Archives par mot-clé : Monastère “Bienheureux Charles de Foucauld”

Saint Benoît – Sa sortie de ce monde et les signes qui l’accompagnaient

Passons maintenant à l’année où il devait quitter cette vie : à tous il annonça le jour de sa mort, signifiant à tous ceux qui étaient présents qu’ils devaient tenir secret ce qu’ils avaient entendu et indiquant aux absents quel signe, et de quelle sorte, se produirait lorsque son âme sortirait de son corps.

Six jours avant son départ, il se fait ouvrir son tombeau. Peu après, il est pris d’accès de fièvre dont l’ardeur véhémente commence à l’accabler. Comme sa langueur s’aggravait de jour en jour, au sixième jour, il se fit porter par ses disciples à l’oratoire et là, il s’assura pour son départ en recevant le Corps et le Sang du Seigneur, puis, entouré de ses disciples qui soutenaient de leurs mains ses membres affaiblis, il rendit le dernier souffle en prononçant des paroles de prière.

Ce jour-là, deux de ses frères, l’un étant resté en sa cellule et l’autre se trouvant au loin, eurent la révélation d’une même et unique vision : ils virent qu’une voie recouverte de tissus précieux et illuminée de lampes innombrables, s’étendait de sa cellule jusqu’au ciel, empruntant un chemin tout droit, à l’Orient. Au sommet se tenait un homme brillant, majestueusement vêtu, qui leur demanda : ” Cette voie que vous contemplez, de qui est-elle ? ” Ils reconnurent qu’ils ne le savaient pas. Alors il leur dit : ” C’est la voie par laquelle Benoît, le bien-aimé de Dieu, est monté au ciel. ” La mort du saint homme donc, les disciples présents la virent de leurs yeux tandis que les absents en eurent connaissance grâce au signe qui leur avait été prédit.

Il fut enseveli dans l’Oratoire de Saint-Jean-Baptiste que lui-même avait construit sur les ruines de l’autel d’Apollon.

Vie de Saint Benoît par Saint Grégoire, Pape.

Chapitre XXXVII

Stella Cœli – Prière en temps d’épidémie

Prière en temps d’épidémie à la Vierge Marie

V / Seigneur Dieu, aide-nous, donne-nous l’union, la paix et la concorde.

R / Ainsi nous serons dignes de ta miséricorde.

V / Miséricorde Mon Dieu, miséricorde Seigneur.

R / Miséricorde te demande ce grand pécheur.

https://youtu.be/fMPVzq9LWC8
Stélla cœli extirpávit,
Quæ lactávit Dóminum, Mórtis péstem, quam plantávit
Prímus párens hóminum.
L’Etoile du Ciel, qui allaita le Seigneur, a extirpé la peste de la mort, qu’avaient planté les premiers parents de l’homme.
Ipsa stélla nunc dignétur
Sídera compéscere, Quórum bélla plébem cædunt
Díræ mórtis úlcere.
Puisse cette même Etoile brillante daigner maintenant éteindre cette constellation dont les combats ont tué le peuple blessé par une mort amère.
Piíssima Stélla máris,
A péste succúre nóbis.
O très pieuse Etoile de la mer, protège-nous de la peste.
Audi nos, Dómina, nam fílius tuus
Níhil négans, te honórat,
Ecoute-nous, ô Dame, car ton Fils t’honore en ne te refusant rien.
Sálva nos, Jésu,
Pro quíbus Vírgo María te órat.
Sauve-nous, Jésus, nous pour qui la Vierge Marie te prie.
℣. Ora pro nobis, piíssima Dei Génitrix.
℟. Quæ contrivísti caput serpéntis, auxiliáre nobis.
℣. Prie pour nous, très pieuse Mère de Dieu.
℞. Toi qui a écrasé la tête du serpent, secours-nous.
Orémus.   Deus misericórdiæ, Deus pietátis, Deus indulgéntiæ, qui misértus es super afflictiónem populi tui, et dixísti Angelo percutiénti pópulum tuum : Cóntine manum tuam, ob amórem illíus Stellæ gloriósæ, cujus úbera pretiósa contra venénum nostrórum delictórum dúlciter suxísti ; præsta auxilium gratiæ tuæ, ut intercedente Beata Virgine Maria Matre tua, ab omni peste et improvísa morte secúre liberémur, et a totíus perditiónis incúrsu misericórditer salvémur. Per te Jesu Christe, Rex glóriæ, qui cum Patre et Spíritu Sancto vivis et regnas, Deus in sæcula sæculorum. Prions. Dieu de miséricorde, Dieu d’amour, Dieu de pardon, qui fut ému de compassion pour l’affliction de ton peuple, et qui dit à l’Ange dévastateur de ton peuple : « Retiens ta main » ; pour l’amour de cette Etoile glorieuse, dont le sein précieux t’a allaité avec douceur contre le venin de nos péchés, accorde-nous le secours de ta grâce, afin qu’à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ta Mère, nous soyons délivrés en toute sûreté de toute peste et de la mort imprévue, et que nous soyons miséricordieusement sauvés de l’assaut de toute perdition. Par toi, Jésus-Christ, Roi de gloire, qui avec le Père et l’Esprit Saint vis et règnes, Dieu pour les siècles des siècles.

Dieu saint, délivre-nous de la peste et de tout mal, par tes saintes plaies. Par ta croix, délivre-nous de la peste, ô Divin Jésus. De la colère céleste que la culpabilité défie, nous garde et nous défende la très Sainte Vierge Marie. Amen

V / Ô douce Mère, tendre Marie, donne-nous la douce compagnie de Jésus.

R / Seigneur Dieu, miséricorde ; Seigneur Dieu, miséricorde ; Seigneur Dieu, miséricorde.