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“Pour entrer dans la vie éternelle, il vaut mieux…”

Homélie pour le Dimanche XXVI, année B (Mc 9, 38-43.45.47-48)

Nous venons de proclamer l’évangile et nous pouvons affirmer que l’aspect central ou plutôt l’idée de fond c’est la foi et la communion par la foi avec Jésus. Cela est mis en évidence dans trois paroles que le Seigneur adresse à ses disciples.

En premier lieu, Jésus, pour la première et unique fois, parle à la première personne du pluriel : « nous », en référence à lui et à ses Apôtres (Mc 9,40). Cela indique que Jésus reconnaît qu’entre lui et ses Apôtres, il y a déjà une étroite communion.

Deuxièmement, Jésus dit aux Apôtres : « au nom de votre appartenance au Christ », parce que vous êtes du Christ (Mc 9,41). Cette expression de Jésus est extraordinaire, car avant son mystère pascal, il anticipe l’union intime qui existe entre le croyant au Christ et le Christ lui-même. Jésus avance, en quelque sorte, le nom ‘chrétien’ qui ne sera formellement imposé qu’après la Pentecôte et à Antioche (Actes 11 :26).

Troisièmement, il parle de « ces petits qui croient en moi » (Mc 9, 42). La communauté qui ne fait qu’un avec Lui est composée de gens simples dont le trésor principal est la foi en Jésus (croire en Lui).

Saint Marc réunit ces trois enseignements dans un même chapitre, même si le Seigneur n’a pas nécessairement prononcé ces phrases au même moment.

La scène évangélique commence en racontant le fait que quelqu’un, qui n’était pas parmi ceux qui suivaient Jésus, avait chassé des démons en son nom. L’apôtre Jean, jeune et zélé, voudrait l’en empêcher, mais Jésus ne le permet pas, au contraire, il saisit cette occasion pour enseigner à ses disciples que Dieu peut opérer des choses bonnes et même prodigieuses, y compris à l’extérieur de leur cercle, et que l’on peut collaborer au Royaume de Dieu de diverses façons, comme par exemple, en offrant un simple verre d’eau à un missionnaire (v. 41). Saint Augustin écrit à ce propos : « De la même façon que dans l’Église catholique on peut trouver ce qui n’est pas catholique, ainsi à l’extérieur de l’Église il peut y avoir quelque chose de catholique » (Augustin, Sur le baptême contre les donatistes : PL 43, VII, 39, 77). 

D’où, nous devons faire ici la remarque, que le Seigneur promette une certaine récompense n’oblige pas à conclure que cela signifie le Ciel. Il faut plutôt en déduire que toute bonne action accomplie pour contribuer au bien dans ce monde prépare une grâce supérieure, comme celle de pouvoir parvenir à la connaissance de Jésus-Christ et ainsi recevoir la grâce sanctifiante pour entrer au Ciel. Car comme notre foi le confesse, l’unique manière d’entrer au Ciel c’est par le Christ : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn.6,14). Cette union avec le Christ s’accomplit par la réception du baptême et des autres sacrements, c’est le chemin ordinaire ; sans oublier que Dieu peut aussi faire accéder une personne à la connaissance de son Fils d’une manière extraordinaire que seulement Dieu connaît, mais toujours selon un chemin extraordinaire.

Ainsi, cette union par la foi qui existe entre le Christ et ses disciples, peut être menacée et même détruite par le mal, et c’est la deuxième grande partie de l’évangile de ce dimanche où le Seigneur nous dévoile les possibles dangers de notre vie de communion avec Lui.

On peut diviser en deux aspects cette dernière partie de l’évangile, suivant l’enseignement de saint Thomas d’Aquin lorsqu’il fait le commentaire de ce même passage, mais d’après l’évangile de saint Mathieu.

Le premier aspect parle de la menace extérieure à la foi des petits ; c’est-à-dire le scandale que, de l’extérieur, quelqu’un peut infliger à la foi de ceux qui croient au Christ (Mc 9, 42). Le deuxième aspect fera référence à ce que nous pouvons et devons faire  pour éviter de rompre la communion avec le Christ, c’est-à-dire pour éviter le scandale (Mc 9,43-48).

Jésus utilise le verbe « scandaliser » quatre fois. Le mot grec skándalon désignait la partie du piège où était placé l’appât. Skándalon était aussi appelé l’obstacle qui faisait trébucher et tomber celui qui marchait. Dans le Nouveau Testament, le mot skándalon est utilisé dans les deux sens. Dans la lettre aux Romains (Rm 9,33 ; 14,13) et dans la première lettre de saint Pierre (1Pe 2,8) il est utilisé comme « pierre d’achoppement ». Dans un autre passage (Rm 11.9), « skándalon » est utilisé plutôt comme un piège, une trappe, une occasion de chute qui trompe et fait tomber les gens. Mais dans tous les cas, il s’agit d’une tromperie ou d’un piège qui nous fait perdre la foi en Christ.

Dans Rm. 16,17, le mot skándalon fait explicitement référence aux tromperies qui conduisent à s’écarter de la vraie doctrine : « Je vous exhorte, frères, à faire attention à ceux qui provoquent des divisions et des scandales contrairement à l’enseignement que vous avez reçu : évitez-les ! ».

En bref : le ‘scandale’ dans le Nouveau Testament est ce qui nous fait perdre la foi en Christ et ainsi commettre un péché très grave qui nous met dans un état de damnation éternelle.

Maintenir la foi des disciples est de la plus haute importance (ces petits, comme les nomme tendrement le Seigneur, qui désigne tout croyant en Lui et non seulement les enfants). L’importance de maintenir une foi droite en Christ est si grande que tout malheur temporaire n’est rien eu égard à la perte ou la distorsion de la foi.

Selon un commentateur : Jésus-Christ utilise une image extrêmement audacieuse, qui ressemble à ceci : « Si vous êtes tenté de faire quelque chose qui pourrait faire perdre la foi en moi à certaines de ces personnes simples, il vous convient de vous protéger de ce péché pour le reste de votre vie en vous cachant au plus profond de la mer. Si pour cela vous avez besoin de demander à quelqu’un de vous attacher une grosse meule autour du cou et de vous jeter à la mer, demandez-le et faites-le. De cette façon, vous perdrez votre vie corporelle, mais vous sauverez votre âme et celle de votre petit frère qui a la foi. » Cela est mieux pour la victime potentielle, mais aussi pour le possible auteur du scandale qui sera ainsi préservé de se charger avec cette faute vraiment grave.

Le deuxième aspect nous enseigne d’éviter en nous-mêmes le scandale, cette occasion de chute. Le Seigneur le présente aussi d’une manière sévère, il parle d’arracher certains membres de notre corps. Toujours remarquant le sens symbolique, nous devons dire qu’en comparaison avec la médecine, les paroles du Seigneur ne laissent pas d’avoir un clair réalisme, comme lorsque notre corps doit parfois subir l’amputation de certains organes ou bien de membres pour continuer à vivre. Pensons combien dans la vie spirituelle, il serait nécessaire d’amputer, d’arracher et éloigner ce qui cause le péché, matériellement (une personne ou un objet) mais surtout spirituellement, c’est-à-dire arracher de notre esprit l’affection au mal[1].

Une dernière parole par rapport au nom donné à l’enfer, la géhenne :

Il s’agit d’une vallée voisine des murailles de Jérusalem. Cette vallée était autrefois profanée par des sacrifices d’enfants, qui y étaient brûlés. « La bible parle d’enfants qui ‘ont été faits pour passer par le feu’ (comme dit Lv 18,21), c’est-à-dire qu’ils ont été brûlés, selon un rite cananéen et démoniaque, une abomination condamnée par la loi sainte d’Israël (Lév 18,21 ; 20,2 -5 ; Deut 12.31 ; 18.10). Malgré qu’après, certains rois d’Israël sont tombés aussi dans ce grand péché (2R 16,3 ; 21,6 ; 23,10 ; Is 30,33 ; Jr 7, 31 ; 19,5 ss ; 32,35 ; Ez 16,21) “

« De la vallée de Hinnom, en hébreu Gehinnom, qui depuis les temps anciens en Israël était le lieu du jugement et condamnation, vient l’expression grecque ‘géhenne’ pour indiquer l’enfer. De cette façon, les deux aspects de l’enfer sont signalés dans l’évangile : la peine du dam et la peine du sens. La peine du dam (de là, damnation, condamnation) est évoquée avec « le ver qui ne meurt pas », puisqu’elle renvoie au ver de la conscience, qui rappelle en permanence la frustration de ne pas avoir atteint sa propre fin surnaturelle, c’est-à-dire la vision éternelle de Dieu. La peine du sens est rappelée avec « le feu qui ne s’éteint pas », signe de la souffrance physique des condamnés après la résurrection de leurs corps.

Pour conclure, saint Augustin proposait une interprétation très intéressante de la deuxième partie de l’évangile de ce dimanche. 

« On peut mettre cela (ces paroles) en rapport avec toute l’Église, car les yeux sont les prélats, les mains, les diacres, le pied, les hommes ordinaires. De sorte qu’il vaut mieux déposer un prélat ou retrancher un diacre que de scandaliser l’Église. Ou bien, par l’œil, on entend la contemplation, par la main, l’action, par le pied, la procession (processus). De sorte que si tu vois que telle contemplation, telle action ou telle procession sont pour toi une occasion de péché, retranche-la et jette-la loin de toi. »

Demandons à notre Dame la grâce incommensurable de garder notre foi en son Fils Jésus-Christ.

P. Luis Martinez IVE.


[1] Pour constater la primauté de la vie éternelle par rapport à la vie de ce monde, il nous suffit de contempler les témoignages des martyrs, comme ce de saint Ignace d’Antioche : « Je vous en supplie, n’ayez pas pour moi une bienveillance inopportune. Laissez-moi être la pâture des bêtes, par lesquelles il me sera possible de trouver Dieu. Je suis le froment de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour être trouvé un pur pain du Christ. Que rien, des êtres visibles et invisibles, ne m’empêche par jalousie, de trouver le Christ. Feu et croix, troupeaux de bêtes, lacérations, écartèlements, dislocation des os, mutilation des membres, mouture de tout le corps, que les pires fléaux du diable tombent sur moi, pourvu seulement que je trouve Jésus-Christ. »

N’ayez pas peur! – La sorcellerie

Homélie pour le Dimanche XII du Temps Ordinaire, année A (Mt 10, 26-33).

Le Pape émérite Benoît XVI disait il y a quelques années commentant l’évangile de ce dimanche : « La Parole de Dieu est claire : qui “craint” Dieu “n’a pas peur”. La crainte de Dieu, que les Écritures définissent comme “le principe de la vraie sagesse”, coïncide avec la foi en Lui, avec le respect sacré de son autorité sur la vie et sur le monde.

Qui craint Dieu est tranquille même au cœur de la tempête, car Dieu, comme Jésus nous l’a révélé, est un Père plein de miséricorde et de bonté. Qui l’aime n’a pas peur : “Il n’y a pas de crainte dans l’amour – écrit l’apôtre Jean -, au contraire, le parfait amour bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n’est point parvenu à la perfection de l’amour” (1 Jn 4, 18). Le croyant ne s’effraye donc devant rien, car il sait qu’il est dans les mains de Dieu, il sait que le mal et l’irrationnel n’ont pas le dernier mot, mais que le seul Seigneur du monde et de la vie, c’est le Christ, le Verbe de Dieu incarné, qui nous a aimés jusqu’à se sacrifier lui-même, en mourant sur la croix pour notre salut.

Plus nous grandissons dans cette intimité avec Dieu, imprégnée d’amour, plus nous surmontons toute forme de peur avec facilité. Dans le passage de l’évangile d’aujourd’hui, Jésus exhorte à plusieurs reprises à ne pas avoir peur » (Angélus, 22 juin 2008). 

En poursuivant cette belle pensée du pape Benoît, nous allons parler d’un phénomène ancien et actuel qui constitue une grande difficulté par rapport à la foi chrétienne.

Nous parlons de la pratique de la magie ou sorcellerie, qui est évidement condamnée par l’Eglise ; mais qui suscite chez beaucoup de chrétiens, un sentiment de peur. Peur qui constitue un risque précisément dans la vie de la foi. Peur parce que certains ont participé dans la vie passée à la pratique de la sorcellerie, ou bien ont accepté, payé et collaboré dans des pratiques de sorcellerie. Ou bien, il y a le cas de gens qui vivent comme obsédés par cette pensée, dans la peur mais sans savoir comment s’en libérer.

D’abord, nous devons dire que la sorcellerie, la magie et la divination existent, et que leur pratique comme leur participation constituent un péché.     

Le premier Commandement condamne la sorcellerie, la magie et toutes sortes de divination : “Je suis le Seigneur ton Dieu … tu n’auras pas de dieux étrangers devant moi” (Ex 20: 2-3). Le Nouveau Testament condamne également la sorcellerie comme une réalité perverse parmi d’autres aussi graves : « inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu » (Galates 5,19-21 ; voir aussi Galates 13,6 et Apocalypse 21,8; 22,15).

La sorcellerie est un acte mauvais car elle fait appel aux mauvais esprits. Cela implique un pacte ou du moins une recherche de l’intervention de ces esprits. Pour devenir un ou une sorcière, il est nécessaire de faire des pactes sataniques, ce qui implique parfois un don de l’âme, donnant l’âme au démon et en acceptant d’aller en enfer ; certains peuvent aussi recevoir ces pouvoirs à travers le don d’une autre personne, en consacrant un enfant au démon ou même en pratiquant le sacrifice humain.

La sorcellerie implique la croyance en une réalité invisible à laquelle est lié celui qui la pratique. Les Saintes Écritures et les Pères de l’Eglise enseignent que c’est une entité diabolique (Deut. 18,12), c’est au démon qu’ils sont liés à travers un pacte (explicite ou implicite). Celui qui a un pouvoir et qui se déclare comme sorcier est en relation avec les démons, même s’il se présente comme une personne qui veut faire du bien.

« L’aide surnaturelle » offerte par la sorcellerie est recherchée pour différentes raisons. Voilà les principales : faire du mal à quelqu’un qu’on haït ; attirer la passion amoureuse de quelqu’un (conquérir un homme ou une femme) ; invoquer les morts; provoquer des calamités ou l’impuissance des ennemis, rivaux ou oppresseurs  réels ou imaginaires; résoudre un problème devenu une sorte d’obsession pour lequel on ne se soucie pas d’employer même les moyens qui vont contre la loi de Dieu et le salut de l’âme (comme c’est le cas d’obtenir un diplôme, un travail, une maison).

La sorcellerie, la divination et la magie sont toujours liées au Satanisme.

Que cela soit dans le cas de la sorcellerie ou de la magie, se retrouvent en générale ces éléments :

1-L’exécution de rituels ou de gestes symboliques.

2- L’utilisation de substances et d’objets matériels (amulettes, plantes, petites images) ayant une signification symbolique.

3- La formulation d’un maléfice.

4- Une condition prescrite de celui qui accomplit le rite (c’est fait par quelqu’un qui a un pouvoir démoniaque).

Le pouvoir de la sorcellerie est-il réel ?

Il peut être réel, mais dans de nombreux cas, cela peut aussi être une suggestion de l’esprit, c’est-à-dire un pur mensonge (quelqu’un qui fait croire que cela a été fait). Dans les deux cas agit le diable, car il est menteur et père du mensonge (Jn. 8,44)

La Bible, l’enseignement des Pères de l’Église et la tradition ne laissent aucun doute sur le fait que les êtres humains ont la liberté de conclure un pacte avec le diable qui a une influence sur la terre et dans les activités humaines. D’autre part, certains Pères comme Saint Jérôme pensaient que dans de nombreux cas la sorcellerie était une suggestion de l’esprit.

La Bible condamne la sorcellerie et la magie, non pas comme fausses ou frauduleuses, mais en raison d’une abomination : « Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre » (Exode 22:18; voir aussi Deutéronome 18: 11-12).

Le diable existe et il rentre en relation avec ceux qui le recherchent. En récompense à ceux qui l’adorent, le diable accorde des pouvoirs surnaturels pour obtenir le pouvoir, la renommée, l’argent, l’influence, c’est-à-dire tout ce que la chair désire. Grâce à la sorcellerie, on peut réussir dans le monde professionnel, que ce soit en tant qu’artiste, professionnel, militaire, politique, etc. Les pouvoirs du mal peuvent aveugler les esprits et les fanatiser facilement. La sorcellerie, la magie et la divination ne sont pas une simple superstition. Le démon entraîne inéluctablement dans son royaume ceux qui s’y livrent et ses flatteurs. S’il n’y a pas de repentance et de conversion, la fin sera l’enfer.

Que faire contre la sorcellerie ? Car le Seigneur nous dit de ne pas avoir peur !

Beaucoup de gens ont peur en apprenant que quelqu’un fait un travail de « sorcellerie » contre eux. C’est ce que les gens qui pratiquent cela veulent vraiment parce que par peur ils peuvent nous dominer.

Souvenons-nous que le diable ne peut rien contre ceux qui sont fidèles à Dieu. Notre Père céleste est Tout-puissant et nous aime (c’est cela l’enseignement essentiel de ce dimanche). Le diable ne le peut qu’avec ceux qui ne font pas confiance à Dieu et qui par manque de foi sont spirituellement faibles ou morts. Ils sont comme des poussins qui se sont éloignés de la protection de la poule et sont exposés aux oiseaux rapaces. Pour cela, Jésus nous dit : combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Matthieu 23,37.

Celui qui est menacé par ce mal, il faut qu’il se tourne vers le Seigneur pour se protéger et qu’il n’ait pas peur. Nous devons remettre toute notre confiance en Dieu et pratiquer notre foi, non par peur de la sorcellerie mais par conviction : s’approcher des sacrements, insister dans la prière personnelle et demander à nos frères de prier pour nous. La grâce du Seigneur ne manquera jamais à quiconque la recherchera.

On ne doit jamais aller voir un autre sorcier pour « nous défendre ». Ce serait tomber dans le piège du diable en faisant ce qu’il veut : que nous nous méfions de Dieu pour avoir recours à lui.

Souvent, les gens se tournent vers la sorcellerie dans les moments de désespoir, quand ils croient que c’est le dernier recours qui leur reste. Dans ces moments vulnérables, quelqu’un propose la sorcellerie (la magie et la divination) comme une solution facile.

En tant que catholiques, nous ne devons jamais avoir recours à des moyens spirituels en dehors de Dieu.

Comme le Seigneur dit dans l’évangile de ce dimanche, nous ne devons pas avoir peur de ceux qui peuvent faire du mal à notre corps mais qui ne peuvent rien contre notre âme. Combien de gens viennent à l’Eglise cherchant une protection contre le démon et ses actions, lorsqu’ils vivent loin de Dieu soumis dans le péché pour chercher une protection contre le démon lorsqu’ils ont librement accepté de suivre ses tentations et suggestions, et la pire des choses est que parfois ces gens ne veulent pas revenir à la vie de la grâce et de l’amitié avec Dieu pour pouvoir continuer à pécher, à vivre en dehors de la loi de Dieu.

Craignons plutôt celui qui a le pouvoir de juger notre âme et notre corps, qui a le pouvoir de nous juger et de donner une sentence juste selon nos actions.

Que Notre Dame nous donne cette grâce.

P. Luis Martinez IVE.