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« J’ouvre toutes grandes les portes de ma miséricorde »

Lire l’évangile du deuxième dimanche de Pâques  (Jn 20, 19-31)

Nous sommes dans ce deuxième dimanche de Pâques, dimanche dans l’octave de Pâques. L’Eglise nous fait célébrer ces 8 premiers jours du temps de Pâques comme un grand dimanche.

Nous allons en profiter pour faire un petit enseignement liturgique par rapport à ce grand élément caractéristique du temps de Pâques qui est le Cierge Pascal.  Le mot « cierge » vient de cire, la cire d’abeille, la matière dont les cierges étaient faits auparavant et même aujourd’hui.

Au début de l’histoire de l’Eglise, le cierge pascal a eu une fonction tout à fait pratique, celle d’éclairer le temple pour la cérémonie de la Veillée Pascale, à l’origine il n’y en avait pas un seul, mais plusieurs dans les églises pour pouvoir bien les illuminer.

Il semble qu’en Orient ils aient été décorés avec les dates des fêtes liturgiques mobiles dans l’année (Pâques, Ascension, Pentecôte). Selon la tradition, certains évêques envoyaient aux membres de leurs diocèses des cierges comme une sorte de calendrier liturgique. C’est peut-être l’origine des chiffres de l’année que l’on y appose maintenant.

Pour nous, le Cierge Pascal a une finalité symbolique. D’abord, il nous rappelle le passage de la mer Rouge et le chemin dans le désert du peuple d’Israël, pendant la nuit Dieu illuminait le peuple comme une colonne de feu (image prophétique de la lumière de la vérité qui est notre Seigneur Jésus-Christ). Mais, plus évident encore, le cierge est image et représente le Seigneur ressuscité, éclairant les ténèbres de ce monde. Sa flamme signifie la nouvelle vie de la Résurrection. La cire dont ce cierge a été fait est fabriquée par l’abeille, qui est l’animal toujours vierge ; symbole du Corps sans tache de Notre Seigneur né de la Vierge Marie.

Le cierge pascal doit porter nécessairement la croix, les lettres grecques Alpha et Omega (première et dernière lettres de l’alphabet grec) et les chiffres de l’année présente. Selon le livre de l’Apocalypse le Christ est l’Alpha et l’Omega (principe et fin de notre histoire), la croix est toujours au centre de l’histoire de l’humanité, et sa résurrection illumine aussi notre temps présent (notre « aujourd’hui »). A ce cierge nous appliquons cinq grains fait d’encens ; qui représentent les cinq plaies glorieuses du Seigneur : sur ses mains et ses pieds et sur son coté transpercé par la lance. Ce sont les plaies qu’Il a voulu porter après sa résurrection et Il les aura toujours sur son Corps Glorieux. Elles nous rappellent comme on le dira plus tard, l’amour de la Passion et la gloire de la résurrection.

Revenons maintenant à la célébration de ce dimanche dans l’octave de Pâques, il a reçu depuis le 30 avril de l’année 2000 le nom de Dimanche de la Divine Miséricorde. C’est le pape Saint Jean Paul II qui lui a donné ce nom le jour où il a canonisé sainte Faustine Kowalska. Elle est la sainte qui a reçu les révélations de Notre Seigneur, et le Seigneur a voulu que ce premier dimanche après la Pâque s’appelle ainsi et soit célébré comme une fête de la Miséricorde.

Le Seigneur s’est montré à sainte Faustine comme le représente le tableau qu’Il lui a fait peindre après, signalant avec sa main gauche la plaie de son côté, d’où surgissent deux rayons qui signifient le Sang et l’Eau.

On peut affirmer que cette vision de Notre Seigneur a beaucoup de relation avec l’évangile de ce dimanche. Le côté transpercé de Jésus Ressuscité est comme le résumé de tout le message de la Divine Miséricorde.

Comme nous le savons le Seigneur a gardé ses plaies, son Corps glorieux plein de beauté et parfait après sa résurrection a gardé ces reliques de sa souffrance sur la croix.

Alors, on pourrait faire ce raisonnement : « Mais Jésus aurait pu garder seulement les marques, comme les cicatrices que nous portons parfois dans nos corps, tandis que nous savons qu’Il a gardé les plaies ouvertes, sinon Il n’aurait pas dit à l’apôtre Thomas « mets ta mains dans mon côté ».

D’abord nous devons dire que le Seigneur a voulu conserver ses plaies ouvertes pour notre bien spirituel, pour raffermir notre foi et la foi de ses disciples dans la Résurrection, comme S. Bède écrit, si le Christ a gardé ses plaies, ce n’est pas par impuissance de les guérir, mais   » pour faire connaître à jamais le triomphe de sa victoire « . Son Corps ressuscité se montrait donc plus parfait en portant les signes de Sa passion. C’est pour cela que le Seigneur veut que Thomas introduise son doigt et sa main dans les ouvertures causées par les clous et la lance ; pape S. Léon explique  » il lui suffisait, pour sa foi personnelle, de voir ; mais il a travaillé pour nous en touchant ce qu’il voyait « .

Les marques de la croix ne servent pas seulement pour affermir notre foi dans la résurrection du Christ, elles ont une implication dans notre vie spirituelle par rapport à l’amour que les hommes de tous les temps sont obligés de rendre à Jésus-Christ, mort pour nous sur la croix. Et pour cela, l’autre saint Thomas, saint Thomas d’Aquin (que nous suivons dans tous ces arguments, cf. Somme Théologique Q. 54, a. 4) donne deux raisons parmi d’autres, mais faisant référence à l’amour et la foi que l’humanité doit porter pour le Christ :

Il aura toujours ses plaies pour faire connaître, au jour du jugement, combien juste sera la condamnation portée contre ceux qui ne l’ont pas aimé. Comme l’observe S. Augustin :  « Le Christ savait pourquoi il conservait ses plaies dans son corps. Il les montrera un jour à ses ennemis et leur dira en les convainquant par sa vérité : ‘Voilà l’homme que vous avez crucifié ; voyez les blessures que vous lui avez faites ; reconnaissez le côté que vous avez percé ; car c’est par vous et pour vous qu’il a été ouvert, pourtant vous n’avez pas voulu y croire. »

Mais, Il les gardera aussi pour ceux qui ont cru à Lui et l’ont aimé, « pour insinuer à ceux qu’il rachetait par sa mort, avec quelle miséricorde Il les avait aidés, en mettant sous leurs yeux les marques mêmes de sa mort ».

Nous pouvons dire aussi que le Seigneur a voulu que ses plaies, spécialement celle du côté soient toujours ouvertes. C’est une ouverture, c’est par elle que sont sortis du sang et de l’eau (cf. Jn. 19,34) ; l’eau symbole de l’Esprit Saint et de la purification des péchés ; le sang du Christ nous rappelle l’Eucharistie, qui est le Sacrement de son Corps et de son Sang et qui nous apporte la grâce. Mais Son côté est ouvert pour pouvoir y accéder jusqu’à Cœur de Jésus et découvrir son amour pour nous, comme Jésus l’a révélé à sainte Faustine, avec la seule condition d’avoir confiance dans sa Miséricorde.

Bien avant dans l’histoire, saint Jean Chrysostome prêchait sur la puissance de la croix et la grandeur de la Passion pour nous : « Veux-tu connaître encore mieux la puissance du sang du Christ? Souviens-toi de son origine. Il a coulé du côté du Maître en croix. La lance du soldat ouvrit le côté et brisa le mur du temple saint (c’est le Corps du Christ). Voici, j’y ai trouvé un trésor de grâce. Et je me réjouis d’y découvrir d’admirables richesses»

Mais les plaies de Jésus ne nous parlent pas seulement à nous, les hommes ; Il les a gardées pour les présenter tout le temps, éternellement au Père. Comme dit saint Thomas, le Seigneur les a gardées pour montrer constamment à son Père, en suppliant pour nous, quel genre de mort Il avait subi pour l’humanité », elles sont le témoignage de son Amour pour nous les hommes. « Jésus, dit la lettre aux hébreux (7,24-25), lui, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

Mais de ce côté transpercé descend aussi la force de la grâce qui nous pardonne les péchés, précisément dans ce dimanche où l’évangile nous montre comment Jésus a donné le pouvoir de l’Esprit Saint aux apôtres pour pardonner les péchés. Nous ne pouvons pas séparer la Miséricorde de Dieu de ce moyen précieux que Dieu a mis pour l’exercer dans ce monde qui est le sacrement du pardon et de la Miséricorde, sachant toujours que le prêtre est un instrument, agissant in persona Christ, dans la personne du Christ.

Et nous allons finir avec les paroles de Jésus à sainte Faustine :

« (La dévotion à la divine Miséricorde) est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu’il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu’ils profitent du sang et de l’eau qui ont jailli pour eux.  Avant de venir comme juge équitable, j’ouvre d’abord toutes grandes les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice… » (Petit journal, 848)
« Je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde.   Qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance : les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien. Celui qui a mis sa confiance en ma miséricorde, à l’heure de la mort, j’emplirai son âme de ma divine paix. » (Petit journal, 687.1520)

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

(Image mise en avant : jour de la canonisation de sainte Faustine)

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 AVRIL

Le 11 avril

1. Mémoire de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr. Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1097, il fut assassiné, alors qu’il célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.
2. Commémoraison de saint Antipas, le témoin fidèle, qui fut mis à mort à Pergame en Asie, pour le nom de Jésus, comme le dit saint Jean dans l’Apocalypse.
3. Commémoraison de saint Philippe, évêque de Gortyne en Crète. À l’époque des empereurs Marc-Antoine Verus et de Lucius Aurèle Commode, il protégea l’Église qui lui était confiée de la fureur des païens et des pièges des hérétiques. Il mourut vers 180.
4. À Samone en Dalmatie, saint Domnion, évêque et martyr, dont on rapporte qu’il fut mis à mort dans la persécution de Dioclétien, en 304.
5. Près de Gaza en Palestine, vers 540, saint Barsanuphe, anachorète. D’origine égyptienne, d’une austérité de vie extraordinaire, rempli du don de conseil, il ne communiquait avec les autres que par écrit.
6. À Spolète en Ombrie, vers 500, saint Isaac, moine, venu de Syrie, fondateur du monastère de Monteluco, dont le pape saint Grégoire le Grand a rappelé les vertus.
7*. En Calabre, l’an 1119, le bienheureux Latuin, compagnon de saint Bruno et son successeur, qui fut un excellent interprète de l’esprit du fondateur dans l’établissement des monastères de l’Ordre de la Chartreuse.
8*. Près de Coimbra au Portugal, en 1229, la bienheureuse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier, qui fonda le monastère de moniales cisterciennes de Cellas et y prit elle-même l’habit religieux.
9*. À Cuneo dans le Piémont, vers 1495, le bienheureux Ange de Chivasso, prêtre de l’Ordre des Mineurs, d’une doctrine, d’une prudence et d’une charité remarquables.
10*. À Londres, en 1608, le bienheureux Georges Gervase, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît et martyr. Élevé au collège anglais de Douai, il revint en Angleterre après son ordination sacerdotale, sous le roi Jacques Ier, et bien que deux fois capturé dans le temps où il exerça son ministère pastoral, il demeura fidèle à la foi catholique jusqu’à la potence.
11. À Lucques en Toscane, l’an 1905, sainte Gemma Galgani, vierge. Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.
12*. À Lucques également, en 1914, la bienheureuse Hélène Guerra, vierge, qui fonda la Congrégation des Oblates du Saint-Esprit pour l’éducation des jeunes filles et invita de manière admirable les fidèles à coopérer avec l’Esprit Saint dans l’économie du salut.
13*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Symphorien Ducki, religieux capucin et martyr. Sous l’occupation de son pays par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec les autres religieux de son couvent, plongé plusieurs fois dans l’eau glacée et enfin massacré par les vigiles du camp.

Le 12 avril

1. À Fermo dans les Marches, sainte Vissia, vierge et martyre.
2. À Rome, au cimetière de Calépode, au troisième mille sur la voie Aurélienne, en 352, la mise au tombeau du pape saint Jules Ier, qui garda fermement la foi catholique, alors que sévissaient les ariens, prit la défense de saint Athanase contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique.
3. À Vérone en Vénétie, vers 372, saint Zénon, évêque, dont les travaux et la prédication conduisirent la ville au baptême.
4. En Cappadoce, l’an 372, saint Sabas le Goth, martyr. Alors qu’Athanaric, roi des Goths, poursuivait les chrétiens, parce qu’il refusait les aliments immolés aux idoles, il subit de cruels tourments et fut jeté dans un fleuve, le troisième jour après la célébration de la Pâque.
5. À Gap en Provence, après 517, saint Constantin, évêque.
6. À Pavie en Lombardie, l’an 697, saint Damien, évêque, dont la lettre sur la foi orthodoxe au sujet de la volonté et de l’opération dans le Christ fut lue au troisième Concile de Constantinople.
7*. À Parion dans l’Hellespont, en 735, saint Basile, évêque, qui, à cause du culte des saintes images, endura les verges, les chaînes et l’exil.
8*. Dans le Ponthieu, en 742, saint Erkembode, abbé de Sithiu, qui succéda à saint Bertin et fut en même temps évêque de Thérouanne.
9*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1050, saint Alfier, fondateur et premier abbé de ce monastère. Auparavant conseiller de Guimard, duc de Salerne, il devint à Cluny disciple de saint Odilon et apprit avec exactitude l’observance de la vie monastique.
10*. Au monastère de Belém près de Lisbonne, au XIVe siècle, le bienheureux Laurence (Lauréntii), prêtre de l’Ordre de Saint-Jérôme, vers qui accouraient en grand nombre les pénitents, en raison de sa profonde piété.
11. À Los Andes au Chili, en 1920, sainte Thérèse de Jésus (Jeanne Fernandez Solar), vierge. Novice chez les Carmélites déchaussées, elle offrit à Dieu sa vie, comme elle le disait, pour le monde pécheur, et mourut du typhus dans sa vingtième année.
12. À Naples, en 1927, saint Joseph Moscati. Médecin, il accomplit une œuvre d’assistance quotidienne et infatigable aux malades, sans aucune relâche, sans demander le moindre argent aux pauvres, et en soignant les corps, il se souciait aussi des âmes avec beaucoup de charité
13. À San José, sur le territoire de Chilpancingo au Mexique, en 1927, saint David Uribe, prêtre et martyr, qui pendant la persécution religieuse en ce pays, fut tué d’un coup de revolver dans la nuque.

Le 13 avril

1. Mémoire de saint Martin Ier, pape et martyr. En un temps difficile, il condamna dans un Concile au Latran l’hérésie des partisans d’une volonté unique dans le Christ ; sur l’ordre de l’empereur Constant II, l’exarque Calliope donna l’assaut à la basilique du Latran et arracha le pape de son siège. Le pontife fut conduit à Constantinople, où il fut gardé étroitement au secret en prison, enfin relégué en Chersonèse, où, après deux ans environ, en 656, il vit la fin de ses tribulations pour la défense de la foi catholique.
2. À Pergame en Asie, au IIe siècle, les saints martyrs Carpe, évêque de Thyatire, Papyle, diacre, sa sœur Agathonique, et beaucoup d’autres, qui reçurent la couronne du martyre pour avoir généreusement confessé le Christ.
3. À Ravenne en Flaminie, l’an 398, saint Ours, évêque, qui déplaça de Classis dans la ville le siège épiscopal, fit le jour de Pâques la dédicace de la cathédrale sous le titre de l’Anastasis, et le même jour de Pâques d’une autre année, passa lui-même à la gloire du Christ ressuscité.
4. À Tarragone en Espagne, l’an 586, saint Herménégilde, martyr. Fils du roi arien des Wisigoths Léovigild, il fut converti à la foi catholique par l’évêque saint Léandre, et ne se laissa fléchir ni par les faveurs ni par les menaces de son père, qui, irrité, le priva du règne et le fit enfermer dans une étroite prison. Au moment des fêtes pascales, ayant refusé de recevoir la communion des mains d’un évêque arien, il fut frappé à mort d’un coup de hache, sur l’ordre de son père.
5*. Au monastère de La Capelle près de Wast, au pays de Boulogne, en 1113, la bienheureuse Ida. Veuve du comte de Boulogne Eustache, elle s’illustra par sa libéralité envers les pauvres et son zèle pour la beauté de la maison de Dieu.
6*. À Ménévie au pays de Galles, en 1124, saint Caradoc, prêtre et ermite. Joueur de harpe à la cour du roi Rhys, il abandonna ce prince quand il vit qu’il aimait mieux les chiens que les hommes, et il apprit de l’abbé Teila à servir Dieu.
7*. Au monastère cistercien de La Ramée dans le Brabant, vers 1260, la bienheureuse Ida, vierge, qui souffrit beaucoup de la part de son père, avant de pouvoir entrer dans la vie religieuse, où, par l’austérité de sa vie, elle imita dans son corps le Christ souffrant.
8*. Au monastère de Font Avellane en Ombrie, l’an 1294, le bienheureux Albertin, ermite et prieur d’une communauté d’ermites, qui préféra aux honneurs la solitude, et s’employa à réconcilier des cités qui se battaient entre elles.
9*. À Città di Castello, également en Ombrie, l’an 1320, la bienheureuse Marguerite, vierge, Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique. Née aveugle, naine et difforme, abandonnée par ses parents, elle garda toute sa vie un cœur confiant dans le nom de Jésus.
10*. À Rochester en Angleterre, l’an 1590, les bienheureux François Dickenson et Milon Gérard, prêtres et martyrs. Du collège anglais de Reims, ils rentrèrent dans leur patrie pour y exercer en cachette leur ministère sacerdotal ; pour ce motif, ils furent condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, par pendaison et autres supplices habituels.
11*. À York, également en Angleterre, l’an 1642, les bienheureux Jean Lockwood et Édouard Catherick, prêtres et martyrs, sous le roi Charles Ier. Le premier, âgé de quatre-vingt-sept ans, qui avait déjà échappé deux fois à la peine capitale, fut derechef condamné à mort en raison de son sacerdoce. Il voulut précéder à la potence son compagnon plus jeune et troublé, pour lui communiquer le courage du martyre.
12*. À l’île de la Réunion, en 1867, le bienheureux Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), frère des Écoles chrétiennes, qui, sans relâche, instruisit les enfants et apporta secours aux pauvres et espérance aux esclaves.
13. À Totoclan, dans la région de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Sabas Rayes, prêtre et martyr, qui durant la persécution en ce pays, fut arrêté après avoir célébré un baptême, puis torturé et fusillé dans le cimetière.
**        En Italie, en 1822, le bienheureux Serafino Morazzone, prêtre (béatifié le 26 juin 2011 par Benoît XVI)
**        En Italie, en 1945, le bienheureux Rolando Rivi, martyr tué, alors qu’il avait 14 ans, par haine de sa foi,   (beatifié 5 octobre 2013 par le pape François)

Le 14 avril

1. À Rome, au cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, les saints martyrs Tiburce, Valérien et Maxime.
2. À Antioche de Syrie, au IVe siècle, les saintes martyres Bernice et Prosdocé, vierges, avec leur mère Domine. Au temps de la persécution, pour échapper à leurs poursuivants qui en voulaient à leur pudeur, elles cherchèrent leur salut dans la fuite et trouvèrent enfin leur martyre dans le fleuve.
3. Dans le désert de Nitrie en Égypte, au IVe siècle, saint Fronton, abbé, qui se retira dans ce désert avec environ soixante-dix compagnons.
4*. À Elphin en Irlande, au Ve siècle, saint Asicus, évêque, dont on dit qu’il fut disciple de saint Patrice et premier évêque de cette Église.
5. À Alexandrie, en 476, sainte Thomaïde, martyre de la chasteté.
6*. À Lyon, vers 688, saint Lambert, évêque, qui fut auparavant moine puis abbé de Fontenelle.
7*. À Montemarano en Campanie, au XIe ou XIIe siècle, saint Jean, évêque, qui, dit-on, travaillait lui-même à défricher la terre pour nourrir les pauvres et montrer aux clercs un moyen de se sanctifier.
8*. Au monastère de Tiron près de Chartres, en 1117, saint Bernard, abbé, qui mena d’abord une vie d’ermite en divers endroits, en forêt et à l’île Chausey, mais, des disciples venant à lui en foule, il se fixa avec eux dans la forêt de Tiron, les forma et les conduisit à la perfection selon l’Évangile.
9*. À Avignon, en 1184, saint Bénezet (Benoît), jeune berger, grâce à qui, avec l’aide du Seigneur, fut construit sur le Rhône un pont très utile aux habitants de la ville. Il mourut à dix-neuf ans et son corps fut déposé sur le pont.
10*. À Tuy en Galice, l’an 1246, le bienheureux Pierre Gonzalez, appelé Telme par les marins, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Il devint aussi humble qu’il avait recherché la gloire et se dépensa pour venir en aide aux miséreux, surtout aux marins et pêcheurs.
11*. À Schiedam en Hollande, l’an 1453, sainte Lidwine, vierge, qui supporta avec patience pendant presque toute sa vie les infirmités corporelles pour la conversion des pécheurs et la libération des âmes.
12*. À Cuevas de Vinroma en Espagne, l’an 1937, la bienheureuse Isabelle Calduch Rovira, vierge, clarisse capucine et martyre, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 15 avril

1. En Thrace, entre 117 et 137, les saints martyrs Théodore et Pausilype, dont on rapporte qu’ils souffrirent sous l’empereur Adrien.
2. À Myre en Lycie, saint Crescent, qui acheva son martyre par le feu.
3. Au Mont d’Or dans le Picenum, saint Maron, martyr.
4. À Saint-Pierre de Rome, commémoraison de saint Abondius, qui, au témoignage du pape saint Grégoire le Grand, fut un humble et fidèle gardien de cette église au VIe siècle.
5. Au pays de Coutances, vers 565, le trépas de saint Paterne (Pair ou Pern) évêque d’Avranches, qui fonda beaucoup de monastères et fut élu à l’épiscopat à l’âge de soixante-dix ans. Il mourut en se rendant au monastère de Sciscy, où il fut inhumé. Avec lui est commémoré son compagnon saint Scubilion, mort le même jour et inhumé avec lui à Sciscy.
6*. À Landelle, près de Vire au diocèse de Bayeux, au VIe siècle, saint Ortaire, abbé, adonné aux austérités et à la prière, et assidu à soigner les malades et soulager les pauvres.
7*. À Avignon, en 1607, le bienheureux César de Bus, prêtre. Détourné d’une vie mondaine, il se dépensa dans la prédication et la catéchèse et fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, pour qu’ils rendent gloire à Dieu par la formation des fidèles.
8*. À Kalawao, dans l’île de Molokai en Océanie, l’an 1889, saint Damien de Veuster, prêtre de la Congrégation des Missionnaires des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, qui se dévoua tellement de tout son cœur au service des lépreux qu’il contracta lui-même la lèpre et en mourut. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)

Le 16 avril

1. À Corinthe, au IIIe ou au IVe siècle, les saints martyrs Léonide et sept compagnes, qui, après avoir enduré divers supplices, furent noyés dans la mer.
2. À Saragosse en Espagne, commémoraison de saint martyr Optat et dix-sept compagnons, qui, au début du IVe siècle, durant la persécution de Dioclétien, furent cruellement tourmentés, tous ensemble, et mis à mort. Le poète Prudence a décrit en vers leur glorieux martyr.
3. À Saragosse, en Espagne, Saint Engrace, vierge et martyr, subit des tourments cruels et variés, mais survécut, portant dans son corps les traces de ses plaies.
4. On commémore avec eux les saints martyrs Caïus et Crémence, victimes de la même persécution, ainsi que sainte Engrace, vierge, qui subit des tourments cruels et variés, mais survécut, portant dans son corps les traces de ses plaies.
5. À Astorga, au royaume des Suèves en Espagne, au Ve siècle, saint Turibio, évêque, qui, avec l’aide du pape saint Léon le Grand, se mit en devoir de s’opposer avec force à la secte des priscillianistes qui se développait en Espagne.
6. À Braga au Portugal, vers 668, saint Fructueux, évêque, qui fut d’abord moine et fondateur de monastères, puis évêque et abbé de Dume, enfin établi par les Pères du dixième Concile de Tolède évêque métropolitain de Braga ; il gouverna avec prudence son Église en même temps que ses monastères.
7*. En Écosse, l’an 1116, saint Magnus, martyr. Fils d’un viking, prince des Orcades, il fut d’abord pirate, mais embrassa bientôt la foi chrétienne. Échappant à l’emprise du roi de Norvège et à ses raids sur les côtes, il vécut comme un pénitent, puis, devenu à son tour prince des Orcades, il partagea le pouvoir avec son cousin Haakon, mais, celui-ci se saisit de lui, désarmé, dans une église et le fit traîtreusement assassiner.
8*. À Sebourg dans le Hainaut, vers 1186, saint Druon (Drogon). À la recherche d’une vie simple et solitaire, comme berger de troupeaux puis comme pèlerin, il vécut pour Dieu seul.
9*. À Broni en Lombardie, l’an 1249, saint Contard, pèlerin, qui choisit de vivre dans la plus grande pauvreté et, faisant route vers Compostelle, fut arrêté en ce lieu par la maladie et y mourut.
10*. À Sienne en Toscane, l’an 1305, le bienheureux Joachim, religieux de l’Ordre des Servites de Marie.
11. À Rome, en 1783, saint Benoît-Joseph Labre. Né à Ameth au diocèse de Boulogne, attiré dès son enfance par le désir d’une vie austère, mais malheureux dans ses essais de vie monastique, il entreprit des pèlerinages pénibles aux sanctuaires les plus réputés, vêtu seulement d’un habit grossier et en loques, se nourrissant de ce qu’il mendiait et donnant partout des exemples de piété et de pénitence. Il fit de Rome la dernière étape de son parcours et mourut, un mercredi saint, près de l’église Sainte-Marie des Monts, où il priait assidûment.
12*. À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Delépine, Jean Ménard et vingt-quatre compagnes. Presque tous de la campagne, ils furent fusillés, sous la Révolution française, pour leur attachement à la foi catholique.
13. À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d’une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l’habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.

Le 17 avril

(En Suisse, Mémoire de saint Pierre Canisius. Notice à prendre le 21 décembre, n° 1).
1. À Mélitène en Arménie, l’an 341, vers le IVe siècle, les saints martyrs Pierre, diacre, et Hermogène, son serviteur.
2. En Perse, l’an 341, la passion de saint Siméon bar Sabas, évêque de Séleucie et Ctésiphon. Par ordre du roi des Perses Sapor II, il fut arrêté, chargé de fers et, comme il refusait d’adorer le soleil et qu’il rendait témoignage au Seigneur Jésus Christ d’une voix libre et assurée, il fut d’abord enfermé dans une prison pour esclaves avec une troupe de plus de cent compagnons, parmi lesquels des évêques, des prêtres et des clercs de divers ordres. Ils y furent détenus longtemps, puis, le vendredi de la Passion du Seigneur, tous les compagnons de Siméon furent égorgés sous ses yeux, pendant qu’il exhortait vivement chacun d’eux. Il fut enfin lui-même décapité, le dernier de tous. Avec lui souffrirent encore Abdécalas et Ananie, ses prêtres, personnages très distingués.
3. On commémore également un grand nombre de martyrs, qui, après la mort de saint Siméon, furent frappés par l’épée à travers toute la Perse, pour le nom du Christ, sous le même roi Sapor, de 341 à 345. En Perse, l’an 341, la passion de saint Usthazadès, eunuque de la cour royale. Il avait été le père nourricier du roi Sapor II et, quand se leva le premier orage de la persécution, il renia la foi, mais, grâce à l’évêque saint Siméon, il fit pénitence de sa faute et, le Vendredi saint, il subit le martyre dans le palais d’Artaxercès, frère du roi Sapor, dans la province d’Adiabène.
4. À Tortone en Ligurie, au IVe siècle, saint Innocent, évêque.
5. À Mélitène en Arménie, vers 435, saint Acace, évêque, qui, au Concile d’Éphèse, revendiqua la foi orthodoxe contre Nestorius, et ensuite fut injustement chassé de son siège.
6. À Vienne en Gaule, l’an 540, saint Pantagathe, évêque, réputé un des plus saints et des plus savants évêques de son temps.
7*. Dans l’île d’Eigg dans les Hébrides, au large de l’Écosse, en 614, les saints Domnan, abbé, et ses cinquante-deux moines, qui furent tués par des pirates par le feu ou l’épée, alors qu’ils célébraient les fêtes pascales.
8. À Cordoue en Andalousie, l’an 856, les saints martyrs Élie, prêtre, déjà avancé en âge, Paul et Isidore, moines encore jeunes, qui furent mis à mort par ordre de Mohammed, fils d’Abdérame II, à cause de leur profession de foi chrétienne.
9. Au monastère de la Chaise-Dieu en Auvergne, l’an 1067, saint Robert, abbé, qui vécut d’abord dans la solitude, puis en ce même lieu rassembla des frères et gagna au Seigneur une foule considérable par la parole de sa prédication et l’exemple de sa vie.
10. Au monastère de Molesmes, en 1111, saint Robert, abbé. À la recherche d’une vie monastique plus simple et plus stricte, il fonda et dirigea infatigablement des couvents de cénobites, il fut à la tête de groupes d’ermites et rétablit la vie monastique selon la Règle de saint Benoît, en fondant le monastère de Cîteaux dont il fut le premier abbé. Mais c’est à Molesmes, où il dût retourner comme abbé pour la troisième fois, qu’il mourut en paix.
11*. À Pérouse en Ombrie, l’an 1367, le bienheureux Jacques de Cerqueto, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui offrit un exemple de joie en supportant la maladie.
12*. À Pise en Toscane, l’an 1419, la bienheureuse Claire Gambacorta. Mariée à douze ans, veuve à quinze ans, elle fonda en cette ville, sur l’exhortation de sainte Catherine de Sienne, le premier monastère de Saint-Dominique sous une observance rigoureuse de la Règle, dirigea ses Sœurs avec prudence et charité et pardonna à ceux qui avaient tué son père et ses frères.
13*. À Madrid, en 1624, la bienheureuse Marie-Anne de Jésus Navarro de Guevara, vierge, qui vint à bout des oppositions de son père, reçut l’habit de Notre-Dame de la Merci, et eut recours aux prières et aux pénitences pour les miséreux et les affligés.
14*. À Londres, en 1643, le bienheureux Henri Heath, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr, condamné à mort et livré au bourreau, uniquement à cause de son sacerdoce, sous le roi Charles Ier.
15*. À Sault dans le Québec, en 1680, sainte Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu’elle s’était appliquée à conserver avant d’être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.   (canonisée le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
**        A Madagascar, en 1947 le bienheureux Lucien Botovasoa père de famille, « martyr de la foi et de la charité (Béatifié le 24 juin 2012 par Benoît XVI

Le 18 avril

1. À Mélitène en Arménie, les saints martyrs Hermogène et Elpide.
2. En Perse, l’an 341, saint Pusice, martyr. Surintendant des ouvriers du roi Sapor II, parce qu’il avait relevé le courage du prêtre Ananie qui tremblait, il eut lui-même, sur l’ordre du roi, le cou percé et la langue arrachée, et périt de ce supplice cruel le Samedi saint, lendemain de la mort de saint Siméon.
3*. Commémoraison de saint Eusèbe, évêque de Fano dans les Marches, qui accompagna le pape saint Jean Ier envoyé à Constantinople par le roi Théodoric, et, au retour, fut emprisonné à Ravenne comme lui, et y mourut vers 526.
4*. À Leighlin en Irlande, l’an 639, saint Lasérian ou Molaise, qui fit accepter pacifiquement dans l’île la manière romaine de calculer la date de Pâques.
5. Au monastère de Lobbes dans le Hainaut, en 713, saint Ursmer, évêque et abbé, qui propagea la Règle de saint Benoît et amena à la foi chrétienne les habitants de la Thiérache.
6. À Constantinople, en 811, sainte Anthuse, vierge. Fille de l’empereur Constantin Copronyme, elle apporta tous ses soins à aider les pauvres, à racheter les esclaves, à réparer les églises, à construire des monastères, et reçut elle-même, des mains de l’évêque saint Taraise, le voile des vierges.
7. Dans l’île d’Égine en Grèce, au IXe siècle, sainte Athanasie, qui fut deux fois veuve, puis higoumène, célèbre par sa fidélité aux observances monastiques et par ses vertus.
8. À Constantinople, après 842, saint Jean l’Isaurien, moine. Disciple de saint Grégoire le Décapolite et ami de saint Joseph l’Hymnographe, il fut un champion de la défense des saintes images sous l’empereur Léon l’Arménien.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 850, saint Parfait, moine et martyr. Parce qu’il s’en était pris à la doctrine de Mahomet et avait confessé fermement sa foi dans le Christ Fils de Dieu, il fut mis en prison par les Maures et ensuite tué d’un coup d’épée.
10*. À Bruges dans les Flandres, en 1167, le bienheureux Idesbald, abbé. Il vécut d’abord dans le monde, et devenu bientôt veuf, il s’acquitta pendant trente ans de diverses fonctions à la cour des comtes, puis, à l’âge mûr, il entra au monastère de Dune, dont il fut le troisième abbé et qu’il gouverna saintement.
11. À Milan, en 1176, saint Galdin, évêque, qui s’employa à restaurer la cité détruite à cause des guerres de l’empire et rendit son âme à Dieu en achevant de prêcher un sermon contre les hérétiques.
12*. À Monte Reale dans les Abruzzes, en 1479, le bienheureux André, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui se dépensa a prêcher en Italie et en France.
13*. À Gandie, dans la région de Valence en Espagne, l’an 1602, le bienheureux André Hibernon, religieux de l’Ordre des Mineurs. Dévalisé par des voleurs quand il avait vingt ans, à partir de là, il pratiqua de manière admirable la pauvreté.
14*. À Pontoise, en 1618, la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Barbe Avrillot). Épouse de Pierre Acarie, mère de famille expérimentée, femme très pieuse, elle introduisit en France la branche féminine du Carmel réformé par sainte Thérèse en fondant cinq monastères et, à la mort de son mari, elle-même fit profession de vie monastique dans le carmel d’Amiens, puis fut assignée à celui de Pontoise, où elle finit ses jours.
15*. À Angers, en 1794, le bienheureux Joseph Moreau, prêtre et martyr, qui durant la Révolution française, fut guillotiné en haine de la foi chrétienne, le vendredi de la Passion du Seigneur.
16*. À Sienne en Toscane, l’an 1923, la bienheureuse Sabine Petrilli, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine de Sienne, pour subvenir aux besoins des jeunes filles pauvres.
17*. À Majdanek, près de Lublin en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Romain Archutowski, prêtre de Varsovie et martyr. Jeté en prison par des soldats du régime nazi d’occupation, à cause de son sacerdoce, il y souffrit les sévices, la faim, la maladie et succomba le dimanche des Rameaux.

Le 19 avril

1. En Afrique, l’an 250, saint Mappalique, martyr. Durant la persécution de Dèce, ému par la piété familiale, il demanda d’accorder la paix à sa mère et sa sœur, qui avaient failli, mais lui-même, soumis à l’interrogatoire et à la torture, fut couronné du martyre dans l’épreuve ; avec lui sont associés beaucoup d’autres saints martyrs qui ont confessé le Christ : Bassus dans une carrière, Fortunion en prison, Paul après l’interrogatoire, Fortunée, Victorin, Victor, Heremius, Credula, Hereda, Donat, Firmus, Vénustus, Fructus, Julie, Martial et Ariston, qui tous moururent de faim en prison.
2. En Perse, l’an 341, sainte Marthe, vierge et martyre. Sous le roi Sapor II, elle fut décapitée le lendemain de l’exécution de son père, saint Pusice, c’est-à-dire le jour de la Résurrection de Seigneur.
3. À Antioche de Pisidie en 818, saint Georges, évêque, qui mourut en exil pour le culte des saintes images.
4*. Dans les Alpes de Bavière, vers 978, saint Gérold, ermite, dont on rapporte qu’il mena une vie de prière et de pénitence dans la région de Vorarlberg.
5. Sur la côte près de Greenwich en Angleterre, la passion de saint Elphège, évêque de Cantorbéry et martyr. Il s’offrit pour son troupeau aux Danois qui ravageaient la ville par le fer et le feu, et comme il refusait d’être racheté à prix d’argent, il fut frappé, le samedi après Pâques, à coups de pierres et enfin décapité.
6. À Rome, près de saint Pierre, en 1054, saint Léon IX, pape, qui d’abord évêque de Toul, défendit fermement son Église pendant vingt-cinq ans puis, élu au siège de Rome, pendant cinq ans il convoqua plusieurs synodes pour réformer la vie du clergé et extirper la simonie.
7*. Au monastère de Saint-Bertin en Thérouanne, l’an 1182, le trépas du bienheureux Bernard le Pénitent, qui, cherchant à expier par une pénitence très dure des péchés de jeunesse, choisit un exil volontaire : pieds nus, vêtu de tissus de laine, se contentant d’un peu de nourriture, il fit sans arrêt des pèlerinages aux lieux sacrés et finit ses jours sous l’habit monastique.
8*. À Londres, en 1602, le bienheureux Jacques Duckett, martyr. Marié et libraire, il fut dénoncé pour avoir vendu des livres catholiques. Après neuf ans passés en prison, il fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et soumis au supplice de la pendaison à Tyburn, avec son accusateur, qu’en mourant il invita à une mort catholique.

Le 20 avril

1. À Rome, vers 166, saint Anicet, pape, dont un hôte illustre, saint Polycarpe, éprouva la fraternité, quand ils traitèrent ensemble de la date à retenir pour le jour de Pâques.
2. À Rome également, commémoraison des saints Sulpice et Servitien, martyrs, qui furent déposés au second milliaire sur la voie Latine.
3. À Cordoue en Espagne Bétique, au IVe siècle, saint Secondin, martyr.
4. À Embrun dans les Alpes, vers 374, saint Marcellin, premier évêque de cette ville. Venu d’Afrique, il convertit à la foi du Christ la plus grande partie des Alpes maritimes et fut ordonné pour ce siège par saint Eusèbe de Verceil.
5. À Auxerre, vers 488, saint Marcien, moine.
6. Près de Constantinople, au Ve siècle, saint Théodore, surnommé Trichinas à cause du rude tissu de poil de chèvre dont il était vêtu, qui mena dans la solitude une vie très âpre.
7. Saint Anasthase d’Antioche, évêque et martyr
8*. Au pays de Loriano, près de Paestum en Campanie, au VIIe siècle, sainte Héliène, vierge, qui vécut retirée dans une sorte de caverne.
9*. À Osnabrück en Saxe, l’an 804, saint Wihon, évêque. Né en Frise, il fut envoyé par Charlemagne, étant abbé, évangéliser les Saxons, puis mis à la tête de l’Église d’Osnabrück, où il eut beaucoup à souffrir.
10*. Au monastère de Châtellerault en Poitou, l’an 1120, le bienheureux Giraud de Salles, qui, de chanoine pauvre, se fit ermite beaucoup plus pauvre, partisan de la pénitence la plus grande. Il enflamma beaucoup de gens de l’amour de Dieu ou en attira beaucoup au désert, et fonda enfin un grand nombre de maisons de chanoines réguliers.
11*. À Pise en Toscane, l’an 1218, le bienheureux Dominique Vernagalli, prêtre de l’Ordre des Camaldules, qui construisit un hospice pour les orphelins.
12. À Montepulciano, également en Toscane, l’an 1317, sainte Agnès, vierge, qui prit à neuf ans l’habit des vierges consacrées, à quinze ans devint, malgré elle, la première supérieure du monastère de Procena, et bientôt fonda dans sa patrie un autre monastère, sous le Règle de saint Dominique, où elle donna un admirable exemple de véritable humilité.
13*. À Bologne en Émilie, l’an 1322, le bienheureux Simon Rinalducci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui enseigna les jeunes adonnés aux études et le peuple de Dieu par sa science théologique, sa prédication et l’exemple de sa vie.
14*. À Lancastre en Angleterre, l’an 1584, les bienheureux martyrs Jacques Bell et Jean Finch. Le premier, prêtre, passa vingt ans dans la confession anglicane contre sa science et sa conscience, puis, sur l’exhortation d’une pieuse femme, se réconcilia avec l’Église catholique ; le second, père de famille, paysan et catéchiste, passa de nombreuses années en prison à cause de sa foi catholique et supporta la faim et d’autres tourments ; tous les deux furent condamnés à mort, sous le reine Élisabeth Ière, et menés à la potence.
15*. À Londres, la même année, les bienheureux Richard Sargeant et Guillaume Thomson, prêtres et martyrs. Condamnés à mort parce que, prêtres, ils étaient entrés en Angleterre et y étaient demeurés, ils furent conduits au même supplice de la pendaison à Tyburn.
16*. À Cloyne en Irlande, l’an 1585, le bienheureux Maurice Makenraghty, prêtre et martyr. Après deux ans passés en prison, comme il refusait de reconnaître le pouvoir de la reine Élisabeth Ière dans le domaine spirituel, il fut livré aux supplices de la potence.
17*. À York en Angleterre, l’an 1593, le bienheureux Antoine Page, prêtre et martyr. Homme doux et droit, il fut condamné aux supplices du gibet, à cause de son sacerdoce.
18*. À Londres, en 1602, les bienheureux prêtres et martyrs François Page, de la Compagnie de Jésus, et Robert Watkinson, qui furent ensemble condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, à cause de leur sacerdoce, que le second avait reçu un mois seulement auparavant, et tous deux durent monter sur l’échafaud à Tyburn.
19*. À Pianello, dans le pays de Côme en Lombardie, l’an 1887, la bienheureuse Claire Bosatta, vierge, qui, avec l’aide du bienheureux Louis Guanella, fonda la Petite Maison de la divine Providence.
20*. Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Anastase Pankiewicz, prêtre franciscain. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il poursuivit son ministère, ce qui lui valut d’être arrêté par des soldats et déporté au camp de concentration de Dachau. Lorsqu’on le mena à la chambre à gaz, il succomba en cours de route.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org