Archives par mot-clé : saint Thomas d’Aquin

Le péché contre l’Esprit Saint

Lire l’évangile du Dimanche X (Marc 3,20-35)

Après avoir parcouru les grands temps liturgiques de Carême et Pâques, et en y ajoutant les deux solennités après la Pentecôte, celles de la Sainte Trinité et du Corpus Christi, nous reprenons aujourd’hui les dimanches du temps appelés « ordinaires » et pour cela nous utilisons la couleur verte. Nous continuons aussi avec la méditation de l’évangile de saint Marc.

Le texte de ce dimanche est issu du chapitre 3, et nous pouvons y entrevoir trois parties bien définies : d’abord, un rejet de Jésus de la part de gens de son clan (la grande famille selon la mentalité de son époque), avec l’accusation faite par les scribes et les pharisiens le disant possédé. Il y a, ensuite,  en un deuxième temps, la réponse du Seigneur. Et finalement un troisième avec l’arrivée de sa Mère et d’autres parents de Jésus pour Le chercher et les paroles que Jésus adresse à ses disciples : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ?

On fait d’abord une petite réflexion sur le premier moment de l’évangile, Jésus est méprisé par les gens de sa connaissance, de son village, Nazareth et de sa grande famille ; il est considéré comme un fou ; tandis que les pharisiens et les scribes, ceux qui vont toujours persécuter Notre Seigneur jusqu’à le faire mourir sur la croix, l’accusent d’être « possédé » par le chef de démons, Béelzéboul (le père des mouches).

C’est une caractéristique de saint Marc, évangéliste, que de montrer l’hostilité et le rejet du Seigneur et du message.  En effet, lorsque nous lisons cet évangile dès le début et au fur et à mesure qu’on avance dans les chapitres nous pouvons constater que Jésus est progressivement refusé et persécuté par tous et qu’au même moment, Il annonce à ses disciples que le fait d’accepter de venir à sa suite entraine pour eux le même sort.

Dans un deuxième temps, le Seigneur répondra à l’accusation d’être possédé par Béelzéboul, avec une parabole et cette conclusion : « ‘Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.  Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.’ Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : ‘Il est possédé par un esprit impur’. »

Il peut être un peu choquant pour nous que le Seigneur dise que le blasphème contre l’Esprit Saint ne sera pas pardonné, ou comme l’énonce l’évangile de saint Mathieu (12,32) « si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné, ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir ». C’est-à-dire, qu’il y a un type de péché, le péché contre l’Esprit Saint qui ne peut pas recevoir le pardon.

Par rapport à cela, Il faut voir d’abord que Notre Seigneur prononce ces paroles juste après que les pharisiens aient essayé de discréditer (dévaloriser ou déshonorer) ses faits prodigieux, les miracles de Jésus. Et pour cela certains pères de l’Eglise, comme saint Athanase, Ambroise, Saint Jean Chrysostome, ont affirmé que ce péché contre l’Esprit Saint c’est tout blasphème qui attribuerait les œuvres de l’Esprit Saint à une action des démons, comme c’est le cas de l’évangile d’aujourd’hui.

Saint Augustin dit que faire un péché contre l’Esprit Saint signifie tout blasphème prononcé contre l’Esprit, parce c’est par Lui qui se fait la rémission de nos péchés. D’autres écrivains de l’Eglise après saint Augustin ont identifié ce péché à tout péché commis en pleine conscience et malice, c’est pour cela qu’il s’appelle « contre l’Esprit Saint » parce qu’il contrarie la bonté et l’amour (L’Esprit Saint étant l’Amour dans la Trinité).

Saint Thomas d’Aquin va compléter finalement ces trois interprétations en signalant que le péché contre l’Esprit Saint est tout péché qui met un obstacle, c’est-à-dire qui empêche l’œuvre de la Rédemption dans l’âme ; cela fait que soit la conversion au bien (avancer vers lui), soit l’action échapper et de s’éloigner du péché deviennent très difficile. Ainsi nous pouvons dire que ce péché n’est pas seulement réservé aux pharisiens, chaque personne peut malheureusement tomber aussi dans un péché contre l’Esprit Saint. Voilà donc trois actes qui selon saint Thomas, conduisent au péché contre l’Esprit Saint, et qui en conséquence empêchent l’action du pardon et de la grâce.

  • Premièrement tout ce qui nous fait perdre confiance dans la Miséricorde de Dieu, le désespoir que Dieu peut pardonner tout péché. Comme lorsque Caïn échappe à Dieu après avoir tué son propre frère, Abel, et ferme même la porte au pardon de Dieu : « Mon péché est trop grand pour être pardonné » (Gén. 4,13). Dans ce premier aspect on inclut aussi toute présomption qui enlève la crainte de la justice divine et qui nous pousse à commettre des péchés (on ne se soucie pas que Dieu soit juste).
  • Deuxièmement les péchés contre l’Esprit Saint sont aussi les actes qui nous rendent ennemis des dons de Dieu, ces dons qui nous amènent à la conversion de cœur. Entre autres, le fait de refuser la vérité (autrement dit « agir dans le mensonge »), c’est le cas de gens qui arrivent à nier la vérité des choses pour pouvoir pécher avec tranquillité. Nous pouvons inclure ici aussi tout péché de haine ou jalousie lorsque nous voyons l’œuvre de la grâce chez les autres et bien la croissance de la grâce de Dieu dans le monde : si nous ne sommes pas joyeux du fait que les gens entrent dans le sein de l’Eglise Catholique ou qu’ils avancent sur la voie de la sainteté. Cela peut commencer par exemple lorsqu’avec un amour égoïste on empêche les autres de faire du bien ou d’accomplir une œuvre sainte envers Dieu, en étant conscient de cette mauvaise action.
  • Et finalement dit saint Thomas on peut dire que toute action qui empêche l’âme de sortir de l’état du péché est un péché contre l’Esprit Saint. Comme dit le dicton : « il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », il n’y a pas donc pire pécheur que celui qui ne veut pas sortir du péché. Cela implique l’impénitence, ce qui veut dire la négation volontaire à se repentir et à abandonner nos propres péchés ; et aussi l’obstination dans le mal, c’est-à-dire l’intention de continuer à pécher.

Alors, Notre Seigneur dit par rapport à ce péché qu’il ne sera pas pardonné, ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir. Il ne veut pas dire que Dieu ne puisse pas pardonner (Il est Tout-Puissant), mais qu’en vérité c’est le pécheur qui ne laisse pas de place au pardon dans son cœur, il coupe les voies du repentir et le retour à Dieu. Rien ne peut pourtant fermer la Toute Puissance de Dieu et la Miséricorde Divine qui peut produire la conversion du cœur le plus endurci, de la même manière qu’Il peut par miracle, guérir une maladie mortelle.

Il est évident qu’à ce grand péché, on n’arrive pas d’un seul coup, il se prépare malheureusement avec l’habitude de commettre certains péchés, ou par les mauvaises tendances de la nature et de notre égoïsme. La malice de ce péché en implique beaucoup d’autres qui commencent à entrainer l’âme à refuser la conversion, à refuser le bien. Comme on l’a déjà dit, le fait par exemple de s’opposer à l’action divine dans notre âme ou dans les âmes des autres, ne pas se soucier des péchés (même dans le cas des péchés véniels), le fait de ne pas couper avec ce qui nous entraîne vers le mal…

Parlons maintenant du dernier passage de l’évangile, on dirait que Jésus préfère la compagnie de ses disciples à celle de sa Mère, la Vierge Marie. Comment expliquer cela ? Laissons Saint Augustin nous éclairer sur ce passage :

« Comment le Christ Seigneur pouvait-il avec piété repousser sa mère, et pas une mère quelconque, mais une mère d’autant plus grande qu’elle était une mère vierge… Il a repoussé cette mère, pour que l’affection maternelle ne se mêle pas à l’œuvre qu’il accomplissait, et ne l’empêche pas.
Que les mères (et les pères) entendent ce qu’il a répondu, pour que leur affection charnelle n’empêche pas les œuvres bonnes de leurs enfant…

Le Christ Seigneur n’a donc pas condamné l’affection maternelle, mais il a montré en lui-même, par un grand exemple, qu’il fallait repousser sa mère pour l’œuvre de Dieu(donner une nouvelle place, ordonner l’amour). Il était notre maître ; s’il a daigné repousser sa mère, c’est pour t’apprendre à repousser aussi ton père pour l’œuvre de Dieu. »

Et commentant après la phrase du Seigneur : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ?  Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Saint Augustin dit encore :
« Est-ce qu’elle n’a pas fait la volonté du Père, la Vierge Marie, qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été choisie pour que d’elle naisse pour nous le salut parmi les hommes, qui a été  créée par le Christ, avant que le Christ ne fût créé en elle? Elle a fait, elle a fait absolument la volonté du Père, sainte Marie; et c’est plus pour Marie d’avoir été la disciple du Christ, que d’avoir été la mère du Christ.

Marie est bienheureuse d’avoir écouté la parole de Dieu et de l’avoir gardée : elle a gardé la vérité en son cœur plus que la chair en son sein. Le Christ est vérité, le Christ est chair. Le Christ vérité est dans le cœur de Marie, le Christ chair dans le sein de Marie ; ce qui est dans le cœur est plus que ce qui est dans le ventre. Sainte est Marie, bienheureuse est Marie »

Que Marie nous donne la grâce d’être des bons disciples du Christ et d’accomplir sa volonté dans nos vies.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

Il ne faut refuser à personne le secours de nos prières

Lire l’évangile du dimanche XX du temps ordinaire (Mt 15, 21-28)

Si l’on relit avec un peu d’attention le texte de l’évangile de ce dimanche, on risque de penser que l’attitude du Seigneur n’est pas  tout à fait correcte envers cette femme.

Il nous en faut donc une explication. Selon l’évangile de saint Mathieu, suivant aussi son ordre chronologique, notre Seigneur décide de s’éloigner de la Galilée, au dehors d’Israël ou bien dans les frontières de ce qui est aujourd’hui le pays du Liban. Il est des commentateurs qui disent qu’Il s’éloigne parce qu’Il voulait se reposer un peu avec ses apôtres, comme s’Il aurait pris des vacances ; peut-être dans la solitude et loin des foules, le Seigneur pouvait-il profiter pour former ses apôtres.

C’est là la ville ou l’endroit n’est pas déterminé par l’évangile que quelqu’un, ou plutôt une femme s’approche de Lui pour Lui demander la guérison de sa fille, tourmentée par un démon.

Cette femme était cananéenne, c’est-à-dire païenne, elle n’appartenait pas au peuple juif. En plus, sa nationalité présentait aussi un autre problème pour le peuple d’Israël, les cananéens étaient vus comme des gens vraiment méprisables. Selon leur religion, ils croyaient en beaucoup de dieux, et à cela il faut ajouter qu’ils avaient l’habitude d’offrir leurs propres enfants en sacrifice, ce qui pour les juifs étaient évidement effrayant.

Lorsque le Seigneur répond, Il va comparer tout le peuple de cette femme à des petits chiens, Il ne fait qu’exprimer la conception que tout juif avait envers les cananéens. Il y a pourtant quelque chose à remarquer dans la réponse du Seigneur, Il parle de petits chiens, de ceux qui étaient dans la maison ; mais généralement les juifs étaient encore plus durs lorsqu’ils parlaient des païens, le mot qu’ils utilisaient était celui qui désignait les chiens sauvages, les chiens de la rue. On voit qu’en cela le Seigneur ne veut pas blesser la femme.

Alors, à la place d’offrir son enfant comme sacrifice aux démons (comme faisaient auparavant les gens de son peuple), la femme de cet évangile veut pourtant le libérer de l’emprise du démon.

Cet apparent « mépris » du Seigneur ne servait qu’à réveiller l’audace de cette mère, elle savait que cet homme pouvait faire ce qu’elle demandait, comme il est évident que le Christ savait  jusqu’où allait la foi de cette femme.

Comme  par trois fois, le Seigneur avait refusé sa demande, elle nous montre comment nous devons persévérer dans la prière.

« C’est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Elle se sert des paroles du Seigneur, pour les tourner  en sa faveur, on peut imaginer le Seigneur avec un petit sourire devant ces paroles.

La cananéenne donne donc une réponse née de l’humilité et de la foi ; nous pouvons penser, que si le Seigneur avait dit qu’avec un peu de foi on pouvait déplacer une montagne, combien de choses plus admirables aurait pu faire cette femme.

Saint Augustin commente très justement : « Le Seigneur simulait de ne pas l’entendre, mais ce n’était point pour lui refuser sa miséricorde, c’était pour enflammer encore son désir » (Sermon 77, 1: PL 38, 483). Même lorsqu’elle reçoit une réponse qui semble ôter toute espérance, elle ne renonce pas. Elle ne veut rien enlever à personne : dans sa simplicité et son humilité peu lui importe, les miettes lui suffisent, seul un regard lui suffit, une bonne parole du Fils de Dieu. Et Jésus est admiratif de cette réponse de foi si grande et lui dit :       « Qu’il t’advienne selon ton désir », ce sont les paroles du pape Benoît XVI.

La semaine dernière nous avons parlé de la foi, la foi comme vertu théologale, un don de Dieu. Aujourd’hui nous allons parler d’une conséquence « directe » de la foi, c’est la prière. La femme prie, elle demande une grâce au Seigneur, parce qu’elle croit qu’Il peut la lui donner.

Qu’est ce que ce que la prière ?

Comme nous l’avons déjà dit il y a deux semaines, pour S. Augustin : « La prière est une demande », et pour saint Jean de Damas : « C’est la demande à Dieu de ce qui convient. », et aussi « une élévation de l’âme vers Dieu ». Il y a d’autres définitions, mais elles contiennent essentiellement les mêmes principes.

Selon saint Thomas d’Aquin lorsqu’il parle de la prière, notre prière doit compter avec cinq qualités « excellentes », elle doit être confiante, droite, ordonnée, dévote et humble.

Ces cinq qualités, nous pouvons les apprécier dans le cas de l’évangile de ce dimanche :

  • Confiante: la femme l’a faite avec une foi sans défaillance, sans aucune hésitation.
  • Droite: avec une bonne finalité, parce qu’elle demande que sa fille soit libérée du démon.
  • Ordonnée: parce qu’elle cherche avant tout un bien spirituel plutôt que quelque bien matériel. Il faut dire que parfois je peux demander une chose plutôt matérielle, mais elle doit être toujours ordonnée à me faire grandir dans ma vie spirituelle.
  • Dévote: alors, la dévotion vient de la charité, l’amour que la cananéenne a pour son enfant, et évidement l’insistance et l’audace de demander cela au Seigneur.
  • Et finalement l’humilité, à laquelle on a déjà fait référence un peu plus haut.

Toutes ces qualités doivent aussi être présentes chaque fois que nous faisons notre prière à Dieu pour Lui demander une grâce.

Mais, il nous faut contempler ce dimanche un deuxième aspect, la femme prie le Seigneur de guérir sa fille, elle ne prie pas pour demander un miracle pour elle-même, mais pour quelqu’un d’autre, dans son cas sa fille.

Alors prier pour les autres, c’est quelque chose que nous faisons habituellement, mais pour quoi  devons nous le faire ?   Voilà quelques principes à connaître lorsque l’on prie pour les autres.

D’abord, il s’agit d’un précepte inspiré par les écritures saintes, saint Jacques dans sa lettre recommande (5, 16) : « Priez les uns pour les autres afin d’être sauvés. »

Nous avons ce premier principe : Ce que nous devons demander dans nos prières, c’est ce qu’il nous faut désirer, la prière exprime donc un désir. Or, nous ne devons pas désirer notre bien personnel seulement, nous devons aussi vouloir du bien aux autres, cela fait partie de la charité.

La charité requiert donc que nous priions pour les autres. Ainsi, dit S. Jean Chrysostome, « la nécessité nous contraint de prier pour nous-mêmes (nous devons prier pour sauver nos âmes) ; pour autrui, c’est la charité fraternelle qui nous y engage. La prière est plus douce devant Dieu lorsqu’elle n’est pas expédiée par la nécessité, mais recommandée par la charité fraternelle ».

Nous avons l’obligation de prier pour tous. Il faut prier pour les pécheurs, afin qu’ils se convertissent; et pour les justes, afin qu’ils persévèrent et progressent.

Et si nous voyons que quelqu’un ne change pas de vie malgré nos prières, pouvons nous  en ce cas arrêter de prier pour lui ? Une bonne réponse est celle de saint Augustin, qui dit que nous ne connaissons pas l’action de Dieu sur les cœurs des autres et s’Il peut leur donner la grâce de la conversion, « dans l’impossibilité où nous sommes de discerner les prédestinés des réprouvés, comme dit S. Augustin, il ne faut refuser à personne le secours de nos prières. »

Il arrive par exemple aussi que la prière faite pour autrui n’aboutisse pas, même si elle est pieuse, persévérante et ordonnée au salut, par suite d’un obstacle tenant à celui pour qui l’on prie. Alors, la prière sera donc méritoire pour celui qui prie, s’il le fait par charité.  « Bien que la prière ait été inutile pour eux, je ne suis pas privé de ma récompense. »

Quant aux justes, on a trois motifs de prier pour eux : le premier, les prières d’un grand nombre sont plus facilement exaucées. S. Paul (Rm 15, 30) demande aux chrétiens de Rome : « Aidez-moi de vos prières », et un commentateur explique : « L’Apôtre a bien raison de demander à des gens modestes de prier pour lui, car beaucoup de petits n’ayant qu’un seul cœur, deviennent grands ; et il est impossible que la prière d’un grand nombre ne soit pas exaucée »

Le deuxième, de nombreuses personnes rendent ainsi grâce à Dieu pour les bienfaits qu’il accorde aux justes, et dont beaucoup profitent.

Et finalement comme troisième motif, les meilleurs évitent l’orgueil lorsqu’ils considèrent qu’ils ont besoin des secours de fidèles moins parfaits qu’eux.

Demandons la grâce d’avoir une prière confiante, persévérante et humble et de prier toujours les uns pour les autres.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné