Qu’est-ce qu’il y a dans notre cœur ?

Lire l’évangile du dimanche XXII du temps ordinaire (Mc. 7, 1-8.14-15.21-23)

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? ( le temple de Dieu) Celui qui se conduit parfaitement, qui agit avec justice et dit la vérité selon son cœur. Il met un frein à sa langue. Il ne fait pas de tort à son frère et n’outrage pas son prochain. Le psaume 14 que nous avons proclamé ce dimanche condense en quelques idées l’enseignement que Notre Seigneur nous délivre dans l’évangile de ce dimanche.

En effet, Il s’affronte à ceux qui étaient envoyés comme des espions, pour trouver contre Lui des arguments pour le condamner, mais ils essayent cette fois ci, de discréditer l’autorité de Notre Seigneur. C’est pour cela que juste après avoir donné une réponse à la provocation, rappelant les paroles du prophète Isaïe, Jésus s’adresse à la foule pour lui indiquer où se trouve l’essentiel de l’esprit religieux, la véritable pratique de la vertu de la religion: Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Mais l’explication se fera ensuite plus précise lorsqu’Il se retrouvera avec ses disciples, spécialement avec ses apôtres, car ce sera leur mission à eux d’apprendre cela à tous les chrétiens, à transmettre cette vérité.

Revenons un peu sur chaque partie du passage évangélique. Saint Marc nous décrit une série des rites qui n’avaient rien de religieux, de normes hygiéniques qui n’élevaient pas l’esprit vers Dieu. Mais les membres de cette secte de la religion juive que l’évangéliste appelle les pharisiens faisaient tourner toute la morale et la religion dans ces normes.

On pourrait dire que tout ce que le Seigneur condamne chez les pharisiens ne nous concerne pas, dans la religion catholique l’esprit de ces pharisiens du temps de Notre Seigneur est dépassé, du moins l’Eglise ne nous oblige t’elle pas à ces rites extérieurs sans aucun sens tels qu’ils sont présentés dans l’évangile de ce dimanche.

Nous devons répondre que parmi nous, chrétiens, cette matérialité des rites n’existe peut être plus. Mais les paroles de notre Seigneur dépassent le temps et l’espace de la géographie de la Palestine.

Parce que ce terme « Hypocrites » que le Seigneur leur adresse, s’applique à beaucoup d’entre nous ; sinon actuellement, peut être dans beaucoup d’autres moments de notre vie.

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi » « Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. ». Est-ce que ces paroles ne se dirigent-elles à nous par rapport à nos vies comme chrétiens ?

Mais, nous pouvons dire : Seigneur, il y a des traditions chez nous qui sont bonnes ! Oui, mais nous devons savoir que les dix commandements de Dieu ont la primauté en nous ; en plus, dans le christianisme, la religion et morale, la foi et l’amour (à Dieu et au prochain) sont unis de façon indissoluble ; on ne peut pas confesser un véritable esprit religieux lorsqu’on mène une vie moralement éloignée de Dieu, nous ne pouvons pas dire que nous croyons véritablement en Dieu, si nous ne sommes pas capables d’accomplir ses commandement, de suivre ses Saintes Volontés.

Nous connaissons ainsi le sens du mot « hypocrite » mais il est intéressant de connaître son histoire, ce mot est né dans le monde grec, dans un premier moment il signifiait « la personne qui répond à une autre », puis on appelait hypocrite «  celui qui répétait un dialogue préparé auparavant » c’est-à-dire l’acteur du théâtre. Evidemment ce sens est devenu commun, on définit – avec ce mot «  la personne dont la vie et les attitudes sont une farce, une comédie, un mensonge ; ou bien celui qui manque de sincérité dans un ou dans tous les aspects de sa vie.

L’hypocrite, comme le Seigneur le présente dans l’évangile, se prend pour une bonne personne s’il accomplit les pratiques extérieures de la religion de la façon la plus correcte sans donner trop d’importance à l’état de son cœur et à ses pensées. Servir Dieu dans les choses extérieures et Le désobéir dans le cœur, voilà l’hypocrisie dont le Christ parle aujourd’hui.

Une fois que le Seigneur se trouvera seul avec ses proches, Il ouvrira leur intelligence à une vérité que beaucoup de prophètes avaient déjà annoncée mais qui peu à peu avait été remplacée par la simple matérialité dans la religion.

Jésus dit d’abord que ce ne sont pas les objets, les seules choses matérielles qui deviennent exclusivement « propres ou contaminées » dans le sens religieux, mais avant tout les êtres humains qui sont « purs ou contaminés ». Que ce qui contamine- l’âme ce sont ses mauvaises actions, fruit de son cœur (ses pensées). Si nous élargissons cet aspect nous pouvons dire que ce n’est pas le fait de participer matériellement à la messe, de confesser matériellement mes péchés qui me rendent saint et pur, si mon cœur n’est pas prêt à rompre avec les péchés et avec ce qui m’éloigne de Dieu ; ce n’est pas accomplir certains rites ou pratiques religieuses qui peuvent me disposer à vivre mieux ma foi, mais qui ne serviront presque à rien si mon âme ne s’ouvre pas à ce que Dieu commande, à sa volonté.

Qu’est-ce qu’il y a dans notre cœur ? Qu’est-ce qui en sort ? Il est intéressant de faire une petite étude de certains péchés décrits par le Seigneur, en tenant compte de l’origine des mots en grec. Malheureusement les traductions sont parfois très pauvres, lorsqu’elles veulent résumer tout en un seul mot.

Du cœur de l’homme sortent les pensées perverses : tout péché procède d’une décision, d’une résolution intérieure, la volonté pour faire le mal. On ne peut pas dire, lorsqu’il s’agit d’un péché : « je n’ai pas voulu, je le fais sans volonté ».
Les inconduites: tous les désirs désordonnés de notre chair, tout ce qui touche aux vices les plus honteux.

Les vols, meurtres, adultères. Ensuite  il y a les « cupidités » que nous pouvons traduire comme la maudite envie de possession, l’esprit de prendre ce que je n’ai aucun droit de posséder.

Du cœur sortent aussi méchancetés, le désir du faire du mal, de blesser, de me réjouir du mal, de causer de problèmes, d’attrister la vie des autres.

Fraude et débauche : ce dernier implique l’attitude de l’âme qui refuse toute discipline, qui dépasse toute limite pour satisfaire ses caprices, celui qui fait le péché sans remord, sans se soucier.

Et les deux derniers péchés : orgueil et démesure ; démesure c’est originellement la folie, mais la folie morale, celle qui sous une masque de naïveté cherche toujours ses intérêts et ses désir mauvais, elle désigne ceux qui se cachent d’une piété extérieure, pour accomplir le mal qui leur cœur désire.

Pour finir : comment concilier la pratique de la religion avec la sainteté ? Nous l’apprenons d’après saint Thomas d’Aquin (II-II, q. 81, art. 8)

Lorsqu’on parle de sainteté, elle implique deux choses : Premièrement, la pureté et  deuxièmement la fermeté : les anciens appelaient saint ce que la loi protégeait et rendait inviolable. D’où vient aussi le terme de “ sanctionner ” pour désigner ce que confirme une loi. L’étymologie latine permet d’ailleurs de rattacher au mot « sanctus » l’idée de pureté. Il faut alors l’entendre de « sanguine tinctus », parce que, dans l’antiquité, celui qui voulait être purifié se faisait asperger par le sang d’une victime.

L’un et l’autre sens s’accordent pour faire attribuer la sainteté à ce qui est engagé dans le culte divin. Si bien que non seulement les hommes, mais le temple, les instruments et autres choses de ce genre, se trouveront sanctifiés par leur application au culte de Dieu.

La pureté en effet est nécessaire pour que l’âme s’applique à Dieu. C’est parce que l’âme se souille du fait de sa liaison aux choses d’en bas. Or il faut que l’âme spirituelle se sépare de ces réalités inférieures pour pouvoir s’unir à la réalité suprême. C’est pourquoi une âme sans pureté ne peut s’appliquer à Dieu. Aussi l’épître aux Hébreux (12, 14) nous dit: “ Recherchez la paix avec tous, et cette pureté sans laquelle nul ne verra Dieu. ”

La fermeté stable est également requise pour l’application de l’âme à Dieu. Elle s’attache à lui en effet comme à la fin ultime et au premier principe, ce qui nécessairement est immuable au plus haut point. S. Paul disait aux Romains (8, 38) : “ je suis certain que ni la mort ni la vie ne me sépareront de l’amour de Dieu. ”

Ainsi donc, on appelle sainteté cette application que l’homme fait de son âme spirituelle et de ses actes à Dieu. Elle ne diffère donc pas de la religion (et de sa pratique) dans son essence. On parle de religion selon que l’on rend à Dieu le service qu’on lui doit en ce qui concerne spécialement le culte divin : sacrifices, oblations, etc. Tandis qu’on parle de sainteté lorsque l’homme, outre ces actes, rapporte encore à Dieu les actes des autres vertus (la charité, la prudence, la justice), ou bien se dispose au culte divin par certaines bonnes œuvres.

Demandons au Seigneur avoir toujours un authentique esprit de prière et une vie accorde à Sa Loi. Que Marie nous obtienne cette grâce.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 SEPTEMBRE

Le 1er septembre

  1. Commémoraison de saint Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, vers 1220 avant le Christ. Quand Moïse lui eut imposé les mains, il fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, il fit passer le peuple d’Israël à travers le lit du Jourdain et l’introduisit, d’une manière merveilleuse, dans la terre de la promesse.
    2. À Reims, au IIIe siècle, saint Sixte, qui est regardé comme le premier évêque de la cité.
    3. À Capoue en Campanie, sur la voie Aquaria, vers le IVe siècle, saint Prisque, martyr.
    4. À Todi en Ombrie, vers le IVe siècle, saint Térentien, évêque.
    5. À Dax, vers le IVe siècle, saint Vincent, célébré comme évêque et martyr.
    6. À Zurzach sur le Rhin, dans le canton d’Argovie en Suisse, au IVe siècle, sainte Vérène, vierge.
    7. Au Mans, vers 490, saint Victeur, évêque, dont saint Grégoire de Tours rapporte les miracles.
    8. Près d’Aquin dans le Latium, vers 570, saint Constance, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand loue le don de prophétie.
    9. Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s’est formée ensuite dans la vallée Flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.
    10. À Sens, vers 623, saint Loup, évêque. Parce qu’il avait eu l’audace de déclarer, devant un important personnage du lieu, que le devoir de l’évêque était de diriger le peuple et qu’il fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux princes, il dut subir l’exil.
    11*. À Venise, en 1262, la bienheureuse Julienne de Collalto, abbesse bénédictine.
    12*. À Florence en Toscane, vers 1367, la bienheureuse Jeanne Soderini , vierge du Tiers-Ordre des Servites de Marie, célèbre pour ses pratiques d’oraison et d’austérité.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, seize bienheureux martyrs : Christin (Michel Roca Huguet), prêtre, et onze compagnons, de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, mis à mort près de Madrid ; à Paterna, dans la région de Valence, Alphonse Sebastia Viñals, prêtre, et à Barcelone, Pierre Rivera.
    14*.        A Paterna, dans la région de Valence, le bienheureux Alphonse Sebastia Viñals, prêtre
    15*.        En Espagne, à Barcelone, le bienheureux Pierre Rivera, prêtre franciscain conventuel, la bienheureuse Marie-Carmen (Moreno Benitez) et la bienheureuse Marie du Refuge (Maria Amparo Carbonell Munoz), vierges de l’Institut de Marie Auxiliatrice.
    **        À Barcelone, en, 1936, le bienheureux Josep Samso Elias  Prêtre martyr de la guerre civile espagnole.(béatifié le 23 janvier 2010 par Benoît XVI)

Le 2 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe sicle, saint Zénon, martyr.
    2. À Nicée, également en Bithynie, au IVe siècle, la passion de sainte Théodote avec ses fils Évode, Hermogène, et Calliste.
    3. À Édesse en Oshroène, en 322, saint Habib, diacre et martyr. Sous l’empereur Licinius, il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi un glorieux combat.
    4. À Apamée en Syrie, au IVe siècle, saint Antonin, martyr. Tailleur de pierre, il avait, dit-on, détruit des idoles, ce qui provoqua la vengeance des païens qui le tuèrent, à l’âge de vingt ans, victime de son zèle pour la foi.
    5. À Tarragone en Espagne, au IVe ou Ve siècle, saint Prosper, évêque.
    6. À Lyon, après 381, la mise au tombeau de saint Just, évêque. Après le concile d’Aquilée, il laissa la charge de l’épiscopat et se retira avec saint Viateur, lecteur, dans le désert d’Égypte, où il vécut plusieurs années, humblement associé aux moines. Son corps saint fut transféré plus tard à Lyon avec les ossements de saint Viateur.
    7. Commémoraison de saint Nonnosus, prévôt du monastère au mont Soracte, près de la voie Flaminienne dans le Latium, au VIe siècle. Le pape saint Grégoire le Grand loue son égalité d’âme, sa douceur dans le gouvernement des frères et la puissance de sa prière.
    8. À Autun, en 599 ou 600, saint Syagre, évêque, qui brilla par sa science et son zèle dans les conciles auxquels il prit part, fonda le monastère Saint-Martin et l’hospice Saint-Andoche, et accueillit tout un hiver saint Augustin et les moines qui l’accompagnaient pour prêcher l’Évangile en Angleterre.
    9*. À Avignon, vers 700, saint Agricol, évêque. Après avoir mené la vie monastique à Lérins, il fut l’auxiliaire de son père, saint Magne, et lui succéda dans l’épiscopat.
    10. Dans la Marche d’Ancône, à une époque incertaine, saint Elpide, qui a donné son nom à la ville qui conserve son corps.
    11*. À Pontida, près de Bergame en Lombardie, vers 1096, saint Albert et saint Guy, moines. Le premier, préférant la milice du Christ aux armes et aux honneurs du monde, construisit dans sa propre cité, un monastère, que le second dirigea selon les coutumes de Cluny.
    12*. Au mont Carmel, près de la source d’Élie, vers 1231, le bienheureux Brocard, prieur des ermites, auxquels saint Albert, évêque de Jérusalem, donna une règle de vie pour qu’ils demeurent jour et nuit dans la méditation de la loi du Seigneur et veillant dans la prière.
    13*. À Skäninge en Suède, l’an 1282, la bienheureuse Ingrid. Devenue veuve, elle donna ses biens pour la gloire de Dieu et, après un pèlerinage en Terre sainte, prit l’habit des moniales de l’Ordre des Prêcheurs.
    14*. À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de La Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.
    15*. À Paris encore, vingt-et-un bienheureux martyrs, massacrés le même jour à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.

Le 3 septembre

  1. Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église. Après avoir commencé la vie monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome. Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la religion. Il se montra vrai pasteur en dirigeant l’Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie monastique, en affermissant partout la foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale. Il mourut le 12 mars 604.
    2. Commémoraison de sainte Phoebé, ministre de l’Église de Cenchrées, qui prit soin de l’Apôtre saint Paul et de beaucoup de gens, comme il l’atteste lui-même dans sa lettre aux Romains.
    3. À Nicomédie en Bithynie, au IVe sicle, sainte Basilisse, vierge et martyre.
    4. À Cordoue en Espagne, vers le IVe siècle, saint Sandale, martyr.
    5. À Toul au IVe siècle, saint Mansuy, premier évêque de cette cité.
    6. Au mont Titan, près de Rimini sur l’Adriatique, vers le IVe siècle, saint Marin, diacre et ermite, qui conduisit, pense-t-on, le peuple de la région, encore païen, à la lumière de l’Évangile et à la liberté du Christ.
    7*. En Irlande, vers 514, saint Macanisius (Oengus Mac Nisse), qui fut d’abord ermite, puis évêque de son clan.
    8. À Milan, vers 559, saint Auxence, évêque.
    9*. À Caudium en Campanie, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Vitalien.
    10*. À Stavelot dans la Brabant, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D’abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d’Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.
    11. Dans l’île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d’une incursion des Sarrasins.
    12*. À Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d’un pèlerinage à Rome, sur l’ordre d’un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.
    13*. Au monastère d’Astino dans le pays de Bergame, en Lombardie, l’an 1244, la déposition du bienheureux Guala, évêque de Brescia, de l’Ordre des Prêcheurs, qui travailla pour le bien de la paix entre l’Église et l’Empire au temps de l’empereur Frédéric II.
    14. À Nagasaki au Japon, en 1632, le bienheureux Barthélemy Gutierrez, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, et cinq compagnons martyrs, qui, en haine de la foi chrétienne, furent d’abord plongés dans des eaux sulfureuses brûlantes, puis jetés sur un bûcher.
    15*. À Plaisance en Émilie, l’an 1679, la bienheureuse Brigitte de Jésus (Morello). Devenue veuve, elle se consacra au Seigneur en mettant tout son zèle à le servir dans la pénitence et les œuvres de charité, et fonda la Congrégation des Sœurs ursulines de Marie Immaculée pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.
    16*. À Paris, le bienheureux André Abel Alricy prêtre et martyr et les soixante-quinze bienheureux martyrs, prêtres pour la plupart ; le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution²
    17*. Les bienheureux martyrs Jean-Baptiste Bottex, Michel Marie Françoise de la Gardette, Françoise Hyacinthe le Livec de Trésurin,
    18. À Séoul en Corée, l’an 1839, la passion de saint Jean Pak Hu-jae et cinq compagnes, martyrs. Quand vint la persécution, ils furent conduits comme chrétiens au tribunal criminel, subirent pour la foi de terribles tortures et furent à la fin décapités.

Le 4 septembre

  1. Commémoraison de saint Moïse, prophète, choisi par Dieu pour libérer son peuple opprimé en Égypte et le conduire vers la terre de la promesse. C’est à lui aussi que Dieu se révéla sur le mont Sinaï en disant “Je suis celui qui suis”, et lui a donné sa loi, qui devait diriger la vie du peuple élu. Il mourut, comblé de jours, au mont Nébo en terre de Moab, en face de la terre promise, au XIIe siècle avant le Christ.
    2. À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.
    3. À Rome au cimetière de Maxime, sur la voie Salarienne, en 422, la mise au tombeau de saint Boniface Ier, pape, qui apaisa beaucoup de controverses sur la discipline de l’Église.
    4*. À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d’un esprit bienveillant, prêt à toute-bonne œuvre.
    5*. À Herzfeld en Saxe, l’an 825, sainte Ida, veuve du duc Ecbert, remis la prière.
    6*. À Mende vers le IXe siècle, saint Frézal, évêque.
    7*. À Cologne, vers 1089, sainte Irmgarde, comtesse de Süchteln, qui dépensa ses biens pour la construction d’églises.
    8. À Palerme en Sicile, au XIIe siècle, sainte Rosalie, vierge, qui mena, dit-on, une vie solitaire sur le mont Pellegrino.
    9*. À Caramagno dans le Piémont, en 1547, la bienheureuse Catherine Mattei, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil.
    10*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d’Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d’inanition.
    11*. À Sillery dans le Québec, en 1929, la bienheureuse Dina Bélanger (Marie de Sainte-Cécile-Romaine), vierge, de la Congrégation de Jésus et Marie, qui supporta de longues années une grave maladie, mettant sa confiance en Dieu seul.
    12*. À Oropesa en Castille, en 1936, les bienheureux martyrs Joseph-Pascal Carda Saportta, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains ; à Teulada, près d’Alicante, Franços Sendra Ivars, prêtre ; et à Genovès dans la région de Valence, Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin, victimes de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    13*. En Espagne, à Teulada, près d’Alicante, le bienheureux François Sendra Ivars, prêtre et martyr.,
    14*. En Espagne, à Genovès dans la région de Valence, le bienheureux Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin,

Le 5 septembre

  1. À Porto, les saints martyrs Acontius, Nonnus, Herculan et Taurin.
    2. À Capoue en Campanie, saint Quinctius, martyr.
    3. En Bithynie, en 370, les saints martyrs Urbain, Théodore, Ménédème et d’autres, clercs et laïcs. Pour leur foi catholique, l’empereur arien Valens les fit placer sur un navire avec ordre d’y mettre le feu en pleine mer.
    4. Au pays de Thérouanne en Flandre, vers 698, saint Bertin, abbé de Sithiu, qui fut déposé en terre dans le monastère qu’il avait fondé avec saint Mammelin et qui prit ensuite son nom.
    5*. À Tortone en Ligurie, vers 1073, saint Alpert, tenu pour le fondateur et le premier abbé du monastère de Butrio.
    6*. En Dalmatie, au XIIe siècle, le bienheureux Jean le Bon, abbé, qui construisit sur la côte dalmate le monastère de Saint-Michel, en face du mont Gargan.
    7*. À Ripon en Angleterre, l’an 1605, le bienheureux Guillaume Brown, martyr. Condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce qu’il avait amené d’autres à accueillir la foi catholique, il fut pendu et atrocement mis en pièces.
    8*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre de Castres et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Victime de sa charité et de son zèle pour assister ses confrères malades, il mourut, atteint lui-même de maladie.
    9. À Ninh Tai au Tonkin, en 1838, les saints martyrs Pierre Nguyen Van Tu, prêtre dominicain, et Joseph Hoang Luong Canh, médecin, qui furent décapités en haine du nom chrétien.
    10*. À Calcutta en Inde, l’an 1997, la bienheureuse Thérèse (Agnès Gonhxa Bojashiu), vierge. De l’Albanie, sa patrie, la charité la poussa à étancher la soif du Christ en croix dans ses frères les plus pauvres de l’Inde, et elle fonda une double Congrégation des Missionnaires de la Charité entièrement au service des malades et des abandonnés.

Le 6 septembre 

  1. Commémoraison de saint Zacharie, prophète, vers 515 avant le Christ. Il annonça le retour d’exil du peuple élu sur la terre promise et la venue d’un roi pacifique, annonce que le Christ accomplit par son entrée triomphale dans la sainte cité de Jérusalem.
    2. Commémoraison de saint Onésiphore, qui plusieurs fois rendit courage à saint Paul à Éphèse, et n’eut pas honte de le servir en prison, mais au contraire, dès sa venue à Rome, il se dépêcha de le chercher et de le trouver.
    3. Commémoraison des saints Donatien, Praesidius, Mansuet, Germain et Fusculus, évêques en Afrique. En 482-484, dans la persécution des Vandales, par ordre du roi arien Hunnéric, pour avoir affirmé la vérité catholique, ils furent battus très violemment à coups de bâton, puis condamnés à l’exil. Parmi eux était aussi Laetus, évêque de Nepte en Byzacène, homme courageux et très érudit, qui, après une détention longue et infecte, souffrit le supplice du feu.
    4. À Rome, au VIe siècle, le trépas de saint Éleuthère, abbé du monastère de Saint-Marc à Spolète, qui vécut avec saint Grégoire le Grand dans son monastère du Coelius et dont le pape loue la simplicité de cœur et la componction.
    5*. À Laon, vers 632, saint Cagnoald, évêque, qui fut disciple de saint Colomban et son compagnon dans sa retraite près de Bregenz.
    6*. Sur la côte du Cumberland en Angleterre, dans le lieu qui reçut ensuite son nom, sainte Bèghe, d’origine irlandaise, qui vécut dans un ermitage au VIIe siècle.
    7*. Au monastère de Füssen en Bavière, au VIIe siècle, saint Magnus, abbé.
    8*. Commémoraison du bienheureux Bertrand de Garrigues, prêtre, un des premiers disciples de saint Dominique, qui s’efforça de vivre selon l’exemple de son maître et mourut, vers 1230, en l’abbaye cistercienne de Bouchet, près d’Orange.
    9*. À Gata de Gorgos en Galice, l’an 1936, le bienheureux martyr Didace Llorca Llopis, prêtre, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    10*. à Carcaixent Dans la région de Valence, le bienheureux Pascal Torres Lloret, père de famille, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*. À Varsovie, en 1944, le bienheureux Michel Czartoryski, prêtre dominicain et martyr. Arrêté après l’insurrection de Varsovie, il fut fusillé par les nazis en même temps que les blessés de l’hôpital du camp Alfa-Laval, dont il s’occupait.

Le 7 septembre

  1. À Alésia chez les Éduens, sainte Reine, martyre.
    2. À Pompéiopolis en Cilicie, saint Sozon, martyr.
    3. À Bénévent en Campanie, au IVe siècle, les saints martyrs Festus, diacre, et Didier, lecteur.
    4. À Orléans, au IVe siècle, saint Euverte, évêque.
    5*. À Aoste dans les Alpes Grées, au Ve siècle, saint Grat, évêque.
    6. À Breuil dans la région de Troyes, au Ve siècle, saint Mémorius et ses compagnons, martyrs, que l’on croit avoir été massacrés par les Huns d’Attila.
    7*. À Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, saint Alpin, évêque, qui fut disciple de saint Loup de Troyes.
    8*. À Nogent sur le territoire de Paris, en 560, saint Cloud, prêtre. Il était le plus jeune des fils du roi Clodomir et, après le meurtre de son père et de ses frères, il fut recueilli par son aïeule sainte Clotilde et, méprisant un royaume terrestre, il se consacra au Seigneur en se coupant les cheveux de sa propre main pour faire partie du clergé.
    9*. À Albi, au VIe ou VIIe siècle, sainte Carissime, vierge recluse.
    10*. À Maubeuge, vers 705, sainte Madelberte, abbesse. Fille de saint Vincent Madelgaire et de sainte Wudru, elle succéda à sa sœur sainte Aldetrude à la tête du monastère fondé par sa tante sainte Aldegonde.
    11*. En Flandre, commémoraison de saint Hilduard, évêque missionnaire, vers 760.
    12*. À Toul, en 962, saint Gauzelin, évêque, qui favorisa la vie monastique.
    13*. À Gubbio en Ombrie, vers 1106, saint Jean de Lodi, évêque, qui fut le compagnon de saint Pierre Damien dans ses voyages apostoliques.
    14*. À Die, dans la vallée de la Drôme, en 1208, saint Étienne de Châtillon, qui fut arraché à sa solitude de Portes-en-Bugey pour devenir évêque, mais ne relâcha rien de l’austérité de la Chartreuse et dirigea son diocèse avec le plus grand soin.
    15. À Cassovie dans les monts Carpates, en 1619, les saints martyrs Marc Crisin, prêtre d’Esztergom, Étienne Pongracz et Melchior Grodziscki, prêtres de la Compagnie de Jésus, que ni la faim, ni la soif, ni les supplices de la roue et du feu ne purent amener à abjurer la foi catholique.
    16*. À Nagasaki au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Thomas Tsuji, prêtre de la Compagnie de Jésus, Louis Maki et son fils Jean, qui furent condamnés au bûcher en haine de la foi chrétienne.
    17*. À Londres, en 1644, les bienheureux Raoul Corby, de la Compagnie de Jésus, et Jean Duckett, prêtres et martyrs. Parce qu’ils étaient entrés, bien que prêtres, en Angleterre, ils furent condamnés à mort sous le roi Charles Ier, et pendus à Tyburn.
    18*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, prêtres de Limoges et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent reclus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et moururent frappés par la contagion qui régnait à bord.
    19*. Sur l’île Woodlark en Océanie, en 1865, le bienheureux Jean-Baptiste Mazzuconi, prêtre de l’Institut milanais pour les missions étrangères et martyr. Après deux ans passés à l’œuvre d’évangélisation, alors que la fièvre et des ulcères l’avaient épuisé, il fut tué d’un coup de hache en haine de la foi.
    20*. À Parme en Émilie, l’an 1921, la bienheureuse Eugénie Picco, vierge, des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie, qui chercha à promouvoir la dignité des femmes et à pourvoir à la formation spirituelle et doctrinale des religieuses.
    21*. En Espagne, à Gandie, la bienheureuse Ascension de Saint-Joseph Calasanz Lloret Marco, vierge de l’Institut des Sœurs des Écoles religieuses.
    **         En Pologne, en 1931, le bienheureux Ignatius Kłopotowski (1866-1931) prêtre polonais – fondateur de la congrégation des sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie de Lorette.(béatifié le 19 juin 2005 par benoît XVI)

Le 8 septembre

  1. Fête de la Nativité de la Vierge Marie, de la race d’Abraham, de la tribu de Juda, de la descendance du roi David : sa naissance annonça la joie au monde entier.
    2. À Rome, commémoraison de saint Adrien, martyr, qui subit la mort à Nicomédie en Bithynie, et en l’honneur de qui le pape Honorius Ier convertit en église la curie du Sénat romain.
    3. À Alexandrie, vers 311, les saints Fauste, Dius et Ammon, prêtres et martyrs, qui reçurent la couronne du martyre dans la persécution de Maximin Daia.
    4*. À Bagrevand en Grande Arménie, l‘an 438, saint Isaac, évêque, qui traduisit en arménien la Sainte Écriture et la liturgie pour favoriser la vie chrétienne du peuple ; il donna son adhésion à la foi confirmée au Concile d’Éphèse, mais, bientôt expulsé de son siège, il mourut en exil.
    5. À Rome, près de saint Pierre, en 701, la mise au tombeau de saint Serge Ier, pape. Syrien d’origine, il donna de grands soins à l’évangélisation des Saxons et des Frisons, apaisa bien des controverses et des disputes, et préféra mourir que d’accepter des erreurs.
    6. À Freising en Bavière, l’an 725, saint Corbinien. Moine franc, ordonné évêque et envoyé en Bavière pour y prêcher l’Évangile, il recueillit des fruits abondants.
    7*. À Pétrac sur le territoire du Puy, vers 1080, saint Pierre de Chavanon prêtre. Désireux d’une vie plus parfaite, il se cacha dans ce lieu de retraite, où il fonda un monastère de chanoines réguliers, dont il fut le supérieur.
    8*. À Pesaro dans la Marche d’Ancône, en 1478, la bienheureuse Séraphine Sforza, qui éprouva beaucoup d’adversités dans sa vie conjugale et passa le reste de sa vie dans l’humilité, sous la Règle de sainte Claire.
    9. À Valence en Espagne, l’an 1555, saint Thomas de Villeneuve, évêque. Entré chez les Ermites de Saint-Augustin, il reçut par obéissance la charge épiscopale et, entre autres vertus pastorales, il excella tellement dans un ardent amour des pauvres qu’il dépensait tout pour les indigents, au point de ne pas même garder un lit pour lui.
    10*. À Durham en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux martyrs Thomas Palaser, prêtre, Jean Norton et Jean Talbot, condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, le premier parce qu’il était revenu, bien que prêtre, en Angleterre, les deux autres à cause de l’aide qu’ils lui avaient fournie. Tous les trois subirent le supplice du gibet.
    11. À Carthagène en Colombie, l’an 1654, la naissance au ciel de saint Pierre Claver, prêtre, dont la mémoire se fera le lendemain.
    12*. À Nagasaki au Japon, en 1628,, les bienheureux martyrs Antoine de Saint-Bonaventure, franciscain, Dominique Castellet, dominicain, tous deux prêtres, et vingt compagnons, religieux et laïcs, qui tous, même des enfants, subirent le martyre pour le Christ.
    13*. À Marseille, en 1853, le trépas du bienheureux Frédéric Ozanam. Homme d’une érudition et d’une piété remarquables, il mit sa science éminente au service de la défense et de la propagation de la foi, montra aux pauvres une charité assidue dans la Société de Saint-Vincent de Paul et, père exemplaire, fit de sa famille une église domestique.
    14*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : à Almeira en Andalousie, Joseph-Cécile (Boniface Rodriguez Gonzalez), Théodemire-Joachim (Adrien Sainz Sainz) et Evence-Richard (Eusèbe-Alonso Urjurra), frères des Écoles chrétiennes
    15*. En Espagne, à Alcoy en Galice, le bienheureux Marini Blanes Giner, martyr, père de famille
    16*. En Espagne, dans la région de Valence, à Paterna, le bienheureux Ismaelis Escrihuela Esteve, martyr, père de famille
    17*. En Espagne, à Villa Real en Castille, le bienheureux Pascal Fortuño Almela, prêtre franciscain et martyr
    18*. En Espagne, à Buñol, Josèphe de Saint-Jean de Dieu (Josèphe Ruano Garcia) et Dolorès de Sainte-Eulalie (Dolorès Puig Bonamy), vierges, Sœurs des Anciens abandonnés
    19*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Adam Bargielski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il se livra spontanément à la Gestapo à la place de son vieux curé et, après une détention dans plusieurs camps, il fut frappé à mort par un garde.
    20*. Près de Gross-Rosen en Allemagne, en 1944, le bienheureux Ladislas Bladzinski, prêtre de la Congrégation de Saint-Michel et martyr. Arrêté sur dénonciation avec trois confrères, il fut déporté, assigné aux travaux dans une carrière de pierre et y fut précipité par un garde.

Le 9 septembre

  1. Mémoire de saint Pierre Claver, prêtre de la Compagnie de Jésus. Pendant plus de quarante ans jusqu’à sa mort en 1654 à Carthagène en Colombie, il donna tous ses soins, avec une admirable abnégation et une rare charité, aux noirs réduits en esclavage et, de sa propre main, il régénéra par le baptême du Christ près de trois cent mille d’entre eux.
    2. À Rome, au cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane, après 203, saint Gorgon, martyr.
    3  À Rome Saint Hyacinthe, martyr
    4. Au monastère de Clonmacnoise, sur la rive du Sannon en Irlande, au VIe siècle, saint Ciaran ou Kiéran, prêtre et abbé, fondateur de ce monastère.
    5*. En Castille, au VIIe siècle, la bienheureuse Marie Toribia, surnommée de la Cabeza, épouse de saint Isidore le laboureur, qui mena avec lui une vie humble et laborieuse.
    6*. À Münster en Allemagne, l’an 1855, la bienheureuse Marie-Euthymie (Emma Hüffing), vierge, des Sœurs de la Compassion, qui servit Dieu dans les malades avec une piété, une bonté et un oubli de soi remarquables.
    7*. À York en Angleterre, en 1587, le bienheureux Georges Douglas, prêtre et martyr. Maître d’école d’origine écossaise, ordonné prêtre à Paris, il subit, sous la reine Élisabeth Ière, le supplice de la pendaison, parce qu’il avait persuadé d’autres personnes d’embrasser la foi catholique.
    8*. À Gramat dans le Quercy, en 1861, le bienheureux Pierre Bonhomme, prêtre, qui travailla d’une manière admirable aux missions populaires et à l’évangélisation des campagnes et qui fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, à qui il confia le soin des jeunes, des malades et des nécessiteux.
    9*. À Port-Louis, dans l’île Maurice de l’Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d’exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l’esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.
    10*. À Bilbao dans la province basque de Biscaye, en 1929, le bienheureux François Garate Aranguren, religieux de la Compagnie de Jésus, qui, pendant quarante-deux ans, s’acquitta, avec une humilité toute chrétienne, de l’office de portier.

Le 10 septembre

  1. À Alexandrie, en 250, saint Némésion, martyr. D’abord accusé calomnieusement de vol, il fut déféré au juge et acquitté, mais peu après, durant la persécution de Dèce, il fut dénoncé comme chrétien devant le juge Émilien qui lui fit appliquer deux fois la torture, puis le fit brûler avec des brigands, le rendant par là semblable au Sauveur crucifié entre deux bandits.
    2. Commémoraison de saint Némésianus et ses compagnons Félix, Lucius, un autre Félix, Litteus, Polyanus, Victor, Iader et Dativus. Évêques, prêtres et diacres en Afrique, quand monta la rage de la persécution, en 256-259, sous les empereurs Valérien et Gallien, ils reçurent d’abord la bastonnade pour le nom du Christ, puis furent mis aux fers et relégués aux mines. Ils achevèrent le combat de leur glorieuse confession après que saint Cyprien les eût exhortés par lettre à supporter courageusement leurs chaînes et à conserver les préceptes du Seigneur.
    3. À Constantinople, en 453, sainte Pulchérie, impératrice, qui s’appliqua à défendre et de promouvoir la vraie foi.
    4. À Novare en Ligurie, au Ve siècle, saint Agabius, évêque.
    5. À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège ; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s’éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.
    6. Près de Spire en Rhénanie, vers 670, la passion de saint Théodard, évêque de Tongres et martyr, assassiné alors qu’il se rendait près du roi Chilpéric.
    7*. À Avranches, vers 725, saint Aubert, évêque, grâce à qui le culte de saint Michel Archange a fleuri sur le mont Tombe.
    8*. Au monastère cistercien de Lucedio, près de Verceil dans le Piémont, en 1214, le bienheureux Ogler, abbé, homme de paix en un temps de haines et de conflits.
    9. À Tolentino dans les Marches, en 1305, saint Nicolas, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. D’une austérité très sévère, très strict pour lui-même, indulgent pour les autres, il offrait souvent à ceux qu’il confessait de faire pénitence à leur place.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Sébastien Kimura, jésuite, François Morales, dominicain, tous deux prêtres, et cinquante compagnons, prêtres, religieux, époux, catéchistes, veuves, jeunes et enfants, qui succombèrent pour le Christ à des supplices atroces sur une colline devant une foule immense.
    11. À Londres, en 1641, saint Ambroise (Édouard) Barlow, prêtre bénédictin et martyr. Pendant vingt-quatre ans, il confirma dans la foi et la piété les catholiques de la région de Lancastre ; arrêté alors qu’il prêchait le jour de Pâques, il fut emprisonné puis condamné à mort, sous le roi Charles Ier, parce que prêtre, et soumis aux supplices du gibet à Tyburn.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d’une maladie putride.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org