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MARTYROLOGE DU 21 AU 30 AVRIL

Le 21 avril

1. Mémoire de saint Anselme, évêque et docteur de l’Église. D’Aoste où il est né, devenu moine puis abbé du Bec en Normandie, il enseigna à ses frères à avancer sur le chemin de la perfection et à chercher Dieu par l’intelligence de la foi. Promu ensuite au siège illustre de Cantorbéry, en Angleterre, il lutta fermement pour la liberté de l’Église et souffrit pour cela des temps d’exil. Il mourut enfin dans son Église, le mercredi saint de l’année 1109.
2. À Rome, saint Apollonius, philosophe, martyr. Sous l’empereur Commode, en 183, il défendit la cause de la foi chrétienne dans un discours très soigné devant le préfet Perennius et le Sénat, mais plus encore, condamné à mort, il confirma cette foi par le témoignage du sang.
3. À Alexandrie, saint Ariste, prêtre et martyr.
4. Au mont Sinaï, vers 700, saint Anastase, higoumène, qui défendit infatigablement la foi catholique contre les monophysites et écrivit un grand nombre de sermons pour le salut des âmes.
5*. Au monastère d’Applecross en Écosse, l’an 722, saint Maëlrub, abbé. Né en Irlande, devenu moine de Bangor, il fonda en Écosse un monastère de missionnaires, d’où, pendant cinquante ans, il porta la lumière de la foi au peuple de cette région.
6*. À Callium dans les Marches, en 1371, le bienheureux Jean Saziari, religieux du Tiers-Ordre de saint François.
7*. À Cervera, près de Fossano dans le Piémont, en 1466, le bienheureux Barthélemy Cerveri, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, qui combattit vivement pour la foi catholique et, transpercé par des lances, la confirma par sa mort.
8. À Altötting en Bavière, l’an 1891, saint Conrad de Parzham, religieux capucin, qui fut chargé pendant plus de quarante ans de l’humble office de portier. Toujours généreux pour les pauvres, il avait l’habitude de ne laisser partir aucun miséreux, sans lui donner aussi quelques paroles de consolation chrétienne.
9. À Nochistlan, sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Romain Adame, prêtre et martyr. Durant la persécution contre l’Église dans ce pays, il exerça son ministère en cachette dans des maisons et des fermes. Dénoncé, il fut arrêté et fusillé.

Le 22 avril

1. À Rome, en 175, saint Soter, pape, dont saint Denis de Corinthe loue la charité envers les frères, ceux qui arrivaient de l’étranger dans la misère, ceux qui étaient réduits à l’indigence, ceux qui étaient condamnés aux mines.
2. À Lyon, en 178, saint Épipode, qui, après les combats glorieux des quarante-huit martyrs, l’année précédente, fut arrêté avec son ami très cher Alexandre, torturé sur le chevalet et eut enfin la tête tranchée, terminant ainsi son martyre.
3. Commémoraison de saint Léonidas, martyr à Alexandrie, en 204. Sous l’empereur Septime Sévère, il eut la tête tranchée pour le nom du Christ, laissant son fils Origène encore enfant.
4. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 234, la mise au tombeau de saint Caïus, pape, qui gouverna l’Église dans la paix et s’endormit en confesseur de la foi.
5. Commémoraison de saint Maryahb, dont le nom signifie “le Seigneur a donné”, chorévêque et martyr en Perse, en 341. Durant la persécution déchaînée par le roi Sapor II, il subit le martyre pour le Christ dans l’octave de Pâques.
6. À Constantinople, en 536, la naissance au ciel de saint Agapit Ier, pape, qui agit avec force pour la libre élection de l’évêque de Rome par le clergé de la Ville et pour qu’on observe partout des statuts de l’Église. Puis envoyé en mission à Constantinople, auprès de l’empereur, par le roi des Gohs Théodoric, il confirma la foi orthodoxe, ordonna Ménas évêque de cette ville, et là même reposa dans la paix.
7. À Sens, au VIe siècle, saint Léon, évêque.
8. À Sycéon en Galatie, l’an 613, saint Théodore, évêque et higoumène. Attiré depuis l’enfance par l’amour de la solitude, il choisit un mode de vie austère, puis, ordonné contre son gré évêque d’Anastasiopolis, il supplia longtemps le patriarche de Constantinople de le laisser regagner sa retraite, et il termina ses jours dans son monastère.
9*. Au pays de Sées, vers 775, sainte Opportune, abbesse, qui se distingua par une abstinence et une austérité extrêmes.
10*. À Basto au Portugal, vers 980, sainte Sénorine, abbesse, dont la supplication, dit-on, obtint rapidement de Dieu de la nourriture pour les moniales qui souffraient du manque de pain.
11*. À Fabriano dans les Marches, en 1322, le bienheureux François Venimbeni, prêtre de l’Ordre des Mineurs, remarquable prédicateur de la parole de Dieu.

Le 23 avril

1. Mémoire de saint Georges, martyr, dont toutes les Églises, de l’Orient à l’Occident, célèbrent depuis l’antiquité le glorieux combat à Diospolis ou Lydda en Palestine.
2. Mémoire également de saint Adalbert (Vojtech), évêque de Prague et martyr. Il souffrit beaucoup dans cette Église, entreprit plusieurs voyages pour le Christ, travailla activement à extirper les habitudes païennes, mais, constatant qu’il n’obtenait que peu de résultat, il s’en alla à Rome et s’y fit moine sur l’Aventin. Enfin, il alla en Pologne et, comme il avait l’intention d’attirer à la foi les russes voisins, il fut assailli, en 997, par les païens à Tenkitten, près de Gdansk, un lieu sacré pour eux, qui le percèrent de leurs lances.
3. À Édesse en Syrie, l’an 387, saint Euloge, évêque, qui mourut, dit-on, le Vendredi saint.
4. À Milan, au Ve siècle, saint Marole, évêque, ami du pape saint Innocent Ier.
5. À Toul, en 994, saint Gérard, évêque, qui, pendant trente-et-un ans munit la cité de lois excellentes, nourrit les pauvres, vint au secours du peuple par ses prières et ses jeûnes en temps de peste, fit la dédicace de sa cathédrale, et ne se contenta pas d’aider de ses moyens les monastères, mais les garnit aussi de saints disciples.
6*. À Suelli en Sardaigne, en 1117, saint Georges, évêque.
7*. À Pérouse en Ombrie, l’an 1263, le bienheureux Gilles d’Assise, religieux de l’Ordre des Mineurs. Compagnon de saint François, il brilla dans ses pérégrinations par sa foi intrépide et son admirable simplicité.
8*. À Udine en Vénétie, l’an 1458, la bienheureuse Hélène Valentini, veuve, qui pour servir Dieu seul, agit efficacement dans le Tiers-Ordre de Saint-Augustin, en s’adonnant à la prière, à la lecture de l’Évangile et aux œuvres de miséricorde.
9*. À Campo Bisenzio en Toscane, l’an 1910, la bienheureuse Thérèse-Marie de la Croix (Thérèse Manetti), vierge, fondatrice de la Congrégation des Carmélites de Sainte-Thérèse.
10*. Au monastère cistercien de Grottaferrata dans le Latium, en 1939, la bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu, vierge, qui offrit sa vie en toute simplicité pour l’unité des chrétiens, et termina son existence à l’âge de vingt-cinq ans.

Le 24 avril

1. Mémoire de saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr. Né à Sigmaringen, Marc Roy, fut avocat à Colmar avant d’entrer chez les capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il reçut le nom de Fidèle. Menant une vie austère dans les veilles et la prière, assidu à prêcher la parole de Dieu, il fut envoyé au pays des Grisons, en Suisse, pour y affermir la vérité catholique, pour laquelle il fut massacré à Scewis, en 1622, par un groupe de soldats fanatiques.
2. À Jérusalem, commémoraison des saintes femmes Marie de Cléophas et Salomé, qui, avec Marie-Madeleine, vinrent de grand matin au tombeau du Seigneur, pour embaumer son corps, et entendirent les premières l’annonce de sa résurrection.
3. À Lyon, en 178, saint Alexandre, martyr. Deux jours après la passion de son ami saint Épipode, il fut retiré de sa prison, déchiré sur tout le corps et enfin attaché en croix, où il rendit l’esprit.
4. À Nicomédie en Bithynie, l’an 303, saint Anthime, évêque et martyr. Durant la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, d’autres livrés aux flammes, d’autres mis sur des barques pour être noyés dans la mer.
5. À Elvire en Espagne, au IVe siècle, saint Grégoire, évêque, dont saint Jérôme a loué l’ouvrage intitulé “De la foi”.
6*. Dans le Blésois, au VIe siècle, saint Dié, diacre et abbé, qui, après une vie d’anachorète, fut à la tête de disciples qui s’étaient réunis autour de lui.
7. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 624, saint Mellit, évêque. Abbé à Rome, il fut envoyé en Angleterre par le pape saint Grégoire le Grand avec d’autres moines pour renforcer l’action de saint Augustin, qui l’ordonna évêque des Saxons de l’est avec son siège à Londres, et après bien des tribulations, il accéda au siège de Cantorbéry.
8. En Northumbrie d’Angleterre, l’an 709, saint Wilfrid, évêque. Pendant quarante-cinq ans d’épiscopat, il travailla avec ardeur, et non sans peine. Contraint plusieurs fois de céder à d’autres son siège d’York, il se retira soit parmi les moines de Ripon, dont il avait été abbé, soit parmi ceux de Hexham, une de ses fondations. Il mourut à Oundle, une autre de ses fondations, et fut inhumé à Ripon.
9. Dans l’île d’Iona en Écosse, l’an 729, saint Egbert, prêtre. Moine de Lindisfarne, il dépensa son zèle à annoncer l’Évangile aux païens de la Frise et aux Saxons et, à un âge avancé, il fut accueilli par les moines d’Iona qu’il convainquit d’accepter l’usage romain pour le calcul de la date de Pâques et, le jour de Pâques, après avoir célébré la messe, il alla terminer la fête dans le ciel.
10*. À Mortain en Normandie, l’an 1103, saint Guillaume Firmat, ermite. Chanoine de Tours et médecin, après un pèlerinage à Jérusalem, il mena en divers endroits une vie de solitaire.
11. À Angers, en 1868, sainte Marie de Sainte-Euphrasie (Rose-Virginie Pelletier), vierge, qui fonda l’Institut des Sœurs du Bon Pasteur, pour accueillir par pitié des femmes qui avaient eu une vie déréglée, appelées les Madeleines.
12. À Dinan en Bretagne, l’an 1914, saint Benoît (Ange Menni), prêtre de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, qui fonda la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Cœur de Jésus.
13*. À Rome, en 1957, la bienheureuse Marie-Élisabeth Hesselblad, vierge. Née en Suède, après une longue période passée à travailler dans un hôpital, elle restaura l’Ordre du Très Saint Sauveur, fondé par sainte Brigitte, et porta toute son attention à la contemplation, à la charité envers les pauvres et à l’unité des chrétiens.

Le 25 avril

1. Fête de saint Marc, Évangéliste. De Jérusalem, il suivit d’abord saint Paul dans ses voyages missionnaires, puis s’attacha aux pas de saint Pierre, qui l’appelait son fils et dont, selon la tradition, il recueillit dans son Évangile la catéchèse aux Romains. Il aurait enfin fondé l’Église d’Alexandrie.
2. Commémoraison de saint Anien, évêque d’Alexandrie, qui, au témoignage d’Eusèbe, la huitième année du règne de Néron, reçut, le premier après saint Marc, l’épiscopat de cette ville, qu’il tint pendant vingt-deux ans, jusque vers l’an 83, homme aimé de Dieu et admirable en toute sa conduite.
3. À Dorostore en Mésie, vers 302, les saints martyrs Pasicrate et Valention.
4. À Agen, vers 393, saint Phébade, évêque, qui écrivit un ouvrage contre les ariens et protégea son peuple de l’hérésie.
5. À Antioche de Syrie, en 470, saint Étienne, évêque et martyr. Il eut beaucoup à souffrir de la part des hérétiques opposés au Concile de Chalcédoine, et fut massacré par eux et précipité dans l’Oronte, au temps de l’empereur Zénon.
6. À Vienne sur le Rhône, au VIIe siècle, saint Clarent, évêque.
7. À Lobbes dans le Brabant, en 737, saint Ermin, abbé et évêque, qui succéda à saint Ursmer et fut un homme adonné surtout à la prière et doté de l’esprit de prophétie.
8*. À Plaisance en Émilie, l’an 1218, sainte Franche, abbesse, qui voulut agréger son monastère à l’Ordre cistercien et s’efforçait de passer la nuit en prière devant Dieu.
9*. À Aoste dans les Alpes, en 1243, le bienheureux Boniface Valperga, évêque, remarquable par sa charité et son humilité.
10*. Dans l’île de Wight en Angleterre, l’an 1586, les bienheureux Robert Anderton et Guillaume Marsden, prêtres et martyrs. Sous le reine Élisabeth Ière, ils furent condamnés à mort pour être entrés en Angleterre, alors qu’ils étaient prêtres, même si c’était seulement à la suite d’un naufrage, et allèrent au martyre avec un cœur ferme et tranquille.
11. À Antigua près de la ville de Guatémala, en 1667, saint Pierre de Betancur, religieux du Tiers-Ordre de Saint-François. Sous le patronage de Notre-Dame de Bethléem, il se dépensa avec énergie pour soulager les orphelins, les mendiants, les jeunes sans instruction et abandonnés, les étrangers et les condamnés aux travaux forcés.
12*. À Remedello, au pays de Brescia en Lombardie, l’an 1913, saint Jean Piamarta, prêtre, qui, au milieu de lourdes épreuves, fonda l’Institut des petits artisans de Brescia et, dans le voisinage, une colonie agricole où les jeunes recevraient une formation religieuse tout en apprenant un métier, et pour cette œuvre il établit également la Congrégation de la Sainte Famille de Nazareth. Canonisé le 21 octobre 2012 par Benoit XVI.
**         Au Mexique, en 1927, le bienheureux Giuseppe Trinità Rangel (1887-1927) prêtre martyr. (Béatifié le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)
**        Au Mexique, en 1927, le bienheurux Andrea Solá Molist (1895-1927) prêtre martyr. (Béatifié le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)
**        Au Mexique, en 1927, le bienheureux Leonardo Pérez (1883-1927) prêtre martyr. (Béatifié le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)
**        Au Mexique, en1931, le bienheureux Dario Acosta Zurita (1908-1931) prêtre martyr. (Béatifié le 20 novembre 2005 par Benoît XVI)

Le 26 avril

1. À Rome, commémoraison de saint Clet, pape, qui gouverna l’Église romaine, le second après saint Pierre.
2. Au pays de Gabies, sur la voie de Préneste, au trentième mille de Rome, saint Primitif, martyr.
3. À Amasée dans le Pont, vers 322, saint Basile, évêque et martyr, sous l’empereur Licinius.
4. Dans la forêt de Crécy du pays d’Amiens, en 645, saint Riquier, prêtre, qui, remué par la prédication de moines irlandais, se convertit à Dieu, se fit missionnaire dans les provinces du Nord, fonda à Centule un monastère pour ses disciples et finit ses jours dans une cabane.
5. Au monastère de Corbie, également au pays d’Amiens, en 865, saint Paschase Radbert, abbé, qui exposa de manière lumineuse la réalité du Corps et du Sang du Seigneur dans le mystère eucharistique.
6*. Près de Foggia dans les Pouilles, au XIIe siècle, les saints Guillaume et Pérégrin, ermites.
7*. En Aragon, vers le XIIIe siècle, les bienheureux Dominique et Grégoire, prêtres, qui, toujours sur les routes, sans or ni argent, quêtant chaque jour leur nourriture, annonçaient à tous la parole de Dieu.
8*. À Moscou, au monastère de la Transfiguration, en 1396, la mise au tombeau de saint Étienne, évêque de Perm, qui évangélisa le peuple finno-ongrien des Zyrianes et l’instruisit des vérités de la foi, inventant pour eux un alphabet, célébrant la liturgie dans leur langue, détruisant les idoles, édifiant des églises.
9*. Au monastère de Saint-Isidore de Dueñas, également en Espagne, l’an 1938, saint Raphaël Arnaiz Baron, religieux cistercien. Encore novice, il fut atteint d’une maladie grave, et supporta son état physique avec une extrême patience, mettant toujours sa confiance en Dieu. (canonisé le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
10*. À Montjuc, près de Gérone en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Jules Junyer Padern, prêtre salésien et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
11*. Au camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne, l’an 1942, le bienheureux Stanislas Kubista, prêtre de la Société du Verbe divin et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté dans ce camp et succomba sous la torture. Avec lui on commémore le bienheureux Ladislas Goral, évêque auxiliaire de Lublin, qui mourut des suites des épreuves endurées dans ce camp, dans un isolement total, vers la fin de ce mois.

Le 27 avril

1. À Jérusalem, commémoraison de saint Siméon, évêque et martyr. Fils de Cléopas, selon la tradition, et proche parent du Sauveur, il fut ordonné évêque de Jérusalem après le martyre de saint Jacques, frère du Seigneur, et au temps de l’empereur Trajan, l’an 107, il fut accusé d’être un descendant du roi David, torturé et enfin mis en croix.
2. À Cybales en Pannonie, vers 303, saint Pallion, lecteur et martyr. Après les édits de persécution de Dioclétien, il fut arrêté, interrogé par le préfet Probus, et comme il ne cessait d’affirmer sa foi dans le Christ et refusait de sacrifier aux idoles, il fut condamné à être jeté aux flammes en dehors des murs de la ville.
3. En Thébaïde, au IVe siècle, saint Théodore, abbé, qui fut le disciple de saint Pacôme et le père de la congrégation de moines de Tabenne.
4*. À Altino en Vénétie, vers 400, saint Libéral, ermite.
5*. Dans l’île de Man, entre le pays de Galles et l’Irlande, au Ve siècle, saint Macal ou Maugan, évêque, doté d’une sainteté d’or.
6*. Dans l’île d’Afusie en Propontide, au IXe siècle, saint Jean, higoumène, qui combattit beaucoup, sous l’empereur Léon l’Isaurien, pour le culte des saintes images.
7*. À Lucques en Toscane, l’an 1304, sainte Zita, vierge. Née de parents pauvres, dès l’âge de douze ans elle vendit des fruits dans les rues et à dix-huit ans elle entra comme domestique dans la riche famille des Fatinelli et demeura à leur service avec une patience admirable jusqu’à sa mort.
8*. À Tarragone dans le royaume d’Aragon, en 1304, le bienheureux Pierre Armengol. Il s’était mis à la tête d’une bande de brigands, mais, revenu à Dieu, il entra dans l’Ordre de Notre-Dame de la Merci et employa sa vie avec ardeur à racheter les captifs en Afrique.
9*. À Bitetto dans les Pouilles, vers 1485, le bienheureux Jacques, religieux de l’Ordre des Mineurs, né en Dalmatie, d’une humilité remarquable.
10*. À Kostor au Monténégro, en 1565, la bienheureuse Catherine, vierge. Baptisée dans l’Église orthodoxe, elle reçut, en entrant dans l’Ordre de la Pénitence de Saint-Dominique, le nom d’Hosanna, vécut en recluse durant cinquante-et-un ans dans une sainte contemplation et, au moment de l’offensive des Turcs, le peuple chrétien attribua à ses prières la délivrance de la ville.
11*. À Reims, en 1678, le bienheureux Nicolas Roland, prêtre. Préoccupé de la formation chrétienne des enfants, il créa des écoles pour les enfants pauvres qui étaient alors exclus de toute formation, et fonda la Congrégation des Sœurs du Saint Enfant Jésus.
12. À Ninh Binh au Tonkin, en 1856, saint Laurent Nguyen Van Huong, prêtre et martyr, qui fut arrêté alors qu’il allait de nuit visiter un mourant et, comme il refusait de fouler la croix aux pieds, il fut flagellé puis décapité, sous l’empereur Tu Duc.
13*. À Salamanque en Espagne, l’an 1919, la bienheureuse Marie-Antonie Bandrés y Elosegui, vierge, de la Congrégation des Filles de Jésus, qui consacra sa vie à Dieu et l’acheva, à l’âge de vingt-et-un ans, d’un cœur égal, même si elle connut la nuit intérieure.

Le 28 avril

1.Mémoire de saint Pierre Chanel, prêtre et martyr. Après neuf ans de ministère dans le diocèse de Belley, au service d’une paroisse rurale et dans l’éducation des enfants, il entra dans la Société de Marie qui venait de se fonder et fut envoyé avec quelques compagnons à la mission de l’Océanie occidentale. Il aborda dans l’île de Futuna où il n’y avait pas encore de chrétiens et où son action fut entravée par le mépris des païens, les embûches et la faim. Mais fort d’une douceur extraordinaire, il en convertit quelques-uns à la foi, et parmi eux le fils du roi lui-même, qui, irrité, donna l’ordre de le tuer. Il fut, en 1841, le premier martyr de l’Océanie.
2. Mémoire également de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, qui annonça à travers l’Ouest de la France le mystère de la Sagesse éternelle, fonda l’Institut des Filles de la Sagesse et, pour les prêtres, la Compagnie de Marie, prêcha et écrivit sur la Croix du Christ et la vraie dévotion à la Vierge Marie et conduisit des foules à la pénitence. Il acheva sa pérégrination sur terre à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en 1716.
3. À Béziers, saint Aphrodise, vénéré comme le premier évêque de la ville.
4. À Nicomédie, les saints martyrs Eusèbe, Charalampe et leurs compagnons.
5. Saint Vitalis à Ravenne,
6. À Dorostore en Mésie, vers 303, les saints martyrs Maxime, Dadas et Quintilien, victimes de la persécution de Dioclétien.
7. À Tarazona en Espagne, au Ve ou VIe siècle, saint Prudence, évêque.
8. À Sulmona dans les Abruzzes, vers 700, la mise au tombeau de saint Pamphile, évêque de Valva.
9*. À Poggi-Bonzi en Toscane, l’an 1260, le bienheureux Luchesio. Venu dans cette ville pour y faire commerce et devenu riche et avare, il fut touché par la grâce, revêtit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François, vendit ses biens en faveur des pauvres et se mit avec un esprit évangélique au service de Dieu et de son prochain dans la pauvreté et l’humilité.
10*. À Saint-Laurent-sur-Sèvre, en 1759, la bienheureuse Marie-Louise Trichet, vierge, qui fut attirée à la vie religieuse par saint Louis-Marie Grignion et devint à Poitiers la première recrue de la Congrégation des Filles de la Sagesse, qu’elle dirigea avec prudence.
11. À Ninh Binh au Tonkin en 1840, les saints martyrs Paul Pham Khac Khoan, prêtre, Jean-Baptiste Dinh Van Thanh et Pierre Nguyen Van Hieu, catéchistes, qui furent mis aux fers, torturés pour leur faire renier la foi chrétienne et enfin décapités, sous l’empereur Minh Mang
12*. Au camp de concentration de Mauthausen en Autriche, l’an 1941, le bienheureux Joseph Cebula, prêtre polonais de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée et martyr. Déporté de son pays en haine de la foi, il subit de cruelles tortures et mourut fusillé.
13*. À Magenta dans le Milanais, en 1961, la sainte Jeanne Beretta Molla, mère de famille, qui, alors qu’elle était enceinte dans des conditions difficiles, préféra donner la vie à son enfant au péril de la sienne.

Le 29 avril

1. Mémoire (en Europe, fête) de sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église. Admise parmi les Sœurs de la Pénitence de Saint-Dominique, elle s’appliqua à connaître Dieu en elle, à se connaître en Dieu et à reproduire l’image du Christ crucifié. Avec force et inlassablement, elle lutta pour poursuivre la paix, ramener dans sa ville l’évêque de Rome et refaire l’unité de l’Église. Elle mourut à Rome en 1380, laissant de précieux documents de très haute doctrine spirituelle.
2. Commémoraison de saint Tychique, disciple de saint Paul, que l’Apôtre appelle dans ses lettres, son frère bien-aimé, son fidèle ministre et son compagnon dans le Seigneur.
3. À Pise en Toscane, saint Torpès (Tropez), martyr.
4. À Naples, vers 409, saint Sévère, évêque, que saint Ambroise aimait comme un frère, et que son Église a aimé comme un père.
5. À Cluny en Bourgogne, l’an 1109, saint Hugues, abbé, qui gouverna saintement son monastère et ses filiales durant soixante-et-un ans, porté sans cesse aux aumônes et à la prière, gardien et promoteur très attentif de la discipline monastique, fidèle ardent de la sainte Église dont il fut le défenseur et qu’il s’appliqua à développer.
6*. À La Lucerne en Normandie, l’an 1172, le trépas de saint Achard, évêque d’Avranches. Originaire d’Angleterre, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris avant son épiscopat, il écrivit plusieurs traités sur la vie spirituelle, pour guider l’âme chrétienne jusqu’au sommet de la perfection. Il mourut et fut inhumé dans l’abbaye de l’Ordre de Prémontré où il allait fréquemment.
7. À Séoul, en 1841, saint Antoine Kim Song-u, martyr, qui avait l’habitude de réunir chez lui de nombreux fidèles et qui fut étranglé en prison pour le Christ.

Le 30 avril

1. Mémoire de saint Pie V, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Placé sur la chaire de Pierre, il apporta une grande piété et une vigueur apostolique pour appliquer les décrets du Concile de Trente, restaurer le culte divin, la doctrine chrétienne et la discipline de l’Église, et veiller à la propagation de la foi. Il s’endormit dans le Seigneur le 1er mai 1572.
2. À Fermo dans les Marches, sainte Sophie, vierge et martyre.
3. À Rome, au cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, au début du IVe siècle, saint Quirin, martyr. Tribun à l’armée, il a couronné par le martyre sa profession de foi.
4. À Saintes, au IIIe siècle, saint Eutrope, premier évêque de la cité, qui aurait été dirigé vers la Gaule par l’évêque de Rome.
5. À Aphrodisie en Carie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Diodore et Rhodopien, qui, durant la persécution de Dioclétien, furent lapidés par leurs concitoyens.
6. À Euria en Épire, vers la fin du IVe siècle, saint Donat, évêque, qui vécut en grande réputation de sainteté, au temps de l’empereur Théodose.
7. À Novare en Ligurie, à la fin du IVe siècle, saint Laurent, prêtre et martyr. Il avait aménagé une fontaine sacrée où il baptisait les enfants qu’il recevait pour les instruire. Un jour, où il avait amené à Dieu un grand nombre d’enfants par le bain de vie, il fut mis à mort par des impies avec ces enfants.
8. À Forli en Émilie, à la fin du IVe siècle, saint Mercurial, évêque, dont on croit qu’il établit le siège épiscopal dans cette cité.
9. À Naples, au VIe siècle, saint Pomponius, évêque, qui construisit à l’intérieur de la ville une église au nom de Marie Mère de Dieu et, sous l’occupation des Goths, préserva son peuple de l’hérésie arienne.
10*. À Rome, en 605, le bienheureux Pierre Lévite, moine du Célius, qui, sur mandat du pape saint Grégoire le Grand, administra avec prudence le patrimoine de l’Église romaine et, ordonné diacre, fut un fidèle ministre du pontife.
11*. À Viviers, au VIIe siècle, saint Augule, évêque, qui aurait établi dans la ville le premier hôpital et émancipé beaucoup d’esclaves.
12. À Barking en Angleterre, l’an 693, le trépas de saint Erconwald, évêque de Londres, qui fonda deux monastères, l’un pour les hommes, à Barking, qu’il gouverna lui-même, l’autre pour les femmes, à qui il donna pour abbesse sa sœur sainte Éthelburge.
13. À Cordoue en Andalousie, l’an 855, les saints martyrs Amateur, prêtre, Pierre, moine, et Louis. Alors que la persécution des Maures faisait rage, ils furent cruellement mis à mort, pour n’avoir pas cessé de prêcher l’Évangile du Christ.
14*. À Vérone en Vénétie, l’an 1127, saint Gualfard, bourrelier originaire d’Allemagne, qui, après de nombreuses années passées dans la solitude, fut accueilli dans cette ville par les moines de Saint-Sauveur.
15*. À Vernon en Normandie, vers 1131, saint Adjuteur. Fait prisonnier à la croisade sous les murs de Jérusalem, il subit des sévices à cause de sa foi ; revenu dans son pays, il mena une vie pénitente, reclus dans une cellule.
16*. À Newcastle sur la Tyne en Angleterre, l’an 1618, le bienheureux Guillaume Southerne, prêtre et martyr. Après des études en Lituanie, en Espagne et à Douai, il fut ordonné prêtre et gagna l’Angleterre, ce qui lui valut d’être livré aux supplices atroces de la pendaison, sous le roi Jacques Ier.
17*. À Fossombrone dans les Marches, en 1625, le bienheureux Benoît d’Urbino, prêtre capucin, qui fut le compagnon de saint Laurent de Brindisi dans sa prédication auprès des hussites et des luthériens.
18*. À Québec au Canada, en 1672, la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Marie Guyart Martin). Mère de famille à Tours, après la mort de son mari, elle confia son tout jeune fils Claude aux soins de sa sœur, fit profession religieuse chez les Ursulines, fonda leur première maison au Canada et réalisa beaucoup de choses remarquables.
19. À Chiesi près de Turin, dans le Piémont, en 1842, saint Benoît-Joseph Cottolengo, prêtre. Mettant uniquement sa confiance dans l’aide de la divine Providence, il ouvrit une maison, où il s’efforça de recevoir les pauvres, les malades de tout genre et les abandonné.
20. À An Bai au Tonkin, en 1861, saint Joseph Tuan, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Dénoncé par le fils d’une mourante à qui il avait administré les derniers sacrements, il fut condamné à mort sous l’empereur Tu Duc.
21*. À Paderborn en Allemagne, l’an 1881, la bienheureuse Pauline von Mallinckrodt, vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité chrétienne, qui eut à cœur d’instruire les pauvres et les aveugles et de porter secours aux malades et aux indigents.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

“J’ouvre toutes grandes les portes de ma miséricorde”

Lire l’évangile du deuxième dimanche de Pâques  (Jn 20, 19-31)

Nous sommes dans ce deuxième dimanche de Pâques, dimanche dans l’octave de Pâques. L’Eglise nous fait célébrer ces 8 premiers jours du temps de Pâques comme un grand dimanche.

Nous allons en profiter pour faire un petit enseignement liturgique par rapport à ce grand élément caractéristique du temps de Pâques qui est le Cierge Pascal.  Le mot « cierge » vient de cire, la cire d’abeille, la matière dont les cierges étaient faits auparavant et même aujourd’hui.

Au début de l’histoire de l’Eglise, le cierge pascal a eu une fonction tout à fait pratique, celle d’éclairer le temple pour la cérémonie de la Veillée Pascale, à l’origine il n’y en avait pas un seul, mais plusieurs dans les églises pour pouvoir bien les illuminer.

Il semble qu’en Orient ils aient été décorés avec les dates des fêtes liturgiques mobiles dans l’année (Pâques, Ascension, Pentecôte). Selon la tradition, certains évêques envoyaient aux membres de leurs diocèses des cierges comme une sorte de calendrier liturgique. C’est peut-être l’origine des chiffres de l’année que l’on y appose maintenant.

Pour nous, le Cierge Pascal a une finalité symbolique. D’abord, il nous rappelle le passage de la mer Rouge et le chemin dans le désert du peuple d’Israël, pendant la nuit Dieu illuminait le peuple comme une colonne de feu (image prophétique de la lumière de la vérité qui est notre Seigneur Jésus-Christ). Mais, plus évident encore, le cierge est image et représente le Seigneur ressuscité, éclairant les ténèbres de ce monde. Sa flamme signifie la nouvelle vie de la Résurrection. La cire dont ce cierge a été fait est fabriquée par l’abeille, qui est l’animal toujours vierge ; symbole du Corps sans tache de Notre Seigneur né de la Vierge Marie.

Le cierge pascal doit porter nécessairement la croix, les lettres grecques Alpha et Omega (première et dernière lettres de l’alphabet grec) et les chiffres de l’année présente. Selon le livre de l’Apocalypse le Christ est l’Alpha et l’Omega (principe et fin de notre histoire), la croix est toujours au centre de l’histoire de l’humanité, et sa résurrection illumine aussi notre temps présent (notre « aujourd’hui »). A ce cierge nous appliquons cinq grains fait d’encens ; qui représentent les cinq plaies glorieuses du Seigneur : sur ses mains et ses pieds et sur son coté transpercé par la lance. Ce sont les plaies qu’Il a voulu porter après sa résurrection et Il les aura toujours sur son Corps Glorieux. Elles nous rappellent comme on le dira plus tard, l’amour de la Passion et la gloire de la résurrection.

Revenons maintenant à la célébration de ce dimanche dans l’octave de Pâques, il a reçu depuis le 30 avril de l’année 2000 le nom de Dimanche de la Divine Miséricorde. C’est le pape Saint Jean Paul II qui lui a donné ce nom le jour où il a canonisé sainte Faustine Kowalska. Elle est la sainte qui a reçu les révélations de Notre Seigneur, et le Seigneur a voulu que ce premier dimanche après la Pâque s’appelle ainsi et soit célébré comme une fête de la Miséricorde.

Le Seigneur s’est montré à sainte Faustine comme le représente le tableau qu’Il lui a fait peindre après, signalant avec sa main gauche la plaie de son côté, d’où surgissent deux rayons qui signifient le Sang et l’Eau.

On peut affirmer que cette vision de Notre Seigneur a beaucoup de relation avec l’évangile de ce dimanche. Le côté transpercé de Jésus Ressuscité est comme le résumé de tout le message de la Divine Miséricorde.

Comme nous le savons le Seigneur a gardé ses plaies, son Corps glorieux plein de beauté et parfait après sa résurrection a gardé ces reliques de sa souffrance sur la croix.

Alors, on pourrait faire ce raisonnement : « Mais Jésus aurait pu garder seulement les marques, comme les cicatrices que nous portons parfois dans nos corps, tandis que nous savons qu’Il a gardé les plaies ouvertes, sinon Il n’aurait pas dit à l’apôtre Thomas « mets ta mains dans mon côté ».

D’abord nous devons dire que le Seigneur a voulu conserver ses plaies ouvertes pour notre bien spirituel, pour raffermir notre foi et la foi de ses disciples dans la Résurrection, comme S. Bède écrit, si le Christ a gardé ses plaies, ce n’est pas par impuissance de les guérir, mais  ” pour faire connaître à jamais le triomphe de sa victoire “. Son Corps ressuscité se montrait donc plus parfait en portant les signes de Sa passion. C’est pour cela que le Seigneur veut que Thomas introduise son doigt et sa main dans les ouvertures causées par les clous et la lance ; pape S. Léon explique ” il lui suffisait, pour sa foi personnelle, de voir ; mais il a travaillé pour nous en touchant ce qu’il voyait “.

Les marques de la croix ne servent pas seulement pour affermir notre foi dans la résurrection du Christ, elles ont une implication dans notre vie spirituelle par rapport à l’amour que les hommes de tous les temps sont obligés de rendre à Jésus-Christ, mort pour nous sur la croix. Et pour cela, l’autre saint Thomas, saint Thomas d’Aquin (que nous suivons dans tous ces arguments, cf. Somme Théologique Q. 54, a. 4) donne deux raisons parmi d’autres, mais faisant référence à l’amour et la foi que l’humanité doit porter pour le Christ :

Il aura toujours ses plaies pour faire connaître, au jour du jugement, combien juste sera la condamnation portée contre ceux qui ne l’ont pas aimé. Comme l’observe S. Augustin :  « Le Christ savait pourquoi il conservait ses plaies dans son corps. Il les montrera un jour à ses ennemis et leur dira en les convainquant par sa vérité : ‘Voilà l’homme que vous avez crucifié ; voyez les blessures que vous lui avez faites ; reconnaissez le côté que vous avez percé ; car c’est par vous et pour vous qu’il a été ouvert, pourtant vous n’avez pas voulu y croire. »

Mais, Il les gardera aussi pour ceux qui ont cru à Lui et l’ont aimé, « pour insinuer à ceux qu’il rachetait par sa mort, avec quelle miséricorde Il les avait aidés, en mettant sous leurs yeux les marques mêmes de sa mort ».

Nous pouvons dire aussi que le Seigneur a voulu que ses plaies, spécialement celle du côté soient toujours ouvertes. C’est une ouverture, c’est par elle que sont sortis du sang et de l’eau (cf. Jn. 19,34) ; l’eau symbole de l’Esprit Saint et de la purification des péchés ; le sang du Christ nous rappelle l’Eucharistie, qui est le Sacrement de son Corps et de son Sang et qui nous apporte la grâce. Mais Son côté est ouvert pour pouvoir y accéder jusqu’à Cœur de Jésus et découvrir son amour pour nous, comme Jésus l’a révélé à sainte Faustine, avec la seule condition d’avoir confiance dans sa Miséricorde.

Bien avant dans l’histoire, saint Jean Chrysostome prêchait sur la puissance de la croix et la grandeur de la Passion pour nous : « Veux-tu connaître encore mieux la puissance du sang du Christ? Souviens-toi de son origine. Il a coulé du côté du Maître en croix. La lance du soldat ouvrit le côté et brisa le mur du temple saint (c’est le Corps du Christ). Voici, j’y ai trouvé un trésor de grâce. Et je me réjouis d’y découvrir d’admirables richesses»

Mais les plaies de Jésus ne nous parlent pas seulement à nous, les hommes ; Il les a gardées pour les présenter tout le temps, éternellement au Père. Comme dit saint Thomas, le Seigneur les a gardées pour montrer constamment à son Père, en suppliant pour nous, quel genre de mort Il avait subi pour l’humanité », elles sont le témoignage de son Amour pour nous les hommes. « Jésus, dit la lettre aux hébreux (7,24-25), lui, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

Mais de ce côté transpercé descend aussi la force de la grâce qui nous pardonne les péchés, précisément dans ce dimanche où l’évangile nous montre comment Jésus a donné le pouvoir de l’Esprit Saint aux apôtres pour pardonner les péchés. Nous ne pouvons pas séparer la Miséricorde de Dieu de ce moyen précieux que Dieu a mis pour l’exercer dans ce monde qui est le sacrement du pardon et de la Miséricorde, sachant toujours que le prêtre est un instrument, agissant in persona Christ, dans la personne du Christ.

Et nous allons finir avec les paroles de Jésus à sainte Faustine :

« (La dévotion à la divine Miséricorde) est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu’il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu’ils profitent du sang et de l’eau qui ont jailli pour eux.  Avant de venir comme juge équitable, j’ouvre d’abord toutes grandes les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice… » (Petit journal, 848)
« Je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde.   Qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance : les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien. Celui qui a mis sa confiance en ma miséricorde, à l’heure de la mort, j’emplirai son âme de ma divine paix. » (Petit journal, 687.1520)

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

(Image mise en avant : jour de la canonisation de sainte Faustine)