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MARTYROLOGE DU 21 AU 28 FÉVRIER

Le 21 février

1.         Mémoire de saint Pierre Damien, évêque d’Ostie et docteur de l’Église. Entré dans le désert de Font-Avellane, il se fit le promoteur ardent de la vie religieuse et, à une époque difficile de réforme de l’Église, il rappela avec force les moines à la sainteté de la contemplation, les clercs à une vie sans reproche, le peuple à la communion avec le Siège apostolique. Il mourut à Faenza, en Romagne, le 22 février 1072.
2.         Commémoraison de saint Eustathe, évêque d’Antioche, célèbre par sa doctrine. Pour avoir pris la défense de la foi catholique, il fut envoyé en exil à Trajanopolis, en Thrace, par l’empereur Constance favorable aux ariens et il entra dans le repos du Seigneur vers 338. 
3*.         Au monastère de Granfelt, chez les Suisses, vers 667, saint Germain, abbé. Alors qu’il cherchait à défendre par des paroles pacifiques des voisins du monastère massacrés par une bande de pillards, il fut dépouillé de ses vêtements et succomba, percé de coups de lance, avec le moine saint Randoald. 
4*.         À Londres, en 1592, le bienheureux Thomas Pormort, prêtre et martyr. À cause de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, il fut cruellement torturé en prison, puis soumis au supplice de la pendaison près de Saint-Paul. 
5.         À Londres également, en 1595, saint Robert Southwell, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après huit ans de ministère clandestin dans la ville et les alentours, auteur de divers ouvrages et de poésies spirituelles, il fut arrêté, emprisonné à la Tour de Londres, soumis au moins neuf fois à la torture et après trois ans, condamné à mort comme prêtre et pendu à Tyburn. 
6*.         À Angers, en 1794, le bienheureux Noël Pinot, prêtre et martyr. Il était curé au moment de la Révolution française et refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Arrêté alors qu’il se préparait à célébrer la messe, il fut revêtu, par dérision, des vêtements sacrés quand on le conduisit à l’échafaud, comme à l’autel du sacrifice. 
7*.         À Turin dans le Piémont, en 1894, la bienheureuse Marie-Henriette (Anne-Catherine Dominici), vierge, des Sœurs de Sainte-Anne de la Providence, qui dirigea et développa avec vigueur son Institut durant trente ans, jusqu’à sa mort.

Le 22 février

1.         Fête de la Chaire de saint Pierre, Apôtre, à qui le Seigneur a dit : “Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église”. Au jour où les Romains avaient coutume de faire mémoire de leurs défunts, l’Église célèbre la naissance du siège de cet Apôtre, qui est glorifié par son monument au Vatican et qui est appelé à présider à la charité dans l’ensemble des Églises. 
2.         À Hiérapolis en Phrygie, au IIe siècle, saint Papias, évêque, homme vénérable, dit saint Irénée, auditeur de Jean l’Ancien, familier de saint Polycarpe et qui donna son interprétation des paroles du Seigneur. 
3.         À Vienne en Gaule, au IVe siècle, saint Paschase, évêque, remarquable pour son érudition et la sainteté de ses mœurs. 
4.         À Ravenne en Émilie, l’an 556, saint Maximien, évêque, qui remplit fidèlement son devoir de pasteur et défendit l’unité de l’Église contre les hérétiques. 
5.         À Faenza, également en Émilie, l’an 1072, la naissance au ciel de saint Pierre Damien, dont la mémoire a été célébrée la veille. 
6*.         À Longchamp aux environs de Paris, en 1270, la bienheureuse Isabelle, vierge. Sœur du roi Saint Louis, elle refusa des noces princières, méprisa les délices du monde et fonda un couvent de Sœurs Mineures, avec lesquelles elle vécut pour Dieu dans l’humilité et la pauvreté. 
7.         À Cortone en Toscane, l’an 1297, sainte Marguerite. Fortement remuée par la mort violente de son amant, elle lava par une pénitence salutaire les taches de sa jeunesse et, reçue dans le Tiers-Ordre de Saint-François, elle se retira dans la contemplation admirable des réalités célestes, enrichie par Dieu de charismes d’en-haut. 
8*.         À Sendai au Japon, en 1624, le bienheureux Didace Carvalho, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après des sévices, des mises au cachot, des parcours pénibles durant l’hiver, enfin dans le supplice de l’eau glacée, il confessa le Christ avec une soixantaine de chrétiens japonais, en montrant une foi intrépide. 
9*.         À Florence en Toscane, l’an 1878, la bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont). Mère de quatre enfants, devenue veuve, sans rien négliger de ses devoirs maternels, elle travailla à fonder en Belgique et à diriger la Société des Sœurs de Marie Réparatrice et, confiante dans le secours divin, après avoir surmonté des soucis assez nombreux, elle acheva saintement son pèlerinage sur terre en faisant route vers la patrie du ciel.

Le 23 février

1.         Mémoire de saint Polycarpe, évêque et martyr, disciple de saint Jean et le dernier témoin de l’âge apostolique. À l’âge de quatre-vingt-six ans, l’an 167, sous les empereurs Marc Antoine et Lucius Aurèle Commode, dans l’amphithéâtre de Smyrne, devant le proconsul et tout le peuple, il fut livré aux flammes, et sur le bûcher rendit grâce à Dieu le Père qui l’avait jugé digne d’être compté au nombre des martyrs et de participer à la coupe du Christ. 
2.         À Sirmium en Pannonie, vers 307, saint Sérène ou Sénère, martyr. Jardinier, il fut dénoncé par une femme d’officier, à qui il avait reproché des intentions coupables ; arrêté sur l’ordre du juge, il confessa qu’il était chrétien et, comme il refusait de sacrifier aux dieux, il eut la tête tranchée. 
3.         À Wenlock en Angleterre, vers 722, sainte Milburge, vierge. Fille du roi de Mercie, elle introduisit la vie monastique dans les domaines de son père, en faisant construire un couvent, dont elle fut la seconde abbesse. 
4*.         À Mayence en Franconie, l’an 1011, saint Willigis, évêque, dont le zèle pastoral fut remarquable. 
5.         À Style en Calabre, vers 1127, saint Jean, qui fut admis chez les moines grecs vivant sous la Règle de saint Basile et mérita le surnom de Thériste ou Moissonneur, parce que, poussé par une grande charité pour les pauvres, il avait l’habitude de prêter son aide aux moissonneurs. 
6*.         À Bilbao au Pays basque espagnol, en 1900, la bienheureuse Raphaëlle Ybarra de Villalonga. Mère de sept enfants, elle émit les vœux de religion avec le consentement de son mari et fonda l’Institut des Sœurs des Anges gardiens pour protéger les jeunes filles et les diriger sur la voie des commandements du Seigneur.
7*.         À Rochefort, en 1795, le bienheureux Nicolas Tabouillot, prêtre de Verdun et martyr. Curé de paroisse quand survint la Révolution française, il fut arrêté à cause de son sacerdoce, détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier et enfin consumé par la maladie dans l’hôpital de la ville. 
8*. À Rome, en 1911, la bienheureuse Joséphine (Judith-Adélaïde Vannini) qui fonda la Congrégation des Filles de Saint-Camille pour le service des malades. 
9*.         À Poznan en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Louis Mzyk, prêtre de la Société du Verbe divin et martyr. Quand sa patrie fut occupée militairement et soumise au régime nazi, il fut détenu dans une forteresse, soumis à la torture, et enfin massacré par un des chefs de la forteresse.
10*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Étienne Frelichowski, prêtre et martyr. Dans les mêmes circonstances, il fut déporté dans diverses prisons, mais ne fléchit jamais de la foi ni de ses devoirs de pasteur. Il subit de longues épreuves et succomba à la maladie contractée en assistant des codétenus malades.

Le 24 février

1.         À Nicomédie en Bithynie, l’an 303, la passion de saint Évèce. Sous l’empereur Dioclétien, dès qu’il vit affichés au forum les édits contre les adorateurs de Dieu, saisi d’une ardeur enflammée pour la foi, il déchira publiquement, à la vue du peuple, l’affiche d’une loi inique, et pour cela il subit toutes sortes de cruautés. 
2.         À Trèves en Gaule Belgique, vers 480, saint Modeste, évêque. 
3.         À Cantorbéry en Angleterre, l’an 616, la mise au tombeau de saint Éthelbert, roi du Kent, que saint Augustin, encore moine, convertit à la foi du Christ et baptisa, le premier des rois du peuple des Angles. 
4*.         À Ascoli Piceno dans les Marches, en 1481, le bienheureux Constant Servoli de Fabriano, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui s’illustra par l’austérité de sa vie et son zèle à promouvoir la paix. 
5*.         Près de Mantoue en Lombardie, l’an 1510, le bienheureux Marc de Marconi, religieux de l’Ordre des Ermites de Saint-Jérôme. 
6*. À Algemesi, dans la région de Valence, en Espagne, l’an 1893, la bienheureuse Josèphe Naval Girbès, vierge consacrée à Dieu dans le monde, assidue à enseigner le catéchisme aux enfants.
7*.         À Pagani en Campanie, l’an 1891, le bienheureux Thomas-Marie Fusco, prêtre, qui prit le plus grand soin des pauvres et des malades et fonda l’Institut des Sœurs de la Charité du Précieux Sang, dans le but de s’adonner à diverses œuvres sociales, en particulier auprès des jeunes et des pauvres. 
**        En Espagne, en 1940, la bienheureuse Ascensión del Corazón de Jesús (1868-1940) co-fondatrice et première supérieure générale des Missionnaires Dominicaines du Rosaire. (béatifiée le 14 mai 2005 par Benoît XVI)

Le 25 février

1.         À Pergé en Pamphylie, l’an 250, la passion de saint Nestor, évêque de Magydos et martyr. Arrêté au temps de la persécution de l’empereur Dèce, il fut condamné à la croix par le gouverneur de la province, pour qu’il subisse le même supplice que celui qu’il reconnaissait comme le Crucifié. 
2.         À Nazianze en Cappadoce, l’an 369, saint Césaire, médecin, frère de saint Grégoire. Il fut intendant de Bithynie et mourut peu après son baptême, faisant des pauvres ses héritiers. 
3*.         À Maubeuge dans le Hainaut, en 526, sainte Adeltrude, vierge et abbesse. Fille des saints Vincent Madelgaire et Vaudru, elle gouverna avec sagesse le monastère fondé et dirigé auparavant par sa tante, sainte Aldegonde. 
4.         Au monastère de Heidenheim en Franconie, l’an 779, sainte Walburge, abbesse. À la demande de saint Boniface et de ses frères les saints Willibald et Winebald, elle vint d’Angleterre en Germanie, où elle dirigea d’une manière excellente un double monastère de moines et de moniales. 
5*.         À Agrigente en Sicile, l’an 1100, saint Gerland, évêque. Originaire de Bourgogne, il réorganisa son Église, libérée de l’occupation des Sarrasins. 
6*.         Au prieuré d’Orsan dans le Berry, en 1116, le trépas du bienheureux Robert d’Arbrissel, prêtre, qui prêcha dans les rues la conversion des mœurs et rassembla hommes et femmes dans le monastère double de Fontevrault, sous la direction d’une abbesse. 
7.         À Lucques en Toscane, vers 1385, le bienheureux Avertan, pèlerin et religieux de l’Ordre des Carmes. 
8*.         À Tlaxcala [Puebla] au Mexique, en 1600, le bienheureux Sébastien de l’Apparition. Gardien de troupeau, il émigra d’Espagne au Mexique, où il acquit par son travail de grandes richesses dont il fit profiter les miséreux ; puis, devenu veuf pour la seconde fois, il fut reçu comme frère dans l’Ordre des Mineurs, et mourut presque centenaire. 
9*.         À Lauria en Lucanie, l’an 1828, le bienheureux Dominique Lentini, prêtre, qui déploya dans son pays natal jusqu’à sa mort un ministère fructueux et varié, rendu fécond par une vie d’humilité, de prière et de pénitence. 
10*.         Au bourg de Mdina dans l’île de Malte, en 1828, la bienheureuse Marie-Adéodate (Marie-Thérèse Pisani), vierge et abbesse du monastère de Saint-Pierre, qui, s’acquitta avec sagesse de son office, en prenant soin des pauvres et des abandonnés et en veillant au bien spirituel de sa communauté. 
11.         À Xilinxian, dans la province chinoise de Guangxi, en 1856, saint Laurent Bai Xaioman, martyr. Ouvrier récemment baptisé, il préféra souffrir les verges et la décapitation plutôt que de renier le Christ. 
12.         À Tequila, au territorie de Guadalajara au Mexique, en 1928, saint Turibio Romo, prêtre et martyr, mis à mort en haine du sacerdoce durant la persécution religieuse en ce pays. 
13.         Sur les bords du Beijiang, près de Shiuchow dans la province chinoise de Guandong, en 1930, les saints martyrs Louis Versiglia, évêque, et Calliste Caravario, prêtre, tous deux salésiens, qui étaient en barque pour une visite pastorale et furent tués par des soldats communistes en prenant la défense des jeunes femmes. 
**        En Espagne, en 1909 le bienheureux Ciriaco Maria Sancha Hervas, cardinal, archevêque de Tolede, fondateur des Sœurs de la Charité du Cardinal Sancha  (béatifié le 18 octobre 2009 par Benoît XVI)

Le 26 février

1.         Commémoraison de saint Alexandre, évêque d’Alexandrie, glorieux vieillard enflammé de zèle pour la foi. Devenu évêque de cette ville après saint Pierre, il chassa de la communion de l’Église Arius, son prêtre perverti par l’impiété hérétique, réfuté par la vérité divine, et que, plus tard, il condamna avec les trois cent dix-huit Pères du Concile de Nicée. Quelques mois après le Concile, en 326, il s’en alla vers le Seigneur. 
2.         À Bologne en Émilie, au IVe siècle, saint Faustinien, évêque, qui affermit et développa, par sa prédication, son Église ébranlée par la persécution de Dioclétien. 
3.         À Gaza en Palestine, l’an 421, saint Porphyre, évêque. Né à Thessalonique, il vécut cinq années en anachorète dans le désert de Scété en Égypte, et autant de l’autre côté du Jourdain, remarquable par sa bonté envers les pauvres. Ordonné ensuite évêque de Gaza, il convertit beaucoup d’infidèles, fit détruire beaucoup de temples d’idoles, dont les sectateurs lui firent subir bien des outrages, et enfin s’endormit dans la paix avec les saints. 
4*.         À Nevers, vers 594, saint Agricole, évêque, ami de saint Venance Fortunat. 
5.         À Arcis-sur-Aube en Champagne, au VIIe siècle, saint Victor ou Vittre, ermite, dont saint Bernard a écrit les louanges. 
6.         À Florence en Toscane, au IXe siècle, saint André, évêque. 
7*.         À Londres, en 1607, le bienheureux Robert Drury, prêtre et martyr. Faussement accusé de complot contre le roi Jacques Ier, il fut conduit à Tyburn, revêtu du vêtement ecclésiastique pour preuve de son état sacerdotal, et subit le supplice de la potence. 
8.         À Olesa de Montserrat en Catalogne, l’an 1880, sainte Paule de Saint-Joseph de Calasanz (Paule Montal Fornès), vierge, fondatrice de l’Institut des Filles de Marie des Écoles religieuses. 
9*.        À Alcantarilla (Murcia) en Espagne, la bienheureuse Piedad de la Croix Ortiz Real (Thomasnae), vierge, fondatrice des Salésiennes du Sacré-Cœur.

Le 27 février

1.         Commémoraison des saints Julien et Eunus, martyrs à Alexandrie en 250. Julien était tellement affligé de la goutte qu’il ne pouvait ni marcher ni se tenir debout ; lors de la persécution de Dèce, deux serviteurs le portèrent sur une chaise pour le présenter devant le juge. L’un d’eux renia sa foi, mais l’autre, nommé Eunus, persévéra avec son maître à confesser le Christ. Julien et Eunus, placés sur des chameaux, furent promenés par toute la ville, déchirés à coups de fouet, jetés enfin dans un brasier, où ils furent consumés à la vue de tout le peuple. 
2.         Commémoraison de saint Bésam, martyr également à Alexandrie, en 250. Il était soldat et s’était efforcé de réprimer ceux qui insultaient les saints martyrs ; il fut déféré au juge et, persévérant dans la foi, il fut décapité. 
3.         Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre. 
4.         À Lyon, vers 640, saint Galmier, sous-diacre, vrai serviteur de Dieu. 
5.         À Constantinople, en 741, les saints Basile et Procope, moines, qui, au temps de l’empereur Léon III l’Isaurien, combattirent vigoureusement pour le culte des saintes images. 
6*.         Au monastère de Narets en Arménie, vers 1005, saint Grégoire, moine, docteur des Arméniens, illustre par sa doctrine, ses écrits et sa connaissance mystique.
7*.         À Messine en Sicile, l’an 1140, saint Luc, abbé du monastère du Saint-Sauveur, sous la règle de saint Basile.
8.         À Londres, en 1601, sainte Anne Line, veuve et martyre. Née de parents calvinistes, qui la déshéritèrent et la chassèrent de chez eux quand elle devint catholique, elle épousa Roger Line, qui mourut en exil à cause de la foi catholique. Après sa mort, elle fournit un hébergement à des prêtres à Londres, et pour cela, fut pendue à Tyburn, sous la reine Élisabeth Ière. Avec elle subit le même supplice les bienheureux prêtres et martryrs Marc Barkworth, bénédictin, et Roger Felcock, de la Compagnie de Jésus, qui furent mis en pièces alors qu’ils respiraient encore. 
9*.         À Londres également, en 1603, le bienheureux Guillaume Richardson, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Séville en Espagne, il fut pendu au gibet de Tyburn, parce qu’il était entré comme prêtre en Angleterre, et fut le dernier martyr sous le règne d’Élisabeth Ière. 
10*.         À Sencelles dans l’île Majorque, en 1855, la bienheureuse Françoise-Anne de la Vierge des Douleurs (Françoise-Anne Cirer Carbonell), vierge, qui, ne sachant ni lire ni écrire, mais portée par un grand zèle, se dévoua aux œuvres d’apostolat et de charité et fonda l’Institut des Sœurs de la Charité. 
11*.         À Isola del Gran Sasso dans les Abruzzes, en 1862, saint Gabriel de la Vierge des Douleurs (François Possenti), acolyte, qui, à l’âge de dix-huit ans, renonça aux attraits du monde et entra dans la Congrégation de la Passion, où, après cinq ans, atteint de tuberculose il vécut sa dernière année dans une union à Dieu très profonde et une charité fraternelle des plus délicates.
12*. À Marseille, en 1884, la bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil Martiny), vierge, qui fonda la Congrégation des Filles du Cœur de Jésus et fut blessée à mort par un jardinier pris de folie, achevant ainsi par l’effusion de son sang une vie intimement unie à la Passion du Christ. 
13.         À Pasto en Colombie, l’an 1943, la bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit (Marie-Josèphe-Caroline Brader), vierge, qui mit le plus grand soin à joindre à une vie contemplative une activité missionnaire, et pour cela fonda la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée pour la promotion du peuple grâce à une formation chrétienne. 
**         À Barcelone, en Espagne, en 1871, le bienheureux Josep Tous Soler Prêtre Capucin Fondateur des Soeurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur (béatifié le 25 avril 2010 par Benoît XVI)

Le 28 février

1.         Commémoraison des saints prêtres, diacres et d’un grand nombre d’autres, qui à Alexandrie, en 262, au temps de l’empereur Gallien, quand sévissait une terrible peste, se dévouèrent au service des malades et affrontèrent volontiers la mort. La piété des fidèles s’accoutuma à vénérer comme martyrs ces victimes de la charité. 
2.         Dans le Jura, en 461, la mise au tombeau de saint Romain, prêtre et abbé de Condat. Suivant l’exemple des anciens moines, il fut le premier dans ce lieu à mener la vie érémitique et devint par la suite le père d’un grand nombre de moines. 
3.         Commémoraison des saintes Marane et Cyre, vierges, qui vécurent longtemps à Bérée en Syrie, au Ve siècle, enfermées dans un petit enclos à ciel ouvert, sans aucun abri, dans le plus complet silence, recevant par une petite fenêtre ce dont elles avaient besoin.

Les années bissextiles, on omet les éloges suivants.

4.         À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 468, la mise au tombeau du pape saint Hilaire, qui succéda à saint Léon le Grand, et écrivit des lettres confirmant la foi catholique des Conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, et mettant en lumière le primat du siège de Rome. 
5.         À Worcester en Angleterre, l’an 992, saint Oswald, évêque. D’abord chanoine de Winchester, puis moine à Fleury, il fut placé ensuite sur le siège de Worcester, et, quelque temps après, il eut encore à diriger l’Église d’York. Il établit la Règle de saint Benoît dans de nombreux monastères et fut un maître affable, joyeux et savant. 
6*.         À l’Aquila dans les Abruzzes, en 1472, la bienheureuse Antonie de Florence, veuve, qui entra chez les Clarisses et fut ensuite la fondatrice et la première abbesse du monastère du Corpus Christi, sous la Règle primitive de sainte Claire. 
7.         À Xilinxian, dans la province chinoise de Guangni, en 1856, saint Auguste Chapdelaine, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Arrêté par des soldats avec plusieurs néophytes, parce qu’il avait, le premier, semé la foi chrétienne dans cette région, il fut, sur l’ordre du grand mandarin, frappé de trois cents coups de rotin, enfermé dans une cage étroite et enfin décapité. 

N’importe quelle année : 

8*.         À Paris, en 1930, le bienheureux Daniel Brottier, prêtre de la Congrégation du Saint-Esprit, qui se dépensa dans la fondation de l’Œuvre des orphelins d’Auteuil. 
9*.         Au camp d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Timothée Trojanowski, religieux de l’Ordre des Frères Mineurs conventuels et martyr. Quand son pays fut soumis au régime nazi, il fut arrêté et déporté à cause de son activité religieuse. Il supporta avec force la faim, le froid et les durs travaux, mais affaibli par les dures conditions du camp, il succomba à une pneumonie. 

**        À Milan, en 1956, le bienheureux Carlo Gnocchi, prêtre éducateur de la jeunesse durant la deuxième guerre mondiale. (béatifié le 25 octobre 2009 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

Pour m’avoir suivi, tu es bienheureux !

Lire l’évangile du dimanche VI du temps ordinaire année C(Lc 6, 17.20-26)

La liturgie de ce dimanche nous présente une page de l’évangile bien connue des chrétiens, ce sont les béatitudes. Nous sommes peut être plus habitués à la version qui nous transmet saint Mathieu, qui les décrit en 8 béatitudes. Saint Luc ne nous en transmet que 4, mais il ajoute leurs 4 antithèses, opposées, introduites par les paroles : Quel malheur pour vous… En grec, le Seigneur l’exprime comme une interjection, comme une expression de souffrance : ah malheureux êtes vous !

L’évangile commence en disant que « Jésus descendit de la montagne avec les Douze », c’est-à-dire que le Seigneur a déjà choisi ses douze apôtres (la liturgie omet ce moment), et Il s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et, en plus, une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Saint Luc fait une distinction entre la multitude, qui venait pour entendre le Seigneur et peut-être recevoir aussi un miracle, et les disciples, ceux qui voulaient suivre Jésus, suivre l’évangile, vivre sa vie et sa doctrine.

Alors, Jésus, dit l’évangile, levant les yeux sur ses disciples, déclara ce qui suit dans l’évangile. Il ne s’adresse qu’à ses disciples, à ceux qui veulent mettre en pratique dans leur vie son enseignement.

Que sont essentiellement les béatitudes ? Ce sont des paroles de promesse et elles servent en même temps à notre discernement, devenant ainsi des paroles d’orientation ; elles regardent vers le futur en tant que promesses, mais aussi le présent, elles sont une réalité vécue actuellement.

Chaque affirmation des béatitudes naît d’un regard de Jésus sur ses disciples, les béatitudes décrivent une situation factuelle (constatée, attestée, observable) : ils sont pauvres, affamés, ils pleurent, ils sont méprisés et persécutés. En d’autres mots : les bienheureux sont des disciples des Jésus qui, par le fait de suivre Jésus, vont se retrouver pauvres, méprisés et persécutés.

Il faut dire à partir de cette définition que les béatitudes ne sont pas un moyen pour suivre Jésus, elles en sont la conséquence. Quelqu’un n’est pas un disciple de Jésus parce qu’il pleure ou qu’il est pauvre. Pleurer ne veut pas dire suivre Jésus, car beaucoup pleurent mais non parce qu’ils aiment Jésus : un mafieux peut pleurer aussi mais parce qu’il n’a pas fait le mal qu’il voulait. Il y a aussi beaucoup de pauvres qui ne sont pas d’accord avec l’évangile, ni le christianisme, s’ils ne sont pas non plus d’accord avec la pauvreté dans laquelle ils vivent… et on ne peut pas dire qu’ils soient disciples du Christ. On ne peut pas dire, en fin,  que quelqu’un est « bienheureux » parce qu’il est persécuté à cause d’un vol qu’il a commis.

Les béatitudes ne sont pas des commandements, ce n’est pas que le Seigneur nous commande de pleurer, de souffrir, d’avoir faim…

Pour que le pauvre soit bienheureux, sa pauvreté doit avoir un pour quoi, une finalité surnaturelle, quelque chose qui lui donne un sens dans cette vie.

Il faut ici encore faire une remarque, les bienheureux ce sont les personnes et non les situations. Bienheureux sont les pauvres, et non la pauvreté, bienheureux sont les affamés et non la faim, bienheureux sont ceux qui souffrent et non la souffrance. Parce que dans le cas contraire, le christianisme serait en train de sanctifier en quelque sorte les situations d’injustice et de douleur.

En fin, Jésus proclame bienheureux les disciples qui entreprennent un labeur difficile, une situation douloureuse et qui s’associent à leur Maître Jésus-Christ. Ou bien et dans le sens concret des paroles de Jésus : ceux qui affrontent ces situations à cause du Fils de l’homme.

Quelqu’un qui a pris la décision de suivre Jésus sait ce qu’il va rencontrer dans sa vie ;  en disant oui à Jésus, oui à l’évangile, il se peut que ce disciple se trouve dans une des situations décrites par les béatitudes. Et devant l’incompréhension du monde et même parfois la persécution, le disciple pourrait faiblir, et penser qu’il n’arrivera pas, que suivre Jésus est très difficile presque impossible car il sera englouti dans le malheur.  C’est là où Jésus fait entendre sa voix : « Courage, tu n’es pas un malheureux. Tout le contraire, pour m’avoir suivi, tu es bienheureux ! »

Nous devons donc en avoir deux idées très claires, être bien conscients que :

Premièrement : le fait de vivre comme des chrétiens authentiques et non à moitié (c’est-à-dire dans le côté facile du christianisme) implique ses conséquences. Vivre l’évangile exige des choses.

Deuxièmement, que ces conséquences qui sont difficiles ne doivent pas nous faire tomber dans le désespoir, plutôt nous considérer et nous savoir bienheureux, héritiers d’une belle promesse.

Mais les béatitudes et leurs contraires nous aident à discerner, à orienter notre vie.

Ainsi, lorsque le Seigneur dit : « Heureux, vous les pauvres… quel malheur pour vous, les riches » nous devons nous demander si par amour de Jésus on est vraiment détachés des choses matérielles, si notre cœur passe son temps à penser aux biens et aux plaisirs de ce monde… Ou si, en revanche notre tête tourne seulement autour de l’argent et si elle oublie qu’il y aura un jour où les biens de ce monde vont nous abandonner et où on sera seul devant Dieu… et qu’on ne peut pas payer l’entrée au Ciel avec un chèque de ce monde.

« Heureux, vous qui avez faim maintenant… quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant » Cela doit nous poser cette question : Cherchons-nous vraiment dans notre vie à renoncer aux plaisirs de la chair ? Notre cœur est-il  vraiment élevé aux choses du ciel ou bien est-il esclave de la sensualité, des goûts et de la commodité qui préparent une éternité malheureuse ? Faisons-nous pénitence pour les péchés de la chair (par action, par parole ou par pensée) dans lesquels nous tombons parfois si souvent ? 

Le Seigneur dit encore : « Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez… Quel malheur pour vous qui riez maintenant » Pleurons nous nos péchés et les péchés des autres, ou par contre nous réjouissons-nous de faire le mal ?

Saint Jean Chrysostome nous dit : « La tristesse qui est selon Dieu, est d’un grand prix à ses yeux, et elle obtient la pénitence qui conduit au salut. Heureuses larmes qui deviennent une source de joie: ‘Parce que vous rirez’. Gardons-nous donc de la dissolution pendant cette vie si courte, pour ne point nous exposer à des gémissements sans fin; ne recherchons pas les plaisirs qui sont une source de larmes amères et de douleur profonde, mais affligeons-nous de cette tristesse qui engendre le pardon. Souvenons-nous, d’ailleurs, qu’on a vu bien souvent le Seigneur pleurer ». S. Basile dit encore  (hom. sur l’act. de grâces). Jésus promet la joie, le rire à ceux qui pleurent, non point sans doute ce rire extérieur qui sort des lèvres, mais une joie pure et sans mélange d’aucune tristesse. 

Les saints nous montrent avec leur vie qu’un chrétien est heureux lorsqu’il imite Jésus-Christ, que malgré les souffrances, les larmes et les persécutions le cœur d’un saint est ancré dans l’amour de Dieu et dans le Ciel. Les Saints ont réalisé dans leur vie chacune des béatitudes, surtout la dernière qui est comme le résumé des autres

Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel.

Que la Bienheureuse Vierge Marie nous obtienne la grâce de la sainteté.  

P. Luis Martinez IVE