Archives par mot-clé : Monastère « Bienheureux Charles de Foucauld »

Neuvaine à s. Jean Paul II

PATRON DE LA FAMILLE RELIGIEUSE DU VERBE INCARNÉ

Saint Jean Paul II,

Toi, qui es le père spirituel de notre famille religieuse du Verbe Incarné, obtiens-nous la grâce que nous te demandons en cette neuvaine.

Confiants, nous demandons pour tous nos prêtres, religieux et laïcs de répondre aux exigences de leur vocation dans la constante recherche de la sainteté selon le cœur du Christ: que nos prêtres soient des confesseurs miséricordieux, que tous les membres de notre famille religieuse abreuvent leur esprit de la Parole de Dieu, qu’ils soient solidaires de celui qui est dans le besoin, abandonnés à la Divine Providence, prédicateurs infatigables, « puissants d’esprit », « avec une langue, des lèvres et une sagesse auxquelles les ennemis de la vérité ne puissent pas résister « , d’une inépuisable fécondité apostolique et vocationnelle[1], ne se dérobant jamais à l’aventure missionnaire, toujours heureux même dans les difficultés, amoureux de la Croix et fidèles enfants de la Vierge Marie.

Nous te demandons d’être toujours fidèles à Dieu, en accomplissant sa Sainte Volonté à tout moment et de persévérer jusqu’à la mort dans cette famille religieuse.

Que la Bienheureuse Vierge Marie, notre Mère, que tu as tant aimée et dont nous professons être les esclaves d’amour, nous protège d’en haut contre tout danger, tentation et attaque du diable, pour parvenir un jour au paradis avec toutes les âmes qui nous ont été confiées tout au long de notre ministère et apostolat. Amen

Pater, Ave Maria et Gloria.

Saint Jean Paul II, priez pour nous (3 fois)


[1] Constitutions IVE, n. 231

LES ÉTAPES DE LA VIE DE CHARLES DE FOUCAULD XXVI

Le Père de Foucauld prend le 26 décembre 1904, avec deux Pères Blancs, le chemin d’El-Goléa, à pied près de son méhari ; il y arrive le 1er janvier 1905 ; il y retrouve Laperrine, nommé lieutenant-colonel, et repart avec lui deux jours plus tard pour Adrar, « où il y avait une occasion pour Beni-Abbès ». Le 24 janvier, le missionnaire retrouve son ermitage, la cabane de terre flambée par le soleil dont il avait fait son domaine et son cloître.

Quelques jours plus tard arrive à Beni-Abbès le général Lyautey, qui m’a raconté sa rencontre avec le Père de Foucauld à peu près dans ces termes :

« Nous avons dîné ensemble, avec les officiers, le samedi, dans la redoute. Il y eut, après dîner, un phonographe qui débita des chansons montmartroises. Je regardais Foucauld, me disant : « Il va sortir. » Il ne sortit pas, il riait même. Le lendemain dimanche, à 7 heures, les officiers et moi, nous assistions à la messe dans l’ermitage. Une masure, cet ermitage. Sa chapelle, un misérable couloir à colonnes, couvert en roseaux. Pour autel, une planche. Pour décoration, un panneau de calicot avec une image du Christ, des flambeaux en fer blanc. Nous avions les pieds dans le sable. Eh bien, je n’ai jamais vu dire la messe comme la disait le Père de Foucauld. Je me croyais dans la Thébaïde. C’est une des plus grandes impressions de ma vie. »

La cloche de l’ermitage a recommencé à sonner, à minuit, sur le plateau désert. Les indigènes ont recommencé à mendier les sous, les dattes, l’orge du marabout, et à lui raconter interminablement leurs affaires compliquées.

Mais c’est pour peu de temps, car au début d’avril 1905, le lieutenant-colonel Laperrine propose au Père de Foucauld d’aller passer l’été au Hoggar avec le capitaine Dinaux, commandant la compagnie saharienne du Tidikelt.

Conformément à la discipline à laquelle il s’était soumis, il consulte l’abbé Huvelin et le Père Guérin. Sur leur conseil, il accepte, et retrouve le 8 juin, près d’un puits du Tout, le capitaine Finaux, qui a pour compagnons quatre civils français : M. E. Gautier, géographe, M. Chudeau, géologue, M. Pierre Mille, écrivain, M. Etiennot, inspecteur des P.T.T. ; pour repartir avec eux vers le Sud.

Soldats, savants, artistes, religieux, ils vont chacun cherchant son bien, et tous veulent ainsi le bien de la France. Le 23 juin, lors de la halte du soir, près du puits d’In-Ouzel, un méhariste est signalé, qui vient, unique dans le tour d’horizon. C’est un courrier que le capitaine Dinaux a envoyé vers Moussa ag Amastane, chef des Touareg Hoggar. Le surlendemain, Moussa entre dans le camp :

« Il est très bien, écrit le Père de Foucauld, très intelligent, très ouvert, très pieux, musulman, aimant argent, plaisir, honneurs, ayant les idées et la vie, les qualités et les vices d’un musulman logique, et en même temps l’esprit aussi ouvert que possible… D’accord avec lui, mon installation au Hoggar est décidée. »

Un mois après, le lieu de sa résidence était fixé et atteint :

« Je choisis Tamanrasset, village de vingt feux, en pleine montagne, au cœur du Hoggar et des Dag-Rali, la tribu principale, à l’écart de tous les centres importants. »

« Le Père de Foucauld »

René BAZIN