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Il accueille les pécheurs!

Homélie pour le Dimanche XXIV, année C (Lc 15, 1-32)

Chaque lecture de ce dimanche est un chant à la miséricorde de Dieu envers l’humanité tout entière. Le sommet est évidement l’évangile avec ces trois histoires appelées précisément paraboles de la Miséricorde.

Comme une introduction aux trois paraboles, saint Luc nous dit que les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter et que « les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui » , le bon accueil et le fait de manger avec ces pécheurs.

Ce qui pour les pharisiens était quelque chose de méprisable : accueillir les pécheurs  doit être pourtant une grande joie pour nous ; heureusement que Jésus accueille les pécheurs. Comme disait un saint Chilien, saint Alberto Hurtado : « ces paroles sont comme le distinctif exclusif de notre Seigneur, on pourrait les écrire au pied de la croix ou bien sur la porte du tabernacle ».

Les deux premières paraboles sont assez similaires dans leurs structures. La première est adressée aux hommes, aux interlocuteurs du Seigneur : « Si l’un de vous a cent brebis ». Avoir cent brebis à l’époque du Seigneur signifiait une grande richesse, ce berger de la parabole était donc riche. Les gens pouvaient se poser la question : « pour quoi  se soucier d’une seule, alors qu’Il abandonne les autres ? » Et voilà la logique de Dieu, chaque brebis compte pour Lui, Dieu ne regarde pas la masse, Dieu regarde chaque être humain ; Il est capable, seulement Lui de s’occuper de chacun de nous, comme si nous étions uniques, comme si les autres ne comptaient pas ; l’amour de Dieu est un amour personnel.

Dans la deuxième parabole, le scénario change. A côté de l’homme, apparaît dans l’histoire une femme, à côté de celui qui est riche on voit celle qui est pauvre. C’est comme si le Seigneur donnait le témoignage de deux personnes totalement différentes ; ce qu’Il a dit dans la première parabole, le Seigneur le confirme dans la deuxième. Celui qui répète par deux fois les mêmes principes ou les mêmes détails, même si l’histoire change un peu, veut graver plus profondément l’enseignement dans les cœurs de ceux qui l’écoutent et les pousser à réfléchir.

Posséder dix drachmes ou dix pièces de monnaies ne constituait pas une grande richesse, comme on a dit la femme était pauvre. Il est probable qu’en perdre une signifiait un vrai souci. Mais, une autre interprétation nous dit que les femmes recevaient le jour de leur mariage comme une sorte de foulard décoré avec ces pièces d’argent, qu’elles gardaient comme le beau et grand souvenir de ce moment, et pour cela on voit chez la femme de cette histoire la préoccupation qu’elle avait de retrouver la pièce perdue et sa joie de l’avoir retrouvée. Il est beau d’imaginer qu’en racontant cette parabole si familiale et domestique, le Seigneur avait le souvenir de sa Mère, la sainte Vierge Marie dans sa pauvre maison de Nazareth.

Nous avons déjà médité la troisième parabole cette année pendant le temps de carême, la parabole du Fils Prodigue ou celle que l’on devrait appeler plutôt du Père Miséricordieux.

Les deux premières paraboles, celle de la brebis et celle de la monnaie soulignent l’initiative de Dieu envers les pécheurs ; c’est Dieu celui qui va à la recherche du pécheur et l’homme ne peut revenir à Dieu que par une grâce venant de Dieu. La troisième parabole montrera ce qui arrive à celui qui s’égare, quelles sont les conséquences du fait d’être loin de Dieu, c’est-à-dire ce que fait le péché dans nos cœurs. Dans les deux premiers cas ce qui était perdu c’était un animal et un objet, dans la troisième parabole c’est le fils qui s’en va. En effet, dans la troisième parabole, le Seigneur veut montrer ce qu’est la conversion.

Les trois paraboles se concluent comme avec une ritournelle, un refrain d’un psaume :  j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! J’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! Mon fils était perdu, et il est retrouvé ! Et le Seigneur le dit de lui-même dans une autre occasion : « le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ». 

La Miséricorde de Dieu demande en effet la conversion de l’homme et cela, il est nécessaire de bien le comprendre. Car Dieu fait miséricorde lorsque l’homme reconnaît qu’il a péché, dans la parabole du Fils prodigue on le voit clairement lorsqu’il dit : « Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ».

Précisément, notre monde d’aujourd’hui pense que la liberté signifie faire ce que l’on veut, tout est permis et l’homme perd finalement la conscience d’avoir fait du mal, d’avoir péché contre Dieu et contre lui-même.

Saint Jean Paul II disait : « la liberté est un don de Dieu, mais la liberté a un prix et l’homme doit se demander toujours s’il a conservé sa dignité dans la liberté. La liberté ne signifie pas le caprice, l’homme ne peut pas faire tout ce qu’il peut, tout ce qu’il veut ou tout ce qui lui plaît. Il n’y a pas de liberté sans limites, l’homme est responsable devant lui-même, devant les autres hommes et devant Dieu ».

L’homme sans responsabilité tombe dans les plaisirs de cette vie et comme le fils prodigue, tombera finalement dans la servitude, perdant sa famille, sa patrie et sa liberté.

Le péché signifie le mépris de l’homme, le péché contredit son authentique dignité : « Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs ».

Mais la parabole ne permet pas que nous restions avec la triste situation de l’homme déchu avec toute la misère que cela implique. Les paroles « Je me lèverai, j’irai vers mon père » nous permettent d’apercevoir dans le cœur de ce fils le désir du bien et la lumière de l’espérance.

« Je me lèverai, j’irai vers mon père », mais en même temps, il a eu la claire conscience que, pour retourner avec le Père, il devait reconnaître sa faute : « et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. »

Comme le dit toujours le pape Jean Paul II : « Se convertir veut dire se réconcilier, et la réconciliation se réalise uniquement lorsque nous reconnaissons nos propres péchés. Reconnaître les péchés signifie donner témoignage de cette vérité : que Dieu est Père, un Père qui pardonne ».

« Méditez sur tout ce qui fait partie de ce chemin, disait encore le grand saint pape : examinez votre conscience – le repentir accompagné du ferme propos de changer – la confession et la pénitence. Renouvelez en vous la valeur de ce sacrement, la confession, appelé aussi « sacrement de la réconciliation ». »

L’apôtre Saint Paul a vécu intimement la Miséricorde de Dieu, lui aussi était un véritable fils prodigue. Mais comme un chant d’action de grâce, il se donne en exemple de Miséricorde dans la deuxième lecture d’aujourd’hui : « moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent et Il m’a été fait miséricorde. »

« Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde… pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui. »

Demandons la grâce de renoncer au péché et de retrouver toujours ce Père qui nous attend pour nous pardonner. Cette grâce nous la demandons à la très Sainte Vierge Marie.

P. Luis Martinez IVE.

« A qui vous remettrez ses péchés »

POURQUOI ME CONFESSER?

Nous sommes dans le deuxième dimanche de Pâques, dimanche de l’octave de Pâques ou, comme avait voulu l’appeler le pape saint Jean Paul II, Dimanche de la Divine Miséricorde.

Chaque année, l’Eglise nous propose à la réflexion dans l’évangile  (Jn 20, 19-31) , deux apparitions de Notre Seigneur ressuscité : la première, le jour même de Pâques et la deuxième, huit jours après ; dans les deux moments, le Seigneur se montre à quelques disciples et aux apôtres qui selon, la tradition, étaient réunis au cénacle. Mais dans la deuxième fois,  le Seigneur s’adresse principalement à l’apôtre Thomas, afin qu’il constate que le Seigneur est ressuscité avec son même corps mais glorieux et ce même apôtre fait une belle profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Saint Augustin dit: Thomas « voyait et touchait l’Homme mais il confessait sa foi en Dieu, qu’il ne voyait ni ne touchait. Mais ce qu’il voyait et touchait, l’amenait à croire en ce dont, jusqu’alors, il avait douté  » (In Iohann. 121,5). 

Mais, l’évangile nous dit encore que Jésus, le jour de sa résurrection, donne à ses apôtres le pouvoir de pardonner les péchés. C’est-à-dire que le dimanche de sa résurrection, Jésus a créé le sacrement de la Confession, où nous touchons vraiment la Miséricorde de Dieu et nous faisons expérience de Dieu comme un Père qui pardonne nos égarements et qui est toujours prêt à nous recevoir lorsque nous revenons à Lui.

Le Seigneur, écrit saint Jean, souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Notre Seigneur a institué le sacrement de la confession – aussi appelé du pardon, de pénitence, de conversion et de réconciliation –  le jour de sa Pâques pour montrer qu’il est le prix de son sacrifice sur la croix car de la croix naissent les sept sacrements et pour montrer qu’Il a donné sa vie pour nous sauver du péché ; en même temps Il l’a créé le jour de sa Résurrection parce qu’Il veut nous signifier par-là que ce sacrement nous fait revenir à la vie.  Saint Ambroise parlait des deux conversions qu’il y a dans l’Église  »  celle de l’eau et celle des larmes : l’eau du Baptême et les larmes de la Pénitence  » (ep. 41, 12 : PL 16, 1116B).

Comme nous le savons, « le péché est avant tout une offense à Dieu, une rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l’Église. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Église, ce qu’exprime et réalise liturgiquement le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation.

Alors, pour que le Sacrement de la Pénitence soit authentique, il oblige le pécheur à accepter volontiers et en toute liberté trois éléments : dans son cœur, la contrition ; dans sa bouche, la confession ; dans son comportement, une totale humilité ou une fructueuse satisfaction « .

Parmi les actes du pénitent, la contrition vient en premier lieu. Elle est  » une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir « . Il ne sert de rien de demander pardon d’un péché si je ne suis pas repenti de l’avoir fait, car je garde mon péché dans mon cœur.  

Pour les détester il faut évidement les reconnaître et les faire parvenir à la mémoire, pour cela il convient de préparer la réception de ce sacrement par un examen de conscience fait à la lumière de la Parole de Dieu, surtout à la lumière des dix commandements.

Il y après la confession des péchés (l’aveu) qui, même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir.

D’après le commandement de l’Église, «  tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience ». Celui qui a conscience d’avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la Sainte Communion, même s’il éprouve une grande contrition, sans avoir préalablement reçu l’absolution sacramentelle. Les enfants doivent accéder au sacrement de la Pénitence avant de recevoir pour la première fois la Sainte Communion.

Il faut rappeler que le commandement de l’Eglise oblige au moins une fois par an, mais cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas nous confesser immédiatement lorsqu’on a eu le malheur de tomber dans un péché grave.

Il est bien de savoir encore une autre chose : « Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée par l’Église. En effet, la confession régulière (chaque semaine, chaque deux semaine, une fois par mois) de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme Lui (cf. Lc 6, 36) »

Le troisième élément du sacrement de la confession c’est la satisfaction. Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela. Mais en plus, le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain. L’absolution enlève le péché mais elle ne remédie pas à tous les désordres que le péché a causés. Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit  » satisfaire  » de manière appropriée ou  » expier  » ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi  » pénitence « .

Il faut dire que le sacrement de la confession est toujours difficile à accepter, en effet beaucoup de « fausses raisons » font que les chrétiens s’éloignent de ce sacrement ou bien qu’ils le pratiquent plutôt comme une obligation difficile.

Une des objections dit que la confession (surtout le fait d’exprimer les péchés) « n’existait pas dans la Bible et que c’est plutôt une invention des prêtres ».

Comme réponse à cela, on trouve déjà dans l’Ancien Testament, dans le peuple d’Israël lorsqu’il marchait dans le désert cette obligation de déclarer les péchés : Si un homme devient coupable ( des péchés décrits avant dans ce livre), il reconnaîtra publiquement la faute commise (Lév 5.5).

Avant la prédication de Notre Seigneur, déjà saint Jean Baptiste appelait les hommes à la conversion et, selon l’évangile de saint Matthieu, « ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés » Mt 3,6.

Le Seigneur commende à ses apôtres (et évidement parce qu’ils allaient mourir un jour, à leurs successeurs) de pardonner les péchés et d’éventuellement les retenir. Alors, pour pouvoir les pardonner ou retenir, les apôtres devaient d’abord les connaître pour savoir comment agir.

En suite, le livre des Actes des Apôtres nous décrit la pratique d’une confession même publique des péchés (Actes 19,18) : « Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient confesser publiquement les pratiques auxquelles ils s’étaient livrés ». D’autre part, l’apôtre saint Jaques dans sa lettre recommande déjà la pratique d’une confession personnelle : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris »( Jacques 5,16). 

La confession est donc une pratique présente depuis la création de l’Eglise parce que voulue par le Christ.

Une deuxième objection contre la confession qu’on entend souvent : « pour quoi me confesser avec un prêtre lorsque je peux me confesser avec Dieu seul, sans l’intermédiaire d’un homme ? »

D’abord parce que c’est la volonté de Dieu, Jésus l’a dit dans l’évangile de ce dimanche. Le sacrement de la confession est le moyen ordinaire institué par Dieu pour pardonner les péchés. Personne ne pense par exemple se donner le baptême seul devant Dieu, c’est à l’Eglise qu’il va pour le recevoir ! Personne ne fait la messe seul devant Dieu, il vient à l’Eglise pour participer à la messe et recevoir l’Eucharistie… Alors, le sacrement de la Pénitence a comme, tous les autres sacrements, un ministre qui l’administre validement. En plus, le pardon c’est quelque chose qu’on reçoit, et non que je peux « produire » tout seul.

On peut ajouter d’autres raisons. Par exemple : nous devons reconnaître nos fautes, car c’est le premier pas pour la conversion, c’est un signe d’humilité, de repentir (car ce ne serait pas trop humble de cacher mes fautes dans le cœur et faire semblant d’une grande innocence). C’est aussi une protection, car il est très facile de se tromper soi-même (justifiant le mal, croyant qu’un acte est licite lorsque c’est un péché et à l’inverse).

Nous avons besoin de sortir de nous-mêmes, car le plus difficile dans cette vie c’est le fait de se connaître soi-même. Encore, nous avons besoin d’objectivité : personne ne doit être juge de sa propre cause, parce qu’on ne peut pas être juge et parti. Et pour cela, un prêtre peut confesser tout le monde, sauf lui-même, il doit chercher un autre prêtre pour se confesser.

Encore, nous avons besoin d’un autre, d’un prêtre dans ce cas, pour savoir si nous avons toutes les dispositions nécessaires ou non pour être pardonnés, ce serait un grand danger de penser que nous sommes pardonnés lorsque le péché est toujours là. Nous avons besoin aussi d’une confirmation « extérieure » du pardon accordé par Dieu à travers un ministre de l’Eglise.

En plus que nous avons la grande nécessité humaine de l’écoute, de l’encouragement pour sortir du péché et de sa misère, du conseil, nous avons besoin de clarifier nos doutes, de nous former pour l’avenir.

Il est vrai que le prêtre est un être humain (pire serait de se confesser à un ange sans péché !). En effet, je ne viens pas chez le prêtre pour me confesser parce que le prêtre est saint, je viens me confesser avec lui parce qu’il est le ministre de ce sacrement et qu’il a le pouvoir pour le faire.

Encore les réponses à trois petites objections.

La première : à quoi sert de confesser toujours les mêmes péchés ? En effet, la confession nous oblige à confesser les péchés commis, sans spécifier s’ils sont toujours les mêmes. Malheureusement notre nature à tendance à commettre les mêmes défauts ; il serait encore plus terrible de changer toujours de défauts et de vices ! Voilà une comparaison : lorsqu’on lave les vêtements, on n’attend pas de retrouver de nouvelles tâches, on retrouve plutôt presque toujours la même saleté. Il faut se rappeler que les péchés passés et confessés ont été déjà pardonnés ; j’ai besoin alors, de confesser et de me faire pardonner ceux qui sont nouveaux.

Une autre comparaison qui va contre l’objection de se confesser souvent des mêmes péchés. Par le fait que je salisse toujours mon corps je ne dois pas conclure qu’il ne sert à rien de prendre un bain. En maintenant la pratique de l’hygiène de mon corps je n’accumule pas la saleté qui peut être dangereuse pour ma santé en général. C’est de même pour mon âme.          

La dernière objection : « je sais que je vais tomber dans le même péché, c’est un signe de que je ne suis pas repenti ».

La réponse : Dieu me demande d’être repenti du péché commis et d’être prêt maintenant à lutter pour ne pas tomber dans le futur. Alors, le futur, personne ne le connaît, je dois le laisser entre les mains de Dieu. Dans la confession Dieu me demande d’avoir une décision sincère, en vérité et actuelle, de refuser tout type de péché et la décision d’employer les moyens nécessaire pour l’enlever de ma vie.

Demandons à la très Sainte Vierge Marie la grâce de vivre toujours comme ressuscités, sachant que le pardon de Dieu nous fait naître à une nouvelle vie.

P. Luis Martinez IVE.