La sainteté selon saint Jean Paul II
Lors de son anniversaire sacerdotal, 55 ans de sacerdoce, saint Jean Paul II répondait à quelques questions aux prêtres qui étaient venus le saluer pour cette occasion. A ce moment, il parlait de la sainteté :
« Comment pouvons-nous devenir saints s’il y a tant d’obstacles sur notre chemin ? Comment pouvons-nous être intègres, si nous trouvons les abus et la corruption autour de nous ? Comment pouvons-nous devenir saints si le moyen le plus sûr pour « gagner sa vie » est de se faire remarquer et d’exploiter les autres ? Comment pouvons-nous être saints si nous vivons dans un monde qui dévalue le vrai amour ou n’apprécie pas la beauté de l’amour chaste ? J’entends ces questions et bien d’autres. Dieu le Père connaît vos difficultés, mais Il connaît aussi avec quelle profondeur vous voulez faire toutes les choses ; avec quelle profondeur vous voulez suivre le Christ, parce que vous savez qu’”Il est le chemin, la vérité et la vie.” »
« La sainteté, plutôt qu’une conquête, est un don qu’on nous offre : l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Un saint est dans sa vie et dans sa mort, une traduction de l’Evangile pour son pays et pour son époque. » (Discours, 01 /11/01)
La recherche de la sainteté dans sa vocation sacerdotale
Evidement que la sainteté est centrée sur notre vocation spécifique à laquelle Dieu nous a appelés pour donner de fruits, pour le salut des âmes :
« Après la mort de mon père, en Février 1941, peu à peu j’ai pris conscience de mon véritable chemin. Je travaillais dans l’usine et, dans la mesure qui le permettait la terreur de l’occupation, je cultivais mon amour pour les lettres et le théâtre. Ma vocation sacerdotale a pris forme au milieu de tout cela, comme un fait intérieur d’une transparence certaine et absolue. L’année suivante, à l’automne, je savais que j’avais été appelé. Je voyais clairement ce qu’il fallait laisser et l’objectif à atteindre sans regarder en arrière. Je serais prêtre ». (Entrez dans l’Esperance)
La vocation sacerdotale : un don et un mystère
« L’histoire de ma vocation sacerdotale ? C’est Dieu surtout qui la connaît. À son niveau le plus profond, toute vocation sacerdotale est un grand mystère, c’est un don qui dépasse l’homme infiniment. Nous tous, prêtres, nous en faisons clairement l’expérience dans toute notre vie. Devant la grandeur de ce don, nous savons combien nous sommes déficients. » (Ma vocation, don et mystère)
« La vocation sacerdotale est un mystère. C’est le mystère d’un « échange merveilleux » – admirabile commercium – entre Dieu et l’homme. Celui-ci donne au Christ son humanité pour qu’il puisse s’en servir comme instrument de salut, en faisant presque de cet homme un autre lui-même. Si l’on ne saisit pas le mystère de cet « échange », on ne réussit pas à comprendre comment il peut advenir qu’un jeune, en entendant la parole « Suis-moi ! », en vienne à renoncer à tout pour le Christ, avec la certitude qu’en suivant cette route, sa personnalité humaine se réalisera pleinement.» (Ma vocation, don et mystère)
« Dans l’espace de près de cinquante ans de sacerdoce, la célébration de l’Eucharistie reste pour moi le moment le plus important et sacré. Je suis pleinement conscient de célébrer à l’autel « in persona Christi ». Au cours de ces années, je n’ai jamais abandonné la célébration du Saint Sacrifice. Si cela est arrivé, il était seulement pour des raisons indépendantes à ma volonté. La Messe est absolument le centre de ma vie et de toute ma journée. Elle se trouve dans le centre de la théologie du sacerdoce, une théologie que je n’ai pas apprise seulement dans les livres, mais surtout dans les modèles de vie de saints prêtres. » (Discours, 17/10/95)

Voici deux petites prières composées par Sainte Thérèse. Elle disait : « Je suis entrée au Carmel pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les Prêtres ».

