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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 MAI

Le 21 mai

1.Mémoire des saints Christophe Magallanès, prêtre, et de ses compagnons, martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.
2. En Maurétanie, peut-être au IIIe siècle, saint Timothée, diacre et martyr.
3. À Césarée de Cappadoce, au IIIe siècle, saint Polyeucte, martyr.
4. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, hommes et femmes, que, sous l’empereur Constance, en 357 ou 358, durant les fêtes de la Pentecôte, l’évêque arien Georges fit maltraiter de la manière la plus cruelle dans le cimetière. Plusieurs moururent de leurs blessures, d’autres furent exilés dans la grande oasis.
5. À Vannes en Armorique, saint Patern, évêque, qui fut, croit-on, ordonné en ce jour par saint Perpétue de Tours dans le concile provincial tenu en cette ville.
6. Aux environs de Nice, vers 581, saint Hospice. Homme d’une ascèse admirable, il vécut en reclus dans une tour, au temps du roi Chilpéric, et prédit l’arrivée des envahisseurs lombards.
7. À Evora au Portugal, au VIe siècle saint Mancius, martyr.
8*. À Vienne en Dauphiné, l’an 1001, saint Thibaud, évêque, d’une charité et d’une piété remarquables, qui illustra cette Église durant quarante-quatre ans.
9*. À Aboë en Finlande, l’an 1366, saint Hemming, évêque. Brûlant de zèle pastoral, il restaura, par un décret pris en synode, la discipline de cette Église, favorisa les études des clercs, donna un nouvel élan au culte divin et promut la paix entre les peuples du pays.
10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Mopinot, Frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, il fut déporté, parce que religieux, sur un bateau négrier et mourut de la contagion qui régnait à bord.
11. À Marseille, en 1861, saint Charles-Eugène de Mazenod, évêque. Pour que les pauvres soient évangélisés, il suscita les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée et, pendant près de vingt-cinq ans, il illustra son Église par ses vertus, ses œuvres et ses écrits.
**.         Au Brésil, en 1924, le bienheureux Manuel Gomez Gonzalez, prêtre martyr (béatifié le 21 octobre 2007 par Benoît XVI).
**.        Au Brésil, en 1924, le bienheureux Adilio Daronch, prêtre martyr. (béatifié le 21 octobre 2007 par Benoît XVI).

Le 22 mai

1.Mémoire de sainte Rita, religieuse. Mariée à un homme violent, elle supporta avec patience ses rudesses et, à force de douceur et de persuasion, le ramena à Dieu. Privée de son mari et de ses deux fils, elle entra à Cassia en Ombrie, dans un monastère de l’Ordre de Saint-Augustin, offrant à tous un exemple de sublime patience et de douceur. Elle s’endormit dans le Seigneur en 1457.
2. En Afrique, vers 250, les saints martyrs Caste et Émile, qui achevèrent leur martyre par le feu. Comme l’écrit saint Cyprien, ces deux chrétiens vaincus dans un premier combat, le Seigneur les fit triompher dans un second, afin qu’après avoir cédé aux flammes, ils deviennent ensuite plus forts que les flammes.
3. À Comana dans le Pont, au IVe siècle, saint Basilisque, évêque et martyr.
4. En Corse, commémoraison de sainte Julie, vierge et martyre.
5. Au pays de l’Adour en Aquitaine, sainte Quitterie, vierge.
6. À Angoulême, au IVe ou Ve siècle, saint Ausone, considéré comme le premier évêque de la cité.
7*. À Limoges, en 637, saint Loup, évêque, qui signa la charte de fondation du monastère de Solignac.
8*. À Parme en Émilie, au Xe siècle, saint Jean, abbé, qui, suivant les leçons de saint Mayeul de Cluny, fit beaucoup pour promouvoir en son abbaye l’observance monastique.
9. À Pistoie en Toscane, vers 1153, saint Atton, évêque, auparavant abbé général de la congrégation bénédictine de Vallombreuse, pasteur tout donné à son peuple, soucieux de la sainteté de vie des prêtres et de la paix entre les cités.
10*. À Florence, également en Toscane, l’an 1310, sainte Humilité, qui, avec l’accord de son mari, vécut douze ans en recluse, puis, à la demande de l’évêque, fut mise à la tête de moniales dans un nouveau monastère de la Congrégation de Vallombreuse.
11*. À Londres, en 1538, le bienheureux Jean Forest, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Sous le roi Henri VIII, pour avoir défendu l’unité de l’Église catholique, il fut brûlé vif à Smithfield sur un bûcher en même temps que des images pieuses peintes sur bois, consommant ainsi son martyre.
12*. À Kori au Japon, en 1617, les bienheureux martyrs Pierre de l’Assomption, franciscain, et Jean-Baptiste Machado, prêtres et martyrs. Parce qu’ils avaient exercé en cachette leur ministère, ils furent décapités en haine de la foi chrétienne.
13*. À Omara, également au Japon, en 1620, le bienheureux Matthieu d’Arima, catéchiste, martyr. Pour avoir refusé de livrer un missionnaire, il fut soumis à la torture jusqu’à la mort.
14. En Annam, l’an 1857, saint Michel Ho Dinh Hy, martyr. Mandarin, compagnon de l’empereur Tu Duc et catéchiste, il fut dénoncé comme chrétien par un autre mandarin, subit d’atroces tortures et mourut décapité.
15. À An-Xa au Tonkin, en 1862, saint Dominici Ngôn, martyr. Paysan et père de famille, quand des soldats lui demandèrent de fouler la croix aux pieds, il se prosterna et l’adora ; puis devant le juge, il s’affirma chrétien sans crainte, et fut décapité sur le champ.
16*. À Lucques en Toscane, l’an 1868, la bienheureuse Marie-Dominique Brun Barbantini, religieuse, fondatrice de la Congrégation des Sœurs ministres des malades de Saint-Camille.

Le 23 mai

1.À Carthage, en 259, les saints martyrs Lucius, Montan, Julien et Victoric. Sous l’empereur Valérien, ils furent décapités pour la religion et la foi que saint Cyprien leur avait enseignées. Avec eux sont commémorés saint Victor, prêtre, martyrisé avant eux, et saint Donatien, mort en prison.
2. Commémoraison des saints Martyrs qui, en Cappadoce, l’an 303, dans la persécution de l’empereur Maximien, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice.
3. Commémoraison de ceux qui, à la même époque en Mésopotamie, furent suspendus, les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu.
4. À Naples, peut-être au IVe siècle, saint Éphèbe, évêque.
5. Près de Langres, en 407, la passion de saint Didier, évêque. Témoin des maux que les Vandales faisaient souffrir à son peuple, il alla, dit-on, trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ et l’évêque présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins.
6. Commémoraison de saint Eutyque, abbé, dans le district de Nursie en Ombrie, au Ve siècle. Selon ce que rapporte le pape saint Grégoire le Grand, il mena d’abord la vie solitaire avec saint Florent, et s’appliqua par ses exhortations à conduire beaucoup d’âmes à Dieu, puis il dirigea saintement un monastère voisin.
7. Commémoraison de saint Spes, abbé, près de Nursie également, au VIe siècle. Il supporta avec une patience admirable d’être privé de la vue durant quarante ans.
8*. Commémoraison de saint Honorat, abbé de Subiaco dans le Latium. À la fin du VIe siècle, il dirigea le monastère où saint Benoît avait demeuré auparavant.
9*. À Nice, en 787, saint Syagre, évêque, qui fit construire un monastère sur la tombe de saint Pons.
10. À Synnade en Phrygie, l’an 824, saint Michel, évêque. Homme pacifique, il encouragea la paix et la concorde entre Latins et Grecs, mais, envoyé en exil à cause du culte des saintes images, il mourut loin de sa patrie.
11*. À Gembloux au pays de Liège, en 962, la mise au tombeau de saint Guibert, moine. Après avoir déposé les armes et embrassé la discipline de la vie monastique, il construisit un monastère dans son domaine héréditaire et lui-même alla mener la vie monastique à Gorze.
12. À Rome, en 1764, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre. Humble et pauvre, il consacra sa vie à s’occuper des pauvres, des miséreux, des abandonnés de toute sorte, en les visitant, les accueillant, les imprégnant de la doctrine du salut.
13*. Près de Witowo en Pologne, l’an 1940, les bienheureux Joseph Kurzawa et Vincent Matuszewski, prêtres et martyrs. Curé et vicaire dans la même paroisse, ils furent arrêtés, après l’occupation nazie du pays, et fusillés par des agents de la police secrète.

Le 24 mai

1.Commémoraison de saint Manahène, ami d’enfance du prince Hérode le Tétrarque, qui fut, sous la grâce du Nouveau Testament, docteur et prophète dans l’Église qui était à Antioche.
2. Commémoraison de sainte Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode. Avec d’autres femmes, elle aidait de ses ressources Jésus et les Apôtres et, le jour de la Résurrection du Seigneur, elle trouva la pierre roulée sur le côté du tombeau et rapporta cela aux Douze.
3. À Lystres en Lycaonie, saint Zoel, martyr.
4*. À Trieste en Istrie, saint Servule, martyr.
5. À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L’un d’eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n’avait pas été plongé dans le bain sacré, qu’il puisse être lavé dans le flot de son sang.
6. Commémoraison des trente-huit saints martyrs qui, à Philippopolis en Thrace, vers 304, au temps de Dioclétien et de Maximien, furent, dit-on, décapités.
7. Au monastère de Lérins en Provence, vers 450, saint Vincent, moine prêtre. Remarquable par sa science chrétienne et la sainteté de sa vie, il eut le mérite de mettre en lumière la notion de développement de la foi.
8. Au Mont Admirable en Syrie, l’an 592, saint Syméon Stylite le jeune, prêtre et anachorète. Il vécut sur une colonne, en conversation avec le Christ et les anges, doté de pouvoir sur les démons et les forces du mal.
9*. À Plaisance en Émilie, l’an 1306, le bienheureux Philippe, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui, pour s’appliquer avec plus de force à châtier son corps, se servait d’une cuirasse de fer.
10*. À Marrakech, en 1631, le bienheureux Jean de Prado, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Envoyé, déjà âgé, en Afrique pour apporter un soutien spirituel aux chrétiens réduits en esclavage par les infidèles, mais arrêté et conduit devant le sultan Moulay-al-Walid, il déclara avec force sa foi dans le Christ, et, après de nombreuses tortures, sur l’ordre du sultan, il acheva son martyre sur le bûcher.
11. À Séoul en Corée, l’an 1839, les saints martyrs Augustin Yi Kwang-hon chez qui on lisait les saintes Écritures, Agathe Kim A-gi, mère de famille qui reçut le baptême en prison, et sept compagnons qui furent tous ensemble décapités à cause du nom chrétien.
12*. Dans la ville de Saint-Hyacinthe au Canada, en 1901, le bienheureux Louis-Zéphyrin Moreau, évêque, qui se donna toujours comme but, dans les divers travaux de son activité pastorale, d’être en accord de sentiment avec l’Église.

Le 25 mai

1.Mémoire de saint Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Église qui passa toute sa vie au service du Christ. Orphelin à l’âge de sept ans, il fut confié, au monastère de Wearmouth, à saint Benoît Biscop, puis par celui-ci à saint Céolfrid, au monastère de Jarrow en Northumbrie où il vécut comme moine tout le reste de sa vie, tout occupé à méditer et à commenter les saintes Écritures, à pratiquer avec soin l’observance régulière, à chanter chaque jour les louanges divines, trouvant son plaisir à apprendre, à enseigner et à écrire, jusqu’à sa mort en 735.
2. Mémoire de saint Grégoire VII, pape. Sous le nom d’Hildebrand, il mena à Rome la vie monastique et, chargé de diverses missions, il aida les pontifes de son temps dans la réforme de l’Église. Élevé sur la chaire de Pierre, il revendiqua, face au pouvoir des princes, la liberté de l’Église avec une grande autorité et un esprit résolu, et défendit avec force la sainteté du clergé. Pour cela il fut contraint de fuir Rome et mourut en exil à Salerne en Campanie, l’an 1085.
3. Mémoire de sainte Marie-Madeleine de Pazzi, vierge de l’Ordre du Carmel. Elle mena à Florence, en Toscane, une vie cachée dans le Christ, de prière et de renoncement, priant assidûment pour la réforme de l’Église et, enrichie par Dieu de multiples dons, elle conduisit fort bien ses sœurs à la perfection. Elle mourut en 1607.
4. À Atelle en Campanie, au IIIe ou IVe siècle, saint Canion, évêque et martyr.
5. À Milan, commémoraison de saint Denis, évêque. Relégué en Arménie pour la foi catholique par l’empereur Constance, il y mourut, vers 361, d’une mort presque semblable à celle des martyrs.
6*. À Florence en Toscane, à la fin du IVe ou au début du Ve siècle, saint Zénobe, évêque.
7. Au monastère de Montenoy au pays de Troyes, au VIIe siècle, saint Lyé, abbé.
8. À Malmesbury en Angleterre, l’an 709, la mise au tombeau de saint Aldhelm, évêque et abbé. Célèbre par son érudition, il fut d’abord abbé de Malmesbury, puis devint le premier évêque de Sherborne, tout en gouvernant son monastère, et mourut à Doulting, au cours d’une visite pastorale.
9*. À Pennalba, dans les Asturies en Espagne, vers 925, saint Gennade. Abbé du monastère de cette ville, puis évêque au même lieu, il fut conseiller des rois, mais, poussé par le désir du cloître, il déposa sa charge épiscopale pour passer le reste de sa vie en moine, et il se retirait parfois dans la solitude où il mourut.
10*. À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Meccati, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et, de retour dans son pays, mena une vie d’anachorète.
11. En Italie, près de Montesanto dans les Marches, en 1346, le trépas de saint Gérard ou Géry. Jadis comte de Lunel, au diocèse de Maguelone, il vécut d’abord dans la solitude près du pont du Gard, puis entraîné par la tempête au cours d’un pèlerinage par mer en Terre sainte, il mourut sur la route d’Ancône.
12*. À Faenza en Émilie, l’an 1483, le bienheureux Jacques-Philippe (André Bertoni), prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, remarquable par son don des larmes et son extrême humilité.
13. Au Tonkin, en 1865, saint Pierre Doan Van Vân, martyr. Catéchiste et responsable de la paroisse de Bau No, à l’âge de quatre-vingts ans, sous l’empereur Tu Duc, il confirma par son sang la fermeté de sa foi.
14. À Paris, en 1865, sainte Madeleine-Sophie Barat, vierge, qui fonda la Société du Sacré-Cœur de Jésus et travailla beaucoup pour la formation chrétienne des jeunes filles.
15. À Munyonyo en Ouganda, l’an 1886, saint Denis Ssebuggwawo, martyr. Âgé de seize ans, au roi Mwanga qui l’interrogeait, il affirma avoir enseigné à deux jeunes attachés à la cour les rudiments de la foi chrétienne. À cause de cela, le roi lui-même le transperça de sa lance.
16. À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays. Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 27 mai avec celle de leurs compagnons.
17*. Au camp de travaux forcés de Javas en Moldavie, l’an 1951, le bienheureux Nicolas Cehelskyij, prêtre de Lvov en Ukraine et martyr. Sous le régime athée soviétique, il succomba aux tortures atroces qui lui furent infligées.

Le 26 mai

1.Mémoire de saint Philippe Néri, prêtre. Originaire de Florence, il vint à Rome où il devint curé de Saint-Jean des Florentins. Pour sauver du mal la jeunesse, il fonda l’Oratoire, où les leçons spirituelles succédaient aux chants et aux œuvres de charité et il s’illustra par son amour du prochain, sa simplicité évangélique et son cœur plein de joie, dans un zèle extrême et un fervent service de Dieu. Il mourut à Rome en 1595.
2. À Rome également, en 189, saint Éleuthère, pape, à qui les illustres martyrs de Lyon, alors détenus en prison, écrivirent une noble lettre sur le maintien de la paix dans l’Église.
3. À Rome encore, au cimetière de Priscille, sur la voie Salarienne nouvelle, saint Simètre, martyr.
4. À Todi en Ombrie, sainte Félicissime, martyre.
5. Au territoire d’Auxerre, la passion de saint Prix, martyr.
6. À Cantorbéry en Angleterre, vers 604, la mise au tombeau de l’évêque saint Augustin, dont la mémoire est célébrée le lendemain.
7. Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.
8*. Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.
9*. À Vence en Provence, l’an 1154, saint Lambert, évêque, auparavant moine de Lérins. Il fut la providence des pauvres et aimait la pauvreté.
10*. À Sienne en Toscane, l’an 1328, le bienheureux François Patrizi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui exerça avec un zèle admirable le ministère de la prédication, de la direction des âmes et de la pénitence.
11*. À Pistoie, également en Toscane, l’an 1401, le bienheureux André Franchi, évêque. Prieur du couvent dominicain de la ville, il restaura la vie régulière dans les couvents de l’Ordre dans la région après la peste noire, et il approuva dans la cité les confréries de pénitents pour favoriser la paix et la miséricorde.
12. À Quito en Équateur, l’an 1645, sainte Marie-Anne de Jésus de Paredes, vierge, qui consacra sa vie au Christ dans le Tiers-Ordre de Saint-François, et dépensa ses forces à subvenir aux besoins des pauvres indigènes ou noirs.
13. À Fuzhou dans la province chinoise de Fujian, en 1747, la passion de saint Pierre Sans i Jordan, évêque et martyr. De l’Ordre des Prêcheurs, il fut arrêté avec d’autres prêtres et conduit au tribunal, enchaîné, par un long parcours. Sur le lieu du supplice, il se mit à genoux et, quand il eut terminé sa prière, tendit son cou à la hache.
14. À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Joseph Chang Song-jib, martyr. Pharmacien devenu chrétien, il fut mis dans les fers et succomba aux pires tourments.
15. À Dong Hoi en Annam, l’an 1861, les saints martyrs Jean Doan Trinh Hoan, prêtre, et Matthieu Nguyen Van Phuong, médecin, père de famille et catéchiste, qui lui avait donné l’hospitalité. Tous deux furent torturés pour la foi, sous l’empereur Tu Duc, et sauvagement décapités.
16. À Numyanyo en Ouganda, l’an 1886, saint André Kaggwa, martyr. Chef des joueurs de tambourin du roi Mwanga et son familier, à peine fut-il initié au Christ, qu’il forma les païens et les catéchumènes à la doctrine de l’Évangile, et pour cela, il fut tué avec cruauté.
17. À Ttaka Jiunge, également en Ouganda et la même année, saint Pontien Ngondwe, martyr. Garde du corps du roi, alors que la persécution menaçait, il reçut le baptême, fut peu après jeté en prison et, tandis qu’on le conduisait à la colline du supplice, il fut transpercé d’un coup de lance par le bourreau.

Le 27 mai

1.Mémoire de saint Augustin, évêque de Cantorbéry en Angleterre. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand pour annoncer l’Évangile au peuple des Angles, il fut accueilli avec bienveillance par le roi du Kent, Éthelbert, et imitant la vie apostolique de l’Église primitive, il convertit à la foi chrétienne le roi lui-même et beaucoup de son peuple, et établit plusieurs sièges épiscopaux sur cette terre. Il mourut le 26 mai, vers 604.
2. À Dorostore en Médie, vers 302, saint Jules, martyr. Vétéran en retraite de l’armée, au temps de la persécution, il fut arrêté par des gardes d’office et présenté au juge Maxime. Il manifesta en sa présence son horreur des idoles, confessa le nom du Christ avec la plus grande assurance, fut puni de la peine capitale et frappé de l’épée.
3. Sur la voie Nomentane, au seizième mille de Rome, saint Restitut, martyr.
4. À Orange en Provence, vers 475, saint Eutrope, évêque, qui travaillait de ses mains avec ardeur malgré la rigueur des saisons et, pendant le carême, prolongeait l’office divin par la prière personnelle et le jeûne.
5. À Wurzbourg en Franconie, l’an 1045, saint Brunon, évêque, qui reconstruisit la cathédrale, réorganisa l’école épiscopale et écrivit pour le peuple des commentaires des saintes Écritures.
6*. Au monastère de Montsalvy en Auvergne, l’an 1039, saint Gaubert, prêtre et ermite, grâce à qui ce lieu, auparavant sauvage et affreux, devint un hospice pour accueillir les pèlerins.
7*. À Dryburne, près de Durham en Angleterre, l’an 1590, les bienheureux Edmond Duke, Richard Hill, Jean Hogg et Richard Holiday, prêtres et martyrs. Formés au collège anglais de Reims, ils revinrent en Angleterre et, uniquement en raison de leur sacerdoce, ils furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière et pendus au gibet.
8. À Séoul en Corée, l’’an 1839, les saintes martyres Barbe Kim, veuve, et Barbe Yi, vierge, âgée de quinze ans, qui furent ensemble détenues en prison, où elles moururent de la peste.
9. À Nakiwubo en Ouganda, l’an 1886, saint Athanase Bazzekuketta, martyr. Il était un des pages du roi, récemment baptisé et brûlant du désir du martyre. Pendant qu’on le conduisait, avec les autres, vers le lieu du supplice, il demanda aux bourreaux de le tuer sur le champ et, percé de coups, il acheva son martyre.
10. À Lubawo, également en Ouganda et la même année, saint Gonzague Gonza, martyr, un des familiers du roi. Tandis qu’on le conduisait au bûcher, les pieds entravés, il fut percé de coups de lance par les bourreaux.

Le 28 mai

1.À Corinthe, vers 340, sainte Héliconide, martyre. Sous l’empereur Gordien et le préfet Pérennis, puis sous son successeur Justin, elle subit de nombreux tourments et fut enfin décapitée, achevant ainsi son martyre.
2. À Chartres, peut-être au Ve siècle, saint Chéron, martyr.
3. À Urgel en Catalogne, au VIe siècle, saint Just, évêque, qui composa un commentaire allégorique du Cantique des Cantiques et participa aux conciles d’Espagne.
4. À Paris, en 576, saint Germain, évêque. D’abord abbé de Saint-Symphorien d’Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la fondation du monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.
5*. Au monastère de Gellone en Aquitaine, l’an 812, saint Guillaume ou Guilhem, moine. Nommé par Charlemagne comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, vainqueur des Sarrasins jusqu’à Barcelone, parvenu au faîte des honneurs, lié d’amitié avec saint Benoît d’Aniane, il fonda, non loin d’Aniane, un autre monastère dans la vallée de Gellone, y prit l’habit monastique, et voulut demeurer simple moine, humble, pénitent, recherchant les emplois les plus humbles.
6*. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 1089, le bienheureux Lanfranc, évêque. Né à Pavie, moine et prieur du Bec en Normandie, il y fonda une école célèbre et débattit contre Bérenger de la réalité du corps et du sang du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Appelé ensuite au siège de Cantorbéry, il travailla à réformer la discipline de l’Église en Angleterre.
7*. À Pise en Toscane, l’an 1206, sainte Ubaldesca, vierge, qui pendant cinquante-cinq ans, depuis l’âge de seize ans jusqu’à sa mort, exerça avec charité les œuvres de miséricorde dans l’hôpital de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
8*. À Castelnuovo, en Toscane également, l’an 1451, le bienheureux Herculan de Plagario, prêtre de l’Ordre des Mineurs, éminent prédicateur, qui brilla par l’austérité de sa vie, son abstinence prolongée et sa réputation de faiseur des miracles.
9*. À Londres, en 1541, la bienheureuse Marguerite Pole, martyre. Comtesse de Salisbury et mère du cardinal Réginald Pole, elle réprouva le divorce du roi Henri VIII et fut, à cause de cela, décapitée dans la prison de la Tour.
10*. À Florence en Toscane, l’an 1577, la bienheureuse Marie-Bartholomée Bagnesi, vierge. Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, elle supporta avec une patience admirable, pendant quarante-cinq ans, des douleurs multiples et perçantes.
11*. À Londres, en 1582, les bienheureux Thomas Ford, Jean Shert et Robert Johnson, prêtres et martyrs, faussement accusés de complot contre la reine Élisabeth Ière, condamnés à mort et pendus ensemble à la potence de Tyburn.
12. À Cho Quan en Cochinchine, l’a 1859, saint Paul Hanh, martyr. Oublieux des mœurs chrétiennes, il était à la tête d’une bande de brigands, mais arrêté sous l’empereur Tu Duc, il déclara qu’il était chrétien, et ni la flatterie, ni la flagellation, ni les tenailles qui lui déchiraient le corps, rien ne le fit fléchir dans sa foi, et il fut décapité, achevant son témoignage par la gloire du martyre.
13*. Au camp de concentration de Sachnenhausen près de Berlin, l’an 1940, le bienheureux Ladislas Demski, prêtre de Gniezno et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté et tué dans ce camp parce qu’il refusait de profaner son rosaire.
14*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941 l’ évêque de Plock. Arrêté par la police secrète d’État avec d’autres prêtres, bienheureux Antoine-Julien Nowowiejski, sous l’occupation nazie, il succomba, après trois mois de réclusion, épuisé par les tortures et la faim.

Le 29 mai

1. À Antioche de Syrie, vers 303, saint Hésychius, martyr. Il était soldat palatin, quand il entendit publier l’édit de l’empereur Dioclétien, en vertu duquel quiconque ne voulait pas sacrifier aux idoles devait déposer le baudrier. Il déposa le sien aussitôt et, pour ce motif, on lui attacha un bloc de pierre à la main droite et on le précipita dans le fleuve.
2. À Trèves en Gaule Belgique, vers 346, saint Maximin, évêque. Intrépide défenseur de l’intégrité de la foi contre les ariens, il accueillit fraternellement saint Athanase d’Alexandrie et d’autres évêques envoyés en exil et, chassé à son tour de son siège, il mourut à Poitiers, sa patrie.
3. Dans le Val d’Anagne au pays de Trente, en 397, les saints martyrs Sisinnius, diacre, Martory, lecteur et Alexandre, portier. Venus de Cappadoce dans cette région des Alpes encore païenne, ils prêchèrent l’Évangile et construisirent une église, mais furent massacrés par les païens, qui voulaient les faire participer à un sacrifice lustral, et leurs corps furent brûlés avec le bois de l’église.
4. À Ravenne en Émilie, l’an 476 ou 477, saint Exupérance, évêque, qui, à l’époque où le roi Odoacre était maître de la ville et de l’Italie, gouverna cette Église avec sagesse.
5. À Milan, vers 480, saint Sénateur, évêque, que le pape saint Léon le Grand envoya, quand il était encore prêtre, en légat à Constantinople.
6*. À Mâcon en Bourgogne, vers 940, saint Gérard, évêque, après avoir été moine. Il gouverna son Église pendant quarante ans et termina sa vie au monastère de Brou, qu’il avait fondé.
7*. À Pise en Toscane, l’an 1207, sainte Bonne, vierge, qui fit avec piété plusieurs fois le pèlerinage en Terre sainte, à Rome et à Compostelle.
8*. À Avignon et près de Toulouse, en 1242, les bienheureux martyrs Guillaume Arnaud, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, et dix compagnons. Chargés ensemble par le pape Grégoire IX de faire obstacle à la peste des cathares, ils furent arrêtés par ruse la nuit de l’Ascension du Seigneur et tombèrent sous des coups d’épée pour la foi du Christ et l’obéissance à l’Église romaine, en chantant d’une seule voix le Te Deum.
9*. À Pise en Toscane, vers 1269, la bienheureuse Gérardesca qui passa sa vie de veuve dans une cellule près du monastère camaldule de Saint-Savin, à louer le Seigneur et à converser avec lui.
10*. À York en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Richard Thirkeld, prêtre et martyr. Condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière parce qu’il était prêtre et qu’il avait réconcilié beaucoup de chrétiens avec l’Église catholique, il fut soumis aux supplices du gibet.
11*. À Roma, dans le Basutoland d’Afrique australe, en 1914, le bienheureux Joseph Gérard prêtre, oblat de Marie Immaculée. Originaire de Lorraine, il annonça sans relâche le Christ, d’abord dans la province du Natal, puis et surtout au peuple basotho.
12. À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l’Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, La Finlande et la Russie.
**        En Italie, en 1927, la bienheureuse Elia di San Clemente, religieuse Carmélite (béatifiée le 14 mars 2006 par Benoît XVI). Décédée le 25 décembre, fête 29 mai.

Le 30 mai

1. À Torrès en Sardaigne, saint Gabin, martyr.
2. À Césarée de Cappadoce, les saints Basile et Emmélie, qui furent les parents des saints évêques Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste, ainsi que de la vierge sainte Macrine. Ces saints époux furent bannis au temps de l’empereur Galère Maximien et durent habiter les solitudes du Pont ; après la persécution, ils moururent en paix, l’un en 349, l’autre en 372, laissant leurs enfants héritiers de leurs vertus.
3. À Pavie en Lombardie, vers 680, saint Anastase, évêque. Ayant abandonné l’hérésie arienne, il professa avec fermeté la foi catholique.
4. À Ghéel dans le Brabant, au VIe ou VIIe siècle, sainte Dypne, vierge et martyre.
5. À Tervuren, également dans le Brabant, en 727, le trépas de saint Hubert, évêque de Tongres et Maastricht. Disciple et successeur de saint Lambert, il déploya son activité à répandre l’Évangile à travers le Brabant et les Ardennes et à y combattre les mœurs païennes, et il bâtit à Liège une église où il transféra les restes de son prédécesseur.
6. À Séville en Espagne, l’an 1252, saint Ferdinand III, roi de Castille et de León, prudent dans l’administration de son royaume, protecteur des arts et des sciences, attentif à diffuser la foi.
7. À Rouen, en 1431, sainte Jeanne d’Arc, vierge, appelée la pucelle d’Orléans, qui combattit avec force pour sa patrie, mais, livrée au pouvoir des ennemis et condamnée à mort par un tribunal ecclésiastique inique, malgré la simplicité de sa foi et son attachement à l’Église, elle mourut sur le bûcher à l’âge de dix-neuf ans.
8. À Londres, en 1582, saint Luc Kirby, prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il était prêtre, il fut, après de nombreuses tortures, pendu à la triple fourche de Tyburn. Avec lui subirent le même supplice de la potence les bienheureux prêtres et martyrs Guillaume Filby, Laurent Johnson, ainsi que Thomas Cottam, de la Compagnie de Jésus.
9*. À Londres également, trente ans après, en 1612, les bienheureux Guillaume Scott, bénédictin, et Richard Newport, prêtres et martyrs. Sous le roi Jacques Ier, à cause de leur sacerdoce, le premier fut étranglé ; le second, respirant encore, fut déchiré par le fer.
10. À Kampala en Ouganda, l’an 1886, saint Matthias Kalemba, surnommé Mulumba, c’est-à-dire Fort, martyr. Après avoir abandonné la religion musulmane et reçu le baptême, il abdiqua son office de juge et se dépensa beaucoup à répandre la foi chrétienne. Pour cela, sous le roi Mwanga, il fut soumis à des tortures et, privé de tout soulagement, rendit son âme à Dieu.
11. À Savone en Ligurie, l’an 1896, le trépas de saint Joseph Marello, évêque d’Acqui dans le Piémont, qui fonda la Congrégation des Oblats de Saint-Joseph, consacrée au soin de la discipline morale et chrétienne des jeunes.
12*. Au camp de concentration de Buchenwald en Thuringe, l’an 1940, la passion du bienheureux Othon Neururer, prêtre et martyr. Ayant dissuadé une jeune catholique de simuler un mariage avec un partisan du régime nazi déjà marié, il fut jeté en prison, où, à travers toutes sortes de sévices, il poursuivit en secret son ministère, jusqu’à ce qu’il achève son martyre, pendu par les pieds.
**.        À Bordeaux, en 1897, la bienheureuse Marie Céline de la présentation (Jeanne Germaine Castang), clarisse au couvent de Talence. (béatifiée le 16 septembre 2007 par Benoît XVI).
**.        En Ukraine, en 1904, la bienheureuse Marta Wiecka, religieuse de la Compagnie des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul (béatifiée par Benoît XVI le 24 mai 2008).

Le 31 mai

1.Fête de la Visitation de la Vierge Marie, quand elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte d’un fils dans sa vieillesse, et la salua. À la rencontre dans la joie des deux futures mères, le Rédempteur, par sa venue, sanctifia son précurseur encore dans le sein de sa mère, et Marie, en réponse à la salutation d’Élisabeth et exultant dans l’Esprit Saint, magnifia le Seigneur par un chant de louange.
2. À Rome, au cimetière de Domitille sur la voie Ardéatine, sainte Pétronille, vierge et martyre.
3. Près de Comana dans le Pont, saint Hermias, soldat, martyr.
4. À Aquilée en Vénétie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Cant, Cantien et Cantianille. Partis de la ville en voiture pour fuir la persécution, une de leurs mules s’étant abattue, ils furent pris par les persécuteurs et mis à mort.
5*. À Toulouse, vers 400, saint Silvius, évêque, qui commença à orner d’une basilique le tombeau de saint Saturnin.
6*. À Forli en Émilie, l’an 1314, le bienheureux Jacques Salomoni, prêtre. Adolescent orphelin de père, sa mère étant reçue parmi les moniales cisterciennes, il distribua ses biens aux pauvres et, entrant dans l’Ordre des Prêcheurs, il y brilla durant quarante-cinq ans, doté de charismes étonnants, ami des pauvres et homme pacifique.
7*. À Camerino dans les Marches, en 1524, sainte Baptista Varano. Abbesse du monastère des Clarisses que son père avait fait construire, elle éprouva de grandes tribulations ainsi que des consolations mystiques. (Canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI)
8*. À York en Angleterre, l’an 1591, les bienheureux martyrs Robert Thorpe, prêtre, et Thomas Watkinson, qui furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, l’un parce qu’il était prêtre, l’autre, père de famille d’un âge avancé, parce qu’il avait souvent aidé des prêtres ; tous deux subirent les supplices de la potence.
9*. À Paris, en 1686, le bienheureux Nicolas Barré, prêtre de l’Ordre des Minimes. Né à Amiens, maître en théologie et célèbre directeur spirituel dans l’esprit de l’Évangile, il fonda les Petites Écoles de la charité, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Saint-Maur et les Sœurs de la Providence de Rouen, pour l’éducation gratuite des enfants du peuple.
10*. À Nicosie en Sicile, l’an 1787, le saint Félix (Jacques Amoroso), religieux, qui, après dix ans de refus, finit par être admis chez les capucins et vécut parmi eux en accomplissant avec simplicité et innocence du cœur les emplois les plus humbles.    (canonisé le 23 octobre 2005 par Benoît XVI)
11*. À Civitella aux environs de Rome, en 1866, le bienheureux Marien de Roccacasale (Dominique Di Nicolantonio), religieux franciscain. Remplissant l’office de portier, il ouvrait la porte du couvent aux pauvres et aux pèlerins, qu’il soutenait de toutes les façons avec la plus grande charité.
12. À Mityana en Ouganda, l’an 1886, saint Noé Mawaggali, martyr. Page du roi Mwanga, quand commença la persécution, il refusa, sans peur, de fuir et offrit spontanément sa poitrine aux lances des soldats. Percé de coups, il fut alors pendu à un arbre, jusqu’à ce qu’il rendît l’esprit pour le Christ.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 MAI

Le 11 mai

1.À Adrumète en Byzancène, l’an 212, saint Mavile ou Maïeul, martyr, qui fut exposé aux bêtes par le proconsul Scapula.
2. Saint Anthinini, martyr
3. À Byzance, peut-être en 311, saint Mocius, prêtre et martyr.
4. À Vienne en Gaule, vers 475, saint Mamert, évêque, qui établit dans cette ville trois jours de supplications publiques avec jeûne, avant la fête de l’Ascension du Seigneur, pour demander l’aide de Dieu et l’éloignement des calamités.
5. À Varennes au pays de Langres, au VIIIe siècle, saint Gengou.
6. À Souvigny-en-Bourbonnais, l’an 994, le trépas de saint Mayeul, abbé de Cluny. Ferme dans la foi, résolu en espérance, riche en charité pour Dieu et son prochain, il rénova un grand nombre de monastères en France et en Italie.
7*. Au monastère de Lesterp dans le Limousin, en 1070, saint Gautier, prêtre. Formé dès l’enfance au service de Dieu, abbé de chanoines réguliers, il brilla par sa douceur envers ses frères et sa charité envers les pauvres.
8*. À Monte Carnerio en Romagne, vers 1343, le bienheureux Grégoire Celli, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Rejeté du monastère par ses frères, il fut, dit-on, recueilli par des Frères Mineurs et mourut parmi eux.
9*. À York en Angleterre, l’an 1537, les bienheureux martyrs Jean Rochester et Jacques Walworth, prêtres et moines de la chartreuse de Londres. Pour avoir refusé de reconnaître la suprématie du roi Henri VIII dans le domaine spirituel, ils furent pendus par des chaînes à des pins de la ville et leurs corps demeurèrent en place jusqu’à ce que les membres se détachent.
10. À Naples, en 1716, saint François de Geronimo, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui se donna pendant plus de quarante ans aux missions populaires et au soin pastoral des abandonnés.
11. À Cagliari en Sardaigne, l’an 1781, saint Ignace de Laconi, religieux capucin, qui passa sa longue vie à quêter inlassablement sur les places de la ville et sur les quais du port pour soulager les misères des pauvres.
12. À Saïgon en Cochinchine, l’an 1847, saint Matthieu Lê Van Gam, martyr. Il fut arrêté pour avoir introduit dans la région, grâce à son bateau, des missionnaires venant d’Europe et, après un an de prison, il fut décapité en vertu d’un décret de l’empereur Thieu Tri.
**.         En Argentine, en 1905, le bienheureux Ceferino Namuncura, jeune religieux salésien (béatifié par Benoît XVI le 11 novembre 2007).

 

Le 12 mai

1.Mémoire des saints Nérée et Achille, martyrs à Rome, vers 304. Comme le rapporte le pape saint Damase, ils servaient dans l’armée au temps de Dioclétien et, poussés par la crainte, étaient prêts à exécuter les ordres impies du magistrat, mais, conquis à la foi du Christ par le courage des chrétiens, ils se convertirent au vrai Dieu, jetèrent leurs boucliers, leurs colliers, leurs javelots, quittèrent le camp et, ayant confessé le Christ, furent décapités, heureux de partager son triomphe. Leurs corps furent déposés au cimetière de Domitille, sur la voie Ardéatine.
2. Mémoire de saint Pancrace, martyr à Rome, vers 304. La tradition voit en lui un adolescent mis à mort pour la foi du Christ. Le pape saint Symmaque éleva une célèbre basilique sur sa tombe et le pape saint Grégoire le Grand veilla assez souvent à y convoquer le peuple pour en retirer le témoignage du véritable amour chrétien.
3. À Axiopolis en Mésie, saint Cyrille, qui acheva son martyre avec six compagnons.
4. À Salamine dans l’île de Chypre, en 403, saint Épiphane, évêque. D’une grande érudition en tout genre et connaissant admirablement les saintes Écritures, il ne fut pas moins admirable par la sainteté de sa vie, son zèle pour la foi catholique, sa libéralité envers les pauvres et le don de faire des miracles.
5. À Argire en Sicile, au Ve siècle, saint Philippe, prêtre, originaire de Thrace.
6. À Trèves en Rhénanie, vers 647, saint Modoald, évêque, qui fit construire ou enrichit des églises et des monastères, établit plusieurs communautés de vierges et fut enseveli auprès de sa sœur Sévéra.
7*. Au monastère de Marchiennes dans le Cambrésis, vers 688, sainte Rictrude, abbesse. Après la mort violente de son mari, Adalband, sur le conseil de saint Amand, elle reçut le voile sacré et entra au monastère où ses trois filles l’avaient précédée. Elle en devint l’abbesse et dirigea les moniales avec la plus grande rectitude.
8. À Constantinople, en 733, saint Germain, évêque, célèbre par sa science et ses vertus, qui reprit avec grande fermeté l’empereur Léon l’Isaurien de ce qu’il promulguait un édit contre les saintes images.
9. À La Calzada en Navarre, peut-être en 1109, saint Dominique, surnommé de la Chaussée, prêtre, qui construisit une route, un pont et un hospice à l’intention des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, pour faciliter leur voyage et veilla avec beaucoup de piété à leurs besoins.
10*. À Bologne en Émilie, l’an 1333, la bienheureuse Imelda Lambertini, vierge. Accueillie dès son plus jeune âge comme moniale dans l’Ordre des Prêcheurs, elle rendit l’âme soudain, à l’âge de seize ans, dès qu’elle eût reçu l’Eucharistie d’une façon merveilleuse. 
11*. À Averio au Portugal, en 1490, la bienheureuse Jeanne, vierge. Fille du roi Alphonse V, elle repoussa plusieurs projets de mariage et préféra servir Dieu dans l’Ordre des Prêcheurs, où elle fut le refuge des pauvres, des orphelins et de veuves.

Le 13 mai

1. Mémoire de Notre-Dame de Fatima au Portugal. La contemplation de cette mère très bonne dans l’ordre de la grâce, inquiète de tout ce qui s’oppose aux hommes, rassembla, au lieu dit Aljustrel, des foules de fidèles, dans la prière pour les pécheurs et dans une conversion profonde des cœurs.
2. À Maastricht sur la Meuse, vers 384, la naissance au ciel de saint Servais, évêque de Tongres, qui se battit pour la foi orthodoxe de Nicée dans plusieurs conciles où l’on disputait de la nature du Christ.
3*. À Poitiers, en 588, sainte Agnès, abbesse, qui reçut la consécration des vierges des mains de saint Germain de Paris, fut placée par sainte Radegonde comme abbesse du monastère de la Sainte-Croix et le gouverna avec piété selon la Règle de saint Césaire d’Arles.
4*. À Goriano Siccoli dans les Abruzzes, en 1439, la bienheureuse Gemma, vierge, qui vécut en recluse dans une minuscule cellule accolée à l’église, d’où elle pouvait seulement voir l’autel.
5*. À Côme en Lombardie, l’an 1465, la bienheureuse Madeleine Albrici, abbesse de l’Ordre de Saint-Augustin, qui porta avec beaucoup de soin ses sœurs à la ferveur.
6. À La Puye en Poitou, l’an 1834, saint André-Hubert Fournet, prêtre. Curé de paroisse au temps de la Révolution française, bien que proscrit, il affermit les fidèles dans la foi, puis, quand la paix fut rendue à l’Église, il fonda, avec sainte Élisabeth Bichier des Âges, l’Institut des Filles de la Croix.

Le 14 mai

1.Fête de saint Matthias, Apôtre. Il avait suivi le Seigneur Jésus depuis son baptême par Jean jusqu’au jour où la Christ fut enlevé au ciel ; aussi fut-il choisi par les Apôtres, après l’Ascension du Seigneur, pour prendre la place du traître Judas, être compté au nombre des Douze et devenir témoin de la Résurrection.
2. En Asie, vers 250, saint Maxime, qui, dans la persécution de Dèce, fut, dit-on, lapidé et rendit ainsi son âme à Dieu.
3. À Cimiez, près de Nice, au IIIe ou IVe siècle, saint Pons, martyr.
4. En Syrie, saint Victor et saint Couronne, martyrs, dont on rapporte qu’ils furent mis à mort ensemble.
5. Dans l’île de Chio, saint Isidore, martyr, qui fut, croit-on, jeté dans un puits.
6. À Aquilée en Vénétie, peut-être au IVe siècle, les saints Félix et Fortunat, martyrs.
7. En Sardaigne, commémoraison des saints Juste et Hérédine, martyrs.
8*. À Clermont en Auvergne, l’an 488, saint Aproncule.
9. À Clermont également, en 551, saint Gall, évêque, homme humble et doux, qui fut l’oncle paternel de saint Grégoire de Tours.
10*. À Lismore en Irlande, l’an 638, saint Carthage ou Mochuda, qui fut abbé de plus de huit cents moines et fonda le siège épiscopal de Lismore.
11*. Au monastère de Fontenelle en Gaule occidentale, l’an 674, saint Érembert. Entré dans ce monastère au temps du fondateur saint Wandrille, il fut nommé évêque de Toulouse, mais renonça à sa charge et revint finir ses jours dans son monastère.
12*. À Santarem au Portugal, en 1605, le bienheureux Gilles de Vouzela, prêtre. Enseignant la médecine à Paris, il abandonna une vie dissolue pour entrer dans l’Ordre des Prêcheurs ; il y passa le reste de ses jours dans les larmes, la prière et la pénitence, repoussant toutes les tentations.
13*. À Sainte-Marie des Bois dans l’Indianapolis, aux États-Unis d’Amérique, en 1865, la saint- Théodore Guérin (Anne-Théodore). Née à Étables-sur-Mer, en Bretagne, elle fonda la Congrégation des Sœurs de la Providence, toujours confiante en la divine Providence, même dans les plus grandes difficultés. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
14. À Bétharram dans les Pyrénées, en 1863, saint Michel Garricoïts, prêtre. Poussé par un grand zèle apostolique, il fonda la Société des prêtres missionnaires du Sacré-Cœur et l’étendit jusqu’aux régions lointaines d’Amérique latine.
15. À Nizza Monferrato dans le Piémont, en 1881, sainte Marie-Dominique Mazzarello, vierge. Avec saint Jean Bosco, elle fonda l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice pour l’éducation des jeunes filles pauvres, qu’elle dirigea avec humilité, prudence et charité.

Le 15 mai

1. À Lampsaque dans l’Hellespont, peut-être en 251, la passion des saints martyrs Pierre, André, Paul et Denise.
2. En Auvergne, probablement vers 260, les saints martyrs Cassius et Victorin, qui auraient été mis à mort sous Chrocus, chef païen des Alamans.
3. En Sardaigne, peut-être au IVe siècle, saint Simplice, prêtre.
4*. À Larissa en Thessalie, au IVe siècle, saint Achille, surnommé le Thaumaturge, évêque, qui participa au premier Concile œcuménique de Nicée et, avec un zèle admirable signalé par toutes les vertus, évangélisa la population païenne.
5*. À Autun, au IVe siècle, saint Rhétice, évêque, que saint Augustin appelle un homme de Dieu, un prélat de grande autorité dans l’Église, et saint Jérôme, un excellent commentateur de l’Écriture sainte.
6. En Éthiopie, vers 535, saint Cabeb ou Elesbaan, roi. Il combattit les ennemis du Christ, qui avaient causé le martyre des chrétiens de Négranèse et, au temps de l’empereur Justin, il envoya, dit-on, à Jérusalem son diadème royal et, menant la vie monastique, comme il en avait fait le vœu, il s’endormit dans le Seigneur.
7. À Septempeda dans le Picenum, peut-être au VIe siècle, saint Séverin, évêque, dont la ville prit ensuite le nom.
8*. À Bingen, sur le Rhin près de Mayence, au IXe siècle, saint Rupert, duc, qui construisit plusieurs églises et hôpitaux pour les pauvres et les malades. Après un pèlerinage aux tombeaux des Apôtres, il se résolut à vivre dans la retraite et s’endormit dans le Seigneur, âgé seulement de dix-neuf ans.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 855, saint Witesinde, martyr. La peur des Maures lui avait fait abandonner la foi chrétienne, mais quand, peu après, il refusa de pratiquer leur religion en public, il fut mis à mort.
10. À Madrid, vers 1130, saint Isidore, le laboureur. Avec son épouse, la bienheureuse Turibia, il travailla la terre avec ardeur et recueillit avec patience davantage les fruits du ciel que ceux de la terre, offrant le modèle d’un paysan chrétien très pieux.
11*. À Aix-en-Provence, en 1450, le bienheureux André Abellon, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui restaura la discipline régulière dans les couvents où il fut envoyé et où il montra de la générosité pour les autres et de l’austérité pour lui-même.
**        En Pologne, en 1650, la bienheureuse Sofia Czeska Maciejowska veuve, elle se mit au service des nécessiteux et elle fonda la première école pour filles pour les préparer à une vie indépendante. Elle  fonda la Congrégation des Vierges de la Présentation.  (béatifiée le 15 juin 2013 par le pape François)

Le 16 mai

1.À Uzale en Afrique proconsulaire, commémoraison des saints martyrs Félix et Gennade.
2. À Osime dans le Picenum, les saints martyrs Florent et Dioclétien.
3. En Perse, l’an 375 ou 376, les saints martyrs Abdas et Ébed-Jésus, évêques, mis à mort sous le roi Sapor II avec trente-huit compagnons.
4. À Bouhy sur le territoire d’Auxerre, peut-être au IIIe siècle, la passion de saint Pèlerin, martyr, vénéré comme le premier évangélisateur et évêque de la cité.
5. Commémoraison de saint Possidius, évêque de Calamo en Numidie, qui fut le disciple et l’ami fidèle de saint Augustin qu’il assista à sa mort et dont il écrivit la vie remarquable. Chassé de sa cité par le roi arien Genséric, il mourut à une date incertaine, après 437.
6. À Troyes, vers 540, saint Fale, ou Fidole, prêtre. Fait prisonnier de guerre en Auvergne, par le roi d’Austrasie, Thierry, et emmené en Champagne, il fut racheté par l’abbé saint Aventin, qui le forma au service de Dieu et l’établit abbé à sa place.
7. En Irlande, vers 577, saint Brendan, abbé de Clonfert et propagateur valeureux de la vie monastique, devenu le héros d’exploits fabuleux racontés dans la célèbre Navigation de saint Brendan.
8. À Amiens, vers 600, saint Honoré, évêque.
9*. Au pays de Galles, vers le VIe siècle, saint Carantec, abbé de Cardigan, célébré aussi en Irlande, en Cornouailles et en Bretagne.
10. En Palestine, l’an 616, la passion de quarante-quatre saints moines qui furent massacrés et mis en pièces, sous le règne de l’empereur Héraclius, par des Sarrasins qui firent irruption dans la laure de Saint-Sabas.
11. Saint Germain à Toulouse, évêque
12. À Gubbio en Ombrie, l’an 1160, saint Ubald, évêque, qui travailla à restaurer la vie commune de ses clercs.
13*. À Fermo dans les Marches, vers 1215, saint Adam, abbé du monastère de Saint-Sabin.
14. À Bordeaux, en 1215, le trépas du bienheureux Simon Stock, prêtre. D’abord ermite en Angleterre, il entra dans l’ordre des Carmes, qu’il dirigea admirablement. Célèbre par sa dévotion singulière envers la Vierge Marie, il mourut en visitant les couvents de son Ordre en France.
15. À Janov, près de Pinsk sur le Pripet, aux confins de la Pologne, en 1657, saint André Bobola, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Il travailla avec énergie à l’union des chrétiens, mais il dut subir toutes sortes d’injures et de coups et finalement, enlevé par des soldats et horriblement mutilé, il donna volontiers, avec son sang, le témoignage suprême de la foi.
16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Michel Wozniak, prêtre de Varsovie et martyr. Sous le régime nazi que subit la Pologne pendant la Seconde guerre mondiale, il fut déporté et mourut épuisé par les sévices qui lui furent infligés.
17*. À Drohobych en Ukraine, l’an 1946, le bienheureux Vital-Vladimir Bajrak, prêtre de l’Ordre de Saint-Josaphat et martyr, qui fut détenu dans la prison de cette ville à cause de sa foi et y mourut.
**        En Roumanie, en 1954 , le bienheureux Vladimir Ghika, martyr, prince roumain d’origine orthodoxe qui se convertit au catholicisme romain et fut ordonné prêtre. Diplomate du Saint-Siège, fondateur d’hospices, adversaire du nazisme comme du communisme, il fut arrêté à près de 80 ans et mourut en prison.  (béatifié le31 aout 2013 par le pape François)

Le 17 mai

1.À Alexandrie, saint Adrion, martyr.
2. À Rome, au cimetière de Basilla, sur la voie Salarienne ancienne, saint Victor, martyr.
3. À Noviodunum en Mésie, les saints martyrs Héraclius et Paul.
4. Commémoraison de sainte Restitute, vierge et martyre en Afrique proconsulaire, dont le culte s’est étendu sur les côtes de la Méditerranée.
5. A Vercelli en Ligurie, translation de Saint Emilianin, évêque
6. À Villa Réal, près de Valence en Espagne, l’an 1592, saint Pascal Baylon, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se montra toujours empressé et bienveillant envers tous et ne cessa de vénérer avec un ardent amour le mystère de la Sainte Eucharistie.
7. À Kweyang, dans la province chinoise de Guizhou, en 1834, saint Pierre Liu Wenuyan, martyr. Ayant reçu la foi et le baptême quand il était jeune homme, il se fit à son tour catéchiste. Arrêté une première fois, il fut exilé en Tartarie. Au bout de dix-huit ans, il revint dans sa patrie où, arrêté une seconde fois, il fut condamné à être étranglé, à cause du nom du Christ.
8*. À Casoria près de Naples, en 1929, sainte Julie Salzano, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs Catéchistes du Sacré-Cœur de Jésus pour enseigner la doctrine chrétienne et répandre la dévotion à l’Eucharistie.  (canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI)
9*. À Orgasolo en Sardaigne, l’an 1935, la bienheureuse Antonie Mesina, vierge et martyre. Dévouée aux œuvres de l’Église, elle défendit sa chasteté jusqu’à la mort, à l’âge de seize ans.
10*. Au camp de travaux forcés d’Oserlag, près d’Irkoutsk en Sibérie, l’an 1952, le bienheureux Ivan Ziatyk, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur et martyr. Supérieur du couvent de Ternopol, il fut arrêté par la police secrète soviétique et déporté en Sibérie, où il succomba à d’horribles tortures.

Le 18 mai

1.Mémoire de saint Jean Ier, pape et martyr. Envoyé à Constantinople auprès de l’empereur Justin par le roi arien Théodoric, il fut le premier des évêques de Rome à célébrer solennellement la messe de Pâques dans l’église de Sainte Sophie ; à son retour, il fut suspecté par le roi Théodoric et indignement jeté en prison à Ravenne, où la faim et la soif le firent bientôt succomber glorieusement en 520.
2. À Salone en Dalmatie, l’an 299, saint Félix, martyr, victime de la persécution de Dioclétien.
3. À Alexandrie, vers 303, la passion de saint Dioscore, martyr. Fils de lecteur de la cité de Cynopolis, il fut arrêté, interrogé et, pour avoir refusé de sacrifier aux dieux, après des tourments nombreux et variés, fut décapité, achevant ainsi son martyre.
4. À Alexandrie également, vers la même époque, les saints martyrs Potamon, Ortaise, Sérapion, prêtres, et leurs compagnons.
5. À Ancyre en Galatie, vers 303, les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante paternelle, Alexandra, Claudie, Phaina, Euphrasie, Matrone et Julitte, vierges. Celles-ci, livrées d’abord par le gouverneur à la prostitution, furent ensuite plongées dans un étang, chacune avec une pierre au cou. Théodote fut à son tour torturée et décapitée.
6*. Au pays d’Argovie chez les Suisses, au XIIe siècle, le bienheureux Burchard, prêtre. Curé de la paroisse de Beinwill, il se donna assidûment au service pastoral du troupeau qui lui était confié.
7. À Upsal en Suède, l’an 1161, saint Éric IX, roi et martyr. Il s’employa à gouverner le peuple dans son royaume avec sagesse et à protéger les droits des femmes, il envoya saint Henri comme évêque en Finlande pour y propager la foi du Christ et enfin, attaqué par les Danois alors qu’il assistait à la messe, il tomba sous les coups de ses ennemis.
8*. À Toulouse, en 1369, le bienheureux Guillaume, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.
9. À Rome, en 1587, saint Félix de Cantalice, religieux capucin, d’une austérité et d’une simplicité admirables. Pendant quarante ans, il exerça l’office de quêteur, semant autour de lui la paix et la charité.
10*. À Trèves en Rhénanie, l’an 1918, la bienheureuse Blandine (Marie-Madeleine Merten), vierge ursuline, qui joignit à la vie contemplative la charge de la formation humaine et chrétienne des jeunes filles et des adolescentes.
11*. À Hartheim, près de Linz en Autriche, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Kubski, prêtre de Gniezno, et Martin Oprzadek, prêtre franciscain. Le premier, arrêté dès le début de la guerre par l’occupant nazi de la Pologne, en raison de son activité apostolique, fut déporté d’abord aux carrières de Buchenwald, puis au camp de concentration de Dachau. Avec le second, déporté au même camp, il était chargé du convoi des invalides à la mort. Tous deux furent conduits en même temps à la chambre à gaz.

Le 19 mai

1. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 230, saint Urbain Ier, pape, qui, après le martyre de saint Calliste, dirigea fidèlement l’Église romaine pendant huit ans.
2. Au même endroit, vers 304, les saints martyrs Parthène et Calogère, qui, sous l’empereur Dioclétien, rendront au Christ un beau témoignage.
3*. À Arras, en 728, saint Hadulphe, évêque d’Arras et de Cambrai, auparavant abbé de Saint-Vaast.
4. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 988, saint Dunstan, évêque. D’abord abbé de Glastonbury, il y restaura la vie monastique et la propagea au-delà. Sur le siège épiscopal de Worcester, puis de Londres et enfin de Cantorbéry, il travailla à promouvoir une règle commune pour les moines et les moniales.
5*. À Florence en Toscane, l’an 1246, la bienheureuse Humilienne, du Tiers-Ordre de Saint-François. Maltraitée par son mari, elle fut recommandable par sa patience et sa douceur ; devenue veuve, elle se livra tout entière à la prière et aux œuvres de charité.
6. Au château de Fumone, près d’Alatri dans le Latium, en 1296, la naissance au ciel de saint Pierre Célestin. Alors qu’il menait une vie d’ermite dans les Abruzzes, la renommée de sa simplicité et de ses miracles le firent élire comme pontife romain à l’âge de quatre-vingts ans. Il prit le nom de Célestin V, mais il abdiqua la même année, préférant revenir à sa solitude. Il termina sa vie, enfermé dans un château, entièrement isolé du monde.
7. Près de Tréguier en Bretagne, l’an 1303, saint Yves, prêtre, qui, dans sa charge d’official, rendit la justice sans faire acception de personnes, favorisa la concorde, défendit pour l’amour du Christ les causes des orphelins, des veuves et des pauvres et accueillit chez lui les miséreux.
8*. À Sienne en Toscane, l’an 1309, le bienheureux Augustin, surnommé Nouveau, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui recherchait la vraie humilité et aimait l’observance religieuse.
9*. À Grenade en Andalousie, l’an 1397, les bienheureux martyrs Jean de Cetina, prêtre, et Pierre de Dueñas, religieux de l’Ordre des Mineurs Conventuels, qui furent mis à mort de la main même du roi des Maures pour avoir confessé la foi du Christ.
10*. À Suzuta au Japon, en 1619, le bienheureux Jean Martinez, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, qui succomba en prison pour le Christ.
11*. À Londres, en 1651, le bienheureux Pierre Wright, prêtre et martyr. Après avoir adhéré à la foi catholique, il fut admis dans la Compagnie de Jésus et ensuite ordonné prêtre. Au temps de la République, à cause de son sacerdoce, il fut pendu à la potence de Tyburn.
12. À Fucecchio en Toscane, l’an 1740, saint Théophile de Corte, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui propagea beaucoup les maisons de retraite des Frères et montra une grande piété envers la Passion du Seigneur et la Vierge Marie.
13. À Rome, en 1750, saint Crispin de Viterbe, religieux capucin, qui, en allant faire la quête à travers les villages de montagne, enseignait aux gens de la campagne les rudiments de la foi.
14*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste-Xavier (Jean-Louis Loir), prêtre capucin et martyr. Durant la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu inhumainement, malgré ses quatre-vingts ans, sur un bateau négrier et on le trouva mort à genoux.
15*. À Carthagène en Colombie, l’an 1924, la sainte Marie-Bernarde (Vérine Bütler), vierge, d’origine suisse, qui fonda la Congrégation des Sœurs Missionnaires franciscaines de Marie Auxiliatrice. (canonisée le 12 octobre 2008 par B 16)
16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Joseph Czempiel, prêtre de Katowice et martyr. Curé en Silésie, arrêté par l’occupant nazi à cause de son ministère et déporté en Allemagne, après des tortures supportées avec une patience héroïque, il fut conduit à la chambre à gaz.
**        A Madagascar, en 1919, le bienheureux Raphaël-Louis Rafiringa religieux des Écoles chrétiennes. (béatifié le 7 juin 2009 par benoît XVI)

Le 20 mai

1.Mémoire de saint Bernardin de Sienne, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Par sa parole et son exemple, à travers bourgs et villes d’Italie, il annonça l’Évangile au peuple, diffusa la dévotion au saint nom de Jésus et poursuivit inlassablement sa mission de prédicateur avec de grands résultats jusqu’à son dernier jour à L’Aquila dans les Abruzzes, en 1444.
2. Commémoraison de sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l’Évangile, après la prédication de l’Apôtre saint Paul.
3. À Ostie, aux bouches du Tibre, saint Aurée, martyre.
4. À Nîmes, saint Baudile, martyr.
5. À Égée en Cilicie, saint Thalalée, martyr.
6*. À Cagliari en Sardaigne, l’an 370, saint Lucifer, évêque. Défenseur intrépide de la foi de Nicée, il eut beaucoup à souffrir et fut envoyé en exil par l’empereur Constant. Revenu enfin à son Église, il mourut confesseur de la foi.
7*. À Toulouse, vers 400, saint Hilaire, évêque, qui construisit une petite basilique de bois sur le tombeau de son prédécesseur, saint Saturnin.
8. À Bourges, vers 624, saint Outrille (Austrégisile), évêque, qui se montra ministre de la charité, surtout pour les pauvres, les orphelins, les malades et les condamnés à mort.
9. À Brescia en Lombardie, au VIIe siècle, saint Anastase, évêque.
10. À Pavie, également en Lombardie, vers 744, saint Théodore, évêque, qui, durant la guerre entre les Francs et les Lombards, dut s’exiler.
11*. À Castaneto en Toscane, au XIIe siècle, le bienheureux Guy de Gherardesca, ermite.
12*. À Pérouse en Ombrie, l’an 1501, la bienheureuse Colombe ou Angèle, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui s’appliqua à promouvoir la paix dans la cité divisée par les factions.
13. À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Protais Chong Kuk-bo, martyr. Quand se déchaîna la persécution, il abandonna la foi, mais se reprit, se déclara chrétien et, en prison, dans les tortures, il professa sa foi jusqu’à la mort.
14*. À Botticino Sera, près de Brescia en Lombardie, l’an 1912, saint Archange Tadini, prêtre, qui eut à cœur de défendre les droits et la dignité des ouvriers et fonda la Congrégation des Sœurs ouvrières de la sainte maison de Nazareth, avec le souci premier de la justice sociale. (canonisé le 26 avril 2009 par Benoît XVI))
15*. A Milan en Lombardie, Bienheureux Louis Talamoni, prêtre, Italie
**.         En Hollande, en 1903, la bienheureuse Josepha Hendrina Stenmanns co-fondatrice allemande des sœurs missionnaires servantes du Saint Esprit (béatifiée par Benoît XVI le 29 juin 2008).
**        En Argentine, en 1932, la bienheureuse María Crescencia Pérez religieuse de la congrégation des filles de la Vierge du Jardin. (béatifiée le 17 novembre 2012 par Benoît XVI).

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org