Archives par mot-clé : Monastère « Bienheureux Charles de Foucauld »

Septième jour de la Neuvaine en l’honneur du bienheureux Charles de Foucauld

Prière initiale pour chaque jour

Seigneur Dieu tout-puissant, source et sommet de toute sainteté au ciel et sur la terre, nous vous glorifions et vous remercions pour le don de vos saints, ceux qui ne mettent rien avant votre amour et votre volonté. Par leur exemple, Vous nous poussez à une conversion renouvelée, et par leur intercession, Vous nous donnez toutes les grâces dont nous avons besoin pour notre combat spirituel. Nous voulons particulièrement, en ces jours, vous louer et vous reconnaître pour l’œuvre que Vous avez accomplie en votre serviteur, notre patron, le bienheureux Charles de Foucauld ; et nous nous proposons de le faire pendant les neuf jours qui précèdent sa commémoration, en rappelant quelques-unes de ses vertus les plus importantes, pour glorifier votre œuvre sanctifiante, et pour en faire un stimulant et un encouragement sur le chemin de nos âmes vers Vous.

Que la Vierge Mère nous guide et nous aide, en rendant nos efforts fructueux en votre présence. Amen.

Evocation des vertus du Bienheureux Charles de Foucauld

7ème jour- 28 novembre

La charité

La charité théologale est la vertu par laquelle nous nous unissons à Dieu. C’est la vertu qui ordonne en nous tous les amours, car par la charité nous aimons Dieu par-dessus toutes choses et toutes choses pour l’amour de Dieu. Surtout, par la vertu de la charité, nous aimons et voulons accomplir la volonté de Dieu comme étant notre plus grand bien. C’est ce que le Christ nous a enseigné : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jn 14,21) ; c’est pourquoi saint Paul a dit que « le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour » (Rm 13,10). Le rôle joué par la charité dans la vie du bienheureux Charles de Foucauld est directif et substantiel. Il n’est pas rare qu’on se souvienne de lui comme du frère de tous les hommes, qu’il aimait sincèrement. Mais cet amour n’était pas en lui l’amour de l’homme pour l’homme, ce n’était pas une simple philanthropie, mais un amour théologique fondé sur l’amour de Dieu, qui était son amour premier et total. Par amour de Dieu, il a aimé tous les hommes, parce qu’il voulait voir Dieu en eux ; comme il l’a écrit : « La charité envers les hommes se compose de deux choses : 1º chercher à sauver et à sanctifier leurs âmes, ce qui est le plus important de beaucoup ; c’est notre fin secondaire ; c’est le moyen par lequel nous atteindrons notre fin principal qui est de glorifier Dieu ; 2º chercher à consoler leurs âmes et à soulager leurs corps : c’est pour nous aussi un devoir »[1].

Seigneur notre Dieu, par l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld et de notre Sainte Mère, nous vous demandons la grâce d’être transformés par la charité, afin que dans nos vies il n’y ait pas d’autre motif que votre amour et votre gloire, et que nous puissions faire du bien à beaucoup de nos frères, en amenant leurs âmes à la connaissance de votre amour pour eux.

Par le Christ notre Seigneur.

Amen.


[1] Charles de Foucauld, La dernière place, Nouvelle Cité, Paris 1974,135

Sixième jour de la Neuvaine en l’honneur du bienheureux Charles de Foucauld

Prière initiale pour chaque jour

Seigneur Dieu tout-puissant, source et sommet de toute sainteté au ciel et sur la terre, nous vous glorifions et vous remercions pour le don de vos saints, ceux qui ne mettent rien avant votre amour et votre volonté. Par leur exemple, Vous nous poussez à une conversion renouvelée, et par leur intercession, Vous nous donnez toutes les grâces dont nous avons besoin pour notre combat spirituel. Nous voulons particulièrement, en ces jours, vous louer et vous reconnaître pour l’œuvre que Vous avez accomplie en votre serviteur, notre patron, le bienheureux Charles de Foucauld ; et nous nous proposons de le faire pendant les neuf jours qui précèdent sa commémoration, en rappelant quelques-unes de ses vertus les plus importantes, pour glorifier votre œuvre sanctifiante, et pour en faire un stimulant et un encouragement sur le chemin de nos âmes vers Vous.

Que la Vierge Mère nous guide et nous aide, en rendant nos efforts fructueux en votre présence. Amen.

Evocation des vertus du Bienheureux Charles de Foucauld

6ème jour- 27 novembre

L’affabilité

L’affabilité est une vertu fondamentale dans les relations humaines. Elle consiste, comme l’enseigne saint Thomas d’Aquin, à rendre la vie des autres aussi agréable que possible. Il est certain que le but de cette vertu est le bien surnaturel de la société humaine, et pas seulement le bien naturel, c’est pourquoi cette même affabilité nous pousse souvent à réprimander ou à punir les autres, selon la relation et la mission personnelle de chacun, afin de réaliser leur bien ou de les éloigner du mal et du péché. Ce qui caractérise le chrétien affable, c’est qu’il sait faire du bien une chose agréable, en étant un pont pour les autres et non un obstacle. Le bienheureux Charles de Foucauld brille dans l’exercice de cette vertu, car tout au long de sa vie, nous le voyons toujours s’efforcer de faire du bien à tous, de la manière la plus ingénieuse, de façon désintéressée, selon les besoins du corps et de l’âme, mais sans jamais violer le droit de Dieu. Il cherchait avant tout le bien surnaturel des âmes, et pour atteindre ce bien, il voulait leur faire aussi du bien humain, en répondant à leurs besoins. C’est ainsi qu’il se le proposait dans des résolutions prises lors d’une de ses retraites à Nazareth : « que toutes mes paroles soit que j’aie ou non reçu mission d’évangéliser, soient des paroles d’édification, portant les âmes à Dieu… œuvres de miséricorde, selon mon état… zèle des âmes (1º en vue de la gloire de Dieu, 2º par bonté pour les âmes)… prière… pénitence… recueillement intérieur… solitude en compagnie des âmes avec lesquelles Dieu nous a mis… formation des âmes dont on a reçu la charge… pauvreté… fatigue… souffrances matérielles… souffrances morales… souffrir les persécutions avec joie et action de grâce… Courage contre moi, contre les hommes, contre les démons… amour de la vérité… humilité… Bonté pour les âmes… douceur… Bonté pour les corps, les soulager par les soins, les aumônes et surtout les prières qui peuvent pour eux plus que les soins et les aumônes et ne sont autre chose que l’application des soins et des aumônes de la main et de la bourse de Dieu »[1].

Seigneur notre Dieu, par l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld et de notre Sainte Mère, nous vous demandons le don inestimable de savoir attirer les autres, par notre bonté et notre dévouement, vers le bien infini qu’est la Sainte Trinité, unique repos et plénitude de tous les hommes.

Par le Christ notre Seigneur.

Amen.

LITANIES AU BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULD


[1] Charles de Foucauld, La dernière place, Nouvelle Cité, Paris 1974, 69-70.