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Célébrer un « droit » constitutionnel de tuer des innocents?

Pour marquer l’entrée en vigueur de cette loi, une grande fête a été organisée et les mots « #MyBodyMyDecision » ont été projetés sur la Tour Eiffel.

Les gens ont applaudi. Ils ont joué de la musique avec les paroles : « Qui dirige le monde ? Les filles.”

Que fêtent-ils? Le « droit » de tuer.

Pourquoi le concept selon lequel les filles dirigent le monde équivaut-il au droit de tuer des bébés dans le ventre de leur mère ? Tuer votre bébé ne vous donne pas de pouvoir en tant que femme. Cela ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

La maternité – l’aspect le plus profond de la féminité – est rejetée au profit du meurtre d’enfants innocents.

Oui, les femmes ont des droits sur leur corps. Les hommes aussi. Vous avez une autonomie corporelle, et moi aussi. Mais le droit sur mon corps s’arrête là où commence une autre vie, un autre corps.

Lors d’une grossesse, il y a deux vies, et toutes deux – celle de la mère et celle de l’enfant – méritent protection et soins.

C’est une sombre nouvelle en provenance de France, mais il y a de l’espoir. J’ai constaté à maintes reprises que lorsque les gens découvrent la vérité sur l’avortement, ils changent d’avis.

Notre monde subit un lavage de cerveau, mais la vérité transparaît malgré tout. Nous devons juste partager la vérité.

Lorsque les gens qui se considèrent pro-avortement voient l’humanité de l’enfant dans l’utérus et comprennent que la vie commence au moment de la fécondation et qu’à partir de ce moment elle a une valeur inhérente, ils commencent à se rendre compte qu’ils ont été trompés par le lobby abortiste.

Lorsqu’on montre aux gens les faits : comment l’avortement tue un bébé vivant par empoisonnement et/ou démembrement, ils ont la liberté de changer d’avis.

Vous et moi pouvons offrir ces connaissances et cette liberté à une personne à la fois. Personne par personne, État par État et pays par pays, nous pouvons mettre fin à l’avortement. Et nous mettrons fin à l’avortement.

Continuons avec audace ce travail visant à sauver des vies jusqu’à ce que de beaux espaces et des icônes, comme la Tour Eiffel, partout dans le monde soient remplis de célébrations pour la VIE, et non pour la mort.

Pour la vie,

Rose Lilas

LIFEACTION

Naviguer dans le Phlégéthon

Le Sénat français vient d’approuver, le 28 février 2024, l’inclusion du « droit à l’avortement » dans sa Constitution. C’est le premier pays à franchir cette sombre étape, passant de la législation (comme cela a déjà été fait, malheureusement, dans de nombreux pays) à la constitutionnalisation. L’immense majorité des gens n’apprendra jamais cette nouvelle, intéressés qu’ils sont par des sujets infiniment frivoles. Et parmi ceux qui le découvrent, un nombre plus que considérable ne comprendra jamais ce que cela signifie, et non plus,ses conséquences (bien qu’ils n’en seront pas sauvés). Mais la vérité est que notre civilisation est traversée par un Phlégéton, un fleuve qui, comme dans la Divine Comédie de Dante (L’Enfer, XI), transporte dans son lit, au lieu d’eau, du sang bouillant (“riviera di sangue”). Et ça déborde toujours.

Le site de statistiques Worldometer indique qu’en 2022 il y a eu plus de 73 millions d’avortements provoqués dans le monde, soit la première cause de décès (52% du total de 140 millions de décès). L’Organisation Mondiale de la Santé corrobore cela[1] et le confirme en soulignant que, de 2010 à 2014, 25 millions d’avortements « à risque » ont eu lieu dans le monde, ce qui constitue 45 % de tous les avortements ; c’est-à-dire que le total pour ces années-là était estimé, par l’OMS elle-même, à plus de 60 millions[2]. D’autres statistiques indiquent qu’en 2000, ce chiffre atteignait déjà 45 à 47 millions. On peut donc laisser la moyenne du premier quart du siècle à un peu plus de 50 millions d’avortements par an. Gardez cependant à l’esprit que ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, car les organismes chargés de créer des statistiques sont généralement biaisés, ne disposent pas de toutes les données réelles (ou ne s’intéressent pas de les publier), et ils ne prennent pas en compte les avortements réalisés par pilules, patchs, injections et dispositifs intra-utérins, catalogués par ces entreprises comme moyens contraceptifs, alors qu’ils sont aussi, au moins potentiellement et alternativement, abortifs, conduisant à des avortements efficaces dans de nombreux cas… Mais même si l’on se limite aux données minimales évoquées ci-dessus, la réalité est que notre siècle, dont nous n’avons pas encore bouclé le premier quart, a déjà plus de 1.000.000.000 d’avortements sur la conscience. Non, je n’ai pas abusé des zéros : un milliard. Cinquante millions fois vingt (et nous commençons pourtant la vingt-quatrième année) font un milliard. Nous sommes actuellement huit milliards d’habitants sur cette terre, mais nous avons déjà assassiné un milliard d’enfants en seulement 23 ans. Nous naviguons, comme Dante et Virgile, sur un fleuve de sang qui a furieusement débordé, et seule la Miséricorde infinie de Dieu retient la main qui devrait, en justice, nous plonger tous dans ce mauvais courant.

Nous devons prier et faire pénitence. Beaucoup de pénitence. Dans notre monde, il y a beaucoup de personnes innocentes, bonnes et même saintes. Mais une grande partie du monde est « sous la puissance du mal », comme le dit Dieu lui-même par la bouche de saint Jean (1Jn 5, 19). Prions. Beaucoup s’inquiètent de l’avenir de la « Maison commune » qui risque de devenir déforestée et aride ; je suis inquiet car cela devient une Maison Funéraire

P. Miguel Angel Fuente, IVE.

Traduction de l’article en espagnol


[1]  https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/abortion

[2] https://www.who.int/es/news/item/28-09-2017-worldwide-an-estimated-25-million-unsafe-abortions-occur-each-year