“Qui est Jésus pour moi ?” Mère Teresa de Calcutta

Jésus est le Verbe fait chair (Jn 1, 14).
Jésus est le Pain de Vie (Jn 6, 35).
Jésus est la victime offerte pour nos péchés sur la croix (1 Jn 4, 19).
Jésus est le sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et pour les miens (Jn 1, 29).

Jésus est la parole – à exprimerChrist- Monastère Charles de Foucauld- Institut du Verbe Incarné
Jésus est la vérité – à dire
Jésus est le chemin – à emprunter (Jn 14, 6)
Jésus est la Lumière – à allumer (Jn 8, 12)
Jésus est l’amour – à aimer
Jésus est la joie – à partager
Jésus est le sacrifice – à offrir
Jésus est la paix – à donner
Jésus est le Pain de Vie – à manger
Jésus est l’affamé – à nourrir (Mt 25, 35)
Jésus est l’assoiffé – à désaltérer
Jésus est le nu – à vêtir
Jésus est le sans-logis – à abriter
Jésus est le malade – à soigner
Jésus est le solitaire – à aimer
Jésus est l’exclu – à accueillir
Jésus est le lépreux – à qui laver les blessures
Jésus est le mendiant – à qui offrir un sourire
Jésus est l’ivrogne – à écouter
Jésus est le malade mental – à protéger
Jésus est le tout-petit – à cajoler
Jésus est l’aveugle – à guider
Jésus est le muet – à qui l’on prête sa voix
Jésus est l’infirme – avec qui marcher
Jésus est le drogué – à qui offrir son amitié
Jésus est la prostituée – à éloigner du danger et à protéger avec affection
Jésus est le prisonnier – à visiter
Jésus est le vieillard – à servir

Mère Teresa- Monastère Charles de Foucauld- Institut du Verbe IncarnéPour moi
Jésus est mon Dieu
Jésus est mon époux
Jésus est ma vie
Jésus est mon unique amour
Jésus est mon tout, chaque personne et chaque chose.
Jésus, je t’aime avec tout mon cœur, avec tout mon être.

The Word to be spoken, ch. 12, « Jésus, celui qu’on invoque »

Ne nous laisse pas succomber dans la tentation (Deuxième partie)

b) Comment et par qui l‘homme est-il tenté ?Tentation- Monastère Charles de Foucauld- Institut du Verbe Incarné

 La chair tente l’homme de deux manières. D’abord elle l’aiguillonne et le pousse au mal par la recherche incessante de ses délectations, occasions fréquentes de péché. Le fait de s’arrêter dans ces délectations entraîne la négligence des choses spirituelles. Chacun, dit saint Jacques (1, 14), est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit.

En second lieula chair nous tente en nous détournant du bien. L’esprit, de lui-même, se délecterait toujours dans les biens spirituels, mais la chair rend l’esprit lourd et l’entraveLe corps, sujet à la corruption, dit la Sagesse (9, 15), appesantit l’âme ; et saint Paul écrivait aux Romains (7, 22) : L’homme intérieur en moi se délecte dans la loi de Dieu ; mais je vois dans mes membres une autre loi ; cette loi-là lutte contre la loi de ma raison ; elle me tient captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres.

Cette tentation de la chair est extrêmement forte, à cause de notre union intime à notre ennemie, la chair. « Aucune peste, dit Boèce, n’est plus nuisible qu’un ennemi familier ». Il faut donc veiller sur les assauts de notre chair. Veillez et priez, dit Jésus, (Mt 26, 41), pour ne pas entrer en tentation.

  La chair, une fois dominée, un autre ennemi surgit, le diableIl nous tente très fortement et il nous faut lutter contre lui avec vigueurNous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, dit saint Paul (Eph 6, 12), mais contre les Principautés et contre les Puissances, contre les Maîtres de ce monde de ténèbres, contre les Esprits répandus dans les airs. Aussi le diable est-il expressément appelé le tentateur, comme le montrent ces paroles de saint Paul (l Thess 3, 5) : Pourvu que le tentateur ne vous ait pas tentés.

Dans ses tentations, le diable se montre consommé en ruse. Semblable à un habile chef d’armée, occupé à assiéger une forteresse, il considère les points faibles de l’homme qu’il veut attaquer et fait alors porter l’effort de la tentation là où il constate que son adversaire est plus désarmé. Ainsi il tente les hommes, vainqueurs de leur chair, du côté des vices auxquels ils sont le plus enclins, comme la colère, l’orgueil et les autres maladies de l’esprit. Votre adversaire, le diable, dit saint Pierre (1 Pierre 5, 8), comme un lion rugissant, rôde autour de vous ; il cherche qui dévorer.

 Le démon, dans ses tentations, emploie une double tactique.

D’abord, il ne propose pas aussitôt à l’homme, au moment de la tentation, un mal manifeste, mais un bien apparent. Ainsi, au début, il ne détourne que légèrement l’homme de son orientation générale antérieure, mais suffisamment pour ensuite l’amener plus facilement à pécher. A ce sujet, l’Apôtre écrit aux Corinthiens (2 Jean 11, 14) : Rien d’étonnant (si de faux apôtres se camouflent en apôtres du Christ), Satan lui-même se déguise bien, lui, en ange de lumière.

Après avoir amené l’homme à pécher, Satan l’enchaîne ensuite pour l’empêcher de se relever de ses fautes.

Ainsi donc le démon fait deux choses : il trompe l’homme et il maintient l’homme trompé dans son péché.

 Le monde, de son côté, nous tente de deux manières.

Il nous tente, en premier lieu, par un désir excessif et immodéré des choses temporelles. La cupidité, dit l’Apôtre (1 Tim 6, 10), est la racine de tous les maux.Monastère Charles de Foucauld- Institut du Verbe Incarné

En second lieule monde nous incite au mal par les frayeurs que nous inspirent les persécuteurs et les tyrans. De ce fait, nous sommes enveloppés de ténèbres, dit Job (37, 19), Tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus, écrit saint Paul (2 Tim 3, 12) souffriront persécution. Et à ce propos, le Seigneur a fait cette recommandation à ses disciples (Mt 10, 20) : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme.

Commentaire au Notre Père

Saint Thomas d’Aquin