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Deuxième jour de la Neuvaine – 17 DÉCEMBRE.

Méditation

C’est un grand jour, mes frères, que le jour de la naissance de Notre-Seigneur, mais il est plus court que les autres et me force de vous parler moins longuement. Ne vous étonnez pas que j’abrège mes paroles quand Dieu le Père a lui-même diminué son Verbe. Voulez-vous savoir combien était grand celui qu’il a fait petit ? écoutez comment ce Verbe parle de lui-même “Je remplis le ciel et la terre” (Jérémie XXIII, 24). Or, aujourd’hui il s’est fait chair, et on l’a déposé dans une étroite étable. « Vous êtes Dieu, lui dit le Prophète, vous l’êtes dès le commencement des siècles, et vous le serez jusqu’à la fin (Ps. LXXXIX, 29), » et voilà qu’il est devenu un enfant d’un jour.

Dans quel but, mes frères, pourquoi s’est-il anéanti, s’est-il humilié, s’est-il rapetissé de la sorte, lui le Seigneur de toute majesté, sinon pour que vous fissiez de même ? Il commence dès maintenant à prêcher d’exemple ce qu’il doit plus tard enseigner de bouche, et à dire : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur (Matt. XI, 29). » En sorte que celui qui a dit que « Jésus a commencé par agir avant d’enseigner (Act. X, 1),» se trouve n’avoir rien dit que de vrai. Je vous en prie donc de toutes mes forces, mes frères, ne permettez pas qu’un si précieux modèle se soit en vain placé sous vos yeux, façonnez-vous sur lui, et renouvelez-vous au fond même de votre âme (Eph. IV, 23).

Livrez-vous à l’étude de l’humilité, qui est le fondement et la gardienne de toutes les vertus ; marchez sur ses pas, elle seule peut sauver vos âmes. D’ailleurs, est-il rien de plus indigne, rien de plus détestable et qui mérite de plus grands châtiments que d’entreprendre de s’élever sur la terre, quand on voit le Dieu même du ciel devenu tout petit Enfant ? il est d’une intolérable impudence, pour un misérable ver de terre, de s’enfler et de se grandir quand la majesté de Dieu même se réduit à néant.

Voilà donc pourquoi, il s’est anéanti en prenant la forme de l’esclave, lui qui était par sa forme égal à Dieu le Père ; mais s’il s’est anéanti, c’est comme puissance et comme majesté, non point en tant que bon et miséricordieux. En effet, que dit l’Apôtre ? « La bonté et l’humanité de Dieu, notre Sauveur, a paru dans le monde (Tite III, 4). » 

Saint Bernard. Sermon pour le jour de Noël.

PRIÈRE POUR TOUS LES JOURS DE LA NEUVAINE

Ô Enfant, Toi qui as voulu avoir pour berceau une mangeoire; ô Créateur de l’univers, Toi qui t’es dépouillé de ta gloire divine; ô notre Rédempteur, Toi qui as offert en sacrifice ton corps sans défense pour le salut de l’humanité !

Que la splendeur de ta naissance illumine la nuit du monde. Que la puissance de ton message d’amour détruise les assauts orgueilleux du malin. Puisse le don de ta vie nous faire comprendre toujours davantage le prix de la vie de chaque être humain.

Trop de sang coule encore sur la terre ! Trop de violence et de conflits troublent les relations sereines entre les nations !

Tu viens nous apporter la paix. Tu es notre paix ! Toi seul peux faire de nous « un peuple purifié » qui t’appartienne pour toujours, un peuple « ardent à faire le bien » (Tt 2,14).

Un enfant nous est né, un Fils nous est donné ! Quel mystère insondable recouvre l’humilité de cet Enfant ! Nous voudrions presque le toucher; nous voudrions l’embrasser.

Toi, Marie, qui veilles sur ton Fils tout-puissant, donne-nous tes yeux pour le contempler avec foi; donne-nous ton cœur pour l’adorer avec amour. Dans sa simplicité, l’Enfant de Bethléem nous enseigne à redécouvrir le sens véritable de notre existence; il nous apprend à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux«  (Tt 2,12).

Ô Sainte Nuit, tant attendue, toi qui as uni Dieu et l’homme pour toujours ! Tu rallumes en nous l’espérance. Tu nous remplis d’étonnement émerveillé. Tu nous assures le triomphe de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort.

C’est pourquoi nous demeurons dans l’émerveillement et nous prions.

Dans le silence lumineux de ton Noël, Toi, l’Emmanuel, tu continues à nous parler. Et nous, nous sommes prêts à t’écouter. Amen !

(Prière composée par saint Jean Paul II)

Premier jour de la Neuvaine – 16 décembre.

Méditation

C’est aujourd’hui que revient et que brille parmi nous la solennité anniversaire de la naissance de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ; aujourd’hui que la Vérité s’est élevée de terre et que le jour issu du jour a paru pour être notre jour: réjouissons-nous donc et tressaillons d’allégresse. Eh! que ne devons-nous point aux abaissements de cette incomparable Majesté? La foi des chrétiens le connaît et le cœur des impies n’y comprend rien. C’est que Dieu a caché ces merveilles aux sages et aux prudents et les a dévoilées aux petits. 

Que les humbles donc s’attachent à ces abaissements d’un Dieu, et appuyée sur ce puissant secours, leur faiblesse pourra s’élever jusqu’à sa hauteur.

Célébrons donc cette naissance du Seigneur avec tout l’empressement et la solennité qui conviennent. Hommes et femmes, tressaillez de joie, car le Christ s’est fait homme en naissant d’une femme et en honorant ainsi les deux sexes. Que tous les hommes s’attachent au second homme, puisque tous ont été condamnés avec le premier. Une femme nous avait inoculé la mort; une femme a pour nous enfanté la vie. Pour purifier la chair de péché, elle a donné naissance à une chair semblable seulement à la chair de péché. Ne condamnez donc pas la chair, détruisez seulement le péché pour faire vivre la nature. Pour rendre en lui une vie nouvelle au pécheur, un homme ne vient-il pas de naître sans péché?

Réjouissez-vous, vierges saintes : une Vierge a enfanté pour vous l’Epoux auquel vous pourrez vous attacher sans contracter aucune souillure. Réjouissez-vous, justes : voici la naissance de Celui qui fait les justes. Réjouissez-vous, infirmes et malades : voici la naissance du Sauveur. Réjouissez-vous, captifs ; voici la naissance du Rédempteur. Réjouissez-vous, serviteurs : voici la naissance de votre Seigneur. Réjouissez-vous, hommes libres : voici naître Celui qui donne la liberté. Réjouissez-vous, chrétiens : voici la naissance du Christ.

Saint Augustin, Sermon 184.

PRIÈRE POUR TOUS LES JOURS DE LA NEUVAINE

Ô Enfant, Toi qui as voulu avoir pour berceau une mangeoire; ô Créateur de l’univers, Toi qui t’es dépouillé de ta gloire divine; ô notre Rédempteur, Toi qui as offert en sacrifice ton corps sans défense pour le salut de l’humanité !

Que la splendeur de ta naissance illumine la nuit du monde. Que la puissance de ton message d’amour détruise les assauts orgueilleux du malin. Puisse le don de ta vie nous faire comprendre toujours davantage le prix de la vie de chaque être humain.

Trop de sang coule encore sur la terre ! Trop de violence et de conflits troublent les relations sereines entre les nations !

Tu viens nous apporter la paix. Tu es notre paix ! Toi seul peux faire de nous « un peuple purifié » qui t’appartienne pour toujours, un peuple « ardent à faire le bien » (Tt 2,14).

Un enfant nous est né, un Fils nous est donné ! Quel mystère insondable recouvre l’humilité de cet Enfant ! Nous voudrions presque le toucher; nous voudrions l’embrasser.

Toi, Marie, qui veilles sur ton Fils tout-puissant, donne-nous tes yeux pour le contempler avec foi; donne-nous ton cœur pour l’adorer avec amour. Dans sa simplicité, l’Enfant de Bethléem nous enseigne à redécouvrir le sens véritable de notre existence; il nous apprend à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux«  (Tt 2,12).

Ô Sainte Nuit, tant attendue, toi qui as uni Dieu et l’homme pour toujours ! Tu rallumes en nous l’espérance. Tu nous remplis d’étonnement émerveillé. Tu nous assures le triomphe de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort.

C’est pourquoi nous demeurons dans l’émerveillement et nous prions.

Dans le silence lumineux de ton Noël, Toi, l’Emmanuel, tu continues à nous parler. Et nous, nous sommes prêts à t’écouter. Amen !

(Prière composée par saint Jean Paul II)