Archives par mot-clé : Monastère “Bienheureux Charles de Foucauld”

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 SEPTEMBRE

Le 1er septembre
  1. Commémoraison de saint Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, vers 1220 avant le Christ. Quand Moïse lui eut imposé les mains, il fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, il fit passer le peuple d’Israël à travers le lit du Jourdain et l’introduisit, d’une manière merveilleuse, dans la terre de la promesse.
    2. À Reims, au IIIe siècle, saint Sixte, qui est regardé comme le premier évêque de la cité.
    3. À Capoue en Campanie, sur la voie Aquaria, vers le IVe siècle, saint Prisque, martyr.
    4. À Todi en Ombrie, vers le IVe siècle, saint Térentien, évêque.
    5. À Dax, vers le IVe siècle, saint Vincent, célébré comme évêque et martyr.
    6. À Zurzach sur le Rhin, dans le canton d’Argovie en Suisse, au IVe siècle, sainte Vérène, vierge.
    7. Au Mans, vers 490, saint Victeur, évêque, dont saint Grégoire de Tours rapporte les miracles.
    8. Près d’Aquin dans le Latium, vers 570, saint Constance, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand loue le don de prophétie.
    9. Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s’est formée ensuite dans la vallée Flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.
    10. À Sens, vers 623, saint Loup, évêque. Parce qu’il avait eu l’audace de déclarer, devant un important personnage du lieu, que le devoir de l’évêque était de diriger le peuple et qu’il fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux princes, il dut subir l’exil.
    11*. À Venise, en 1262, la bienheureuse Julienne de Collalto, abbesse bénédictine.
    12*. À Florence en Toscane, vers 1367, la bienheureuse Jeanne Soderini , vierge du Tiers-Ordre des Servites de Marie, célèbre pour ses pratiques d’oraison et d’austérité.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, seize bienheureux martyrs : Christin (Michel Roca Huguet), prêtre, et onze compagnons, de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, mis à mort près de Madrid ; à Paterna, dans la région de Valence, Alphonse Sebastia Viñals, prêtre, et à Barcelone, Pierre Rivera.
    14*.        A Paterna, dans la région de Valence, le bienheureux Alphonse Sebastia Viñals, prêtre
    15*.        En Espagne, à Barcelone, le bienheureux Pierre Rivera, prêtre franciscain conventuel, la bienheureuse Marie-Carmen (Moreno Benitez) et la bienheureuse Marie du Refuge (Maria Amparo Carbonell Munoz), vierges de l’Institut de Marie Auxiliatrice.
    **        À Barcelone, en, 1936, le bienheureux Josep Samso Elias  Prêtre martyr de la guerre civile espagnole.(béatifié le 23 janvier 2010 par Benoît XVI)

Le 2 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe sicle, saint Zénon, martyr.
    2. À Nicée, également en Bithynie, au IVe siècle, la passion de sainte Théodote avec ses fils Évode, Hermogène, et Calliste.
    3. À Édesse en Oshroène, en 322, saint Habib, diacre et martyr. Sous l’empereur Licinius, il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi un glorieux combat.
    4. À Apamée en Syrie, au IVe siècle, saint Antonin, martyr. Tailleur de pierre, il avait, dit-on, détruit des idoles, ce qui provoqua la vengeance des païens qui le tuèrent, à l’âge de vingt ans, victime de son zèle pour la foi.
    5. À Tarragone en Espagne, au IVe ou Ve siècle, saint Prosper, évêque.
    6. À Lyon, après 381, la mise au tombeau de saint Just, évêque. Après le concile d’Aquilée, il laissa la charge de l’épiscopat et se retira avec saint Viateur, lecteur, dans le désert d’Égypte, où il vécut plusieurs années, humblement associé aux moines. Son corps saint fut transféré plus tard à Lyon avec les ossements de saint Viateur.
    7. Commémoraison de saint Nonnosus, prévôt du monastère au mont Soracte, près de la voie Flaminienne dans le Latium, au VIe siècle. Le pape saint Grégoire le Grand loue son égalité d’âme, sa douceur dans le gouvernement des frères et la puissance de sa prière.
    8. À Autun, en 599 ou 600, saint Syagre, évêque, qui brilla par sa science et son zèle dans les conciles auxquels il prit part, fonda le monastère Saint-Martin et l’hospice Saint-Andoche, et accueillit tout un hiver saint Augustin et les moines qui l’accompagnaient pour prêcher l’Évangile en Angleterre.
    9*. À Avignon, vers 700, saint Agricol, évêque. Après avoir mené la vie monastique à Lérins, il fut l’auxiliaire de son père, saint Magne, et lui succéda dans l’épiscopat.
    10. Dans la Marche d’Ancône, à une époque incertaine, saint Elpide, qui a donné son nom à la ville qui conserve son corps.
    11*. À Pontida, près de Bergame en Lombardie, vers 1096, saint Albert et saint Guy, moines. Le premier, préférant la milice du Christ aux armes et aux honneurs du monde, construisit dans sa propre cité, un monastère, que le second dirigea selon les coutumes de Cluny.
    12*. Au mont Carmel, près de la source d’Élie, vers 1231, le bienheureux Brocard, prieur des ermites, auxquels saint Albert, évêque de Jérusalem, donna une règle de vie pour qu’ils demeurent jour et nuit dans la méditation de la loi du Seigneur et veillant dans la prière.
    13*. À Skäninge en Suède, l’an 1282, la bienheureuse Ingrid. Devenue veuve, elle donna ses biens pour la gloire de Dieu et, après un pèlerinage en Terre sainte, prit l’habit des moniales de l’Ordre des Prêcheurs.
    14*. À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de La Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.
    15*. À Paris encore, vingt-et-un bienheureux martyrs, massacrés le même jour à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.

Le 3 septembre

  1. Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église. Après avoir commencé la vie monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome. Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la religion. Il se montra vrai pasteur en dirigeant l’Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie monastique, en affermissant partout la foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale. Il mourut le 12 mars 604.
    2. Commémoraison de sainte Phoebé, ministre de l’Église de Cenchrées, qui prit soin de l’Apôtre saint Paul et de beaucoup de gens, comme il l’atteste lui-même dans sa lettre aux Romains.
    3. À Nicomédie en Bithynie, au IVe sicle, sainte Basilisse, vierge et martyre.
    4. À Cordoue en Espagne, vers le IVe siècle, saint Sandale, martyr.
    5. À Toul au IVe siècle, saint Mansuy, premier évêque de cette cité.
    6. Au mont Titan, près de Rimini sur l’Adriatique, vers le IVe siècle, saint Marin, diacre et ermite, qui conduisit, pense-t-on, le peuple de la région, encore païen, à la lumière de l’Évangile et à la liberté du Christ.
    7*. En Irlande, vers 514, saint Macanisius (Oengus Mac Nisse), qui fut d’abord ermite, puis évêque de son clan.
    8. À Milan, vers 559, saint Auxence, évêque.
    9*. À Caudium en Campanie, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Vitalien.
    10*. À Stavelot dans la Brabant, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D’abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d’Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.
    11. Dans l’île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d’une incursion des Sarrasins.
    12*. À Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d’un pèlerinage à Rome, sur l’ordre d’un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.
    13*. Au monastère d’Astino dans le pays de Bergame, en Lombardie, l’an 1244, la déposition du bienheureux Guala, évêque de Brescia, de l’Ordre des Prêcheurs, qui travailla pour le bien de la paix entre l’Église et l’Empire au temps de l’empereur Frédéric II.
    14. À Nagasaki au Japon, en 1632, le bienheureux Barthélemy Gutierrez, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, et cinq compagnons martyrs, qui, en haine de la foi chrétienne, furent d’abord plongés dans des eaux sulfureuses brûlantes, puis jetés sur un bûcher.
    15*. À Plaisance en Émilie, l’an 1679, la bienheureuse Brigitte de Jésus (Morello). Devenue veuve, elle se consacra au Seigneur en mettant tout son zèle à le servir dans la pénitence et les œuvres de charité, et fonda la Congrégation des Sœurs ursulines de Marie Immaculée pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.
    16*. À Paris, le bienheureux André Abel Alricy prêtre et martyr et les soixante-quinze bienheureux martyrs, prêtres pour la plupart ; le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution²
    17*. Les bienheureux martyrs Jean-Baptiste Bottex, Michel Marie Françoise de la Gardette, Françoise Hyacinthe le Livec de Trésurin,
    18. À Séoul en Corée, l’an 1839, la passion de saint Jean Pak Hu-jae et cinq compagnes, martyrs. Quand vint la persécution, ils furent conduits comme chrétiens au tribunal criminel, subirent pour la foi de terribles tortures et furent à la fin décapités.

Le 4 septembre

  1. Commémoraison de saint Moïse, prophète, choisi par Dieu pour libérer son peuple opprimé en Égypte et le conduire vers la terre de la promesse. C’est à lui aussi que Dieu se révéla sur le mont Sinaï en disant “Je suis celui qui suis”, et lui a donné sa loi, qui devait diriger la vie du peuple élu. Il mourut, comblé de jours, au mont Nébo en terre de Moab, en face de la terre promise, au XIIe siècle avant le Christ.
    2. À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.
    3. À Rome au cimetière de Maxime, sur la voie Salarienne, en 422, la mise au tombeau de saint Boniface Ier, pape, qui apaisa beaucoup de controverses sur la discipline de l’Église.
    4*. À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d’un esprit bienveillant, prêt à toute-bonne œuvre.
    5*. À Herzfeld en Saxe, l’an 825, sainte Ida, veuve du duc Ecbert, remis la prière.
    6*. À Mende vers le IXe siècle, saint Frézal, évêque.
    7*. À Cologne, vers 1089, sainte Irmgarde, comtesse de Süchteln, qui dépensa ses biens pour la construction d’églises.
    8. À Palerme en Sicile, au XIIe siècle, sainte Rosalie, vierge, qui mena, dit-on, une vie solitaire sur le mont Pellegrino.
    9*. À Caramagno dans le Piémont, en 1547, la bienheureuse Catherine Mattei, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil.
    10*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d’Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d’inanition.
    11*. À Sillery dans le Québec, en 1929, la bienheureuse Dina Bélanger (Marie de Sainte-Cécile-Romaine), vierge, de la Congrégation de Jésus et Marie, qui supporta de longues années une grave maladie, mettant sa confiance en Dieu seul.
    12*. À Oropesa en Castille, en 1936, les bienheureux martyrs Joseph-Pascal Carda Saportta, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains ; à Teulada, près d’Alicante, Franços Sendra Ivars, prêtre ; et à Genovès dans la région de Valence, Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin, victimes de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    13*. En Espagne, à Teulada, près d’Alicante, le bienheureux François Sendra Ivars, prêtre et martyr.,
    14*. En Espagne, à Genovès dans la région de Valence, le bienheureux Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin,

Le 5 septembre

  1. À Porto, les saints martyrs Acontius, Nonnus, Herculan et Taurin.
    2. À Capoue en Campanie, saint Quinctius, martyr.
    3. En Bithynie, en 370, les saints martyrs Urbain, Théodore, Ménédème et d’autres, clercs et laïcs. Pour leur foi catholique, l’empereur arien Valens les fit placer sur un navire avec ordre d’y mettre le feu en pleine mer.
    4. Au pays de Thérouanne en Flandre, vers 698, saint Bertin, abbé de Sithiu, qui fut déposé en terre dans le monastère qu’il avait fondé avec saint Mammelin et qui prit ensuite son nom.
    5*. À Tortone en Ligurie, vers 1073, saint Alpert, tenu pour le fondateur et le premier abbé du monastère de Butrio.
    6*. En Dalmatie, au XIIe siècle, le bienheureux Jean le Bon, abbé, qui construisit sur la côte dalmate le monastère de Saint-Michel, en face du mont Gargan.
    7*. À Ripon en Angleterre, l’an 1605, le bienheureux Guillaume Brown, martyr. Condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce qu’il avait amené d’autres à accueillir la foi catholique, il fut pendu et atrocement mis en pièces.
    8*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre de Castres et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Victime de sa charité et de son zèle pour assister ses confrères malades, il mourut, atteint lui-même de maladie.
    9. À Ninh Tai au Tonkin, en 1838, les saints martyrs Pierre Nguyen Van Tu, prêtre dominicain, et Joseph Hoang Luong Canh, médecin, qui furent décapités en haine du nom chrétien.
    10*. À Calcutta en Inde, l’an 1997, la bienheureuse Thérèse (Agnès Gonhxa Bojashiu), vierge. De l’Albanie, sa patrie, la charité la poussa à étancher la soif du Christ en croix dans ses frères les plus pauvres de l’Inde, et elle fonda une double Congrégation des Missionnaires de la Charité entièrement au service des malades et des abandonnés.

Le 6 septembre 

  1. Commémoraison de saint Zacharie, prophète, vers 515 avant le Christ. Il annonça le retour d’exil du peuple élu sur la terre promise et la venue d’un roi pacifique, annonce que le Christ accomplit par son entrée triomphale dans la sainte cité de Jérusalem.
    2. Commémoraison de saint Onésiphore, qui plusieurs fois rendit courage à saint Paul à Éphèse, et n’eut pas honte de le servir en prison, mais au contraire, dès sa venue à Rome, il se dépêcha de le chercher et de le trouver.
    3. Commémoraison des saints Donatien, Praesidius, Mansuet, Germain et Fusculus, évêques en Afrique. En 482-484, dans la persécution des Vandales, par ordre du roi arien Hunnéric, pour avoir affirmé la vérité catholique, ils furent battus très violemment à coups de bâton, puis condamnés à l’exil. Parmi eux était aussi Laetus, évêque de Nepte en Byzacène, homme courageux et très érudit, qui, après une détention longue et infecte, souffrit le supplice du feu.
    4. À Rome, au VIe siècle, le trépas de saint Éleuthère, abbé du monastère de Saint-Marc à Spolète, qui vécut avec saint Grégoire le Grand dans son monastère du Coelius et dont le pape loue la simplicité de cœur et la componction.
    5*. À Laon, vers 632, saint Cagnoald, évêque, qui fut disciple de saint Colomban et son compagnon dans sa retraite près de Bregenz.
    6*. Sur la côte du Cumberland en Angleterre, dans le lieu qui reçut ensuite son nom, sainte Bèghe, d’origine irlandaise, qui vécut dans un ermitage au VIIe siècle.
    7*. Au monastère de Füssen en Bavière, au VIIe siècle, saint Magnus, abbé.
    8*. Commémoraison du bienheureux Bertrand de Garrigues, prêtre, un des premiers disciples de saint Dominique, qui s’efforça de vivre selon l’exemple de son maître et mourut, vers 1230, en l’abbaye cistercienne de Bouchet, près d’Orange.
    9*. À Gata de Gorgos en Galice, l’an 1936, le bienheureux martyr Didace Llorca Llopis, prêtre, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    10*. à Carcaixent Dans la région de Valence, le bienheureux Pascal Torres Lloret, père de famille, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*. À Varsovie, en 1944, le bienheureux Michel Czartoryski, prêtre dominicain et martyr. Arrêté après l’insurrection de Varsovie, il fut fusillé par les nazis en même temps que les blessés de l’hôpital du camp Alfa-Laval, dont il s’occupait.

Le 7 septembre

  1. À Alésia chez les Éduens, sainte Reine, martyre.
    2. À Pompéiopolis en Cilicie, saint Sozon, martyr.
    3. À Bénévent en Campanie, au IVe siècle, les saints martyrs Festus, diacre, et Didier, lecteur.
    4. À Orléans, au IVe siècle, saint Euverte, évêque.
    5*. À Aoste dans les Alpes Grées, au Ve siècle, saint Grat, évêque.
    6. À Breuil dans la région de Troyes, au Ve siècle, saint Mémorius et ses compagnons, martyrs, que l’on croit avoir été massacrés par les Huns d’Attila.
    7*. À Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, saint Alpin, évêque, qui fut disciple de saint Loup de Troyes.
    8*. À Nogent sur le territoire de Paris, en 560, saint Cloud, prêtre. Il était le plus jeune des fils du roi Clodomir et, après le meurtre de son père et de ses frères, il fut recueilli par son aïeule sainte Clotilde et, méprisant un royaume terrestre, il se consacra au Seigneur en se coupant les cheveux de sa propre main pour faire partie du clergé.
    9*. À Albi, au VIe ou VIIe siècle, sainte Carissime, vierge recluse.
    10*. À Maubeuge, vers 705, sainte Madelberte, abbesse. Fille de saint Vincent Madelgaire et de sainte Wudru, elle succéda à sa sœur sainte Aldetrude à la tête du monastère fondé par sa tante sainte Aldegonde.
    11*. En Flandre, commémoraison de saint Hilduard, évêque missionnaire, vers 760.
    12*. À Toul, en 962, saint Gauzelin, évêque, qui favorisa la vie monastique.
    13*. À Gubbio en Ombrie, vers 1106, saint Jean de Lodi, évêque, qui fut le compagnon de saint Pierre Damien dans ses voyages apostoliques.
    14*. À Die, dans la vallée de la Drôme, en 1208, saint Étienne de Châtillon, qui fut arraché à sa solitude de Portes-en-Bugey pour devenir évêque, mais ne relâcha rien de l’austérité de la Chartreuse et dirigea son diocèse avec le plus grand soin.
    15. À Cassovie dans les monts Carpates, en 1619, les saints martyrs Marc Crisin, prêtre d’Esztergom, Étienne Pongracz et Melchior Grodziscki, prêtres de la Compagnie de Jésus, que ni la faim, ni la soif, ni les supplices de la roue et du feu ne purent amener à abjurer la foi catholique.
    16*. À Nagasaki au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Thomas Tsuji, prêtre de la Compagnie de Jésus, Louis Maki et son fils Jean, qui furent condamnés au bûcher en haine de la foi chrétienne.
    17*. À Londres, en 1644, les bienheureux Raoul Corby, de la Compagnie de Jésus, et Jean Duckett, prêtres et martyrs. Parce qu’ils étaient entrés, bien que prêtres, en Angleterre, ils furent condamnés à mort sous le roi Charles Ier, et pendus à Tyburn.
    18*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, prêtres de Limoges et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent reclus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et moururent frappés par la contagion qui régnait à bord.
    19*. Sur l’île Woodlark en Océanie, en 1865, le bienheureux Jean-Baptiste Mazzuconi, prêtre de l’Institut milanais pour les missions étrangères et martyr. Après deux ans passés à l’œuvre d’évangélisation, alors que la fièvre et des ulcères l’avaient épuisé, il fut tué d’un coup de hache en haine de la foi.
    20*. À Parme en Émilie, l’an 1921, la bienheureuse Eugénie Picco, vierge, des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie, qui chercha à promouvoir la dignité des femmes et à pourvoir à la formation spirituelle et doctrinale des religieuses.
    21*. En Espagne, à Gandie, la bienheureuse Ascension de Saint-Joseph Calasanz Lloret Marco, vierge de l’Institut des Sœurs des Écoles religieuses.
    **         En Pologne, en 1931, le bienheureux Ignatius Kłopotowski (1866-1931) prêtre polonais – fondateur de la congrégation des sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie de Lorette.(béatifié le 19 juin 2005 par benoît XVI)

Le 8 septembre

  1. Fête de la Nativité de la Vierge Marie, de la race d’Abraham, de la tribu de Juda, de la descendance du roi David : sa naissance annonça la joie au monde entier.
    2. À Rome, commémoraison de saint Adrien, martyr, qui subit la mort à Nicomédie en Bithynie, et en l’honneur de qui le pape Honorius Ier convertit en église la curie du Sénat romain.
    3. À Alexandrie, vers 311, les saints Fauste, Dius et Ammon, prêtres et martyrs, qui reçurent la couronne du martyre dans la persécution de Maximin Daia.
    4*. À Bagrevand en Grande Arménie, l‘an 438, saint Isaac, évêque, qui traduisit en arménien la Sainte Écriture et la liturgie pour favoriser la vie chrétienne du peuple ; il donna son adhésion à la foi confirmée au Concile d’Éphèse, mais, bientôt expulsé de son siège, il mourut en exil.
    5. À Rome, près de saint Pierre, en 701, la mise au tombeau de saint Serge Ier, pape. Syrien d’origine, il donna de grands soins à l’évangélisation des Saxons et des Frisons, apaisa bien des controverses et des disputes, et préféra mourir que d’accepter des erreurs.
    6. À Freising en Bavière, l’an 725, saint Corbinien. Moine franc, ordonné évêque et envoyé en Bavière pour y prêcher l’Évangile, il recueillit des fruits abondants.
    7*. À Pétrac sur le territoire du Puy, vers 1080, saint Pierre de Chavanon prêtre. Désireux d’une vie plus parfaite, il se cacha dans ce lieu de retraite, où il fonda un monastère de chanoines réguliers, dont il fut le supérieur.
    8*. À Pesaro dans la Marche d’Ancône, en 1478, la bienheureuse Séraphine Sforza, qui éprouva beaucoup d’adversités dans sa vie conjugale et passa le reste de sa vie dans l’humilité, sous la Règle de sainte Claire.
    9. À Valence en Espagne, l’an 1555, saint Thomas de Villeneuve, évêque. Entré chez les Ermites de Saint-Augustin, il reçut par obéissance la charge épiscopale et, entre autres vertus pastorales, il excella tellement dans un ardent amour des pauvres qu’il dépensait tout pour les indigents, au point de ne pas même garder un lit pour lui.
    10*. À Durham en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux martyrs Thomas Palaser, prêtre, Jean Norton et Jean Talbot, condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, le premier parce qu’il était revenu, bien que prêtre, en Angleterre, les deux autres à cause de l’aide qu’ils lui avaient fournie. Tous les trois subirent le supplice du gibet.
    11. À Carthagène en Colombie, l’an 1654, la naissance au ciel de saint Pierre Claver, prêtre, dont la mémoire se fera le lendemain.
    12*. À Nagasaki au Japon, en 1628,, les bienheureux martyrs Antoine de Saint-Bonaventure, franciscain, Dominique Castellet, dominicain, tous deux prêtres, et vingt compagnons, religieux et laïcs, qui tous, même des enfants, subirent le martyre pour le Christ.
    13*. À Marseille, en 1853, le trépas du bienheureux Frédéric Ozanam. Homme d’une érudition et d’une piété remarquables, il mit sa science éminente au service de la défense et de la propagation de la foi, montra aux pauvres une charité assidue dans la Société de Saint-Vincent de Paul et, père exemplaire, fit de sa famille une église domestique.
    14*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : à Almeira en Andalousie, Joseph-Cécile (Boniface Rodriguez Gonzalez), Théodemire-Joachim (Adrien Sainz Sainz) et Evence-Richard (Eusèbe-Alonso Urjurra), frères des Écoles chrétiennes
    15*. En Espagne, à Alcoy en Galice, le bienheureux Marini Blanes Giner, martyr, père de famille
    16*. En Espagne, dans la région de Valence, à Paterna, le bienheureux Ismaelis Escrihuela Esteve, martyr, père de famille
    17*. En Espagne, à Villa Real en Castille, le bienheureux Pascal Fortuño Almela, prêtre franciscain et martyr
    18*. En Espagne, à Buñol, Josèphe de Saint-Jean de Dieu (Josèphe Ruano Garcia) et Dolorès de Sainte-Eulalie (Dolorès Puig Bonamy), vierges, Sœurs des Anciens abandonnés
    19*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Adam Bargielski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il se livra spontanément à la Gestapo à la place de son vieux curé et, après une détention dans plusieurs camps, il fut frappé à mort par un garde.
    20*. Près de Gross-Rosen en Allemagne, en 1944, le bienheureux Ladislas Bladzinski, prêtre de la Congrégation de Saint-Michel et martyr. Arrêté sur dénonciation avec trois confrères, il fut déporté, assigné aux travaux dans une carrière de pierre et y fut précipité par un garde.

Le 9 septembre

  1. Mémoire de saint Pierre Claver, prêtre de la Compagnie de Jésus. Pendant plus de quarante ans jusqu’à sa mort en 1654 à Carthagène en Colombie, il donna tous ses soins, avec une admirable abnégation et une rare charité, aux noirs réduits en esclavage et, de sa propre main, il régénéra par le baptême du Christ près de trois cent mille d’entre eux.
    2. À Rome, au cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane, après 203, saint Gorgon, martyr.
    3  À Rome Saint Hyacinthe, martyr
    4. Au monastère de Clonmacnoise, sur la rive du Sannon en Irlande, au VIe siècle, saint Ciaran ou Kiéran, prêtre et abbé, fondateur de ce monastère.
    5*. En Castille, au VIIe siècle, la bienheureuse Marie Toribia, surnommée de la Cabeza, épouse de saint Isidore le laboureur, qui mena avec lui une vie humble et laborieuse.
    6*. À Münster en Allemagne, l’an 1855, la bienheureuse Marie-Euthymie (Emma Hüffing), vierge, des Sœurs de la Compassion, qui servit Dieu dans les malades avec une piété, une bonté et un oubli de soi remarquables.
    7*. À York en Angleterre, en 1587, le bienheureux Georges Douglas, prêtre et martyr. Maître d’école d’origine écossaise, ordonné prêtre à Paris, il subit, sous la reine Élisabeth Ière, le supplice de la pendaison, parce qu’il avait persuadé d’autres personnes d’embrasser la foi catholique.
    8*. À Gramat dans le Quercy, en 1861, le bienheureux Pierre Bonhomme, prêtre, qui travailla d’une manière admirable aux missions populaires et à l’évangélisation des campagnes et qui fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, à qui il confia le soin des jeunes, des malades et des nécessiteux.
    9*. À Port-Louis, dans l’île Maurice de l’Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d’exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l’esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.
    10*. À Bilbao dans la province basque de Biscaye, en 1929, le bienheureux François Garate Aranguren, religieux de la Compagnie de Jésus, qui, pendant quarante-deux ans, s’acquitta, avec une humilité toute chrétienne, de l’office de portier.

Le 10 septembre

  1. À Alexandrie, en 250, saint Némésion, martyr. D’abord accusé calomnieusement de vol, il fut déféré au juge et acquitté, mais peu après, durant la persécution de Dèce, il fut dénoncé comme chrétien devant le juge Émilien qui lui fit appliquer deux fois la torture, puis le fit brûler avec des brigands, le rendant par là semblable au Sauveur crucifié entre deux bandits.
    2. Commémoraison de saint Némésianus et ses compagnons Félix, Lucius, un autre Félix, Litteus, Polyanus, Victor, Iader et Dativus. Évêques, prêtres et diacres en Afrique, quand monta la rage de la persécution, en 256-259, sous les empereurs Valérien et Gallien, ils reçurent d’abord la bastonnade pour le nom du Christ, puis furent mis aux fers et relégués aux mines. Ils achevèrent le combat de leur glorieuse confession après que saint Cyprien les eût exhortés par lettre à supporter courageusement leurs chaînes et à conserver les préceptes du Seigneur.
    3. À Constantinople, en 453, sainte Pulchérie, impératrice, qui s’appliqua à défendre et de promouvoir la vraie foi.
    4. À Novare en Ligurie, au Ve siècle, saint Agabius, évêque.
    5. À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège ; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s’éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.
    6. Près de Spire en Rhénanie, vers 670, la passion de saint Théodard, évêque de Tongres et martyr, assassiné alors qu’il se rendait près du roi Chilpéric.
    7*. À Avranches, vers 725, saint Aubert, évêque, grâce à qui le culte de saint Michel Archange a fleuri sur le mont Tombe.
    8*. Au monastère cistercien de Lucedio, près de Verceil dans le Piémont, en 1214, le bienheureux Ogler, abbé, homme de paix en un temps de haines et de conflits.
    9. À Tolentino dans les Marches, en 1305, saint Nicolas, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. D’une austérité très sévère, très strict pour lui-même, indulgent pour les autres, il offrait souvent à ceux qu’il confessait de faire pénitence à leur place.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Sébastien Kimura, jésuite, François Morales, dominicain, tous deux prêtres, et cinquante compagnons, prêtres, religieux, époux, catéchistes, veuves, jeunes et enfants, qui succombèrent pour le Christ à des supplices atroces sur une colline devant une foule immense.
    11. À Londres, en 1641, saint Ambroise (Édouard) Barlow, prêtre bénédictin et martyr. Pendant vingt-quatre ans, il confirma dans la foi et la piété les catholiques de la région de Lancastre ; arrêté alors qu’il prêchait le jour de Pâques, il fut emprisonné puis condamné à mort, sous le roi Charles Ier, parce que prêtre, et soumis aux supplices du gibet à Tyburn.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d’une maladie putride.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

La multitude voit avec admiration ce combat céleste!

Les Martyrs de “El Pueyo”

Nous célébrons aujourd’hui cette solennité propre de notre monastère, plutôt de tous les moines de notre Institut. Depuis deux ans, nous avons choisi comme patrons ce groupe de moines bénédictins, morts martyrs en Espagne, en 1936.

Qui étaient ces moines? Comme c’est souvent en Europe, depuis le moyen âge, on vénérait à cet endroit de El Pueyo, à l’est d’Espagne, une statue de la Sainte Vierge, la dévotion chrétienne y avait bâti aussi un sanctuaire, dans le XIX siècle un monastère bénédictin se constituait comme le gardien et protecteur de ce sanctuaire marial.

Bientôt la communauté grandit en nombre et en importance, grâce à l’exemple, le travail et la prière des moines.

En 1936, la persécution religieuse est déclarée, et en quelques années douze évêques, plus de 4000 prêtres, 2365 religieux, 283 relieuses et un nombre difficile à préciser de fidèles laïcs donneront leur vie pour le nom du Christ.

 

Sensiblement, cela peut nous choquer, mais lorsqu’on connaît les récits de différents témoignages, donnés par les témoins et parfois même par les bourreaux, on voit la force extraordinaire que ces martyrs montraient, une force que seulement Dieu peut donner pour affronter la mort. Plusieurs d’entre eux mourraient en pardonnant leurs bourreaux, en criant les « vives » pour la Vierge et pour le Christ Roi et toujours avec grande sérénité et une grande joie.

 

Les moines de “El Pueyo”, comme beaucoup de religieux ont pressenti le péril qui s’approchait, et ils ont pris beaucoup de mesures sachant que le péril était très proche. Ce monastère avait parmi ses apostolats la garde de quelques jeunes garçons (plutôt enfants), il y a eu donc soit des enfants soit des religieux qui ont dû laisser le monastère pour échapper du péril.

De toute façon dans la communauté sont restés la plus part des moines, les plus âgés et les prêtres, et quelques enfants qui n’ont pas pu retourner dans leur maison.

 

Le 21 juillet de l’année 36, un groupe des « rouges » ( les communistes) prennent le premier des moines, celui qui sera la première victime quelques jours après. Le lendemain, 22 juillet les rouges arrivent au monastère, prenant maintenant toute la communauté et les enfants pour les amener dans ville principale Barbastro, ils seront mis dans un collège de religieux transformé en prison.

 

Avec les moines, il y aura aussi l’évêque de la ville, quelques prêtres et une cinquantaine de séminaristes de la congrégation religieuse de Saint Antoine Marie Claret. Ils seront presque tous martyrisés au cours du mois d’août.

Quelques séminaristes, à cause de leur nationalité et ainsi que les enfants qui venaient avec les moines seront épargnés de la mort, et deviendrons après les témoins des derniers jours des martyrs.

Le martyr comme acte de force

 

Alors, il est difficile parfois de voir l’acte du martyre comme ce qu’il est, le martyre est une grâce de Dieu, un don.

 

Notre nature humaine nous trompe quelque fois, parce que par nature l’homme ne veut pas mourir, ou bien, on peut se poser la question, comment ils ont fait les martyrs de toute l’histoire de l’Eglise pour tenir jusqu’à la mort ?

 

L’exemple de sainte Félicité, ici à Carthage, peut nous aider à comprendre, le bourreau se moquait d’elle à cause de ses souffrances au moment de son enfantement, disant qu’elle allait souffrir encore plus après, saint Félicité a répondu : « Maintenant c’est moi qui souffre, mais là, ce sera Dieu qui souffrira à ma place». C’est un peu cela dans tous les martyrs, Dieu leur donne une force spéciale, la vertu de la force en toute sa splendeur. Il ne s’agit pas de nos forces humaines, sinon la vertu de la force imprégnée de la grâce. Comme le dit saint Cyprien aussi dans un sermon : « La multitude voit avec admiration ce combat céleste, elle voit que les serviteurs du Christ ont tenu bon dans la bataille, avec une parole hardie, une âme intacte, une force divine. »

 

Autel des reliques des martyrs – El Pueyo

Saint Thomas d’Aquin dit que le martyre est l’acte qui manifeste au plus haut degré la perfection de la charité. Les martyres n’ont pas peur de perdre ce qui est le plus cher pour nous, qui est la vie même, parce qu’ils aiment plus que tout le Christ, et il fait citation de la parole de Jésus (Jn 15, 13) : ” Il n’y a pas de plus grande charité que de donner sa vie pour ses amis. “

 

On appelle martyr celui qui est comme un témoin de la foi chrétienne, alors la foi nous propose de mépriser le monde visible pour les réalités invisibles, selon la lettre aux Hébreux (11, 34). Il appartient donc au martyre que l’homme témoigne de sa foi, en montrant par les faits qu’il méprise toutes les choses présentes pour parvenir aux biens futurs et invisibles, même en donnant sa vie.

Maxime de Turin dira aussi : ” Le martyr est vainqueur en mourant pour la foi, alors qu’il aurait été vaincu en vivant sans la foi. “

 

La fin de nos martyrs

Sachant que la mort était proche, nos martyrs ont commencé à rédiger des lettres pour les personnes qu’ils aimaient, elles font partie évidement des témoignages. Il y en a une, son auteur était un des moines qui venait de faire sa profession de vœux, environs 10 jours avant son arrestation. Il écrit quelques paragraphes à sa maman :

 

« « Mère très aimée : je me réjouis seulement de penser à la dignité à laquelle Dieu veut vous élever, faisant de vous la mère d’un martyr. Celle-ci est la meilleure des garanties que nous deux, nous serons heureux pour toute l’éternité. Le souvenir de ma mort sera toujours accompagné par cette grande idée «  un fils mort, mais martyr de la religion » Que Dieu ne puisse m’accuser d’un autre délit que celui dont les hommes m’accusent : « être disciple du Christ ». Mère très chère, adieu, adieu, jusqu’à l’éternité. Je suis très heureux » »

 

La nuit du 27 au 28 août, un groupe de miliciens se présente dans la salle qui servait de prison pour les moines, ils portaient des cordes tachés de sang d’autres exécutions les jours précédents.

Lieu du martyre

Les 15 moines qui restent sont attachés, trois avaient déjà subi le martyr au cours de ce mois. Ils se donnent l’absolution générale de tous les péchés et montent sur un camion, dans le chemin ils criaient « Vive la Vierge du Pilar » « Vive le Christ Roi », les gens diront après qu’il semblait que ces religieux partaient pour une fête plutôt que vers leur martyr.

 

Comme c’était le Prieur, le bienheureux Mauro celui qui encourageait et animait le plus sa communauté, les miliciens le font descendre du camion et continuer à pied le peu de chemin qui manquait, pendant cela un d’eux le tapait de son fusil.

Pas loin d’un hôpital qui se trouvait sur le chemin au lieu des exécutions, le père Mauro demande la permission d’adresser la dernière salutation à sa Mère. Les bourreaux pensaient que la mère naturelle du martyr se trouvait dans cet endroit. Le père Prieur se tourne donc vers le sanctuaire et commence à chanter la Salve Regina, saluant sa Mère du Ciel.

 

Père Prieur, Bx Mauro Palazuelos

La rage d’un des bourreaux devient si extrême qu’il l’exécute à ce moment-là. Quelque temps après, ce sera le même assassin qui racontera ce fait, confessant aussi que le dernier regard du martyr avant de le tuer lui est resté gravé, de façon que son souvenir l’empêchait même de trouver le sommeil.

C’est d’admirer aussi, non seulement la force d’aller vers le martyre, sinon aussi l’amour qui faisait faire de grands geste avant la mort. Le père Prieur donne sa vie, en faisant ce que les moines font toujours, chanter, et il chantait la Mère de Dieu.

 

«  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 10-11)

Demandons, à la très sainte Vierge Marie, la grâce de la sainteté, nous en sommes tous appelés. Et il se peut qu’avec la Providence Divine, la sainteté contienne en elle la grâce du martyre.