Archives par mot-clé : Pâques

« Je pars vous préparer une place»

Ascension du Seigneur, année C

Nous célébrons aujourd’hui l’Ascension du Seigneur. Notre Seigneur, par sa résurrection, a commencé une vie immortelle et incorruptible, Il ne convenait donc pas qu’après sa résurrection le Christ demeure dans ce monde, car la vie dans ce monde est toujours de condition mortelle et corruptible. Le Ciel est le lieu plus approprié donc à la condition glorieuse du Seigneur. C’est ce que nous apprend saint Thomas d’Aquin.

Pourquoi le Seigneur est-il resté 40 jours auprès de ses apôtres ? Saint Thomas nous dit aussi que le Seigneur a retardé son ascension afin de prouver la réalité de sa résurrection, il a voulu pendant quarante jours confirmer qu’il était vivant et donner les dernières instructions. 

Toujours ce même saint que nous avons cité plus haut, Saint Thomas d’Aquin voit aussi dans ce mystère de l’Ascension quelques raisons de convenance pour notre vie de chrétiens :

1° Elle augmente notre foi, qui a pour objet ce qu’on ne voit pas.

2° Elle relève notre espérance. Le Christ, en emmenant au ciel la nature humaine qu’il avait prise, nous a donné l’espoir d’y parvenir.

3° Elle dirige l’affection de notre charité vers les réalités célestes :  » Recherchez les choses d’en haut, où le Christ demeure assis à la droite de Dieu ; affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre  » (Col 3, 1). Car, d’après S. Matthieu,  » où est ton trésor, là aussi est ton cœur « .

Nous allons nous arrêter sur cette dernière raison de convenance aujourd’hui, car saint Paul nous dit que nous devons rechercher les choses d’en haut. En effet, nous devons chercher à aller au Ciel avec toutes nos forces et implorant Dieu toujours de nous donner cette grâce, car le Seigneur nous a promis dans la personne des apôtres : « Je pars vous préparer une place afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi » Jn. 14,2.3.

Qu’est-ce que ce que le Ciel ?

Selon le catéchisme de l’Eglise Catholique le Ciel est la vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec le Père, le Fils et le Saint Esprit, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux. Le ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.

Dans la bible, le Ciel est la demeure de Dieu, du haut des cieux Il voit et juge (cf. Ps 113, 4-9), et Il descend lorsqu’on l’invoque (cf. Ps 18, 7.10; 144, 5). Toutefois, dit le pape Jean Paul II, la métaphore biblique, fait bien comprendre que Dieu ne s’identifie pas avec le ciel et ne peut pas être contenu dans le ciel (cf. 1 R 8, 27). A la représentation du ciel en tant que demeure transcendante du Dieu vivant, s’ajoute celle de lieux auquel les croyants peuvent aussi accéder par la grâce. Le ciel devient ainsi la figure de la vie en Dieu. Dans ce sens, Jésus parle de «récompense dans les cieux» (Mt 5, 12) et exhorte à «amasser des trésors dans le ciel» (ibid., 6, 20; cf. 19, 21). Le Nouveau Testament approfondit l’idée du ciel également en relation avec le mystère du Christ. La Lettre aux Hébreux affirme qu’après son triomphe sur la mort, Jésus « a traversé les cieux» (He 4, 14), c’est le mystère que nous célébrons aujourd’hui.

Selon ce qui est révélé par les saintes Écritures, nous savons que le « ciel » ou la « béatitude » dans laquelle nous nous trouverons n’est pas une abstraction, ni un lieu physique parmi les nuages, mais une relation vivante et personnelle avec la Sainte Trinité. C’est la rencontre avec le Père qui se réalise dans le Christ Ressuscité grâce à la communion de l’Esprit Saint. 

Alors ; on dit généralement qu’au Ciel nous allons contempler Dieu et pour l’éternité, et c’est la vérité. Mais certains restent un peu déçus, car ils considèrent ennuyante une telle activité.

Comment décrire donc le Ciel ?

Nous devons dire, tout d’abord, que tous les mots que nous cherchons pour représenter la vie éternelle sont toujours pauvres devant le mystère. Pourtant, il y a des images, des idées qui aident à saisir ce que nous vivrons dans le ciel.

Devant l’impossibilité d’une explication plus précise beaucoup d’auteurs chrétiens et des théologiens ont essayé de décrire le Ciel, d’abord, par ce qu’il n’est pas, ce qu’on ne trouve pas en lui : on aura pas de souffrance, ni faim, ni soif, ni fatigue, ni injustice, il n’existera pas la douleur ni la mort.

Plus théologiquement parlant, le Ciel est la contemplation et la possession de Dieu, la vue de Dieu dans son essence qui nous fait l’aimer et nous réjouir de sa vue ; nous pouvons Le contempler aidés par une lumière appelée lumière de la Gloire qui fait que notre âme soit capable de voir Dieu qui naturellement la dépasse, comme dit le psaume 35,10 : « En toi est la source de vie ; par ta lumière nous voyons la lumière ».

La foi dit aussi que le Ciel signifie la possession de Dieu. Nous savons que pour être heureux l’homme est toujours à la recherche d’un bien. Alors, les richesses, les honneurs, la gloire de ce monde, les plaisirs, sont pourtant des réalités limitées et transitoires et elles ne peuvent pas satisfaire toutes les aspirations de l’homme. Il a le désir de trouver un objet qui puisse remplir sa soif de joie et qui ne concrétise pas dans les choses créées. Ce bien auquel son cœur tend toujours est un bien universel, un bien qui ne s’épuise pas et fait toujours se réjouir celui qui le possède, et Dieu est ce bien parfait, parce qu’Il a créé tout ce qui nous fait heureux ici-bas. Si la créature avec ses pauvres dons nous réjouit un peu dans ce monde, combien plus Celui qui l’a créée et qui lui a participé ces attributs de bonté !

Le Ciel où Dieu habite sera donc comme la pleine réalisation de tous nos moments heureux et de tous les désirs accomplis. Il dépasse même nos désirs humains, c’est une activité sans fatigue, un repos sans oisiveté, une connaissance sans voiles d’ignorance, une grandeur sans excès, un amour sans désir de possession égoïste, le pardon sans mémoire, la gratitude sans dépendance, une pure amitié sans jalousie, une compagnie sans ennui.

Il faut aussi comprendre que lorsqu’on dit « possession de Dieu », il faut savoir qu’une chose peut être possédée en l’enfermant sous clé ou l’attachant avec une corde ; mais on peut « posséder » (au sens figuré) une personne par la communication mutuelle de la connaissance et de l’amour ; c’est cela que nous ferons au Ciel, la possession de Dieu implique une communication intime et personnelle avec le Dieu qui nous aime et nous connait et veut se faire connaître et aimer par nous.

Qu’est-ce que Jésus nous a dit du Ciel?

Evidement Il l’a expliqué avec un langage qu’on pouvait comprendre, il parle par exemple du pain aux affamés, à la samaritaine il donne l’image de l’eau qui éteint la soif pour toujours. Il parle de perles, d’un trésor, mais aussi d’une fête de noces, des filets remplis de poissons, etc. C’était des symboles évidement, pour donner une idée de la joie que nous aurons dans la vie éternelle.

Certains saints ont eu la grâce d’avoir une expérience de la vie éternelle et ils ont aussi essayé d’expliquer avec des paroles humaines ce qui nous attend au Ciel ; les paroles restent bien sûr toujours pauvres.

Saint Paul par exemple dit :  ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. ( 1Co 2,9)

Notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. (2 Cor 4,17).

Saint Augustin avertissait qu’il est plus facile de dire quelles choses ne sont pas au ciel que ce qu’il y a, en tous les cas : « là-bas, nous nous reposerons et nous verrons ; nous verrons et nous aimerons ; nous aimerons et nous louerons. Voilà ce qui sera à la fin, sans fin. Et quelle autre fin avons-nous, sinon de parvenir au Royaume qui n’aura pas de fin ? »

Qu’est-ce que nous devons faire pour atteindre le Ciel ?

Jésus nous dit que pour y aller le chemin est difficile, mais n’est pas impossible, que la porte est étroite, qu’il faut prendre la croix ; Il nous dit de tout vendre et de le donner aux pauvres, et même de laisser père et mère. On dirait que c’est trop dur mais rappelons-nous toujours que Dieu nous prépare une joie incomparable.

Pour garder dans notre esprit le désir du ciel, les maîtres spirituels nous donnent quelques moyens : la vie de grâce ( la grâce est un germe de la gloire), à travers une confession fréquente et la Communion ( gage de la vie éternelle), fuir les occasion de péché, pratiquer des sacrifices et l’aumône, méditer et vivre l’esprit des béatitudes sans oublier la tendre dévotion à Marie, elle qui nous montrera le chemin du Ciel.

Saint François d’Assise pensant à la vie éternelle avait dit « Si grand est le bien que j’attends que tout e peine m’est un plaisir. »

Que la Vierge Marie nous donne toujours ce désir de rejoindre son Fils, là où Il est entré une fois pour toujours.  

P. Luis Martinez IVE.

« l’Esprit Saint vous enseignera tout »

Homélie de l’évangile du Dimanche VI Pâques, année C (Jn 14, 23-29)

Dans quelques jours, nous célébrerons l’Ascension du Seigneur, et 9 jours après la Pentecôte ; dans le dimanche qui suit la Solennité de la Pentecôte nous méditerons sur le mystère de la Sainte Trinité. L’Eglise nous introduit à ces grandes solennités en nous proposant à la méditation ces paroles prononcées par Jésus à la dernière Cène. On peut dire que le Seigneur avait devant lui sa Passion et sa Mort et se prépare à l’affronter ; les pensées qu’II partage deviennent donc un précieux souvenir, Jésus ouvre son Cœur Sacré et ses paroles dévoilent un peu le mystère de Dieu, la dernière Cène c’est le moment des grandes révélations de son amour.

D’abord, Il décrit la venue de la Trinité dans l’âme de celui qui est fidèle à sa Parole, le Père et le Fils viennent demeurer dans l’âme qui garde fidèlement la loi de Dieu, dans celui qui ne laisse pas vivre le péché dans son âme et pour cela Dieu peut se communiquer et le faire participer de sa vie divine par la Grâce Sanctifiante.

Le Seigneur révèle la Trinité, Trois Personnes Divines distinctes, le Père et le Fils, mais aussi l’Esprit Saint, Tous les Trois viennent du Ciel pour sanctifier celui qui aime Dieu parce qu’il garde sa Parole.

Après cela, le Seigneur commence à faire ses adieux aux apôtres et Il utilise la salutation habituelle, laisser la paix faisait partie de l’au revoir. Mais Il distingue bien que la paix qu’Il donne n’est pas à la manière du monde. En effet, explique le pape Jean Paul II, la paix du Christ est le fruit du sacrifice rédempteur consommé sur la croix, qui atteint son accomplissement dans la glorification du Christ. C’est de cette paix que les hommes ont besoin : la paix obtenue par le triomphe sur le péché. Une paix qui peut seulement provenir de Dieu à travers le pardon des péchés par le sacrifice du Christ. La vie des saints est un témoignage et une preuve de l’origine divine de la paix. Ils se montrent intimement sereins au milieu des épreuves les plus douloureuses et qui semblent les abattre. Quelque chose, ou plutôt Quelqu’un, est présent et agit en eux pour les protéger des dangers et même de la faiblesse et de la peur. C’est l’Esprit Saint, l’auteur de cette paix qui est le fruit de l’amour et qu’Il inspire dans les cœurs.

« Je m’en vais et je reviens vers vous » dit le Seigneur presque à la fin de son discours. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi »

Qu’est-ce que le Seigneur a voulu dire avec cette dernière phrase : le Père est plus grand que moi ? Etant Dieu, Jésus n’est-il pas égal à son Père ? Il faut savoir que Jésus parle toujours comme ce qu’Il est, le Fils de Dieu incarné, c’est-à-dire, homme et Dieu à la fois. Bientôt, les disciples Le contempleront dans son total abaissement, mourant sur la croix. « Le Christ Jésus, dira saint Paul ( Philip. 2,5-9), ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté».

« Vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père », vous devriez vous réjouir que j’accomplisse la mission donnée par mon Père, que je lui obéisse. Le Seigneur ne va pas défier le démon, mais plutôt accomplir un acte suprême d’amour envers son Père en accomplissant le mandat de s’offrir en sacrifice pour la Rédemption du monde.

Nous allons dédier la dernière partie de cette méditation à parler de l’Esprit Saint que le Père du Ciel enverra dans le nom de Jésus ; l’Esprit a comme but de nous enseigner tout ce qui est nécessaire pour atteindre le Ciel et nous faire souvenir des paroles du Christ. En définitive, l’Esprit Saint a la mission de nous sanctifier. Il est le Défenseur, le Paraclet, ce qui veut dire celui qui est à côté, un appui, un bâton pour ne pas trébucher et pour cela Paraclet est aussi traduit comme Avocat, celui qui prend notre défense dans ce monde, devant les gens qui veulent nous faire détourner du bon chemin.

On sait que l’Esprit Saint communique avec notre âme, mais il faut savoir bien distinguer Sa voix, la voix de Dieu d’autres voix qui arrivent aussi chez nous, comme notre propre pensée, notre sensualité ou bien les insinuations du démon qui prétend toujours copier la voix de Dieu pour nous éloigner du bon chemin.

Savoir reconnaître la Voix de Dieu (« quand est-ce que Dieu me parle ») fait partie du discernement nécessaire afin de nous laisser guider par l’Esprit de Dieu. 

Le premier principe, c’est que l’Esprit Saint nous inspire toujours des choses saintes, jamais des actions qui tendent au péché. Le démon et le monde ne vont jamais, par contre, nous impulser à faire l’authentique charité, à vivre plus parfaitement les vertus, ce que ne feront pas non plus notre sensualité ou notre nature ; au contraire notre nature va nous incliner vers ce qui est facile et commode, ce qui s’adapte à mon égoïsme, à mon plaisir, à ma pensée. Sachons aussi que la vertu qui inspire l’Esprit Saint implique un effort, implique un renoncement à ce qui est agréable, un renoncement aux plaisir.

L’Esprit Saint veut nous conduire au Ciel, et jamais ne nous laisser dans le péché ; c’est lui qui vient remuer notre conscience pour nous convertir et retourner à l’état de grâce et d’amitié avec Dieu.

Mais une fois que nous sommes dans le bon chemin l’Esprit Saint va nous guider et nous inspirer lorsque par exemple nous sommes en face de deux choix afin d’opter pour le meilleur, celui qui nous amène plus vite et avec plus de certitude à la sainteté. Il n’aime pas que les gens traînent ; une fois qu’il montre où se trouve la Volonté Divine, l’Esprit de Dieu veut qu’ils se dépêchent. Il veut notre sanctification et Il la veut de façon immédiate.

L’Esprit de Dieu inspire toujours de manière ordonnée, sans causer de choses étranges, on peut dire dans la normalité. Sans causer du mal aux autres, sans les entraîner eux non plus vers le péché.

Il se révèle dans l’authentique obéissance, va donc nous guider à chercher un guide qui puisse répondre et suscite toujours des résolutions qui sont en accord avec ce que l’Eglise enseigne dans ses lois. Toujours, les décisions prises sous la lumière de l’Esprit laissent cette douce sécurité dans le cœur que c’est bien là, la volonté de Dieu.

Quels sont les signes de que l’Esprit Saint est présent dans nos vies et dans nos cœurs ? Nous pouvons en énumérer certains :  

Il nous apprend de choses vraies (non des choses imaginaires ou faussetés). Des choses utiles pour notre sanctification, non des idées de vanité, banalité ou sensualité.    

Il donne assez de lumière pour bien discerner ; la flexibilité dans les pensées (ce n’est pas un esprit d’obstination) ; s’Il montre le but, il va nous aider à chercher les bons moyens pour y arriver. Et toujours Ses pensées sont accompagnées d’humilité (loin de tout orgueil)

L’Esprit de Dieu a comme caractéristique la paix, comme dit saint Paul (1 Co. 14,33) : « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ». Il nous inspire sa confiance en Lui et la crainte de nous-mêmes, la docilité et l’obéissance. Il donne la rectitude d’intention afin que le but que l’on cherche soit toujours pur et honnête ; Il suscite en nous liberté, sincérité et simplicité. Nous trouvons encore l’Esprit de Dieu dans les pensées qui inspirent l’abnégation de notre volonté, le fait de vivre la charité envers toutes les personnes, la patience dans les épreuves, le désir de porter la croix et surtout d’imiter en tout Notre Seigneur Jésus-Christ.  

Mais, l’Esprit de Dieu demande toujours une réponse prompte et généreuse, sachant que Dieu ne laisse jamais gagner en générosité ; il est intéressant d’écouter cette histoire comme un bon exemple, une histoire qui se répète souvent.

Un mendiant allait dans un village de porte en porte demandant de l’aide, lorsqu’au loin parut un char doré comme un rêve radieux et il a admiré le Roi des rois.

Le char s’est arrêté et le Seigneur posa le regard sur lui avec un beau sourire.

Le mendiant sentit que le bonheur était arrivé dans sa vie.

Tout d’un coup, le Roi des rois tend sa main vers lui et dit: qu’est-ce que tu as à me donner? Quelle drôle situation, qu’un roi tende la main vers un mendiant pour demander !  Le pauvre est resté confondu et perplexe.

Finalement, regardant ce qu’il avait ramassé dans la journée, il prit un grain de blé et le lui donna.
Mais la surprise était grande, lorsqu’à la fin de la journée et au moment de vider son sac, parmi les grains de blé, le mendiant trouva une minuscule pépite d’or. Il se mit à pleurer amèrement et dit : « Dommage de n’avoir pas eu l’intuition et la résolution de lui avoir tout donné ! »

Demandons à la très Sainte Vierge la grâce de savoir discerner la véritable voix de l’Esprit Saint dans nos vies et de savoir répondre à ses appels avec générosité et promptitude.

P. Luis Martinez IVE.