Archives par mot-clé : messe

« Sans l’Eucharistie, le monde disparaîtrait immédiatement »

Lire l’évangile du dimanche XVII du temps ordinaire (Jn 6, 1-15)

Comme nous l’avons dit la semaine dernière, le texte de l’évangile de ce dimanche est issu de l’évangile de saint Jean, et il va nous accompagner encore quelques dimanches, pratiquement pendant tout le mois d’août.

Aujourd’hui nous avons écouté le miracle de la multiplication de pains et de poissons, les  dimanches  suivants, nous entendrons un long discours du Seigneur, une sorte de grande homélie, d’explication. A ce discours l’église donne le nom de Discours du Pain de Vie.

Si nous nous remémorons, l’évangile de la semaine dernière nous présentait, d’après saint Marc, un Jésus qui avait eu pitié des gens, parce qu’ils Le cherchaient pour l’entendre. Aujourd’hui c’est la continuation historique de ce moment, le temps passe et Jésus ne veut pas les renvoyer chez eux pour manger ; Il fait à ce moment le miracle de multiplier les pains et les poissons. C’est un grand miracle accompli par le Seigneur

Ensuite, saint Jean dit que les gens lui donnent le titre de grand prophète et voulaient même le proclamer roi. Mais saint Jean ne dit pas miracle, évoque un « signe ». En effet, pour saint Jean tous les miracles qu’il décrira dans son évangile seront des « signes »et nous savons qu’un signe sert pour « signifier » ou « indiquer » une autre chose, une autre réalité. Cela est aussi évidement l’intention du Seigneur, chaque geste qu’Il réalisait conduisait à une autre vérité, servait non seulement matériellement mais aussi spirituellement.

Alors, ce signe de la multiplication des poissons et des pains est suivi du discours du Pain de Vie, qui fait précisément référence à l’Eucharistie.

Mais nous trouvons plusieurs éléments dans la description du miracle qui nous font déjà penser à l’Eucharistie. D’abord, Saint Jean dit que la fête de la Pâque juive était proche ; et l’Institution de l’Eucharistie était aussi faite à la Pâque, et c’était un repas pascal. L’évangéliste utilise le verbe « eucharisteo »  « après avoir rendu grâce, il distribua les pains », c’est la même expression utilisée pour la dernière cène. C’est Jésus même qui distribue les pains et les poissons, comme Il le fera lors de la dernière Cène. Jésus même ordonne de ramasser tous « les morceaux en surplus » : d’abord le verbe ramasser a son correspondant en grec c’est « synágo », de là provient le nom « synaxis » qui désignait la première partie de la messe dans l’antiquité, mais aussi le mot qui traduit « morceau », « klasma », « fragment », qui désignait l’hostie dans la littérature ancienne de l’Eglise. Il nous est donc évident que ce signe-miracle de Jésus nous fait penser à l’Eucharistie.

Comme vous le savez le sacrement de l’Eucharistie se fait à la messe, et pour cela la messe est aussi appelée Eucharistie. C’est l’Action de Grâce par excellence de l’Eglise et nous y répétons essentiellement les gestes et les paroles que Notre Seigneur a faites à la dernière Cène, là où Jésus a créé la messe. Comme on le sait, à la dernière Cène le Christ se préparait pour sa Passion, et en effet le Seigneur a voulu en créant la Messe perpétuer son Sacrifice, sa Passion d’une façon mystérieuse, nous disons sacramentelle jusqu’à ce qu’Il vienne.

Nous parlerons donc aujourd’hui de la Messe comme sacrifice et comme prière.

Alors, si on nous demande : qu’est-ce que ce que la Messe, nous pouvons dire que la Messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ, offert sur nos autels sous les aspects du pain et du vin en souvenir (en mémoire) du sacrifice de la Croix.

Une autre question : La messe étant un sacrifice, est-il le même que celui de la Croix ? et voilà la réponse : Le sacrifice de la Messe est substantiellement le même que celui de la Croix en ce que c’est le même Jésus-Christ qui s’est offert sur la Croix et qui s’offre par les mains des prêtres, ses ministres, sur nos autels.

Mais, nous devons aussi savoir qu’entre le sacrifice de la Messe et le sacrifice de la Croix il y a cette différence : sur la Croix, Jésus-Christ s’est offert en répandant son Sang et en méritant pour nous ; tandis que sur les autels, il se sacrifie sans effusion de sang et nous lègue les fruits de sa Passion et de sa Mort. Nous ne pouvons pas oublier que c’est à la messe aussi que le Seigneur nous donne son Corps et son Sang en aliment pour notre âme.

A ce sujet, le pape François a dit il n’y a pas longtemps que la messe est « prière », et c’est même la prière par excellence, la plus haute, la plus sublime, et en même temps la plus « concrète ». C’est en effet la rencontre d’amour avec Dieu (car nous apercevons l’amour du Christ donnant sa vie pour nous), à travers sa Parole et le Corps et le Sang de Jésus.»

Il faut dire que généralement nous ne mesurons pas vraiment l’importance qu’il y a dans la participation à la sainte Messe. Saint Jean-Marie Vianney disait : « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au Sacrifice de la Messe, puisqu’elles sont l’œuvre des hommes, et la Messe est l’œuvre de Dieu. Le martyre n’est rien en comparaison : c’est le sacrifice que l’homme fait à Dieu de sa vie, la Messe est le sacrifice que Dieu fait à l’homme de son Corps et de son Sang ». Et pour cela, la valeur de la sainte Messe est infinie, mais les effets qu’elle produit en chaque personne, en tant que cela dépend de chaque être humain, les effets ne s’appliquent-ils qu’en mesure des dispositions intérieures, des dispositions de l’âme. Comment je me suis préparé pour la messe, comment j’y participe, ma foi, ma vie de chrétien, etc.Par rapport à cela Saint Jean Eudes nous apprend : « Le Sacrifice de la Messe est quelque chose de si grand, qu’il faudrait trois éternités pour l’offrir dignement : la première pour s’y préparer, la seconde pour le célébrer, la troisième pour en rendre de justes actions de grâces ».

Pour notre formation chrétienne, nous devons savoir aussi que le sacrifice de la sainte Messe porte quatre finalités :

  1. Rendre à Dieu l’honneur qui lui est dû, et à ce point de vue le sacrifice est latreutique ; selon les paroles de saint Pierre Julien Eymard : « Le saint Sacrifice de la Messe est la plus sublime des prières: Jésus Christ s’y offre à son Père, l’adore, le remercie, lui fait amende honorable et le supplie en faveur de son Eglise, des hommes ses frères et des pauvres pécheurs »
  2. Remercier Dieu de ses bienfaits, et de ce point de vue le sacrifice est eucharistique (action de grâces) : dans une occasion, sainte Thérèse d’Avila se trouvait tout envahie de la bonté divine. Elle a donc posé cette question à Notre Seigneur : Mon Seigneur, comment pourrais-je vous remercie ? notre Seigneur lui a répondu : « Assistez à une messe ».
  3. La messe sert aussi à apaiser Dieu, à lui donner la satisfaction due pour nos péchés, à soulager les âmes du purgatoire, et de ce point de vue le sacrifice est propitiatoire. Selon saint Bernardin de Sienne : « La sainte Messe est le plus grand bien qu’on peut offrir pour les âmes pour les libérer du purgatoire et les amener la joie de la Gloire ».
  4. Quatrième finalité : pour obtenir toutes les grâces qui nous sont nécessaires, et à ce point de vue le sacrifice est impétratoire. « Tous ces pas que nous donnons pour aller à la messe sont écrits et comptés par notre ange, et pour chacun d’eux, le très Haut donnera une très grande récompense même dans cette vie mortelle »

Il existe deux grands types dispositions de notre part pour bien nous préparer à la participation de la messe :

Extérieure : pour le prêtre ce sera dans la plus parfaite célébration de la messe, respectant toutes les indications et cérémonies que l’Eglise commande. Pour les fidèles, il s’agit du respect, modestie (façon d’habiller et s’assoir, comportement…) et attention dans la participation de la messe.

Intérieure : La meilleure de toutes, s’identifier avec le Christ, qui s’immole sur l’autel .

Les saints étaient de grands amoureux de l’Eucharistie, il faut apprendre à aimer ce grand Sacrement chez eux :

« Sans l’Eucharistie, le monde disparaîtrait immédiatement » (Sainte Thérèse d’Avila)

« Le monde pourrait vivre sans soleil, mais pas sans l’Eucharistie »(Saint Padre Pio)

Que la très sainte Vierge Marie nous donne cette grâce.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

La cène du Seigneur

Aujourd’hui nous célébrons la cène du Seigneur,  qui est le repas que Jésus-Christ prit avec ses apôtres la veille de la Passion et au cours duquel il institua l’Eucharistie comme don à son Eglise, en laissant aussi son exemple,  le don de l’ordre sacré. (le sacrement que nous recevons nous, les prêtres)

Il a aussi fait une très grande homélie dans laquelle il nous parle de la vigne et les sarments, de la promesse de l’Esprit saint, et par ailleurs cette phrase que nous connaissons bien « Je suis le chemin la vérité et la vie»

Parmi tous ses sujets nous poserons notre regard sur le mystère de l’Eucharistie. Nous examinerons comment Dieu a préparé la révélation de ce mystère, puis nous parlerons aussi de la célébration de l’Eucharistie chez les premiers chrétiens et finalement de la relation entre l’Eucharistie et la liturgie du ciel.

Premier mot : Comment Dieu a prépare la révélation de ce mystère :

Il y a plusieurs exemples qu’on pourrait citer, à savoir : le sacrifice d’Abel (Gn 4,4), le sacrifice d’Abraham (Gn 22, 1-18), celui de Melkisédek : « Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. »  (Gn 14, 18) La liturgie nous dit : Comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Mechisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et dans ta bienveillance, accepte-la (Prière eucharistique I) L’agneau pascal, la manne au désert, et tous les sacrifices de l’ancien testament.

Nous voudrions souligner deux figures de l’eucharistie : L’agneau pascal et la manne.

L’agneau pascal : L’agneau pascal est le sacrifice que le peuple d’Israël a offert la nuit de pâques, c’est la nuit où Dieu a donné la liberté à son peuple. L’esclavage du peuple d’Israël en Egypte est signe de l’esclavage du péché. La liberté donnée par Dieu, est signe de la liberté des enfants de Dieu. Le sang de l’agneau pascal sur les montants et sur les linteaux était le signe du salut. Le livre de l’exode nous dit : «Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai » (Ex 12, 13)

Le livre de l’exode en parlant de l’agneau de sacrifice nous dit : « Ce sera une bête sans défaut, un mâle, d’une année. »  (Ex 12, 5) Sans défaut, sans tache : Saint Pierre nous dira plus tard : « Lui (Jésus) n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge  Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. » Le prophète Isaïe disait du Christ : « comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (53, 7). C’est pour ça qu’avant la communion le prêtre dit : « Heureux les invités au repas du Seigneur, voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Saint Pierre dans sa première lettre nous dit : « Ce qui vous a libérés… ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1, 18)

La manne : C’est une image qui nous est connue. La manne est le signe de l’eucharistie et c’est le même Christ qui fait cette relation entre la manne et l’eucharistie. « Jésus disait : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel » Jn 6, 32  Et il ajoutait : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » Jn 6, 35

Mais il y a des caractéristiques de la manne qui nous aident à comprendre la valeur de l’Eucharistie. Par exemple la manne était donnée quotidiennement. La Sainte Eglise célèbre quotidiennement l’Eucharistie, nous les prêtres nous célébrons quotidiennement l’eucharistie, il y a des fideles qui essayent de participer souvent à la sainte Messe, en voyant dans l’eucharistie une source jaillissante de vie éternelle.

La manne comblait les besoins de chaque Israélite. L’eucharistie donne a chacun de nous ce dont nous avons besoin pour notre vie spirituelle. Pour celui qui a besoin de prudence, il aura la prudence ; Pour ceux qui ont besoin de chasteté, la chasteté ; pour ceux qui ont besoin de patience, la patience, constance, constance, etc.

La manne a été donnée jusqu’à l’entrée de la terre promise. C’est pour cela que nous avons besoin de l’Eucharistie jusqu’à notre entrée au ciel.

Deuxième mot la célébration de l’Eucharistie chez les premiers chrétiens :

Les premiers chrétiens ont compris tout de suite la centralité de l’eucharistie dans la vie chrétienne. Saint Luc dans son évangile et dans les actes des apôtres se sert de la phrase «Fractio panis » la fraction du pain pour nous parler de l’Eucharistie. Par exemple, après la fête de la Pentecôte lorsqu’il a eu lieu la première conversion communautaire, saint Luc nous raconte : «Ils étaient assidus… à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Actes 2, 42 (Cf Actes 20, 7 ; Lc 24, 35)

Mais saint Paul nous parle de la célébration Eucharistique avec plus de détails. C’est vrai qu’on voudrait connaitre plus de détails mais au moins l’apôtre soulève un petit peu le voile de la Sainte Messe chez les premiers chrétiens.

Le texte est très important parce qu’il date de l’année 57 ou 58, c’est-à-dire 24 ou 25 ans après de l’institution de l’eucharistie et on trouve la centralité du mystère Eucharistie, chez une communauté qui se trouve à plus de 2000 km de Jérusalem et qui est composée de personnes d’origine païenne, non juives.

La description de la célébration, que fait l’apôtre, a pour but de corriger les défauts de ses enfants dans la foi. Il y avait des divisions dans l’assemblée, la façon de s’habiller (le voile de la femme) l’ordre de l’assemblée, des opinions laxistes et des exagérations… cela pourrait être la description de plusieurs diocèses ou des paroisses d’aujourd’hui. Même l’autorité de l’apôtre a été critiqué… certainement les problèmes d’une communauté faible dans la foi.

L’apôtre n’a pas beaucoup de temps c’est pour cela qu’après avoir donné quelques indications il passe à ce qui est essentiel. Je cite : 23 J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, 24 puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » 25 Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » 26 Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Dans ce petit texte que nous venons d’entendre, il y a des termes, des mots dont il se sert, qui sont très précis et techniques. Mais il faut bien remarquer que l’apôtre ne tire pas ce texte de l’évangile car les évangiles ont été écrits après. L’Évangile selon Marc  a été écrit après les années 65, la date de composition de l’évangile de Saint Matthieu et Saint Luc est entre les années 70 et 80.

  • La nuit où il était livré.
  • Ceci est mon corps,
  • La nouvelle Alliance en mon sang.
  • Faites cela en mémoire de moi.

Est-ce qu’aujourd’hui on peut exprimer le mystère Eucharistique d’une manière plus précise ?

Et troisième mot : la relation de l’Eucharistie et la liturgie du ciel :

On commence par une citation du concile Vatican[1] : « Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle [2] ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur communauté ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire 23].[3] »

Comment pouvons-nous connaître la liturgie du ciel ? Evidement nous pouvons la connaître par la révélation, les différents livres de la bible, comme le prophète Isaïe (Is  6, 3) Le livre de Daniel (Dn 7, 1 ss). Il en a beaucoup mais nous voudrions remarquer quelques points du livre de l’Apocalypse, et particulièrement le chapitre 4.

4 01 « Après cela, j’ai vu : et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant : « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. » 02 Je fus saisi en esprit. » C’est la façon de dire qu’il commence à parler du ciel.

4, 02 b. « Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un ». Evidement Dieu le Père

04 « Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes, où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or ». Les vingt-quatre Anciens sont, selon les pères de l’Eglise, les douze apôtres et les douze patriarches du peuple d’Israël.

06 « Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants… Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol ». C’est le signe des quatre évangélistes. Et souvent dans les grandes coupoles on trouve les quatre évangélistes.

Ils ne cessent de dire : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers, Celui qui était, qui est et qui vient. » La liturgie reprend ce chant, le Sanctus qu’on chante après la préface et avant la prière eucharistique.

5 06 « Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. » On arrive au centre de cette célébration liturgique : Agneau debout, comme égorgé, l’agneau offert en sacrifice, égorgé, mais debout c’est-à-dire vivant. Souvent on dit que saint Jean n’as pas vu un agneau mais plutôt L’agneau, le Christ lui-même avec les signes de la passion, mais vivant. Le Christ centre de cette célébration et centre aussi notre célébration eucharistique.

Pour finir : Nous avons lu tout à l’heure la phrase avec laquelle Saint Jean commence le récit de la dernière cène « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » Nous demandons la grâce de toujours connaître d’une meilleur façon l’amour du Christ, qui s’est livré pour nous, pour nous ! et la grâce de répondre généreusement à cet amour.

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

[1] Sacrosantum Concilium n 8.

[2] Cf. Ap 21, 2 ; Col 3, 1 ; He 8,2.

[3] Cf. Ph 3, 20; Col 3, 4.