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MARTYROLOGE DU 11 AU 20 MARS

Le 11 mars

1.         À Smyrne en Asie, vers l’an 250, saint Pione, prêtre et martyr. On dit que pour avoir fait une apologie de la foi chrétienne devant le peuple, il fut jeté dans une prison infecte, où il encouragea par ses exhortations un grand nombre de frères à supporter le martyre, et que lui-même, soumis à des tourments, reçut en partage, à travers le bûcher, une fin bienheureuse pour le Christ.
2.         À Laodicée en Syrie, vers 308, les saints martyrs Trophime et Thale, qui durant la persécution de Dioclétien, après de nombreux et cruels tourments, obtinrent les couronnes de gloire.
3*.         En Écosse, au VIe siècle, saint Constantin, roi, qui aurait été disciple de saint Colomba et martyr.
4.         À Jérusalem, en 639, saint Sophrone, évêque, qui eut Jean Moschus pour maître et pour ami, avec qui il visita les lieux où vivaient les moines. Élu évêque de ce siège, après saint Modeste, lorsque la ville sainte tomba aux mains des Sarrasins, il défendit vigoureusement la foi et la sécurité de son peuple.
5*.         En Hannonie, vers 712, saint Vindicien, évêque de Cambrai et d’Arras, qui après le martyre de saint Léger, exhorta Thierry, roi de Neustrie, à expier ce crime par la pénitence.
6.         À Milan, en 725, la mise au tombeau de saint Benoît, évêque.
7*.         Au monastère de Tamlacht près de Dublin, vers 824, saint Oengus, dit le Culdée, moine, qui composa avec soin un martyrologe versifié, précieux pour le souvenir des saints d’Irlande.
8.         À Cordoue en Andalousie, l’an 859, saint Euloge, prêtre et martyr. Suivant les traces des saints martyrs de cette ville, dont il composa le mémorial, il fut décapité à cause de son éclatante confession du Christ.
9*.         À Cupramontana dans les Marches, en 1539, le bienheureux Jean-Baptiste Righio de Fabriano, prêtre de l’Ordre des Mineurs.
10*.         À York en Angleterre, l’an 1616, le bienheureux Thomas Atkinson, prêtre et martyr, qui fut condamné au supplice de la pendaison, sous le roi Jacques Ier, pour la seule cause de son sacerdoce.
11*.         À Clonmell en Irlande, l’an 1653, le bienheureux Jean Kearney, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Condamné à mort parce qu’il était passé par l’Angleterre, étant prêtre, il échappa par la fuite à la sentence, mais ensuite, sous le protectorat d’Olivier Cromwell, convaincu à nouveau d’avoir exercé son sacerdoce dans sa patrie, il fut soumis au supplice du gibet.
12.         À Hung Yên au Tonkin, en 1859, saint Dominique Cam, prêtre et martyr. Après avoir, durant bien des années, exercé son ministère en cachette au péril de sa vie, il fut mis en prison et enfin condamné à mort, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, il embrassa la croix qu’il avait refusé de fouler aux pieds.
13.         À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Marc Chong Ui-bæ, catéchiste, et Alexis U Se -yong, qui, à cause de la foi chrétiene, furent couverts d’affronts et de coups par leurs proches eux-mêmes et enfin décapités.

Le 12 mars

1.         À Thébeste en Numidie, l’an 295, saint Maximilien, martyr. Fils du vétéran Victor, et requis lui-même par la conscription, quand le proconsul Dion lui dit : “Sois soldat et reçois le signe de l’enrôlement”, il répondit : “Je n’ai que faire de votre signe. Je porte le signe du Christ, mon Dieu. Je ne peux servir dans l’armée, car je suis chrétien.” Le proconsul le condamna pour avoir refusé le serment militaire et donna l’ordre de le mettre à mort par l’épée : il avait vingt et un ans.
2.         Commémoraison des saints martyrs de Nicomédie en Bithynie, l’an 303 : Mygdon, prêtre, Eugène, Maxime, Domna, Mardoine, Smaragde et Hilaire, qui furent étouffés successivement, à des jours différents, pour inspirer de la crainte aux autres.
3.         Au même lieu, la même année, la passion de saint Pierre, martyr. Officier de la chambre de Dioclétien, comme il se plaignait avec trop de liberté des supplices infligés aux martyrs, l’empereur le fit amener pour ce motif devant lui, ordonna d’abord de le suspendre, de le déchirer longuement à coups de fouet, d’arroser ses plaies de sel et de vinaigre, enfin de le brûler à petit feu sur un gril. De la sorte, il fut vraiment l’héritier de la foi et du nom de Pierre. Dorothée et Gorgon, préposés aussi à la chambre impériale, ayant protesté, perdirent la vie étouffés, après des combats variés.
4.         À Rome, au cimetière de Pontien “À l’Ours affranchi”, en 417, la mise au tombeau de saint Innocent Ier, pape, qui prit la défense de saint Jean Chrysostome, consola saint Jérôme et approuva saint Augustin.
5.         Au pays de Léon en Bretagne Armorique, au VIe siècle, saint Paul Aurélien, premier évêque de la cité.
6.         À Rome près de saint Pierre, en 604, la mise au tombeau du pape saint Grégoire Ier, surnommé le Grand, dont la mémoire est rappelée le 3 septembre, jour de son ordination.
7.         Dans l’île de Samothrace, en 817, le trépas de saint Théophane, surnommé le Chronographe. De très riche familier de l’empereur, il se fit pauvre et moine. Devenu supérieur du monastère de Grand-Champ, qu’il avait construit près de Sigriane en Bithynie, il défendit le culte des saintes images au second Concile de Nicée, et à cause de cela, il fut détenu en prison pendant deux ans par l’empereur Léon l’Arménien et de là déporté à Samothrace, où, épuisé par les épreuves, il rendit l’âme.
8*.         À Winchester en Angleterre, l’an 951, saint Elphège, évêque, qui fut d’abord moine, et qui eut le plus grand soin de restaurer la vie cénobitique.
9*.         À San Geminiano en Toscane, l’an 1253, la bienheureuse Fine, vierge, qui supporta, depuis son plus jeune âge, une longue et cruelle maladie, avec une patience inaltérable, mettant toute sa confiance en Dieu.
10*.         À Arezzo, également en Toscane, l’an 1319, la bienheureuse Justine Francucci Bezzoli, vierge, moniale bénédictine, qui termina sa vie en recluse.
11*.         À Recineto dans les Marches, l’an 1335, le bienheureux Jérôme Gherarducci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui s’employa à procurer au peuple la concorde et la paix.
12. À Guiyang dans la province chinoise de Guangxi, en 1815, saint Joseph Zhang Dapeng, martyr. Quand il eut reçu la lumière de la foi et tout juste baptisé, il ouvrit sa maison aux missionnaires et aux catéchistes, secourut de toutes les manières les pauvres, les malades, les enfants, et à la fin, dénoncé par un cousin, il fut jeté en prison et étranglé.
13*.         À Cracovie en Pologne, l’an 1922, la bienheureuse Angèle Salawa, vierge du Tiers-Ordre de Saint-François, qui travailla toute sa vie comme domestique, vivant humblement parmi les servantes, et mourut dans une extrême pauvreté.
14.         À San Remo en Ligurie, l’an 1940, Saint Louis Orione, prêtre, qui fonda la Petite Œuvre de la divine Providence, pour le bien des jeunes et de tous les abandonnés.

Le 13 mars

1.         À Nicomédie en Bithynie, les saints martyrs Macédonius, prêtre, Patricia, son épouse, et Modeste, sa fille.
2.         À Hermopolis en Égypte, vers 303, saint Sabin, martyr, qui fut cruellement torturé et enfin jeté dans le fleuve.
3.         En Perse, l’an 559, sainte Christine, martyre, qui aurait été frappée de verges jusqu’à la mort, sous le roi des Perses Chosroès Ier.
4*.         À Poitiers, vers 564, saint Pient, évêque, qui aida sainte Radegonde à bâtir son monastère.
5.         À Séville en Espagne, vers 600, saint Léandre, évêque, frère des saints Isidore, Fulgence et Florentine. Par sa prédication et son activité pastorale, il fit passer de l’hérésie arienne à la foi catholique le peuple des Wisigoths, avec l’aide de leur roi Reccarède.
6*.         Au monastère de Novalèse dans la vallée de Suse, au pied du Montcenis, vers 840, saint Eldrade, abbé, qui fut zélé pour le culte divin, institua la louange permanente des psaumes et prit soin de faire construire de nouvelles églises.
7. À Cordoue en Andalousie, l’an 857, la passion des saints martyrs Rodrigue et Salomon. Le premier, qui était prêtre, refusa de croire que Mahomet était vraiment un prophète envoyé par le Tout-puissant et fut jeté en prison, où il tomba sur Salomon, qui avait adhéré un moment à l’islam. Tous deux donnèrent une fin glorieuse, par la décapitation, au parcours de leur combat.
8*.         À Camerino dans les Marches, en 868, saint Ansovin, évêque.
9*.         Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1208, le bienheureux Pierre II, abbé.
10*. À Oxford en Angleterre, le bienheureux Agnel de Pise, qui fut envoyé par saint François en France, puis en Angleterre, où il établit l’Ordre des Mineurs et promut les sciences sacrées.
11*.         À Ernée dans le Maine, en 1794, la bienheureuse Françoise Tréhet, vierge, Sœur de la Charité. Elle se dévoua avec tout son zèle à enseigner les enfants et à soigner les malades et, au temps de la Révolution française, parce qu’elle avait refusé le serment à la Constitution civile du clergé et qu’elle avait donné asile à des prêtres, elle fut condamnée à mort et aussitôt guillotinée.
**        Au Brésil, en 1992, la bienheureuse Dulce Lopes Pontes de Souza Brito, (le Bon Ange de la Bahia) religieuse des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception (béatifiée le 22 mai 2011 par Benoît XVI)

Le 14 mars

1.         À Pydna en Macédoine, vers 309, saint Alexandre, martyr.
2.        À Milan, au Ve siècle, saint Lazare, évêque.
3.         À Chartres, vers 557, saint Lubin, évêque.
4.         À Quedlinbourg en Saxe, l’an 968, sainte Mathilde. Épouse très fidèle d’Henri, roi de Prusse, remarquable par son humilité et sa patience, elle fut très généreuse pour soulager les pauvres et construire des asiles de vieillards et plusieurs monastères. Dépouillée de ses biens par sa fille, elle se retira au monastère de Quedlinbourg pour achever sa vie dans la prière et la pénitence.
5*. Dans la région de Fulda en Allemagne, l’an 1107, sainte Pauline, religieuse.
6*. À Liège en Belgique, vers 1205, la bienheureuse Ève de Mont-Cornillon, recluse près du couvent de Saint-Martin. Avec sainte Julienne prieure de ce couvent, elle mit tout en œuvre pour que le pape Urbain IV institue la solennité du Corps du Christ.
7*.         À Palerme en Sicile, l’an 1888, le bienheureux Jacques Cusmano, prêtre, qui montra un amour éclatant pour les pauvres et les malades et fonda l’Institut des Missionnaires servants et servantes des pauvres.

Le 15 mars

1.         À Parium dans l’Hellespont, saint Ménigne, foulon, qui souffrit, dit-on, sous l’empereur Dèce, vers 250.
2.         À Rome, en 752, saint Zacharie, pape. En contenant l’assaut des Lombards, en indiquant aux Francs la bonne succession au trône, en soutenant l’action missionnaire de saint Boniface en Germanie et en poursuivant l’entente avec les Grecs, il gouverna l’Église de Dieu avec une extrême vigilance et prudence.
3.         À Cordoue en Andalousie, l’an 859, sainte Léocritie, vierge et martyre. Née dans une famille maure, elle se convertit toute jeune en cachette à la foi du Christ et, arrêtée avec saint Euloge, qu’on accusa de l’avoir séduite et enlevée, elle fut décapitée quatre jours après lui.
4*.         Près de Burgos en Castille, l’an 1086, saint Sisebut, abbé de Cardegna.
5*.         À York en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Guillaume Hart, prêtre et martyr. Ordonné au collège anglais de Rome, il revint en Angleterre et fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait persuadé deux anglicans de revenir à la foi catholique. Il fut ensuite pendu et éventré.
6.         À Paris, en 1660, sainte Louise de Marillac, veuve, qui sans négliger l’éducation de son fils, fonda les Filles de la Charité, sous la direction de saint Vincent de Paul, et forma par son exemple ses compagnes au soin des malades, à l’instruction religieuse des enfants pauvres, mais surtout à la prière et à la confiance dans le Seigneur.
7.         À Vienne en Autriche, l’an 1820, saint Clément-Marie Hofbauer, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, qui travailla de manière admirable à la propagation de la foi dans des contrées lointaines, et à faire revivre l’esprit religieux chez les prêtres. Célèbre par son intelligence comme par ses vertus, il poussa un certain nombre d’hommes distingués dans les sciences et les arts à revenir à l’Église.
8*.         À Przemmysl en Pologne, l’an 1948, le bienheureux Jean-Adambert Balicki, prêtre ; qui accomplit un ministère diversifié envers tout le peuple de Dieu, en apportant un soin particulier à prêcher l’Évangile et à venir en aide aux jeunes filles perdues.
9*.         À Viedma en Argentine, l’an 1951, le bienheureux Artémis Zatti, religieux salésien. Poussé par un zèle missionnaire, il partit pour les détroits de Patagonie et, durant toute sa vie, vint-en aide dans les hôpitaux de cette ville, aux besoins des pauvres, avec beaucoup de grandeur d’âme, de patience et d’humilité.

Le 16 mars

1.         À Aquilée en Vénétie, les saints martyrs Hilaire, évêque, et Tatien.
2.         À Séleucie en Perse au IVe siècle, saint Papas, martyr. Originaire de Lycaonie, pour avoir confessé la foi dans le Christ, il subit divers supplices et fut, dit-on, pendu à un arbre.
3.         À Anazarbe en Cilicie, au IVe siècle, saint Julien, martyr. Sous le préfet Marcien, il fut longtemps torturé ; à la fin on l’enferma dans un sac avec des serpents et on le jeta à la mer.
4*.         En Flandre, vers 680, Sainte Eusébie ou Ysoie, abbesse. Après la mort de son père, saint Adalbald, elle accompagna sa mère, sainte Rictrude, dans la vie monastique à Marchiennes, puis fut élue, à douze ans, pour succéder à sa tante, sainte Gertrude, à la tête du couvent de Hamage.
5.         À l’abbaye de Deutz en Allemagne, l’an 1021, le trépas de saint Héribert, évêque. Chancelier de l’empereur Othon III, élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, sans plus tarder, il se dévoua à son clergé et à son peuple, donnant l’exemple des vertus dont il recommandait la pratique dans sa prédication. Il acheva sa course dans le monastère qu’il avait fondé.
6*.         À Vicence en Vénétie, l’an 1181, le bienheureux Jean de Sordi ou Cacciafronte, évêque et martyr. D’abord abbé de Saint-Laurent à Crémone, il fut exilé à cause de sa fidélité au pape ; élu évêque de Mantoue, puis transféré au siège de Vicence, il fut assassiné par un malheureux qu’il avait excommunié pour défendre la liberté de l’Église.
7*.         À York en Angleterre, l’an 1589, les bienheureux Jean Amias et Robert Dalby, prêtres et martyrs, qui furent condamnés à mort à cause uniquement de leur qualité de prêtres, sous la reine Élisabeth Ière, et allèrent joyeux au gibet où ils devaient être pendus.
8.         Chez les Hurons au Canada, en 1649, la passion de saint Jean de Brébeuf, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui fut envoyé de France dans la mission chez les Hurons et, après bien des travaux apostoliques, fut massacré par quelques païens du lieu et succomba pour le Christ, ayant fait le vœu de ne jamais fuir l’occasion du martyre. Sa mémoire est célébrée avec ses compagnons le 19 octobre.

Le 17 mars

1.         Mémoire de saint Patrice (Patrick), évêque. Né en Grande Bretagne, il fut capturé par des pirates irlandais. Ayant retrouvé sa liberté, il voulut entrer dans le clergé et retourna en Irlande, décidé à consacrer sa vie à l’évangélisation de l’île. Ordonné évêque, il s’employa avec adresse et succès à faire connaître le Christ, en s’adaptant aux conditions sociales et politiques du pays et il organisa solidement l’Église, jusqu’à sa mort à Dunum (Down), en 461.
2.         Commémoraison d’un grand nombre de martyrs à Alexandrie. Au temps de l’empereur Théodose, vers l’an 352, alors que le nombre des chrétiens augmentait, ils furent arrêtés par des adorateurs de Sérapis et, comme ils refusaient avec fermeté d’adorer cette idole, ils furent cruellement massacrés.
3.         À Chalon-sur-Saône, l’an 580, saint Agricole, évêque, qui gouverna cette Église pendant près de cinquante ans et souscrivit à divers conciles.
4.         À Nivelles en Brabant, l’an 659, sainte Gertrude, abbesse. Née dans un lignage illustre, elle reçut de l’évêque saint Amand le voile des vierges et gouverna avec sagesse le monastère que sa mère avait fondé et où elle vivait en moniale. Assidue à la lecture des saintes Écritures, elle se consuma dans l’austérité des veilles et de l’abstinence.
5.         Dans l’île de Chypre, vers 770, saint Paul, moine, qui prit la défense du culte des saintes images et fut, pour cela, jeté dans les flammes.
6.         Près de Bari dans les Pouilles, l’an 1620, le bienheureux Conrad, qui vécut d’abord en ermite en Palestine, puis établit sa demeure dans cette région dans une misérable grotte jusqu’à sa mort.
7.         À Olomuc en Moravie, l’an 1620, saint Jean Sarkander, prêtre et martyr. Curé d’Holesov, il refusa de trahir le secret de la confession et fut, pour cela, soumis au supplice de la roue. Respirant encore, il fut jeté en prison et mourut au bout d’un mois.
8.         Chez les Hurons au Canada, en 1649, la passion de saint Gabriel Lalemant, prêtre de la Compagnie de Jésus. Avec toute la vigueur de son zèle, il répandit la connaissance de Dieu dans ce peuple, et dans sa propre langue, jusqu’au jour où des ennemis, adorateurs d’idoles, le traînèrent aux supplices les plus cruels.
9*.         À Malage en Andalousie, l’an 1905, le bienheureux Jean-Népomucène Zegri y Moreno, prêtre, qui fonda la Congrégation des Sœurs de la Charité de Notre-Dame-de-la-Merci.
**        A Rio de Janeiro au Brésil, en 1873, la bienheureuse Maria Barbara Maix religieuse autrichienne Fondatrice des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie. (béatifiée le 6 novembre 2010 par Benoît XVI)

Le 18 mars

1.         Mémoire de saint Cyrille, évêque de Jérusalem et docteur de l’Église. Il dut souffrir de la part des ariens bien des injures et fut souvent chassé de son siège. Il sut néanmoins exposer admirablement aux fidèles, par ses discours et sa catéchèse, la doctrine orthodoxe, les saintes Écritures et les mystères sacrés. Il mourut en paix, l’an 386.
2.         Commémoraison de saint Alexandre, évêque de Jérusalem et martyr, vers 250. De Cappadoce où il était évêque, il vint à Jérusalem et reçut la charge pastorale de la Ville sainte. Il y fonda une riche bibliothèque et ouvrit une école de théologie. Enfin, à la suite des édits de persécution de Dèce, il fut jeté en prison à Césarée de Palestine. Couronné de cheveux blancs, dans une vénérable vieillesse, il rendit un glorieux témoignage et mourut dans les chaînes.
3.         À Lucques en Toscane, vers 688, saint Frigdien, évêque. Originaire d’Irlande, il se fixa dans cette ville et fut choisi pour gouverner l’Église locale. Il réunit son clergé dans un monastère ; pour le bien du peuple, il détourna le cours de l’Arno, gagnant ainsi un territoire fertile, et il convertit à la foi catholique les Lombards qui s’étaient introduits dans le pays.
4.         À Tours, vers 693, saint Léobard, qui vécut en reclus dans une cellule proche de Marmoutier, avec l’éclat d’une abstinence et d’une humilité admirables.
5.         À Saragosse en Espagne, l’an 651, saint Braulion, évêque. Ami intime de saint Isidore, il lui apporta son concours pour établir dans toute l’Église d’Espagne une discipline uniforme, et joua un grand rôle dans les conciles tenus de son temps, par son éloquence et sa science.
6.         Près de Wareham en Angleterre, l’an 978, la passion de saint Édouard, roi d’Angleterre. Encore adolescent il fut poignardé par un domestique de sa belle-mère, qui l’avait attiré dans un guet-apens.
7.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1086, le trépas de saint Anselme, évêque de Lucques. D’une grande fidélité au siège de Rome dans la querelle des investitures, il remit entre les mains du pape Grégoire VII l’anneau et la crosse qu’il avait reçus à contrecœur de l’empereur Henri IV. Expulsé de son siège par ses chanoines, qui refusaient de vivre en communauté, il fut envoyé par le pape comme légat en Lombardie et lui apporta une aide vigoureuse.
8.         À Cagliari en Sardaigne, l’an 1507, saint Salvator de Horta, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui devint un humble instrument du Christ pour le salut des corps et des âmes.
9*.         À Lancastre en Angleterre, l’’an 1616, les bienheureux martyrs Jean Thules, prêtre, et Roger Wrenno, originaires du même comté, qui, sous le roi Jacques Ier, furent pendus pour leur fidélité à l’Église catholique.
10*.         Au couvent de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l’an 1883, la bienheureuse Marthe (Aimée Le Bouteiller), vierge, des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde, qui, comptant entièrement sur Dieu, occupa pendant quarante ans humblement les tâches de cuisinière et de jardinière.
**.         A Florence, en 1925, la bienheureuse Celestina della Madre di Dio (Maria Anna Donati), elle fonda la Congrégation des Filles pauvres de Saint Joseph de Calasanz. (béatifiée par Benoit XVI le 30 mars 2008)

Le 19 mars

1.         Solennité de saint Joseph, époux de la bienheureuse Vierge Marie. Il fut l’homme juste, issu de la famille de David, qui a servi de père au Fils de Dieu, le Christ Jésus, qui a voulu être appelé fils de Joseph et lui a été soumis comme un fils à son père. L’Église vénère d’une manière toute spéciale le patron que le Seigneur a établi sur toute sa famille.
2.         Commémoraison de saint Jean, abbé de Parrano, au diocèse de Spolète en Ombrie, au VIe siècle. Originaire de Syrie, il fut pendant plus de quarante ans le père d’un grand nombre de serviteurs de Dieu.
3*.         À Pavie en Lombardie, l’an 1244, le bienheureux Isnard de Chiampo, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fonda dans cette ville un couvent de son Ordre.
4*.         À Sienne en Toscane, l’an 1251, le bienheureux André Gallerani, qui visita avec soin et consola les malades et les affligés. Il rassembla aussi les Frères de la Miséricorde, des laïcs sans vœux, qui devaient servir les pauvres et les malades.
5*.         À Camerino dans les Marches, en 1289, le bienheureux Jean Buralli de Parme, prêtre de l’Ordre des Mineurs, que le pape Innocent IV envoya comme légat chez les Grecs, pour rétablir leur communion avec les Latins.
6*.         À Pavie en Lombardie, l’an 1367, la bienheureuse Sibylline Biscossi, vierge, sœur de la Pénitence de Saint Dominique. Privée de la vue à l’âge de douze ans, elle vécut soixante-cinq ans en recluse près de l’église des Prêcheurs, éclairant d’une lumière intérieure des visiteurs de plus en plus nombreux qui avaient recours à elle.
7*.         À Vicence en Vénétie, l’an 1496, le bienheureux Marc de Montegallo, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fut le créateur des “Mont-de-piété”, œuvre destinée à remédier aux misères des pauvres.
8*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Narcisse Turchan, prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs et martyr, qui fut déporté à cause de sa foi quand la Pologne fut soumise au régime nazi, et succomba aux tourments du camp.
9*.         Au camp de concentration de Mauthausen en Autriche, l’an 1945, le bienheureux Marcel Callo, martyr. Jeune ouvrier de Rennes requis en Allemagne, pendant la guerre, au titre du service de travail obligatoire, puis interné, il réconfortait par sa foi ardente, ses codétenus à bout de forces à cause des travaux pénibles, et fut pour cela réduit à la mort.

Le 20 mars

1.         Commémoraison de saint Archippe, compagnon de combat de l’Apôtre saint Paul, qui fait mention de lui dans ses lettres à Philémon et aux Colossiens.
2.         À Antioche de Syrie, les saints martyrs Paul, Cyrille et d’autres.
3*.         À Metz, vers 450, saint Urbice, évêque.
4*.         À Braga au Portugal, vers 679, saint Martin, évêque. Natif de Pannonie, il reçut d’abord le siège de Dume, puis celui de Braga. Grâce à son zèle et à sa prédication, le peuple suève abandonna l’hérésie arienne et embrassa la foi catholique.
5.         Dans l’île de Farne en Northumbrie d’Angleterre, l’an 687, le trépas de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne. Il montra dans son ministère pastoral le même empressement qu’auparavant au monastère et en ermitage. Il sut harmoniser pacifiquement les austérités et la manière de vivre des Celtes avec les coutumes romaines, et termina sa vie dans son ermitage insulaire.
6.         Au monastère de Fontenelle, vers 700, la mise au tombeau de saint Vulfran. Moine élu évêque de Sens, il entreprit, après quelques années, de porter l’annonce de l’Évangile au peuple de la Frise et, revenu au monastère de Fontenelle, il y termina ses jours.
7.         Commémoraison de saint Nicétas, évêque d’Apollonie en Macédoine, qui fut plusieurs fois exilé par l’empereur Léon l’Arménien à cause du culte des saintes images et mourut loin des siens en 733.
8.         Dans la laure de Saint-Sabas en Palestine, l’an 797, la passion de saints moines au nombre de vingt, étouffés par la fumée dans l’église de la Mère de Dieu, lors d’une incursion des Sarrasins.
9*.         À Sienne en Toscane, l’an 1287, le bienheureux Ambroise Sansedoni, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, disciple de saint Albert le Grand, savant en doctrine et en prédication, et néanmoins simple envers tous.
10.         À Prague en Bohème, l’an 1393, saint Jean Népomucène, prêtre et martyr. Pour la défense des droits de l’Église, il reçut des outrages nombreux du roi Wenceslas IV, fut exposé à divers supplices et tortures, et enfin jeté d’un pont dans la Moldava.
11*.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1516, le bienheureux Baptiste Spagnoli, prêtre de l’Ordre des Carmes, qui amena la paix entre des princes et travailla à la réforme de son Ordre, dont il fut nommé général malgré lui, charge qu’il dut accepter par ordre du pape Léon X.
12*.         À Florence en Toscane, l’an 1019, le bienheureux Hippolyte Galantini, fondateur de la Confrérie de la Doctrine chrétienne, qui déploya une excellente activité pour enseigner les rudiments de la religion aux enfants et aux simples.
13*.         À Ernée dans le Maine, en 1794, la bienheureuse Jeanne Véron, vierge. Avec la bienheureuse Françoise Tréhet, elle faisait la classe et soignait les malades, lorsque, sous la Révolution française, elle fut accusée d’avoir refusé les serments prescrits et d’avoir caché des prêtres. Malade, elle fut portée en fauteuil jusqu’à la guillotine.
14*.         À Tarragone en Espagne, l’an 1872, le bienheureux François de Jésus-Marie-Joseph (François Palau y Quer), prêtre de l’Ordre des Carmes déchaux, qui fonda deux instituts de sœurs carmélites missionnaires, endura dans son ministère de graves persécutions, fut relégué, à la suite d’accusations fausses, dans l’île d’Ibiza, et mourut abandonné de tous.
15.         À Bilbao au Pays basque espagnol, en 1912, sainte Marie du Cœur de Jésus (Marie-Josèphe de Sancho de Guerra), vierge, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Jésus, auxquelles elle inculqua surtout la charité pour soigner les malades et les pauvres.
16*.         À Lwow en Ukraine, l’an 1923, le saint Joseph Bilczewski, évêque chargé des Latins, qui travailla avec un grand soin à la formation morale et spirituelle du clergé et du peuple et, pendant la Première Guerre mondiale, vint en aide de toutes les manières aux besoins des pauvres et des indigents.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 6 AU 10 MARS

Le 6 mars

1.         À Tortone en Ligurie, saint Marcien, vénéré comme évêque et martyr des premiers siècles.
2.         À Nicomédie en Bithynie, saint Victorin, martyr.
3.    À Trèves en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Quiriaque, prêtre.
4.   Commémoraison de saint Évagre, qui fut élu évêque de Constantinople par les orthodoxes, envoyé en exil par l’empereur arien Valens et s’en alla vers le Seigneur, en confesseur de la foi, en 378.
5.         À Tolède en Espagne, l’an 690, saint Julien, évêque, qui réunit trois conciles dans cette ville et exposa dans ses écrits la doctrine orthodoxe, faisant preuve de justice, de charité et de zèle des âmes.
6*.         À Säckingen sur le lac de Constance, en Suisse, vers le VIIe siècle, saint Fridolin, abbé. Venu, dit-on, d’Irlande, il séjourna d’abord à Poitiers près du tombeau de saint Hilaire, puis pérégrina à travers la Gaule, et aboutit à Säckingen, où il fonda un monastère double en l’honneur de saint Hilaire.
7*.         À Metz, en 766, saint Chrodegand, évêque, qui rédigea une règle de vie, pour les prêtres de son diocèse qu’il réunit en chapitres de chanoines, pour qu’ils vivent dans la vertu à l’intérieur du cloître ; il promut aussi merveilleusement le chant d’Église.
8.         En Syrie, l’an 848, la passion de quarante-deux saints martyrs qui furent saisis par les Sarrasins à Amorium de Phrygie, conduits jusqu’à l’Euphrate et, puisqu’ils refusaient de renier la foi chrétienne, égorgés par l’épée.
9*.         À Barcelone en Catalogne, l’an 1137, saint Ollégaire, évêque, qui reçut en outre l’Église de Tarragone, quand ce siège très ancien fut libéré du joug des Maures.
10*.         À Viterbe dans le Latium, en 1253, la bienheureuse Rose, vierge, du Tiers-Ordre de Saint-François, qui s’adonna aux œuvres de charité et, à l’âge de dix-huit ans, termina dans la maison de son père une brève existence.
11.         À Gand en Flandre, l’an 1449, sainte Colette Boylet, vierge, qui mena pendant trois ans une vie très austère, recluse dans une maisonnette attenant à l’église de Corbie, puis, admise à la profession de la Règle de sainte Claire, elle réforma un grand nombre de monastères de Clarisses selon la manière de vivre primitive, en y introduisant surtout l’esprit de pauvreté et de pénitence.

Le 7 mars

1.         Mémoire des saintes martyres Perpétue et Félicité. En 203, sous l’empereur Septime Sévère, elles furent arrêtées à Carthage avec de jeunes catéchumènes. Perpétue était l’une d’elles, matrone d’environ vingt-deux ans, mère d’un enfant à la mamelle ; Félicité était une esclave ; comme elle était enceinte, elle devait, d’après les lois, attendre d’avoir enfanté ; elle gémissait dans les douleurs à l’heure de l’enfantement, mais se réjouissait d’être exposée aux bêtes. Elles s’avancèrent de la prison à l’amphithéâtre, le visage radieux, comme pour le ciel.
2.         Avec elles souffrirent les saints Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin. Ce dernier mourut en prison ; les autres, tourmentés par diverses bêtes féroces, s’embrassèrent pour sceller leur martyre par le baiser de paix, et en silence reçurent le coup mortel.
3.         À Césarée de Palestine, en 309, la passion de saint Eubule, déchiré par les lions deux jours après son compagnon saint Adrien, et achevé par l’épée ; il fut le dernier de cette ville à recevoir la couronne du martyre durant la persécution de Dioclétien.
4.         En Chersonèse, au IVe siècle, les saints Basile, Eugène, Agathodore, Elpide, Éthère, Capiton et Éphrem, évêques et martyrs.
5.         En Thébaïde, au IVe siècle, saint Paul, surnommé le Simple, disciple de saint Antoine.
6.         À Brescia en Vénétie, au Ve siècle, saint Gaudiosus, évêque.
7*.         Au monastère d’Aniane en Septimanie, l’an 843, saint Ardon (Smaragde), prêtre, qui fut le compagnon de saint Benoît d’Aniane dans la vie cénobitique.
8.         À Pruse en Bithynie, l’an 850, saint Paul, évêque, qui, pour la défense des saintes images, fut envoyé en exil, où il mourut.
9. Au monastère cistercien de Fossanova dans le Latium, en 1274, le trépas de saint Thomas d’Aquin, dont la mémoire est célébrée le 28 janvier.
10*.         À Londres, en 1544, les bienheureux martyrs Jean Larke et Jean Ireland, prêtres, et Germain Gardiner. Pour avoir refusé de reconnaître au roi Henri VIII le titre de chef suprême de l’Église d’Angleterre, ils furent convaincus de trahison et pendus au gibet de Tyburn.
11.         À Florence en Toscane, l’an 1770, sainte Thérèse-Marguerite Redi, vierge, qui entra dans l’Ordre des Carmélites déchaussées et marcha sur la voie ardue de la perfection, ravie par une mort prématurée.
12.         À Séoul en Corée, en 1866, saint Jean-Baptiste Nam Chong-sam, martyr. Père de famille et camérier du roi, il fut décapité pour la foi au Christ.
13.         À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Siméon Berneux, évêque, Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu et Pierre-Henri Dorie, prêtres, de la Société des Missions étrangères de Paris. Soumis à des interrogatoires et à la torture, ils répondirent hardiment à leurs persécuteurs qu’ils étaient venus en Corée pour sauver les âmes au nom du Christ, et ils furent décapités.
14*.         Au camp de travaux forcés de Vladka (maintenant Kirov) en Sibérie, l’an 1935, le bienheureux Léonide Féodorov, prêtre et martyr. Né dans une famille orthodoxe, il fut reçu à Rome dans la pleine communion catholique et, devenu moine studite, puis exarque de la communauté catholique, il succomba après douze ans de détention pour sa fidélité au Christ et à l’unité de l’Église.
**.        A Cuba, en 1889, le bienheureux José Olallo Valdés prêtre de l’ordre de St Jean de Dieu. (Béatifié par Benoit XVI le 29 novembre 2008).

Le 8 mars

1.         Mémoire de saint Jean de Dieu, religieux. Né au Portugal, après une vie pleine d’aventures et de périls, où il fut tour à tour en Espagne berger, régisseur, soldat, pèlerin et marchand d’images, mais avec le désir d’une vie meilleure, il construisit à Grenade un hôpital où il servit et soigna avec une constante charité les pauvres et les malades, et s’adjoignit des compagnons qui constituèrent plus tard l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu. Il s’en alla vers le repos éternel en 1550.
2.         Commémoraison de saint Ponce, qui au IIIe siècle fut diacre de saint Cyprien à Carthage, l’accompagna dans son exil jusqu’à sa mort et laissa un excellent ouvrage sur la vie et la passion de son évêque.
3.         À Antinoé en Égypte, l’an 287, les saints Apollonius et Philémon, martyrs.
4*.         À Côme en Ligurie, vers 420, saint Provin, évêque. Fidèle disciple de saint Ambroise, il préserva son Église de l’hérésie arienne.
5*.         Dans l’île de Carthaig en Irlande, au VIe siècle, saint Senan, abbé.
6.         À Dumnoc (aujourd’hui Dunwich) en Angleterre, vers 646, saint Félix, évêque. Originaire de Bourgogne, il vint en Angleterre évangéliser les Angles orientaux. Ordonné évêque, il fixa son siège à Dumnoc et fonda des églises, des monastères et des écoles, avec l’appui du roi Sigebert.
7.         À Nicomédie en Bithynie, vers 840, saint Théophilacte, évêque, qui fut exilé à cause du culte des saintes images et mourut à Strobile, en Carie.
8*.         Au pays des Morins, en 871, saint Humfroy, évêque de Thérouanne. Quand sa ville fut détruite par les Normands, il devint un soutien et une consolation pour son troupeau.
9*.         À Pavie en Lombardie, l’an 874, saint Litfred, évêque.
10*.         À Tayne en Écosse, vers 1065, la mise au tombeau de saint Duthac, évêque de Ross.
11*.         En Navarre, vers 1095, saint Vérémond, abbé d’Hyracha. Moine depuis l’enfance, il stimula ses moines par son exemple, ses jeûnes et ses veilles, au zèle de la perfection.
12*.         À Obazine, dans le Limousin, en 1159, saint Étienne, premier abbé de ce lieu. En quête de Dieu, il hésita entre la vie d’ermite, de chanoine et de moine, et finalement il s’agrégea à l’Ordre cistercien avec les trois monastères qu’il avait fondés.
13*.         Au monastère de Jedrzejow en Pologne, l’an 1223, le trépas du bienheureux Vincent Kadlubek, évêque de Cracovie, qui s’était démis de son siège pour mener la vie monastique.
14*.         À Getafe près de Madrid, en 1925, le bienheureux Faustin Miguez, prêtre des Clercs réguliers des écoles religieuses, qui se donna tout entier à sa charge d’enseignant, avec une activité pastorale qui lui valut d’être reconnu comme maître et expert, et il fonda la Congrégation des Filles de Calasanz.

Le 9 mars

1.         Mémoire de sainte Françoise Romaine, religieuse. Mariée toute jeune, elle vécut quarante ans dans le mariage, épouse et mère de famille parfaite, admirable de piété, d’humilité et de patience. En période de calamités, elle distribua ses biens aux pauvres, soigna les malades et, après la mort de son mari, elle se retira parmi les oblates qu’elle avait rassemblées sous la Règle de saint Benoît, et mourut en 1440.
2.         Près de Sébaste en Arménie, l’an 320, la passion des saints quarante soldats cappadociens. Au temps de l’empereur Licinius, frères non par le sang, mais par la foi, ils déclarèrent avec force qu’ils étaient chrétiens et, sur l’ordre du préfet Agricola, après avoir été enchaînés et avoir subi des tourments atroces, ils furent exposés nus au grand air, toute une nuit, durant un hiver très rigoureux, sur un étang glacé. Leurs corps, contractés par le froid, se disloquaient, et enfin ils eurent les jambes rompues pour achever leur martyre.
3.         À Barcelone en Catalogne, vers 390, saint Pacien, évêque. Exposant la foi, il déclarait : “Mon nom est : chrétien, et mon surnom : catholique”.
4*.         À Armentum en Lucanie, l’an 993, saint Vital, ermite.
5.         Dans la Moravie orientale, en 1009, saint Bruno, évêque de Querfurt et martyr. Alors qu’il accompagnait en Italie l’empereur Othon III, il fut remué par l’autorité de saint Romuald, il se livra à sa règle de vie en recevant le nom de Boniface, puis il retourna en Allemagne, ordonné évêque des païens par le pape Jean X et, dans une de ses courses missionnaires, il fut massacré par des idolâtres avec dix-huit compagnons.
6.         À Bologne en Émilie, l’an 1469, sainte Catherine, abbesse de l’Ordre de sainte Claire, qui dirigea les vierges consacrées, brillante dans les arts libéraux, plus célèbre encore par ses vertus mystiques et sa carrière de pénitence et d’humilité.
7.         À Mondonio dans le Piémont, en 1857, saint Dominique Savio. D’un caractère doux et joyeux depuis son enfance, il parcourut à grands pas, sous la direction de saint Jean Bosco, le chemin de la perfection, qu’il acheva à l’âge de quinze ans.
8.         À Nei-Ko-Ri en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Pierre Ch’ œ Hyong et Jean-Baptiste Chon Chang-un. Pères de famille, ils administraient le baptême et éditaient des livres chrétiens, ce qui leur valut d’être soumis à la torture. Ils demeurèrent tellement fermes dans la foi qu’ils provoquèrent l’admiration de leurs persécuteurs eux-mêmes.

Le 10 mars

1.         À Apamée sur le Méandre en Phrygie, après l’an 171, les saints martyrs Caïus et Alexandre, qui reçurent la glorieuse couronne du martyre durant la persécution de Marc Antonin et de Lucius Verus.
2.         Commémoraison de saint Victor, martyr en Afrique, pour la fête duquel saint Augustin fit un sermon au peuple.
3.         Commémoraison de saint Macaire, évêque de Jérusalem, vers 325. À son instigation, les lieux saints furent purifiés et ornés de saintes basiliques par Constantin le Grand et sa mère, sainte Hélène.
4.         À Rome, près de saint Pierre, en 483, saint Simplice, pape. Alors que les barbares dévastaient l’Italie et Rome, il consola les affligés, favorisa l’unité de l’Église et raffermit la foi.
5.         À Paris, vers 580, saint Droctovée, abbé, qui fut mis à la tête de la communauté de moines établie dans cette ville par son maître, saint Germain d’Auxerre.
6.         Au monastère de Bobbio en Ligurie, l’an 628, saint Attale, abbé. Partisan de la vie cénobitique, il alla d’abord au monastère de Lérins, puis se mit à Luxeuil sous la direction de saint Colomban, qu’il suivit à Bobbio et à qui il succéda.
7.         À Glasgow en Écosse, l’an 1615, saint Jean Ogilvie, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après plusieurs années passées en exil dans divers royaumes d’Europe à l’étude de la théologie, une fois ordonné prêtre à Paris, il revint clandestinement dans sa patrie, où il accomplit avec le plus grand soin le ministère pastoral auprès de ses concitoyens jusqu’à ce que, sous le roi Jacques Ier, il fût jeté en prison, torturé, condamné à mort pour haute trahison et conduit au gibet pour y recevoir la palme du martyre.
8*.         À Paris, en 1898, la sainte Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles. (canonisée le 3 juin 2007 par Benoît XVI)
9*.         Près de la ville de Cortazar au Mexique, en 1928, le bienheureux Élie du Secours (Matthieu Nieves del Castello), prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin et martyr. Quand sévit la persécution contre l’Église, il fut arrêté alors qu’il exerçait son ministère, caché dans une grotte, et fusillé après avoir béni le peloton d’exécution et distribué aux soldats ses effets personnels.
**        En Gironde, en 1869, le bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain fondateur des sœurs Dominicaines de Béthanie. (béatifié le 3 juin 2012 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org