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MARTYROLOGE DU 21 AU 30 SEPTEMBRE

Le 21 septembre

  1. Fête de saint Matthieu, Apôtre et Évangéliste. surnommé Lévi, appelé par Jésus à le suivre, il abandonna son métier de publicain ou collecteur d’impôts et, choisi dans le groupe des Douze, il écrivit son Évangile, où il montre que Jésus, le Christ, fils de David, fils d’Abraham, a porté à son terme l’Ancienne Alliance.
    2. Commémoraison de saint Jonas, prophète, fils d’Amittaï, qui a donné son nom à un livre de l’Ancien Testament. Sa sortie célèbre du ventre du poisson est donnée, dans l’Évangile lui-même, comme un signe de la Résurrection du Seigneur.
    3. Commémoraison de saint Quadratus. L’historien Eusèbe rapporte qu’au IIe siècle, durant la persécution d’Hadrien, il réunit en Grèce, grâce à sa foi et à son zèle, l’Église dispersée par la terreur et présenta à l’empereur un livre, écrit pour la défense de la religion chrétienne et digne de l’enseignement des Apôtres.
    4. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, saint Pamphile, martyr.
    5. À Baccano, sur la voie Cassia, à vingt milles de Rome, saint Alexandre, martyr.
    6. À Gaza en Palestine, l’an 362, les saints martyrs Eusèbe, Nestabe et Zénon. Au temps de Julien l’Apostat, ces trois frères furent mis en pièces et massacrés par une foule de païens qui s’était jetée sur eux. Saint Nestor souffrit avec eux, et, à la suite des blessures reçues, consomma peu après son martyre.
    7*. À Apt en Provence, vers 420, saint Castor, évêque. Désireux de faire connaître la vie monastique aux frères d’un tout nouveau monastère, il demanda à saint Jean Cassien de lui donner, après les Institutions cénobitiques, les plus célèbres Conférences des Pères du désert d’Égypte.
    8*. Au monastère de Llancarvan au pays de Galles, au VIe siècle, saint Cadoc, abbé, sous le nom de qui plusieurs monastères ont été établis dans ce pays, mais aussi en Cornouailles et en Bretagne.
    9*. Au monastère d’Ettenhen dans la région de Bade, au VIIe siècle, saint Landelin, moine, venu d’Irlande.
    10*. Près de Tronchiennes en Flandre, vers 750, saint Gérulphe, adolescent que son oncle aurait tué d’un coup d’épée et qui fut considéré et comme martyr.
    11*. À Troyes, vers 850, sainte Maure, vierge, assidue à la prière et aux œuvres de charité.
    12*. À Pesaro dans les Marches, en 1498, le bienheureux Marc Scalabrini, ou de Modène, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui put ramener un grand nombre d’égarés sur le chemin de la justice.
    13. À Quang-Tri, près de Hué en Annam, l’an 1838 les saints martyrs François Jaccard, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris, et Thomas Tran Van Thien, qui, sous l’empereur Minh Mang, subirent pour le Christ la prison et les coups avant d’être étranglés.
    14. À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1839, les saints martyrs Laurent Imbert, évêque, Pierre Maubant et Jacques Chastan, prêtres de la Société des Missions étrangères de Paris. Pour préserver la vie des chrétiens du pays, ils se livrèrent aux mains des soldats et furent mis à mort à coups de sabre.
    15*. À Benisoda dans la région de Valence en Espagne, en 1936, les bienheureux martyrs Vincent Galbis Girones, père de famille, et Emmanuel Torro Garcia, fusillés parce que membres de l’action catholique, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.

Le 22 septembre

  1. À Rome, au cimetière de Commodille, sur la voie d’Ostie, commémoraison de sainte Émérita, martyre.
    2. À Agaune dans le Valais suisse, vers la fin du IIIe siècle, les saints martyrs Maurice, Exupère, Candide, soldats. Selon le récit de saint Eucher de Lyon, ils furent mis à mort pour le Christ avec leurs compagnons de la légion thébéenne et le vétéran Victor, sous l’empereur Maximilien, illustrant ainsi l’Église par leur glorieuse passion.
    3. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, en 304, sainte Basille, martyre, sous les empereurs Dioclétien et Maximien.
    4. À Levroux dans le Berry, saint Silvain, ermite.
    5. Au mont Glonne sur la Loire, au VIe siècle, saint Florent, prêtre, dont le nom fut donné au monastère élevé en ce lieu.
    6. À Coutances, après 549, saint Lô, évêque.
    7. À Laon, vers 664, sainte Salaberge, abbesse. Jeune aveugle, elle aurait retrouvé la vue grâce à saint Eustase, abbé de Luxeuil, qui la dirigea vers le service de Dieu.
    8. À Ratisbonne en Bavière, vers 690, saint Emmeran, évêque, qui aurait été mis à mort pour la foi du Christ.
    9*. Au monastère cistercien de Morimond, en 1158, le trépas du bienheureux Othon, évêque de Freising, qui mourut sous l’habit monastique qu’il n’avait jamais quitté au cours de son épiscopat.
    10. À Turin dans le Piémont, en 1770, saint Ignace de Santhia, prêtre capucin, assidu à entendre les pénitents et à aider les malades.
    11*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Joseph Marchandon, prêtre sulpicien et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier et mourut de privation et de maladie.
    12. À Séoul en Corée, en 1839, la passion des saints Paul Chong Ha-sang et Augustin Yu Chin-gil. Le premier avait dirigé la première communauté chrétienne pendant vingt ans à l’époque de la persécution ; le second avait écrit au pape Grégoire XVI pour demander l’envoi de prêtres en Corée ; tous deux catéchistes, après d’atroces supplices, furent décapités ensemble pour la foi. Leur mémoire est célébrée le 20 septembre avec les autres martyrs de Corée.
    13*. En Espagne, au cours de la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr : à Montserrat en Catalogne, Charles Navarro, des Clercs réguliers des Écoles religieuses ;
    14*. En Espagne, le bienheureux Germain Gonzalvo Andreu, prêtre ; dans la région de Valence
    15*. En Espagne, à Alzira, Vincent Pelufo Corts, prêtre, et Josèphe Moscardo Montalva, vierge
    16*. En Espagne, à Bolbaite, Vincent Sicluna Hernandez, prêtre et martyr.
    17*. En Espagne, à Corbera, Marie de la Purification Vidal Pastor, vierge et martyre.

Le 23 septembre

  1. Mémoire de saint Pie de Pietrelcina, prêtre capucin, qui exerça très longtemps un ministère pastoral de miséricorde, de prière et de pénitence dans le même couvent de Saint Jean le Rond (San- Giovanni Rotondo) dans les Pouilles, y fit construire la Maison du soulagement de la souffrance, et y mourut en 1968, vraiment configuré au Christ en croix.
    2. Commémoraison des saints Zacharie et Élisabeth, les parents de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Quand Élisabeth reçut chez elle Marie, sa cousine, elle fut remplie de l’Esprit Saint et salua la mère du Seigneur bénie entre toutes les femmes. Le prêtre Zacharie, rempli de l’Esprit des prophètes à la naissance de son fils, proclama la louange du Dieu rédempteur et annonça la venue prochaine du Christ, Soleil levant.
    3. À Rome, commémoraison de saint Lin, pape, au Ier siècle. Comme le rapporte saint Irénée, les bienheureux Apôtres Pierre et Paul lui remirent la charge de l’Église fondée dans cette ville et l’Apôtre saint Paul fait mention de lui.
    4. À Misène en Campanie, vers 305, saint Sossus, diacre et martyr. Selon ce que rapporte le pape saint Symmaque, Sossus voulut soustraire son évêque à la mort, mais fut massacré avec lui, et obtint, au même prix, la même gloire.
    5. Dans les Marches, au Ve siècle, commémoraison de saint Constance, sacristain de l’église d’Ancône, plus illustre encore par son humilité que par ses miracles.
    6*. Dans l’île d’Iona en Écosse, l’an 704, saint Adamnan, prêtre et abbé. Doté d’une connaissance excellente des Écritures et très zélé pour l’unité et la paix, il réussit par sa parole à persuader un grand nombre en Écosse et en Irlande de suivre l’usage romain pour la célébration de Pâques.
    7*. En Afrique, après 881, les saints martyrs André, Jean, Pierre et Antoine, capturés à Syracuse par les Maures, déportés et suppliciés.
    8*. À Venise, vers 1187, le bienheureux Pierre Acotanto, moine, qui refusa par humilité la charge d’abbé et préféra vivre reclus dans le cloître.
    9*. À Bologne en Émilie, en 1523, la bienheureuse Hélène Duglioli. Après son mariage, vécu en admirable concorde avec son mari, devenue veuve, elle mena une vie exemplaire.
    10*. Commémoraison des bienheureux Christophe, Antoine et Jean, martyrs à Tlaxcala au Mexique. Au temps de la première évangélisation de l’Amérique, ils adhérèrent avec joie à la foi chrétienne et, à cause de cela, furent battus à mort par leurs compatriotes, en 1527-1529.
    11*. À Montréal au Canada, l’an 1851, la bienheureuse Émilie Tavernier, religieuse. Après la mort de son mari et de ses enfants, elle se dévoua auprès des indigents et fonda la Congrégation des Sœurs de la Providence pour le service des orphelins, des vieillards et des aliénés.
    12*. À Kingston sur la Tamise, en 1588, le bienheureux Guillaume Way (ou Flower), prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, il fut condamné à mort parce que, prêtre, il était entré en Angleterre, et fut soumis au supplice de la pendaison.
    13*. Dans la région de Valence en Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyrs : à Benisa, Vincent Ballester Far, prêtre.
    14*. En Espagne, les bienheureuses Sophie Ximenez Ximenez, mère de famille, sa sœur religieuse Marie de la Purification et Marie-Josèphe del Rio Messa, toutes deux vierges du Carmel de la Charité
    15*. À Cracovie en Pologne, en 1940, la bienheureuse Bernardine (Marie) Jablonska, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs Servantes des pauvres, qui eut toujours le souci des pauvres et des malades.
    16*. À Varsovie, en 1944, le bienheureux Joseph Stanek, prêtre de la Société de l’Apostolat catholique et martyr. Arrêté la veille, alors qu’il venait négocier la capitulation des insurgés de Varsovie, il fut pendu, en soutane, devant deux cents personnes.

Le 24 septembre

  1. À Milan, au IIe siècle, saint Anatole, qu’on croit avoir été le premier évêque de la cité.
    2. À Saulieu au pays d’Autun, les saints martyrs Andoche, Thyrse et Félix.
    3. Chez les Arvernes, au Ve siècle, saint Rustique, évêque. Déjà prêtre dans cette cité, il reçut l’honneur de l’épiscopat, à la joie du peuple.
    4. À Lyon, après 526, saint Loup, évêque, qui auparavant avait vécu en anachorète.
    5*. À Marseille, en 1043, saint Isarn, abbé de Saint-Victor. Austère pour lui-même, bienveillant et pacifique pour les autres, il restaura la vie régulière dans son monastère.
    6. En Hongrie, l’an 1046, saint Gérard Sagredo, évêque de Csanad et martyr. Originaire de Venise et moine bénédictin en route pour la Terre Sainte, il devint le précepteur du jeune prince Émeric, fils du roi de Hongrie saint Étienne et, dans une révolte des Hongrois, mourut lapidé, non loin du Danube.
    7*. À Girone en Catalogne, l’an 1341, le bienheureux Dalmace Moner, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui aimait la solitude et le silence.
    8*. À York en Angleterre, l’an 1589, les bienheureux martyrs Guillaume Spencer, prêtre, et Robert Hardesty. Condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, l’un parce qu’il était prêtre, l’autre parce qu’il l’avait reçu chez lui, ils subirent ensemble le supplice de la pendaison.
    9. À Nagasaki au Japon, en 1637, saint Antoine Gonzalez, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Envoyé au Japon avec cinq compagnons et mis dans les fers peu de temps après, il subit deux fois le supplice de l’eau et, pris de fièvre, précéda les autres dans la mort, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    10. À San Severino dans les Marches, en 1721, saint Pacifique, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par ses pratiques de pénitence, son amour de la solitude et sa prière devant le Saint-Sacrement.
    11*. À Lavant en Slovénie, l’an 1862, le bienheureux Antoine-Martin Slomsek évêque, qui prit le plus grand soin de la vie chrétienne des domestiques et de la formation du clergé et appliqua toutes ses forces en faveur de l’unité de l’Église.
    12*. À Rome, en 1926, la bienheureuse Colombe (Jeanne Gabriel), abbesse, qui fut à la tête du monastère de Lviv, mais, calomniée injustement, gagna Rome, où, vivant avec joie dans la pauvreté, elle fonda la Congrégation des Sœurs bénédictines de la Charité, ainsi que l’œuvre sociale appelée “la Maison de famille” pour les jeunes ouvrières pauvres ou éloignées de leur famille.
    13*. En Espagne, dans la région de Valence, en 1936, le bienheureux martyr Joseph-Raymond-Pascal Ferrer Botella, prêtre
    14*. En Espagne, à Abalat de la Ribera ; le bienheureux Joseph-Marie Fernandiz Hernandez, prêtre, à Rotola y Corbera
    15*. En Espagne, la bienheureuse Incarnation Gil Valls, vierge, à Olleria
    16*. EnEspagne, le bienheureux Joseph-Raymond Ferragud Girbès, père de famille, à Alzira, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 25 septembre

1. Commémoraison de saint Cléophas, disciple du Seigneur. Il avait le cœur brûlant tandis qu’il faisait route avec un autre disciple le soir de Pâques, et que le Christ leur apparut, leur faisant comprendre les Écritures, et ils le reconnurent quand il rompit le pain au village d’Emmaüs.
2. À Amiens, saint Firmin, vénéré comme évêque et martyr.
3. À Damas en Syrie, au IVe siècle, les saints martyrs Paul et Tatte, son épouse, Sabinien, Maxime, Ruf et Eugène, leurs enfants. Accusés de professer la religion chrétienne, ils furent battus de verges et rendirent leur âme à Dieu après avoir enduré d’autres supplices.
4. À Chartres, avant 533, saint Solenne, évêque.
5. À Soissons, au Ve siècle, saint Prince, évêque et abbé, frère de saint Remi de Reims.
6*. À Cork en Irlande, vers 610, saint Finbarr, évêque et abbé, fondateur du monastère d’Etargehael près de Cork, célèbre par son enseignement et sa sainteté.
7*. À Auxerre, en 605, saint Aunaire, évêque. C’est dans sa cité et sous son épiscopat que fut achevé le martyrologe hiéronymien.
8*. Au pays de Besançon, vers l’an 670, saint Ermenfroi, abbé du monastère de Cusance, qui apprit la discipline monastique à Luxeuil.
9*. Au monastère de la Sainte Trinité, aux environs de Moscou, en 1392, saint Serge de Radonez, qui vécut d’abord en ermite dans des forêts sauvages, puis pratiqua la vie cénobitique et la propagea, une fois élu higoumène, homme plein de douceur, conseiller des princes et consolateur des fidèles.
10*. Dans les monts d’Alpujarras, près de Grenade en Andalousie, vers 1569, le bienheureux Marc Criado, prêtre de l’Ordre de la sainte Trinité pour la rédemption des captifs et martyr, tué par les Maures.
11*. À Carrion de Calatrava, près de Ciudad Real en Nouvelle Castille, l’an 1936, les bienheureux martyrs Jean-Pierre (Joseph Bengoa Aranguren), prêtre passioniste, Paul-Marie (Pierre Leoz y Portillo), religieux passioniste, et Jésus Hita Miranda, religieux de la Société de Marie, fusillés dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.

Le 26 septembre

  1. Mémoire des saints Côme et Damien, martyrs. Leur martyre fit d’eux des frères et les miracles fleurirent sur leur tombe, à Cyr en Syrie du nord, au point qu’ils furent considérés comme des médecins guérissant les malades gratuitement.
    2. Commémoraison de saint Gédéon, de la tribu de Manassé. Il fut juge en Israël au XIVe siècle avant le Christ, et quand il eut reçu du Seigneur le signe de la rosée sur la toison, il détruisit l’autel de Baal avec la force de Dieu et délivra le peuple d’Israël de la main de ses ennemis.
    3. À Albano dans le Latium, saint Sénateur, martyr.
    4. À Bologne en Émilie, commémoraison de saint Eusèbe, évêque au IVe siècle, qui lutta, avec saint Ambroise, pour la foi catholique contre les ariens et favorisa beaucoup la virginité chez les jeunes filles.
    5*. À Gaëte dans le Latium, en 1001, saint Étienne de Rossano, moine, compagnon de saint Nil le jeune.
    6. Dans la campagne de Tusculum, près de Rome, en 1004 ou 1005, saint Nil, abbé. Né en Calabre dans une famille grecque, il s’appliqua à mener la vie monastique en Calabre et en Campanie, sans se laisser arrêter par les difficultés de son temps, puis fonda à Grottaferrata un monastère célèbre selon la Règle de saint Basile, et y mourut à l’âge de quatre-vingt-dix ans.
    7*.         À Salerne en Campanie, l’an 1400, la bienheureuse Lucie de Caltagirone, vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François.
    8. À Séoul en Corée, l’an 1839, la passion de saint martyr Sébastien Nam I-gwan et neuf compagnons, qui furent décapités pour la foi chrétienne après d’atroces supplices ; avec eux sont commémorés les saintes martyres Lucie Kim, Catherine Yi, veuve, et sa fille Madeleine Cho, vierge, détenues en prison pour le Christ, qui succombèrent un jour non précisé de ce mois à la suite des supplices endurés.
    9. À Lyon, en 1885, sainte Thérèse Couderc, vierge, qui fonda à La Louvesc, près du tombeau de saint Jean-François Régis, la Société de Notre-Dame du Cénacle, non sans grandes difficultés, mais d’un cœur toujours serein.
    10*. À Gars, près de Munich en Bavière, l’an 1899, le bienheureux Gaspar Stanggasinger, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, qui fut chargé de la formation des jeunes et leur donna un exemple de joyeuse charité et de prière assidue.
    11*. À Las Reyes au Pérou, en 1923, le bienheureux Louis Tezza, prêtre de l’Ordre des Ministres des malades, qui fonda la Congrégation des Filles de Saint-Camille pour le service des malades et qui l’impliqua dans de multiples œuvres de charité.
    12*. En Espagne, les bienheureuses Marie du Refuge (Thérèse Rosar Balash) et Marie du Calvaire (Josèphe Romero Clariana), vierges, de l’Institut de la Doctrine chrétienne
    13*. En Espagne ; à Barcelone, Joseph Vidal Segu, prêtre dominicain ; à Benifallim en Galice, à Valence, Raphaël Pardo Molina, religieux dominicain
    14*. En Espagne, dans la région de Valence, à Puerto de Canal, Crescence Valls Espi, vierge ; à Bonifairo de Valldigna,
    15*. En Espagne, la bienheureuse Mariae Oblivione Noguera Albelda, vierge et martyr
    16*. En Espagne, dans la région de Valence, le bienheureux Bonavenurae Esteve Flors, prêtre et martyr
    17*. En Espagne, la bienheureuse Marie Jorda Botella, vierge et martyr.
    18*. En Espagne, à Madrid, le bienheureux Léon (Emmanuel Legua Marti), prêtre du Tiers-Ordre franciscain, martyr.

Le 27 septembre

  1. Mémoire de saint Vincent de Paul, prêtre. Rempli d’esprit sacerdotal et entièrement donné aux pauvres à Paris, il reconnaissait sur le visage de n’importe quel malheureux la face de son Seigneur ; pour retrouver la forme de l’Église primitive, éduquer le clergé à la sainteté et soulager les pauvres, il fonda la Congrégation de la Mission et, avec l’aide de sainte Louise de Marillac, la Congrégation des Filles de la Charité. Il mourut, épuisé, à Paris en 1660.
    2. À Milan, au IIIe siècle, saint Caïus, qui fut le second évêque de la cité.
    3. À Sedunum chez les Éduens, au Ve siècle, saint Florentin, qui aurait péri par l’épée des Vandales ainsi que saint Hilaire.
    4. À Liessies dans le Hainaut, après 800, sainte Hiltrude, vierge, qui vécut très pieusement dans une cellule adossée à la chapelle du monastère, dont son frère Gontrand était abbé.
    5. À Cordoue en Andalousie, vers 845, les saints martyrs Adolphe et Jean, deux frères, qui reçurent la couronne du martyre dans la persécution des Maures, au temps de l’émir Abd ar -Rahman II.
    6*. À Fara, près de Cingoli dans les Marches, vers 1115, le trépas de saint Bonfils, ancien évêque de Foligno, qui, après avoir passé dix ans en Terre sainte, revint en Italie, trouva un autre évêque à Foligno, se retira comme simple moine au monastère de Storaco, dont il avait été abbé, et mourut enfin dans la solitude à Fara.
    7. À Paris, en 1323, le trépas de saint Elzéar de Sabran, comte d’Ariano, qui conserva, par vœu la virginité avec son épouse, la bienheureuse Delphine, et mourut à l’âge de trente-huit ans, ayant fait preuve de toutes les vertus.
    8*. À Pistoie en Toscane, l’an 1456, le bienheureux Laurent de Ripafratta, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui observa fidèlement la vie selon la règle pendant soixante ans, assidu à entendre les pécheurs en confession.
    9*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Laborier du Vivier, diacre et chanoine de Mâcon, martyr. Sous la Révolution française, parce qu’il était membre du clergé, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut d’une grave maladie.
    10*. En Espagne, à Sigüenza en Nouvelle Castille, en 1936, les bienheureux martyrs Joseph Fenollosa Alcayna, prêtre, et Fidèle (Marien Clément Sanches), religieux, tous deux capucins
    11*. En Espagne, à Gilet, dans la région de Valence, Françoise-Xavière (Marie Fenollosa Alcayna) religieuse du Tiers-Ordre capucin de la Sainte-Famille, et Hermie Martinez Amigo, mère de famille, victimes de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.

Le 28 septembre

  1. Mémoire de saint Venceslas, martyr. Duc de Bohême élevé par sa grand-mère, sainte Ludmilla, dans la sagesse divine et humaine, il se montra sévère pour lui-même, pacifique dans l’administration de son pays, plein de bonté pour les pauvres ; il racheta des foules d’esclaves païens sur le marché de Prague, pour qu’ils soient baptisés ; après bien des difficultés supportées pour gouverner ses sujets et les instruire de la foi chrétienne, il fut trahi par son frère Boleslas et tué par des sicaires dans l’église de Boleslava, en 935.
    2. Mémoire de saint Laurent Ruiz de Manille et de quinze compagnons, prêtres, religieux et laïcs, martyrs. Après avoir semé la foi chrétienne dans les Îles Philippines, Formose et les îles du Japon, ils consommèrent leur martyre pour l’amour du Christ à Nagasaki, en vertu d’un décret du chef suprême Togugawa Yemitsu, à des jours différents, de 1633 à 1637, mais sont commémorés dans une même vénération.
    3. À Calydon de Pisidie, au IVe siècle, les saints frères Alphée, Alexandre et Zosime, martyrs.
    4. Dans la Vieille Laure près de Bethléem, vers 350, saint Chariton, abbé, assidu à la prière et aux jeûnes et fondateur de plusieurs laures dans le désert.
    5. À Bologne en Émilie, au IVe siècle, saint Zama, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    6. À Toulouse, après 411, saint Exupère, évêque, qui consacra une basilique en l’honneur de saint Saturnin et, lors d’une invasion des barbares, se montra un ardent défenseur de la cité ; selon saint Jérôme, autant il était ménager pour lui-même, autant il se montrait généreux pour les autres.
    7. À Bethléem, commémoraison de sainte Eustochium, vierge, qui, avec sainte Paule sa mère, se rendit de Rome auprès de la crèche du Seigneur, pour ne pas manquer des conseils de leur maître spirituel, saint Jérôme, et c’est là que, vers 419, brillante de mérites éclatants, elle s’en alla vers le Seigneur.
    8. À Genève, après 459, saint Salonius, évêque. Fils de saint Eucher de Lyon, il mena d’abord la vie monastique à Lérins, puis, devenu évêque, s’attacha à la doctrine du pape saint Léon le Grand et écrivit une exposition mystique de deux livres des Écritures.
    9*. À Riez en Provence, après 485, saint Fauste, évêque. Précédemment abbé de Lérins, il écrivit contre les ariens sur le Verbe de Dieu fait chair, et sur le Saint-Esprit, consubstantiel au Père et au Fils et coéternel ; il fut envoyé en exil par le roi arien Euric.
    10*. À Lyon, vers 658, saint Ennemond ou Chamond, évêque, exécuté à Macon pour des motifs surtout politiques et considéré comme martyr.
    11*. À Salzbourg en Bavière, au VIIIe siècle, les saints Chuniald et Gisilaire, prêtres, qui apportèrent leur aide à l’évêque saint Rupert.
    12. Près de Mayence en Rhénanie, vers 782, sainte Lioba, vierge, qui fut appelée d’Angleterre en Germanie par son parent saint Boniface et placée par lui à la tête d’un monastère à Tauber, où elle dirigea les servantes de Dieu sur la voie de la perfection par sa parole et son exemple.
    13*. À Pavie en Lombardie, l’an 1494, le bienheureux Bernardin de Feltre, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui parcourut à pied le centre et le nord de l’Italie prêchant avec succès, multipliant les monts-de-piété pour lutter contre l’usure et, fut appelé par le pape Sixte IV, en raison de son esprit pacifique, pour apaiser les discordes civiles.
    14. À Madrid, en 1624, saint Simon de Rojas, prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs. Confesseur de la reine d’Espagne et attaché à la cour, il ne voulut jamais de carrosse ni de rétribution, mais, dans les splendeurs royales, se montra toujours humble, pauvre, miséricordieux envers les pauvres et d’une ardente piété.
    15*. À Nagazasaki au Japon, en 1630, les bienheureux Jean Shozaburo, catéchiste, et cinq compagnons, martyrs, décapités pour le Christ.
    16*. En Espagne, en 1936, le bienheureux martyr François- Xavier Ponsa Casallarch, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, à Saint-Félix de Codines en Catalogne victime de la persécution dirigée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    17*. En Espagne, la bienheureuse Amalie Abad Casasempre, mère de famille, à Benillup en Galice, victime de la persécution dirigée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    18*. Le bienheureux Joseph Tarrats Comaposada, religieux de la Compagnie de Jésus, à Valence
    19*. Au camp de concentration de Karadzar dans le Kazakstan, en 1949, le bienheureux Nicétas Budka, évêque et martyr, qui exerça son ministère d’abord au Canada puis en Ukraine parmi les fidèles catholiques de rite byzantin et, envoyé en déportation par le régime soviétique athée, il supporta tous les sévices avec force d’âme jusqu’à la mort.

Le 29 septembre.

  1. Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d’une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles de Rome, l’Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui, jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.
    2. À Périnthe ou Héraclée en Thrace, saint Eutychès, évêque et martyr.
    3. À Valsarpat en Arménie, au début du IVe siècle, les saintes Ripsime, Gaïane et leurs compagnes, martyres, sous le roi Tiridate, avant qu’il ne se convertisse. 4. À Auxerre, après 450, saint Fraterne, évêque.
    4. À Auxerre, après 450, saint Fraterne, évêque
    5. En Palestine, en 557, saint Cyriaque, anachorète, qui mena près de quatre-vingt-dix ans une vie très austère dans des grottes, exemple vivant pour les anachorètes et défenseur de la vraie foi contre les erreurs des origénistes.
    6*. À Mettlach, sur les bords de la Sarre en Rhénanie, vers 717, la mise au tombeau de saint Liutwin, évêque de Trèves, fondateur du monastère de ce lieu, qui mourut à Reims.
    7*. Dans l’île d’Ufnau, sur le lac de Zurich en Suisse, vers la fin du Xe siècle, saint Alaric, prêtre et ermite.
    8*. En Bretagne, l’an 1194, saint Maurice, abbé cistercien d’abord de Langonnet, puis de Carnoët, dont il fut le fondateur et où il repose, célèbre par les signes de sa sainteté.
    9*. Au monastère cistercien de Longpont, au diocèse de Soissons, en 1217, le bienheureux Jean de Montmirail, vaillant et célèbre chevalier qui se fit humble moine.
    10*. Près d’Auray au pays de Vannes, en 1364, le trépas du bienheureux Charles de Blois. Duc de Bretagne, pieux, doux et humble, il aurait préféré faire partie des Frères mineurs, mais, obligé de revendiquer le duché contre un prétendant, il supporta avec constance une très longue captivité et mourut, revêtu d’un cilice, sur le champ de bataille.
    11*. À Rome, en 1449, le bienheureux Nicolas de Forca Palena, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Jérôme, qui fonda sur la Janicule le monastère de Saint-Onuphre, où il mourut dans le Seigneur, âgé de cent ans.
    12. À Lwow, alors en Pologne, en 1484, saint Jean de Dukla, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui mena une vie cachée et ascétique selon les coutumes des Observantins, se donna avec un zèle fervent à l’action pastorale et eut à cœur l’unité des chrétiens.
    13. À Nagasaki au Japon, en 1636, la passion des saints martyrs Michel de Aozaraza, Guillaume Courtet, Vincent Shiwozuka, prêtres dominicains, Lazare de Kyoto et Laurent Ruiz de Manille, père de famille. Après plus d’un an passé en prison à cause du nom chrétien, ils subirent le supplice de la croix, puis furent décapités. Leur mémoire a été célébrée la veille.
    14. À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d’un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
    15*. En Espagne, à Gilet, Jacques Mestre Iborra, prêtre capucin
    16*. À Valence en Espagne, les bienheureux martyrs Paul Bori Puig, prêtre, et Vincent Sales Genoves, religieux, tous deux de la Compagnie de Jésus ;
    17*. En Espagne, dans la région de Valence, à Picadero de Paterna, le bienheureux martyr Darius Hernandez Morato, prêtre de la même Compagnie
    18*. En Espagne, Lleida en Catalogne, François de Paule Castello y Aleu  jeune de l’action catholique, victime, en 1936, de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile ;et traduit devant un tribunal populaire, déclara avec force sa foi chrétienne et fût aussitôt condamné à mort et fusillé.
    **.         À Milan, en 1954, le bienheureux Luigi Monza, prêtre, fondateur de L’Institut séculier des Petites Sœurs de la Charité. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 30 septembre

  1. Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l’Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé ; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l’apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase ; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d’une manière admirable, de bien des besoins de l’Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.
    2. À Plaisance en Émilie, saint Antonin, ermite.
    3. À Soleure en Suisse, les saints Ours et Victor, martyrs qui furent membres, dit-on, de la légion thébéenne.
    4. En Arménie, saint Grégoire, évêque, surnommé l’Illuminateur. Baptisé à Césarée de Cappadoce, ordonné évêque par Léonce de Césarée, il convertit le roi Tiridate à la foi chrétienne et, après de multiples travaux apostoliques, se retira dans une grotte, au nord du confluent des deux branches de l’Euphrate et y mourut en paix, vers 326, reconnu comme l’apôtre de l’Arménie.
    5*. À Marseille, vers 497, sainte Eusébie, vierge, qui fut une fidèle servante de Dieu de sa jeunesse à sa vieillesse.
    6. À Cantorbéry, en 653, saint Honorius, évêque. Moine à Rome, il fut envoyé par le pape saint Grégoire le Grand comme compagnon de saint Augustin pour l’évangélisation de l’Angleterre et fut son troisième successeur sur le premier siège épiscopal du pays.
    7*. À Rome, entre 1080 et 1082, saint Simon, moine. Comte de Crépy-en-Valois, il renonça à sa patrie, à son mariage et à tous ses biens pour choisir la vie monastique puis érémitique, dans les monts du Jura ; demandé plus d’une fois comme légat pour rétablir la paix entre les princes, il mourut à Rome et fut enterré à Saint-Pierre.
    8. Près de Nusco en Campanie, l’an 1093, saint Aimé, évêque.
    9*. À Die sur la Drôme, en 1115, saint Ismidon, évêque, homme pacifique et généreux, qui, poussé par un ardent amour des lieux saints, fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem.
    10*. À Pisaro dans les Marches, en 1446, la bienheureuse Félicia Meda, abbesse de l’Ordre des Clarisses.
    11. À Rome, en 1572, saint François de Borja, prêtre. Après la mort de sa femme, dont il avait eu huit enfants, il quitta les dignités du siècle et refusa celles de l’Église, entrant dans la Compagnie de Jésus, dont il fut élu préposé général, vraiment remarquable par l’austérité de sa vie et son don d’oraison.
    12*. Sur l’île Madame, dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Nicolas Cordier, prêtre et martyr. Ancien jésuite, après la suppression de la Compagnie, il exerça le ministère sacerdotal dans le pays de Verdun et, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Privé de son bréviaire et du bâton qui lui était nécessaire, raillé et malmené par le capitaine, il mourut à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
    13*. À Lanzo près de Turin, en 1876, le bienheureux Frédéric Albert, prêtre. Curé de la paroisse, pour soulager les miséreux de toute sorte, il fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de l’Immaculée Conception.
    14. À Lisieux, en 1897, la naissance au ciel de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont la mémoire sera célébrée demain.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 SEPTEMBRE

Le 11 septembre

  1. À Rome, au cimetière de Basilla sur l’ancienne voie Salarienne, au IIIe siècle, la mise au tombeau des saints martyrs Prote et Hyacinthe. Le pape saint Damase restaura leurs tombeaux recouverts de terre et les orna d’une inscription. Après près de quinze siècles, en 1845, la tombe de saint Hyacinthe fut retrouvée intacte avec son corps calciné.
    2.  En Suisse, les saints martyrs Felicis et Régulae
    3. Commémoraison de saint Paphnuce, évêque en Égypte au IVe siècle. Il fut l’un de ces confesseurs de la foi, qui, sous l’empereur Galère, eurent l’œil droit arraché et le jarret gauche coupé, puis furent condamnés aux mines ; il participa par la suite au Concile de Nicée et combattit activement pour la foi catholique contre les ariens.
    4. À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées ; et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.
    5. À Paris, en 522, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l’amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.
    6*. Dans l’île de Bardsey au nord du pays de Galles, en 554, saint Daniel (Deiniol), premier évêque et abbé de Bangor.
    7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.
    8*. À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D’abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.
    9. En Calabre, en 960, saint Élie, surnommé le Spéléote, remarquable partisan de la vie érémitique et de la vie cénobitique.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Gaspar Koteda, catéchiste, François Takeya et Pierre Shichiemon, deux enfants de douze et sept ans, dont la mère, Agnès, pour le premier, le père Barthélemy, pour le second, avaient été martyrisés la veille et qui subirent eux-mêmes avec la même fermeté le supplice de la décapitation.
    11*. À Rome, en 1648, le bienheureux Bonaventure de Barcelone (Michel Gran), religieux franciscain. Son zèle pour l’observance de la Règle des Frères mineurs l’amena à établir dans différents endroits du territoire romain des ermitages pour les religieux de l’Ordre ; il montra toujours la plus grande austérité de vie et beaucoup de charité pour les pauvres.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    13. À Wuchang, dans la province chinoise de Hebei, en 1840, saint Jean-Gabriel Perboyre, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Pour annoncer l’Évangile, il adopta l’apparence et les coutumes chinoises, mais, quand vint la persécution, il fut longtemps détenu en prison et soumis à des tortures diverses, enfin attaché à une croix et étranglé.
    14. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Pierre d’Alcantara (Laurent Villanueva Larrayos) religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tué
    15*. En Espagne, à Barcelone, et Joseph-Marie Segura Penadès, prêtre, exécuté à Genovés, dans la région de Valence.
    **        En Italie, en1945, la bienheureuse Maria Pierina de Micheli, religieuse, apôtre de la Sainte Face. (béatifiée le 30 mai 2010 par Benoît XVI) Décédée le 26 juillet, fêtée le jour de sa naissance (et de son baptême) : le 11 septembre.

Le 12 septembre

  1. Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.
    2. En Bithynie, vers le IIIe siècle, saint Autonome, évêque et martyr.
    3. À Alexandrie, au IIIe siècle, les saints martyrs Cronidès, Léonce et Sérapion, qui auraient été jetés dans la mer, sous l’empereur Maximin, pour avoir confessé le nom du Christ.
    4*. À Emly en Irlande, vers 528, saint Ailbe, évêque et abbé, qui parcourut le pays pour prêcher l’Évangile.
    5. À Anderlecht dans le Brabant, vers 1012, saint Guy, qui fut d’abord gardien de l’église de Sainte-Marie de Laeken, puis pèlerina sept ans dans les lieux saints en se montrant d’une grande générosité envers les pauvres, enfin, revenu dans son pays, il y mourut pieusement.
    6*. À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.
    7*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Sulpice-Christophe Faverge, frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, parce que religieux, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et donna tous ses soins à ses co-détenus, jusqu’à ce qu’il soit emporté par la contagion qui régnait à bord.
    8. À Séoul en Corée, en 1939, saint François Ch’ œ Kyong-kwan, martyr. Catéchiste, conduit devant le préfet, il refusa d’abjurer la foi chrétienne ; détenu en prison, il ne cessa de prier et de faire de la catéchèse, et il acheva son martyre par les tourments des supplices.
    **        En Ombrie, en 1847, la bienheureuse Maria Luisa Prosperi, abbesse Bénédictine Italienne. (béatifiée le 10 novembre 2012 par Benoît XVI)

Le 13 septembre

  1. Mémoire de saint Jean, évêque de Constantinople et docteur de l’Église ; originaire d’Antioche, il mérita, une fois ordonné prêtre, le surnom de Chrysostome (Bouche d’Or) à cause du fleuve d’or de son éloquence. Élu au siège de Constantinople, il se montra pasteur excellent et maître de foi, mais il fut envoyé en exil par la faction de ses ennemis. Au moment où le pape saint Innocent Ier le rappelait par décret, sur la route du retour, près de Comane dans le Pont, il rendit son âme à Dieu, le 14 septembre 407, victime des mauvais traitements que lui infligeaient les soldats qui le gardaient.
    2. À Ancyre en Galatie, au début du IVe siècle, saint Julien, prêtre et martyr sous l’empereur Licinius.
    3. À Jérusalem, en 355, la dédicace des basiliques que l’empereur Constantin voulut, avec piété, construire sur le Calvaire et le saint Sépulcre du Seigneur.
    4. À Tours, en 371, saint Lidoire, évêque. De son temps, les chrétiens étaient assez nombreux pour qu’il pût construire la première église dans les murs de la ville.
    5. À Valence en Gaule, après 374, saint Émilien, vénéré comme le premier évêque connu de la cité.
    6. À Carthage, en 413, saint Marcellin, martyr. Tribun, légat de l’empereur Honorius, ami de saint Augustin et de saint Jérôme, homme de grande piété, il fut impliqué dans la révolte du comte d’Afrique Hilarien et condamné comme criminel d’État ; en réalité, il était poursuivi par les donatistes en raison de sa défense de la foi catholique et fut mis à mort, alors qu’il était innocent.
    7. À Angers, en 453, saint Maurille, évêque. Né à Milan, il vint auprès de saint Martin de Tours, qui l’ordonna prêtre et le mit à la tête de l’église de Chalonnes ; devenu ensuite évêque d’Angers, il s’efforça de faire reculer les superstitions des païens des campagnes.
    8. Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.
    9. Dans l’île de Tino, à l’entrée du golfe de La Spezia sur la côte ligure, saint Vénère, ermite, au VIIe siècle.
    10*. Au monastère de Bruel sur la Lys, dans le pays de Thérouanne, vers 690, le trépas de saint Amé, évêque de Sion en Suisse. Envoyé en exil sur l’ordre du roi Théodoric III, il mourut là quelques années plus tard.
    11*. À Tolède en Espagne, l’an 1640, la bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas, vierge carmélite déchaussée, qui communia aux souffrances de la passion du Seigneur dans son âme et dans son corps, toujours humble et supportant tout.
    12*. Sur l’île Madame au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Dumonet, prêtre de Mâcon et martyr. Professeur de collège au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut, rongé de poux et consentant à cette humiliation.
    13*. À Almeria en Andalousie, en 1936, le bienheureux Aurèle-Marie (Bienvenu Vilalon Acebron), frère des Écoles chrétiennes et martyr, tué en haine de l’Église, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile espagnole.

Le 14 septembre

  1. Fête de la Croix glorieuse. Au lendemain de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, la sainte Croix est exaltée et honorée, comme le trophée de sa victoire pascale et le signe qui apparaîtra dans le ciel, annonçant déjà d’avance à tous son glorieux avènement.
    2. À Rome, sur la voie Appienne, dans la crypte de Lucine au cimetière de Calliste, en 253, la mise au tombeau de saint Corneille, pape et martyr, qui s’opposa avec force au schisme de Novatien, reçut avec une grande charité dans la communion de l’Église un grand nombre de ceux qui avaient failli dans la persécution ; enfin chassé de Rome par l’empereur Gallus et envoyé à Cemtucellae [Civitavecchia], il souffrit, dit saint Cyprien, tout ce qu’il est possible de souffrir. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    3. À Carthage, en 258, la passion de saint Cyprien, évêque, très renommé pour sa sainteté et sa doctrine : dans une période calamiteuse, il dirigea excellemment son Église, ranima l’espérance des confesseurs de la foi dans leur épreuve et, après un dur exil, sous les empereurs Valérien et Gallien, fut condamné par le proconsul à avoir la tête tranchée et consomma son martyre devant un peuple très nombreux. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    4. À Cologne en Germanie, après 314, saint Materne, évêque, qui convertit à la foi du Christ les peuples de Tongres, de Cologne et de Trèves.
    5. Près de Comane dans le Pont, en 407, la naissance au ciel de saint Jean Chrysostome, évêque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    6. Au monastère de Bellevaux dans la région de Besançon, en 1176, le trépas de saint Pierre, évêque. D’abord moine à l’abbaye cistercienne de Bonnevaux, puis fondateur et premier abbé de Tamié, il fut élu au siège épiscopal de Tarentaise et dirigea son Église avec un zèle ardent, vivant comme un moine et cherchant à rétablir la concorde entre les peuples.
    7*. À Saint-Jean d’Acre en Palestine, en 1215, le trépas de saint Albert, évêque. Transféré du siège de Verceil à l’Église de Jérusalem, il donna une règle de vie aux ermites du mont Carmel et, alors qu’il célébrait la fête de la sainte Croix, il fut assassiné à coups de couteau par un prélat qu’il avait déposé pour inconduite.
    8*. À Eben dans le Tyrol, en 1313, la mise au tombeau de sainte Notburge, vierge, qui, occupée aux soins domestiques, servait le Christ dans les pauvres, offrant aux paysans un exemple de sainteté.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Laplace, prêtre d’Autun et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    10. À Chengdu, dans la province chinoise de Sichuan, en 1816, saint Gabriel-Taurin Dufresse, évêque missionnaire et martyr, qui acheva par le supplice de la décapitation un ministère très actif mené pendant quarante ans.

Le 15 septembre

  1. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.
    2. À Rome, saint Nicomède, martyr, dont le pape Boniface V honora le corps, déposé au cimetière de la voie Nomentane, en élevant par-dessus une basilique sépulcrale.
    3. À Tournus sur le territoire de Chalon-sur-Saône, saint Valérien, martyr.
    4. À Tomi en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Straton, Valère, Macrobe et Gordien, qui furent exécutés, dit-on, sous l’empereur Licinius.
    5. Sur les bords du Danube, vers 370, saint Nicétas le Goth, martyr, qui, en raison de sa foi catholique, fut brûlé vif sur l’ordre du roi arien Athanaric.
    6. À Lyon, au IVe siècle, saint Alpin, évêque, qui succéda à saint Just, lorsque celui-ci décida de vivre en ermite.
    7. À Toul, au VIe siècle, saint Epvre, évêque.
    8. Au monastère de Jumièges, près de Rouen, au VIIe siècle, saint Achard, abbé, mis à la tête de cette abbaye par saint Philibert dont il était disciple.
    9. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Émile, diacre, et Jérémie. Après avoir longtemps langui en prison, pendant la persécution des Maures, ils eurent enfin le cou tranché pour le Christ, et consommèrent ainsi leur martyre.
    10*. À Bargone en Émilie, l’an 1386, le bienheureux Roland de Médicis, anachorète, qui vécut dans des lieux sauvages et inhabités des Alpes, dans la plus austère solitude, conversant avec Dieu.
    11. À Gênes en Ligurie, en 1510, sainte Catherie Fieschi, veuve, remarquable par son mépris du monde, ses jeûnes répétés, son amour de Dieu et sa charité envers les pauvres et les malades.
    12*. À Hirado au Japon, en 1622, le bienheureux Camille Costanzo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Sur l’ordre du chef suprême Hidetada, il fut brûlé vif, et jusque sur le bûcher ne cessa de prêcher le Christ.
    13*. À San Francisco Cajonos au Mexique, en 1700, les bienheureux Jean-Baptiste et Hyacinthe des Anges, catéchistes et martyrs. Refusant d’adorer les idoles ils succombèrent à des coups violents, participant ainsi à la passion du Christ.
    14*. À Vienne en Autriche, l’an 1929, le bienheureux Antoine-Marie Schwartz, prêtre. Pour le soin pastoral des apprentis et des jeunes ouvriers, mais aussi pour la défense de leurs droits, il fonda la Congrégation de Saint-Joseph de Calasanz pour les ouvriers chrétiens.
    15*. À Llosa de Ranes, dans le pays de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Pascal Penades Jornet, prêtre et martyr, victime de la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.
    16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Ladislas Miegon, prêtre de Sandomierz et martyr. Aumônier militaire, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut déporté en Allemagne et succomba aux mauvais traitements subis.
    17*. À Naples, en 1952, le bienheureux Paul Manna, prêtre. Membre de l’Institut pontifical ; pour les Missions étrangères, il dut quitter pour raison de santé son activité missionnaire en Birmanie, s’occupa avec zèle de l’œuvre d’évangélisation et favorisa la prédication de la parole de Dieu et l’unité des chrétiens.

Le 16 septembre

1. Mémoire des saints martyrs Corneille, pape, et Cyprien, évêque, dont on a rappelé le 14 septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second. Aujourd’hui le monde chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la foi et liés ensemble par la charité.
2. À Chalcédoine en Bithynie, vers 303, sainte Euphémie, vierge et martyre. La tradition rapporte que, après diverses tortures, elle fut livrée aux bêtes, sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Prisque.
3. A Rome, Saint Abundius, martyr
4. À Rome, au cimetière majeur sur la voie Nomentane, les saints martyrs Victor, Félix, Alexandre et Papias.
5*. À Nocera en Campanie, vers le IVe siècle, saint Prisque, évêque et martyr, dont saint Paulin de Nole a chanté les louanges dans un poème.
6. À Whitorn, au pays de Galloway en Écosse, vers 432, saint Ninian, évêque, breton d’origine, qui amena les Pictes à la foi, établit là son siège épiscopal et construisit une église de pierre appelée par le peuple “la Maison-Blanche”.
7. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Roger, moine déjà avancé en âge, et Serdieu (Abdallah), encore jeune. Venus d’Orient, ils eurent l’audace de prêcher le Christ devant la foule à la mosquée. Ils furent pour cela condamnés à mort, ce qu’ils reçurent avec joie. On leur coupa d’abord les mains et les jambes, puis on leur trancha le cou.
8*. À Prague en Bohême, l’an 921, sainte Ludmilla, martyre. Duchesse de Bohême, elle assuma l’éducation de son petit- fils Venceslas, en s’efforçant de lui inculquer l’amour du Christ, mais dans une conjuration des nobles, sa belle-fille Drahomira la fit étrangler.
9. À Wilton en Angleterre, vers 984, sainte Édith, vierge. Fille d’Edgar, roi des Angles, consacrée à Dieu toute jeune au monastère de ce lieu, elle a ignoré ce monde plutôt qu’elle ne l’a laissé.
10*. Au Mont-Cassin, en 1087, le trépas du bienheureux Victor III, pape. Il gouverna ce célèbre monastère pendant trente ans et l’embellit avec magnificence ; après la mort de saint Grégoire VII, il fut appelé à diriger l’Église romaine, mais eut un bref pontificat, dans une période très agitée.
11*. À Savigny en Normandie, en 1122, saint Vital, abbé. Après avoir déposé ses charges séculières, il apprit dans des lieux déserts à pratiquer une manière de vivre très austère et agrégea un grand nombre de disciples dans le monastère qu’il avait construit.
12*. Au monastère de Horta en Castille, l’an 1213, le trépas de saint Martin, surnommé le Prêtre. Abbé cistercien ordonné ensuite évêque de Sigüenza, il mit tous ses soins à réformer son clergé et enfin se retira dans son ancien monastère.
13*. À Salon-de-Provence, en 1450, le trépas du bienheureux Louis Aleman, évêque d’Arles, qui, après les troubles conciliaires de Constance et de Bâle, vécut dans son diocèse en pasteur zélé, austère et vertueux.
14*. À Nagasaki au Japon, en 1628, les bienheureux martyrs Dominique Shobioye, Michel Himonoya et son fils Paul, qui furent décapités pour la foi.
15. À Lima au Pérou, en 1645, saint Jean Macias, religieux de l’Ordre des Prêcheurs, qui s’acquitta longtemps des plus humbles fonctions, prit grand soin des pauvres et des malades et pria assidûment au moyen du Rosaire pour les âmes des défunts.
16. Près de Sai-Nam en Corée, en 1846, la passion de saint André Kim Taegon, prêtre et martyr, qui, après deux ans de ministère sacerdotal exercé avec un zèle extrême, accomplit un glorieux martyre, en ayant la tête tranchée. Sa mémoire est célébrée, avec les autres martyrs de Corée, le 20 septembre.
17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, quatre bienheureux martyrs : à Odena, près de Barcelone, Ignace Casanovas, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses
18*. En Espagne, à Turis, dans la région de Valence, Lauréan (Sauveur Ferrer Cardet), prêtre, Benoît (Emmanuel Ferret Jorda) et Bernardin (Paul Martinez Robles), religieux du Tiers-Ordre franciscain.

Le 17 septembre

  1. Mémoire de saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l’Église. Membre de la Compagnie de Jésus, il exerça un rôle éminent de manière singulière et fine dans les controverses théologiques de son temps ; nommé évêque et cardinal, il se dépensa avec ardeur dans son ministère pastoral au service de l’Église de Capoue ; enfin, à Rome, où il mourut en 1621, il entreprit de nombreux travaux pour la défense du Siège apostolique et de la doctrine de la foi.
    2. À Milan, vers 377, la mise au tombeau de saint Satyre, dont les mérites insignes sont rappelés par saint Ambroise, son frère. Il n’était pas encore initié aux sacrements du Christ, lorsqu’il fit naufrage. Il ne craignit pas la mort, mais plutôt de quitter cette vie sans être baptisé. Sauvé des eaux, il demanda d’entrer dans l’Église de Dieu. Il fut uni d’une charité intime et mutuelle à son frère Ambroise, qui l’ensevelit près du martyr saint Victor.
    3. À Liège, vers 705, la passion de saint Lambert, évêque de Maastricht et martyr. Obligé de s’exiler, il trouva refuge au monastère de Stavelot, où il suivit l’observance monastique. Quant il retrouva son siège épiscopal, il fut un pasteur remarquable et un ardent évangélisateur de la Campie et du Brabant, et périt, innocent, frappé par des criminels.
    (Au Luxembourg sa mémoire est célébrée le lendemain.)
    4*. Dans la forêt d’Argonne, près de la Meuse, au début du VIIIe siècle, saint Rouin, abbé, qui fonda là le monastère de Beaulieu et le gouverna saintement.
    5. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Colombe, vierge et martyre. Lors de la persécution des Maures, elle se présenta d’elle-même devant le groupe du consul et des satrapes et professa sa foi. Elle fut aussitôt décapitée devant la porte du palais.
    6*. À Mélinais près de La Flèche, aux confins de l’Anjou, vers 1104, saint Regnauld, ermite, qui se forma, dans la forêt de Craon, auprès du bienheureux Robert d’Arbrissel à accomplir pleinement les préceptes du Seigneur.
    7. Au monastère de Rupertsberg, près de Bingen en Hesse rhénane, en 1179, sainte Hildegarde, vierge moniale, docteur de l’Église. Experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, elle composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu’il lui fut donné de contempler.
    8*. À Avigliana dans la région de Turin, en 1479, le bienheureux Chérubin Testa, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui eut une grande dévotion à la Passion du Seigneur.
    9. À Saragosse en Aragon, l’an 1485, saint Pierre d’Arbues, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Saint-Augustin, il eut à cœur de lutter contre les superstitions et les hérésies dans le royaume d’Aragon, et fut blessé mortellement devant l’autel de la cathédrale par quelques personnes qui avaient été soumises par lui à une enquête.
    10. À Hué en Annam, l’an 1798, saint Emmanuel Nguyen Van Trieu, prêtre et martyr, sous le gouvernement du grand mandarin Canh Thinh.
    11. À Gênes en Ligurie, l’an 1826, saint François-Marie de Camporosso, capucin, remarquable par sa charité envers les pauvres. Quand survint la peste, il s’offrit comme victime pour le salut du prochain et mourut, atteint lui-même par l’épidémie.
    12*. À Cracovie en Pologne, l’an 1895, le trépas du saint Sigismond-Félix Felinski, évêque de Varsovie, qui travailla, au milieu de grandes épreuves, pour la liberté et la restauration de l’Église, et fonda pour tous les besoins du peuple l’Institut des Sœurs franciscaines de la Famille de Marie. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
    13*. À Castillo de Villamalefa en Castille, l’an 1936, le bienheureux Jean Ventura Solsona, prêtre, et à Madrid le bienheureux Timothée Valero Perez, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François, martyrs dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile espagnole.
    14*. Près de Varsovie, en 1940, le bienheureux Sigismond Sajna, prêtre et martyr. Curé de Gora Kalvaria, sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut d’abord mis aux arrêts domiciliaires, puis interné à Varsovie et enfin envoyé, avec deux cents autres personnes, au bloc de Palmiry où il fut fusillé.
    **.        En Pologne, en 1701, le bienheureux Stanislas de Jésus et Marie prêtre fondateur de la Congrégation des Clercs Mariaux de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. (béatifié le 16 septembre 2007 par Benoît XVI)

Le 18 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, saint Océan, martyr.
    2. À Prymnesse en Phrygie, sainte Ariadne, martyre.

    3. Au territoire de Vienne en Gaule, au IIIe siècle saint Ferréol, martyr. On rapporte qu’élevé à la dignité de tribun, il refusa, au moment de la persécution, d’arrêter les chrétiens et que, saisi sur l’ordre du préfet, il fut très cruellement battu de verges et enfermé dans un cachot, d’où il s’évada, mais, repris par ceux qui le poursuivaient et décapité, il obtint ainsi la palme du martyre.
    4. À Milan, vers 355, saint Eustorge, évêque, que saint Athanase loue d’avoir confessé la vraie foi contre les erreurs des ariens.
    5*. À Avranches, au VIe siècle, saint Senier, évêque.
    6. À Limoges, à la fin du VIe siècle, saint Ferréol, évêque. Lors d’une émeute en ville, alors que le peuple voulait mettre à mort Marc, référendaire du roi Childebert, l’évêque l’arracha au péril qui le menaçait.
    7. À Gortyne en Crète, au VIIe siècle, saint Eumène, évêque.
    8*. À Andlau en Alsace, vers 895, sainte Richarde. Impératrice, rejetée par l’empereur Charles le Gros, elle entra au monastère qu’elle avait fondé sur ses terres pour servir Dieu.
    9. À Osima dans la Marche d’Ancône, en 1663, saint Joseph de Cupertino, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Reçu chez les conventuels, il se fit remarquer par sa pauvreté, son humilité et sa charité envers les pauvres au milieu des circonstances difficiles de sa vie.
    10. À Nam Dinh au Tonkin, en 1843, saint Dominique Trach, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Sous l’empereur Minh Mang, il préféra la mort plutôt que de piétiner la croix et fut décapité, consommant ainsi son martyre.
    11*. À Paimol, près de la mission de Kalongi en Ouganda, l’an 1918, les bienheureux David Okelo et Gilda Irwa, catéchistes et martyrs. Alors qu’ils s’employaient à enseigner l’Évangile au peuple, ils furent transpercés de coups de lance par des païens du lieu.
    12*. En Espagne, en Nouvelle Castille, Charles Eraña Guruceta, religieux de la Société de Marie, arrêté par des miliciens et fusillé sans jugement.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936 les bienheureux martyrs : près de Gandie, au pays de Valence, Ferdinand Garcia Sendra et Joseph Garcia Mas, prêtres ; à Montserrat en Catalogne, cinq membres du Tiers-Ordre de Saint-François
    14*. En Espagne, les bienheureux martyrs Amboise Chulia Ferrandis et Valentin Jaunzaras Gomez, prêtres, François Lerma Martinez, Richard Lopez Mara et Modeste Gay Zarzo, religieux
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1941, le bienheureux Joseph Kut, prêtre de Poznam et martyr. Arrêté par la Gestapo, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et torturé au fort de Poznam, puis déporté à Dachau, où il mourut de faim.

Le 19 septembre

  1. Mémoire de saint Janvier, évêque de Bénévent et martyr. Au IVe siècle, durant la persécution de l’empereur Dioclétien, il subit le martyre à Pouzzoles près de Naples, qui se glorifie de posséder son corps et son sang versé pour le Christ.
    2. À Synada en Phrygie, saint Trophime, martyr.
    3. En Palestine, l’an 310, les saints martyrs Pélée et Nil, évêques en Égypte, Élie, prêtre, et Patermuthine qui, au temps de la persécution de Dioclétien, souffrirent pour le Christ la peine du feu avec un grand nombre de clercs.
    4. À Tours, en 461, saint Eustoche, évêque, de l’ordre sénatorial, homme saint et religieux qui succéda à saint Brice.
    5. Au territoire de Langres, au VIe siècle, saint Seine, prêtre et abbé du monastère de Cestre, dont il fut le fondateur.
    6. Au territoire de Bourges, au VIe siècle, saint Marien, ermite, qui se contentait pour nourriture des fruits sauvages et du miel découvert par hasard.
    7*. À Metz, en 642, saint Goëri ou Abbon, évêque, qui succéda à saint Arnould et transféra son corps avec honneur dans cette ville.
    8. À Cantorbéry, en 690, saint Théodore, évêque. Né à Tarse en Cilicie, moine à Athènes puis à Rome, il fut promu à l’épiscopat par le pape saint Vitalien et envoyé en Angleterre, déjà presque septuagénaire. Il dirigea, néanmoins, avec énergie l’Église qui lui était confiée, en augmentant le nombre des diocèses, en unifiant des coutumes disparates et en développant l’enseignement dans sa cathédrale.
    9. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Pomposa, vierge et martyre. Durant la persécution des Maures, à la nouvelle du martyre de sainte Colombe, elle sortit en cachette de son monastère de Pinna Mellaria, alla à Cordoue, se présenta au juge et sans peur confessa sa foi au Christ. Aussitôt elle fut décapitée devant la porte du palais et obtint ainsi la palme.
    10*. À Freising en Bavière, l’an 957, saint Lantbert, évêque.
    11*. À Bonivicini, près de Cosenza en Calabre, l’an 1030, saint Cyriaque, abbé.
    12*. À Gap en Provence, vers 1075, saint Arnoul, évêque, qui eut beaucoup à souffrir pour la réforme de la vie de l’Église.
    13*. À Barcelone, en 1290, la bienheureuse Marie de Cervellon, vierge de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci. À cause de l’aide qu’elle donne à ceux qui l’invoquent, on la nomma communément Marie du Secours.
    14. À Madrid, vers 1591, saint Alphonse de Orozco, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Prédicateur officiel de la cour du roi d’Espagne, il mena néanmoins une vie humble et austère.
    15. À Séoul en Corée, en 1846, saint Charles Hyon Song-mun, martyr. Frère de saint Benoît Hyon Kyong-nyon et catéchiste, il parcourut des routes longues et difficiles pour faire venir des missionnaires dans sa patrie, et finalement, mis en prison avec d’autres chrétiens, ne cessa pas d’exhorter ses compagnons et fut décapité pour le Christ.
    16. À Villefranche-de-Rouergue, en 1854, sainte Marie-Émilie de Rodat, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille pour l’éducation des filles et le soulagement des pauvres.
    17*. En Espagne, à Madrid ; la bienheureuse Hyacinthe Hoynelos Gonzalez, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu,
    18*. En Espagne, à Benifayo dans la région de Valence, la bienheureuse Françoise Cuallado Baixauli, vierge.
    19*. En Espagne, dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyres Marie de Jésus (Marie de la Yglesia y de Varo), Dolorès et Consolata Aguiar-Mella y Diaz, vierges de l’Institut des Filles de Marie des Écoles religieuses

Le 20 septembre

  1. Mémoire des saints André Kim Tae-gon, prêtre, Paul Chong Ha-sang, et leurs compagnons, martyrs en Corée. L’Église vénère ce jour, dans une célébration commune, cent trois martyrs qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866.
    2. À Synnada en Phrygie, au IIIe siècle, saint Dorymédon, martyr.
    3. À Rome, commémoraison de saint Eustache, martyr, dont le nom est vénéré dans une antique diaconie de la ville.
    4. À Constantinople, les saints martyrs Hypace, évêque en Asie, et André, prêtre. Vers 740, pour le culte des saintes images, sous l’empereur Léon l’Isaurien, tous deux subirent des supplices violents et affreux, puis furent donnés en pâture aux chiens.
    5*. Dans le pays de Trente, en 1172, le bienheureux Adalpret, évêque. Protecteur énergique des pauvres et des orphelins et défenseur de la liberté de l’Église il tomba dans des embûches tendues par ses ennemis et mourut frappé d’un coup de lance.
    6*. À Londres, en 1537, le bienheureux Thomas Johnson, prêtre de la Chartreuse de cette ville et martyr. Sous Henri VIII, en raison de sa fidélité à l’Église romaine, il fut mis dans la prison de Newgate et y mourut de faim et de maladie, neuvième du groupe de ses confrères.
    7*. À Cordoue en Andalousie, l’an 1713, le bienheureux François de Posadas, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. D’un esprit de pénitence, d’humilité, de charité remarquable, il annonça le Christ dans cette région pendant quarante ans.
    8. À Son Tay au Tonkin, en 1837, saint Jean-Charles Cornay, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé d’être le chef d’une secte fausse, il subit la cangue puis la cage et, par décret de l’empereur Minh Mang, fut taillé en pièces. Sa tête exposée trois jours, fut ensuite jetée au fleuve.
    9. À Séoul en Corée, en 1837, saint Laurent Han I-hyong, catéchiste, et six compagnons, martyrs, étranglés dans diverses prisons. Leur mémoire est célébrée aujourd’hui en même temps que les autres martyrs de ce pays.
    10. À Puebla au Mexique, en 1904, saint Joseph-Marie de Yermo y Parres, prêtre, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres, pour venir en aide aux abandonnés dans leurs besoins corporels et spirituels.
    **.        Au Pays-Bas, en 1938, la bienheureuse Maria Teresa di san Guiseppe, fondatrice de Congrégation des Carmélites du Divin Cœur de Jésus. (béatifiée le 13 mai 2006 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org