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MARTYROLOGE DU 11 AU 20 NOVEMBRE

Le 11 novembre

  1. Mémoire de saint Martin, évêque. Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour.
    2. Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
    3. À Vence en Provence, après 465, saint Véran, évêque. Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.
    4. Commémoraison de saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.
    5. À Amathonte dans l’île de Chypre, en 636, le trépas de saint Jean l’Aumônier, évêque d’Alexandrie, célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.
    6*. Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.
    7. À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes ; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.
    8. Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.
    9. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Marine d’Omura, vierge et martyre, qui fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    10*. À Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne, l’an 1939, la bienheureuse Alice Kotowska, vierge de la Congrégation des Sœurs de la Résurrection et martyre. Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus.
    11. À Sofia en Bulgarie, l’an 1952, la passion du bienheureux Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli, passioniste et martyr. Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de L’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès.
    **.        À Vérone en Italie, en 1855, la bienheureuse Vincenza Maria Poloni, fondatrice des sœurs de la miséricorde de Vérone (béatifiée par Benoit XVI le 21 septembre 2008)

Le 12 novembre

  1. Mémoire de saint Josaphat, évêque et martyr. Né dans l’orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l’union catholique et, devenu évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l’unité, attentif à donner toute sa splendeur à la liturgie byzantine slave. Au cours d’une visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule déchaînée contre lui et mourut pour l’unité de l’Église et la défense de la vérité catholique.
    2. Près d’Ancyre en Galatie, au Ve siècle, saint Nil, abbé, qui fut disciple de saint Jean Chrysostome, gouverna longtemps son monastère et diffusa par ses écrits la spiritualité ascétique.
    3*. Dans la région d’Aberdeen en Écosse, à la fin du VIe siècle, saint Machar, évêque, d’origine irlandaise, disciple de saint Colomba et considéré comme le fondateur de cette Église.
    4*. À Vienne en Gaule, après 552, saint Hésychius, évêque qui fut auparavant questeur et participa aux conciles des évêques des Gaules à Orléans et à Paris. 3
    5. Sur les hauteurs de La Cogolla en Castille, vers 574, saint Émilien, prêtre. Après une vie érémitique puis cléricale, il embrassa la vie monastique, toujours généreux envers les pauvres et doté de l’esprit de prophétie.
    6. À Cologne en Germanie, vers 660, saint Cunibert, évêque, qui, après les invasions barbares, rénova la vie chrétienne et la piété des fidèles dans la ville et tout le pays alentour.
    7. À Deventer dans la Frise, vers 785, saint Lébuin, prêtre. Moine venu d’Angleterre, il s’attacha à annoncer aux habitants de la région la paix du Christ et le salut.
    8. Près de Casimiria, sur la Warta en Pologne, l’an 1003, les saints martyrs Benoît, Jean, Matthieu et Isaac. Moines camaldules venus d’Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur familier polonais, qui fut pendu sur la place de l’oratoire.
    9*. À Pise en Toscane, au XIVe siècle, le bienheureux Jean, surnommé de la Paix, qui quitta le service des armes pour celui de Dieu dans le Tiers-Ordre de saint François.
    10. À Alcala en Andalousie, l’an 1463, saint Didace (Diégo), religieux de l’Ordre des Mineurs, célèbre par son humilité et sa charité dans le soin des malades, aussi bien aux îles Canaries qu’à l’église Sainte-Marie de l’Ara Cœli à Rome, à Séville et enfin à Alcala, où il mourut.
    11. À Tulimar au Mexique, en 1927, saint Marguerit Florès, prêtre et martyr. Dans la grande persécution mexicaine, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et abattu par une rafale de mitrailleuse.
    12*. À Alcudia de Carlet, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Medez Ferris, martyr. Parce que membre de l’action catholique, il fut fusillé avec ses trois frères religieux, dans la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.

Le 13 novembre

  1. À Césarée de Palestine, la passion des saints martyrs Antonin, Nicéphore, Zébinas, Germain et la vierge Manathas, en 308. Cette dernière fut d’abord meurtrie de coups puis brûlée, sous l’empereur Galère Maximien ; les autres, d’une voix intrépide et libre, ayant accusé d’impiété le préfet Firmilien, alors qu’il sacrifiait aux dieux, furent décapités.
    2. À Aix en Provence, au IVe siècle, saint Mitre, de condition servile, qui trouva sa liberté dans le Christ.
    3. À Tours, vers 444, saint Brice, évêque. Disciple de saint Martin, il succéda à son maître pendant quarante-sept ans, non sans subir de multiples traverses et l’occupation de son siège par deux évêques successifs.
    4. Commémoraison des saints Arcadius, Paschase, Probus et Eutychien, espagnols, martyrs en Afrique en 437. Durant la persécution des Vandales, ils déclarèrent qu’ils ne suivraient jamais l’hérésie arienne ; pour ce motif, ils furent d’abord proscrits par le roi Genséric, puis poussés à l’exil. Ils endurèrent ensuite des tortures atroces et à la fin on les fit mourir de diverses façons. Alors parut avec éclat la constance d’un jeune enfant, Paulillius, le frère de Paschase et d’Eutychien : comme on ne pouvait l’ébranler dans son attachement à la foi catholique, on le frappa longtemps à coups de bâton et on le condamna au plus vil esclavage.
    5*. À Vienne en Gaule, vers 518, saint Léonien, abbé. Originaire de Pannonie, il fut fait prisonnier par des barbares et amené en Gaule, à Autun d’abord, puis bientôt à Vienne, où il dirigea très saintement des moines et des moniales pendant plus de quarante ans.
    6. À Clermont, en 525 ou 526, saint Quintien, évêque. D’origine africaine, il occupa d’abord le siège épiscopal de Rodez, mais, menacé de mort par les Wisigoths, il trouva refuge en Auvergne et en devint évêque.
    7*. À Tiferno en Ombrie, commémoraison de saint Floride, évêque. Le pape saint Grégoire le Grand a été témoin de sa doctrine et de sa sainteté. Avec lui on commémore saint Amance, son prêtre, plein de charité envers les malades et vertueux en tout point.
    8*. À Rodez, vers 580, saint Dalmace, évêque, dont saint Grégoire le Grand loue la générosité envers les pauvres.
    9*. Dans la vallée de la Suze en Suisse, au VIe ou VIIe siècle, saint Himier, ermite, qui y annonça l’Évangile.
    10. À Tolède en Espagne, l’an 657, saint Eugène, évêque, qui donna tous ses soins à l’organisation de la liturgie.
    11*. Dans le Cambrésis, vers 670, sainte Maxellende, vierge et martyre. On dit que choisissant pour époux le Christ, elle refusa de suivre l’homme à qui ses parents l’avaient promise, et que celui-ci la tua d’un coup d’épée.
    12. À Rome, près de saint Pierre, en 867, saint Nicolas Ier, pape, qui montra une vigueur apostolique pour affermir l’autorité du pontife romain dans toute l’Église de Dieu.
    13*. Au monastère de La Réole en Gascogne, l’an 1004, le trépas de saint Abbon, abbé de Fleury, merveilleusement instruit dans les saintes Écritures et dans les lettres. Alors qu’il avait réprimandé un moine indiscipliné de La Réole et qu’il cherchait à mettre la paix dans ce monastère, il succomba, frappé d’un coup de lance.
    14*. À Ivréa dans le Piémont, commémoraison du bienheureux Varmond, évêque, homme de vive foi, de piété et d’humilité, qui défendit la liberté de l’Église contre les tentatives des grands, construisit la cathédrale, encouragea l’ordre monastique et développa l’école épiscopale. Il mourut vers 1010-1014.
    15. À Crémone en Lombardie, l’an 1197, saint Homobon. Commerçant, il mena une vie de prière et de charité, allant visiter et soulager les pauvres, réunissant les enfants à l’abandon pour les éduquer et mettant la paix dans les familles.
    16. À Rome, en 1894, sainte Augustine (Livie Pietrantoni), vierge de la Congrégation des Sœurs de la Charité, qui se donna de tout son cœur au soin des malades contagieux à l’hôpital du Saint-Esprit, jusqu’à ce qu’un malade, saisi de fureur homicide, la tue d’un coup de couteau.
    17*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à Simat de Valldigna, le bienheureux Jean Gonga Martinez, martyr
    18*. En Espagne, à Porticol de Tavernes près de Carcaixent, la bienheureuse Marie du Patronage de Saint-Jean (Marie Giner Gomis), vierge de l’Institut des Sœurs missionnaires clarétines martyr, victime de la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.
    19*. en Bulgarie, à Sofia, les bienheureux Pierre Vicev, Paul Dzidzov et Joseph Siskov, prêtres
    **        En Autriche, en 1944, le bienheureux Carl Lampert, prêtre martyr, victime des nazis. (béatifié le 13 novembre 2011 par Benoît XVI)

Le 14 novembre

  1. À Héraclée en Thrace, saint Théodote, prêtre et martyr.
    2. À Gangres en Paphlagonie, au IVe siècle, saint Hypace, évêque et martyr, qui succomba sous les pierres lancées par les hérétiques novatiens sur son chemin.
    3. À Avignon, peut-être au IVe siècle, saint Ruf, que l’on estime avoir été le premier à diriger la communauté chrétienne de ce lieu.
    4*. Dans l’île de Bardsey au sud du pays de Galles, au VIe siècle, saint Dubrice, évêque et abbé, considéré comme un des fondateurs du monachisme au pays de Galles.
    5*. À Traù ou Trogir en Dalmatie, l’an 1170, saint Jean, évêque. Après avoir été ermite au monastère camaldule d’Osorin, il reçut la charge de l’épiscopat et défendit avec succès la cité de la destruction du roi Coloman.
    6. À Eu en Normandie, l’an 1180, le trépas de saint Laurent O’Toole, évêque de Dublin. Dans les circonstances difficiles de son temps, il défendit avec énergie la discipline de l’Église et s’appliqua à rétablir la concorde entre les princes. En allant au-devant du roi Henri II d’Angleterre, il obtint lui-même les joies de la paix éternelle.
    7*. Au monastère Sainte-Marie de Gualdo Mazocca près de Campobasso dans les Abruzzes, en 1170, le bienheureux Jean de Tupharia, ermite.
    8*. Au Jardin de Sainte-Marie en Frise, l’an 1230, saint Siard, abbé prémontré, remarquable par son obéissance à la Règle et sa générosité envers les pauvres.
    9*. À Alger, en 1240, saint Sérapion, le premier membre de l’Ordre de la Merci qui mérita de recevoir la couronne du martyre pour la délivrance des captifs et la prédication de la foi chrétienne en pays infidèle.
    10. À Jérusalem, en 1301, les saints martyrs Nicolas Tavelic, Déodat Aribert, Étienne de Cuneo et Pierre de Narbonne, prêtres de l’Ordre des Mineurs ; ayant prêché librement la religion chrétienne sur la place devant les Sarrasins, ils confessèrent avec constance le Christ Fils de Dieu et furent brûlés vifs.
    11*. À Caccamo en Sicile, l’an 1511, le bienheureux Jean Liccio, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Remarquable par sa charité infatigable envers le prochain, son ardeur à propager la prière du Rosaire, son zèle pour la discipline régulière ; il s’endormit dans le Seigneur à l’âge de cent onze ans.
    12. À Binh Dinh en Cochinchine, l’an 1861, saint Étienne-Théodore Cuénot, évêque et martyr. Membre de la Société des Missions étrangères de Paris, il passa plus de vingt-cinq ans dans les travaux apostoliques et, quand se déchaîna la persécution de l’empereur Tu Duc, il fut jeté dans une étable à éléphants et mourut, épuisé par les épreuves.
    **.        En Pologne, en 1872, la bienheureuse Maria Luisa Merkert, cofondatrice et première supérieure de la congrégation de Sainte Elisabeth. (béatifiée le 30 septembre 2007 par Benoît XVI)
    **.         En Italie, en 1889, la bienheureuse Maria Teresa di gesu (Maria Scrilli), religieuse, fondatrice de l’Institut de Notre Dame du Carmel. (béatifiée le 8 octobre 2006 par benoît XVI).

Le 15 novembre

  1. Mémoire de saint Albert, surnommé le Grand, évêque et docteur de l’Église. Né en Bavière, entré dans l’Ordre des Prêcheurs, il enseigna à Paris la philosophie et la théologie oralement et par ses écrits, ayant parmi ses étudiants saint Thomas d’Aquin, et sut magistralement unir la sagesse des saints à la science naturelle et humaine. Ayant dû accepter à contre-cœur l’évêché de Ratisbonne, mal accueilli par le peuple pour sa manière de vivre pauvre et sans faste, au bout d’un an il résigna sa charge, préférant à n’importe quel honneur la pauvreté de son Ordre et il mourut pieusement à Cologne, entouré de ses frères.
    2. À Hippone en Numidie, les saints vingt martyrs, dont saint Augustin a célébré la foi et la victoire, en citant parmi eux l’évêque Fidentien, Valériane et Victoire.
    3. À Édesse en Oshroène, l’an 306, les saints martyrs Gurias, ascète, et Samonas. Sous l’empereur Dioclétien, ils subirent des tortures répétées, et condamnés à mort par le préfet Mysianus, furent décapités.
    4*. En Campagnia, saint Félicis cuius cura pastoralie tcultuhae civitas honestatur
    5. En Bretagne, vers 640, saint Malo, évêque d’Aleth, venu du pays de Galles, et mort, semble-t-il, à Saintes où il s’était exilé.
    6*. À Cahors, vers 655, saint Didier, évêque, qui fit construire plusieurs églises et monastères, et entreprit d’autres travaux d’utilité publique, sans négliger le moins du monde de préparer les âmes comme le vrai temple du Christ. 7
    7*. À Irschenberg en Bavière, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Marin, évêque, et Anien, martyrs.
    8*. Près de Rouen, après 684, saint Saens (Sidonius), abbé. Né en Irlande, il mena la vie monastique d’abord à Jumièges, puis à l’île d’Hério (Noirmoutier), sous la direction de saint Philibert, et enfin dans le monastère qu’il construisit et qui a porté son nom 9
    9*. À Rheinau en Suisse, l’an 879, saint Fintan, ermite. Né en Irlande, il se fit pèlerin pour le Christ à Tours et à Rome, puis moine à plus de cinquante ans et termina sa vie en reclus.
    10. À Klosterneubourg en Autriche, l’an 1136, la mise au tombeau de saint Léopold, margrave d’Autriche, surnommé le Pieux dès son vivant, homme de paix, ami des pauvres et du clergé.
    11*. À Reading en Angleterre, l’an 1539, les bienheureux martyrs Hugues, dit Faringdon, Cook, abbé du monastère bénédictin de ce lieu, Guillaume Eynon, prêtre de Reading, et Jean Rugg, prêtre de Chichester. Ils s’opposèrent avec ténacité à la prétention du roi Henri VIII d’avoir la suprématie dans l’Église d’Angleterre. Accusés faussemet de trahison, ils furent pendus et éventrés devant l’abbaye.
    12*. À Glastonbury, la même année, les bienheureux martyrs Richard Whiting, abbé, Roger James et Jean Thorne, prêtres, moines de l’abbaye de ce lieu. Accusés faussement, eux aussi, de trahison ou de sacrilège, ils furent soumis aux mêmes supplices, sous la tour d’une chapelle du monastère.
    13*. À Ferrare en Émilie, l’an 1544, la bienheureuse Lucie Broccadelli, religieuse, qui supporta avec patience de multiples épreuves et tourments tant dans le mariage que dans le monastère du Tiers-Ordre de Saint Dominique, où elle fut contrainte à l’isolement total.
    14*. À Nagasaki au Japon, l’an 1624, le bienheureux Caius le Coréen, martyr. Catéchiste, il fut brûlé vif pour avoir confessé le Christ.
    15. À Caaro au Paraguay, en 1628, les saints martyrs Roch Gonzalez et Alphonse Rodriguez, prêtres de la Compagnie de Jésus, qui gagnèrent au Christ une population indigène abandonnée en créant des villages appelés vulgairement “réductions”, où la vie sociale et les arts trouvaient leur place en même temps que la vie chrétienne, et ils furent mis à mort par ruse, par un assassin à gages payé par un homme adonné à la magie.
    16. À Rome, en 1811, saint Joseph Pignatelli, prêtre de la Compagnie de Jésus. Alors que celle-ci était presqu’éteinte, il travailla beaucoup à sa reconstitution, célèbre par sa charité, son humilité, la rectitude de sa vie, toujours tendu vers une plus grande gloire de Dieu.
    17. À Mengo en Ouganda, l’an 1886, saint Joseph Mkasa Balikuddembé, martyr. Préfet de la cour royale, une fois baptisé, il gagna au Christ beaucoup de jeunes et protégea les pages de la cour des vices du roi Mwanga. À cause de cela, le roi furieux ordonna de le décapiter. Il avait vingt-cinq ans, et fut la première victime de la persécution de ce roi.
    18*. À San Remo en Ligurie, l’an 1904, la bienheureuse Marie de la Passion (Hélène de Chappotin de Neuville), vierge. Née à Nantes et saisie au fond du cœur par l’humilité et la simplicité de saint François d’Assise, elle fonda l’Institut des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie, avec le souci constant de la condition féminine en terres de mission.
    19. Près de Wadowice en Pologne, l’an 1907, saint Raphaël de Saint-Joseph (Joseph Kalinowski), prêtre. Quand le peuple polonais s’insurgea contre l’oppresseur russe, il fut capturé par les ennemis en faisant la guerre, et déporté en Sibérie. Après avoir subi beaucoup de sévices, il retrouva la liberté et entra dans l’Ordre des Carmes déchaussés qu’il contribua beaucoup à développer.

Le 16 novembre

  1. Mémoire de sainte Marguerite d’Écosse. Née en Hongrie et mariée au roi d’Écosse Malcolm III, à qui elle donna huit enfants, elle s’intéressa grandement au bien du royaume et de l’Église, joignant à la prière et aux jeûnes la générosité envers les pauvres et donnant ainsi un exemple excellent d’épouse, de mère et de reine. Elle mourut en 1003 à Édimbourg, après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille.
    2. Mémoire de sainte Gertrude, surnommée la Grande, vierge moniale. Donnée au Seigneur par ses parents dès l’âge de cinq ans dans l’abbaye cistercienne d’Helfta en Saxe, elle y passa toute sa vie, vouée à la solitude du cloître et aux belles-lettres avec tout son cœur et toute son énergie. Sans renoncer au travail intellectuel, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection, dans la prière et la contemplation du Christ en croix, et mourut le 17 novembre 1301.
    3*. À Capoue en Campanie, vers 250, les saints martyrs Augustin et Félicité, qui auraient souffert sous l’empereur Dèce.
    4*. À Déols dans le Berry, commémoraison des saints Léocade et Ludre, au IVe siècle. Le premier, sénateur des Gaules encore païen, accueillit les premiers prédicateurs de la foi chrétienne dans le pays et fit de sa maison dans ce bourg une église ; le second, qui était son fils, quitta ce monde, dit-on, encore revêtu du blanc vêtement des néophytes.
    5. À Lyon, en 449, saint Eucher, évêque. De l’ordre sénatorial, il se retira d’abord avec sa femme Galle et ses deux fils dans une île proche de celle de Lérins pour y mener une vie ascétique, puis, élu évêque de Lyon, il écrivit des instructions spirituelles pour ses fils et composa la plus ancienne passion des martyrs d’Agaune.
    6. En Suisse, l’an 759, saint Otmer, abbé. À la place de l’oratoire construit par saint Gall, il fonda un monastère sous l’observance de la Règle de saint Benoît et, à côté, un petit hospice pour les lépreux. Pour la défense des droits de son abbaye, il fut saisi par de puissants voisins et relégué dans une île du Rhin, où il mourut, soumis à un régime très sévère.
    7*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1440, le bienheureux Siméon, abbé, qui envoya un essaim de ses moines repeupler le monastère de Paterno en Sicile pour ranimer la foi dans ce pays repris aux Sarrasins.
    8. Près de Provins dans la région parisienne, en 1240, le trépas de saint Edmond Rich, évêque de Cantorbéry, qui, pour la défense de son Église, fut envoyé en exil, vécut parmi les moines cisterciens de Pontigny et mourut chez des chanoines réguliers.
    9*. À Assise en Ombrie, au monastère de Saint-Damien, en 1253, sainte Agnès, vierge. Sœur cadette de sainte Claire, elle la suivit dans la fleur de sa jeunesse et, sous la conduite de saint François, embrassa de tout son cœur la pauvreté.
    10*. À York en Angleterre, l’an 1594, le bienheureux Édouard Osbaldeston, prêtre de Lancastre et martyr. Ordonné prêtre au collège anglais de Reims, il gagna ensuite l’Angleterre et, pour cette seule raison, fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et livré aux supplices du gibet.

Le 17 novembre

  1. Mémoire de sainte Élisabeth de Hongrie. Mariée toute jeune à Louis, comte de Thuringe, elle lui donna trois enfants ; devenue veuve, elle supporta avec courage de lourdes épreuves. Portée depuis longtemps à la méditation des réalités du ciel, elle se retira à Marbourg en Hesse, dans un hôpital qu’elle avait fondé, embrassant la pauvreté et se dépensant au soin des malades et des pauvres, jusqu’à son dernier souffle de vie, à l’âge de vingt-quatre ans, en 1231.
    2. À Néocésarée dans le Pont, vers 270, saint Grégoire, évêque. Encore adolescent, il embrassa la foi chrétienne et, ayant progressé en science humaine et divine, il fut ordonné évêque et se rendit célèbre par sa doctrine, ses vertus, ses travaux apostoliques, et les miracles qu’il accomplit lui ont valu le surnom de Thaumaturge.
    3. À Césarée de Palestine, en 303, les saints martyrs Alphée et Zachée. La première année de la persécution de Dioclétien, après avoir confessé fermement qu’ils reconnaissaient un seul Dieu et un seul roi, le Christ Jésus, et subi divers interrogatoires et supplices, ils furent décapités.
    4. À Cordoue en Espagne, au IVe siècle, saint Aciscle, martyr.
    5. À Orléans, vers 453, saint Aignan, évêque, qui, mettant sa confiance en Dieu seul, obtint de lui, par des prières et des larmes répétées, que la ville assiégée par les Huns soit délivrée.
    6*. À Vienne en Gaule, l’an 569, saint Namaise, évêque, qui s’acquitta avec rectitude de ses fonctions de gouverneur de la cité avant d’occuper le siège épiscopal qu’il honora.
    7. À Tours, en 594, saint Grégoire, évêque, qui succéda dans ce siège à saint Euphrone et écrivit l’histoire des Francs et les vertus des saints dans une langue simple et un récit plein de vérité.
    8*. À Whitby en Angleterre, l’an 680, sainte Hilda, abbesse, qui reçut de saint Paulin d’York la foi et les sacrements du Christ et, préposée au soin d’un monastère, s’attacha avec beaucoup d’ardeur à établir la vie régulière des moines et des moniales, à maintenir la paix et la charité, à veiller au travail et à la lecture des saintes Écritures, au point qu’elle paraissait avoir accompli sur terre les œuvres du ciel.
    9*. À Remuscha en Rhétie, vers 856, saint Florin, prêtre, fidèlement dévoué au soin de sa paroisse.
    10. À Constantinople, vers 867, saint Lazare, moine. Né en Arménie, peintre remarquable de saintes images, il refusa de détruire ses œuvres et, sur l’ordre de l’empereur iconoclaste Théophile, fut soumis à d’atroces tortures, mais peu après, quand la controverse sur le vrai culte des icônes fut apaisée, l’empereur Michel III l’envoya à Rome pour rétablir la concorde et l’unité de toute l’Église.
    11*. À Nucaria en Sicile, au XIIe siècle, saint Hugues, abbé, envoyé par saint Bernard de Clairvaux, il établit, là et en Calabre, l’Ordre cistercien.
    12. À Lincoln en Angleterre, l’an 1200, saint Hugues, évêque. Moine chartreux, il fut appelé à gouverner l’Église de cette cité, et il accomplit une œuvre excellente, tant pour la défense des libertés de l’Église que pour arracher les Juifs aux mains de leurs ennemis.
    13*. Près de Cracovie en Pologne, l’an 1268, la bienheureuse Salomé. Reine de Galicie, vivant déjà avec grande dévotion, après la mort de son mari, le roi Coloman, elle se fit religieuse clarisse et fut choisie comme abbesse dans le monastère qu’elle avait fondé et qu’elle dirigea saintement.
    14. À Helfta en Saxe, l’an 1301, la naissance au ciel de sainte Gertrude, vierge, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    15. À Asanción au Paraguay, en 1628, saint Jean del Castillo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Dans la “réduction” de ce nom, fondée la même année par saint Roch Gonzalez et remise à ses soins, il fut, sur l’ordre d’un homme adonné à la magie, soumis à des tortures et achevé à coups de pierres pour le Christ.
    16. À Nagasaki au Japon, en 1637, les saints martyrs Jourdain (Hyacithe Ansalone) et Thomas Hioji Rokuzayemon Nishi, prêtres de l’Ordre des Prêcheurs. Le premier avait travaillé d’abord aux îles Philippines puis beaucoup au Japon pour annoncer l’Évangile ; le second fut un propagateur dévoué de la foi à Formose et, les dernières années, dans sa patrie, dans la région de Nagasaki. Sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu, l’un et l’autre avec un courage invincible furent soumis pendant sept jours aux terribles tortures de la fourche et de la cage avant de mourir.
    17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Loup-Sébastien Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, avec son frère Jean et son cousin François, il prêta serment à la Constitution civile du Clergé, se rétracta, revint sur sa rétractation, mais fut considéré comme assermenté et déporté sur un bateau négrier, où il subit les conditions atroces de la captivité et, épuisé par la faim, mourut avec joie.
    18*. Au camp de travail de Capaivca dans la région de Kiev en Ukraine, l’an 1967, le bienheureux Josaphat Kocylovskyi, évêque de Przemysl et martyr. Sous le régime soviétique athée, il refusa de se séparer de l’unité de l’Église catholique, fut déporté et succomba à la suite des sévices endurés.

Le 18 novembre

  1. Mémoire de la dédicace des basiliques des saints Pierre et Paul, Apôtres, à Rome. La première, édifiée par l’empereur Constantin sur la colline vaticane, au-dessus de la tombe de saint Pierre, mais délabrée par le cours des temps et reconstruite sur un plan plus grandiose, fut de nouveau consacrée en ce jour ; la seconde, construite sur la voie d’Ostie par les empereurs Théodose et Valentinien, puis détruite par un déplorable incendie et entièrement reconstruite, fut consacrée le 10 décembre 1854. La commémoraison commune de leur dédicace, est, d’une certaine manière, un signe de la fraternité des deux Apôtres et de l’unité de l’Église.
    2. À Antioche de Syrie, en 303, saint Romain, martyr. Diacre de l’Église de Césarée, il se trouvait à Antioche quand commença la persécution de Dioclétien. Ne pouvant supporter de voir des chrétiens se plier aux normes des décrets impériaux et s’avancer vers les statues des idoles, il les incita fortement à résister. Conduit devant un juge, il fut soumis à d’atroces tortures, on lui coupa la langue et finalement le bourreau l’étrangla dans sa prison : il reçut ainsi la couronne d’un glorieux martyre.
    3*. À Colombier dans le Berry, vers 576, saint Patrocle, prêtre, qui vécut en ermite missionnaire.
    4*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Maudez, abbé, qui mena la vie monastique dans une île déserte, où, maître de vie spirituelle, il assembla des disciples, dont plusieurs devinrent des saints.
    5*. À Coutances, à la fin du VIe siècle, saint Romphaire, évêque.
    6*. En Aquitaine, saint Théofrédi, abbé et martyr
    7. À Tours, en 842, le trépas de saint Odon, abbé de Cluny, qui réforma la vie monastique selon la Règle de saint Benoît et la discipline de saint Benoît d’Aniane. Il fut le premier des grands abbés qui firent de ce monastère le foyer de la réforme de l’Église à cette époque.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1619, les bienheureux martyrs Léonard Kimuro, religieux de la Compagnie de Jésus, André Murayama Tokuan, Côme Takeya, Jean Yoshida Shoun et Dominique Jorge, qui furent condamnés à mort pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires. Tous furent brûlés vifs.
    9. À Saint-Charles du Missouri, aux États-Unis d’Amérique, en 1852, sainte Philippine Duchesne, vierge, religieuse du Sacré-Cœur de Jésus. Née en France, elle constitua une communauté religieuse pendant la Révolution française et passant ensuite en Amérique, y établit beaucoup d’écoles.
    10*. À Ceccano près de Frosinone dans le Latium, en 1902, le bienheureux Grimoald de la Purification (Ferdinand Santamaria), religieux passioniste. Alors qu’il se préparait au sacerdoce, il fut saisi par la maladie et mourut pieusement.
    11*. À Wal-Ruda en Pologne, l’an 1914, la bienheureuse Caroline Kozka, vierge et martyre. Encore adolescente au début de la Première Guerre mondiale, alors qu’elle cherchait à défendre sa virginité contre un soldat, elle fut frappée par lui d’un coup d’épée et mourut pour le Christ.
    12*. Près de Madrid, en 1936, la bienheureuse Marie du Refuge (Marie-Gabrielle Hinojosa y Naveros) et cinq compagnes, vierges de l’Ordre de la Visitation et martyres. Dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole, alors qu’elles étaient enfermées dans leur monastère, elles furent arrêtées par ruse par des miliciens et fusillées.

Le 19 novembre

  1. Commémoraison de saint Abdias, prophète, qui, après l’exil du peuple d’Israël, vers le Ve siècle avant le Christ, annonça le châtiment des nations ennemies par le Seigneur et le relèvement d’Israël.
    2. À Césarée de Cappadoce saint Maxime, chorévêque et martyr.
    3. À Brennier près de Vienne en Gaule, la translation des corps des saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien.
    4. À Antioche de Syrie, vers 303, saint Barlaam, martyr. Simple villageois rempli de la sagesse du Christ, alors qu’on avait placé dans le creux de sa main des charbons ardents et de l’encens, il surmonta la violence du feu par la constance invincible de sa foi, en laissant brûler sa main plutôt que de sembler faire un sacrifice.
    5. A Héraclée en Thrace, les saintes femmes, vierges et veuves, au martyr nombre de quarante.
    6*. Dans le Velay au diocèse du Puy, vers 720, saint Eudes, abbé.
    7*. Au mont Mercure en Calabre, au Xe siècle, saint Simon, ermite.
    8*. Au monastère d’Helfta en Saxe, vers 1298, sainte Mechtilde, vierge, qui fut une femme d’une doctrine et d’une humilité excellentes, jointes au don de contemplation mystique.
    9*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1332, le bienheureux Jacques Benfatti, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, qui apaisa les luttes dans la cité et soulagea le peuple souffrant de la peste et de la faim.
    10*. À Garraf dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Élisée Garcia, religieux salésien, et Alexandre Planas Sauri, qui furent mis à mort en haine de l’Église dans la persécution religieuse qui accompagna la guerre civile.

Le 20 novembre

  1. À Antioche de Syrie, saint Basile, martyr.
    2. Dans la cité d’Ecija en Espagne, saint Crispin, évêque et martyr.
    3. À Dorostore en Mésie, saint Dasius, martyr.
    4. À Turin en Ligurie, les saints martyrs Octavius, Solutor et Adventor.
    5*. À Verceil, également en Ligurie, avant 313, saint Théoneste, martyr, en l’honneur de qui l’évêque saint Eusèbe construisit une basilique.
    6*. À Bénévent en Campanie, au Ve siècle, saint Dorus, évêque.
    7. À Chalon-sur-Saône, entre 520 et 530, saint Silvestre, évêque, qui passa au Seigneur la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de joies et de vertus.
    8*. Dans le Jura, après 772, saint Hippolyte, abbé de Saint-Oyend et évêque de Belley.
    9*. À Constantinople, en 842, saint Grégoire le Décapolite, moine, qui professa d’abord la vie cénobitique, puis celle d’anachorète, se fit pèlerin, enfin séjourna longtemps à Constantinople, où il lutta avec beaucoup de vigueur pour la défense des saintes images.
    10. Dans le Norfolk en Angleterre, l’an 870, saint Edmond, martyr. Roi des Angles de l’Est, il lutta contre l’invasion des Vikings, fut vaincu, capturé et tué, parce qu’il refusait de renier la foi chrétienne.
    11. À Hildesheim en Saxe, l’an 1023, saint Bernward, évêque, qui défendit son peuple des incursions slaves et normandes, restaura, grâce à plusieurs synodes, le disciple du clergé et favorisa la vie monastique.
    12*. En Calabre, vers 1190, saint Cyprien, abbé de Calami, qui garda fidèlement les statuts et les exemples des moines orientaux, et se montra sévère pour lui, généreux pour les pauvres et bon conseiller pour tous.
    13. À Hanoï au Tonkin, en 1837, saint François-Xavier Can, martyr. Catéchiste, il fut étranglé et décapité pour la foi sous l’empereur Minh Mang.
    14*. À Veroli dans le Latium, en 1922, la bienheureuse Marie-Fortunée (Anne-Félice Viti), moniale bénédictine. Pendant presque tout le cours de sa longue vie, elle s’occupa de la lingerie du monastère, attentive à observer de tout son cœur les seuls préceptes de la Règle.
    15*., En Espagne, la bienheureuse Angèle de saint-Joseph (Françoise Loret Marti) et quatorze compagnes, près de Valence, la première était supérieure générale et les autres religieuses de la Congrégation de la Doctrine chrétienne ; toutes victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    16*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse vierge et martyre Marie des Miracles Ortello Gimero, de l’Ordre des Clarisses capucines, à Picadero de Paterna

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 NOVEMBRE

Le 1er novembre

  1. Solennité de Tous les Saints. Dans la joie d’une fête unique, la sainte Église, encore en marche sur la terre, vénère tous ceux qui vivent dans le ciel avec le Christ, est incitée à suivre leur exemple, se réjouit de leur intercession et est couronnée de leur triomphe.
    2. À Terracina, sur la côte du Latium, saint Césaire, martyr.
    3. À Dijon, saint Bénigne, vénéré comme prêtre et martyr.
    4. Chez les Arvernes, vers 300, saint Austremoine, évêque, qui fut, croit-on, le premier à annoncer dans la cité la parole du salut.
    5. À Paris, à la fin du IVe siècle, saint Marcel, évêque.
    6*. Dans le Berry, saint Romble, prêtre et abbé.
    7. À Tivoli dans le Latium, saint Séverin, moine.
    8. À Milan, au VIe siècle, saint Magne, évêque.
    9. À Bayeux, après 538, saint Vigor, évêque, qui fut disciple de saint Vaast.
    10. À Angers, vers 606, saint Lezin, évêque, à qui le pape saint Grégoire le Grand recommanda les moines romains qui gagnaient l’Angleterre.
    11. À Larchant dans le Gâtinais, saint Mathurin, prêtre.
    12. Sur le territoire de Thérouanne en Flandre, vers 670, saint Omer, évêque. Formé par saint Eustase à l’abbaye de Luxeuil, il fut nommé évêque des Morins et renouvela chez eux l’œuvre d’évangélisation entreprise par saint Victrice de Rouen, fit de Sithiu un centre monastique missionnaire et mourut aveugle.
    13*. À Borgo San Sepolcro en Ombrie, l’an 1304, le bienheureux Rainier d’Arezzo, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui brilla par son humilité, sa pauvreté et sa patience.
    14*. À Lisbonne, en 1434, saint Niño Alvarez Pereira. Élevé à la cour du Portugal, connétable à vingt-trois ans, il défendit son pays contre les armées du roi de Castille. Père de famille devenu veuf de bonne heure, il prit, à soixante-deux ans, l’habit de frère chez les carmes, et mena une vie pauvre et cachée dans le Christ. (canonisé le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
    15*. À Shimabara au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Pierre-Paul Navarro, prêtre, Denis Fujishima et Pierre Onizuka Sandayu, religieux, tous trois de la Compagnie de Jésus, et Clément Kuyemon, leur guide, qui furent condamnés à être brûlés vifs, en haine du nom chrétien.
    16. À Hai Duong au Tonkin, en 1861, les saints martyrs Jérôme Hermosilla et Valentin Berrio Ochoa, évêques, ainsi que Pierre Almato Ribeira, prêtre, tous trois dominicains, décapités sur l’ordre de l’empereur Tu Duc.
    17*. À Munich en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Rupert Mayer, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Très zélé directeur spirituel des fidèles, secourable aux pauvres et aux ouvriers, prédicateur de la parole de Dieu, il subit des persécutions sous le régime nazi, déporté d’abord dans un camp de détention, puis dans un monastère sans pouvoir entrer en relation d’aucune façon avec les fidèles.
    18*. À Mukachiv en Ukraine, l’an 1947, le bienheureux Théodore Romzsa, évêque et martyr. Sous le régime soviétique, il resta sans relâche fidèle à l’Église catholique et, après une tentative d’assassinat au cours d’une visite pastorale, il fut empoisonné par la police d’État.

Le 2 novembre

  1. Commémoraison de tous les fidèles défunts. La sainte Mère Église, attentive à rendre de dignes louanges à tous ses enfants qui jouissent du bonheur du ciel, s’empresse d’intercéder auprès de Dieu pour les âmes de tous ceux qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, mais aussi en faveur de tous les hommes depuis la création du monde, dont le Seigneur seul connaît la foi, pour, qu’avec le secours d’instantes prières, ils puissent entrer dans la communauté des habitants du ciel et jouir de la vision du bonheur éternel.
    2. Commémoraison de saint Victorin, évêque de Pettau en Pannonie et martyr. Après avoir composé plusieurs ouvrages pour commenter les Livres saints, il reçut, vers 304, dans la persécution de Dioclétien, la couronne du martyre.
    3. À Trieste en Istrie, saint Juste, martyr.
    4. À Sébaste en Arménie, les saints Carterius, Styriaque, Tobie, Eudoxe, Agapios et leurs compagnons, martyrs, soldats en garnison à Sébaste au temps de l’empereur Licinius, entre 307 et 322, parce qu’ils persistaient dans la foi du Christ, ils furent, rapporte-t-on, brûlés vifs.
    5. En Perse, au IVe siècle, les saints martyrs Acindynus, Pégase, Aphtonios, Elpidiphore, Anempodiste, avec un très grand nombre de compagnons, qui auraient souffert sous le roi Sapor II.
    6. À Vienne en Gaule, avant 538, saint Domnin, évêque, ami des pauvres et libérateur des prisonniers.
    7. Commémoraison de saint Marcien, ermite. Né à Cyr, il s’établit dans le désert de Chalcédoine ; là, demeurant dans une cabane minuscule jusqu’à sa mort, après 381, il se nourrissait seulement le soir d’un peu de pain et d’eau, mais plaçait la charité fraternelle plus haut que le jeûne.
    8. Au monastère d’Agaune en Suisse, en 520 ou 521, saint Ambroise, abbé. Moine d’abord, puis abbé du monastère de l’Île-Barbe à Lyon, il fut appelé à Agaune en raison de l’excellence de son mode de vie religieuse et il y établit l’usage de la louange perpétuelle.
    9. Au pays de Galles, sans doute au VIIe siècle, sainte Winifred, vierge, vénérée comme une moniale éminente, près d’une source appelée Treffynnon ou Holywell.
    10. À Vienne en Gaule, vers 675, saint Georges, évêque.
    11. Au monastère de Clairvaux en Bourgogne, l’an 1148, la mise au tombeau de saint Malachie, évêque. Depuis l’abbaye de Bangor qu’il restaura, il dirigea le diocèse de Connor, mettant en œuvre le programme de réforme grégorienne. Archevêque d’Armagh, il se heurta aux traditions insulaires et ne put tenir ce siège ; il retourna à son diocèse de Connor, qu’il divisa en deux, se réservant le nouveau siège de Down. Alors qu’il se dirigeait vers Rome, il mourut à Clairvaux en présence de saint Bernard.
    12*. À Mortagne en Normandie, l’an 1521, la bienheureuse Marguerite de Lorraine. Duchesse d’Alençon, devenue veuve, elle mena ensuite la vie religieuse dans le monastère de Clarisses qu’elle avait fait construire.
    13*. À Andover dans le comté du Hampshire en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Jean Bodey, martyr. Juriste catholique zélé, il refusa de reconnaître la suprématie de la reine Elisabeth Ière dans le domaine spirituel, ce qui le conduisit à être pendu et éventré.
    14*. À Casale en Émilie, l’an 1889, le bienheureux Pie de Saint-Louis (Louis Campidelli), religieux passioniste, qui fut atteint, encore jeune, d’une maladie violente, qu’il accepta en adhérant parfaitement à la volonté divine.

Le 3 novembre

  1. Mémoire de saint Martin de Porrès, religieux dominicain. Né hors mariage à Lima, au Pérou, d’un chevalier espagnol et d’une mulâtresse, il dut traverser les difficultés provenant de sa condition de fils illégitime et de sang mêlé, mais dès son enfance il apprit l’art des médicaments, qu’il exerça ensuite largement, devenu religieux, en faveur des pauvres, menant une vie dure et humble de pénitence et de prière, irradiée de charité, jusqu’à sa mort en 1639.
    2. À Césarée de Cappadoce, les saints martyrs Germain, Théophile et Cyrille, prêtre.
    3*. À Agrigente en Sicile, saint Libertin, évêque et martyr.
    4*. Dans le Lauragais, saint Papoul, vénéré comme martyr.
    5. en Tuscia, en Italie, Saint Valentin, prêtre et saint Hilaire diacre, martyrs
    6*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Guénaël, abbé.
    7. À Rome, commémoraison de sainte Sylvie, mère du pape saint Grégoire le Grand. Celui-ci rapporte lui-même, dans ses écrits, qu’elle atteignit le sommet de la prière et de la pénitence et qu’elle fut un exemple excellent pour les autres. Elle mourut vers 590.
    8. Au monastère d’Hornbach près de Strasbourg, vers 755, la mise au tombeau de saint Pirmin, évêque et abbé de Reichenau, qui évangélisa les Alamans et les Bavarois et composa à l’intention de ses disciples un manuel de catéchèse pour les gens simples.
    9. Au monastère d’Antidium en Bithynie, l’an 846, saint Joannice, moine. Après plus de vingt ans dans l’armée, il mena une vie solitaire dans diverses forêts de l’Olympe et aimait prolonger sa prière par ces mots : “Dieu mon espérance, Christ mon refuge, Esprit Saint mon protecteur”.
    10*. À Alem en Flandre, commémoraison de sainte Odrade, vierge, au XIe siècle.
    11. À Urgel en Catalogne, l’an 1035, saint Ermengaud, évêque, qui fut l’un des remarquables prélats qui veillèrent à restaurer l’Église sur les terres libérées des Maures. Lui-même travaillait de ses propres mains à construire un pont, lorsqu’il fit une chute et mourut, le crâne brisé sur des pierres.
    12*. Chez les Marses dans les Abruzzes, en 1130, saint Bérard, évêque, pasteur zélé pour extirper la simonie, pour rétablir la discipline du clergé, pour aider et protéger les pauvres.
    13*. À Cudot au pays de Sens, en 1211, la bienheureuse Alpais, vierge. Brisée toute jeune par le travail, atteinte d’un mal repoussant, abandonnée par les siens, elle vécut recluse dans une cellule jusqu’à sa vieillesse, dans l’intimité du Christ et de sa mère.
    14*. Près de Fischingen en Suisse, sans doute au XIIe siècle, sainte Ida, recluse.
    15*. À Rimini sur la côte d’Émilie, vers 1329, le bienheureux Simon Balacchi, religieux de l’Ordre des Prêcheurs, qui mena une vie tout entière consacrée au service de ses frères, à la pénitence et à la prière.
    16. À Milan, en 1584, la naissance au ciel de saint Charles Borromée, évêque, dont la mémoire sera célébrée demain.
    17. À Xa Doai au Tonkin, en 1860, saint Pierre-François Néron, prêtre des Missions étrangères de Paris et martyr. Sous l’empereur Tu Duc, il vécut trois mois enfermé dans une cage minuscule, atrocement battu de verges, privé de tout aliment pendant trois semaines et finalement décapité, achevant ainsi son martyre.
    **        En Italie, en 1876, la bienheureuse Teresa Manganiello, tertiaire franciscaine. (béatifiée le 22 mai 2010 par Benoît XVI)
    **        En Espagne, en 1971, le bienheureux Manuel Lozano Garrido, laïc et journaliste chrétien, invalide. (béatifié le 12 juin 2010 par Benoît XVI)

Le 4 novembre

  1. Mémoire de saint Charles Borromée, évêque. Nommé par son oncle, le pape Pie IV, cardinal et archevêque de Milan, il se montra sur ce siège un vrai pasteur, attentif aux besoins de l’Église de son temps. Pour la formation de son clergé, il réunit des synodes et fonda des séminaires ; pour favoriser la vie chrétienne, il visita plusieurs fois tout son troupeau et les diocèses suffragants et prit beaucoup de dispositions pour le salut des âmes. Il s’en alla la veille de ce jour à la patrie du ciel, en 1584.
    2. À Bologne en Émilie, les saints Vital et Agricole, martyrs. Selon le récit de saint Ambroise, Vital qui était l’esclave d’Agricola, fut aussi son compagnon de martyre et partagea son sort. Il subit tous les genres de supplices au point qu’il n’avait plus sur son corps un endroit sans blessure ; Agricola, que le supplice de son esclave ne sut effrayer, imita son martyre en étant crucifié.
    3. À Myre en Lycie, les saints martyrs Nicandre, évêque, et Hermès, prêtre, au IVe siècle.
    4. Commémoraison de saint Piérius, prêtre d’Alexandrie. Illustre comme philosophe, mais plus encore par l’intégrité de sa vie et sa pauvreté volontaire, il enseigna parfaitement au peuple les divines Écritures, alors que saint Théonas gouvernait l’Église d’Alexandrie et, après la persécution, il s’endormit dans la paix au début du IVe siècle.
    5. À Rodez, au Ve siècle, saint Amand évêque, qui fut, croit-on, le premier évêque de cette cité.
    6*. Dans la région de Maastricht dans le Brabant, peut-être au VIIe siècle, saint Perpète, évêque.
    7. À Trèves en Rhénanie, après 649, sainte Modeste, abbesse. Consacrée à Dieu dès son enfance, elle devint la première abbesse du monastère d’Öhren dans la cité et fut liée à sainte Gertrude de Nivelles dans une extrême familiarité avec Dieu.
    8. À Albe-Royale en Pannonie, l’an 1031, la mise au tombeau de saint Emeric ou Henri, fils de saint Étienne, roi de Hongrie, mort prématurément.
    9*. À Padoue en Vénétie, l’an 1251, la bienheureuse Hélène Enselmini, vierge clarisse, qui supporta avec une patience admirable de multiples douleurs, jusqu’à la perte de la parole.
    10*. À Cerfroid sur le territoire de Meaux, au XIIe ou XIIIe siècle, saint Félix de Valois, ermite, qui aurait été le compagnon de saint Jean de Matha dans la fondation des l’Ordre de la Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs.
    11*. Dans le pays nantais, en 1485, la bienheureuse Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, qui fonda à Vannes le premier carmel féminin de France et, une fois veuve, s’y retira, simple servante du Christ. Elle mourut pieusement, en 1485, aux Couëts près de Nantes, où le couvent de Vannes avait été transféré.

Le 5 novembre

  1. À Césarée de Palestine, en 307, saint Domnin, martyr. Jeune médecin, au commencement de la persécution de Dioclétien, il fut condamné aux mines de Phéno, où il supporta de cruelles épreuves, mais, comme aucune souffrance ne put venir à bout de sa fermeté dans la foi, le préfet Urbain ordonna de le faire périr par le feu, la cinquième année de la persécution.
    2. Avec lui on commémore les saints Théotime, Philothée, et Timothée, martyrs, trois jeunes gens, qui furent destinés aux jeux du cirque pour le divertissement du peuple, ainsi que saint Auxence, un vieillard, livré aux bêtes.
    3*. En Apulie vers le IVe siècle, saint Marc, évêque d’Ecano.
    4. À Trèves en Rhénanie, au VIe siècle, saint Fibicius, évêque.
    5*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Guéthenoc, moine, vénéré comme le frère de saint Guénolé et de saint Jacut.
    5*. Au monastère de Chelles dans le diocèse de Meaux, vers 705, sainte Bertille, qui, toute jeune, fut moniale à Jouarre, puis la première abbesse du monastère fondé à Chelles par la reine sainte Bathilde.
    6*. À Béziers, en 1123, saint Guiraud, évêque. Chanoine régulier d’une honnêteté et d’une simplicité admirables, élu, malgré lui, à l’épiscopat, il fut encore plus attaché à l’humilité dans cette dignité.
    7*. À Constantinople, en 1707, le bienheureux Gomidas Keumurgian, prêtre et martyr. Né dans l’Église arménienne, père de famille ordonné prêtre, il garda fermement et propagea la foi catholique professée au Concile de Chalcédoine. Il fut pour cela souvent poursuivi, subit maintes épreuves et finalement tomba, décapité, en récitant le symbole de Nicée.
    8. Près du fleuve Hung Yen au Tonkin, en 1858, saint Dominique Mân, prêtre dominicain et martyr. Dans la persécution de l’empereur Tu Duc, il fut condamné à la décapitation, et alla au lieu du supplice, les mains jointes comme s’il allait célébrer à l’autel, en tenant publiquement le rosaire et en exhortant les chrétiens à professer la foi.
    9*. À Parme en Émilie, l’an 1931, saint Guy-Marie Conforti, évêque. Bon pasteur, il veilla toujours à défendre l’Église et la foi du peuple et, poussé par le souci de l’évangélisation des peuples, il fonda la société de Saint-François-Xavier pour les missions. (canonisé le 23 octobre 2011 par Benoît XVI)
    10*. À Madrid, en 1936, le bienheureux Jean-Antoine Burro Mas, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr ; et à El Saler, près de Valence, la bienheureuse Marie du Mont-Carmel Viel Ferrando, vierge et martyre, victimes de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*. Près de la forteresse de Hof en Allemagne, l’an 1943, le bienheureux Bernard Lichtenberg, prêtre et martyr. Alors que le régime nazi bafouait la dignité de Dieu et des hommes, il priait en public pour les Juifs, traités et détenus inhumainement. À cause ce cela, il fut arrêté et envoyé au camp de concentration de Dachau, mais, accablé de mauvais traitements, il mourut en cours de route.
    12*. Au camp de concentration d’Albez en Sibérie, l’an 1950, le bienheureux Grégoire Lakota, évêque auxiliaire de Przemysl et martyr. Sous le régime soviétique, parce qu’il refusait de quitter l’unité de l’Église catholique, il fut déporté dans la région de Vorkota, où il mourut après quatre ans de tourments corporels.

Le 6 novembre

  1. À Thinisa en Numidie, au IIIe ou IVe siècle, saint Félix, martyr, dont saint Augustin semble parler, quand il dit : “Il est vraiment heureux, et par son nom et par sa couronne. Car il a confessé le Christ, il fut ajourné pour son supplice ; et le lendemain son corps a été trouvé sans vie dans la prison.”
    2.Commémoraison de saint Paul, évêque de Constantinople et martyr, vers 351. Plusieurs fois chassé de son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli, il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler cruellement.
    3. En Bretagne, vers 530, saint Melaine, évêque de Rennes, qui émigra vers le Seigneur à Platz, son village natal, au bord de la Vilaine, où il avait construit de ses mains une église et rassemblé des moines pour le service de Dieu.
    4*. Au pays de Galles, dans le monastère qui a reçu son nom (Llanilltud Fawr), au VIe siècle, saint Iltud, abbé, qui fonda ce couvent, où sa renommée de sainteté et de science excellente rassembla beaucoup de disciples, dont plusieurs devinrent des saints.
    5. À Noblat dans le Limousin, saint Léonard, ermite.
    6. À Jérusalem, en 638, les saints martyrs Callinique, Himère, Théodore, Étienne, Pierre, Paul, un autre Théodore, Jean, un autre Jean et un autre anonyme. Quand la ville de Gaza fut prise par les Sarrasins, eux qui étaient soldats furent arrêtés, mais exhortés par l’évêque saint Sophrone, ils confessèrent le Christ, et pour cela furent décapités.
    7. À Barcelone en Catalogne, saint Sévère, évêque, qui passe pour avoir reçu la couronne du martyre.
    8*. En Suisse, au VIIe siècle, saint Protais, vénéré comme évêque de Lausanne.
    9. Au pays de Thérouanne, vers 715, saint Winnoc, abbé. Breton de naissance, il fut accueilli par saint Bertin parmi les moines de Sithiu, qui fut envoyé bâtir un petit monastère à Warmhoudt, dont il devint le supérieur, travaillant beaucoup de ses propres mains.
    10*. À Apt en Provence, l’an 1046, saint Étienne, évêque, d’une douceur remarquable, qui fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem et entreprit la reconstruction de sa cathédrale.
    11*. À Dorat dans le Limousin, en 1070, saint Théobald. Chanoine régulier, chargé de l’office de sacristain puis d’écolâtre, il ne sortit jamais des bâtiments claustraux, sinon pour assister les malades et pourvoir à leurs besoins.
    12*. Près de Cologne en Allemagne, l’an 1312, la bienheureuse Christine de Stommeln, vierge, qui communia aux souffrances du Christ et vint merveilleusement à bout de toutes les tentations du monde.

Le 7 novembre

  1. À Padoue en Vénétie, au IIIe siècle, saint Prosdocime, vénéré comme le premier évêque de cette ville.
    2. À Néocésarée dans le Pont, au IIIe siècle, saint Athénodore, évêque. Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fit de tels progrès dans l’éloquence sacrée que, malgré sa jeunesse, on l’estima digne d’exercer le ministère épiscopal.
    3. À Vieux sur le territoire d’Albi, saint Amarand, vénéré comme martyr.
    4. À Mélitène en Arménie, au IVe siècle, les saints Hiéron, Nicandre, Hésichius et trente autres, martyrs.
    5. À Pérouse en Ombrie, l’an 548 ou 549, saint Herculan, évêque et martyr, décapité sur l’ordre de Totila, roi des Goths.
    6*. À Tours, au VIe siècle, saint Baud, évêque, qui distribua en aumônes aux pauvres l’or que son prédécesseur lui avait laissé.
    7*. En Angleterre, au lieu appelé ensuite de son nom (Congresbury), au VIe siècle, saint Congar, abbé d’origine galloise, dont plusieurs paroisses et églises se glorifient de porter le nom dans le Somerset, au pays de Galles et en Bretagne.
    8. À Strasbourg, commémoraison de saint Florent, évêque, qui succéda à saint Arbogast et mourut vers 600.
    9. À Echternach en Germanie, l’an 730, le trépas de saint Willibrord, évêque. Né en Angleterre, ordonné par le pape saint Serge Ier évêque d’Utrecht, il annonça l’Évangile en Frise et en Danie, fonda des sièges épiscopaux et des monastères et, accablé de travaux et usé par l’âge, il s’endormit dans le Seigneur dans le monastère qu’il avait fondé.
    10*. Sur le mont Galision près d’Éphèse en Asie, l’an 1054, saint Lazare, stylite. Il vécut en divers lieux sur une colonne pendant bien des années, chargé même de chaînes de fer, se contentant de pain et d’eau, dans un genre de vie très rigoureux qui attira un très grand nombre de fidèles.
    11. À Cologne en Allemagne, l’an 1225, saint Engelbert, évêque et martyr. Pour avoir pris la défense de la liberté de l’Église, il fut entouré sur la route par des agresseurs et tomba frappé de multiples blessures.
    12*. À Pofi dans le Latium, en 1717, le bienheureux Antoine Baldinucci, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui se donna entièrement à la prédication de missions populaires.
    13. À Ket Cho au Tonkin, en 1773, les saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, prêtres dominicains et martyrs, qui, sous le gouvernement de Trinh Sam, achevèrent leurs travaux apostoliques par l’effusion de leur sang.
    14. À Zunyi dans la province chinoise de Guizhou, en 1814, saint Pierre Wu Guosheng, catéchiste et martyr, étranglé pour le Christ.
    15*. Près de Crémone en Lombardie, l’an 1917, le bienheureux Vincent Grossi, prêtre. Chargé de la paroisse de Vicobellignano, il fonda l’Institut des Filles de l’Oratoire pour prendre en charge l’éducation des enfants et des adolescents.

Le 8 novembre

  1. Commémoraison des saints Simpronien, Claude, Nicostrate, Castorius et Simplice, martyrs. Selon la tradition, ils étaient sculpteurs près de Sirmium en Pannonie, mais, sur leur refus de sculpter une statue du dieu Esculape à cause du nom de Jésus Christ, ils furent, sur l’ordre de Dioclétien, jetés dans le fleuve, et couronnés ainsi de la grâce du martyre, en 306. Dès l’antiquité, leur vénération s’est développée à Rome, sur le mont Célius, dans la basilique qui porte le nom des Quatre Couronnés.
    2. À Tours, vers 396, Saint Clair, prêtre, disciple de saint Martin, qui s’était aménagé un pavillon près du monastère de l’évêque, et beaucoup de frères logeaient près de lui.
    3. À Rome, près de saint Pierre en 618, saint Deusdedit Ier, pape, brillant par sa simplicité et sa science et par l’affection qu’il montra pour le clergé et le peuple.
    4. À Brême en Saxe, l’an 789, saint Willehad, évêque. Né en Angleterre, ami d’Alcuin, il propagea l’Évangile, à la suite de saint Boniface, dans la Frise et en Saxe et, ordonné évêque, il établit son siège à Brême, y construisit une cathédrale en bois et mourut en cours d’une visite pastorale.
    5. À Soissons, en 1115, la mise au tombeau de saint Geoffroy, évêque d’Amiens. Formé à la vie monastique dès l’âge de cinq ans, abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple. Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.
    6*. À Cologne en Allemagne, l’an 1308, le bienheureux Jean Duns Scot, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Né en Écosse, il enseigna la philosophie et la théologie à Cantorbéry, Oxford et enfin Cologne, maître renommé par son esprit subtil et son admirable ferveur.
    7*. À Ostra Vetere dans les Marches, en 1745, la bienheureuse Marie-Crucifiée (Élisabeth Maria Satellico), abbesse clarisse, remarquable par sa contemplation du mystère de la Croix et riche de dons mystiques.
    8. À Nam Dinh au Tonkin, en 1840, les saints martyrs Joseph Nguyen Dinh Nghi, Paul Nguyen Ngam, Martin Tu Duc Thinh, prêtres, Martin Tho et Jean-Baptiste Con, paysans, décapités pour la foi chrétienne sous l’empereur Thieu Tri.

Le 9 novembre

  1. Fête de la dédicace de la basilique du Latran, construite en l’honneur du Christ Sauveur par l’empereur Constantin, comme siège de l’évêque de Rome. La célébration de son anniversaire est, dans toute l’Église latine, un signe de dilection et d’unité avec le siège de Pierre.
    2. À Bourges, vers 300, saint Ursin, premier évêque de la cité, qui annonça au peuple le Christ Seigneur, et pour les croyants, dont la plupart étaient des pauvres, il transforma en église une maison donnée par le sénateur Léocade, encore païen.
    3. À Naples, au IIIe siècle, saint Agrippin, évêque, parmi les premiers, que d’antiques documents déclarent défenseur de la cité.
    4*. À Verdun, au début du VIe siècle, saint Vannes, évêque.
    5. À Constantinople, au VIe ou VIIe siècle, les saintes Eustolie et Sopatra, vierges moniales.
    6*. À Lodève dans la Narbonnaise, vers 870, saint Georges, évêque.
    7*. À Signa, près de Florence en Toscane, l’an 1307, la bienheureuse Jeanne, vierge, qui mena pour le Christ une vie solitaire.
    8*. À Ancôme dans les Marches, en 1456, le bienheureux Gabriel Feretto, prêtre, de l’Ordre des Mineurs, qui brilla par son soin des petits enfants et des malades, son obéissance et son observance de la Règle.
    9*. À Bologne en Émilie, l’an 1485, le bienheureux Louis Morbioli. Quittant le sentier des vices, il se tourna vers Dieu, choisit une vie très dure de pénitent et ramena ses concitoyens à la piété par sa parole et son exemple.
    10*. À Murano près de Venise, l’an 1508, le bienheureux Grâce de Catharo, religieux augustin. Alors qu’il jouait de la cymbale pour gagner sa nourriture, étant dans la plus grande misère, il fut ébranlé par les sermons d’un religieux, demanda l’habit des augustins et mena une vie très pieuse.
    11*. À Oxford en Angleterre, l’an 1610, le bienheureux Georges Napper, prêtre et martyr. Pour gagner des âmes au Christ dans l’Église, il fit un travail remarquable, tant dans son ministère clandestin que dans sa prison, et, sous le roi Jacques Ier, à cause de son sacerdoce, il fut condamné à mort et conduit à la potence.
    12*. À Dijon, en 1906, la bienheureuse Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), vierge carmélite. Dès l’enfance, elle s’attacha du fond du cœur à rechercher et à contempler la Sainte Trinité et, affligée, encore jeune, de multiples douleurs, elle parvint, comme elle l’avait souhaité, “à l’amour, à la lumière, à la vie”.
    13*. Près de Borysow en Lituanie, l’an 1941, le bienheureux Henri Hlebowicz, prêtre de Vilnius et martyr. Durant l’occupation nazie du pays, il fit publiquement à l’église le don de sa vie en sacrifice pour sauver la foi des jeunes, soumise à un programme de destruction. Arrêté le 7 novembre, il fut fusillé le surlendemain dans un bois.
    14*. À Rome, en 1951, le bienheureux Louis Beltrame Quattrocchi, père de famille, qui observa la loi du Christ aussi bien en public qu’en famille, et la proclama par son discernement et sa probité.
    **.        En Espagne, en 1899, la bienheureuse Carmen del Nino Jésus Gonzalez Ramos Garcia Prieto, (Carmen de l’enfant jésus), veuve et sans enfant, elle fonda la congrégation des sœurs du sacré Cœur. (béatifiée le 6 mai 2007 par Benoît XVI)

Le 10 novembre

  1. Mémoire de saint Léon le Grand, pape et docteur de l’Église. Né en Étrurie, il fut d’abord diacre empressé de Rome, puis élevé sur le siège de Pierre, il mérita à bon droit d’être appelé Grand, aussi bien pour avoir nourri son troupeau d’une parole excellente et prudente que pour avoir affirmé avec force par ses légats au Concile œcuménique de Chalcédoine la doctrine orthodoxe sur l’incarnation divine. Il fut mis au tombeau en ce jour à Rome, près de saint Pierre, en 461.
    2. En Perse, vers 260, le trépas de saint Démétrien, évêque d’Antioche, qui fut déporté par le roi Sapor Ier, après la prise de la ville, et mourut en exil.
    3. À Tyane en Cappadoce, saint Oreste, martyr.
    4. À Ravenne en Émilie, au IIIe ou IVe siècle, saint Probus, évêque, en l’honneur de qui l’évêque saint Maximien fit la dédicace d’une église à Classe.
    5. En Perse, l’an 343, les saints martyrs Narsès, évêque, vénérable vieillard, et Joseph, son jeune diacre. Sommés par la roi Sapor II d’adorer le soleil, ils refusèrent et furent décapités par l’épée.
    6. À Cantorbéry, vers 637, saint Juste, évêque. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand en renfort à saint Augustin dans son œuvre d’évangélisation de l’Angleterre, et ordonné par celui-ci évêque dans le Kent, il fut son troisième successeur à Cantorbéry.
    7*. Dans le bourg de Foro dans le Piémont, au VIIIe siècle, le saint Baudolin qui vécut en ermite au bord du Tanaro.
    8. À Naples, en 1608, saint André Avellin, prêtre de la Congrégation des Clercs réguliers Théatins. Célèbre par sa sainteté et son zèle à rechercher le salut de son prochain, il fit le vœu difficile de progresser chaque jour en vertu et, chargé de mérites, s’endormit dans la paix au pied de l’autel.
    9*. À Barcelone en Catalogne, l’an 1936, le bienheureux Aciscle Pina Piazuelo, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    **        En Allemagne, en 1943, les bienheureux Johannes Prassek et deux compagnons, prêtres martyrs. (béatifiés le 25 juin 2011 par Benoît XVI) 

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org