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MARTYROLOGE DU 11 AU 20 OCTOBRE

Le 11 octobre

  1. Commémoraison de saint Philippe, un des Sept choisis par les Apôtres pour les aider dans leur ministère. Il convertit à la foi du Christ l’eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie et le baptisa, puis annonça l’Évangile dans toutes les cités qu’il traversait jusqu’à Césarée, où il repose, selon la tradition.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, les saints Tharace, Probus et Andronic, martyrs, qui offrirent leur vie en confessant le Christ dans la persécution de Dioclétien.
    3. Dans le Vexin, peut-être au IIIe siècle, les saints Nicaise, prêtre, Quirin et Scubicule, martyrs, qui furent, croit-on, les premiers évangélisateurs du pays entre l’Oise et l’Epte, et dont les corps furent recueillis par sainte Pience.
    4*. À Verdun, au IVe siècle, saint Saintin, évêque, que l’on croit avoir été le premier à annoncer l’Évangile dans cette cité.
    5. Commémoraison de saint Sarmata, abbé en Thébaïde, disciple de saint Antoine, massacré par les Sarrasins en 357.
    6. À Uzès en Gaule Narbonnaise, après 552, saint Firmin, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il enseigna à son peuple la parole de vérité.
    7. À Ossory en Irlande, vers 600, saint Canice (Kenneth), disciple de saint Finnian, ami de saint Colomba et abbé du monastère d’Aghaboe qu’il fonda parmi bien d’autres. Il aimait se retirer dans la solitude des îles.
    8. Près du camp de Schemaris dans les monts du Caucase, en 666, le trépas de saint Anastase, prêtre, apocrisiaire de l’Église romaine, compagnon de saint Maxime le Confesseur dans sa confession de foi et dans son exil. Il rendit son âme à Dieu alors qu’il disait dans la sainte assemblée : “Aux saints, les saints mystères”.
    9. À Lierre dans le Brabant, vers 775, saint Gommaire. Soldat dévoué à Dieu, il construisit à cet endroit, de ses propres ressources, un oratoire, où il fut mis au tombeau.
    10*. À Cologne en Rhénanie, l’an 965, saint Bruno, évêque. Frère de l’empereur Othon Ier, il reçut, avec l’épiscopat, le gouvernement de la Lotharingie et s’acquitta avec un esprit vraiment religieux de son ministère épiscopal et, quand il le fallait, avec le courage d’un chef au grand cœur.
    11*. À Gniezno en Pologne, vers 1011, saint Gaudence ou Radzim, évêque. Frère de sang et d’esprit de saint Adalbert, évêque de Prague, il fut son fidèle compagnon, assista à son martyre et fut ensuite mis en prison.
    12*. À Riga sur la mer Baltique, en 1196, saint Meinard, évêque. D’abord chanoine régulier en Germanie, il prit la route à un âge déjà avancé pour évangéliser le peuple de Livonie, construisit une église sur une île, près d’Iskill et, ordonné évêque, établit avec vigueur les fondements de la foi chrétienne dans cette région.
    13*. À Bologne en Émilie, l’an 1491, le bienheureux Jacques Griesinger d’Ulm, religieux de l’Ordre des Prêcheurs. Il était illettré, mais peintre verrier très expert et donna à tous, pendant cinquante ans, un exemple de travail et de prière.
    14. À Calosso d’Asti en Lombardie, l’an 1592, le trépas de saint Alexandre Sauli, évêque, d’abord d’Aléria en Corse, puis de Pavie. Membre de la Congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul, il s’employa à soulager les pauvres avec une admirable charité.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1833, saint Pierre Lê Tuy, prêtre et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16. À Madrid, en 1887, sainte Marie Désolée (Emmanuelle Torres Acosta), vierge, qui montra dès sa jeunesse une admirable sollicitude pour les pauvres malades, et leur vint en aide avec un oubli d’elle-même continuel et surtout grâce à la Congrégation des Servantes de Marie, ministres des malades, qu’elle fonda.
    17*. À Barcelone, en 1936, le bienheureux Ange Ramos Velasquez, religieux salésien et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole.
    **.         Saint Jean XXIII pape (261ème) de 1958 à 1963 Béatifié le 3 septembre 2000.  » Il convoqua le Concile Vatican II qui marqua le début de la rénovation de l’Église, la réforme de ses structures et la révision de sa liturgie.

Le 12 octobre

  1. À Rome, sur la voie Labicane, saint Hédiste, martyr.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, sainte Domnine, martyre, qui, selon la tradition, souffrit bien des tortures et rendit son âme à Dieu en prison, sous l’empereur Dioclétien et le juge Lycias.
    3. Commémoraison de quatre mille neuf cent soixante-six saints martyrs et confesseurs de la foi en Afrique. En 483, dans la persécution vandale, évêques, prêtres et diacres de l’Église de Dieu, et une foule du peuple fidèle avec eux, furent envoyés en exil sur l’ordre du roi arien Hunnéric en haine de la vérité catholique, dans des endroits affreusement désertiques et à la fin, après divers supplices, reçurent le martyre. Parmi eux les évêques Cyprien et Félix, principaux prêtres du Seigneur.
    4*. À Plaisance en Émilie, au Ve siècle, saint Opilion, diacre.
    5. À Rome, en 530, saint Félix IV, pape, qui convertit en églises deux temples du Forum romain, en l’honneur des saints Côme et Damien, et se dépensa beaucoup pour la foi catholique.
    6. Dans le Norique, au VIIe siècle, saint Maximilien, que l’on pense avoir été évêque de Lorch.
    7*. À Pavie en Lombardie, l’an 1254, saint Rodobalde, évêque, homme d’une abstinence exemplaire, grandement adonné au culte divin et à la recherche de reliques des saints.
    8. À Ascoli Piceno dans les Marches, en 1604, saint Séraphim de Montegranaro, religieux capucin, qui brilla par sa vraie pauvreté, son humilité et sa piété.
    9*. À Londres, en 1642, le bienheureux Thomas Bullaker, prêtre franciscain et martyr. Arrêté, sous le roi Charles Ier, alors qu’il allait célébrer la messe, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce, pendu à Tybyrn et éventré, alors qu’il respirait encore.
    10*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux martyrs Joseph Gonzalez Huguet, prêtre, exécuté à Ribarroja de Turia.
    11*. En Espagne le bienheureux Pacifique (Pierre Salcedo Puchades), religieux capucin, à Massamagrel, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile
    12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, en 1942, le bienheureux Romain Sitko, prêtre de Tarnow et martyr. Arrêté pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements subis.
    **        A Troyes, en 1908, le bienheureux Louis Brisson, prêtre, fondateur de la Congrégation des Oblats et des Oblates de Saint François de Sales. (béatifié le 22 septembre 2012 par Benoît XVI). Décédé le 2 février, fêté le 12 octobre par l’Église catholique.

Le 13 octobre

  1. Commémoraison de saint Théophile, évêque d’Antioche au IIe siècle, homme de très grande érudition, qui fut le sixième après l’Apôtre saint Pierre à tenir le siège de cette Église, et qui composa un ouvrage contre Marcion pour défendre la foi orthodoxe.
    2. À Cordoue en Espagne, au IIIe ou IVe siècle, les saints Fauste, Janvier et Martial, martyrs, qui décorèrent la ville comme d’une triple couronne.
    3. À Thessalonique en Macédoine, au IIIe ou IVe siècle, saint Florent, martyr, qui, selon la tradition, fut brûlé vif après diverses tortures.
    4*. À Cubrin sur la Moselle, au pays de Trèves, vers 584, saint Louvent, prêtre, abbé de Saint-Privat, près de Mende, sauvagement assassiné à cet endroit.
    5*. Dans la villa Matutiana sur la côte ligure, au Ve siècle, la mise au tombeau de saint Romulus, évêque de Gênes, qui, rempli de zèle apostolique, mourut en visitant les populations des campagnes.
    6. À Tours, au Ve siècle, saint Venant, abbé. Marié tout jeune, il fut conduit jusqu’à la basilique de Saint-Martin et, touché par la vie des moines, choisit de vivre dans le Christ parmi eux, avec le consentement de son épouse.
    7*. À Salagnac dans le pays Limousin, peut-être au VIe siècle, saint Léobon, solitaire et missionnaire.
    8*. Dans l’île d’Iona en Écosse, au VIIIe siècle, saint Comgan, abbé. Prince de Leister en Irlande, battu par des tribus voisines, il trouva refuge dans cette région avec sa sœur et ses neveux. Il y fonda un petit monastère et y vécut en grande piété.
    9*. À Augsbourg en Bavière, vers 807, saint Simbert qui fut évêque et abbé de Morbach.
    10*. En Auvergne, l’an 909, saint Géraud, comte d’Aurillac. Attentif aux indigents qu’il invitait à sa table et qu’il servait lui-même, habile guerrier, qui sut faire des vaincus ses amis, il vécut dans le monde une véritable consécration religieuse et accepta généreusement la cécité qui le frappa à la fin de sa vie.
    11. Près de Subiaco dans le Latium, en 1152, sainte Chélidoine, vierge, qui mena, assure-t-on, une vie solitaire très austère pendant quarante-deux ans, au service de Dieu seul.
    12*. À Trino dans le Piémont en 1503, la bienheureuse Madeleine Panatieri, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique.
    13*. À Balasar, près de Braga au Portugal, en 1956, la bienheureuse Alexandrine-Marie da Costa. Privée de l’usage de ses membres pour fuir la volonté mauvaise de quelqu’un envers elle, elle offrit au Seigneur toutes ses douleurs dans la contemplation de l’Eucharistie pour l’amour de Dieu et de ses frères indigents.
    **        A Coutances, en 1793, le bienheureux Pierre-Adrien Toulorge  religieux de l’Ordre des Prémontrés, guillotiné sous la Révolution en haine de la foi. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)

 Le 14 octobre

  1. Mémoire de saint Calliste Ier, pape et martyr. Alors qu’il était diacre, après un long exil en Sardaigne, il fut chargé par le pape saint Zéphyrin d’aménager, sur la voie Appienne, le cimetière qui porte son nom ; élu pape, il défendit la pureté de la foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution et acheva son épiscopat par le témoignage plus éclatant du martyre, sans doute au cours d’une émeute contre les chrétiens au Transtévère, en 222. Il fut mis au tombeau au cimetière de Calépode, sur la voie Aurélienne.
    2. À Capoue en Campanie, saint Lupulus, martyr.
    3. À Rimini en Émilie, au début du IVe siècle, saint Gaudence, qui fut, croit-on, le premier évêque de cette cité, à l’époque de la persécution.
    4. À Bruges, commémoraison de saint Donatien, évêque de Reims, qui mourut en 389 et dont les reliques sont conservées dans cette ville.
    5. À Todi en Ombrie, au Ve siècle, saint Fortunat, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, il brilla de la grâce d’une immense vertu dans l’aide apportée aux malades.
    6*. Sur le territoire de Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, sainte Ménehould, vierge.
    7*. À Luni en Ligurie, au VIe siècle, saint Venant, évêque, qui eut principalement soin du clergé et des moines et que le pape saint Grégoire le Grand tint en estime et en amitié.
    8*. Près de Beauvais, vers 695, sainte Angadrême, abbesse du monastère construit par saint Évroult et appelé l’Oratoire, parce qu’il comprenait plusieurs lieux de prière, où sans interruption se faisait le service du Seigneur.
    9*. À San Severino dans les Marches, en 1060, saint Dominique, surnommé l’Encuirassé, à cause de la cuirasse de fer qu’il portait sur la peau. Prêtre camaldule, il se fit ermite, parce qu’il avait été ordonné par simonie et, devenu disciple de saint Pierre Damien, il passa le reste de sa vie dans une austérité et une conduite très sévères.
    10*. À Angers, en 1794, le bienheureux Jacques Laigneau de Langellerie, prêtre et martyr, guillotiné sous la Révolution française à cause de son sacerdoce.
    11*. À Picadero de Paterna, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, la bienheureuse Anne-Marie Aranda Riera, vierge et martyre, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    12*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Mysakowski et François Roslaniec, prêtres, l’un de Lublin, l’autre de Radom. Arrêtés pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, ils furent déportés et envoyés à la chambre à gaz, près de Linz.
    13*. À Lwow en Ukraine, l’an 1949, le bienheureux Romain Lysko, prêtre et martyr. Au temps de la persécution sous le régime soviétique, il fut détenu en prison, subit des tortures atroces, et aurait été emmuré vivant.

Le 15 octobre

  1. Mémoire de sainte Thérèse de Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée à Avila dans l’Ordre du Carmel et devenue mère et maîtresse d’une observance plus stricte, elle disposa dans son cœur un itinéraire spirituel sous la forme d’une montée par degrés de l’âme vers Dieu ; pour la réforme de son Ordre, elle dut supporter beaucoup de souffrances, qu’elle surpassa par une énergie sans faille ; elle composa aussi des livres qui rapportent sa doctrine très élevée et son expérience, et mourut à Alba de Tormes en 1582.
    2. Commémoraison de saint Barsès, évêque d’Édesse en Syrie, qui fut relégué, à cause de sa foi catholique, par l’empereur arien Valens, en Égypte, aux confins de la Libye, et, épuisé par trois changements de lieu d’exil, acheva sa vie, en 379, un jour inconnu du mois de mars.
    3. À Trèves en Gaule Belgique, au Ve siècle, saint Sévère, évêque, qui fut le disciple de saint Loup de Troyes, le compagnon de saint Germain d’Auxerre pour déraciner en Grande Bretagne les erreurs de Pélage, et qui annonça aux Germains l’Évangile du Christ.
    4. À Kitzingen en Germanie, vers 790, sainte Thècle, abbesse, qui, envoyée d’Angleterre pour aider saint Boniface, gouverna d’abord le monastère d’Ochsenfurt, puis celui de Kitzingen.
    5. Au monastère de Trzebnicz en Silésie, l’an 1243, la naissance au ciel de sainte Edwige, religieuse, dont la mémoire sera célébrée le 16.octobre
    6*. À Torresvedras au Portugal, en 1422, le bienheureux Gonzalve de Lagos, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui brilla par son zèle à enseigner les rudiments de la foi chrétienne aux enfants et aux gens simples.
    7. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Madeleine, vierge et martyre, d’une grande force d’âme aussi bien pour encourager la foi que pour subir, pendant treize jours, le supplice de la fourche, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    8*. À Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Narcisse Basté, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 16 octobre

  1. Mémoire de sainte Edwige, religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d’élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices. Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l’abbesse était sa fille Gertrude, et c’est là qu’elle mourut le 15 octobre 1243.
    2. Mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge. Entrée à vingt-quatre ans au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourgogne, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection. Pourvue de dons mystiques, elle se préoccupa avant tout de la dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus, et fit beaucoup pour promouvoir son culte dans l’Église. Elle mourut le 17 octobre 1690.
    3. À Jérusalem, commémoraison de saint Longin, dont le nom désigne le soldat qui perça de sa lance le côté du Christ cloué à la croix.
    4. À Tulle, Saint Eliphii, martyr
    5. Commémoraison des saints Martinien et Saturien, martyrs en Afrique, avec deux de leurs frères. Au Ve siècle, lors de la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’ils étaient esclaves des Vandales, ils furent amenés à la foi du Christ par sainte Maxime, vierge, esclave comme eux. À cause de leur fermeté dans la foi catholique, ils furent frappés de verges à nœuds et lacérés, puis relégués en exil chez les Maures et là, parce qu’ils avaient amené plusieurs à la foi du Christ, ils furent condamnés à mort. Maxime, elle, après avoir surmonté plusieurs combats, fut libérée, et devenue, dans un monastère, la mère d’un grand nombre de vierges, termina saintement sa vie dans la paix.
    6. Dans le Limousin, au VIe siècle, les saints Amand et Junian, son disciple, ermites.
    7. Près d’Arbone chez les Suisses, vers 645, saint Gall, moine prêtre. Accueilli encore enfant par saint Colomban au monastère de Bangor en Irlande, il le suivit en Gaule et vécut ensuite dans cette région en ermite, mais aussi en prédicateur itinérant de l’Évangile. Presque centenaire, il trouva enfin en Dieu son repos.
    8*. À Noyon, vers 686, saint Mommelin, évêque. D’abord moine, il aida saint Omer dans son action missionnaire, puis succéda à saint Éloi sur le siège de Noyon.
    9. Au monastère d’Hersfeld en Franconie, l’an 786, le trépas de saint Lul, évêque de Mayence. Il accompagna et aida saint Boniface dans sa mission d’évangélisation, fut ordonné évêque par lui, afin d’être un maître pour les prêtres, un docteur de la Règle pour les moines, un prédicateur et un pasteur fidèle pour le peuple chrétien.
    10*. Au pays de Retz dans le diocèse de Nantes, au VIIIe siècle, saint Vital (Viaud), qui vécut en solitaire.
    11*. Au pays de Mirepoix dans les Pyrénées, vers 900, saint Gaudéric, laboureur, remarquable par sa piété envers la sainte Mère de Dieu.
    12*. À Brioude en Auvergne, vers le Xe ou XIe siècle, sainte Bonite, vierge.
    13*. À Pamiers dans les Pyrénées, vers 1085, saint Anastase, moine. Né à Venise, il devint moine au Mont-Saint-Michel, puis mena la vie érémitique dans l’île voisine de Tombelaine, puis de nouveau la vie monastique à Cluny et enfin se retira dans la solitude les dernières années de sa vie.
    14. En Comminges, également dans les Pyrénées, vers 1123, saint Bertrand, évêque. Mettant en œuvre les décisions du pape saint Grégoire VII, il s’occupa activement de la réforme de l’Église, restaura sa cité détruite par le cours du temps, et établit, près de sa cathédrale, reconstruite entièrement, des chanoines réguliers astreints à la Règle de saint Augustin.
    15*. Au monastère d’Igny dans le pays de Reims, en 1177, le trépas du bienheureux Gérard, abbé de Clairvaux, qui succéda à saint Bernard, et en cours de visite dans cette abbaye, fut tué par un moine dépravé.
    16. À Muro Lucano en Basilicate, l’an 1755, saint Gérard Majella, religieux rédemptoriste, qui, saisi d’un élan d’amour pour Dieu, embrassa, partout où il passa, un genre de vie très sévère et, consumé par le zèle de Dieu et des âmes, mourut saintement, encore jeune.
    17*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, l’an 1944, les bienheureux Anicet Koplinski, capucin, et Joseph Jankowski, de la Société d’apostolat catholique, prêtres et martyrs. Alors que la Pologne était soumise au régime nazi, ils furent internés et moururent pour le Christ, le premier, envoyé à la chambre à gaz, le second, massacré par les vigiles du camp.
    **. En Inde, en 1973, le bienheureux Agostino Thevarparampil (Kunjachan), prêtre indien de rite Syro-Malabar, apôtre des intouchables. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 17 octobre

  1. Mémoire de saint Ignace, évêque et martyr. Disciple de l’Apôtre saint Jean, il dirigea l’Église d’Antioche, le second après saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l’empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107. En cours de route, alors qu’il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l’unité avec leur évêque et à ne pas l’empêcher d’être immolé en victime pour le Christ.
    2. Commémoraison de saint Osée, prophète, vers 750 avant le Christ. Il ne se contenta pas de parler, mais indiqua aussi, par sa manière de vivre, au peuple d’Israël infidèle que Dieu était l’époux toujours fidèle et saisi d’une miséricorde infinie.
    3. Commémoraison des saints Ruf et Zosime, martyrs en 107. Saint Polycarpe les mentionne comme compagnons de martyre de saint Ignace, en écrivant aux chrétiens de Philippe : “Ils ont reçu leur part des souffrances du Seigneur, ils n’ont pas aimé le siècle présent, mais bien celui qui est mort et ressuscité pour eux et pour tous.”
    4. En Afrique proconsulaire, au IIIe siècle, les saints martyrs de Voli, que saint Augustin a célébrés dans un sermon.
    5. À Lycopolis en Égypte, au IVe siècle, saint Jean, ermite, qui, entre autres vertus remarquables, s’illustra aussi par son esprit de prophétie.
    6*. À Agen, au début du Ve siècle, saint Dulcide, évêque, qui défendit très fortement la foi catholique contre l’impiété arienne.
    7. À Orange en Provence, vers 524, saint Florent, évêque.
    8*. À Toulouse, en 1168, la naissance au ciel du bienheureux Gilbert, abbé de Cîteaux, anglais de naissance, homme de science élevée, défenseur de saint Thomas Becket exilé.
    9*. À Binasco en Lombardie, l’an 1492, le bienheureux Balthasar de Clavario, prêtre de l’Ordre des Mineurs.
    10. À Wrexham au pays de Galles, en 1584, saint Richard Gwyn, martyr. Père de famille et maître d’école, professant la foi catholique, il fut arrêté et condamné pour trahison, parce qu’il refusait de reconnaître la reine comme chef de l’Église d’Angleterre. Fort dans la foi, il fut pendu au gibet et dépecé encore vivant.
    11*. À Rome, en 1627, le bienheureux Pierre Casani, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, qui se servit des dons qu’il tenait de la nature et de la grâce pour l’éducation des enfants, heureux seulement de servir le Seigneur dans les tout petits.
    12. À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    13*. Près de Laval en Mayenne, en 1794, le bienheureux Jacques Burin, prêtre et martyr. Sous la Révolution française, il continua clandestinement son ministère pastoral en divers endroits, passant de maison en maison pour échapper aux recherches, et fut, à la fin, massacré, tenant en mains un calice.
    14*. À Valenciennes, la même année, la bienheureuse Marie-Nathalie de Saint-Louis (Marie-Louise-Josèphe Vanot), et quatre compagnes, vierges ursulines et martyres. Dans la même persécution, elles furent condamnées à mort en haine de la foi catholique et montèrent à l’échafaud en récitant le psaume “Miserere”.
    15. À Hué en Annam, l’an 1833, saint Isidore Gagelin, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris, étranglé pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16*. En Espagne, à Suna en Lombardie, l’an 1902, le bienheureux Contardo Ferrini, qui, dans l’éducation des jeunes, dépassa la science humaine par sa foi et sa vie chrétienne.
    17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Fidèle Fuidio Rodriguez, religieux de la Société de Marie, près de Ciudad Real en Nouvelle Castille
    18*. En Espagne, le bienheureux Raymond-Étienne Bou Pascual, prêtre, à La Nucia près de Lugo en Galice
    19*. En Espagne, le bienheureux Tarsilla Cordoba Belda, mère de famille, à Algemesi dans la région de Valence.

Le 18 octobre

  1. Fête de saint Luc, Évangéliste. Né, comme on le rapporte, à Antioche d’une famille païenne, médecin, il se convertit à la foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre saint Paul. Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome.
    2. À Antioche de Syrie, en 218, saint Asclépiade, évêque, qui fut de la troupe glorieuse des confesseurs de la foi, au temps de la persécution.
    3. À Pouzzoles en Campanie, vers le IVe siècle, les saints martyrs Procule, diacre, Eutyque et Acuce.
    4*. À Riom en Auvergne, au Ve siècle, saint Amable, prêtre.
    5*. À Nassogne dans le Brabant, vers 630-640, saint Monon, qui fut, croit-on, ermite dans la forêt des Ardennes et martyr.
    6. À Arenas en Castille, l’an 1562, saint Pierre d’Alcantara, prêtre franciscain. Remarquable par son don de conseil, sa pratique de la pénitence et l’austérité de sa vie, il réforma la discipline régulière dans les couvents de son Ordre en Espagne et fut le conseiller de sainte Thérèse de Jésus pour sa réforme de l’Ordre du Carmel.
    7. À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d’abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d’un coup de hache.
    8. À Rome, en 1775, la naissance au ciel de saint Paul de la Croix, prêtre, dont la mémoire sera célébrée demain

Le 19 octobre

  1. Mémoire des saints martyrs Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, prêtres et leurs compagnons de la Compagnie de Jésus, au jour où saint Jean de la Lande, religieux, fut tué, en 1646, par des païens, à Ossernenon, alors en territoire canadien, là où, quelques années auparavant, saint René Goupil avait obtenu la palme du martyre. On célèbre en ce jour dans une seule et même vénération, leurs autres confrères, les saints Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier et Noël Chabanel, qui, sur le territoire du Canada, après beaucoup de travaux menés dans la mission après des Hurons pour annoncer aux peuples de cette région l’Évangile du Christ, sont tombés, martyrs, à des jours divers entre 1642 et 1649.
    2. Mémoire de saint Paul de la Croix, prêtre, qui se fit remarquer dès sa jeunesse par sa pénitence et son zèle, enflammé qu’il était d’une charité tout à fait particulière envers le Christ crucifié contemplé sur le visage des pauvres et des malades. Il fonda la Congrégation des Clercs réguliers de la Croix et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ et mourut à Rome le 18 octobre 1775.
    3. Commémoraison de saint Joël, prophète vers 350 avant le Christ, qui annonça le grand jour du Seigneur et le mystère de l’effusion de son Esprit sur toute chair.
    4. Commémoraison des saints martyrs Ptolémée, Lucius et un autre compagnon. Comme le rapporte saint Justin, chrétiens éprouvés de Rome, ils furent condamnés à mort, vers 160, sous Antonin le Pieux par le préfet Lollus Urbicus, pour lui avoir reproché une vie dissolue ou une sentence injuste.
    5. À Ostie, au IIIe ou IVe siècle, saint Astérius, martyr.
    6*. À Sens, commémoraison des saints Savinien et Potentien, considérés comme les premiers pasteurs de la cité, qui achevèrent leur confession de foi par le martyre, vers le IVe siècle.
    7. En Égypte, l’an 307, saint Varus, soldat, qui, sous l’empereur Maximien, alors qu’il visitait six saints ermites détenus en prison pour les réconforter, voulut prendre la place d’un septième, qui était mort dans le désert. Il subit avec eux de cruels tourments et reçut la palme du martyre.
    8*. À Oloron, dans les Pyrénées, commémoraison de saint Grat, évêque, qui, au temps du roi arien des Goths Alaric, participa au Concile d’Agde pour restaurer l’Église de cette région de la Gaule et mourut après 506.
    9. En Bretagne, vers le VIe siècle, saint Ethbin, qui aurait mené une vie de solitaire.
    10. À Cavaillon en Provence, après 589, saint Véran, évêque, qui reçut de grands dons, surtout pour soulager les malades.
    11. À Évreux, vers 690, saint Aquilin, évêque. Alors qu’il était soldat, il se dévouait, dit-on, en bonnes œuvres, ainsi qu’au vœu de continence, avec l’accord de son épouse, avant d’être promu au siège épiscopal.
    12. À Oxford, vers 730, sainte Frideswide, vierge. De famille royale, elle devint abbesse et gouverna un double monastère, l’un d’hommes, l’autre de moniales.
    13*. À Biville en Normandie, l’an 1257, le bienheureux Thomas Hélye, prêtre, qui consacrait ses jours au ministère pastoral et ses nuits à la prière et à la pénitence.
    14. À Londres, en 1595, saint Philippe Howard, martyr. Comte d’Arundel et père de famille, il fut condamné pour haute trahison sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait embrassé la foi catholique. Emprisonné à la Tour de Londres pendant dix ans, il se donna admirablement à la prière et à la pénitence et, consumé de privations et de souffrances, privé de la visite de sa femme et de son fils, il mérita de recevoir la couronne du martyre.
    15. À Nagasaki au Japon, en 1634, les saints martyrs Luc-Alphonse Gorda, prêtre, et Matthieu Kohioye, religieux, tous deux dominicains, mis à mort, sous le chef suprême Tokugawa avoir été un intrépide ministre de l’Évangile, d’abord aux îles Philippines, puis pendant dix ans au Japon, le second, âgé de dix-huit ans, son compagnon pour propager la foi et en témoigner.
    16*. À Langeac en Auvergne, l’an 1694, la bienheureuse Agnès de Jésus (Galand), vierge de l’Ordre des Prêcheurs. Prieure de son couvent, elle brilla d’un ardent amour pour Jésus Christ et d’un grand zèle pour l’Église, offrant continuellement prières et pénitences pour ses pasteurs.
    **        En Pologne, en 1984, le bienheureux, Jerzy Popielusko prêtre martyr. (béatifié le 6 juin 2010 par Benoît XVI)

Le 20 octobre

  1. Commémoraison de saint Corneille, le centurion que l’Apôtre saint Pierre baptisa à Césarée de Palestine, prémices de l’Église des nations.
    2. À Agen, vers 303, saint Caprais, martyr.
    3. À Aussance au pays de Reims, vers 600, saint Sindulf, ermite, qui mena une vie solitaire, connu de Dieu seul.
    4*. À Salzbourg en Bavière, saint Vital, évêque. Né en Irlande, il fut disciple de saint Rupert, son compagnon de voyage et son émule en labeurs et en veilles. Élu pour lui succéder, il convertit à la foi du Christ le peuple de Pinger.
    5. À Constantinople, en 767, saint André, appelé Calybite, moine et martyr. Originaire de Crète, il fut, à cause du culte des saintes images, sous l’empereur Constantin Copronyme, roué de verges plus d’une fois, puni de divers supplices jusqu’à la mort, et enfin précipité de la muraille de la ville dans les ordures.
    6*. Au pays de Troyes, vers 1002, saint Aderald, archidiacre, fondateur du prieuré de Villecerf, qui illustra la règle canoniale par ses instructions et ses exemples, même lorsqu’il fut retenu prisonnier par les Sarrasins en Terre sainte.
    7*. À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu’elle avait construit avec l’aide de son frère saint Vital.
    8*. À Lwow en Ruthénie, en 1409, le trépas du bienheureux Jacques de Strepa (Rukem de Waldonna), évêque de Kalisz, de l’Ordre des Mineurs, illustre par sa sollicitude pastorale et ses vertus apostoliques.
    9. À Trévise en Vénétie, l’an 1922, sainte Marie-Bertille (Anne-Françoise Boscardin), vierge de la Congrégation des Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée, qui prit le plus grand soin, corporel et spirituel, des malades de l’hôpital de la ville.
    10*. À Vienne en Autriche, l’an 1924, le bienheureux Jacques (François-Alexandre Kern), prêtre prémontré. Encore étudiant, il fut mobilisé, pendant la Première Guerre mondiale et gravement blessé. Par la suite, il se donna de tout son cœur au ministère pastoral, mais pour peu de temps, car terrassé par une maladie longue et cruelle, qu’il accueillit avec une grande force d’âme, il se soumit dans la paix à la volonté de Dieu.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 OCTOBRE

Le 1er octobre

  1. Mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée encore adolescente au monastère des Carmélites de Lisieux, devenue par son innocence et sa simplicité de vie, maîtresse de sainteté dans le Christ, elle enseigna le chemin de la perfection chrétienne par l’enfance spirituelle, et mit tout son souci mystique au service du salut des âmes et du développement de l’Église, achevant sa vie à l’âge de vingt-quatre ans, le 30 septembre 1897.
    2. À Seclin en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Piaton vénéré comme prêtre, évangélisateur des peuples du pays de Tournai et martyr.
    3. À Lisbonne, vers 303, les saints Vérissime, Maxime et Julie, martyrs.
    4. À Constantinople, vers 560, saint Romanos, diacre, surnommé à juste titre le Mélode, en raison de son art sublime pour composer des hymnes d’Église en l’honneur du Seigneur et des saints.
    5. À Trèves en Rhénanie, l’an 561, saint Nizier, évêque. Au témoignage de saint Grégoire de Tours, il se montrait fort dans sa prédication, redoutable dans les controverses, constant dans son enseignement et d’une admirable sainteté. Pour avoir reproché ses fautes au roi des Francs Clotaire, il fut même envoyé en exil.
    6. À Gand dans la Flandre, en 659, saint Bavon, moine. Disciple de saint Amand, il dit adieu au siècle, distribua ses biens aux pauvres et se retira dans le monastère qu’il avait construit dans cette plaine.
    7*. À Condé sur l’Escaut, en Hannonie, au VIIIe siècle, saint Wasnulphe, moine, d’origine irlandaise.
    8. À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.
    9*. À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.
    10*. À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.
    11*. À Nagasaki au Japon, en 1617, les bienheureux Gaspar Hikojiro et André Yoshida, martyrs. Catéchistes, ils avaient reçu des prêtres chez eux et subirent pour cela la décapitation.
    12*. À Saronno près de Varèse en Lombardie, l’an 1900, le bienheureux Louis-Marie Monti, religieux laïc, fondateur des Fils de l’Immaculée Conception, qu’il dirigea dans un esprit de charité vers les pauvres et les indigents, en particulier au service des malades et des orphelins, et en veillant à la formation des jeunes.
    13*. En Espagne, à Villena, la bienheureuse Florence Caerols Martinez, vierge, à Rotgla y Corbera, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    14*. En Espagne, dans le pays de Valence, en 1936, le bienheureux martyr Alvara Sanjuan Canet, prêtre salésien,
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Antoine Rewera, prêtre de Sandomiercz et martyr. Fondateur de la Congrégation des Filles de Saint-François d’Assise, il fut arrêté par la Gestapo, interné à Sandomiercz, puis déporté à Auschwitz et enfin à Dachau, où il mourut des suites des mauvais traitements subis.
    **        En 1659, le bienheureux Juan de Palafox Mendoza, premier évêque de Puebla de los Angeles au Mexique puis évêque d’Osma en Espagne (béatifié le 5 juin 2011 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1928, la bienheureuse Cecilia Eusepi, jeune laïque. (béatifiée le 17 juin 2012 par Benoît XVI)

Le 2 octobre

  1. Mémoire des saints Anges gardiens. Appelés d’abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils sont aussi mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d’une manière invisible, mais très attentive.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe ou IVe siècle, saint Éleuthère, martyr.
    3. À Numance en Espagne, l’an 606, saint Saturius, ermite.
    4. Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Guérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.
    5*. À Andain, dans un col des Ardennes, après 725, saint Bérégise, abbé, qui fonda en cet endroit un monastère de clercs réguliers et le gouverna avec soin.
    6*. En Rhétie, au VIIIe siècle, saint Ursicin, évêque de Coire, fondateur et premier abbé du monastère de Disentis.
    7*. À Constantinople, commémoraison de saint Théophile, moine. Pour la défense des saintes images, il fut blessé grièvement par l’empereur Léon l’Arménien et envoyé en exil, où il mourut vers 795.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Louis Yakichi, Lucie, son épouse et leurs fils André et François, qui allèrent à la mort pour le Christ, les enfants et leur mère décapités devant le père, et lui-même ensuite brûlé vif.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Georges-Edmond René, prêtre et martyr. Chanoine de Vézelay, il fut déporté, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, sur un bateau négrier, et mourut, épuisé par la fièvre.
    10*. À Lyon, en 1879, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre, qui fonda l’Œuvre de la Providence du Prado, pour la formation de prêtres capables d’enseigner la religion chrétienne aux jeunes gens pauvres.
    11*. À Fianarantsoa à Madagascer, en 1912, le bienheureux Jean Beyzym, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui exerça de grand cœur son activité dans l’île en faveur des lépreux, dont il s’employa à soulager les corps et les esprits avec beaucoup de charité.
    12*. En divers lieux d’Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, cinq bienheureux martyrs : François Carceller, prêtre, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Isidore Bover, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, fusillés devant le mur du cimetière de Forcall, près de Castillon de la Plana
    13*. En Espagne, les bienheureux frères Élie et Jean-Baptiste Carbonell Molla, prêtres, fusillé à Sax, près de Lugo en Galice
    14*. En Espagne, la bienheureuse Marie-Guadeloupe (Marie-Françoise Ricart Olmos), religieuse de l’Ordre des Servites de Marie, torturée sauvagement et défigurée, à Silla, dans la région de Valence.
    15*. À Stanislawow en Pologne, l’an 1942, la bienheureuse Marie-Antonine Kratochwil, vierge, des Sœurs des écoles de Notre-Dame, et martyre. Supérieure de son couvent, arrêtée avec les autres sœurs par l’occupant nazi, sur dénonciation, et internée, elle mourut à l’hôpital des suites des mauvais traitements subis en prison.
    **         A Castres, en 1854 la bienheureuse Émilie de Villeneuve fondatrice de la congrégation de Notre Dame de l’Immaculée Conception. (béatifiée le 5 juillet 2009 par Benoît XVI)

Le 3 octobre

  1. Commémoraison de saint Denys l’Aréopagite, qui donna son adhésion au Christ après le discours de l’Apôtre saint Paul devant l’Aréopage et fut établi premier évêque des Athéniens.
    2. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, sainte Candide, martyre.
    3. À Alexandrie, commémoraison des saints Fauste, Caïus, Pierre, Paul, Eusèbe, Chérémon, Lucius et deux autres. D’abord sous Dèce, puis sous Valérien, au IIIe siècle, sur l’ordre du gouverneur Émilien, ils endurèrent bien des souffrances, avec l’évêque saint Denis, et furent confesseurs de la foi. Parmi eux, Fauste mérita même la palme du martyre sous le règne de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    4. Commémoraison de saint Hésychius, moine à Maïouma en Palestine, qui fut disciple de saint Hilarion et son compagnon dans ses pérégrinations.
    5. Commémoraison de saint Maximien, évêque de Bagaï en Numidie, qui subit de graves sévices à plusieurs reprises de la part des hérétiques et, à la fin, fut précipité d’une haute tour et laissé pour mort, mais recueilli peu après par des passants et ayant retrouvé la santé, il ne cessa pas de défendre la foi catholique jusqu’à sa mort, vers 410.
    6*. À Toulon, après 543, saint Cyprien, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il défendit dans plusieurs conciles la doctrine catholique sur la grâce, soutenant que personne ne peut, par soi-même, faire le moindre progrès dans la connaissance des réalités divines s’il n’est appelé dès le début par une grâce prévenante de Dieu.
    7. Chez les Saxons, en 695, les deux saints martyrs Ewald, surnommés l’un le Noir, l’autre le Blanc. Prêtres nés en Angleterre et formés par l’exemple de saint Willibrord et d’autres, ils passèrent chez les Saxons et, alors qu’ils avaient commencé à leur annoncer le Christ, ils furent saisis par les païens et massacrés.
    8*. À de Metten en Bavière, l’an 802, le bienheureux Utto, fondateur et premier abbé du monastère de ce lieu.
    9. Au pays de Namur, en 959, saint Gérard, premier abbé du monastère de Brogne, qu’il avait construit. Il travailla à restaurer la discipline monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs monastères à l’observance primitive de la Règle.
    10*. Au monastère de Disentis, chez les Suisses, en 1160, le bienheureux Adalgott, abbé, auparavant moine à Einsiedeln. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, il eut à cœur de veiller à la discipline monastique.
    11*. Sur le bord de l’Uruaçu, près de Natal au Brésil, en 1645, les bienheureux Ambroise-François Ferro, prêtre, et vingt-sept compagnons, martyrs, victimes de l’oppression exercée contre la foi catholique.
    12*. À Madrid, en 1936, le bienheureux Crescence Garcia Pobo, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église pendant la guerre civile.
    **        En Roumanie, en 1953, le bienheureux Szilard Ignac Bogdanffly, évêque martyr mort en prison. (béatifié le 30 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 4 octobre

  1. Mémoire de saint François d’Assise. Après une jeunesse légère, il choisit de vivre selon l’Évangile, en servant le Christ, découvert principalement dans les pauvres et les abandonnés, et en se faisant pauvre lui-même. Il attira à lui et rassembla des compagnons, les Frères Mineurs. Sur les routes, jusqu’en Terre sainte, il prêcha à tous l’amour de Dieu, cherchant par sa parole et ses gestes à suivre le mieux possible le Christ, et voulut mourir sur la terre nue, en 1226.
    2. À Bologne en Émilie, vers 450, saint Pétrone, évêque. Il passa du pouvoir dans le monde à la charge du sacerdoce et enseigna, par ses écrits et son exemple, ce qu’est le devoir de l’évêque.
    3. En Touraine, peut-être au VIe siècle, saint Quintin, vénéré comme martyr.
    4. À Paris, vers 666, sainte Aure, abbesse, établie par saint Éloi à la tête d’un monastère qu’il avait fondé dans la cité sous la règle de saint Colomban et où il avait rassemblé trois cents vierges.
    5*. À la Nouvelle-Orléans en Louisiane, en 1867, le bienheureux François-Xavier Seelos, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur. Venu de Bavière, il eut continuellement le souci des enfants, des jeunes gens, des migrants et de leurs besoins.
    6*.; En Espagne, Henri Morant Pellicer, prêtre, à Xaraco.
    7*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux martyr Joseph Canet Girer, prêtre, à Gandie.
    8*. En Espagne, le bienheureux Alfred Pellicer Muñoz, religieux franciscain, à Bellreguart, victime de la persécution déchaînée en haine de l’Église au cours de la guerre civile.

Le 5 octobre

  1. À Trèves en Gaule Belgique, commémoraison des saints martyrs, qui subirent, croit-on, l’épreuve pour le Christ au temps de la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    2. À Corycos en Cilicie, au IVe siècle, sainte Charitine, martyre.
    3. Commémoraison de sainte Mamlacha, vierge et martyre de la terre des Garaméens en Perse, qui fut mise à mort sur l’ordre du roi Sapor II, lorsqu’il vint dans la contrée vers 343.
    4. À Valence sur le Rhône, vers 520, saint Apollinaire, évêque. Frère de saint Avit, évêque de Vienne, et saisi de passion pour la justice et l’honnêteté, il redonna à l’Église de Valence, après une longue vacance du siège, la vigueur de la religion chrétienne et sa beauté première.
    5. Commémoraison de saint Placide, moine, qui fut dès son enfance, disciple très cher de l’abbé saint Benoît, au VIe siècle.
    6*. À Nevers, en 816, saint Jérôme, évêque, dont la munificence et la sollicitude pastorale enrichirent son Église.
    7*. Près de Paderborn en Saxe, vers 857, saint Meinulphe, diacre, qui construisit et enrichit le monastère de Boeddeken, où il établit des vierges consacrées.
    8. À León dans les Asturies, commémoraison de saint Froilan, évêque, en 905. D’ermite qu’il était, élevé à l’épiscopat, il évangélisa les régions de l’Espagne libérées du joug des Maures et manifesta son zèle pour la propagation de la vie monastique et sa bienfaisance pour les pauvres.
    9. À Zamora dans la province de León, commémoraison de saint Attila, évêque. D’abord moine, il fut grandement associé à saint Froilan pour attirer au Christ les régions dévastées auparavant par les Maures, et mourut en 1009.
    10*. À Florence en Toscane, l’an 1320, le bienheureux Pierre d’Imola, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se dépensa avec une vraie charité dans le soin des malades.
    11*. À Beaulieu au pays de Cahors, commémoraison de sainte Fleur, vierge du même Ordre, qui soigna les malades pauvres dans un hospice et communia, de cœur et de corps, à la passion du Christ. Elle mourut en 1347.
    12*. À Cori dans le Latium, en 1392, le bienheureux Sanctès, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, que la foule suivait quand il prêchait la parole de Dieu.
    13*. À Nuremberg en Bavière, en 1399, le bienheureux Raymond de Capoue, prêtre, qui fut maître général de l’Ordre des Prêcheurs et le prudent conseiller spirituel de sainte Catherine de Sienne et son biographe.
    14*. À Vigevano en Lombardie, l’an 1470, le bienheureux Matthieu Carreri, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, prédicateur véhément de la parole de Dieu et le plus éloquent de son temps.
    15*. À Londres, en 1588, les bienheureux martyrs Guillaume Hartley et Jean Hewett, prêtres, ainsi que Robert Sutton qui, à cause de leur adhésion sans faille à l’Église catholique, furent condamnés à la pendaison en divers lieux à l’entour de la ville, sous la reine Élisabeth Ière.
    16*. À Mindelstetten, dans la région de Ratisbonne en Bavière, l’an 1925, sainte Anne Schäffer, vierge. À l’âge de dix-neuf ans, alors qu’elle s’occupait des soins domestiques, elle fut brûlée par de l’eau bouillante et vécut, à partir de ce jour, pauvre, dans la prière, avec une âme paisible, alors que son infirmité s’aggravait progressivement et qu’elle supportait ses souffrances comme une croix pour le salut des âmes.
    17*. À Pompéi près de Naples, en 1926, le bienheureux Barthélemy Longo. Homme de loi, attentif au culte marial et à la formation chrétienne des paysans et des enfants, il fonda dans la vallée de Pompéi, avec les ressources de sa pieuse épouse, un sanctuaire dédié au Rosaire et une Congrégation de Sœurs sous le même titre.
    18. À Tepatitlan au Mexique, l’an 1928, saint Tranquillin Ubiarco Robles, prêtre et martyr. Durant la grande persécution dans ce pays, il fut arrêté alors qu’il allait célébrer la messe et fut, sur le champ, condamné à mort et pendu à un arbre, en dehors de la ville.
    19. À Cracovie en 1938, sainte Marie-Faustine (Hélène Kowalska), vierge, de la Congrégation des Sœurs de la Vierge Marie de la Miséricorde, qui fut très empressée à faire connaître le mystère de la miséricorde divine.
    20*. À Plonkowo, en Pologne également, l’an 1939, le bienheureux Marien Skrzypczak, prêtre de Gniezno et martyr. Au début de l’occupation de son pays par le régime nazi, il fut brutalisé dans son presbytère par un groupe de jeunesse hitlérienne et tué par trois coups de fusil, à la porte de l’église.

Le 6 octobre

  1. Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.
    2. À Laodicée en Phrygie, vers 170, saint Sagaris, évêque et martyr, sous Servile Paul, proconsul d’Asie.
    3. À Agen, peut-être au IVe siècle, sainte Foy, martyre.
    4. À Sorrente en Campanie, au Ve siècle, saint René, ermite.
    5. À Auxerre, vers 564, saint Romain, évêque.
    6. En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
    7*. En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.
    8*. À Azogyrde en Crète, au XIe siècle, saint Jean, surnommé l’Étranger, qui répandit dans l’île la vie monastique.
    9*. À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.
    10*. À Lambach en Bavière, l’an 1090, le trépas du bienheureux Adalbéron, évêque de Wurtzbourg. Il dut subir bien des épreuves pour le Siège apostolique de la part des schismatiques, fut chassé de son siège plus d’une fois, mais passa dans la paix les dernières années de sa vie dans le monastère qu’il avait fait construire.
    11*. Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.
    12. À Naples, en 1791, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies (Anne-Marie Gallo), vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, admirable par sa patience à supporter des souffrances et des luttes sans nombre et continuelles, par ses pénitences et son amour de Dieu et des âmes.
    13*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.
    14*. À Longueil au Canada, en 1849, la bienheureuse Marie-Rose (Eulalie Durocher), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1858, saint François Tran Van Trung, martyr. Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
    16*. À Courtray en Belgique, l’an 1916, le bienheureux Isidore de Saint-Joseph (Isidore de Loor), religieux passioniste, qui accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.

Le 7 octobre

  1. Mémoire de Notre-Dame-du-Rosaire. Par la prière du Rosaire, le peuple chrétien invoque le secours de la sainte Mère de Dieu, en méditant, sous sa conduite, les mystères du Christ, elle qui fut associée, de manière unique, à l’incarnation, à la passion et à la résurrection du Fils de Dieu.
    2. À Capoue en Campanie, saint Marcel, martyr.
    3. À Padoue en Vénétie, sainte Justine, vierge et martyre.
    4. À Rosafa en Euphratésie de Syrie, au IIIe ou IVe siècle, les saints Serge et Bacchus, martyrs.
    5. À Rome, en 336, saint Marc, pape, qui construisit un titre dans le quartier de Pallacine au cœur de la ville, et une basilique au cimetière de Balbine sur la voie Ardéatine, où il fut inhumé.
    6. À Bourges, vers 560, saint Auguste, prêtre et abbé, qui avait les mains et les pieds si contractés qu’il ne pouvait s’appuyer que sur les coudes et les genoux, mais, guéri par l’intercession de saint Martin, il rassembla des moines et se livra à la prière sans interruption.
    7*. À Saintes, après 596, saint Pallais, évêque, qui construisit une basilique sur la tombe de saint Eutrope et développa dans sa cité le culte des saints.
    8*. Au monastère de Bellofonte, au pays de León en Espagne, l’an 1152, le bienheureux Martin, surnommé Cid, abbé, qui fonda ce monastère et l’agrégea à l’Ordre de Cîteaux.
    9*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Hunot, prêtre de Sens et martyr. Comme son cousin François, décédé la veille, chanoine de Brienon, il fut également, sous la Révolution française, déporté sur un bateau négrier, et mourut de maladie, après avoir fait publiquement sa profession de foi, à l’édification de ses confrères.
    10*. À Benaguacil, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Llosa Balaguer, religieux du Tiers-Ordre capucin de Notre-Dame des Douleurs et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    **        En Italie, en 1918, le bienheureux Giuseppe Toniolo  père de famille économiste et sociologue. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1990, la bienheureuse Chiara Banado, mystique de la souffrance jeune femme ayant appartenu au mouvement des Focolari. (béatifiée le 25 septembre par Benoît XVI)

Le 8 octobre

  1. À Antioche de Syrie, vers 302, sainte Pélagie, vierge et martyre, dont saint Jean Chrysostome a chanté hautement les louanges.
    2. Commémoraison de sainte Réparate, vénérée en divers lieux autour de la Méditerranée comme vierge et martyre.
    3. À Côme en Ligurie, au IVe siècle, saint Félix, évêque, le premier de cette cité, ordonné par saint Ambroise.
    4. À Rouen, au Ve siècle, saint Évode, évêque.
    5*. À Denain en Hannonie, au VIIIe siècle, sainte Remfroide (Régenfrède) abbesse, qui érigea en ce lieu, sur ses propres ressources, un monastère qu’elle dirigea dignement.
    6*. À Gênes en Ligurie, avant 1233, saint Hugues, religieux. Après avoir milité longtemps en Terre sainte, il fut, dans cette ville, maître de la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et s’illustra par sa bonté et sa charité envers les indigents.
    7*. À Londres, en 1586, les bienheureux Jean Adams, Robert Dibdale et Jean Lowe, prêtres et martyrs, qui exercèrent clandestinement leur ministère, chacun de son côté, auprès des fidèles catholiques et, sous la reine Élisabeth Ière, furent condamnés à mort et subirent ensemble les supplices du gibet à Tyburn.

Le 9 octobre

  1. Mémoire de saint Denis, évêque, et de ses compagnons, martyrs. Selon la tradition, saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le pape de Rome vers 250, et, devenu premier évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.
    2. Mémoire de saint Jean Léonardi, prêtre. Après avoir été aide-pharmacien à Lucques en Toscane, il reçut le sacerdoce et, à partir de là, pour enseigner aux enfants la doctrine chrétienne, restaurer la vie apostolique du clergé et propager la foi chrétienne, il fonda un Ordre de Clercs réguliers, appelé ensuite de la Mère de Dieu, ce qui lui causa bien des tribulations, puis il jeta à Rome les bases du Séminaire de la Propagation de la foi, et il mourut en 1609, victime de sa charité lors d’une épidémie de peste.
    3. Commémoraison de saint Abraham, patriarche et père des croyants. Vers 1850 avant le Christ, à l’appel de Dieu, il quitta Our en Chaldée, sa patrie, et parcourut la terre que Dieu lui avait promise, à lui et à sa descendance. Il manifesta sa foi totale en Dieu, espérant contre toute espérance, ne refusant pas même d’offrir en sacrifice son fils unique Isaac que Dieu lui avait donné dans sa vieillesse par sa femme Sara, jusqu’alors stérile.
    4. À Laodicée en Syrie, la passion des saints Diodore, Diomède et Didyme.
    5. Sur la voie Claudienne, sur le territoire de Parme, au début du IVe siècle, saint Domnin martyr.
    6. À Antioche de Syrie, au IVe siècle, sainte Publia. Après la mort de son mari, elle entra dans un monastère. Au passage de Julien l’Apostat, elle chanta avec ses vierges le verset du psaume : “les idoles des païens, or et argent ; qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font”. Sur l’ordre de l’empereur, elle fut souffletée et gravement punie.
    7*. Au pays de Bigorre, sur les pentes des Pyrénées, au Ve siècle, saint Savin, ermite, qui, après trois ans de vie monastique à Ligugé, passa treize ans dans la solitude.
    8*. À Tiferno en Ombrie, l’an 610, saint Domnin, ermite.
    9. En Hannonie, entre 681 et 685, saint Ghislain, qui mena la vie monastique dans un couvent qu’il avait construit.
    10. Au Mont-Cassin dans le Latium, vers 834, saint Deusdedit, abbé, qui fut mis dans un cachot par le tyran Sicard et, accablé par la faim et les mauvais traitements, y rendit son âme à Dieu.
    11*. À Brennov en Bohême, l’an 1045, la mise au tombeau de saint Gunther, ermite, qui, après une jeunesse désordonnée, se retira d’abord dans l’obscurité de la vie monastique, puis dans les solitudes éloignées des forêts entre la Bavière et la Bohême, et là il vécut et mourut, aussi uni à Dieu que séparé des hommes.
    12*. Au monastère de Montsalvy en Rouergue, l’an 1110, saint Bernard de Rodez, abbé de chanoines réguliers.
    13. À Valence en Espagne, l’an 1601, Saint Louis Bertrand, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui enseigna l’Évangile du Christ à divers peuples indigènes d’Amérique du Sud et les défendit contre leurs oppresseurs.
    14. À Turon dans les Asturies, en 1937, saint martyr Innocent de l’Immaculée (Emmanuel Canoura Arnau), prêtre de la Congrégation de la Passion, et huit compagnons, frères des Écoles chrétiennes, qui furent massacrés en haine de la foi dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    **        En Angleterre, en 1890, le bienheureux Jhon Henry Newman, cardinal, théologien et christologue. Prêtre anglican il se converti au catholicisme en 1845. (béatifié le 19 septembre 2010 par Benoît XVI) Fêté le jour de sa conversion le 9 octobre, décédé le 11 août.

Le 10 octobre

  1. Commémoraison de saint Pinytos, évêque de Cnossos en Crète, vers 180. Il vécut sous Marc-Antoine Vérus et Lucien Aurèle Commode, et veilla par ses écrits avec la plus haute sollicitude sur la foi et le progrès du troupeau qui lui était confié.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au début du IVe siècle, les saints Eulampios et sa sœur Eulampie, martyrs de la persécution de Dioclétien.
    3. À Cologne en Germanie, vers le IVe siècle, saint Géréon et ses compagnons, martyrs, qui avec courage soumirent leur cou à l’épée, pour la vraie religion.
    4. À Birten, dans la région de Cologne, vers le même temps, les saints Victor et Mallosus, martyrs.
    5. À Bonn, également en Germanie, vers le même temps, les saints Cassius et Florent, martyrs.
    6*. À Nantes, au IVe siècle, Saint Clair, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    7. À Populonia en Toscane, vers 575, saint Cerbonius, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, alors que les Lombards dévastaient la région, il se retira dans l’île d’Elbe, montrant beaucoup de signes de sa vertu.
    8*. Près de Ramerupt, au pays de Troyes, au VIe ou VIIe siècle, sainte Tanche, vierge et martyre, qui, dit-on, reçut la couronne de gloire pour avoir défendu sa virginité.
    9. À Rochester en Angleterre, l’an 644, le trépas de saint Paulin, évêque d’York. Moine et disciple du pape saint Grégoire le Grand, envoyé par lui avec d’autres pour annoncer l’Évangile aux Angles, il convertit à la foi du Christ le roi de Northumbrie, Edwin, et plongea le peuple dans des fleuves pour leur donner le bain de la régénération.
    10*. Au monastère de Jouarre, au pays de Meaux, vers 670, sainte Telchtilde, abbesse. De noble naissance, brillante de mérites et de mœurs austères, elle enseigna aux vierges consacrées à aller à la rencontre du Christ avec leurs lampes allumées.
    11. À Ceuta au Maroc, en 1227, la passion des sept premiers saints martyrs de l’Ordre des Mineurs : Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, religieux. Envoyés par le frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre.
    12. À Brindlington en Angleterre, l’an 1379, saint Jean, prêtre. Prieur du monastère de chanoines réguliers de Saint-Augustin, il brilla par son esprit de prière, son austérité et sa douceur.
    13. À Khartoum au Soudan, en 1881, saint Daniel Comboni, évêque missionnaire, qui fonda l’Institut pour les Missions d’Afrique noire, et lui-même, établi évêque en Afrique, propagea l’Évangile à travers ces régions sans épargner ses forces, et veilla de multiples façons à sauvegarder la dignité humaine.
    14*. À Cracovie, en 1899, la bienheureuse Angèle-Marie (Sophie-Camille Truszkowska), vierge, qui fonda la Congrégation franciscaine de Saint-Félix de Cantalice, pour venir en aide aux enfants abandonnés, aux pauvres et aux personnes marginalisées.
    15*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Léon Wetmanski, évêque auxiliaire de Plock et martyr. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements continuels du camp.
    16*. Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Édouard Detkens, prêtre de Varsovie et martyr, qui, dans la même persécution, fut arrêté, déporté à Sachsenhausen, puis à Dachau, enfin envoyé à la chambre à gaz.
    **        En Espagne, en 1918, la bienheureuse María Catalina Irigoyen Echegaray (Maria des Épousailles), religieuse basque espagnole, des Servantes de Marie auxiliaires des malades. (béatifiée le 29 octobre 2011 par Benoît XVI)
     

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org