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« A qui vous remettrez ses péchés »

POURQUOI ME CONFESSER?

Nous sommes dans le deuxième dimanche de Pâques, dimanche de l’octave de Pâques ou, comme avait voulu l’appeler le pape saint Jean Paul II, Dimanche de la Divine Miséricorde.

Chaque année, l’Eglise nous propose à la réflexion dans l’évangile  (Jn 20, 19-31) , deux apparitions de Notre Seigneur ressuscité : la première, le jour même de Pâques et la deuxième, huit jours après ; dans les deux moments, le Seigneur se montre à quelques disciples et aux apôtres qui selon, la tradition, étaient réunis au cénacle. Mais dans la deuxième fois,  le Seigneur s’adresse principalement à l’apôtre Thomas, afin qu’il constate que le Seigneur est ressuscité avec son même corps mais glorieux et ce même apôtre fait une belle profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Saint Augustin dit: Thomas « voyait et touchait l’Homme mais il confessait sa foi en Dieu, qu’il ne voyait ni ne touchait. Mais ce qu’il voyait et touchait, l’amenait à croire en ce dont, jusqu’alors, il avait douté  » (In Iohann. 121,5). 

Mais, l’évangile nous dit encore que Jésus, le jour de sa résurrection, donne à ses apôtres le pouvoir de pardonner les péchés. C’est-à-dire que le dimanche de sa résurrection, Jésus a créé le sacrement de la Confession, où nous touchons vraiment la Miséricorde de Dieu et nous faisons expérience de Dieu comme un Père qui pardonne nos égarements et qui est toujours prêt à nous recevoir lorsque nous revenons à Lui.

Le Seigneur, écrit saint Jean, souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Notre Seigneur a institué le sacrement de la confession – aussi appelé du pardon, de pénitence, de conversion et de réconciliation –  le jour de sa Pâques pour montrer qu’il est le prix de son sacrifice sur la croix car de la croix naissent les sept sacrements et pour montrer qu’Il a donné sa vie pour nous sauver du péché ; en même temps Il l’a créé le jour de sa Résurrection parce qu’Il veut nous signifier par-là que ce sacrement nous fait revenir à la vie.  Saint Ambroise parlait des deux conversions qu’il y a dans l’Église  »  celle de l’eau et celle des larmes : l’eau du Baptême et les larmes de la Pénitence  » (ep. 41, 12 : PL 16, 1116B).

Comme nous le savons, « le péché est avant tout une offense à Dieu, une rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l’Église. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Église, ce qu’exprime et réalise liturgiquement le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation.

Alors, pour que le Sacrement de la Pénitence soit authentique, il oblige le pécheur à accepter volontiers et en toute liberté trois éléments : dans son cœur, la contrition ; dans sa bouche, la confession ; dans son comportement, une totale humilité ou une fructueuse satisfaction « .

Parmi les actes du pénitent, la contrition vient en premier lieu. Elle est  » une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir « . Il ne sert de rien de demander pardon d’un péché si je ne suis pas repenti de l’avoir fait, car je garde mon péché dans mon cœur.  

Pour les détester il faut évidement les reconnaître et les faire parvenir à la mémoire, pour cela il convient de préparer la réception de ce sacrement par un examen de conscience fait à la lumière de la Parole de Dieu, surtout à la lumière des dix commandements.

Il y après la confession des péchés (l’aveu) qui, même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir.

D’après le commandement de l’Église, «  tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience ». Celui qui a conscience d’avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la Sainte Communion, même s’il éprouve une grande contrition, sans avoir préalablement reçu l’absolution sacramentelle. Les enfants doivent accéder au sacrement de la Pénitence avant de recevoir pour la première fois la Sainte Communion.

Il faut rappeler que le commandement de l’Eglise oblige au moins une fois par an, mais cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas nous confesser immédiatement lorsqu’on a eu le malheur de tomber dans un péché grave.

Il est bien de savoir encore une autre chose : « Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée par l’Église. En effet, la confession régulière (chaque semaine, chaque deux semaine, une fois par mois) de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme Lui (cf. Lc 6, 36) »

Le troisième élément du sacrement de la confession c’est la satisfaction. Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela. Mais en plus, le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain. L’absolution enlève le péché mais elle ne remédie pas à tous les désordres que le péché a causés. Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit  » satisfaire  » de manière appropriée ou  » expier  » ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi  » pénitence « .

Il faut dire que le sacrement de la confession est toujours difficile à accepter, en effet beaucoup de « fausses raisons » font que les chrétiens s’éloignent de ce sacrement ou bien qu’ils le pratiquent plutôt comme une obligation difficile.

Une des objections dit que la confession (surtout le fait d’exprimer les péchés) « n’existait pas dans la Bible et que c’est plutôt une invention des prêtres ».

Comme réponse à cela, on trouve déjà dans l’Ancien Testament, dans le peuple d’Israël lorsqu’il marchait dans le désert cette obligation de déclarer les péchés : Si un homme devient coupable ( des péchés décrits avant dans ce livre), il reconnaîtra publiquement la faute commise (Lév 5.5).

Avant la prédication de Notre Seigneur, déjà saint Jean Baptiste appelait les hommes à la conversion et, selon l’évangile de saint Matthieu, « ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés » Mt 3,6.

Le Seigneur commende à ses apôtres (et évidement parce qu’ils allaient mourir un jour, à leurs successeurs) de pardonner les péchés et d’éventuellement les retenir. Alors, pour pouvoir les pardonner ou retenir, les apôtres devaient d’abord les connaître pour savoir comment agir.

En suite, le livre des Actes des Apôtres nous décrit la pratique d’une confession même publique des péchés (Actes 19,18) : « Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient confesser publiquement les pratiques auxquelles ils s’étaient livrés ». D’autre part, l’apôtre saint Jaques dans sa lettre recommande déjà la pratique d’une confession personnelle : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris »( Jacques 5,16). 

La confession est donc une pratique présente depuis la création de l’Eglise parce que voulue par le Christ.

Une deuxième objection contre la confession qu’on entend souvent : « pour quoi me confesser avec un prêtre lorsque je peux me confesser avec Dieu seul, sans l’intermédiaire d’un homme ? »

D’abord parce que c’est la volonté de Dieu, Jésus l’a dit dans l’évangile de ce dimanche. Le sacrement de la confession est le moyen ordinaire institué par Dieu pour pardonner les péchés. Personne ne pense par exemple se donner le baptême seul devant Dieu, c’est à l’Eglise qu’il va pour le recevoir ! Personne ne fait la messe seul devant Dieu, il vient à l’Eglise pour participer à la messe et recevoir l’Eucharistie… Alors, le sacrement de la Pénitence a comme, tous les autres sacrements, un ministre qui l’administre validement. En plus, le pardon c’est quelque chose qu’on reçoit, et non que je peux « produire » tout seul.

On peut ajouter d’autres raisons. Par exemple : nous devons reconnaître nos fautes, car c’est le premier pas pour la conversion, c’est un signe d’humilité, de repentir (car ce ne serait pas trop humble de cacher mes fautes dans le cœur et faire semblant d’une grande innocence). C’est aussi une protection, car il est très facile de se tromper soi-même (justifiant le mal, croyant qu’un acte est licite lorsque c’est un péché et à l’inverse).

Nous avons besoin de sortir de nous-mêmes, car le plus difficile dans cette vie c’est le fait de se connaître soi-même. Encore, nous avons besoin d’objectivité : personne ne doit être juge de sa propre cause, parce qu’on ne peut pas être juge et parti. Et pour cela, un prêtre peut confesser tout le monde, sauf lui-même, il doit chercher un autre prêtre pour se confesser.

Encore, nous avons besoin d’un autre, d’un prêtre dans ce cas, pour savoir si nous avons toutes les dispositions nécessaires ou non pour être pardonnés, ce serait un grand danger de penser que nous sommes pardonnés lorsque le péché est toujours là. Nous avons besoin aussi d’une confirmation « extérieure » du pardon accordé par Dieu à travers un ministre de l’Eglise.

En plus que nous avons la grande nécessité humaine de l’écoute, de l’encouragement pour sortir du péché et de sa misère, du conseil, nous avons besoin de clarifier nos doutes, de nous former pour l’avenir.

Il est vrai que le prêtre est un être humain (pire serait de se confesser à un ange sans péché !). En effet, je ne viens pas chez le prêtre pour me confesser parce que le prêtre est saint, je viens me confesser avec lui parce qu’il est le ministre de ce sacrement et qu’il a le pouvoir pour le faire.

Encore les réponses à trois petites objections.

La première : à quoi sert de confesser toujours les mêmes péchés ? En effet, la confession nous oblige à confesser les péchés commis, sans spécifier s’ils sont toujours les mêmes. Malheureusement notre nature à tendance à commettre les mêmes défauts ; il serait encore plus terrible de changer toujours de défauts et de vices ! Voilà une comparaison : lorsqu’on lave les vêtements, on n’attend pas de retrouver de nouvelles tâches, on retrouve plutôt presque toujours la même saleté. Il faut se rappeler que les péchés passés et confessés ont été déjà pardonnés ; j’ai besoin alors, de confesser et de me faire pardonner ceux qui sont nouveaux.

Une autre comparaison qui va contre l’objection de se confesser souvent des mêmes péchés. Par le fait que je salisse toujours mon corps je ne dois pas conclure qu’il ne sert à rien de prendre un bain. En maintenant la pratique de l’hygiène de mon corps je n’accumule pas la saleté qui peut être dangereuse pour ma santé en général. C’est de même pour mon âme.          

La dernière objection : « je sais que je vais tomber dans le même péché, c’est un signe de que je ne suis pas repenti ».

La réponse : Dieu me demande d’être repenti du péché commis et d’être prêt maintenant à lutter pour ne pas tomber dans le futur. Alors, le futur, personne ne le connaît, je dois le laisser entre les mains de Dieu. Dans la confession Dieu me demande d’avoir une décision sincère, en vérité et actuelle, de refuser tout type de péché et la décision d’employer les moyens nécessaire pour l’enlever de ma vie.

Demandons à la très Sainte Vierge Marie la grâce de vivre toujours comme ressuscités, sachant que le pardon de Dieu nous fait naître à une nouvelle vie.

P. Luis Martinez IVE.

« Heureusement que le Seigneur accueille toujours les pécheurs !»

Lire l’évangile du Dimanche XXIV (Lc 15, 1-32)

bon_pasteur_institut_du_verbe_incarneNous venons d’entendre le récit considéré comme le plus beau de toute l’Ecriture Sainte, la Bible. C’est la parabole du Fils Prodigue, ou bien comme le pape Benoît XVI a dit une fois, il voudrait mieux l’appeler du Père miséricordieux. Ensemble aux autres deux paraboles, celle de la brebis et de la monnaie perdues, elle sert comme réponse de Notre Seigneur à ceux qui critiquaient son attitude de recevoir et manger avec les pécheurs, la fausse sainteté repousse les pécheurs, tandis que la Véritable les attire vers elle, dit saint Augustin. Pour les pharisiens ce qui comptait le plus c’était les péchés que tout le monde pouvait voir, on peut dire « les péchés publics » ; tandis que les autres péchés, ceux « de cœur » ne comptaient pas vraiment dans leur interprétation de la loi, tellement vidée de sens par ces « docteurs ». misericorde_institut_du_verbe_incarneNous devons donc faire attention de ne pas tomber aussi dans cette mauvaise interprétation, pensons plutôt que ces péchés cachés dans notre cœur peuvent nous faire plus de mal que ceux que les autres peuvent voir.

Le texte de l’Evangile commence avec les mots par lesquels les pharisiens critiquaient le Seigneur : Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux, deux mille ans après sa venue, nous disons : « heureusement que le Seigneur accueille toujours les pécheurs ! », cela nous rassure chaque fois que nous revenons à la confession chargés de nos péchés et que nous retrouvons le prêtre, pécheur lui aussi, mais agissant IN PERSONA CHRISTI pour nous réconcilier avec le Père ; « heureusement que le Seigneur accueille toujours les pécheurs » disait un père de l’Eglise.

Notre Seigneur fait trois comparaisons, trois paraboles : dans les deux premières, Dieu va à la recherche soit comme un berger soit comme une femme, dans la troisième, Il attend le retour du fils, comme un Père. Les trois images ne sont pas difficiles à imaginer, un berger, un père ; même aussi Dieu n’a pas de problème de jouer le rôle d’une mère de maison, parce qu’à la fin le plus important c’est de montrer que l’homme, le pécheur a une valeur aux yeux de Dieu qu’Il ne veut pas l’abandonner. Dans les trois paraboles il y a toujours la joie soit pour retrouver, soit pour le retour.

misericorde_iii_institut_du_verbe_incarneEn fait, chaque parabole montre un aspect diffèrent de la Miséricorde de Dieu, la brebis perdu s’en va même sans l’apercevoir, elle se sépare du troupeau et fini blessée c’est pourquoi elle cesse de marcher et reste étendue par terre, raison pour laquelle le berger la prend sur ses épaules (Dieu nous aide, seuls, nous ne serons jamais revenu à la vie de la grâce). Notre berger laisse les autres 99 brebis, ce n’est pas qu’il ne les aime pas, mais Il n’est pas indifférent pour celle qui est partie, comme on vient de dire, devant Dieu nous avons une valeur, « notre âme, disait saint Thomas d’Aquin vaut plus que tout l’ensemble de l’univers créé ».

La deuxième parabole c’est une image domestique. Qui sait si Jésus racontant cette histoire ne pensait pas en son enfance à Nazareth, si cette femme n’était pas sa Sainte Mère ? misericorde_ii_institut_du_verbe_incarneUne pièce d’argent signifiait une journée de travail, de là le souci pour la retrouver ; d’autres disent que ces monnaies faisaient partie des souvenir qu’une femme gardait de son mariage, on mettait la pièce d’argent sur le voile et les habits qu’elle portait lors de ses noces, comme la bague de noces de nos jours.

 En tout cas, l’objet est si important qu’elle nettoie toute la maison, ces maisons qui n’étaient qu’un grand salon où les gens avaient un peu tout, la plus part comptaient avec la lumière qui venait de la porte, elles étaient donc plutôt sombres. Faire un bon nettoyage signifiait un grand effort. Voilà l’image de la miséricorde, Dieu ne se fatigue pas de nous chercher, Il insiste, Il nous appelle à plusieurs reprises, Il insiste par amour pour nous.

Dans la troisième parabole, ce n’est plus un objet ni même un animal ; il s’agit maintenant d’un être humain qui s’égare et qui le fait en toute conscience. L’optique est donc différente, l’image est plus proche de nous. C’est lui-même, par sa propre volonté qui s’en va.

misericorde_iv_institut_du_verbe_incarneCette année, nous avons déjà médité sur cette parabole, le 4ème dimanche de carême.

Nous pouvons dire qu’au centre de l’histoire, le Seigneur dit que le jeune loin de son père et dans la misère, il rentre en soi-même,  comme dit saint Augustin: «Ne sortez pas dehors, allez à l’intérieur de vous-même, au cœur de l’homme habite la vérité. « , il fait référence à la conscience, là, devant notre conscience, si elle est droite, nous ne pouvons pas nous confondre.

Il décide de retourner à la maison et son Père le voit de loin, voilà un autre détail, Dieu nous attend toujours, comme ce père qui semblerait l’attendre tous les jours, il désirait à chaque moment voir son fils revenir par le chemin où il était parti une fois.

misericorde_v_institut_du_verbe_incarneComme dit le Seigneur par le prophète Jérémie : Vous m’appellerez, et vous viendrez, et vous me prierez, et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez, parce que vous me chercherez de tout votre cœur (Jr. 29,12).

Mais nous ne devons pas tomber dans l’erreur de croire que parce que Dieu est miséricordieux, le châtiment éternel n’existe pas. Ou bien comme certains disent si Dieu est Père, comment peut-Il condamner ? Un prédicateur disait : « Ce n’est pas Lui qui condamne si tu ne retournes pas, mais plutôt toi-même. Il partira à ta recherche, il va t’amener sur ses épaules mais si tu ne résistes pas ; par contre, jamais Dieu ne forcera ta volonté. Il ne peut pas forcer la volonté, aucun père ne le fait par rapport à ses enfants, Dieu est un père et Il n’exerce pas une tyrannie.  Celui qui n’est pas pardonné ce n’est pas parce que Dieu refuse de lui donner le pardon, c’est parce que lui-même ne veut pas abandonner sa vie de péché. Saint Jean Chrysostome disait une chose pareille : c’est ne pas la multitude de péchés la cause de désespoir, mais plutôt le fait d’être accroché à eux.

Dieu ira toujours à la recherche du pécheur qui se repenti, Dieu insiste pour qu’il revienne, Dieu attend, en son amour Dieu n’oublie jamais.

Un jour un homme un peu âgé arrive chez une infermière pour se faire soigner d’une blessure dans sa main. Il était un peu pressé, c’était le matin. L’infirmière lui demande la raison, et il répond qu’il devait aller prendre le petit déjeuner avec son épouse comme d’habitude, elle était résidente dans une maison des personnes âgées. Elle était là, il y avait quelques années à cause de la maladie d’Alzheimer, très avancée. L’infirmière, lorsqu’elle eut presque fini son travail demande à cet homme si son épouse allait s’inquiéter de son retard, le monsieur avec un simple sourire lui dit : » Il y a 5 ans que ma femme ne me reconnait plus. »L’infermière continue : « Si elle ne vous reconnait pas pourquoi donc venir tous les jours ? »misericorde_vii_institut_du_verbe_incarne

« Elle, a répondu le monsieur, ne sait plus que je suis son mari, moi pourtant, je sais très bien qu’elle est mon épouse. »

Belle image de Dieu, même si par la maladie du péché nos oublions Dieu, Lui, il ne peut jamais nous oublier dans sa Miséricorde.

Que la Vierge Marie nous donne la grâce de revenir toujours au sacrement de la Miséricorde.

P. Luis Martinez. V. E.

Monastère « Bx . Charles de Foucauld »