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Le prêtre missionnaire

« Hoc est enim corpus meum quod pro vobis tradetur »

« En répétant dans le silence recueilli de l’assemblée liturgique les paroles vénérables du Christ, nous devenons, nous les prêtres, des annonciateurs privilégiés de ce mystère de salut. Mais comment l’être de manière efficace, sans nous sentir nous-mêmes sauvés? Nous les premiers, nous sommes rejoints au plus intime de nous- mêmes par la grâce qui, en nous tirant de notre fragilité, nous fait crier « Abba, Père », avec la confiance propre aux fils (cf. Ga 4,6; Rm 8,15). Cela nous appelle à progresser sur le chemin de la perfectionEn effet, la sainteté est l’expression plénière du salut. C’est seulement en vivant comme des sauvés que nous devenons des annonciateurs crédibles du salut. D’autre part, prendre chaque fois conscience de la volonté du Christ, qui offre à tous le salut, ne peut pas ne pas raviver dans notre cœur l’ardeur missionnaire, encourageant chacun de nous à se faire « tout à tous pour en sauver à tout prix quelques- uns » (1 Co 9,22). ».

Saint Jean Paul II

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour (Troisième Partie)

On parlait l’autre jour des vices auxquels nous entraînes les richesses.

A travers de l’expérience et de l’Ecriture nous pouvons voir le caractère dangereux et nuisible des richesses.pieces-de-monnaie-richesses

On constate que, parfois, tel ou tel possède de grandes richesses sans en retirer aucune utilité, mais bien plutôt un dommage spirituel et temporel.

Il y a eu en effet des hommes qui ont péri à cause de leurs richesses. Il est un mal que j’ai constaté sous le soleil, dit l’Ecclésiaste (6, 1-2), mal qui est fréquent parmi les hommes ; l’homme à qui Dieu donne richesses, biens, honneurs ; il ne manque rien à son âme de ce qu’elle peut désirer ; mais Dieu ne le laisse pas la possibilité de s’en réjouir ; c’est un étranger qui dévorera ses richesse : – Il est un autre tort criant, dit encore l’Ecclésiaste (5, 12), que je vois sous le soleil ; les richesses accumulées par leur maître à son détriment.

Nous devons donc demander à Dieu que nos richesses nous soient utiles. Lorsque nous disons : Donnez-nous notre pain, c’est cela même que nous demandons, à savoir que nos biens nous soient un avantage, et que ne se vérifie pas pour nous ce qui est écrit du méchant (Job, 20, 14-15) : Sa nourriture deviendra dans son sein un venin d’aspic. Il a englouti des richesses, il les vomira ; Dieu les arrachera de son ventre.

Nous voyons des hommes qui s’inquiètent aujourd’hui pour le pain d’une année entière, et, s’ils viennent à le posséder, ils ne cessent pas pour autant de se tourmenter. Mais le Seigneur leur dit (Mt 6, 31) : N’allez donc pas vous inquiéter et n’allez pas dire : que mangerons-nous ? Ou que boirons-nous ? Ou de quoi nous vêtirons-nous ? Aussi nous enseigne-t-il à demander pour aujourd’hui notre pain, c’est-à-dire à demander le nécessaire pour le moment présent.

Pour finir avec le commentaire de cette demande, il existe, en plus du pain, nourriture du corps, deux autres sortes de pain, le Pain Sacramentel et le pain de la Parole de Dieu.

Dans l’oraison dominicale, nous demandons également notre pain sacramentel ; il est chaque jour préparé dans l’Eglise et nous le recevons dans un sacrement, en gage de notre salut futur.

EucharistieJe suis, déclarait Jésus aux Juifs (Jn 6, 51), je suis le pain vivant descendu du ciel. – Celui, qui mange ce pain et boit le Seigneur de façon indigne, mange el boit sa condamnation (l Co II, 29).

Nous demandons également, dans l’oraison dominicale, cet autre pain qu’est la parole de Dieu ; c’est de ce pain que Jésus a dit (Mt 4, 4) :L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

De cette parole, de ce verbe de Dieu provient, pour l’homme, la béatitude, qui consiste dans la faim et la soif de la justice.

En effet, lorsqu’on possède les biens spirituels, on les désire davantage et ce désir augmente l’appétit et la faim, qui obtiendront tout rassasiement dans la vie éternelle.

Commentaire au Notre Père

Saint Thomas d’Aquin