Septième JOUR DE LA NEUVAINE – 22 DÉCEMBRE.

Méditation

« Le Fils étant né, Bethlehem retentit de cris de jubilation. Ces Esprits qui toujours veillent, descendus du ciel, chantent en chœur, et l’éclat de leurs voix couvrirait le tonnerre. Excités par ces nouveaux concerts, les hommes, qui étaient dans le silence, accourent : ils viennent, à leur tour, interrompre la nuit par la louange du Nouveau-Né Fils de Dieu. Fêtons, disaient-il, l’Enfant qui rend Eve et Adam à leur jeunesse première. Les bergers arrivèrent, apportant le tribut de leurs troupeaux, un lait doux et abondant, une chair délicate et pure, et des chants harmonieux. Ainsi firent-ils leurs partages : les chairs à Joseph, le lait à Marie, au Fils, les chants de louange.

A l’Agneau pascal un agneau que sa mère allaitait encore, un premier né au Premier-né, une victime à la Victime, un agneau du temps à l’Agneau de l’éternelle vérité. Admirable spectacle ! Un agneau est offert à l’Agneau ! Quand on le présenta au Fils Unique, le fils de la brebis fit entendre son bêlement. L’agneau terrestre rendait grâces au divin Agneau, de ce que, par son avènement, Il sauverait les troupeaux de l’immolation sanglante, et de ce que la Pâque nouvelle, instituée par le Fils de Dieu, viendrait bientôt remplacer l’antique Pâque. Les bergers L’adorèrent aussi, et saluèrent, en prophétisant, le Prince des Pasteurs. Verge de Moïse, dirent-ils, le Pasteur Universel glorifie ton sceptre, et Moïse, qui a porté cette verge, célèbre ta Grandeur ; mais Il gémit du changement opéré dans Son troupeau ; Il se désole de voir Ses agneaux changés en loups, Ses brebis transformées en dragons et en bêtes féroces. Ce malheur arriva dans l’affreuse solitude du désert, quand furieuses et pleines de rage, ces brebis s’attaquèrent à leur Pasteur.

Enfant divin, les bergers viennent T’offrir leurs actions de grâces, à Toi qui as su réunir les loups et les agneaux dans la même Bergerie. Enfant plus ancien que Noé, et aussi né plus tard que ce patriarche, c’est Toi qui, dans l’Arche, au milieu de l’agitation des flots, as mis la Paix entre les êtres qu’elle transportait. David ton aïeul venge la mort d’un agneau par la mort du lion : Toi, ô fils de David, Tu as exterminé le loup caché qui avait tué Adam, cet agneau rempli d’humilité, qui faisait entendre ses bêlements dans le Paradis. »

Saint Éphrem. Hymne pour la Nativité.

PRIÈRE POUR TOUS LES JOURS DE LA NEUVAINE

Ô Enfant, Toi qui as voulu avoir pour berceau une mangeoire; ô Créateur de l’univers, Toi qui t’es dépouillé de ta gloire divine; ô notre Rédempteur, Toi qui as offert en sacrifice ton corps sans défense pour le salut de l’humanité !

Que la splendeur de ta naissance illumine la nuit du monde. Que la puissance de ton message d’amour détruise les assauts orgueilleux du malin. Puisse le don de ta vie nous faire comprendre toujours davantage le prix de la vie de chaque être humain.

Trop de sang coule encore sur la terre ! Trop de violence et de conflits troublent les relations sereines entre les nations !

Tu viens nous apporter la paix. Tu es notre paix ! Toi seul peux faire de nous « un peuple purifié » qui t’appartienne pour toujours, un peuple « ardent à faire le bien » (Tt 2,14).

Un enfant nous est né, un Fils nous est donné ! Quel mystère insondable recouvre l’humilité de cet Enfant ! Nous voudrions presque le toucher; nous voudrions l’embrasser.

Toi, Marie, qui veilles sur ton Fils tout-puissant, donne-nous tes yeux pour le contempler avec foi; donne-nous ton cœur pour l’adorer avec amour. Dans sa simplicité, l’Enfant de Bethléem nous enseigne à redécouvrir le sens véritable de notre existence; il nous apprend à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux«  (Tt 2,12).

Ô Sainte Nuit, tant attendue, toi qui as uni Dieu et l’homme pour toujours ! Tu rallumes en nous l’espérance. Tu nous remplis d’étonnement émerveillé. Tu nous assures le triomphe de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort.

C’est pourquoi nous demeurons dans l’émerveillement et nous prions.

Dans le silence lumineux de ton Noël, Toi, l’Emmanuel, tu continues à nous parler. Et nous, nous sommes prêts à t’écouter. Amen !

(Prière composée par saint Jean Paul II)

Sixième JOUR DE LA NEUVAINE – 21 DÉCEMBRE.

Méditation

« Marie mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire » Jésus est aussi fils unique dans sa nature divine, premier né dans son union avec l’humanité ; premier né dans la grâce, unique dans sa nature. Celui qui revêt la nature de sa parure si variée, est enveloppé dans de pauvres langes, afin que nous puissions recouvrir la robe première de notre innocence ; celui par qui tout a été fait, voit ses mains et ses pieds comme enchaînés, afin que nos mains soient libres pour toute sorte de bonnes œuvres, et que nos pieds soient dirigés dans la voie de la paix.

Celui qui a le ciel pour trône, se renferme dans une crèche étroite et dure pour dilater nos cœurs par les joies du royaume des cieux ; celui qui est le Pain des anges est déposé dans une crèche, pour nous nourrir comme un troupeau sanctifié du pur froment de sa chair divine. Celui qui est assis à la droite de Dieu le Père, manque de tout dans une pauvre retraite, pour nous préparer plusieurs demeures dans la maison de son Père (Jn 14, 2): «Car il n’y avait point de place pour eux dans les hôtelleries». Il naît, non dans la maison de ses parents, mais dans un lieu étranger, et en voyage, parce que dans le mystère de son incarnation, il est devenu la voie qui nous conduit à la patrie (où nous jouirons pleinement de la vérité et de la vie) (Jn 14). 

« Dans la même région, il y avait des bergers » Ces pasteurs de troupeaux représentent en effet les docteurs et les directeurs des âmes fidèles ; la nuit pendant laquelle ils veillaient tour à tour sur leur troupeau, figure les dangers des tentations dont ils ne cessent de défendre, s’en préservant eux-mêmes et les âmes qui leur sont soumises. Ce n’est pas d’ailleurs sans dessein que les bergers veillent sur leur troupeau à la naissance du Seigneur qui dit de lui-même (Jn 10) :«Je suis le bon pasteur», car aussi bien le temps approche où ce même pasteur doit ramener les brebis dispersées dans les pâturages à la vie (cf. Jn 10, 16; 11, 52).

« Et soudain, il y eut avec l’ange qui leur avait donné la première annonce, une troupe céleste innombrable ». Celui qui vient de naître est tout à la fois Dieu et homme, c’est donc à juste titre que les anges annoncent la paix aux hommes, et chantent gloire à Dieu : «Ils louaient Dieu et disaient: Gloire à Dieu au plus haut des cieux». Un seul ange, un seul envoyé du ciel, vient d’annoncer qu’un Dieu vient de naître dans une chair mortelle, et aussitôt la multitude des légions célestes proclame la gloire du Créateur. Elle témoigne ainsi de son amour pour Jésus-Christ, et nous instruit par son exemple. Toutes les fois, en effet, que l’un de nos frères nous fait entendre la parole de la science sacrée, ou lorsque nous-mêmes nous repassons dans notre âme une pensée pieuse, notre cœur, notre bouche, nos œuvres doivent aussitôt rendre gloire à Dieu.

Saint Bède. In Catena Aurea.

PRIÈRE POUR TOUS LES JOURS DE LA NEUVAINE

Ô Enfant, Toi qui as voulu avoir pour berceau une mangeoire; ô Créateur de l’univers, Toi qui t’es dépouillé de ta gloire divine; ô notre Rédempteur, Toi qui as offert en sacrifice ton corps sans défense pour le salut de l’humanité !

Que la splendeur de ta naissance illumine la nuit du monde. Que la puissance de ton message d’amour détruise les assauts orgueilleux du malin. Puisse le don de ta vie nous faire comprendre toujours davantage le prix de la vie de chaque être humain.

Trop de sang coule encore sur la terre ! Trop de violence et de conflits troublent les relations sereines entre les nations !

Tu viens nous apporter la paix. Tu es notre paix ! Toi seul peux faire de nous « un peuple purifié » qui t’appartienne pour toujours, un peuple « ardent à faire le bien » (Tt 2,14).

Un enfant nous est né, un Fils nous est donné ! Quel mystère insondable recouvre l’humilité de cet Enfant ! Nous voudrions presque le toucher; nous voudrions l’embrasser.

Toi, Marie, qui veilles sur ton Fils tout-puissant, donne-nous tes yeux pour le contempler avec foi; donne-nous ton cœur pour l’adorer avec amour. Dans sa simplicité, l’Enfant de Bethléem nous enseigne à redécouvrir le sens véritable de notre existence; il nous apprend à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux«  (Tt 2,12).

Ô Sainte Nuit, tant attendue, toi qui as uni Dieu et l’homme pour toujours ! Tu rallumes en nous l’espérance. Tu nous remplis d’étonnement émerveillé. Tu nous assures le triomphe de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort.

C’est pourquoi nous demeurons dans l’émerveillement et nous prions.

Dans le silence lumineux de ton Noël, Toi, l’Emmanuel, tu continues à nous parler. Et nous, nous sommes prêts à t’écouter. Amen !

(Prière composée par saint Jean Paul II)