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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 DÉCEMBRE

Le 21 décembre

1. Mémoire de saint Pierre Canisius, prêtre et docteur de l’Église. Originaire de Nimègue, il entra dans la toute nouvelle Compagnie de Jésus sous l’influence du bienheureux Pierre Favre. Envoyé en Allemagne, il travailla avec énergie pendant de longues années à défendre la foi catholique et à l’affermir par ses prédications et ses écrits, parmi lesquels son grand et son petit Catéchismes eurent une importance considérable. Il se repose enfin de ses travaux à Fribourg en Suisse en 1597. (En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril). 
2. Commémoraison de saint Michée, prophète. Au VIIIe siècle avant le Christ, aux jours de Jotham, Achaz et Ézéchias, rois de Juda, il défendit par sa prédication les opprimés, condamna les idoles et les perversités et annonça au peuple élu la naissance à venir à Bethléem de Juda d’un chef, dont les origines remontent aux jours d’éternité et qui serait le berger d’Israël par la puissance du Seigneur. 
3. En Lycie, vers 250, saint Thémistocle, martyr. Sous l’empereur Dèce, il se présenta, rapporte-t-on, à la place de Dioscore qu’on cherchait pour le mettre à mort. Torturé sur le chevalet, traîné par terre, meurtri de coups de bâton, il remporta la couronne du martyre. 
4*. À Montecerignone en Romagne, le bienheureux Dominique Spadafora, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui travailla avec zèle au ministère de la prédication. 
5. À Hanoï au Tonkin, en 1839, la passion des saints martyrs André Dung Lac et Pierre Truong Van Thi, prêtres. Arrêtés ensemble, ils refusèrent de piétiner la croix et achevèrent leur combat par la décapitation. Leur mémoire est célébrée le 24 novembre avec les autres martyrs du Vietnam. 
6*. À Coblence en Rhénanie, l’an 1860, le bienheureux Pierre Friedhofen, religieux. Chargé d’abord de l’entretien des chemins, il fonda la Congrégation des Frères de la Miséricorde de Marie Auxiliatrice, pour laquelle il souffrit, d’un cœur égal, beaucoup de moqueries et de tracas.

Le 22 décembre

1. Commémoraison des saints martyrs en Égypte, Chérémon, évêque de Nilopolis, et beaucoup d’autres. Vers 250, au temps où sévissait la persécution de Dèce, les uns s’étaient enfuis et errant dans le désert furent dévorés par les bêtes. D’autres moururent de faim, de froid ou de langueur. D’autres enfin furent massacrés par les barbares et les voleurs. Tous reçurent ainsi, par divers genres de mort, la même couronne de gloire du martyre. 
2. Commémoraison de saint Ischyrion, martyr en Égypte. Vers le même temps, méprisant les opprobres et les injures pour son refus de sacrifier, il fut transpercé par le milieu des entrailles au moyen d’un pieu acéré, et mourut de la sorte. 
3. À Rome, sur la vie Labicane, au cimetière “Aux deux lauriers”, trente saints martyrs, qui furent tous couronnés le même jour. 
4. Dans la région de Raïthe en Égypte, au IVe siècle, quarante-trois saints moines, massacrés par les Blemmyes pour la religion chrétienne. 
5*. À Utrecht, en 866, saint Hunger, évêque. 
6*. À Londres, en 1642, le bienheureux Thomas Holland, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Alors qu’il exerçait son ministère dans la clandestinité depuis sept ans, il fut arrêté sous le roi Charles Ier, condamné à mort comme prêtre et pendu à Tyburn. 
7. À Chicago dans l’Illinois, aux États-Unis d’Amérique, en 1917, sainte Françoise-Xavière Cabrini, vierge, qui fonda l’Institut des Sœurs missionnaires du Sacré-Cœur et dépensa toutes ses forces avec une exquise charité au soin des migrants.

Le 23 décembre

1. Mémoire de saint Jean de Kenty, prêtre. Après son ordination, il fut chargé d’enseigner à l’université de Cracovie, mais son succès comme professeur et prédicateur attira des oppositions et il fut nommé curé d’Oskuz, paroisse proche de Cracovie. Rappelé quelques années après à l’université, il y enseigna l’Écriture sainte, jusqu’à la fin de ses jours. Joignant une foi droite à une vie vertueuse, il se montra, pour ses collaborateurs et ses disciples, un modèle de piété et de charité envers le prochain. Il passa aux joies du ciel la veille de Noël 1473. 
2. À Gortyne en Crète, l’an 250, dix saints martyrs durant la persécution de Dèce, repoussant publiquement l’ordre de sacrifier pour la dédicace du temple de la Fortune, ils furent torturés puis décapités. 
3. À Rome, commémoraison de saint Servule qui mourut en 590. Dès son plus jeune âge, il demeura paralytique, étendu sous un portique près de l’église de Saint-Clément. Dans la douleur, il s’appliqua à rendre toujours grâce à Dieu, comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand, et tout ce qu’il recevait en aumônes, il le donnait à de plus pauvres que lui. 
4*. À Chartres, en 1166, saint Yves, évêque. Abbé des chanoines réguliers de Beauvais, il fut ordonné évêque par le bienheureux pape Urbain II. Il restaura l’ordre des chanoines et fit beaucoup par ses actions et ses écrits pour la concorde entre le sacerdoce et l’empire et pour l’utilité de l’Église. 
5*. À Brixen (Bressonone) dans la région de Trente, en 1164, le bienheureux Hartmann, évêque. Auparavant chanoine régulier, il gouverna cette Église avec prudence et fidélité. 
6*. En Islande, l’an 1193, saint Thjorlay (Thorlak), évêque de Skalholt, qui chercha à réformer les mœurs du clergé et du peuple. 
7. À Cantorbéry, en 1539, saint Jean Stone, prêtre augustin et martyr. Docteur en théologie, seul de sa communauté, il refusa de reconnaître le roi Henri VIII comme chef de l’Église d’Angleterre et fût pour cela condamné à mort, pendu, éventré et écartelé. 
8*. À Valence en Espagne, l’an 1683, le bienheureux Nicolas Factor, prêtre franciscain. Enflammé d’un brûlant amour de Dieu, il fut souvent ravi en extase. 
9. À Montréal au Canada, en 1771, sainte Marie-Marguerite d’Youville, religieuse. Mère de famille devenue veuve, elle éleva ses deux fils sur le chemin du sacerdoce et mit toutes ses forces à venir en aide aux malades, aux vieillards et aux miséreux de toutes sortes, pour lesquels elle fonda la Congrégation des Sœurs de la Charité. (Au Canada, sa mémoire est célébrée le 16 octobre.)
10*. À Sao Paulo au Brésil, en 1822, le bienheureux Antoine de Sainte-Anne (Galvão de França), prêtre franciscain, qui se donna avec succès à la prédication et au ministère de la pénitence et fonda la Retraite de Lumière ; où il exerça la direction spirituelle d’une communauté de Sœurs
11. À Tjyen-Tiyon en Corée, l’an 1866, saint Joseph Cho Yun-ho, martyr, jeune homme, suivant les traces de son père, saint Pierre Cho Hwa-so ; il mourut sous les coups de bâton pour le nom chrétien
12*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Paul Melendez Gonzalo, martyr. Père de famille, avocat et journaliste, il fut fusillé parce que membre de l’action catholique durant la persécution religieuse au temps de la guerre civile.

Le 24 décembre

1. Commémoraison de tous les saints ancêtres de Jésus le Christ, fils de David, fils d’Abraham, c’est-à-dire les pères qui ont plu à Dieu, qui ont été trouvés justes et qui sont morts dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, mais après les avoir vues et saluées de loin, et c’est d’eux qu’est né le Christ selon la chair, Dieu béni au dessus de tout dans les siècles. 
2. À Bordeaux, en 403, saint Delphin, évêque, qui fut lié d’une grande amitié avec saint Paulin de Nole qu’il avait baptisé, et travailla énergiquement à arrêter les erreurs de Priscillien. 
3. À Rome, commémoraison de sainte Tarsilla, vierge, vers 550. Saint Grégoire le Grand, son neveu, a loué sa prière continuelle, le sérieux de sa vie et la rigueur exceptionnelle de son abstinence. 
4. À Trèves en Rhénanie, vers 710, sainte Irmine, abbesse du monastère d’Oeren. Matrone consacrée à Dieu, elle donna à saint Willibrord un petit monastère fondé par elle dans son domaine d’Echternach et le combla de ses biens. 
5. À Cracovie en Pologne, l’an 1473, la naissance au ciel de saint Jean de Kenty dont la mémoire a été célébrée la veille. 
6*. À Bologne en Émilie, l’an 1778, le bienheureux Barthélemy-Marie Dal Monte, prêtre, qui prêcha la parole de Dieu au peuple chrétien et au clergé dans de nombreuses régions d’Italie et institua dans le même but l’Œuvre pieuse des missions. 
7*. À Comonte, près de Bergame en Lombardie, l’an 1865, la sainte Paule-Élisabeth (Constance Cerioli), qui, perdit prématurément tous ses enfants. Devenue veuve, elle dépensa tous ses biens et ses forces pour l’éducation des enfants de la campagne et des orphelins sans espoir d’avenir et fonda l’Institut de la Sainte Famille de Bergame.
8. À Annaya au Liban, en 1898, la naissance au ciel de saint Sharbel Mahluf, dont la mémoire est célébrée le 24 juillet.

Le 25 décembre

1. Des siècles sans nombre après la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre et forma l’homme à son image ; des siècles et des siècles après le déluge, quand le Très-Haut plaça son arc dans les nuées du ciel, en signe d’alliance et de paix ; le vingt et unième siècle depuis qu’Abraham, notre père dans la foi, quitta Our des Chaldéens ; le treizième siècle depuis la sortie d’Égypte du peuple d’Israël sous la conduite de Moïse ; environ la millième année depuis le sacre du roi David ; la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade ; la sept-cent-cinquante-deuxième année de la fondation de Rome ; la quarante-deuxième année de l’empire de César Octavien Auguste ; tout l’univers étant en paix, Jésus Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement, ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis sa conception, naît à Bethléem de Judée, fait homme, de la Vierge Marie. C’est la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ selon la chair. 
2. À Syrmium en Pannonie, peut-être en 304, commémoraison de sainte Anastasie, martyre. 
3. À Rome, au cimetière d’Apronien sur la voie Latine, sainte Eugénie, martyre. 
4. À Rome également, sur la voie Latine, les saints martyrs Jovin et Basilée.
5*. À l’abbaye de Cluny en Bourgogne, l’an 1156, le bienheureux Pierre le Vénérable, abbé. Homme pacifique, d’une gravité souriante, il dirigea l’Ordre de Cluny selon les préceptes de la primitive observance avec équité et discrétion ; il a laissé de nombreux écrits nourris d’Écriture Sainte. 
6*. À San Severino dans les Marches, en 1233, le bienheureux Bentivolius de Bonis, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par sa grande charité, son zèle et la nature inspirée de ses sermons. 
7*. À Unzen au Japon, en 1628, le bienheureux Michel Nakashima, religieux jésuite et martyr. Catéchiste, à cause de la foi du Christ, il fut précipité dans de l’eau bouillante.
8*. À Rome, en 1907, la bienheureuse Marie des Apôtres (Marie-Thérèse von Wüllenweber), vierge. D’origine allemande, animée d’une grande ardeur missionnaire, elle fonda à Tivoli dans le Latium l’Institut des Sœurs du divin Sauveur. 
9. À Cracovie en Pologne, l’an 1916, saint Albert (Adam Chmielowski), religieux. Peintre célèbre, il se voua aux pauvres, cherchant à être bon pour eux en tout et fonda la Congrégation des Frères et Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François servants et servantes des pauvres.

Le 26 décembre

1. Fête de saint Étienne, premier martyr, vers l’an 34. Homme rempli de foi et d’Esprit Saint, premier des Sept que les Apôtres choisirent comme coopérateurs de leur ministère, il fut aussi le premier des disciples du Seigneur à verser son sang à Jérusalem, portant témoignage au Christ Jésus, qu’il affirma voir debout dans la gloire à la droite du Père et, pendant qu’on le lapidait, il priait pour ses persécuteurs. 
2. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 268 ou 269, saint Denys, pape. Après la persécution de l’empereur Valérien, il brilla par la rectitude de sa foi et de sa vertu : il consola les chrétiens dans l’affliction par ses lettres et sa présence ; il racheta, moyennant rançon, ceux qui étaient captifs, et enseigna aux ignorants les bases de la foi. 
3. Commémoraison de saint Zénon, évêque de Maïouma en Palestine. Cousin des saints martyrs Eusèbe, Nestabe et Zénon, massacrés à Gaza, il leur éleva une basilique et, jusqu’à la fin de sa très longue vie, après 400, il tissa le lin pour gagner sa nourriture et subvenir aux pauvres. 
4. À Rome, sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 418, la mise au tombeau de saint Zosime, pape. 
5. À Sardes en Lydie, l’an 824, saint Euthyme, évêque et martyr. Plusieurs fois exécuté et exilé à cause du culte des saintes images, il fut, sous le règne de l’empereur Michel le Bègue et sur l’ordre de son fils Théophile, frappé à coups de fouet jusqu’à la mort, achevant ainsi son martyre. 
6. À Madrid, en 1890, sainte Vincente-Marie Lopez Vicuña, vierge, qui fonda et répandit l’Institut des Filles de Marie Immaculée, pour fournir une aide matérielle aux jeunes filles séparées de leur famille et engagées dans un service domestique. 
7*. À Song-Khon en Thaïlande, l’an 1940, les bienheureuses martyres Agnès Phila et Lucie Khambang, vierges des Sœurs Amantes de la Croix, ainsi que Agathe Phutta, Cécile Butsi, Bibiane Hampai et Marie Phon. Pour avoir refusé de renier la foi chrétienne, elles furent fusillées dans le cimetière du village. 
8*. À Dragali dans le Monténégro, en 1941, le bienheureux Second Pollo, prêtre de Verceil. Aumônier militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, en assistant un soldat mourant il fut lui-même grièvement blessé et, peu après, ayant perdu son sang, il rendit à Dieu son esprit.

Le 27 décembre

1. Fête de saint Jean, Apôtre et Évangéliste. Fils de Zébédée, un des premiers appelés par le Seigneur, il fut, avec son frère Jacques et avec Pierre, témoin de sa transfiguration et de sa passion, et il reçut de lui, au pied de la croix, Marie pour mère. Dans l’Évangile et les lettres qui portent son nom, il se présente comme le théologien qui a pu contempler la gloire du Verbe incarné et qui annonce ce qu’il a vu. 
2. Commémoraison de sainte Fabiola, veuve romaine, qui, au témoignage de saint Jérôme, après divorce et remariage se soumit à la pénitence publique et la rendit parfaite pour le bénéfice des pauvres. Après plusieurs années passées en Terre sainte, elle mourut à Rome en 399, pauvre là où elle avait été riche.
3. Commémoraison des saints frères Théodore et Théophane. Élevés dès leur enfance au monastère palestinien de Saint-Sabas, ils luttèrent courageusement à Constantinople en faveur du culte des saintes images et subirent à plusieurs reprises les coups de fouet, la prison, l’exil et même un tatouage sur le front qui leur valut le surnom de Graptoi (Tatoués). Théodore mourut en prison en ce jour à Apamée en Bithynie vers 840. Quant à Théophane, quand la paix fut rendue à l’Église, il devint évêque de Nicée et s’endormit dans le Seigneur le 11 octobre 845.
4*. À Santander de Biscaye en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Alfred Parto, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des écoles religieuses.
5*. À Santander en Espagne, sur un bateau-prison dans la baie de ce port, le bienheureux Joseph-Marie Corbin Ferrer, martyr de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile. 
**.        A Budapest, en 1944, la bienheureuse Sara Salkahazi, religieuse martyre (béatifiée le 17 septembre 2006 par Benoît XVI).
**.        A Palerme, en 1965, le bienheureux francisco Spoto, prêtre, supérieur général de la congrégation des missionnaires serviteurs des pauvres. Martyr au Congo (béatifié le 21 avril 2007 par benoît XVI
**        En Italie, en 1944, le bienheureux Odoardo Focherini, laïc ayant reçu le titre de Juste parmi les nations, pour avoir été actif en faveur des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, pour lequel il a été arrêté et est mort au camp de concentration de Hersbruk en Allemagne ( béatifié le 15 juin 2013 par le pape François)

Le 28 décembre

1. Fête des saints Innocents, martyrs, c’est-à-dire des petits enfants qui furent massacrés à Bethléem de Judée sur l’ordre du roi impie Hérode, pour que périsse avec eux l’enfant Jésus. Dès les premiers siècles de l’Église, ils ont été honorés comme martyrs, car ils sont les prémices de tous ceux qui devaient verser leur sang pour Dieu et pour l’Agneau de Dieu. 
2. À Alexandrie, vers 300, saint Théonas, évêque, qui fut le maître et le prédécesseur de saint Pierre, martyr. 
3. Commémoraison de saint Antoine, moine vers 520. Né à Valéria en Pannonie, près du Danube, il mena en divers endroits une vie solitaire et, déjà âgé, se retira au monastère de Lérins, où il se montra gentil avec les jeunes, grave avec les anciens, docte avec les savants. 
4*. À Matelica dans les Marches, vers 1300, la bienheureuse Matthia Nazzarei, abbesse du couvent des Clarisses de ce lieu. 
5. À Lyon, en 1622, la naissance au ciel de saint François de Sales, évêque de Genève, dont la mémoire est célébrée au jour de sa mise au tombeau à Annecy le 24 janvier. 
6. À Rome, en 1837, saint Gaspar del Bufalo, prêtre, qui combattit avec vigueur pour la liberté de l’Église et fut mis cinq fois en prison, et même là il ne cessa de ramener les pécheurs sur le droit chemin, surtout par la dévotion au Précieux Sang du Christ, en l’honneur duquel il institua deux Congrégations de Missionnaires et de Sœurs. 
7*. À Naples, en 1894, sainte Catherine Volpicelli, vierge. Dévouée sans trêve à l’assistance des pauvres et des malades, elle fonda l’Institut des Servantes du Sacré-Cœur et veilla à ce que la charité chrétienne se montrât toujours adaptée efficacement aux besoins de la société de son temps. (canonisée le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
8*. À Kiev en Ukraine, l’an 1945, le bienheureux Grégoire Chomyshyn, évêque de Stanislaviv et martyr. Arrêté sous le régime soviétique athée, en raison de sa fidélité à la communion avec l’Église romaine, il mourut en prison.

Le 29 décembre

1. Mémoire de saint Thomas Becket, évêque et martyr. Pour la défense de la justice et de la liberté de l’Église, il fut contraint de quitter le siège de Cantorbéry et même le royaume d’Angleterre et de vivre en exil en France. Revenu en Angleterre au bout de six ans, il eut encore beaucoup à supporter jusqu’à ce que, en 1170, des chevaliers du roi Henri II le frappent de l’épée dans sa cathédrale et qu’ainsi il s’en aille vers le Christ. 
2. Commémoraison de saint David, roi et prophète. Fils de Jessé le Bethléémite, il trouva grâce devant Dieu et reçut l’onction sacrée du prophète Samuel pour régner sur le peuple d’Israël ; il fit venir dans la cité de Jérusalem l’arche de l’alliance du Seigneur et le Seigneur lui-même lui jura bientôt que sa descendance demeurerait à jamais, du fait que le Christ Jésus naîtrait de sa lignée selon la chair. Il se coucha avec ses pères à un âge avancé vers 972 avant le Christ. 
3. À Arles en Provence, peut-être au IIIe siècle, saint Trophime, considéré comme le premier évêque de la cité. 
4. À Carthage, vers 528, saint Libosus, évêque de Vaga et martyr. Au concile de Carthage, il déclara, à propos du baptême des hérétiques : “Dans l’Évangile le Christ à dit : Je suis la vérité. Il n’a pas dit : Je suis la coutume. Il faut que la coutume cède à la vérité.” 
5. À Milan, vers 435, saint Martinien, évêque. 
6. À Constantinople, vers 485, saint Marcel, abbé du monastère des Acémètes sur le Bosphore, où jour et nuit le chant des psaumes se poursuivait sans aucune interruption. 
7. Au pays d’Exmes en Gaule, l’an 596, saint Évroul, abbé d’Ouche, au temps du roi de Neustrie Childebert. Il fut célèbre pour son amour de la solitude, ses austérités et sa bonté envers les pauvres. 
8*. À Palerme en Sicile, l’an 1342, le bienheureux Gérard Cagnoli, religieux de l’Ordre des Mineurs ; qui mena d’abord assez longtemps la vie érémitique. 
9*. À Londres, en 1680, le bienheureux Guillaume Howard, martyr. Vicomte de Stafford, petit-fils de saint Philippe Howard, élevé dans la foi catholique, il fut arrêté sur la fausse accusation de complot contre le roi Charles II, enfermé à la tour de Londres, déclaré coupable et décapité. 
10. À Séoul en Corée, l’an 1839, les saints martyrs Bénédicte Hyon Kyong-nyon, veuve, catéchiste, et six compagnons, qui subirent de nombreux supplices pour le nom chrétien et finalement furent décapités. 
11*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux martyr Joseph Aparicio Sanz, prêtre, à Paterna 
12*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936 les bienheureux Henri-Jean Requena, prêtre, et Joseph Perpiña Nacher, à Picadero de Paterna 
13*. Dans la région de Valence, en Espagne, en 1936, le bienheureux Jean-Baptiste Ferreres Boluda, prêtre jésuite, à Saint-Michel des Rois ; victimes de la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.

Le 30 décembre

1. À Rome au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 274, la mise au tombeau de saint Félix Ier, pape, qui dirigea l’Église romaine au temps de l’empereur Aurélien. 
2. À Bologne en Mésie, saint Hermès, exorciste et martyr. 
3. Commémoraison de saint Anysius, évêque de Thessalonique, qui mourut en 406 ou 407. Il brilla à l’époque de l’empereur Théodose, fut établi par les évêques de Rome vicaire apostolique en Illyrie, intervint en faveur de saint Jean Chrysostome persécuté et fut comblé d’éloges par saint Ambroise. 
4. À Tours, en 491, saint Perpétue, évêque, qui construisit la basilique de Saint-Martin et beaucoup d’autres en l’honneur des saints, et organisa dans son Église les jeûnes et les vigiles. 
5*. À Aoste, dans les Alpes Grées, après 502, saint Jocundus, évêque. 
6. À Flay sur le territoire de Beauvais, vers 660, saint Germer, abbé du monastère fondé par lui en ce lieu.
7*. À Eversham en Angleterre, l’an 717, le trépas de saint Egwin, évêque, qui tint, non sans peine, le siège de Worcester dont il finit par se démettre pour mourir dans le monastère qu’il avait fondé. 
8. Dans les Abruzzes, en 1077, saint Raynier, évêque de Furcona, que le pape Alexandre II félicita pour sa bonne administration. 
9*. À Cannes dans les Pouilles, au début du XIIe siècle, saint Roger, évêque. 
10*. À Frassanone en Sicile, vers 1162, saint Laurent, moine sous la Règle de saint Benoît. 
11*. À Castel San Pietro près de Palestrina dans le Latium, en 1282, la bienheureuse Marguerite Colonna, vierge, qui préféra aux richesses et aux plaisirs du siècle la pauvreté pour le Christ et le servit en faisant profession de la Règle de sainte Claire. 
12*. À Gênes en Ligurie, l’an 1900, la bienheureuse Eugénie Ravasco, fondatrice de l’Institut des Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie, à qui elle confia le soin de former les jeunes filles et de subvenir aux besoins des petits enfants malades. 
13*. À Pancalieri près de Turin dans le Piémont, en 1913, le bienheureux Jean-Marie Boccardo, prêtre. Parmi ses œuvres multiples et considérables, il fonda la Congrégation des Pauvres sœurs, filles de saint Gaétan, pour le soin des vieillards et des malades et pour l’éducation chrétienne des enfants.

Le 31 décembre

1. Mémoire de saint Silvestre Ier, pape qui dirigea saintement l’Église durant de longues années à l’époque où l’empereur Constantin fit construire les basiliques vénérables et où le Concile de Nicée acclama le Christ Fils de Dieu. Il fut mis au tombeau en ce jour, en 335, à Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie Salarienne. 
2. À Rome également, sur la même voie, au cimetière des Jourdains, les saintes martyres Donate, Pauline, Rogate, Dominanda, Sérotine, Saturnine et Hilarie.
3. À Sens, sainte Colombe, vierge et martyre. 
4. À Constantinople, vers 350 saint Zotique, prêtre de Rome, qui suivit l’empereur Constantin dans sa nouvelle capitale et y fonda un hospice pour les pauvres et un orphelinat. 
5. À Jérusalem, sainte Mélanie la Jeune, qui, avec son époux, saint Pinien, quitta la ville de Rome, se rendit dans la Ville sainte et y mena la vie religieuse parmi les femmes consacrées à Dieu, tandis que son mari en faisait de même parmi les moines. Tous deux firent une sainte mort elle en 439, lui en 440. 
6. À Ravenne en Émilie, vers le VIe siècle, saint Barbatien, prêtre. 
7*. À Lausanne en Suisse, l’an 594, saint Marius (Maire), évêque d’Avenches, qui déplaça son siège dans cette ville.
8*. À La Louvesc dans le Vivarais, en 1640, saint Jean-François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui parcourut les monts et les villages de la région, prêchant et administrant le sacrement de pénitence et veillant sans relâche à rénover la foi catholique dans les âmes des gens du pays.
9*. À Mercuès près de Cahors, en 1659, le trépas du bienheureux Alain de Solminihac, évêque de Cahors, qui s’appliqua à corriger les mœurs de son peuple par ses visites pastorales et s’efforça par tous les moyens, avec un zèle apostolique, de rénover son Église. Fêté le 3 janvier –  Zenit
10. À Paris, en 1886, sainte Catherine Labouré, vierge, Fille de la Charité, qui passa à l’hospice d’Enghien quarante-cinq ans au service des pauvres et des immigrés avec une simplicité et une générosité sans faille, et sans laisser deviner que la Vierge Marie s’était manifestée à elle dans la chapelle de la rue du Bac, pour inviter ses fils à l’invoquer comme l’Immaculée au moyen de “médaille miraculeuse”
**.         En Italie, en 1924, la bienheureuse Guiseppina Nicoli, fille de la charité en Sardaigne. (béatifiée par Benoit XVI le 3 février 2008).

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 DÉCEMBRE

Le 11 décembre

1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux… fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée. 
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents. 
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres. 
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence. 
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François. 
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence. 
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs. 
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn. 
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.

Le 12 décembre

1. Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, dont une foule immense implore le secours maternel sur la colline Tepeyac près de Mexico, et qu’elle salue avec confiance comme une étoile pour l’évangélisation des familles des peuples et comme l’assistance des indigènes et des pauvres. 
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie Épimaque et Alexandre. En 250, sous l’empereur Dèce, après un long temps passé dans les chaînes et divers sortes de supplices, ils furent enfin livrés aux flammes pour la foi du Christ. Avec eux subirent le martyre les saintes Ammonarion, vierge, Mercurie, une vieille femme, Denyse, mère de famille, et une autre femme : après les tortures infligées à Ammonarion, le juge, honteux de se voir vaincu par des femmes et craignant que, s’il exerçait sur les autres des cruautés inouïes, il ne fût contraint de céder à leur inébranlable fermeté, les fit aussitôt décapiter. 
3. Dans l’île de Chypre, au IVe siècle, saint Spyridon, évêque de Trémithonte, vrai pasteur de son troupeau, dont toutes les bouches célébraient les actions admirables. 
4*. À Clonard en Irlande, l’an 549, saint Finnian, abbé, qui fut le fondateur de plusieurs monastères, le père et le maître d’une multitude de moines. 
5*. À Quimper en Bretagne, saint Corentin, honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite. 
6*. Au Dorat dans le Limousin, en 1014, saint Israël, prêtre et chanoine régulier, qui fut d’une grande aide à l’évêque de Limoges dans la prédication de la parole de Dieu. 
7*. À Neumünster dans le Holstein, en 1154, le trépas de saint Vicelin, évêque d’Oldenbourg, qui fournit de grands efforts pour l’évangélisation des Slaves. 
8*. À Celloli en Toscane, l’an 1310, le bienheureux Bartolo Buonpedoni, prêtre. Atteint de la lèpre à l’âge de soixante ans, il démissionna de sa charge de curé, prit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François et se retira dans une léproserie, où sa patience et ses vertus attirèrent beaucoup de personnes venues lui demander conseil
9*. À Bastia près d’Assise en Ombrie, l’an 1306, le bienheureux Conrad d’Offida, prêtre, qui aima et rechercha beaucoup l’humilité et la pauvreté primitive de l’Ordre des Mineurs. 
10*. À Naples, commémoraison du bienheureux Jacques Capocci, évêque. Après avoir été ermite de Saint-Augustin, il reçut à gouverner l’Église de Bénévent, puis celle de Naples, qu’il illustra par sa sagesse sa doctrine et sa prudence, et mourut vers 1308. 
11. À Hué en Annam, l’an 1840, saint Simon Phan Dac Hoa, martyr. Médecin, père de douze enfants et chef de village, il se fit remarquer par sa charité envers les pauvres et sa foi intrépide. Sous l’empereur Minh Mang, il fut arrêté pour avoir hébergé un missionnaire et, après diverses prisons, plusieurs bastonnades à coups de rotin et le supplice des tenailles, il eut la tête tranchée d’un coup de sabre. 
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Pie Bartosik, prêtre franciscain conventuel et martyr. Arrêté avec saint Maximilien Kolbe et trois autres religieux, déporté comme eux, il mourut des suites des mauvais traitements, des travaux forcés et des maladies contractées dans le camp.

Le 13 décembre

1. Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre à Syracuse en Sicile, vers 300. Tant qu’elle vécut, elle garda sa lampe allumée pour aller au-devant de l’Époux et, conduite à la mort pour le Christ, elle mérita d’entrer avec lui dans la salle des noces et de posséder la lumière qui n’a pas de fin. 
2. À Porto près de Rome, saint Ariston, martyr.
3. Dans l’île de Sulci, près de la Sardaigne, saint Antioche, martyr. 
4. En Arménie, les saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste. 
5. Dans le Ponthieu, au nord de la Gaule, vers 668, saint Josse, prêtre et ermite. Fils de Juthaël, roi de Domnonée en Bretagne, et frère de saint Judicaël, pour ne pas être contraint de succéder à son père, il quitta sa patrie et se retira pour mener en divers endroits la vie érémitique. 
6. À Cambrai, vers 870, saint Aubert, évêque, qui favorisa la vie monastique. 
7. En Alsace, vers 720, sainte Odile, vierge, première abbesse du monastère d’Hohenbourg, construit par son père, le duc Adalric. 
8*. À Naples, en 1562, le bienheureux Jean Marinoni, prêtre de l’Ordre des Théatins, qui s’employa avec saint Gaétan à la réforme du clergé et au salut des âmes, et qui favorisa les Monts de piété pour aider les pauvres. 
9. Au monastère de la Visitation de Moulins, en 1641, la naissance au ciel de sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal, dont la mémoire est célébrée le 12 août. 
10*. À Fermo dans les Marches, en 1671, le bienheureux Antoine Grassi, prêtre de l’Oratoire. Humble et pacifique, il poussa beaucoup ses confrères, par son exemple, à l’observance de la Règle. 
11. À Tjyen-Tiyou en Corée, l’an 1866, saint Pierre Cho Hwa-so, martyr, père de famille et cinq compagnons. Le mandarin ayant cherché, par des promesses et des tortures, à leur faire abandonner la religion chrétienne, ils résistèrent jusqu’à la décapitation. 
**. En Italie, en 1921, la bienheureuse Maria Maddalena della Passione (Costanza Starace), fondatrice des Sœurs Compassionistes Servites de Marie.  (béatifiée le 15 avril 2007 par Benoît XVI)

Le 14 décembre

1. Mémoire de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l’Église. Sur le conseil de sainte Thérèse de Jésus, il entreprit, le premier parmi ses frères, la réforme de l’Ordre du Carmel, qu’il soutint par des travaux et des œuvres sans nombre, ainsi que par d’âpres tribulations. Au témoignage de ses écrits, en cherchant à mener une vie cachée dans le Christ et consumé par la flamme de l’amour de Dieu, il accomplit, à travers une nuit obscure, sa montée vers Dieu et s’endormit dans le Seigneur à Ubéda en Espagne, en 1591.
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, Héron, Ater et Isidore, et avec eux Dioscore, un jeune d’une quinzaine d’années. En 250, durant la persécution de Dèce, le juge s’efforça d’abord de séduire l’adolescent par ses paroles, puis de le contraindre par des tortures, mais en vain. Il fit déchirer les autres et, comme ils résistaient, il les livra au feu. Quant à Dioscore, il le soumit à plusieurs flagellations et lui accorda un nouveau délai. 
3. À Apollonie en Bithynie, les saints martyrs Thyrse, Leuce et Callinique et leurs compagnons, dont on rapporte qu’ils succombèrent pour le Christ au temps de la même persécution. 
4. À Antioche de Pisidie, peut-être au début du IVe siècle, sainte Drosis, martyre, dont saint Jean Chrysostome affirme qu’elle fut brûlée vive. 
5. À Ascalon en Palestine, en 308 ou 309, les saints martyrs Arès, Promus et Élie. Venus d’Égypte et voulant gagner la Cilicie pour visiter et encourager les confesseurs du Christ dans la persécution de Maximin, ils furent arrêtés à Césarée, on leur creva atrocement les yeux, on leur coupa les pieds et on les mena à Ascalon où, sur l’ordre du juge Firmilien, ils achevèrent leur martyre, Arès sur le bûcher, les autres par la décapitation. 
6. À Ticinum [Pavie] en Ligurie, au IVe siècle, saint Pompée, évêque, qui succéda à saint Syrus pendant peu d’années, mais pacifiques. 
7. À Reims, peut-être vers 450, la passion de saint Nicaise, évêque, massacré ainsi que sa sœur Eutropie, vierge consacrée à Dieu, le diacre Florent et Jocond, à la porte de la basilique qu’il avait construite, par des barbares païens qui firent irruption dans la ville. 
8. À Naples, vers 596, saint Agnel, abbé du monastère de Saint-Gaudiosus. 
9*. À Poitiers, vers 605, saint Venance Fortunat, évêque, qui mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité. 
10*. Chez les Morins dans le nord de la France, en 855, saint Folcuin, évêque de Thérouanne pendant trente-neuf ans. 
11*. À Orvieto en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Bonaventure Bonaccorsi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. Ébranlé à Pistoie par la prédication de saint Philippe Benizi, il demanda à entrer dans son Ordre et l’aida à mettre la paix entre les factions dans les villes italiennes. 
12*. À Klifane au Liban, en 1858, le bienheureux Nimatullah (Joseph Kassab al-Hardini), prêtre de l’Ordre libanais maronite, qui s’appliqua à la formation théologique, à l’éducation des jeunes et à l’action pastorale, avec un esprit d’oraison et de pénitence éminent. 
13*. À Aix-la-Chapelle en Allemagne, l’an 1876, la bienheureuse Françoise Schervier, vierge, qui se dévoua pendant longtemps dans la ville au service des pauvres, des malades et des affligés, et fonda la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Saint-François pour répondre à leurs besoins. 
14*. À Barcelone en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Protais (Antoine Cubells Minguell), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, qui fut tué en haine de la religion au cours de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 15 décembre

1. Commémoraison de saint Valérien, évêque d’Avensa en Afrique proconsulaire. Vers 457, durant la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’il avait plus de quatre-vingts ans, on voulut le forcer à livrer les objets du culte, mais il refusa avec fermeté. Il fut alors chassé seul hors de la ville, avec défense à quiconque de le recevoir dans sa maison ou même sur sa terre. Il erra ainsi longtemps sur les grands chemins, exposé aux injures de l’air, et il acheva le cours de sa vie sainte en confesseur de la vérité orthodoxe. 
2. Dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Mesmin, prêtre, que l’on tient pour le premier abbé de Micy. 
3*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1170, le bienheureux Marin, abbé, admirable par sa fidélité à l’évêque de Rome, en un temps troublé pour l’Église. 
4*. À Gênes en Ligurie, l’an 1617, la bienheureuse Marie-Victoire Fornari-Strata qui, devenue veuve, fonda l’Ordre des Annonciades. 
5. À Gênes encore, en 1651, sainte Virginie Centurione-Bracelli, veuve, qui se dépensa au service du Seigneur en subvenant de toutes les façons aux besoins des pauvres, en venant en aide aux églises rurales, en fondant et en dirigeant les Sœurs de Notre-Dame du Refuge du Mont-Calvaire. 
6. À Brescia en Lombardie, l’an 1855, sainte Marie-Crucifiée (Paule De Rosa), vierge, qui dépensa toutes ses richesses et se dépensa elle-même pour le salut de l’âme et du corps de son prochain et fonda l’Institut des Servantes de la Charité. 
7*. À Vérone en Vénétie, l’an 1856, le bienheureux Charles Steeb, prêtre. Né à Tübingen dans le Bade-Wurtenberg et de confession luthérienne, il fit à Vérone profession de foi catholique et, ordonné prêtre, fonda l’Institut des Sœurs de la Miséricorde pour s’occuper des affligés, des pauvres et des malades. 
**        En Bosnie et Herzégovine, en 1941, les bienheureuses Martyres de la Drina, Marija Jula Ivanisevic et 4 compagnes, religieuses de la Congrégation des Filles de la Divine Charité. Assassinées pour leur Foi. (béatifiées le 24 septembre 2011 par Benoît XVI)

Le 16 décembre

1. Commémoraison de saint Aggée, prophète, qui, vers 515 avant le Christ au temps de Zorobabel, chef de Juda, avertit le peuple de reconstruire la maison du Seigneur, dans laquelle viendrait le Trésor de toutes les nations. 
2. Commémoraison de plusieurs saintes femmes, qui, en Afrique, durant la persécution vandale sous le roi arien Hunnéric, en 480, furent suspendues avec des poids aux pieds et des lames incandescentes sur le dos, achevant ainsi heureusement le combat du martyre. 
3. En Irlande, saint Béan, ermite. 
4*. À Cysoing dans l’Artois, en 867, saint Évrard. Comte du Frioul, il construisit en ce lieu un monastère de chanoines réguliers, où il fut pieusement déposé, quelques années après sa mort. 
5. À Vienne, alors dans le royaume de Provence, en 875, saint Adon, évêque, qui fut moine auparavant et composa un Martyrologe, où il inscrivit pour chaque jour des éloges de saints. 
6*. À l’abbaye de Seltz en Alsace, l’an 999, la naissance au ciel de sainte Adélaïde, qui épousa Otton Ier et devint impératrice. Elle manifesta une gravité pleine de charme aux gens de sa maison, une dignité très noble aux étrangers, une bienveillance infatigable aux pauvres et une largesse très abondante pour honorer les églises de Dieu. 
7*. En Lucanie, l’an 1005, saint Macaire de Collesano, moine, remarquable par son humilité et ses privations, qui dirigea avec sagesse divers monastères du mont Mercure et du Latiano. 
8*. À Gênes en Ligurie, l’an 1496, le bienheureux Sébastien Maggi, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui prêcha l’Évangile au peuple de la région et veilla à la discipline régulière dans plusieurs couvents de son Ordre. 
9*. À Turin dans le Piémont, en 1717, la bienheureuse Marie des Anges (Marie-Anne Fontanella), vierge moniale du Carmel, remarquable par ses pénitences volontaires et sa vertu d’obéissance. 
10*. À Rivalba près de Turin, en 1903, le bienheureux Clément Marchisio, prêtre, curé de la paroisse de ce lieu et fondateur de l’Institut des Filles de Saint-Joseph. 
11*. À Nowe Miasto en Pologne, l’an 1916, le bienheureux Honoré de Biala Podlaska (Venceslas Kazminsky), prêtre capucin, qui accomplit une œuvre remarquable en confessant les pénitents, en prêchant la parole de Dieu et en réconfortant les âmes des prisonniers. 
12*. Près de Mukdahan en Thaïlande, l’an 1940, le bienheureux Philippe Siphong Onphitak, martyr. Père de famille, il fut choisi comme chef de la communauté chrétienne pour remplacer le prêtre de Sog-Khon, expulsé, et, quand commença la persécution contre les chrétiens, il fut conduit au bord de la rivière Tum Nok, torturé et fusillé.

Le 17 décembre

1. À Jérusalem, en 634, saint Modeste, évêque. Après la prise de la Ville sainte et sa dévastation par les Perses, il releva les monastères, les remplit de moines et reconstruisit à grand peine les sanctuaires détruits par l’incendie. 
2. À Eleuthéropolis en Palestine, l’an 638, la passion de cinquante saints soldats, qui, au temps de l’empereur Héraclius, furent tués pour la foi du Christ par les Sarrasins qui avaient pris Gaza. 
3*. En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen. 
4. À Andenne dans le Brabant, en 693, sainte Begge, veuve. Sœur de sainte Gertrude de Nivelles, après l’assassinat de son mari Ansegise, elle fonda le monastère de la bienheureuse Vierge Marie, sous les règles des saints Colomban et Benoît. 
5. Au monastère de Fulda en Saxe, l’an 779, saint Sturmi, abbé. Disciple de saint Boniface, il évangélisa la Saxe et prit soin de construire, à la demande de son maître, ce célèbre monastère, dont il fut le premier abbé. 
6*. Au mont Mercure en Lucanie, au Xe siècle, saint Christophe de Collesano, moine, qui avec toute sa famille travailla grandement à propager la vie monastique. 
7. À Bigard près de Bruxelles, en 1170, sainte Wiwine, première abbesse du monastère de Sainte-Marie. 
8. À Rome, sur le Célius, en 1213, saint Jean de Matha, prêtre d’origine française, fondateur de l’Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs. 
9. À Barcelone en Catalogne, l’an 1901, le saint Joseph Manyanet y Vives, prêtre, qui fonda la Congrégation des Fils et des Filles de la Sainte Famille, pour qu’à l’exemple de la famille de Jésus, Marie et Joseph à Nazareth, toutes les familles atteignent la perfection. 
10*. En Espagne, la bienheureuse Mathilde a Sacro Corde Tellez Robles, vierge
11*. À Rome, près de Sainte-Sabine sur l’Aventin, en 1916, le bienheureux Hyacinthe (Henri) Cormier, prêtre, Maître général de l’Ordre des Prêcheurs, qu’il dirigea avec prudence, en encourageant beaucoup les études théologiques et spirituelles.

Le 18 décembre

1. Commémoraison de saint Malachie, prophète. Au Ve siècle avant le Christ, après la déportation à Babylone, il annonça le grand jour du Seigneur et sa venue dans son temple, ainsi que l’offrande qui serait présentée à son nom toujours et en tous lieux. 
2. Commémoraison des saints Namphamo, Miggin, Sanaem et Lucitas, martyrs en Afrique au IIIe siècle, qui, au témoignage du païen Maxime de Madaure dans une lettre adressée à saint Augustin, étaient en grande vénération dans le peuple chrétien. 
3. À Tours, au début du IVe siècle, saint Gatien, premier évêque de la cité. Il fut, dit saint Grégoire de Tours, un des sept évêques qui vinrent de Rome en Gaule et il fut inhumé dans le cimetière des chrétiens du lieu. 
4*. À Killaloé en Irlande, au VIe ou VIIe siècle, saint Flannan, évêque. 
5*. Au monastère d’Heidenheim, dans le Würtemberg, en 761, saint Winnibald, abbé. Origiaire d’Angleterre, il suivit saint Boniface avec son frère saint Willibald et l’aida dans son œuvre d’évangélisation des peuples de Germanie. 
6. Sur la colline Go-Voi au Tonkin, en 1839, les saints martyrs Paul Nguyên Van My, Pierre Truong Van Duong et Pierre Vu Van Truat, trois catéchistes fermes dans la foi, qui furent étranglés sous l’empereur Minh Mang.  
7*. À Borgaro près de Turin, en 1916, la bienheureuse Némésie (Julie Valle), vierge, des Sœurs de la Charité, admirable pour former et diriger les jeunes dans l’amour de l’Évangile.

Le 19 décembre

1. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, en 401, la mise au tombeau de saint Anastase Ier, pape, homme de très riche pauvreté, dit saint Jérôme, et d’ardeur apostolique, qui, dans un bref pontificat, s’opposa fermement aux doctrines hérétiques. 
2. À Auxerre, au VIe siècle, saint Grégoire, évêque. 
3*. Dans la chartreuse de Casotto dans la Piémont, en 1205, le bienheureux Guillaume de Fenoglio, religieux, qui avait auparavant vécu en ermite sur une montagne du voisinage. 
4*. À Avignon, en 1370, le bienheureux Urbain V, pape, qui était abbé de Saint-Victor de Marseille quand il fut élevé sur la chaire de Pierre. Sans rien changer à ses habitudes monastiques, il tourna aussitôt son esprit en premier lieu vers le retour du Siège apostolique à Rome et le rétablissement de l’unité de l’Église. 
5. À Bac Ninh au Tonkin, en 1839, les saints martyrs François-Xavier Ha Trong Mâu, Dominique Bai Van Uy, catéchistes, Thomas Nguyên Van Dê, tailleur, Augustin Nguyên Van Moi et Étienne Nguyên Van Vinh, agriculteurs, l’un néophyte, l’autre encore catéchumène. Tous ayant refusé de piétiner la croix, furent soumis à des supplices, enfin étranglés sur l’ordre de l’empereur Minh Mang. 
6*. À Slonim en Pologne, l’an 1942, les bienheureuses martyres Marie-Éve de la Providence (Bogomila Noiszewska) et Marie-Marthe de Jésus (Casimira Wolowska), vierges, Sœurs de l’Immaculée Conception. Pendant l’occupation nazie de la Pologne, elles furent arrêtées par la Gestapo à l’hôpital de cette ville, où elles soignaient les malades, et fusillées le jour même sur une colline voisine, pour l’aide apportée à une famille juive.

Le 20 décembre

1. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 217 ou 218, la mise au tombeau de saint Zéphyrin, pape, qui dirigea l’Église romaine pendant dix-huit ans et chargea son diacre, saint Calliste, d’organiser sur cette voie le cimetière de l’Église romaine. 
2. À Rome encore, sur l’ancienne voie Salarienne, au cimetière “Aux Sept Palombes”, saint Libéral, martyr, qui aurait rempli la charge consulaire. 
3. À Antioche de Syrie, en 324, saint Philogone, évêque. Appelé par la volonté de Dieu de la profession d’avocat au gouvernement de cette Église, il mena, avec l’évêque d’Alexandrie, saint Alexandre et ses compagnons, le premier combat contre Arius pour la foi catholique ; il s’endormit dans le Seigneur, comblé de mérites, et saint Jean Chrysostome a prononcé en son honneur un magnifique éloge.
4. Dans le Jura suisse, près du Doubs, vers 620, saint Ursane, disciple de saint Colomban, qui mena d’abord la vie érémitique dans la solitude, mais, bientôt découvert, incita beaucoup au même genre de vie. 
5. Au monastère de Silos en Castille, l’an 1073, saint Dominique, abbé, qui vécut d’abord en ermite, puis restaura ce monastère à peu près détruit, y rétablit la discipline et remit en valeur la louange divine jour et nuit. 
6*. À Torre del Greco près de Naples, en 1831, le bienheureux Vincent Romano, prêtre. Curé de paroisse, il mit toute son ardeur à éduquer les enfants et à s’occuper des besoins des ouvriers et des pêcheurs.
7*. Au camp de concentration de Sachsenhausen, en Allemagne, l’an 1940, le bienheureux Michel Piaszynski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation nazie de la Pologne, il fut arrêté parce que prêtre, et envoyé en déportation, où il mourut de faim et de maladie.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org