Archives par mot-clé : Martyrologe

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 JUILLET

Le 1er juillet.

  1.         Commémoraison de saint Aaron, de la tribu de Lévi, que son frère Moïse consacra d’huile sainte comme prêtre de l’Ancienne Alliance et qui fut mis au tombeau sur le mont Hor.
    2.         À Vienne en Gaule, à la fin du IIIe siècle, saint Martin, évêque.
    3.         Dans la vallée du Brevon, en Bugey, au Ve siècle, saint Domitien, abbé, qui fut le premier à vivre là en ermite, puis rassembla autour de lui un grand nombre de disciples pour le service de Dieu et, l’âme attirée vers le ciel, quitta ce monde dans une heureuse vieillesse.
    4.         Au territoire de Reims, en 533, saint Thierry, prêtre, disciple de l’évêque saint Remi.
    5.        A Angoulême en Aquitaine, Saint Eparchii, prêtre.
    6*.         En Bretagne, au VIe siècle, saint Goulven, évêque, qui, après une vie de solitaire, aurait succédé à saint Paul de Léon.
    7*.         Au pays manceau, au VIe siècle, saint Calais, abbé du monastère d’Anile, qui prit ensuite son nom.
    8*.         À Londres, en Angleterre en 1591, les bienheureux Georges Beesley et Montfort Scott, prêtres et martyrs, qui furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, à cause de leur sacerdoce, et subirent le supplice de la pendaison.
    9*.         À Londres, en 1616, le bienheureux Thomas Maxfield, prêtre et martyr. Condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce que, prêtre, il était venu en Angleterre, il subit le supplice à Tyburn sur un gibet garni de fleurs, à cause de la vénération que lui portaient les fidèles qui l’entouraient.
    10.         À Londres, en 1681, la passion de saint Olivier Plunkett, évêque d’Armagh en Irlande et martyr. Faussement accusé de haute trahison, sous le roi Charles II, et condamné à mort, devant la potence, en présence d’une grande foule, il pardonna à ses ennemis et professa jusqu’au bout, avec courage, la foi catholique.
    11*.         Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil et Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, prêtres et martyrs, le premier de l’Ordre des Carmes déchaux, le second chanoine de Saint-Yrieix. Pendant la Révolution française, ils furent détenus dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier en raison de leur sacerdoce, et y moururent peu de temps après.
    12*.         À La Valette, dans l’île de Malte, en 1865, le bienheureux Ignace Falzon, clerc. Adonné à la prière et à l’enseignement de la doctrine chrétienne, il apporta un grand soin à l’assistance aux soldats et marins pour les amener à la foi catholique avant leur départ pour la guerre.
    13.         Au village de Zhang Hyaila, près de Jieshui dans la province chinoise du Hunan, en 1900, saint Zhang Huailu, martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, alors qu’il était catéchumène, il déclara spontanément qu’il était chrétien et, muni du signe de la croix, mérita d’être baptisé dans son propre sang.
    14.         Au village de Rancho de las Cruces sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1928, les saints Justin Orona et Atila Cruz, prêtres et martyrs, qui furent fusillés le même jour pour le Christ dans la persécution mexicaine.
    15*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Jean-Népomucène Chrzan, prêtre de Gniezno et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté sans procès, parce qu’il continuait son ministère paroissial, et succomba aux tortures.
    **.         En Italie, en 1855, le bienheureux Antonio Rosmini, prêtre théologien, philosophe, fondateur de l’institut de la charité et des sœurs de la providence. (béatifié par Benoît XVI le 18 novembre 2007)

Le 2 juillet.

  1. SS Processus et Martinianus : ils seraient les officiers gardiens de s. Pierre à la prison Mamertine à Rome, convertis et baptisés par lui, et martyrs. SS Longinus, Megistus et Acestus, trois officiers qui se seraient convertis après avoir assisté à la mort de s. Paul. I Siècle.
  2. SS Ariston, Crescentien, Eutychien, Urbain, Vital, Juste, Félicissime, Félix, Marcie et Symphorose, romains poursuivis et martyrisés en Campanie. IV siècle.
  3. SS Liberatus, abbé, et six autres : Bonifacius (diacre), Servus et Rusticus (sous-diacre), Rogatus et Septimus (moines), et le jeune Maximus, martyrs à Carthage. V siècle.
  4. Ste Monégonde, mariée à Chartres, recluse à Tours, thaumaturge. VI siècle.
  5. S Adéodat, prêtre à Galliano. VI siècle.
  6. S Oudocée (Euddodwy, Oudothée), fils d’un roi gallois, évêque à Llandaff, successeur de son oncle. VI siècle.
  7. S Jéroche, prêtre à Faremoutier. VII siècle.
  8. S Swithinus, évêque à Winchester ; le temps qu’il fait au jour de sa fête dure quarante jours. IX siècle.
  9. S Lidan, sicilien, fondateur d’un monastère à Sezze. XII siècle.
  10. B Pierre de Luxembourg, évêque à Metz à quinze ans, cardinal du pape d’Avignon à dix-sept, mort à dix-huit ; il se confessait chaque jour ; il croyait à l’Immaculée Conception. XIV siècle.
  11. SS Giovanni et Pietro Becchetti, deux frères de sang qui, ermites augustins, vécurent saintement ensemble à Fabriano. XV siècle.
  12. Bx Montfort Scott et George Beesley, prêtres anglais martyrs à Londres, béatifiés en 1987. XVI siècle.
  13. S Bernardino Realino, condamné à avoir le poignet coupé mais exilé, plus tard jésuite et curé de Lecce, qu’il prit sous sa protection à perpétuité ; l’évêque commença le procès informatif (pour la future canonisation) dès son vivant. XVII siècle.
  14. Bx Choe In-cheol Ignatius, Gim Yeon-i Juliana, Han Sin-ae Agatha, Yi Hyeon Antonius, Gang Wan-suk Columba, Gang Gyeong-bok Susanna, Gim Hyeon-u Matthæus et Mun Yeong-in Bibiana, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014. XIX siècle.
  15. Bse Eugénie Joubert (1876-1904), de parents français séparés, devenue religieuse des Sœurs de la Sainte Famille du Sacré-Cœur en Belgique ; béatifiée en 1994. XX siècle.

Le 3 juillet.

Fête de saint Thomas, apôtre. Alors que les autres disciples lui annonçaient que Jésus était ressuscité, il ne voulut pas croire, mais lorsque Jésus lui-même lui montra son côté transpercé, il s’écria : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Selon la tradition, c’est cette foi qu’il annonça aux peuples de l’Inde.
2.         À Laodicée en Syrie, commémoraison de saint Anatole, évêque au IIIe siècle, qui a laissé des écrits dignes d’être admirés non seulement par les hommes pieux, mais aussi par les philosophes.
3.         À Bizya en Thrace, à la fin du IIIe siècle, le centurion saint Memnon, martyr. Au temps de Dioclétien et Maximin, converti à la foi par saint Sévère, il subit avec lui des supplices atroces et, victorieux, s’en alla le premier au ciel.
4.         Commémoraison des saints Marc et Mucien, martyrs en Mésie vers le IVe siècle. Pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, mais pour avoir, au contraire, confessé le Christ avec la plus grande force, ils furent décapités pour le Christ.
5.         À Altinum, sur les confins de la Vénétie, à la fin du IVe siècle ou au début du Ve siècle, saint Héliodore, évêque. Il eut comme maître saint Valérien d’Aquilée, fut compagnon de saint Chromace et de saint Jérôme et devint le premier évêque de la cité.
6*.         À Constantinople, en 458, saint Anatole, évêque, qui professa la foi orthodoxe dans les deux natures du Christ, telle que le pape saint Léon l’exprimait dans sa lettre à Flavien et veilla à ce qu’elle soit professée au Concile de Chalcédoine.
7.         À Rome, près de saint Pierre, en 683, saint Léon II, pape. Cultivé aussi bien en grec qu’en latin, ami de la pauvreté et des pauvres, il ratifia le troisième Concile de Constantinople.
8*.         À Toulouse, en 1118, saint Raymond Gayrard. Maître d’école, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin.
9.        Dans la ville de Hung Yen au Tonkin, en 1838, saint Joseph Nguyen Dinh Uyen, catéchiste et martyr. En haine de la foi chrétienne, il fut mis en prison et y mourut, sous l’empereur Minh Mang.
10.        Dans la ville de Vinh Long en Cochinchine, l’an 1853, saint Philippe Phan Van Minh, prêtre et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Tu Duc.
11*.         Au bourg de Fuencarral près de Madrid, en 1886, la bienheureuse Marie-Anne Mogas Fontcuberta, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs franciscaines missionnaires de la Mère du divin Pasteur pour l’éducation des jeunes filles et l’assistance des pauvres et des malades.
12.         Près du village de Dongyangtai, dans le voisinage de Shenxian dans la province chinoise de Hébei, en 1900, les saints martyrs Pierre Zhao Mingzhen et Jean-Baptiste Zhao Mingxi. Lors de la persécution de la secte de Yihetuan, sans penser à se sauver, ces deux frères protégèrent la fuite de femmes et d’enfants chrétiens et furent massacrés par les ennemis dans un marais.

Le 4 juillet.

L’an 1336, la naissance au ciel de sainte Élisabeth, reine de Portugal. Elle fut admirable pour apaiser les discordes entre les rois et pour sa charité envers les pauvres. Après la mort de son mari, le roi Denis, elle revêtit l’habit de sainte Claire et vécut à Coïmbre auprès du couvent des Tertiaires franciscaines qu’elle avait fait construire. Au cours d’un voyage entrepris, en 1336, pour essayer de réconcilier son fils et son petit-fils, à Estremoz elle s’en alla vers le Seigneur.
2.        En Afrique, saint Jocondien, martyr.
3.         À Vatan dans le Berry, saint Laurian, martyr.
4*.        À Cahors, au début du Ve siècle, saint Florent, évêque. Saint Paulin de Nole loue son humilité de cœur, sa force dans la grâce reçue de Dieu et la douceur de ses paroles.
5*.        À Langres, vers le VIe siècle, saint Valentin, prêtre et ermite.
6*.        Blangy en Artois, vers 725, sainte Berthe, abbesse. Elle entra avec ses filles, Gertrude et Déotila, dans le monastère qu’elle avait fait construire et, après quelques années d’abbatiat, elle vécut recluse dans une cellule.
7.        À Érissos dans l’île de Lesbos, en 740, le trépas de saint André de Crète, évêque de Gortyne. Par ses discours, ses hymnes et ses cantiques, il chanta les louanges de Dieu avec un art singulier et exalta la Vierge Mère de Dieu immaculée et élevée au ciel.
8.        À Augsbourg en Souabe, l’an 973, saint Ulric (Udalric), évêque. Illustre par ses extraordinaires abstinences, sa générosité et sa vigilance, il mourut nonagénaire, après quarante ans d’épiscopat.
9*.        À Sainte-Hélène du Lac, en Savoie, l’an 1270, le trépas du bienheureux Boniface, évêque. De la famille ducale de Savoie, il se fit d’abord moine à la Grande Chartreuse, puis fut élevé au siège épiscopal de Belley, enfin à celui de Cantorbéry, où il rencontra des difficultés dans l’exercice de sa charge, mais montra toujours un grand zèle pour son troupeau
10*.        À Florence, en 1334, le bienheureux Jean de Vespiniano, laïc célèbre pour sa charité.
11.        À Dorchester en Angleterre, l’an 1594, les bienheureux martyrs Jean, surnommé Corneille, admis peu auparavant dans la Compagnie de Jésus, Thomas Bosgrave, Jean Carey et Patrick Salmon, laïcs, qui lui étaient venus en aide : tous ensemble, ils furent conduits à la potence et glorifièrent le Christ par leur martyre, sous la reine Élisabeth Ière.
12*.        À York, en 1597, les bienheureux martyrs, Guillaume Andleby, prêtre, Henri Abbot, Thomas Warcop et Édouard Fulthrop, laïcs. À la même époque, ils furent condamnés à mort pour les mêmes motifs et subirent ensemble le supplice de la pendaison.
13.        Chez les Hurons, au Canada, en 1648, saint Antoine Daniel, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après avoir achevé la messe, il se tint à la porte de l’oratoire pour protéger les néophytes des ennemis païens qui faisaient irruption. Transpercé de flèches, il fut à la fin jeté dans le feu.
14*.        À Mauriac en Auvergne, l’an 1836, la bienheureuse Catherine Jarrige, vierge. Tertiaire de Saint-Dominique, elle s’employa remarquablement à soulager les pauvres et les malades et, pendant la Révolution française, elle défendit de toutes ses forces les prêtres contre ceux qui les recherchaient et visita ceux qui étaient emprisonnés.
15.        Dans la ville de Hengehow, dans la province chinoise de Hunan, en 1900, saint Céside Giacomantonio, prêtre franciscain et martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, alors qu’il cherchait à protéger le Saint-Sacrement de la ruée des émeutiers, il fut frappé de pierres et, enveloppé d’une étoffe imbibée de pétrole, jeté dans le feu.
16*.        À Turin, en 1925, le bienheureux Pierre-Georges Frassati. Jeune militant dans les associations de laïcs catholiques, il se dépensa, de toute son âme et avec joie, à rénover la société et à pratiquer la charité envers les pauvres et les malades, jusqu’à ce qu’il fût terrassé par une paralysie foudroyante.
17.*        Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie, en 1942, le bienheureux Joseph Kowalsky, prêtre salésien et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut arrêté à Cracovie avec onze confrères, déporté et assassiné par les gardes du camp, parce qu’il avait refusé de profaner le rosaire.
**         En Italie, en 1957, la bienheureuse Maria Crocifissa Curcio (1877-1957) Fondatrice.de la Congrégation des Carmélites missionnaires de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.(béatifiée le 13 novembre 2005 par Benoît XVI).

Le 5 juillet.

Mémoire de saint Antoine-Marie Zaccaria, prêtre. Après avoir exercé la médecine, il voulut soigner aussi les âmes et, devenu prêtre, il fonda, pour réformer les mœurs des fidèles, la Congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul, appelés ensuite Barnabites. Il mourut à Crémone, en 1539, âgé de trente-six ans.
2.Saint Stéphane de Nicée, évêque et martyr
3.        À Cyrène en Libye, au IVe siècle, sainte Cyprille, martyre. Durant la persécution de Dioclétien, elle aurait, dit-on, tenu longtemps dans sa main des charbons ardents, qu’on y avait posés avec de l’encens, de peur qu’en jetant les charbons, elle ne parût offrir l’encens aux idoles ; enfin elle eut le corps cruellement déchiré et se présenta, parée de son sang, à son divin Époux.
4.        Commémoraison de saint Athanase de Jérusalem, diacre de l’Église de la Résurrection et martyr. Il y fut assassiné en 451 ou 452 par le moine hérétique Théodose, à qui il avait reproché son impiété et son infidélité à l’enseignement du Concile de Chalcédoine.
5.        Commémoraison de saint Domèce, surnommé le Médecin, qui aurait été ermite au mont Qouros en Arménie au Ve siècle
6*.        Au Mont Admirable en Syrie, l’an 551, sainte Marthe, mère de saint Syméon Stylite, le jeune.
7*. Saint Thomas, abbé monastère de Ste Marie de Terréto
8*.        Au Mont Athos, vers 1004, saint Athanase, supérieur humble et pacifique, qui établit dans la Grande Laure la vie cénobitique, avec des cellules au voisinage de l’église.
9*.        À Wexford en Irlande, l’an 1581, les bienheureux Matthieu Lambert, Robert Meyler, Édouard Cheevers et Patrick Cavanagh, martyrs. Le premier était pêcheur, les autres marins ; pour leur fidélité à l’Église romaine et l’aide apportée aux catholiques, ils furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, pendus et éventrés.
10*.        À Oxford en Angleterre, l’an 1589, les bienheureux Georges Nichols, Richard Yaxley, prêtres, Thomas Belson, qui se préparait au sacerdoce, et Humphrid Pritchard, condamnés à mort sous la reine Elizabeth Ière, les uns parce qu’ils étaient entrés comme prêtres en Angleterre, les autres parce qu’ils avaient aidé ces prêtres ; ils subirent ensemble les supplices de la pendaison.
11.        Près du village de Huangeryin dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saintes Thérèse Chen Jinxie et Rose Chen Aixie, vierges et martyres. Dans la persécution de la secte de Yehetuan, pour conserver l’honneur de leur virginité et la foi chrétienne, ces deux sœurs s’opposèrent courageusement à la cruauté sadique et barbare des persécuteurs et furent percées de coups de lances.

Le 6 juillet.

Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l’âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l’agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.
2*. Sainte Cyrias, vierge et martyre
3.        À Fiesole en Toscane, saint Romulus, vénéré comme diacre et premier martyr de la cité.
4*.        En Égypte, vers 429, saint Sisoès, surnommé le Grand, ermite remarquable par la pratique de la vie monastique.
5*.        Commémoraison de saint Palladius, évêque. Venu de Rome en Irlande, à l’époque où saint Germain d’Auxerre combattait chez les Bretons l’hérésie de Pélage, il mourut en Écosse en 432.
6*.        Au territoire d’Armagh en Irlande, l’an 517, sainte Monenne, abbesse du monastère de Killeevy, qu’elle avait fondé.
7.        Sur les bords du Rhin, entre Bingen et Coblence, saint Goar, prêtre. Originaire d’Aquitaine, il construisit, avec les encouragements de l’évêque de Trèves, un hospice et un oratoire pour accueillir les pèlerins et veiller au salut de leurs âmes.
8*. Dans le village de Condatiscensi dans la région du Jura en Bourgogne Saint Just, moine
9.        À Londres, en 1535, la passion de saint Thomas More, dont la mémoire est célébrée avec celle de saint Jean Fisher le vingt-deux juin.
10*.        À Londres, en 1585, le bienheureux Thomas Alfield, prêtre et martyr. Dans un premier temps, sous la torture, il abjura la foi catholique, mais, envoyé en exil, il se repentit, revint dans sa patrie et, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait répandu une Apologie pour les catholiques, il subit à Tyburn le supplice de la pendaison.
11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Augustin-Joseph Desgardin, religieux et martyr. Moine cistercien à l’abbaye de Sept-Fons, sous le nom de frère Élie, il fut, sous la Révolution française, en raison de sa profession religieuse, emprisonné, puis déporté sur un bateau négrier, où il mourut de maladie en soignant ses codétenus malades.
12*.        À Orange en Provence, l’an 1794, la bienheureuse Suzanne de Loye (sœur Marie-Rose), vierge moniale et martyre. Bénédictine de Caderousse et première victime d’un groupe de trente-deux religieuses de divers Ordres et couvents, rassemblées dans la même prison sous la Révolution française, parce qu’elles entendaient persévérer dans la vie religieuse, et condamnées à mort à des jours successifs. Elle monta sans peur à l’échafaud et fut guillotinée.
13.        À Shuangzhong, près de Jixian dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Pierre Wang Zuolong, martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, conduit au temple d’une idole, il refusa d’abjurer la foi et mourut empalé.
14*.        À Rome, en 1922, la bienheureuse Marie-Thérèse Ledochowska, vierge, qui se donna entièrement aux Noirs réduits en esclavage et fonda la Société de Saint Pierre Claver.
15*.        À Buenos Aires en Argentine, l’an 1943, la bienheureuse Nazaire de Sainte-Thérèse March Mesa, vierge. Née en Espagne, émigrée au Mexique avec sa famille, animée d’un grand zèle missionnaire, elle se dépensa tout entière pour évangéliser les pauvres dans différents pays d’Amérique latine et fonda l’Institut des Missionnaires Croisées.

Le 7 juillet.

  1.       Commémoraison de saint Panthène d’Alexandrie, homme apostolique, rempli de science et de sagesse ; il eut tant de zèle et d’amour pour la parole de Dieu qu’il alla, dit-on, prêcher l’Évangile du Christ, dans l’ardeur de sa foi et de son dévouement, jusqu’aux extrémités de l’Orient ; puis revenu à Alexandrie, il y reposa dans la paix, sous Antonin Caracalla, vers 215.
    2.        À Eboriacum au pays de Meaux, l’an 695, sainte Édelburge, abbesse du monastère de Fare (Faremoutiers). Fille d’un roi des Angles orientaux, par son abstinence sévère et sa virginité perpétuelle, elle rendit gloire à Dieu.
    3.        À Winchester en Angleterre, l’an 706, saint Hedde, évêque des Saxons de l’Ouest, homme de sagesse remarquable, qui transféra de Dorchester dans cette cité le corps de saint Birin et y établit son siège épiscopal.
    4.        À Eichstadt en Franconie, l’an 787, saint Guillebaud (Willibald), évêque. Il fut d’abord moine et se fit longtemps pèlerin dans les lieux saints et dans de nombreuses régions où il restaura la vie monastique ; enfin, ordonné premier évêque d’Eichstadt par saint Boniface, il coopéra à l’œuvre d’évangélisation de la Germanie et convertit au Christ bien des peuples.
    5*.        À Tamlacht en Irlande, l’an 789, saint Maël Ruain, évêque et abbé, qui se dépensa pour restaurer la célébration de la liturgie, le culte des saints et la discipline monastique.
    6.        À Urgell en Catalogne, l’an 1122, saint Odon, évêque. Il était laïc quand il fut élu évêque par acclamation du peuple ; il prit la défense des humbles et se montra bienveillant envers tous.
    7*.        À Pérouse en Ombrie, l’an 1304, le trépas du bienheureux Benoît XI, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Plein de bienveillance et de douceur, redresseur des querelles et ami de la paix, il promut, pendant un bref pontificat, la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion.
    8*.        À Fossano dans le Piémont, en 1400, le bienheureux Oddin Barotti, prêtre. Curé pauvre et mortifié, alors que sévissait une épidémie, il dépensa toutes ses forces, nuit et jour, auprès des malades et des moribonds.
    9*.        À Winchester en Angleterre, l’an 1591, les martyrs Roger Dickinson, prêtre, et Raoul Milner, paysan et père de famille, pauvre et illettré, mais ferme dans la foi. Ils furent arrêtés ensemble, sous la reine Élisabeth Ière, et condamnés aux supplices de la pendaison. On vénère en même temps qu’eux le bienheureux Laurent Humphrey, qui avait embrassé dans sa jeunesse la foi catholique et qui fut pendu au gibet au même lieu, un jour non précisé.
    10*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Joseph Juge de Saint-Martin, prêtre et martyr. Chanoine de Limoges au moment de la Révolution française, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, à cause de son sacerdoce, et y mourut de maladie par manque d’eau douce.
    11*.        Orange de Provence, en 1794, la bienheureuse Iphigénie de Saint-Matthieu (Françoise-Marie-Suzanne de Gaillard de La Valdène), vierge et martyre. Sacramentine de Bellène, elle fut guillotinée pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.
    12.        En Chine, près de la ville de Hengchow dans la province de Hunan, en 1900, les saints martyrs Antonin Fantosati, évêque, et Joseph-Marie Gambaro, prêtre, tous deux franciscains. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, alors qu’ils accostaient à la rive du fleuve pour venir en aide aux fidèles, ils furent massacrés à coups de pierres.
    13.        En Chine, près de la ville de Weihwei, dans la province de Hunan, en 1900, saint Marc Ji Tianxiang, martyr. Il avait été privé de l’Eucharistie pendant trente ans parce qu’il refusait de ne plus fumer d’opium, mais il ne cessa pas de prier pour obtenir une mort pieuse. Appelé en jugement, il professa la foi du Christ d’un cœur ferme et obtint ainsi de prendre part au banquet du ciel.
    14.        En Chine, dans la province de Hunan, à Hujiacun près de Shenxian, et en 1900, sainte Marie Guo Lizhi, martyre. Telle une autre mère des Maccabées, elle accompagna au lieu du supplice sept personnes de sa famille, les confirmant dans leur constance et demandant d’être exécutée en dernier. Enfin elle suivit au ciel ceux qu’elle y avait guidés.
    15*.        Au village de Rakunai en Mélanésie, l’an 1945, le bienheureux Pierre To Rot, martyr. Père de famille et catéchiste, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté par l’occupant japonais pour avoir persévéré dans sa fonction et subit une injection de poison mortel.
    16*.        À León au Nicaragua, en 1977, la bienheureuse Marie Romero Meneses, vierge, des Filles de Marie Auxiliatrice qui prit à cœur la formation des jeunes filles, surtout les pauvres et les abandonnées, au Costa Rica, et qui répandit la dévotion à l’Eucharistie et à la Vierge Marie.
    **.        En Italie, en 1932, le bienheureux Carlos Liviero, evêque de Citta di Castello en Italie et fondateur de la congrégation des petites servantes du Sacré Cœur. (béatifié le 27 mai 2007 par Benoît XVI).

Le 8 juillet.

  1.       Commémoraison des saints Aquila et Prisca ou Priscille, époux, qui se firent à Corinthe les compagnons de travail de saint Paul, rassemblant l’Église dans leur maison et risquant leur tête pour sauver la vie de l’Apôtre.
    2.        Héraclée en Thrace, sainte Glycérie, martyre.
    3.        À Césarée de Palestine, saint Procope, martyr. Conduit de Scythopolis à Césarée, vers 303, sous l’empereur Dioclétien, il y fut décapité sur l’ordre du juge Fabien, quand celui-ci eut constaté la fermeté de sa première réponse.
    4.        À Taormina en Sicile, saint Pancrace, évêque et martyr, que l’on pense avoir été le premier à la tête de cette Église.
    5.        À Toul, au Ve siècle, saint Auspice, évêque
    6*.        En Rhénanie, au Ve siècle, saint Disibode. Ermite d’origine irlandaise, il réunit quelques compagnons et fonda un monastère sur les bords de la Nahe.
    7*.        À Belsen dans le Brabant, en 690, sainte Landrade, abbesse du monastère qu’elle avait fondé en ce lieu.
    8.        À Wurtzbourg en Germanie, vers 689, saint Kilian, évêque et martyr. Originaire d’Irlande, il parvint en cette région pour y annoncer l’Évangile et, à cause des exigences morales du christianisme qu’il rappelait, il fut massacré avec ses compagnons, le prêtre Coloman et le diacre Totnan
    9.        À Constantinople, vers 840, la passion des saints moines du monastère Saint-Abraham, qui voulurent démontrer à l’empereur iconoclaste Théophile la légitimité du culte des saintes images et furent, sur son ordre, chassés de la ville et finalement massacrés.
    10*.        Au diocèse de Modène en Émilie, l’an 885, le trépas de saint Adrien III, pape. Il mit tous ses efforts à réconcilier l’Église de Constantinople avec l’Église romaine et, alors qu’il se rendait en France, il fut atteint d’une grave maladie et mourut très saintement au bourg de Spilamberto et fut enterré au monastère de Nonantola.
    11*.        À Tivoli près de Rome, en 1153, le trépas du bienheureux Eugène III, pape. Disciple de saint Bernard et premier abbé du monastère cistercien des Saints Vincent et Anastase aux Eaux Salviennes (Saint-Paul aux Trois Fontaines), il fut élu au siège de Rome, alors que la ville était dans l’effervescence politique ; il s’employa avec bonheur à défendre le peuple de la cité des incursions des infidèles et à améliorer la discipline.
    12*.        À Shimabara au Japon, en 1623, le bienheureux Mancius Araki, martyr. Pour avoir reçu chez lui un prêtre, le bienheureux François Pacheco, il fut mis en prison, où il mourut de tuberculose
    13.        Dans la ville de Yomnienin, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Jean Wu Wenyin, catéchiste et martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, comme il refusait d’abandonner la foi chrétienne pour le culte des idoles, il fut mis à mort.

Le 9 juillet.

Mémoire des saints Augustin Zhao Rong, prêtre, Pierre Sans i Jorda, évêque et leurs compagnons, martyrs, ils ont attesté avec vigueur l’Évangile du Christ par la parole et par l’action et, à cause de leur prédication ou de leur confession de foi, ils ont été mis à mort, victimes de persécutions entre 1648 et 1930.
2*.        À Reggio d’Émilie, en 1491, la bienheureuse Jeanne Scopelli, vierge carmélite, qui fonda un monastère avec les dons de ses concitoyens et un jour de disette, par sa prière, réussit à fournir du pain à ses sœurs
3*.        À Londres, en 1539, le bienheureux Adrien Fortescue, martyr. Père de famille, chevalier, il fut accusé faussement de haute trahison, sous le roi Henri VIII, détenu deux fois en prison, et enfin décapité.
4.        À Brielle sur la Meuse dans les Pays-Bas, en 1572, la passion de saint martyrs Nicolas Pieck, prêtre, et ses compagnons. Pour avoir défendu la doctrine catholique sur la présence du Christ dans l’Eucharistie et l’autorité de l’Église romaine, ils furent soumis par les calvinistes à toutes sortes d’outrages et de tourments, enfin étranglés par pendaison, achevant ainsi leur combat.
5.        À Tiferno en Ombrie, l’an 1727, sainte Véronique Giuliani, abbesse du monastère de clarisses capucines. Célèbre par les faveurs spirituelles qu’elle reçut, elle communia, de corps et d’âme, à la passion du Christ, au point d’être tenue enfermée pendant cinquante jours, offrant un exemple admirable de patience et d’obéissance.
6*. À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Mélanie et Marie Anne Magdelaine de Guilhermier et Marie Anne Marguerite  ursulines de Bollène, vierges moniales et martyres, guillotinées à cause de leur fidélité à la vie religieuse.
7.        En Chine, dans la ville de Hsiamen de la province de Guizhou, en 1839, saint Joachim He Kaizhi, catéchiste, martyr, qui mourut étranglé pour la foi du Christ.
8.        En Chine, dans la ville de Tai-Yuam de la province de Shanxi, en 1900, les saints martyrs Grégoire Grassi et François Fogolla, évêques, franciscains, et vingt-quatre compagnons Saints, furent massacrés par la secte de Yihetuam, en haine du nom chrétien.
9.*        À Sao-Paolo au Brésil, en 1942, sainte Pauline du Cœur agonisant de Jésus (Aimable Visenteiner), vierge. Émigrée toute jeune d’Italie, elle fonda la Congrégation des Petites Sœurs de l’Immaculée Conception pour le service des malades et des pauvres et, après bien des difficultés, elle s’y dévoua dans la plus grande humilité et une prière continue.
10*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Fidèle Chijnacki, religieux capucin et martyr. Arrêté avec les vingt-deux religieux du couvent de Lublin, déporté avec tout le groupe à Sachsenhausen puis à Dachau, il mourut dans ce dernier camp, épuisé par la tuberculose et les mauvais traitements.

Le 10 juillet.

  1.       À Rome, les saints Félix et Philippe au cimetière de Priscille, Vital, Martial et Alexandre au cimetière des Jordani, Silanus au cimetière de Maxime, et Janvier au cimetière de Prétextat. L’Église se réjouit de célébrer en commun leur mémoire : elle se glorifie de tant de triomphes en un seul jour, car elle est fortifiée par leur intercession multipliée, en même temps que par leur exemple multiple.
    2.        Sur la voie Cornelia, au neuvième mille de la ville de Rome, les saintes Rufine et Seconde, martyres.
    3.        En Sabine, les saintes Anatolie et Victoire, martyre
    4.        En Afrique, les saints Janvier et Marin, martyrs
    5.        À Iconium en Lycaonie, saint Apollonius de Sardes, martyr, dont on rapporte qu’il consomma son martyre par la croix.
    6.        À Nicopolis en Arménie, vers 320, les saints martyrs Léonce, Maurice, Daniel, Antoine, Anicet, Sisinnius et d’autres compagnons, qui, sous l’empereur Licinius et par ordre du préfet Lysias, furent soumis à toutes sortes de tourments.
    7.        En Pisidie, les saints martyrs Biance et Silvain.
    8*.        À Nantes, au VIIe siècle, saint Pasquier, évêque, qui accueillit saint Hermeland et douze autres moines, qu’il avait sollicités de l’abbé de Fontenelle, et qu’il plaça dans l’île d’Indre sur la Loire, pour qu’ils y établissent un monastère.
    9.        À Tamise en Flandre, au VIIIe siècle, sainte Amalberge, qui reçut le voile des vierges des mains de saint Willibrord.
    10*.        À Pérouse en Ombrie, l’an 1007, saint Pierre Vincioli, prêtre et abbé. Il reconstruisit l’ancienne cathédrale Saint-Pierre, qui tombait en ruine et lui adjoignit un monastère pour la desservir. Malgré des oppositions répétées, mais avec une extrême patience, il y introduisit les coutumes de Cluny.
    11.        À Odense au Danemark, en 1084, saint Canut (Knud), martyr. Roi plein de zèle, il développa dans son royaume le culte divin, promut le statut du clergé, fonda les églises de Lund et d’Odense, et périt dans une sédition, alors qu’il assistait à la messe.
    12*.        À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses martyres Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier (Soeur Sainte-Sophie), Sylvie-Agnès de Romillon (Soeur Agnès de Jésus), vierges ursulines de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.
    13.        Dans la ville de Dong Hoi en Annam, l’an 1840, les saints martyrs Antoine Nguyen Hun (Nam) Quynh et Pierre Nguyen Khac Tu, catéchistes, qui furent étranglés à cause de la foi du Christ, sous l’empereur Minh Mang
    14*.        À Damas en Syrie, l’an 1860, la passion des bienheureux martyrs Emmanuel Ruiz, prêtre, et ses compagnons, Les bienheureux Carmel Volta, Pierre Soler, Nicolas Alberca, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio, prêtres, François Pinazo et Jean-Jacques Fernandez, religeux franciscains, François, Abd-el-Mooti et Raphaël Massabk, sept franciscains et trois frères de l’Église maronite. Un groupe de Turcs, fanatisés contre les chrétiens, s’étant introduits de nuit dans le couvent franciscain, leur firent subir divers supplices jusqu’à la mort.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

 

MARTYROLOGE DU 21 AU 30 JUIN

Le 21 juin

  1. Mémoire de saint Louis de Gonzague, religieux. Issu de famille princière, d’une pureté de vie remarquable, il abdiqua en faveur de son frère la principauté de Mantoue pour entrer dans la Compagnie de Jésus, mais en prenant un pestiféré sur ses épaules pour le conduire à l’hôpital, il contracta le mal et mourut à l’âge de vingt-trois ans, en 1591.
    2. À Gaël en Bretagne, au VIe siècle, saint Méen, abbé. Né au pays de Galles, il se retira dans la forêt au cœur de l’Armorique et y fonda un monastère.
    3. Au pays d’Évreux, en 718, saint Leufroy, abbé, qui fonda le monastère de la Sainte-Croix et le dirigea pendant environ quarante-huit ans.
    4*. À Bourges, en 866, saint Raoul, évêque. Soucieux de la vie de ses prêtres, il prit soin de composer avec eux une Institution pastorale recueillant en quarante-cinq chapitres des sentences des Pères et des canons conciliaires.
    5*. À Osca en Aragon, l’an 1126, le trépas de saint Raymond, évêque. Il était chanoine régulier quand il devint évêque de Barbastro et de Roda. Il ne voulait jamais agir de manière militaire contre les ennemis du nom chrétien et eut à souffrir des évêques voisins, qui annexèrent tantôt Roda, tantôt Barbastro.
    6.*. A Urbevéti en Toscane, leBienheureux Thomas, religieux de l’ordre des servants de Marie.
    7. À Londres, en 1600, saint Jean Rigby, martyr. Fils d’un gentilhomme de Lancastre, d’abord anglican, il fut arrêté sous la reine Élisabeth Ière et condamné à mort, parce qu’il s’était réconcilié avec l’Église catholique ; il fut pendu à Southwark et éventré encore vivant.
    8*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques-Morelle Dupas, prêtre et martyr. Arrêté sous la Révolution française parce qu’il exerçait le ministère paroissial dans le Poitou, il fut enfermé sur un bateau négrier. Sévère pour lui-même, mais d’une grande douceur pour les autres, il mourut d’inanition.
    9. À Zapotlanejo au Mexique, en 1927, saint Joseph Isabel Flores, prêtre et martyr. Arrêté durant la grande persécution mexicaine, on lui promit la liberté s’il souscrivait aux lois anticléricales. Sur son refus, il fut fusillé.

Le 22 juin

  1. Mémoire de saint Paulin, évêque. De famille patricienne, il reçut le baptême à Bordeaux, abandonna le consulat et, de très noble et très opulent qu’il était, il se fit pauvre et humble pour le Christ, et s’établit à Nole, en Campanie, près du tombeau du prêtre saint Félix, pour suivre son exemple. Il mena là, avec son épouse Thérèse et des amis, une vie d’ascèse. Devenu évêque de Nole, il se fit remarquer par son érudition et sa sainteté, bâtit un hospice pour les pèlerins et vint en aide aux pauvres. Il mourut en 431.
    2. Mémoire des saints Jean Fisher, évêque, et Thomas More, martyrs. Leur opposition au roi Henri VIII dans la controverse autour de son divorce et sur la suprématie spirituelle du pape, entraîna leur incarcération à la Tour de Londres. Jean Fisher, évêque de Rochester, qui s’était fait remarquer par son érudition et la sainteté de sa vie, fut, en ce jour en 1537, décapité devant sa prison par ordre du roi lui-même. Thomas More, père de famille d’une vie absolument intègre, et chancelier du royaume d’Angleterre, fut décapité le 6 juillet suivant, lié au saint évêque par la même fidélité à l’Église catholique et par le même martyre.
    3. À Rome, commémoraison de saint Flavius Clemens, martyr. En 94, l’empereur Domitien, son cousin, avec qui il venait d’exercer le consulat, le fit mettre à mort sous l’accusation d’athéisme, en réalité à cause de sa foi au Christ.
    4. À Verulam en Grande Bretagne, vers 287, saint Alban, martyr. On rapporte que, soldat non encore baptisé, il avait recueilli dans sa maison un clerc qui lui donna les enseignements de la foi chrétienne. En changeant d’habit, il se livra lui-même à la place de son hôte, et pour ce motif, subit la flagellation, des tourments atroces et fut décapité.
    5. À Caerleon, également en Grande Bretagne, à la fin du IIIe siècle, les saints martyrs Jules et Aaron, qui, après saint Alban, furent mis à mort dans la même persécution, ainsi que beaucoup d’autres qui, en divers endroits subirent des tortures de toutes sortes, eurent leurs membres sauvagement déchirés, et parvinrent ainsi, au terme de leur combat, aux joies de la Jérusalem céleste.
    6. À Dolikha en Syrie, l’an 379, la passion de saint Eusèbe, évêque de Samosate. Au temps de l’empereur arien Constance, il visita, déguisé en soldat, les Églises de Dieu, pour les affermir dans la foi catholique. Ensuite, sous l’empereur Valens, il fut relégué en Thrace et, quand la paix fut rendue à l’Église, au temps de Théodose, il fut rappelé de son exil. Il recommençait ses visites aux Églises, quand une femme arienne lui jeta, du haut d’une maison, une tuile qui lui brisa la tête, et il succomba ainsi en martyr.
    7. Commémoraison de saint Nicétas, évêque de Rémésiana en Dacie, qui mourut en 414. Saint Paulin de Nole le loue, dans un poème, d’avoir fait des barbares des brebis en leur inculquant l’Évangile, de les avoir conduits dans la demeure royale de la paix et d’avoir appris à ces gens, autrefois incultes et brigands, à vibrer d’un cœur romain.
    8*. À Rome, au Latran, l’an 1276, le bienheureux Innocent V, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Après avoir enseigné la théologie à Paris, il fut nommé, malgré lui, au siège épiscopal de Lyon, où il fut, avec saint Bonaventure, modérateur des débats du Concile œcuménique convoqué en vue de réaliser l’union entre les Latins et les Grecs séparés. Élu ensuite à la chaire de Pierre, il mourut après cinq mois de pontificat, plutôt montré que donné à l’Église de Rome.

Le 23 juin

  1. Commémoraison de nombreux saints martyrs de Nicomédie en 303, au temps de l’empereur Dioclétien. Après s’être cachés dans les montagnes et les cavernes, ils souffrirent le martyre avec joie pour le nom du Christ.
    2. Au monastère d’Ely, en Grande Bretagne, l’an 679, sainte Éthelrède (Audrey), abbesse. Fille de roi, et reine de Northumbrie, mariée deux fois, elle reçut des mains de l’évêque saint Wilfrid le voile des moniales dans le monastère qu’elle avait elle-même fondé, et où elle dirigea avec l’autorité d’une mère, par ses exemples et ses avertissements, un grand nombre de vierges.
    3*. À Vannes en Bretagne, vers 914, saint Bili  , évêque et martyr, qui aurait été tué quand les Normands dévastaient la cité.
    4*. À Pavie en Lombardie, l’an 1194, le bienheureux Lanfranc, évêque, homme pacifique, qui souffrit beaucoup en faveur de la paix et de la concorde dans la cité.
    5*. À Onhaye en Hannonie, au XIIIe siècle, saint Walter, prêtre. Alors qu’il traversait la Meuse, rapporte-t-on, un prêtre du voisinage, à qui il reprochait ses vices, l’assassina à coups de rame.
    6*. À Oignies, également en Hannonie, l’an 1213, la bienheureuse Marie. Dotée de dons mystiques, elle vécut, avec le consentement de son époux, en recluse dans une cellule, et fut ainsi à l’origine et à l’organisation du mouvement des béguines.
    7*. Dans l’ermitage de Valmanente dans les Marches, vers 1496, le bienheureux Pierre-Jacques de Pesaro, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.
    8. À Londres, en 1608, saint Thomas Garnet, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après son ordination au Collège anglais de Valladolid, en Espagne, il retourna en Angleterre, fut emprisonné deux fois, condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce que prêtre, et mené à la potence.
    9. À Turin, en 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre, qui se consacra à accroître la piété et la science du clergé piémontais et à réconcilier avec Dieu les malheureux emprisonnés et même les condamnés à mort.
    10*. À Alatri dans le Latium, en 1945, la bienheureuse Marie-Raphaëlle (Saintine Cimatti), vierge, des Sœurs de la Miséricorde pour les malades, qui mena une vie humble et cachée, en donnant tous ses soins continuellement, avec une exquise charité, en particulier aux malades et aux pauvres.

Le 24 juin

  1. La solennité de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, il exulta de joie à la venue du salut des hommes, et sa propre naissance annonça celle du Christ Seigneur. La grâce brilla tellement en lui que le Seigneur lui-même déclara que, parmi les enfants des hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste.
    2. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, au lieu dit les Sept Palombes, les saints martyrs Jean et Festus.
    3. À Autun, vers 375, saint Simplice, évêque. De noble famille et très riche, il vivait avec son épouse dans la plus parfaite chasteté, quand il fut choisi comme évêque.
    4. Au village de Créteil sur le territoire de Paris, au VIe ou VIIe siècle, la passion des saints martyrs Agoard et Aglibert, avec beaucoup d’autres.
    5. À Malines en Brabant, l’an 775, saint Rombaud, que l’on vénère comme ermite et martyr.
    6. À Lobbes en Belgique, l’an 776, saint Théodulphe (Thiou), évêque et abbé.
    7*. À Nantes, en 843, saint Gohard, évêque et martyr. Alors qu’il célébrait les saints mystères avec son peuple dans la cathédrale et qu’il chantait “Élevons notre cœur”, il fut transpercé de flèches par les Normands impies et succomba avec un grand nombre de ses fidèles.
    8*. À Vestervig au Danemark, vers 1065, saint Théodgar, prêtre missionnaire, qui construisit dans la région la première église en bois.
    9. Dans la province chinoise di Sichuan, en 1817, saint Joseph Yuan Zaide, prêtre et martyr, étranglé en haine de la foi chrétienne.
    10*. À Guadalajara au Mexique, en 1963, sainte Marie-Guadelupe (Anastasie Garcia Zavala), vierge, qui contribua activement à fonder la Congrégation des Servantes de Sainte-Marguerite-Marie et des Pauvres et qui exerça avec soin la charité envers les pauvres et les malades.  (canonisée le 12 mai 2013 par le pape François)

Le 25 juin

  1. À Turin, entre 408 et 413, saint Maxime, premier évêque de cette ville. Par sa prédication toute paternelle, il amena les foules païennes à la foi du Christ et les dirigea par son enseignement plein de sagesse à la récompense du salut.
    2. Commémoraison de saint Prosper d’Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.
    3. À Reggio d’Émilie, au Ve ou VIe siècle, saint Prosper, évêque.
    4*. À Maurienne en Savoie, à la fin du VIe siècle, sainte Tigre, vierge, qui mit tout son zèle à développer dans la ville le culte de saint Jean le Précurseur.
    5*. En Écosse, vers 532, saint Moloch ou Luan, abbé, né en Irlande, formé à la vie monastique à Bangor, et fondateur du monastère irlandais de Lismore en Écosse.
    6*. À Jaca en Espagne, vers 716, sainte Eurosie, vierge et martyre.
    7. À Egmond en Frise, au début du VIIIe siècle, saint Adalbert, diacre et abbé, qui aida saint Willibrord dans son œuvre d’évangélisation.
    8*. En Bretagne, l’an 874, saint Salomon, roi et martyr. Durant son règne, il établit des sièges épiscopaux, développa des monastères, maintint la justice, mais, après son abdication, il fut saisi dans une église par des adversaires, qui lui crevèrent les yeux puis le tuèrent.
    9. À Goleto, près de Nusco en Campanie, l’an 1142, saint Guillaume, abbé. Né à Verceil, dans le Piémont, il se fit pèlerin et pauvre pour l’amour du Christ, fonda le monastère de Montevergine, où il enseigna une haute doctrine spirituelle aux compagnons qu’il y rassembla, et établit beaucoup d’autres monastères, tant pour des moines que pour des moniales, dans le sud de l’Italie.
    10*. Dans la Chartreuse du Reposoir en Savoie, l’an 1160, le bienheureux Jean d’Espagne, moine, qui mit par écrit des constitutions pour les moniales de l’Ordre.
    11*. À Marienwerder en Podolie polonaise, l’an 1394, la bienheureuse Dorothée de Montau, vierge, qui vécut recluse dans une cellule touchant la cathédrale, adonnée continuellement à la prière et à la pénitence.
    12*. À Laval en Mayenne, l’an 1794, la bienheureuse Marie Lhuillier, vierge et martyre. Entrée chez les Sœurs hospitalières de la Miséricorde, elle demeura fermement fidèle à ses vœux religieux et à l’Église pendant la Révolution française, et mourut guillotinée.
    13. À Nam Dinh au Tonkin, l’an 1838, les saints martyrs Dominique Henares, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, et François Do Minh Chieu. Le premier propagea la foi chrétienne pendant quarante-neuf ans ; le second, comme catéchiste, lui apporta une aide précieuse. Ils furent décapités ensemble pour le Christ, sous l’empereur Minh Mang.

Le 26 juin

  1. À Rome, commémoraison des saints Jean et Paul, au nom desquels une basilique fut dédiée sur le mont Célius au bord du Clivus Scauri, dans le titre du sénateur Pammachius.
    2. À Trente en Vénétie, l’an 405, saint Vigile, évêque, à qui saint Ambroise adressa, avec les marques de son institution, des directives pastorales. Il s’employa à affermir dans son territoire l’œuvre d’évangélisation et à extirper complètement les restes d’idolâtrie. Il reçut, dit-on, le martyre pour le Christ, blessé à mort par des païens.
    3*. À Nole en Campanie, l’an 405, saint Déodat, évêque, qui succéda à saint Paulin.
    4. En Poitou, vers 515, saint Maixent, abbé, célèbre par ses miracles.
    5. À Thessalonique en Macédoine, vers 540, saint David, ermite, qui vécut pendant près de quatre-vingts ans reclus dans une cellule en dehors des murs de la ville.
    6. Près de Valenciennes, au VIIIe siècle, les saints martyrs Saulve, évêque, et son disciple que l’on appela Supéry. Ils vinrent d’Auvergne dans cette région et, sous le seigneur du lieu Winegard, y subirent le martyre.
    7. À Cordoue en Andalousie, l’an 925, saint Pélage, martyr. À l’âge de treize ans, pour la foi du Christ et pour garder la chasteté en repoussant les avances du calife Abd ar -Rahman III, il fut, sur son ordre, déchiqueté et coupé en morceaux avec des pinces de fer, consommant ainsi glorieusement son martyre.
    8*. À Gubbio en Ombrie, l’an 1064, saint Radulfe, évêque, qui s’appliqua à la prédication et dépensa de grand cœur pour les pauvres tout ce qu’il pouvait soustraire de ses dépenses personnelles
    9 À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D’abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche ; prieur, il convoqua un chapitre général ; contraint par le pape d’accepter l’évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.
    10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Raymond Petiniaud de Jourgnac, prêtre et martyr. Archidiacre de Limoges au moment de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, sur lequel il mourut, couvert de plaies et rongé de vermine.
    11*. À Cambrai, en 1794, les bienheureuses Madeleine Fontaine, Françoise Lanel, Thérèse Fantou et Jeanne Gérard, vierges et martyres. Filles de la Charité, elles furent condamnées à mort en haine de l’Église, dans la même persécution, et conduites à l’échafaud, la tête couronnée du Rosaire, par dérision.
    12.*.Trévise en Vénétie, l’an 1936, le bienheureux André-Hyacinthe Longhin, évêque, qui s’efforça de subvenir, au cours de la première guerre mondiale, aux besoins des réfugiés et des prisonniers et, dans une époque difficile, de défendre avec un soin particulier les droits des ouvriers, des paysans et de tous les pauvres de la société.
    13. Au pays de Qianshengzhuang, près de la ville de Liushuitao dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Ma Taishun, martyr. Médecin et catéchiste, alors que, dans la persécution de la secte de Yihetuan, tous les membres de sa famille avaient failli à la foi, il préféra confesser le Christ par son sang.
    14. À Jalisco, sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Joseph-Marie Robles, prêtre et martyr. Arrêté au cours de la grande persécution en ce pays, alors qu’il allait célébrer la messe dans une maison, il fut pendu à un arbre.
    15*. Dans la région de Lvov en Ukraine, l’an 1941, les bienheureux martyrs Nicolas Konrad, prêtre, et Vladimir Pryjma, qui, sous l’occupation du régime nazi, furent tués dans la forêt de Birck près de la ville de Stradeh ; et le bienheureux André Iscak, prêtre, fusillé au village de Sykhiv.
    16*. À Trévise en Vénétie, l’an 1936, le bienheureux André-Hyacinthe Longhin, évêque, qui s’efforça de subvenir, au cours de la Première Guerre mondiale, aux besoins des réfugiés et des prisonniers et, dans une époque difficile, de défendre avec un soin particulier les droits des ouvriers, des paysans et de tous les pauvres de la société.
    17. À Rome, en 1975, saint José-Maria Escriva de Balaguer, prêtre, né en Espagne, fondateur de l’Opus Dei et de la Société des prêtres de la Sainte Croix dans le dessein de promouvoir la sanctification de chacun dans son état de vie.
    **.        À Naples, en 1948, la bienheureuse Marie Joséphine Catanea, (Maria Guiseppina di Gesu Crocifisso) carmélite (béatifiée par Benoit XVI le 1 juin 2008) Décédé le 14 mars, fête 26 juin.
    **.        À Beyrouth au Liban, en 1954, le bienheureux Jacques Ghazir Haddad Capucin libanais fondateur des sœurs franciscaines de la Croix (béatifié par Benoit XVI le 22 juin 2008).

Le 27 juin

  1. Mémoire de saint Cyrille, évêque d’Alexandrie et docteur de l’Église. Élu au siège de cette Église, il défendit, avec une ardeur singulière, la foi catholique, et joua un rôle de premier plan au Concile d’Éphèse où furent proclamés les dogmes de l’unité de personne dans le Christ et de la maternité divine de la Vierge Marie. Il mourut en 444.
    2. À Carthage, en 203, sainte Guddénis, martyre. Par ordre du proconsul Rufin, pour avoir confessé le Christ, elle fut condamnée à quatre reprises, torturée avec des ongles de fer, longtemps enfermée dans un cachot infect, enfin mise à mort par l’épée.
    3. À Cordoue en Espagne, saint Zoïle, martyr.
    4. À Constantinople, en 560, saint Samson, prêtre, qui s’adonnait au soin des pauvres. On rapporte qu’ayant guéri l’empereur Justinien, celui-ci lui donna de quoi construire un hôpital.
    5. À Chinon en Touraine, au VIe siècle, saint Jean, prêtre breton, qui voulut échapper aux regards des hommes pour l’amour de Dieu en habitant une petite cellule avec un oratoire, devant l’église.
    6*. À Milan, en 1066, saint Ariald, diacre et martyr, qui s’opposa énergiquement aux mœurs des prêtres concubinaires et simoniaques et, à cause de son zèle pour la maison de Dieu, fut tué par deux clercs, après d’atroces supplices.
    7*. À Corneto, près de Bovino dans les Pouilles, vers 1232, le bienheureux Bienvenu de Gubbio, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se mit humblement au service des pauvres, à l’exemple du Christ pauvre.
    8. À Nam Dinh au Tonkin, en 1840, saint Thomas Toan, martyr. Catéchiste et responsable de la mission de Trung Linh, il souffrit en prison pour le Christ des supplices atroces et inouïs, sous l’empereur Minh Mang, et mourut de faim et de soif.
    9*. Au canton de Fribourg en Suisse, l’an 1879, la bienheureuse Marguerite Bays, vierge, qui, tout en exerçant le métier de couturière à domicile, mit tout son cœur à se rendre utile de toute manière à son prochain, sans jamais négliger la prière.
    10*. À Moulins, en 1885, la bienheureuse Louise-Thérèse Montaignac de Chauvance, vierge, fondatrice de la Pieuse Union des Oblates du Sacré-Cœur de Jésus.

Le 28 juin

  1. Mémoire de saint Irénée, évêque et martyr, vers l’an 200. Comme l’écrit saint Jérôme, il fut, dans sa jeunesse, disciple de saint Polycarpe de Smyrne et conserva fidèlement la mémoire du temps des apôtres. Il était prêtre de Lyon quand il succéda à l’évêque saint Pothin et on pense qu’il a été aussi couronné de la gloire du martyre. Il a exposé sans relâche la Tradition apostolique et publié un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies pour défendre la foi catholique.
    2. À Alexandrie, vers 202, sous l’empereur Septime Sévère, les saints martyrs Plutarque, Sérénus, Héraclide, catéchumènes, Héron, néophyte, un autre Sérénus, Héraïs, catéchumène, Potamiène et Marcelle, sa mère. Tous disciples de l’illustre Origène, ils confessèrent le Christ, les uns par l’épée, les autres par le feu. Parmi eux brilla principalement la vierge Potamiène, qui eut d’abord à soutenir de nombreux combats pour sa virginité, puis endura des tourments inouïs pour la foi, et fut enfin brûlée en même temps que sa mère.
    3. À Rome, en 767, saint Paul Ier, pape. Doux et plein de bonté, il parcourait en silence la nuit les cellules où gisaient les malades indigents et leur servait de la nourriture. Défenseur de la foi orthodoxe, il écrivit aux empereurs Constantin Copronyme et Léon de rétablir le statut antique de vénération pour les saintes images. Promoteur attentif du culte des saints, il décida de retirer des cimetières en ruines les corps des martyrs et de les transférer à l’intérieur de la ville, au milieu des hymnes et des cantiques, dans les titres et les monastères, et il s’employa à les honorer.
    4. À Cordoue en Andalousie, l’an 856, saint Argimir, moine et martyr. Dans la persécution des Maures, sous le règne de Mohammed II, le juge le somma de renier le Christ. Lui, qui était avancé en âge, demeura persévérant dans la confession de la foi. On l’étendit vivant sur le chevalet et on l’acheva d’un coup d’épée.
    5*. À Hasunger en Hesse, l’an 1019, saint Heimrad, prêtre et ermite. Congédié du cloître et en butte au mépris et aux quolibets de beaucoup, il se fit vagabond pour le Christ.
    6. À Londres, en 1654, saint Jean Southworth, prêtre et martyr. Arrêté pour exercice des fonctions sacerdotales sur le sol britannique, il subit plusieurs fois la prison et l’exil. Enfin condamné à mort sous le protectorat d’Olivier Cromwell, en voyant, à Tyburn, le gibet avec la corde, il s’écria qu’il tenait la potence pour la croix du Christ.
    7. À Lovere en Lombardie, l’an 1847, sainte Vincente Gerosa, vierge, fondatrice, avec sainte Bartholomée Capitanio, de l’Institut des Sœurs de la Charité.
    8. À Wanglajia, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saintes martyres Lucie Wang Cheng, Marie Fan Kun, Marie Qi Yu et Marie Zheng Xu, jeunes filles élevées dans un orphelinat, qui durant la persécution de la secte de Yihetuan, se tenant unies par la main comme si elles allaient à la noce, périrent à coups d’épée.
    9. Dans la même province, à Jieshuiwang près de Shenxian, la même année, sainte Marie Du Zhaozhi, martyre. Mère d’un prêtre, elle avait commencé à fuir, mais revenue sur ses pas et ne voulant pas renier la foi du Christ, elle offrit la nuque, d’une âme égale, au sabre des ennemis.
    10*. Dans la ville de Drohobych en Ukraine, l’an 1941, les bienheureux Sévérien Baranyk et Joachim Senkivskyj, prêtres de l’Ordre de Saint Josaphat et martyrs. Sous le régime soviétique, ils furent détenus en prison pour leur fidélité à l’Église romaine et y moururent.
    **        En Italie, en 1951, la bienheureuse Maria Pia Mastena fondatrice des religieuses de la Sainte Face (béatifiée le 13 novembre 2005 par Benoît XVI)

Le 29 juin

  1. Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron ; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64 ; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.
    2. À Gênes en Ligurie, vers 330, saint Syr, honoré comme évêque.
    3. À Narni en Ombrie, l’an 558, saint Cassius, évêque. Selon le pape saint Grégoire le Grand, il offrait chaque jour à Dieu le sacrifice d’expiation en fondant en larmes et distribuant en aumônes tout ce qu’il avait. Enfin, le jour natal des Apôtres, à l’occasion duquel il avait l’habitude de se rendre chaque année à Rome, après avoir célébré les saints mystères dans sa cité et distribué à tous le corps du Seigneur, il s’en alla vers le Seigneur.
    4*. À Gurk en Carinthie (Autriche), vers 1045, sainte Emma, comtesse, qui vécut quarante ans dans le veuvage et se montra très généreuse pour les pauvres et pour l’Église.
    5*. En vue de l’île Majorque, l’an 1316, le trépas du bienheureux Raymond Lulle ; religieux du Tiers-Ordre de saint François et martyr. Homme de science éminente et de doctrine éclairée, il instaura un dialogue fraternel avec les Sarrasins, mais fut lapidé à Bougie et, laissé pour mort, fut recueilli par des marins.
    6. À Xinoluyi, près de Shenxian dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Paul Wu Juan, son fils Jean-Baptiste Wu Mantang et son neveu Paul Wu Wanshu. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils confessèrent qu’ils étaient chrétiens et furent mis à mort.
    7. À Dujiadun, dans la même région et la même persécution, les saintes Marie Du Tianshi et sa fille Madeleine Du Fengju, martyres. Elles s’étaient cachées dans les roseaux, mais en furent retirées à coups de fusil et massacrées à cause du nom chrétien. Madeleine vivait encore quand elle fut jetée dans la fosse.

Le 30 juin

  1. Mémoire des premiers saints martyrs de la sainte Église romaine. En 64, après l’incendie de la ville de Rome, l’empereur Néron accusa faussement les chrétiens de ce forfait et en fit cruellement périr un grand nombre : les uns, revêtus de peaux de bêtes, furent exposés aux morsures des chiens ; d’autres crucifiés ; d’autres transformés en torches, afin qu’à la chute du jour ils servissent d’éclairage nocturne dans le cirque. Tous étaient disciples des Apôtres ; ils furent les premiers des martyrs que l’Église romaine offrit au Seigneur.
    2. À Alexandrie, vers 202, la passion de saint Basilide. Sous l’empereur Septime Sévère, après avoir défendu la vierge sainte Potamiène allant au supplice contre les insultes de quelques hommes sans pudeur, il reçut d’elle la récompense de ce religieux office, car, grâce à ses prières, il se convertit au Christ et, après un combat de peu de durée, il reçut la gloire du martyre.
    3. À Limoges, vers 250, saint Martial, évêque.
    4*. Au Mans, vers 623, saint Bertrand, évêque, pasteur pacifique, attentif aux pauvres et aux moines.
    5*. À Salzbourg en Bavière, vers 718, sainte Érentrude, première abbesse de Nonnberg et nièce de saint Rupert, dont elle aida la prédication par sa prière et son travail.
    6. À Salanigo, sur le territoire de Vicence en Vénétie, l’an 1066, saint Thibaud, prêtre et ermite. De la famille des comtes de Brie et de Champagne, il préféra aux honneurs et aux richesses se faire pèlerin pour le Christ avec son ami Gautier, dans la pauvreté et la solitude.
    7. À Neutra (Nyjtic) en Moravie, l’an 1095, le trépas de saint Ladislas. Roi de Moravie, il rétablit dans son état les lois chrétiennes édictées par saint Étienne, il corrigea les mœurs, donnant lui-même l’exemple des vertus et, quand la Croatie fut réunie à la Hongrie, il travailla énergiquement à y développer la foi chrétienne et établit à Zagreb un siège épiscopal. Il mourut alors qu’il allait réprimer une révolte des Bohêmes, et son corps fut déposé ensuite à Nagy-Varad en Transylvanie.
    8. À Bamberg en Franconie, l’an 1139, saint Othon, évêque, qui mit un zèle extrême à prêcher l’Évangile aux peuples de la Poméranie.
    9*. À Osnabrück en Saxe, l’an 1224, saint Adolphe, évêque, qui avait adopté les coutumes cisterciennes à l’abbaye du Camp.
    10*. À Londres, en 1646, le bienheureux Philippe Powell, prêtre, moine bénédictin et martyr. D’origine galloise, capturé sur un navire parce qu’il était prêtre et qu’il gagnait l’Angleterre, il fut conduit à la potence à Tyburn, sous le roi Charles Ier.
    11*. À Naples, en 1744, le bienheureux Janvier-Marie Sarnelli, prêtre rédemptoriste, qui s’employa activement à secourir les miséreux de tout genre.
    12. Dans la ville de Hai Duong au Tonkin, en 1838, saint Vincent Do Yên, prêtre dominicain et martyr, qui fut décapité en haine de la foi chrétienne sous l’empereur Minh Mang.
    13. À Chendu, près de Jiaohe dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints frères martyrs Raymond Li Quanzhen et Pierre Li Quanhui. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils portèrent un témoignage éclatant au Christ : le premier, conduit à un temple païen, refusa d’adorer les idoles et tomba sous les coups de verges ; le second fut mis à mort avec une égale cruauté.
    14*. Commémoraison du bienheureux Zénon Kovalyk, prêtre rédemptoriste et martyr à Lvov en Ukraine. En 1941, sous l’occupation du pays par le régime nazi, il mérita de recevoir, un jour inconnu de ce mois, la palme du martyre
    15*. Winnipeg dans la province du Manitoba au Canada, le Bienheureux Basile Velyckovskyj, évêque et martyr de l’Eglise grecque catholique Ukraine

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org