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Parce que Dieu veut ainsi honorer Marie!

Lire l’évangile du dimanche II, année C ( Jn. 2, 1-11)

Nous retrouvons ce dimanche l’évangile de saint Jean, avec le premier miracle de Notre Seigneur aux noces de Cana. Au seuil de sa vie publique, Jésus opère son premier signe – à la demande de sa Mère – lors d’une fête de mariage (cf. Jn 2, 1-11). L’Église accorde une grande importance à la présence de Jésus aux noces de Cana. Elle y voit la confirmation de la bonté du mariage et l’annonce que désormais le mariage sera un signe efficace de la présence du Christ, nous dit Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1613).

Cana se trouve à 7 km de Nazareth, la patrie de la Vierge et de Jésus ; c’est un village voisin. Il est probable que les nouveaux mariés appartenaient à la famille de Marie. Le texte nous suggère aussi que la Vierge est la première à être invitée, « elle était là », et que Jésus est invité plutôt parce qu’Il est le Fils de Marie. A la fête s’ajouteront les premiers apôtres, eux ils avaient peut-être envie de participer à un événement où l’on mangeait et buvait très bien, mais Dieu cherchait pourtant avec leur présence une chose beaucoup plus sublime, une nouvelle manifestation de la Gloire de son Fils. Il devait se montrer Dieu en faisant ce miracle, le premier de sa vie selon Jean : « et ses disciples crurent en lui »

En effet, le texte liturgique a remplacé un détail ; tout au début ce du récit du miracle saint Jean écrit une circonstance temporelle, « trois jours après ». Après quoi ? Certains voient un ordre dans  les événements qu’il raconte, mais il est vrai que cet évangéliste est appelé le « théologien », car son évangile est celui de plus de hauteur, chaque phrase cache pour ainsi dire un sens plus sublime, plus spirituel. Les experts dans la bible disent que Jean est train de comparer ce moment avec la Théophanie à Moïse, comme nous le raconte l’Exode : « trois jours après la montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu (Ex 19,16-18) ». Mais cette fois ci, la présence de Dieu ne fait pas peur comme l’autre fois, elle est maintenant la cause de la joie.

Ces trois jours nous rappellent aussi un autre moment, les jours de la Pâque, où Jésus montrera encore sa Gloire, et là seront les noces de l’Agneau. Juste après ce miracle, saint Jean dit aussi que la Pâque des juifs était proche, c’est la première Pâque de Jésus avec ses apôtres, la troisième de sa vie publique sera celle de sa Mort et de sa Résurrection.

Un deuxième aspect à considérer, c’est la présence de ces six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs. La purification était un geste d’espérance. L’homme voulait par ses forces être pur devant Dieu. Mais ces rites de l’Ancien Testament n’ont jamais été suffisants, sans l’aide de Dieu l’homme n’est jamais pur.  L’eau devient vin maintenant ;  « le don de Dieu, qui se donne lui-même, vient en aide à l’homme et crée la fête », dit le pape Benoît dans son commentaire. Une fête de la joie, une fête que seulement Dieu peut instituer. Ce miracle montre le passage de l’Ancienne Loi à la Nouvelle, la Loi de la Grâce, la Nouvelle Alliance scellée par le Sang du Christ ; lors de la dernière Cène, le vin se convertira en son Sang. Un autre aspect qui montre l’abondance de la grâce c’est la quantité de vin, 600 litres en total, et les jarres avaient été remplies à ras bord. Le prophète Isaïe parlait de l’abondance des banquets pour tous les peuples, c’est évidement l’image de la vie éternelle (Is. 25,6)

Mais le centre de ce miracle c’est le dialogue entre Jésus et Marie. Qui est à la fois difficile à comprendre, mais aussi profond, comme sont aussi profondes les paroles de Marie et la façon d’agir.

Il semble que Marie ait fait partie non seulement des invités mais aussi qu’elle avait part à la préparation et au déroulement de la fête.  Elle s’aperçoit en effet, ce que le maître de repas ignorait, qu’il manquait du vin, car il se montre ensuite surpris  de ce bon vin qu’ il pensait avoir laissé « oublié » pour le dernier moment. On voit encore une fois, que Marie a une place dans cette famille parce que ses paroles envers les serviteurs sont plutôt un ordre, Marie commande et elle est obéie.

Mais l’évangile nous révèle dans cette scène comment Marie connaissait Jésus, elle ne lui demande pas ce qu’Il doit faire, elle suggère, elle annonce le problème : « Ils n’ont pas de vin », en attendant une solution.

Alors, la réponse de Jésus peut nous faire douter et la considérer un peu « dure ». Il nous faut une explication, nous suivrons ici différents commentateurs.

D’abord, Jésus s’adresse à sa mère avec le nom de « Femme ». Au  temps de Jésus, utiliser ce nom pour une dame n’est pas péjoratif. Femme était un titre comme dire « Madame ». Mais surtout ce titre nous renvoie à la Passion, sur la croix Jésus s’adressera aussi à sa Mère avec le nom de Femme. Sur la croix c’est la nouvelle création, Marie aura un rôle nouveau, elle sera la nouvelle Eve, la femme par excellence qui dans sa virginité, enfantera les enfants pour la vie éternelle. Elle sera proclamée Mère spirituelle des tous les enfants nés de la nouvelle Alliance instaurée par son Fils sur la Croix. 

« Femme, que me veux-tu ? » On dirait que Jésus est encore dur avec sa Mère, mais les traductions trahissent parfois, faute de ne pas trouver les mots exacts. Plusieurs exégètes préfèrent traduire cette phrase comme ce qu’elle voulait vraiment signifier à ce moment : Femme, qu’elle est notre place dans tout cela ? Qu’est-ce que nous devons vraiment faire ici ? Et cela désigne plutôt la valeur que Dieu veut donner à ce moment, une question qui n’est pas une ignorance, mais une constatation. On peut dire que cela est démontré par l’attitude de Marie, qui simplement s’adressera après cette réponse aux serviteurs pour indiquer ce qu’il faudra faire. 

Mais, il y a encore une autre phrase : « Mon heure n’est pas encore venue ». A quelle heure se réfère le Seigneur ? C’est l’heure de sa Passion. Saint  Jean le répète à plusieurs reprises dans son évangile. Alors c’est comme si le Seigneur demandait à Marie, c’est maintenant que je dois commencer mon chemin vers cette heure sublime ? Les saints de l’Eglise disent que Marie a avancé l’heure de la Passion, l’a anticipée par ce miracle qu’elle demande à son Fils.

De là, nous pouvons conclure avec toute la théologie catholique qu’elle a une place éminente et très importante dans le plan de notre salut. Elle est la toute-puissance suppliante, comme l’assure la tradition de notre foi.

Mais si l’Esprit Saint en saint Jean a caché encore beaucoup de grandes révélations dans ce passage, comment ne pas considérer aussi l’importance de la phrase de Marie : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » ? Evidement cela implique les actions référées à ce miracle en concret mais ces paroles vont encore très loin. Marie, la mère de tous les disciples de son Fils, la nouvelle Eve qui veut enfanter les enfants pour le Ciel, sait qu’ils doivent accomplir ce que son Fils a dit dans l’évangile. Ce sont les dernières paroles qu’on entendra de la bouche de Marie dans les évangiles. On la verra après à la suite de son Fils et au pied de la Croix, là sa seule présence parlera beaucoup plus. Les paroles prononcées maintenant restent pourtant comme son testament : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » et on ne se trompera pas !

Marie, qui a été comblée de grâce, bénie entre toutes les femmes, celle que toutes les générations proclameront bienheureuse, nous dit de faire la volonté de son Fils, de vivre l’évangile. Elle l’a fait la première : « qu’il me soit fait selon ta Parole », elle se dit dans le Magnificat la Servante, plutôt l’Esclave du Seigneur parce que sa vie appartenait totalement à Dieu.

Alors, la doctrine Catholique nous enseigne que l’unique Médiateur de la Nouvelle Alliance c’est Notre Seigneur Jésus. C’est par lui que descend la grâce de Dieu et par Lui qu’on rentre au Ciel. Unique porte d’entrée, unique chemin. Mais cela ne veut pas dire que, dans son plan de salut pour les hommes, le Christ a voulu associer à Lui, les prières des justes (dans ce monde et dans le Ciel), les pénitences que nous faisons les uns pour les autres et en particulier les prières de Marie. Marie n’est pas l’auteur de la Grâce qui sauve, c’est Jésus l’unique auteur. Mais elle en est la plus grande parmi tous ces intercesseurs, elle est la Médiatrice unie au Médiateur de la Grâce.

Saint Paul recommande de prier les uns pour les autres : « soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles » (Eph. 6,18), et saint Jaques nous apprend que « la supplication du juste agit avec beaucoup de force » (5,16), pourrons donc nous nier et mépriser la médiation de Marie ? qui est plus juste et plus pur que Marie ? Seul son Fils qui est Dieu. Sa prière a donc beaucoup de force pour nous. C’est son Fils Jésus qui a voulu qu’elle intercède pour nous, elle aussi devant le trône de Dieu, en Marie nous trouvons une Mère qui écoute et qui nous aide : 

 “On demande beaucoup de choses à Dieu, disait saint Alphonse de Liguori, et on ne les obtient pas; on les demande à Marie, et on les obtient; non que Marie soit plus puissante, mais parce que Dieu veut ainsi l’honorer”

Nous concluons avec une petite anecdote, c’est de la vie de saint Gemma Galgani, une petite sainte italienne, elle avait la grâce de voir Notre Seigneur et de parler avec lui. Dans sa simplicité, simplicité des saints !, un jour elle se fâche avec Jésus, parce qu’Il n’avait pas accordé une demande qu’elle lui avait faite, elle reproche cela au Seigneur en disant : Maintenant je sais  ce que je veux faire : je veux supplier ta maman pour qu’elle te la demande ! Alors, elle entend du Seigneur cette belle réponse : « Ah ! si tu fais cela, je ne pourrais pas dire non, car je fais toujours ce que ma Mère me demande. »

Écoutons Marie, faisons la Sainte Volonté de son Fils.

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné

Le don du BAPTÊME et ma LIBERTÉ

Fête du Baptême du Seigneur

Avec la fête liturgique du Baptême du Seigneur, s’achève le temps de Noël.

Il y a un grand lien entre avec le mystère de Noël, surtout avec celui de l’Epiphanie, que nous avons célébrée la semaine dernière, et son Baptême, et pour cette raison nous en faisons mémoire ce dimanche. Car dans le mystère de l’Epiphanie, l’Enfant Jésus est révélé à tous les peuples, dans la personne des mages ; dans le mystère du Baptême Jésus est révélé à son peuple. Il est aussi manifesté, maintenant par la voix du Père et par la vision de l’Esprit Saint sous la forme d’une colombe.

Ecoutons ensemble les belles paroles du Pape Benoît sur ce mystère que nous célébrons aujourd’hui (homélie, 10 janvier 2010): 

« Sur les rives du Jourdain, Jésus se présente avec une extraordinaire humilité, qui rappelle la pauvreté et la simplicité de l’Enfant déposé dans la crèche, et anticipe les sentiments avec lesquels, au terme de ses jours terrestres, il arrivera à laver les pieds des disciples et subira l’humiliation terrible de la croix.

Tandis que, recueilli en prière, après le baptême, il sort de l’eau, les cieux s’ouvrent. C’est le moment attendu par la foule des prophètes. “Ah! si tu déchirais les cieux et descendais”, avait invoqué Isaïe (63, 19). A ce moment, semble suggérer saint Luc, cette prière est exaucée. En effet, “le ciel s’ouvrit et l’Esprit Saint descendit sur lui” (3, 21-22); on entendit des paroles jamais entendues auparavant: “Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur” (cf. v. 22). Jésus, en remontant des eaux, comme l’affirme saint Grégoire de Nazianze, “voit se déchirer et s’ouvrir les cieux, ces cieux qu’Adam avait fermés pour lui et pour toute sa descendance” (Discours 39 pour le Baptême du Seigneur, pg 36).»

Pour quoi le Seigneur a voulu se faire baptiser ? Il est évident qu’Il n’avait pas besoin de se convertir, il n’y avait pas de péché dans son âme très pure. Saint Thomas d’Aquin donne pourtant trois raisons pour pouvoir comprendre un peu ce mystère, nous résumons les deux premières : d’abord, parce que le Seigneur a purifié à travers son baptême toutes les eaux du monde, Il les laisse sanctifiées pour ceux qui seraient baptisés dans la suite. La deuxième c’est parce que le Seigneur a pris une nature pécheresse et une chair semblable à la chair du péché. C’est pourquoi, bien qu’il n’eût pas besoin du baptême pour lui, la nature charnelle des autres en avait besoin.

Alors la troisième raison est aussi intéressante, ici, Saint Thomas prenant une citation de saint Augustin affirme que Jésus se fait baptiser ” parce qu’il a voulu faire ce qu’il a demandé à tous de faire ». Et complète après cet argument avec celui de saint Ambroise : « la justice, c’est que l’on fasse le premier ce que l’on veut que les autres fassent, et qu’on les entraîne par son exemple. »

En effet, Jésus dit à ses disciples avant son ascension (Mt. 28, 19-20) : « De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé ».

Alors, voyons bien que le Seigneur dit que pour être son disciple il faut le baptême au nom de la Trinité, c’est-à-dire le baptême qu’on doit recevoir pour être chrétien. Comme nous le savons aussi, le baptême efface de nos âmes le péché originel et tous les autres péchés commis volontairement et nous ouvre les portes du Ciel, en nous faisant dans cette vie d’authentiques membres de l’Eglise et héritiers de la vie éternelle. Le mot baptême vient du verbe baptiser (en grec baptizein) et signifie ” plonger “, ” immerger “, c’est le rite central qui réalise, qui produit ce sacrement ; la ” plongée ” dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec lui (cf. Rm 6, 3-4 ; Col 2, 12), comme ” nouvelle créature ” (2 Co 5, 17 ; Ga 6, 15). Le baptême signifie le lavement de l’âme et pour cela depuis des siècles, au lieu d’immerger totalement  la personne, l’Eglise indique qu’on lui verse le plus souvent  de l’eau, principalement sur la tête, en récitant la formule trinitaire.

Alors, dans notre époque où la foi est en crise, il est aussi malheureux de voir comment les personnes nées dans un contexte chrétien (soit grâce à la famille, soit grâce au pays) ne veulent pas  accorder le sacrement du baptême ou pire encore, ne donnent pas ce sacrement aux enfants, surtout aux nouveaux nés ; on parle évidement des personnes nées dans un milieu chrétien.

Même s’il ne s’agit pas là d’un acte d’apostasie, c’est-à-dire d’un renoncement volontaire à la foi chrétienne, ce problème existe aussi et c’est aussi un grand problème de notre époque, surtout dans les pays d’ancienne tradition chrétienne.

On parle ici de cet esprit d’indifférence chez les adultes, qui considèrent que le baptême est un simple acte social, où la personne commence à faire partie de la société visible de l’Eglise ; cela se trouve aussi chez les personnes qui pensent qu’il est plus important le fait de croire au Christ que de recevoir un rite matériel. Par rapport au baptême des enfants, l’argument le plus connu c’est le respect de la liberté de l’enfant, de ne pas lui imposer quoi que ce soit, de laisser le temps pour qu’il choisisse lorsqu’il aura l’âge de pouvoir discerner.

D’abord, parce que le baptême n’est pas simplement un acte externe symbole de notre conversion, mais qu’il est surtout nécessaire pour notre salut éternel.

Parce que c’est notre Seigneur qui l’a dit et si j’ai la foi en Lui je dois considérer comme une vérité cette phrase : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » Mc 16,15 ; ici on voit que n’est pas suffisant le fait de croire, il faut aussi se faire baptiser. Le Seigneur dit aussi (Jn 3,5) : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu ». Nous voyons dans cette affirmation du Seigneur qu’il est important renaitre et de l’eau et de l’Esprit, Il ne dit pas seulement de l’Esprit, Il dit aussi de l’eau qui signifie le baptême.

Tout chrétien sait que Jésus-Christ est l’unique Sauveur. Cela est essentiel, mais il est un important de savoir aussi comment le Christ sauve, quel est le moyen qu’Il utilise.

Imaginons que je soie malade et que je connaisse parfaitement le médicament que je dois prendre, ce médicament est le seul à me rendre la santé : il ne me sert à rien de le connaître si je ne le prends pas ; je pourrais me sauver peut être sans prendre ce médicament, mais de façon extraordinaire. Pour quoi choisir un moyen extraordinaire lorsque Dieu me montre un chemin ordinaire et facile à suivre ? Parce que, en vérité, les choses extraordinaires ne se produisent que rarement.  

Dans la bible, Dieu sauve Noé et sa famille du déluge, mais Il les sauve en les faisant monter dans un bateau qu’Il leur a fait construire ; une chose matérielle, une arche, mais que Dieu a choisie comme le moyen de salut.

Dans la parabole des dix vierges (Mt. 25, 1) toutes connaissent l’Epoux, mais ce sont celles qui ont fait ce qu’il fallait faire qui peuvent entrer dans les noces, aux autres le Seigneur leur dit « je ne vous connais pas ».

Par rapport au baptême des petits enfants, la pratique de les baptiser est une tradition immémoriale de l’Église. Elle est attestée explicitement depuis le deuxième siècle. Il est cependant bien possible que, dès le début de la prédication apostolique, lorsque des ” maisons ” entières ont reçu le Baptême (cf. Ac 16, 15. 33 ; 18, 8 ; 1 Co 1, 16), on ait aussi baptisé les enfants.

L’Eglise réalise le baptême des enfants sachant que le fait d’être chrétien est un don gratuit de Dieu. Il nous a aimé le premier, avant que nous ne fassions quelque chose pour Lui. Penser que Dieu se communique seulement à travers une foi consciente ou bien penser que Dieu doit toujours avoir notre accord pour agir, serait limiter son pouvoir. Dieu n’exige rien de notre part pour révéler son amour.

Pensons que dans l’ordre naturel, chaque enfant naît et grandit dans une ambiance qu’il n’a pas choisie. La famille lui communique les grandes valeurs de la vie (l’amour, le respect) sans qu’il le lui demande. Attendre qu’il grandisse pour qu’il puisse choisir par lui-même les valeurs essentielles serait un crime contre sa personne. Les enfants ne peuvent pas choisir par exemple la famille, la langue, la culture. Mais ce n’est pas une limitation, c’est une chose naturelle. La fausseté de pas imposer quoi que ce soit à un enfant est une mauvaise idéologie. Dans une vie normale, ce sont tout d’abord les parents ceux qui prennent au nom de l’enfant les options fondamentales pour toute sa vie.

Ainsi, les bons parents désirent toujours communiquer aux enfants les meilleures valeurs de la vie. La foi chrétienne est le don le plus divin et il serait normal que les parents aient le désir de que leurs enfants participent de ce grand don. Pour quoi les priver de ce bien ineffable de devenir fils de Dieu et héritiers du Ciel?   

Il est vrai d’autre part que Dieu peut faire parvenir la grâce de son Fils par des moyens extraordinaires, mais ils restent comme on l’a dit, des moyens extraordinaires.

Mais Dieu nous montre un chemin plus sûr, plus directe, plus facile au Ciel. Ne refusons pas ce don de Dieu.

Demandons aujourd’hui la grâce à la très Sainte Vierge Marie, de rester fidèles aux promesses du baptême. 

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné