Profession de foi de Saint Pierre et la transfiguration.
« A partir de ce moment, (Mt 16, 21) » Parce que la foi en Jésus Christ Fils de Dieu est le fondement pour comprendre que le Fils de Dieu est Sauveur et lui est Sauveur par sa passion, par sa mort et par sa résurrection.
De la transfiguration, mystère dont nous parlerons le dimanche prochain, simplement nous allons dire que voir le visage transfiguré, les effets de la présence de la divinité dans le corps du Christ, aide à comprendre en même temps le visage douloureux du Christ.
Première annonce de la passion et de la résurrection :
Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
C’est une annonce claire, simple et concrète. Les apôtres la comprennent parfaitement.
La croix a été déjà prophétisée dans l’ancien testament (par exemple le prophète Isaïe dans le cantique du serviteur souffrant) La croix a touché la vie du Seigneur depuis sa naissance. La croix a été prêchée par Jésus Christ et finalement, Il a vécu la croix.
Pierre comprend le mystère pascal que Jésus prophétise mais il le rejette, il le repousse, il ne veut pas l’accepter. « Pierre, se mit à lui faire de vifs reproches » :
Pierre avait répondu : “Tu es le Christ”, c’est-à-dire le Messie. Même cela Pierre n’avait pas encore compris le contenu profond de la mission messianique de Jésus, le nouveau sens de cette parole: “Messie ” , l’ union qu’il y a entre la divinité de Jésus Christ, c’est à dire la passion, sa mort, sa résurrection et le salut de tous les hommes. Devant l’annonce de la passion, il se scandalise et proteste en suscitant la vive réaction de Jésus (cf. Mc 8, 32-33).

Nous-mêmes souvent nous ne voyons pas la relation en notre vie entre la vie éternelle et la mort, la souffrance, et la gloire du ciel, le mépris et la sainteté. Pour arriver à l’éternité nous devons passer par la mort.
Pierre ne regarde pas la prophétie de la résurrection et il ne reçoit que l’annonce de la mort. Par opposition à la Croix, il ne peut pas comprendre le mot “résurrection”
Jésus lui dit donc : « Passe derrière moi! (suis-moi) tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Ensuite, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. »
A partir de ce moment, (v. 21), une fois que nous avons étendu dire que Jésus est le Fils de Dieu, qu’il est venu pour souffrir et pour donner sa vie pour tous, Il nous adresse cet appel : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
La Croix. La passion. La volonté de Dieu.
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. Le salut éternel passe par la mort, par la croix.
La volonté de Dieu nous demande des sacrifices, des épreuves… et si Dieu nous envoie cela est pour notre bien. Dieu a plus de sagesse que nous. Ses chemins sont plus parfaits que le nôtre. Is 55, 8-9 : Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.
Dieu est plus sage que nous et Dieu nous aime. Pour ça il faut toujours aimer et accomplir sa volonté.
La présence d’un ami et capitaine
Le chemin de la croix est un chemin que nous faisons avec le Christ. C’est lui le premier qui a pris ce chemin. C’est lui qui nous donne l’exemple. On chemine «avec la présence d’un ami et capitaine aussi bon que Jésus, qui s’est mis à l’avant-garde de la souffrance… Il nous aide et nous encourage… Il est un vrai ami» (Ste Thérèse d’Avila).
La grâce, la force pour porter la Croix.
Le Seigneur nous demande une chose, et nous donne la grâce pour l’accomplir.
Quand le Seigneur engage l’homme qui veut Le suivre à renoncer à soi-même, on peut trouver son commandement difficile et dur à entendre. Mais si celui qui commande nous aide à l’accomplir, son commandement n’est ni difficile ni pénible… Et cette autre parole sortie de la bouche du Seigneur est également vraie : « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger » (Mt 11,30).
Souvenons-nous les paroles de Saint Paul (1 cor 10, 13) : Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.
P. Andrés Nowakowski V. E.
Monastère « Bx. Charles de Foucauld »
Lire aussi cet autre commentaire du même évangile (Mt 16, 21-27)






