette cité. 
5*.         À Florence en Toscane, l’an 1348, le bienheureux Simon Fidati de Cascia, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint- Augustin, qui, par sa parole et ses écrits, amena un grand nombre de fidèles à une vie chrétienne meilleure. 
6*.         À Suse dans le Piémont, l’an 1365, le bienheureux Pierre Cambiani de Ruffia, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, massacré dans le cloître des franciscains par des dissidents, en haine de l’Église. 
7.         À Prato en Toscane, l’an 1590, sainte Catherine de Ricci, vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint Dominique, qui mit tout son cœur à l’œuvre de restauration religieuse et s’appliqua à honorer sans relâche les mystères de la passion de Jésus Christ, qu’elle mérita même d’éprouver.
8.         À Bordeaux, en 1640, sainte Jeanne de Lestonnac. Jeune fille, elle repoussa les invitations et les tentatives de sa mère pour qu’elle quitte l’Église catholique ; après la mort de son mari, elle veilla avec sagesse à l’éducation de ses cinq enfants, puis fonda la Compagnie des Filles de Notre-Dame sur le modèle de la Compagnie de Jésus, pour favoriser l’éducation chrétienne des jeunes filles.
9*.         À Rome, en 1640, le bienheureux Nicolas Saggio des Lombards, religieux de l’Ordre des Minimes, qui remplit humblement et saintement la fonction de portier de son couvent.
10*.         À Gennazzano dans le Latium, en 1840, le bienheureux Étienne Bellesini, prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin. En des temps calamiteux, il resta fidèle à son Ordre supprimé par décret impérial, et se dévoua à l’éducation des enfants, à la prédication et au ministère pastoral. 
11.         À Hanoï au Tonkin, en 1861, saint Jean-Théophane Vénard, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Après six années de ministère clandestin marquées par les fatigues et les angoisses, il fut dénoncé par un traître et, comme il refusait de piétiner la croix, il fut enfermé dans une cage et, d’un cœur joyeux, alla au devant de son supplice, sous l’empereur Tu Duc. 
12*.         À Dernach en Rhénanie, l’an 1898, la bienheureuse Marie-Catherine Kasper, vierge, qui fonda l’Institut des Pauvres servantes de Jésus Christ, pour être au service du Seigneur dans les pauvres. 
13*.         À Milan, l’an 1921, le bienheureux André-Charles Ferrari, évêque, qui cultiva avec soin la tradition religieuse de son peuple et ouvrit de nouvelles voies pour faire connaître au monde le Christ et la charité de l’Église. 
14*.         À Vérone en Vénétie, l’an 1934, la bienheureuse Marie-Dominique Mantovani, vierge, qui fonda, en union avec le bienheureux Joseph Nascimbeni, l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille ; elle en fut la première supérieure, au service des pauvres, des orphelins et des malades, dans une vie humble, pour l’amour du Christ.

Le 3 février

  1. Mémoire de saint Blaise, évêque de Sébaste en Arménie et martyr, qui souffrit pour le nom chrétien. La tradition place son martyre sous l’empereur Licinius, vers 320.
    2. Mémoire de saint Anschaire, évêque de Hambourg, puis en même temps de Brême en Saxe. D’abord moine de Corbie, il fut envoyé par le pape Grégoire IV comme légat pour toute l’Europe du Nord. Il annonça l’Évangile à une multitude de peuples au Danemark et en Suède et y établit l’Église du Christ, malgré bien des difficultés qu’il surmonta de grand cœur, jusqu’à ce que, épuisé par ses travaux, il trouve le repos à Brême, en 865.
    3.         À Jérusalem, commémoraison des saints Syméon et Anne, l’un, vieillard juste et religieux, l’autre, veuve et prophète. Alors que Jésus enfant était présenté au Temple par ses parents, ils saluèrent en lui le Messie Sauveur, l’espérance bienheureuse et la rédemption d’Israël. 
    4.         À Carthage, en 280, saint Célerin, lecteur et martyr. Détenu en prison, subissant les entraves, les fers et divers tourments, il fut un confesseur invincible du Christ, frayant aux autres le chemin de la victoire et suivant les traces de son aïeule Célerine, couronnée déjà du martyre, de Laurent, son oncle paternel et d’Ignace, son oncle maternel, qui autrefois furent dans les camps de l’armée puis, devenus vrais soldats de Dieu, méritèrent par leur glorieuse passion les palmes et les couronnes du Seigneur. 
    5*.         À Poitiers, au IVe siècle, saint Lienne, prêtre, dont la tradition fait un disciple de saint Hilaire. 
    6.         À Gap en Provence, les saints Tigris et Remèze, évêques. 
    7.         À Lyon, au Ve siècle, saint Lupicin, évêque, à l’époque de la persécution des Vandales. 
    8*.         Au monastère de Celles dans le Hainaut, vers 700, saint Adelin, prêtre et abbé. 
    9*.         À Threckingham dans le royaume de Mercie en Angleterre, vers 700, le trépas de sainte Werburge, abbesse d’Ely, qui fonda ou restaura plusieurs autres monastères, dont celui où elle mourut. Selon son désir, elle fut inhumée à Hanbury. 
    10*.         À Merbeck dans le Brabant, vers 700, sainte Berlinde, vierge, qui mena dans cette ville une vie de pauvreté et de charité. 
    11*.         Au monastère cistercien de Froidmont dans le Beauvaisis, commémoraison du bienheureux Hélinand, moine. Jadis célèbre citharède dans les cours princières, il choisit ensuite la vie humble et cachée du cloître et mourut vers 1237.
    12*.         À Londres, en 1578, le bienheureux Jean Nelson, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Parce qu’il refusait de prêter le serment de suprématie de la reine Élisabeth Iére dans le domaine religieux, il fut condamné à mort et pendu à Tyburn. 
    13.         À Lyon, en 1837, sainte Claudine Thévenet (Marie de Saint-Ignace), vierge. Poussée par la charité et animée d’un grand cœur, elle fonda la Congrégation des Sœurs de Jésus et Marie, pour la formation chrétienne des jeunes, surtout des pauvres. 
    14*.         À Bourg-Saint-Andéol dans le Vivarais, en 1838, la bienheureuse Marie-Anne Rivier, vierge. À l’époque de la Révolution française, qui avait supprimé tous les Ordres religieux et Congrégations, elle n’hésita pas à fonder la Congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie pour instruire dans la foi le peuple chrétien. 
    15*.         À Steyl en Hollande, l’an 1900, la bienheureuse Marie-Hélène Stollenwerk, vierge, qui participa avec le bienheureux Arnold Janssen à la fondation de la Congrégation des Missionnaires Servantes du Saint-Esprit et, quand elle fut déposée de sa charge de supérieure générale, elle se consacra à l’adoration perpétuelle. 
    **        En Allemagne de l’Est, en 1943 le bienheureux Alojs Andritzki, prêtre, Martyr mort au camp de concentration de Dachau (béatifié le 13 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 4 février

1.         À Rome, à la catacombe de la voie Appienne, vers 304, saint Eutyque, martyr. Comme le rappelle le pape saint Damase, il fut mis dans un cachot obscur, jeté sur des tessons de tuiles, privé de sommeil et de nourriture, enfin décapité et projeté sanglant dans un gouffre ; pour le Christ, il vainquit tous les ordres cruels du tyran.
2.         À Pergé en Pamphylie, vers 250, les saints martyrs Papias, Diodore et Claudien.
3.         À Alexandrie, vers 308, la passion des saints martyrs Philéas, évêque de Thmuis, et Philorome, tribun militaire. Durant la persécution de Dioclétien, des parents et des amis ne purent les déterminer à s’épargner eux-mêmes ; tous deux livrèrent leur tête au bourreau et méritèrent de recevoir du Seigneur les palmes des vainqueurs. 
4.         À Péluse, également en Égypte, vers 449, saint Isidore, prêtre. Remarquable par sa doctrine, méprisant le monde et ses richesses, il préféra revêtir l’habit monastique et imiter dans le désert la vie de saint Jean Baptiste. 
5*.         À Chartres, vers 528, saint Aventin, évêque, qui céda son siège à son frère saint Solenne pour se retirer à Châteaudun et le reprit après la mort de son frère. 
6.         À Troyes, vers 537, saint Aventin, prêtre, que l’on tient pour un disciple de l’évêque saint Loup.
7.         À Mayence en Franconie, l’an 856, saint Raban, surnommé Maur, évêque. Il était moine de Fulda quand il fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d’une éloquence aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu’il pût faire pour la gloire de Dieu. 
8*.         À Constantinople, en 868, saint Nicolas Studite, moine, souvent envoyé en exil à cause du culte des saintes images ; devenu enfin supérieur du monastère de Studion, il mourut en paix. 
9.         À Sempringham en Angleterre, l’an 1190, saint Gilbert, prêtre. Il fonda, avec l’approbation du pape Eugène III, un Ordre monastique double, où il imposa une double discipline de vie : la Règle de saint Benoît pour les moniales, et celle de saint Augustin pour les clercs. 
10.         À Bourges, en 1505, sainte Jeanne de Valois, qui fut reine de France, mais son mariage avec le roi Louis XII ayant été déclaré nul, elle trouva en Dieu son refuge, se retira à Bourges, montra une piété toute particulière pour la Croix et fonda l’Ordre des Annonciades en l’honneur de l’Annonciation de Notre-Dame. 
11*. À Durham en Angleterre, l’an 1594, le bienheureux Jean Speed, martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, à cause de l’aide qu’il avait apporté à des prêtres, il fut condamné à mort et pendu au gibet. 
12.         À Amatrice dans les Abruzzes, en 1612, saint Joseph de Leonessa, prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins. Il soigna à Constantinople les chrétiens captifs des Turcs et son zèle le poussa à tenter d’entrer dans le palais pour prêcher l’Évangile au Sultan lui-même. Arrêté aussitôt, il fut suspendu à une croix par un pied et un bras. Banni ensuite par le Sultan et rentré dans sa patrie, il se consacra aux missions et au soin des pauvres. 
13.         À Oriur dans le royaume de Maravesi en Inde, l’an 1693, saint Jean de Brito, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Imitant le mode de vie et l’habillement des ascètes du pays, il convertit beaucoup à la foi chrétienne, mais arrêté et condamné à mort, il reçut la couronne d’un glorieux martyre.

Le 5 février

1.Mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre. À Catane en Sicile, encore jeune fille, quand sévit la persécution de Dèce, vers 250, elle conserva son corps pur et sa foi intacte dans le martyre, offrant au Christ Seigneur le témoignage de sa vie. 
2.         Commémoraison d’un grand nombre de martyrs dans la province du Pont durant la persécution de l’empereur Maximien, vers 311 : les uns furent arrosés de plomb fondu, les autres eurent des roseaux aigus enfoncés sous les ongles et furent soumis à de nombreux et horribles tourments plusieurs fois répétés. Tous méritèrent par un glorieux combat de recevoir du Seigneur des palmes et des couronnes. 
3.         À Vienne dans la région lyonnaise, en 525, saint Avit, évêque qui succéda à son père saint Hésychius. Grâce à sa foi et à son zèle, au temps du roi Gondebaud, la Gaule fut protégée des ravages de l’hérésie arienne. 
4.         À Seben en Rhétie, vers 605, saint Génuin, qui fut le premier évêque de ce siège. 
5*.         En Lucanie, l’an 995, saint Luc, abbé, qui mena la vie monastique sous la Règle de saint Basile d’abord en Sicile sa patrie, puis en divers endroits à cause des incursions des Sarrasins, enfin au monastère de Carbona qu’il construisit près d’Armentum et où il mourut. 
6*.         À Rome, au monastère de Saint-Césaire, en 995, saint Sabas le jeune, moine, qui, avec son frère saint Macaire, diffusa sans se lasser la vie cénobitique à travers la Calabre et la Lucanie, à l’époque où les Sarrasins dévastaient ces régions. 
7.         À Brixen dans le Tyrol, commémoraison de saint Albuin, évêque, qui transféra la chaire épiscopale de Seben dans cette ville et mourut en 1005 ou 1006.
8*.        À Cologne en Germanie, vers 1025, sainte Adélaïde, première abbesse du monastère de Villich près de Bonn, où elle introduisit la règle de saint Benoît, puis aussi du monastère de Sainte-Marie de Cologne, où elle mourut. 
9.         À Nagasaki au Japon, en 1597, la passion de saint Paul Miki et vingt-cinq compagnons, dont la mémoire sera célébrée le lendemain. 
10*.         À Laval, en 1794, la bienheureuse Françoise Mézière, vierge et martyre. Occupée à l’éducation des enfants et aux soins des malades, sous la Révolution française, elle fut arrêtée et guillotinée en haine de la foi. 
11*.         À Rome, en 1825, la bienheureuse Élisabeth Canori Mora, mère de famille, qui supporta avec patience les tromperies et la violence de son mari, les soucis d’argent, l’animosité cruelle de ses proches. Tertiaire de l’Ordre des Trinitaires, elle offrit sa vie au Seigneur pour la conversion de son mari, le salut des pécheurs, la paix et la sainteté de l’Église. 
12.         À Valtiervilla au Mexique, en 1928, saint Jésus Mendez, prêtre et martyr, qui, dans la persécution antireligieuse en ce pays, fut fusillé, donnant sa vie pour le Christ Roi.

Le 6 février

1.         Mémoire de saint Paul Miki et de ses compagnons, martyrs à Nagasaki, en 1597. Quand la persécution contre les chrétiens s’aggrava au Japon, huit prêtres ou religieux de la Compagnie de Jésus ou de l’Ordre des Mineurs, soit envoyés depuis l’Europe, soit nés au Japon, et dix-sept laïcs furent arrêtés, soumis à des moqueries pénibles et condamnés à mort. Tous, même les enfants, furent mis en croix ensemble, joyeux qu’il leur ait été donné de mourir de la même manière que le Christ. (En Belgique, la mémoire est renvoyée au lendemain).
2.         Chez les Arvernes, au IIIe siècle, saint Antolien, martyr.
3.         Commémoraison de saint Silvain, évêque d’Émèse en Syrie et martyr. Après avoir dirigé cette Église pendant quarante ans, il fut, sous l’empereur Galère, vers 211, jeté aux bêtes avec le diacre Luc et le lecteur Mocius, et reçut ainsi la palme du martyre. 
4.        À Césarée de Cappadoce, les saints martyrs Dorothée, vierge, et Théophile, avocat. 
5. À Ardagh en Irlande, à la fin du Ve siècle, saint Mel, évêque.
6.         À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le roi Clovis, fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura cette Église ruinée après l’invasion d’Attila, la gouverna pendant une quarantaine d’années et poursuivit l’œuvre d’évangélisation des peuples encore païens de la région. 
7.         À Elnone sur la Scarpe, qui prit ensuite son nom (Saint-Amand-les-Eaux), en 675 ou 676, la mise au tombeau de saint Amand, évêque. De l’île d’Yeu où il fut moine, il partit annoncer la parole de Dieu en Gaule Belgique. Il fut attaché au siège de Maastricht, mais, après trois ans, préféra rester évêque missionnaire, fondant des communautés et des monastères pour être des centres de rayonnement chrétien. Il acheva sa vie dans l’abbaye qu’il avait fondée et où il s’était retiré.
8.         Au pays de Tongres dans le Brabant, au VIIIe siècle, sainte Renule ou Renilde, abbesse du monastère d’Eiken. 
9.         À Palestrina dans le Latium, en 1159, saint Guérin, évêque, célèbre par l’austérité de sa vie et son amour des pauvres. 
10*.         À Skara en Suède, l’an 1319, saint Brinolf Algotsson, évêque, remarquable par son activité pour l’Église et par sa science. 
11*.         À Agri, près de Salerne en Campanie, l’an 1910, le bienheureux Alphonse-Marie Fusco, prêtre. Adonné au ministère près des paysans, il s’employa sans trêve à la formation des jeunes, surtout des pauvres et des orphelins, et fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste. 
12*.         À Naples en Campanie, en 1327, le bienheureux Ange de Furci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, ardent de zèle pour le règne de Dieu.
13*.         À Rivolta d’Adda près de Crémone en Lombardie, l’an 1913, le bienheureux François Spinelli, prêtre, qui, au milieu de contrariétés et de difficultés, longtemps et patiemment supportées, fonda et dirigea une Congrégation de Sœurs pour l’adoration du Saint-Sacrement. 
14.         À Durango au Mexique, en 1927, saint Matthieu Correa, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution contre l’Église, sommé de révéler des secrets entendus en confession, il refusa et fut pour cela fusillé devant le cimetière. 
**        En Allemagne, en 1905, la bienheureuse Maria Theresia Bonzel, (Regina Christine Wilhelmine Bonzel), religieuse fondatrice des Pauvres sœurs franciscaines de l’Adoration perpétuelle d’Olpe.  (Béatifiée le 10 novembre 2013 par le pape François)

Le 7 février

1.         À Nole en Campanie, au IIIe siècle, saint Maxime, évêque, qui dirigeait l’Église de cette ville à l’époque de la persécution et mourut dans un âge avancé. 
2*.         À Lampsaque dans l’Hellespont, au IVe siècle, saint Parthène, évêque, qui, rapporte-t-on, propagea la foi, à l’époque de Constantin, par sa prédication et l’exemple de sa vie. 
3.         Dans la région du mont Sinaï, vers 389, saint Moïse, qui vécut d’abord en solitaire dans le désert, puis ordonné évêque à la demande de Mauvia, reine des Sarrasins, amena à la paix un peuple extrêmement violent et garda intacte la foi des chrétiens. 
4.         À Florence en Étrurie, au IVe siècle, sainte Julienne, veuve.         
5*.         À Siponto en Apulie, vers 545, saint Laurent, évêque.
6.         À Lucques en Toscane, vers 720, la mise au tombeau de saint Richard, père des saints Winebald, Willibald et Walburge, qui, s’en allant d’Angleterre en pèlerinage à Rome avec ses fils, mourut en route dans cette ville. 
7*.         À Sotérion en Phocide, l’an 945, saint Luc le Jeune, ermite.
8*.         À Mucia dans les Marches, en 1236, le bienheureux Rizzier, qui fut un des premiers et l’un des plus chers disciples de saint François. 
9*.         À Assise en Ombrie, en 1461, le bienheureux Antoine de Stroncone, religieux franciscain. 
10*.         À Londres, en 1578, le bienheureux Thomas Sherwood, martyr. Marchand drapier, il se destinait au sacerdoce lorsqu’il revint à Londres pour assister son père malade et âgé. Il fut dénoncé, arrêté dans la rue et condamné pour haute trahison, parce qu’il regardait le reine Élisabeth Ière comme excommuniée, et fut pendu à Tyburn. 
11*.         À Aubenas dans le Vivarais, en 1593, les bienheureux martyrs Jacques Salès, prêtre, et Guillaume Saultemouche, tous les deux religieux de la Compagnie de Jésus. Par leur prédication ils affermissaient le peuple dans la foi catholique, mais après la prise de la ville par les dissidents en armes, ils furent tués un dimanche devant la foule pour la même foi. 1
12.         À Naples, en 1812, saint Gilles-Marie de Saint-Joseph (Joseph Pontillo), religieux franciscain, qui tous les jours dans les rues de la cité mendiait l’aumône très humblement et en échange donnait des paroles de consolation. 
13.         À Changsha dans la province chinoise du Hunan, en 1816, saint Jean de Triora (François-Marie Lantrua), prêtre franciscain et martyr, qui, après des sévices prolongés dans une prison rigoureuse, mourut étranglé. 
14*.         À Paris, en 1856, la bienheureuse Rosalie (Jeanne-Marie Rendu), vierge. Fille de la Charité, elle établit dans une maison d’un faubourg misérable de la ville un refuge pour les indigents et mit tout son zèle à visiter les pauvres chez eux, à mettre la paix durant les guerres civiles, et à entraîner un grand nombre, surtout des jeunes et des riches, à exercer la charité.
15*.         À Paris, en 1871, la bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet), vierge, qui fonda la Congrégation des Auxiliatrices du Purgatoire, dans une totale confiance en la Providence. 
16*.         À Rome, près de saint Laurent, en 1878, le bienheureux Pie IX, pape, qui proclama hautement la vérité du Christ, à laquelle il était attaché de tout son cœur, établit de nombreux sièges épiscopaux, promut le culte de la bienheureuse Vierge Marie et convoqua le premier Concile œcuménique du Vatican. 
17*.         À Pont de Molins près de Girone en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs, Anselme Polanco, évêque de Teruel, et Philippe Ripoll, prêtre, qui dans la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole, méprisèrent les flatteries et les menaces et ne fléchirent en rien de leur fidélité à l’Église, jusqu’à la mort. 
18*.         Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Adalbert Nierychlewski, prêtre de la Congrégation de Saint-Michel et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté par le régime nazi à cause de la foi du Christ et succomba à la suite des tourments endurés. 
19*.         Au camp de travaux forcés d’Angarsk, près de Krasnoiarsk en Sibérie, l’an 1955, le bienheureux Pierre Verhun, prêtre et martyr, qui mourut en déportation durant la période de persécution soviétique contre la religion. 
**         En Italie, en 1893, la bienheureuse Anna Maria Adorni veuve, fondatrice des servantes de l’immaculée et de l’institut du Bon Pasteur (béatifiée le 3 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 8 février

1.        Mémoire de saint Jérôme Émilien. Après une jeunesse violente et dissolue, il fut capturé par l’ennemi et, détenu en prison se convertit à Dieu, puis se livra tout entier, avec des compagnons qu’il avait rassemblés, à soulager tous ceux qui étaient tombés dans la misère, en particulier les orphelins et les malades, ce qui fut le point de départ de la Congrégation des Clercs réguliers de Somasque. Atteint de la peste en soignant les pestiférés, il mourut à Somasque, près de Bergame en Lombardie, en 1537. 
2        Mémoire de sainte Joséphine Bakhita, vierge. Née au Soudan dans la région de Darfur, elle fut enlevée toute jeune, vendue plusieurs fois à des marchands d’esclaves africains et subit une servitude cruelle. Enfin libérée, elle devint chrétienne puis religieuse à Venise chez les Filles de la Charité, passa le reste de sa vie dans le Christ à Schio, au pays de Vicence, en subvenant aux besoins de tous, et mourut en 1947. 
3.         Commémoraison de sainte Coïnte, martyre à Alexandrie. La dernière année de l’empereur Philippe, en 249, les païens la conduisirent vers le temple des idoles et l’obligèrent à adorer. Elle se détourna et manifesta son dégoût. Ils la lièrent alors par les pieds et la traînèrent par toute la ville sur le rude pavé et la mirent en pièces par cet horrible supplice. 
4.         À Ticinum [Pavie] en Ligurie, l’an 397, saint Juvence, évêque, qui travailla avec vigueur à la prédication de l’Évangile. 
5.         Commémoraison des saints martyrs, moines du monastère de Die à Constantinople. On les trouva porteurs des lettres du pape saint Félix III contre Acace et on les mit cruellement à mort pour la défense de la foi catholique, vers 485.
6*.         En Bretagne, au VIe siècle, saint Jacut, abbé. Tenu pour le frère des saints Guénolé et Guéthenoc, il construisit un monastère au bord de la mer, qui prit ensuite son nom. 
7.         À Milan, vers 570, la mise au tombeau de saint Honorat, évêque. Devant l’imminence de l’arrivée des Lombards, il se réfugia à Gênes avec une grande partie de la population. 
8*.         À Besançon en Bourgogne, au VIIe siècle, saint Nizier, évêque. 
9. À Verdun, vers 647, saint Paul, évêque. Après un séjour à la cour du roi des Francs, il se fit moine, puis placé à la tête de l’Église de Verdun, il promut la dignité du culte divin et la vie régulière des chanoines. 
10*.         À Albano dans le Latium, en 1089, le bienheureux Pierre, surnommé Igné, parce qu’il passa indemne à travers les flammes. Moine de Vallombreuse, il se soumit à l’épreuve du feu et, devenu bientôt évêque d’Albano, il s’employa sans relâche à restaurer la discipline ecclésiastique. 
11.         À Muret dans le Limousin, en 1124, saint Étienne, abbé, fondateur de l’Ordre de Grandmont, où il confia aux clercs la louange divine et la contemplation, et aux seuls frères laïcs le temporel à gérer non par domination, mais par charité. 
12*.         À Savone en Ligurie, l’an 1906, la bienheureuse Joséphine-Gabrielle Bonino, vierge, qui, à la lumière de la Sainte Famille de Nazareth fonda une Congrégation religieuse pour l’éducation des orphelins et l’assistance des malades pauvres. 
**        En Italie, en 1983, la bienheureuse Madre Speranza di Gesù, « apôtre de l’amour miséricordieux de Jésus »,  religieuse chez les Clarétines, elle fonde  à Madrid, en 1930, les Servantes de l’Amour miséricordieux et à Rome, en 1951, les Fils de l’Amour miséricordieux. Grande mystique, elle était favorisée d’extases , et elle portait dans son corps les stigmates de la Passion du Christ  (béatifiée le 31 mai 2014 par le pape François)

Le 9 février

1.         Commémoraison de sainte Apolline, vierge et martyre à Alexandrie. Au témoignage de l’évêque saint Denis, la dernière année de l’empereur Philippe, en 249, dans une émeute, les païens se saisirent d’elle, lui firent tomber toutes les dents en lui frappant les mâchoires, puis menacèrent de la jeter vivante dans un bûcher si elle ne prononçait pas avec eux des formules impies. Elle délibéra un moment en elle-même, puis, offrant sa vie en sacrifice, elle s’élança dans le feu, plus prompte à affronter la mort que ses persécuteurs à préparer le supplice. 
2.         Commémoraison de beaucoup de saints martyrs, qui furent massacrés à Alexandrie par les ariens, alors qu’ils étaient assemblés pour la liturgie dans l’église de Saint-Théonas, vers 375. 
3.         Commémoraison des saints Prime et Donat, diacres et martyrs, qui, à Lémelé en Afrique, s’étaient enfermés dans l’église pour protéger l’autel et furent mis à mort par des donatistes, vers 361.
4.         Sur la montagne près d’Apamée en Syrie, vers 423, saint Maron, ermite, qui se donna de tout son cœur à une pénitence et une vie intérieure profonde. Sur sa tombe fut construit un monastère célèbre, d’où tire son origine la nation qui plus tard portera son nom. 
5*.         Au monastère de Llandaff au pays de Galles, en 560, saint Téliau, évêque et abbé, dont de nombreuses églises aussi bien en Galles qu’en Cornouailles et en Armorique célèbrent les éminents travaux. 
6.         À Canossa en Apulie, vers 566, saint Sabin, évêque, qui fut ami de saint Benoît et envoyé à Constantinople comme légat par le pape saint Agapit pour défendre la foi orthodoxe contre l’hérésie monophysite. 
7.         À Hautmont sur la Sambre, dans le Hainaut, vers 695, le trépas de saint Ansbert, qui fut abbé de Fontenelle puis évêque de Rouen et mourut relégué en exil par le maire du palais Pépin d’Héristal. 
8*.         En Bavière, commémoraison de saint Alton, abbé, au VIIIe siècle. Irlandais d’origine, il construisit dans la forêt de cette région un monastère, qui prit ensuite son nom. 
9*.         À Nocera en Ombrie, l’an 1222, saint Rainald, évêque, qui fut moine camaldule à Font-Avellane et, devenu évêque, retint avec ténacité son genre de vie monastique. 
10*.         À Premia de Mar, près de Barcelone en Catalogne, l’an 1910, saint Michel (François Febres Cordero), frère des Écoles chrétiennes, qui promut l’étude des lettres pendant près de quarante ans à Cuenca en Équateur, et, retiré en Espagne, s’appliqua avec simplicité à la parfaite observance de la Règle. 
**        A Grenade, en Espagne, en 1956, le bienheureux Leopoldo Marquez Sanchez d’Alpandeire, religieux de l’Ordre des Capucins. (béatifié le 12 septembre 2010 par Benoît XVI)

Le 10 février

1.         Mémoire de sainte Scholastique, vierge. Sœur de saint Benoît, consacrée à Dieu dès son enfance, elle eut en Dieu un seul cœur avec son frère, au point qu’une fois par an ils passaient ensemble toute une journée en louange de Dieu et en saints entretiens. Vers 547 elle fut, en ce jour, mise au tombeau que saint Benoît avait préparé pour lui-même au Mont-Cassin. 
2*.         À Magnésie dans la province d’Asie, en 202, les saints Charalampe, Porphyre, Daucte et trois femmes, martyrs, dit-on, sous Septime Sévère.
3.         À Rome sur la voie Labicane, au dixième mille de la ville, les saints martyrs Zotique et Amance.
4.         À Terracine en Campanie, saint Silvain, évêque.
5.         À Saintes en Aquitaine, vers 550, saint Trojan, évêque.
6*.         À Besançon, vers 624, saint Prothade, évêque.
7.         Au pays de Rouen, en 704, sainte Austreberte, vierge et abbesse, qui dirigea saintement le monastère de Pavilly, fondé peu auparavant par l’évêque saint Ouen.
8.         À l’Étable-de-Rhodes sur le territoire de Sienne en Toscane, l’an 1157, saint Guillaume, ermite de Maleval, dont l’exemple a donné naissance à plusieurs congrégations d’ermites. 
9*.         À Fosses, alors dans le diocèse de Liège, en 1163, le bienheureux Hugues, abbé. Premier disciple de saint Norbert, celui-ci, devenu évêque de Magdebourg, lui confia la direction du nouvel Ordre de Prémontré, qu’il gouverna avec la plus grande sagesse pendant trente-cinq ans, avec plus de cent fondations en divers pays. 
10*.         À Rimini en Romagne, l’an 1257, la bienheureuse Claire, vierge, qui expia une vie de plaisirs par la pénitence, les macérations corporelles et les jeûnes. Rassemblant des compagnes dans un monastère, elle servit le Seigneur dans un esprit d’humilité. 
11*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique. 
12*.         À Valverde del Camino, près de Huelva en Andalousie, l’an 1935, la bienheureuse Eusébie Palomino Yenes, vierge, des Filles de Marie Auxiliatrice, qui donna un bel exemple d’humilité, sans la moindre recherche d’ostentation, à accomplir dans un esprit d’abnégation les plus infimes besognes. 
13*.         À Krasic, près de Zagreb en Croatie, l’an 1960, le bienheureux Louis Stépinac, évêque et martyr. Il s’opposa avec audace aux doctrines qui niaient la foi et la dignité humaine. À cause de sa fidélité à l’Église, il fut détenu longtemps en prison et, atteint de maladie et consumé d’inanition, il acheva un épiscopat de choix. 
**        Au Mexique, en 1928 les bienheureux Anacleto Conzales Flores et 8 compagnons, martyrs (béatifiés le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

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