Archives de catégorie : Homélies

Joseph, fils de David

Homélie pour le IV Dimanche du Temps de l’Avent (Mt 1, 18-24)

Dans quelques jours nous célèbrerons la solennité de la Nativité du Seigneur, la fête de Noël. Et l’évangile nous présente l’annonce de l’incarnation et de la naissance à saint Joseph, et tous les autres évènements qui ont précède cette vision de l’Ange (surtout la lutte qu’il y a eu dans le cœur de saint Joseph, face à un mystère si sublime comme l’Incarnation du Fils de Dieu).

Il est important de parler de saint Joseph aujourd’hui, parce qu’il a participé intiment à ce mystère : le mystère de la conception et la nativité de Notre Seigneur.

Les évangiles ne nous disent pas beaucoup de lui, sauf qu’il était descendant du roi David, charpentier ou artisan, qui vivait à Nazareth et qu’il était déjà fiancé avec Marie lorsqu’elle reçoit l’annonce de l’Ange et devient la Mère de Jésus. Dans les évangiles on n’entend pas un mot de saint Joseph, mais l’Esprit Saint nous laisse voir sa disposition à l’œuvre de Dieu et l’acceptation sans réserve de la volonté de Dieu, saint Joseph ne questionne pas ce que Dieu veut, au contraire, une fois que Dieu lui a révélé ce qu’il faut faire, il le fait. Le saint Patriarche est un homme d’action plus que de paroles. En lui est aussi représentée la Providence de Dieu qui n’abandonne jamais et ainsi comme Il avait la mission de protéger et nourrir la sainte Famille, aujourd’hui Il protège comme patron l’Eglise tout entière et chacun de ses enfants.

Certains ont pensé que Joseph avait un certain âge au moment où il épouse la Vierge Marie, Il est montré parfois très âgé, mais la piété chrétienne voulait protéger par-là la sainte virginité de Marie. Des écrits chrétiens des premiers siècles disent même que saint Joseph était veuf avant d’épouser la sainte Vierge.

D’abord, par rapport à son âge, suivant ce que disent les évangiles, il est difficile de nous imaginer Joseph comme un vieil homme à qui Dieu demande de partir en tout vitesse pendant la nuit, et de quitter la Palestine (Bethleem) pour fuir la rage d’Hérode qui voulait assassiner l’Enfant Jésus, et traverser un chemin désertique pendant 20 jours pour arriver enfin en Egypte et y chercher où s’installer pour vivre pendant 3 ans avec sa famille en exil et après ce temps, revenir au  pays d’origine pour refaire sa vie d’ouvrier à Nazareth.

Par rapport à la question de si Joseph avait eu avant Marie une autre épouse, l’opinion des pères de l’Eglise s’incline pour dire qu’au contraire, il était aussi vierge avant de se marier avec la sainte Vierge. Saint Jérôme nous dit : Joseph lui-même était également vierge à cause de Marie, afin que le Fils vierge (Jésus) puisse naître d’un foyer vierge. Dans ce saint homme, il n’y avait pas de péché et il n’a pas écrit qu’il avait une autre femme. Il était plutôt un gardien de María qu’un mari ; d’où il suit qu’il est resté vierge avec Marie, celui qui méritait d’être appelé père du Seigneur ». Saint Pierre Damien écrit : « Il ne semble pas suffisant que seule la Mère soit vierge; c’est de la foi de l’Église que celui qui a servi comme père est aussi resté vierge. Notre Rédempteur aime tellement l’intégrité de la pudeur fleurie qu’il est non seulement né d’un sein vierge, mais qu’il voulait aussi être embrassé par un père vierge ».

Et Saint Thomas d’Aquin : « Il faut croire que Joseph est demeuré vierge, car il n’est pas écrit qu’il avait une autre femme et nous ne pouvons pas attribuer l’infidélité à un personnage aussi saint ».

Mais, il faut dire que si Joseph est bien connu comme père adoptif de Jésus, cela n’enlève rien de sa paternité spirituelle, ni de sa véritable union spirituelle avec celle qui était son épouse avec qui il avait accompli un véritable mariage et formé un véritable foyer.

L’Esprit Saint le reconnaît, dans la généalogie de Jésus le dernier : « Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ » (Mt 1, 16).   

Comme dit le saint Pape Jean Paul II : « L’Ecriture sait bien que Jésus n’est pas né de Joseph, puisque, alors qu’il était préoccupé au sujet de l’origine de la maternité de Marie, il lui est dit: cela vient de l’Esprit Saint. Et pourtant, l’autorité paternelle ne lui est pas enlevée puisqu’il lui est ordonné de donner à l’enfant son nom. Enfin, la Vierge Marie elle-même, qui a bien conscience de ne pas avoir conçu le Christ par l’union conjugale avec lui, l’appelle cependant père du Christ. » Le fils de Marie est aussi fils de Joseph en vertu du lien matrimonial qui les unit: « En raison de ce mariage fidèle, ils méritèrent tous les deux d’être appelés les parents du Christ, non seulement elle, d’être appelée sa mère, mais lui aussi, d’être appelé son père, de même qu’époux de sa mère, car il était l’un et l’autre par l’esprit et non par la chair. » Dans ce mariage, il ne manqua rien de ce qui était nécessaire pour le constituer : « En ces père et mère du Christ se sont réalisés tous les biens du mariage: la progéniture, la fidélité, le sacrement. Nous connaissons la progéniture, qui est le Seigneur Jésus lui-même; la fidélité, car il n’y a aucun adultère; le sacrement, car il n’y a aucun divorce.

Au point culminant de l’histoire du salut, quand Dieu révèle son amour pour l’humanité par le don du Verbe, c’est précisément le mariage de Marie et de Joseph qui réalise en pleine « liberté » le « don sponsal de soi » en accueillant et en exprimant un tel amour. Le Sauveur a commencé l’œuvre du salut par cette union virginale et sainte où se manifeste sa toute-puissante volonté de purifier et sanctifier la famille, ce sanctuaire de l’amour et ce berceau de vie. » (Redemptoris Custos, 7)

Un écrivain disait : « C’était un mariage semblable à ce qui se passe au printemps entre les fleurs, qui combinent leurs parfums, ou deux instruments de musique qui combinent leurs mélodies à l’unisson, formant un seul … Leur mariage était nécessaire pour préserver la Vierge de tout soupçon, jusqu’au moment de révéler le mystère de la naissance de Jésus …

Comment les figures de la Vierge et de Saint Joseph deviennent plus grandes, quand nous nous arrêtons dans l’examen de leur vie, nous découvrons en elles le premier poème d’amour ! Comment ne pas être profondément admiratif de l’amour de deux jeunes unis par un lien divin? Marie et Joseph ont pris à leur mariage non seulement leur vœu de virginité, mais aussi deux cœurs pleins d’un grand amour, un tel amour le cœur humain ne pourrait jamais le contenir. Aucun couple marié ne s’est autant aimé …

Saint Joseph, obéissant à Dieu, gardant Marie et étant le père de Jésus, a pris une part active aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption. Saint Ephrem (306-372), le grand théologien et docteur de l’Église dit: « Béni sois-tu, juste Joseph, parce qu’à ton côté a grandi celui qui est devenu un petit garçon pour devenir à ta taille. La Parole a habité sous votre toit sans abandonner le sein du Père … Celui qui est le fils du Père, s’appelle le fils de David et le fils de Joseph ». Et Saint Bernard (1090-1153) déclare: « Celui que beaucoup de prophètes voulaient voir et n’ont pas vu, voulaient entendre et n’ont pas entendu, a été donné à Joseph, non seulement pour le voir et l’entendre, mais pour le porter dans ses bras, guider ses pas et le presser contre sa poitrine et l’embrasser, le nourrir et veiller sur lui. Imagine quel genre d’homme était Joseph et combien il valait. Imaginez-le selon le titre avec lequel Dieu a voulu l’honorer, être appelé et pris par le père de Dieu, un titre qui dépendait vraiment du plan rédempteur ».

Que Saint Joseph et la très Sainte Vierge Marie nous aident à préparer les cœurs pour la célébration de la Nativité de l’Enfant Jésus.

P. Luis Martinez IVE.

LA CONSCIENCE EST LE HÉRAUT DE DIEU

Sermon pour le II Dimanche du temps de l’Avent (Mt 3, 1-12)

L’évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent a comme sujet principal la prédication de saint Jean Baptiste dans le désert de Judée.

Bien que sa prédication se fît dans un milieu hostile comme le désert de Judée, les gens venaient l’écouter, préparant ainsi leurs cœurs pour la venue de notre Seigneur. C’est la même finalité que poursuit l’Eglise à travers la présentation de la figure emblématique de saint Jean ; elle nous prépare à la célébration de la première Venue du Seigneur.

Et nous constatons que les paroles adressées par Jean à ceux qui venaient à lui n’avaient rien de la politesse « mondaine », pour ainsi dire les mots étaient plutôt durs ; mais certains de ceux qui s’approchaient du Baptiste méritaient de les entendre pour revenir au bon chemin, pour se convertir finalement. Comme c’était le cas des pharisiens et saducéens que Jean Baptiste exhorte à produire un fruit digne de conversion. Selon les paroles du Baptiste, ils voulaient échapper à la colère de Dieu et il fait une bonne comparaison partant du milieu où il se trouve : les serpents s’échappaient du feu qui se produit parfois dans ces régions désertiques et qui, brûlant le peu de végétation sèche – les ronces et les chardons- faisait aussi sortir toutes les bêtes de leurs nids pour fuir le danger.

Nous savons qu’une grande partie de la préparation des cœurs que saint Jean devait accomplir pour la venue du Messie consistait précisément en la mission de « secouer les consciences », comme nous le voyons dans ce passage de l’évangile et comme nous les montrent aussi les autres évangiles.

On vient d’utiliser l’expression « secouer la conscience », et nous savons bien le sens de cette petite phrase pour nous. En effet, nous utilisons beaucoup le mot « conscience » ; nous disons par exemple « examen de conscience » mais aussi des expressions telles que : « agir avec pleine conscience », « sans en avoir conscience », « décharger sa conscience », « respecter la liberté de conscience », « peser sur sa conscience ». 

Alors, nous devrions nous poser tout d’abord la question : qu’est-ce que la conscience ?  

Le Concile Vatican II (Gaudium et Spes, 16) a défini la conscience comme « le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre ».

Nous donnons le nom de « conscience », en effet, à certains actes accomplis par notre intelligence. C’est par notre intelligence que nous connaissons la réalité, la nature d’une chose (savoir ce qui est), l’utilité (à quoi elle sert), l’origine (d’où elle vient).

Alors, lorsque cette « chose » que notre intelligence connaît sont nos propres actions, nos actes ; autrement dit : lorsque notre raison nous dicte ce que nous sommes en train de faire, ce que nous avons fait ou ce que nous ferons (elle nous donne une signification), en même temps qu’elle montre aussi la bonté ou la malice d’une action (la valeur), à ce jugement donc de l’intelligence nous lui donnons le nom de « conscience ».

Qu’elle est l’origine de la conscience ? Nous avons tous dans notre cœur une connaissance du bien et du mal, elle est comme imprimée, gravée dans notre âme. L’homme peut reconnaître de manière naturelle que certains actes sont bons et certains, mauvais. Ainsi, Saint Paul dit dans la lettre aux chrétiens de Rome que les païens « qui n’ont pas la Loi (juive) pratiquent spontanément ce que prescrit la Loi, eux qui n’ont pas la Loi sont à eux-mêmes leur propre loi. Ils montrent que la loi est inscrite dans leur cœur, et leur conscience en témoigne. » (cf. Rom 2,14).

La conscience, conclut le Concile Vatican II, est l’intelligence lorsqu’elle découvre cette loi que Dieu a inscrite dans le cœur de l’homme, c’est-à-dire une loi que l’homme n’a pas créée mais à laquelle il doit obéir (cf . Gaudium et Spes, 16)

La conscience accomplit trois fonctions dans notre âme :

Elle est d’abord un témoin de que ce que nous faisons, et de sa bonté ou de sa malice. Comme saint Paul l’écrit aussi aux Romains : « C’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint. » (Rom 9,1)

Elle est un juge, elle approuve ce qui est bien et condamne lorsque nous faisons le mal (« poids de conscience »).

Elle est aussi pédagogue, éducatrice, notre conscience découvre et nous indique le chemin pour agir de façon honnête.

« La conscience — écrit saint Bonaventure — est comme le héraut et le messager de Dieu ; ce qu’elle dit, elle ne le prescrit pas d’elle-même, mais elle le prescrit comme venant de Dieu, à la manière d’un héraut lorsqu’il proclame l’édit du roi. Il en résulte que la conscience a le pouvoir d’obliger » (Veritatis Splendor, 58). Et de cela, Saint Jean Baptiste en est une très bonne image.

La conscience et la Vérité

Dans le passé on donnait aussi à la conscience le nom de « Regula Regulata » ( règle réglée), parce qu’elle a toujours une fonction de médiatrice, elle guide nos actes mais à condition qu’elle soit aussi guidée par quelque chose de plus haut, de supérieur, que nous appelons « Vérité ». Notre conscience doit donc se conformer (« former avec ») à la vérité. Et la vérité se contient en Dieu, parce que Lui est essentiellement (par essence, par nature) la Vérité et Il l’est par excellence. Et Dieu fait participer ses créatures à la Vérité.

Il arrive avec notre conscience ce qui arrive avec un arbitre sportif. Les joueurs doivent respecter ses décisions, mais l’arbitre décidera et dirigera bien un match lorsqu’il appliquera correctement le règlement et ne déformera pas la réalité. Notre conscience est ainsi l’arbitre de nos actes, mais il y a un règlement (une règle, une loi) qui lui est supérieur et notre conscience sera un bon guide lorsqu’elle est fidèle à ce règlement de la Vérité.

Et pour cette raison, l’Ecriture nous répète de rechercher toujours la Vérité et de juger en accord avec la Vérité pour avoir « une conscience pure » (1 Tim. 1,5). Saint Paul dit aussi que notre conscience doit être « illuminée par l’Esprit Saint » (Rom. 9,1), « pure » (2 Tim. 1 ,3), elle ne doit pas falsifier la parole de Dieu, au contraire, la conscience doit manifester la vérité. D’ailleurs, l’apôtre encourage les chrétiens en disant : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » (Rm 12, 2). (cf. Veritatis Splendor, 62)

Et ma conscience peut-elle se tromper ?

Il y a un deuxième aspect qu’il faut prendre en compte par rapport à la conscience, c’est la possibilité qu’elle puisse se tromper. Notre conscience n’est pas infaillible (Veritatis Splendor, 62), et la raison en est qu’elle est un acte de notre intelligence, qui est créée, faillible, blessée par le péché et influençable (comme il peut arriver au travers d’une éducation contraire aux principes de la foi chrétienne que les enfants peuvent recevoir à l’école).

Il est vrai que La conscience nous délivre toujours des jugements pratiques : « comment agir » et par exemple elle m’indique de changer de vie si j’ai tort, elle me dit parfois d’accomplir une obligation malgré les sacrifices que cela me coûterait.  Mais les jugements de la conscience sont toujours menacés d’être affectés par nos passions, nos inclinaisons personnelles, nos habitudes, nos goûts (nos plaisirs) et ils vont pousser à corrompre ma conscience en m’inclinant vers ce que ma sensibilité a envie de choisir ou d’éviter.

Il faut donc, qu’au-delà de tous ces penchants de ma nature affectée par le péché, je reconnaisse dans ma conscience la réalité des choses, que je m’ajuste au plan de Dieu pour qu’elle atteigne sa véritable dignité, car notre conscience est créée pour servir la vérité.

Lorsque quelqu’un falsifie la vérité ou l’ignore par sa propre négligence, lorsqu’il n’a pas suffisamment d’amour pour la vérité ou la vertu ; ou bien si une personne ne fait aucun effort pour éduquer la conscience ou l’éclairer sur certains aspects, cette personne ne pourra jamais s’excuser commettre un péché tout en disant « je suis ma conscience ».

Saint Jean Paul II disait : « Il ne suffit donc pas de dire à l’homme : Obéis toujours à ta conscience. Il est nécessaire d’ajouter immédiatement : Demande-toi si ta conscience dit le vrai ou le faux, et cherche, sans te lasser, à connaître la vérité » (Audience. 17/8/83)

Finalement, comment pouvons-nous éduquer notre conscience ?

Nous avons dit que nous avons l’obligation d’éduquer notre conscience, de la former afin que nos jugements soient toujours vrais. Essentiellement, il s’agit de deux aspects :

Premièrement, il est nécessaire de vivre de façon vertueuse, rechercher la vertu. Cela nous éloigne de tout péché.

Deuxièmement, illuminer notre conscience sur le bien et sur la vérité. Ce qui se réalise à travers la foi, la parole de Dieu et l’enseignement authentique de l’Eglise (le magistère deux fois millénaire). Le pape Jean Paul II disait aux évêques de France « les pasteurs doivent former les consciences, appelant bon ce qui est bon et mauvais ce qui est mauvais » (Discours, 15/3/87) et cela vaut pour tous les chrétiens.

Lorsqu’il s’agit surtout de nous former aux aspects concernant la doctrine de l’Eglise, sur des questions de foi et de morale, nous devons nous éclairer toujours pour éviter d’agir contre ce que l’Eglise nous commande.

Demandons la grâce à Saint Jean Baptiste et la très Sainte Vierge Marie, de toujours garder pure notre conscience, recherchant la Vérité, la grâce d’éveiller en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à accueillir Notre Seigneur Jésus-Christ.

P. Luis Martinez IVE.

Nous ajoutons à cette homélie les belles paroles adressées par saint Thomas More à sa fille; ce saint anglais, à qui nous pouvons donner le titre de martyr de la bonne conscience, écrivait depuis sa prison :

«Certains croient que, s’ils parlent d’une façon et pensent d’une autre, Dieu aura plus d’attention à leur cœur qu’à leurs lèvres, écrit-il à sa fille Marguerite. Pour moi, je ne puis agir comme eux en une matière aussi importante : je n’omettrais pas le serment si ma conscience me dictait de le faire, même si les autres le refusaient ; et tout autant, je ne le prêterais pas contre ma conscience, même si tout le monde y souscrivait»

Pour savoir plus sur la vie de saint Thomas More :