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Neuvaine en préparation à la Nativité du Seigneur. Premier jour

Introduction

 Noël est désormais proche. Au cours des derniers jours de l’Avent, la liturgie accorde une importance particulière à la figure de Marie. Dans son cœur, de son “me voici” plein de foi, en réponse à l’appel divin, a commencé l’incarnation du Rédempteur. Si nous voulons comprendre la signification authentique de Noël, c’est donc vers Elle que nous devons nous tourner, c’est Elle que nous devons invoquer.

Que Marie, la Mère par excellence, nous aide à comprendre les paroles-clés du mystère de la naissance de son Fils divin : humilitésilenceémerveillementjoie.

Elle nous exhorte tout d’abord à l’humilité pour que Dieu puisse trouver une place dans notre cœur, qui ne doit pas être assombri par l’orgueil et par la vanité. Elle nous indique la valeur du silence, qui sait écouter le chant des Anges et les pleurs de l’Enfant, en ne les étouffant pas sous le bruit et la confusion. Avec Elle, nous nous arrêterons devant la crèche avec un profond émerveillement, en goûtant la joie simple et pure que cet Enfant apporte à l’humanité.

Dans la Nuit Sainte, l’Astre naissant, “splendeur de la lumière éternelle, soleil de justice” (cf. Antienne du Magnificat, 21 décembre), viendra illuminer celui qui gît dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. Guidés par la liturgie d’aujourd’hui, nous faisons nôtres les sentiments de la Vierge et nous restons dans l’attente fervente du Noël du Christ.

Prière

Ô Enfant, Toi qui as voulu avoir pour berceau une mangeoire ; ô Créateur de l’univers, Toi qui t’es dépouillé de ta gloire divine ; ô notre Rédempteur, Toi qui as offert en sacrifice ton corps sans défense pour le salut de l’humanité ! Que la splendeur de ta naissance illumine la nuit du monde. Que la puissance de ton message d’amour détruise les assauts orgueilleux du malin. Puisse le don de ta vie nous faire comprendre toujours davantage le prix de la vie de chaque l’être humain.

Trop de sang coule encore sur la terre ! Trop de violence et de conflits troublent les relations sereines entre les nations !

Tu viens nous apporter la paix. Tu es notre paix ! Toi seul peux faire de nous « un peuple purifié » qui t’appartienne pour toujours, un peuple « ardent à faire le bien » (Tt 2,14).

Puer natus est nobis, filius datus est nobis ! Quel mystère insondable recouvre l’humilité de cet Enfant ! Nous voudrions presque le toucher ; nous voudrions l’embrasser.

Toi, Marie, qui veilles sur ton Fils tout-puissant, donne-nous tes yeux pour le contempler avec foi ; donne-nous ton cœur pour l’adorer avec amour.

Dans sa simplicité, l’Enfant de Bethléem nous enseigne à redécouvrir le sens véritable de notre existence ; il nous apprend à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux » (Tt 2,12).

Ô Sainte Nuit, tant attendue, toi qui as uni Dieu et l’homme pour toujours ! Tu rallumes en nous l’espérance. Tu nous remplis d’étonnement émerveillé. Tu nous assures le triomphe de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort.

C’est pourquoi nous demeurons dans l’émerveillement et nous prions.

Dans le silence lumineux de ton Noël, Toi, l’Emmanuel, tu continues à nous parler. Et nous, nous sommes prêts à t’écouter.

Amen !

(Texte et prière de saint Jean Paul II)

SAINT CHARLES DE FOUCAULD

Mémoire

Du commun des pasteurs avec psalmodie du jour.

OFFICE DES LECTURES

2ème lecture
DES MEDITATIONS DE SAINT CHARLES DE FOUCAULD
(La bonté de Dieu, méditation 234)

Le Seigneur nous aide dans le moment présent .

« Quand on vous traduira en jugement, ne cherchez pas d’avance ce que vous répondrez… l’Esprit-Saint Lui-même parlera par votre bouche. » (Mc. 12/32 – 13/11).

Que vous êtes bon, mon Dieu ! Vous qui en tout instant, en toutes circonstances de leur vie, donnez toujours à Vos serviteurs tout ce qui leur faut pour accomplir pleinement la mission que Vous leur donnez.

[…] Dieu nous donnera à toute heure ce qu’il faut pour remplir toute mission qu’Il lui plaira de nous donner… Il nous le donnera surnaturellement, sans nulle préparation de notre part, si cela Lui plaît, comme Il le fit pour ses grands apôtres Pierre et Paul, mes Pères bien-aimés, dont c’est aujourd’hui la fête (saint Paul n’apprit l’Evangile d’aucun homme : lorsque Jésus voulut le lui faire prêcher, Il le lui révéla… Que ne révèle-t-il pas soit à Pierre, soit à Paul !… Il éclaire toute âme comme Il veut, quand Il veut, aussi rapidement, aussi complètement, aussi définitivement qu’il veut)…

Ou bien Il nous le donnera en nous faisant coopérer par notre travail à Sa grâce, et alors Lui-même nous dira à quel moment précis, de quelle manière précise, il faut accomplir ces travaux préparatoires… C’est à Lui à nous y appeler à l’heure où il veut que nous nous y livrions, comme c’est à Lui à nous donner telle ou telle mission à l’heure où il veut que nous l’entreprenions… Nous n’avons qu’à obéir à tout instant, en faisant à tout instant ce qu’il commande dans l’instant présent…

Qu’est-ce qu’il nous commande dans le moment présent ? – « Qui vous écoute, m’écoute », c’est notre directeur spirituel, représentant de Dieu à notre égard, qui nous le dira à tout instant : lorsque, pour quelque raison indépendante de notre volonté, nous ne pouvons avoir, bien que nous fassions tous nos efforts pour cela, la réponse de notre directeur, l’Esprit-Saint, voyant notre soumission et notre bonne volonté, ne nous laissera pas offenser Dieu, et nous guidera, jusqu’à ce que nous puissions avoir l’avis de notre directeur, par d’autres moyens (soit par les évènements, soit par l’Evangile, soit par la raison éclairée par la foi, soit par les nombreux moyens qu’Il a à sa disposition)…

Nous donc, ne nous inquiétons jamais de l’avenir, confions-le entièrement à Dieu, occupons-nous uniquement de faire avec la plus grande perfection possible ce que Dieu nous donne à faire dans le moment présent.

R/ Nous voudrions vous donner non seulement l’Evangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes* car vous nous êtes devenus très chers.
V/ Mes petits enfants, vous que j’enfante à nouveau jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. * Car vous nous êtes devenus très chers.

Oraison:

Dieu notre Père, tu as appelé Saint Charles de Foucauld à vivre de ton amour dans l’intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth.
Accorde-nous de trouver dans l’Evangile, le fondement d’une vie chrétienne de plus en plus rayonnante, et dans l’Eucharistie, la source d’une fraternité universelle. Par Jésus-Christ …