Archives par mot-clé : Liberté

Le grand talent de ma liberté

Lire l’évangile du  dimanche XXXIII  (Mt 25, 14-30)

Dans cet avant dernier dimanche du temps Ordinaire qui précède la Solennité du Christ Roi, la liturgie nous propose comme la semaine dernière, une parabole de l’évangile de Saint Matthieu.

Celle de la semaine dernière, la parabole des dix jeunes filles, pouvait s’appliquer à ceux qui ayant reçu des biens spirituels savent les conserver ou bien les gaspillent. Notre histoire d’aujourd’hui, appelée « parabole des talents », traite essentiellement de ceux qui savent faire fructifier les dons et de ceux qui ne les font pas fructifier. Les deux paraboles font référence à des péchés d’omission, c’est à dire, le fait d’omettre un acte, ne pas faire le bien lorsqu’on peut le faire. A la messe, nous demandons pardon au Seigneur lorsque nous récitons cette prière dite le « Confiteor », « je confesse à Dieu Tout-Puissant… » où nous implorons la miséricorde de Dieu, tout en reconnaissant d’abord nos péchés de pensée, de parole, d’action et d’omission. C’est-à-dire, que l’on tombe dans un péché lorsqu’on fait du mal, mais aussi lorsqu’on ne fait pas le bien que l’on doit faire. En effet, les paraboles ne disent pas que les jeunes filles insensées ou l’homme qui avait caché le talent faisaient du mal à quelqu’un. Ils se condamnent donc pour ne pas faire ce qu’ils devaient faire par rapport au Seigneur.

Tout d’abord et avant de commencer ce petit commentaire sur l’évangile d’aujourd’hui, il est peut-être bien de savoir ce qu’était un talent. Le talent était une mesure de poids, comme nous avons le kilo, la tonne. Dans le langage biblique le talent était utilisé pour mesurer les quantités des métaux précieux, l’or ou l’argent. Ainsi par exemple, un talent d’argent pesait à peu près 22 kilogrammes. Dans l’actualité cela signifierait une somme de plus de cinq mille euros. Tout le calcul qu’on vient de faire c’est pour montrer que c’était une grande responsabilité que celle que l’homme de la parabole avait donnée à ses serviteurs.

Lorsque nous utilisons le mot « talent » aujourd’hui, nous pensons aux dons, aux capacités d’une personne ; et il est évident que c’est une notion qui a comme origine l’évangile de ce dimanche.

Nous suivrons ce dimanche, comme les dimanches précédents, le merveilleux commentaire de saint Thomas d’Aquin à l’évangile de Saint Matthieu.

Il faut noter que ce que le Seigneur (qui est représenté par le patron de la parabole) distribue à ses serviteur ce sont des dons, il n’y a pas un contrat et même, il ne les contraint pas à utiliser ces dons, à les faire fructifier. Tout simplement, il les leur donne et leur laisse leur propre liberté; l’évangile dit qu’il « leur confia ses biens ». Saint Thomas explique qu’il fait référence aux dons de Dieu que l’Esprit Saint distribue libre et gratuitement parmi les hommes, selon saint Paul : l’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier (cf. 1Co. 12,11).

Nous devons bien comprendre que le grand enseignement que Jésus veut nous donner dans cette parabole, sans laisser de côté d’autres aspects, c’est précisément l’utilisation que nous faisons de notre liberté, c’est en effet le grand talent donné par Dieu. Saint Thomas nous apprend que l’homme est image de Dieu en ce qu’il possède une intelligence et une volonté qui le rendent libre tout en lui accordant un pouvoir qu’il a par lui-même : l’être humain participe donc de ce pouvoir de Dieu qui le fait agir par lui-même, être le principe de son action, agir librement, créer, faire et gouverner ses œuvres. Il est intéressant de voir dans la parabole que lorsque saint Matthieu dit que l’homme confia ses biens, ce mot en grec signifie les choses qu’il avait comme propres, qui lui appartenaient, quelque chose de lui-même.

Comme on disait plus haut, le mot talent est passé à désigner les attributs naturels et surnaturels. Les naturels sont ceux qui regardent l’intelligence, la volonté et le corps. Les talents surnaturels désignent plutôt les dons accordés par Dieu mais pour l’édification de l’Eglise.

On peut dire que tous les serviteurs de la parabole ont reçu le nécessaire pour accomplir leur mission, et c’est aussi l’image de ce que reçoivent tous les hommes en dons spirituels pour qu’à travers l’utilisation de la liberté, ils puissent atteindre et arriver à la vie éternelle parce que tel que le dit saint Paul, Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim. 2,4) : voulant donc cette finalité, Dieu prévoit aussi les moyens. Ainsi, nous voyons que le patron de la parabole donne à chacun (de ses trois serviteurs) selon ses capacités, comme nous dit l’évangile.

Alors, quelle est la signification de faire produire des richesses aux talents reçus ? Lorsque nous parlons de dons spirituels, la logique est tout à fait contraire aux biens matériels. Les biens spirituels reçus de Dieu, si on les distribue, en plus d’enrichir le prochain grandissent en nous-mêmes ; pour cela un saint disait que la foi augmente lorsque nous la communiquons, elle devient plus enracinée et forte dans notre âme.

Mais ce qui peut être le plus étonnant dans la parabole c’est la réaction du Seigneur par rapport à ce serviteur qui avait caché le talent, nous devons bien comprendre où est vraiment la faute de ce dernier.

Le troisième serviteur est appelé mauvais et paresseux et avec raison, parce qu’il commet trois injustices contre son Seigneur (image de Dieu dans la parabole), d’abord parce que ce serviteur fait un blasphème, car pour lui Dieu est dur et non miséricordieux ; il reconnaît aussi sa négligence en allant cacher le talent et propose en fin une fausse innocence, il rend le talent en disant « Tu as ce qui t’appartient ».

Si ce grand talent était la liberté que Dieu lui a offerte, le mauvais serviteur est donc en train de lui rendre cette liberté. Il renonce à cette liberté avec laquelle il pouvait participer à l’œuvre créatrice dans ce monde. C’est le drame de l’homme moderne, aujourd’hui on parle plus que jamais de liberté mais elle n’est pas du tout la liberté de Dieu. L’homme moderne dit à Dieu : « Prend ta liberté, je ne la veux pas ».

En plus, chez ce troisième serviteur il y a trois mauvaises opinions par rapport à Dieu et elles se retrouvent chez beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui. La première, il croit que Dieu n’est pas miséricordieux, qu’il est dur. La deuxième, que Dieu peut recevoir et augmenter ses biens avec les nôtres. Et la dernière c’est que ce serviteur croit « qu’il y a des choses qui ne proviennent pas de Dieu » ; alors que par contre, tout ce que nous avons vient de Lui.

A la racine de toutes ces opinions, il y a la fausse idée de penser Dieu comme s’Il était un homme. Ou bien, comme l’homme moderne qui ne voit pas Dieu comme un père mais comme quelqu’un qui lui fait concurrence, et qu’il faut vaincre, pour prendre sa place.

Saint Thomas nous donne un exemple concret de ce que signifie considérer Dieu comme dur et sans pitié. Certains qui estiment que Dieu est dur, n’acceptent pas de Le servir. De là le fait que certains qui pourraient donner beaucoup de fruits, disent « si je me mets à écouter des confessions et faire des prédications, combien de maux adviendront-ils sur moi ?». Même pour ceux qui disent : « si je devenais prêtre ou religieux je pourrais commettre des péchés, cela serait donc pire que si je n’étais jamais entré en religion ». Ceux-là considèrent Dieu comme dur, parce qu’ils pensent que s’ils se confient à Dieu, Il pourrait leur manquer à la promesse de son aide, ils sont semblables à ceux qui désespèrent de la miséricorde de Dieu.

Alors, le Seigneur leur répond : il fallait placer mon argent chez les banquiers. Saint Thomas interprète cette phrase de cette manière : « si tu pensais que j’étais dur, il aurait fallu demander de l’aide » résoudre tes doutes à travers le conseil de quelqu’un d’avisé dans la foi sur la nature de Dieu, demander de l’aide pour fortifier ta volonté et pouvoir mettre en pratique ta liberté.

Il est nécessaire de noter que le troisième n’est pas puni pour avoir commis le mal mais pour le bien qu’il n’a jamais accompli, comme dit le Seigneur dans l’évangile de saint Matthieu (7,19) : « Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu » et aussi dans l’évangile de saint Jean (15,2) : « Tout sarment qui est en Moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève… »

Comme conclusion, nous pouvons dire que Dieu réclame notre fidélité comme la réponse aux dons, aux talents qu’Il nous accorde, cette fidélité dans toute liberté à la Volonté de Dieu est la richesse la plus grande et la beauté la plus parfaite.

C’est le sublime enseignement que la première lecture de ce dimanche nous laisse, l’éloge de la véritable femme : Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ; seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange. Célébrez-la pour les fruits de son travail.

Sainte Térésa de Calcutta, mère Térésa était une bonne épouse de Jésus-Christ, fidèle aux talents que Jésus lui avait donnés et qu’elle avait su faire fructifier ; dans une petite prière elle disait :

« J’ai gardé le Seigneur toujours devant mes yeux ; parce qu’Il est toujours à ma droite, je ne peux pas glisser » (Ps 15, 8). Car s’il y a une chose que Jésus me demande, c’est de m’appuyer sur Lui, de me confier en Lui seul, de m’abandonner à Lui sans réserve… Nous ne devons pas essayer de contrôler les actions de Dieu. Nous ne devons pas compter les étapes du voyage qu’il veut nous faire entreprendre. Même si je me sens comme un bateau à la dérive, à moi de me donner entièrement à Lui. Lorsque cela semble difficile, souviens-toi que nous ne sommes pas appelés à réussir, mais à être fidèles. La fidélité est importante, même dans les petites choses, non pas pour la chose elle-même, ce qui serait le souci d’un esprit mesquin, mais pour la grande qu’est la Volonté de Dieu. Saint Augustin a dit : « Les petites choses restent petites, mais être fidèle dans les petites choses est une grande chose. Notre Seigneur n’est-il pas le même dans un pauvre visiteur que dans un grand ? »

Que la Vierge Marie et sainte Térésa de Calcutta nous donnent la grâce de la fidélité et de la liberté des fils de Dieu.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

Rendez grâce à Dieu en toute circonstance!

Evangile du dimanche XXVIII (Lc 17, 11-19)

action_graces_institut_du_verbe_incarne« Rendez grâce à Dieu en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus ». C’est l’antienne qui précède l’évangile et qui nous introduit à la méditation de l’évangile.

Il y a deux éléments à souligner dans la première lecture et dans l’évangile et qui se ressemblent. Le premier c’est que dans les deux miracles, ce sont des étrangers au peuple d’Israël qui bénéficient d’un miracle ; un Syrien et un Samaritain. Le deuxième élément est plus important encore et parle de la façon d’agir par rapport au miracle : Naaman dit: « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. » Et le Samaritain, quand à lui, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.

action_graces_institut_du_verbe_incarneDans le deux cas il y a une conversion, une conversion qui signifie une reconnaissance dans l’humilité de la puissance de Dieu, de la petitesse de l’être humain devant la grandeur infinie de Dieu et pour cela le premier sentiment, ou mieux encore le premier acte spirituel c’est l’action de grâce. Le Samaritain de l’évangile fait un acte d’adoration, il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce, cela veut dire que pour lui, Jésus est Dieu.

Nous allons nous arrêter un peu sur le passage de l’évangile. D’abord, on peut dire que les dix lépreux croyaient en Jésus, peut-être parce qu’ils le connaissaient déjà, ils savaient que le « Maître » pouvait faire des miracles. Ils obéissent à la parole du Christ et partent tout de suite vers les prêtres, sans douter. Il fallait accomplir cela selon la loi juive, c’est-à-dire se présenter devant les prêtres pour être examiné et considéré légalement purifié. Une fois qu’ils ont quitté le Seigneur, tous reçoivent la grâce du miracle sur le chemin.

Mais, après la guérison, il y en a seulement un qui revient. Pourtant, on peut penser que le Seigneur ne leur avait pas dit qu’ils devaient revenir. Pourquoi donc demande-t-il pour les autres neuf qui ne sont pas revenus ?

action_graces_institut_du_verbe_incarneLa réponse nous la trouvons encore une fois dans la liberté de l’homme. L’homme, l’être humain qui est libre, peut avec sa liberté aimer Dieu ou ne pas l’aimer; mais aussi servir Dieu avec le juste et nécessaire, juste accomplir le devoir, ou bien aller au-delà de ce qu’Il demande, faire un plus, faire ce pas avec liberté et aimer totalement, d’un cœur généreux.

Il n’existe pas un commandement parmi les 10 qui dise «  Rendre grâce à Dieu », mais l’Esprit Saint dans nos cœurs nous dit que cela c’est une action digne des enfants de Dieu. Et les paroles du Seigneur dans cet évangile nous rappellent cela. En fin, tous les lépreux ont été guéris de leur maladie, mais c’est seulement à ce Samaritain que le Seigneur dit : « ta foi t’a sauvé (et le Seigneur ne parle pas de la santé, mais plutôt du salut, de la vie éternelle). L’évangile de ce dimanche nous invite donc à cette réflexion, l’importance dans la vie de tous, de nous rappeler des bienfaits reçus d’en haut, d’aller vers Dieu pour Lui rendre grâce.

Nous devons donc être reconnaissants avec ceux qui nous ont fait du bien, Dieu, mais aussi nos parents, notre patrie, nos bienfaiteurs, nos amis. Il est évident que nous devons le faire en premier et principalement à Dieu, c’est de Lui qui viennent tous les biens et dons reçus, et c’est Lui que nous remercions finalement lorsque nous remercions ceux qui nous font du bien.

action_graces_institut_du_verbe_incarneA Dieu nous devons l’existence, la vie à chaque instant, la vie de la grâce, la Rédemption opérée par son Fils Jésus-Christ, la grâce aussi qu’Il a réservée de pouvoir un jour Le contempler pour l’éternité, Lui qui est la bonté infinie, la pleine Vérité, Lui qui peut satisfaire tous nos désirs.

Et si nous pensons plus personnellement, pensons aussi à tous les dons et biens qu’Il nous a faits à chacun de nous, ce qu’on a reçu de Lui.

Et les maux que nous avons soufferts dans nos vies ? Nous devons aussi rendre grâce à Dieu pour cela ? Pensons à ces événements qui nous ont laissé des blessures dans notre âme, ces moments difficiles, le mal que nous ont causé des gens qui voulaient nous faire du mal, ou bien qui nous ont fait du mal par ignorance. Comment remercier Dieu pour tout cela ?

Dieu ne peut pas se réjouir du mal, Il n’a pas cherché notre malheur non plus lorsque nous l’avons subi dans nos vies. Dans son plan qui nous dépasse parce que nous sommes des créatures, Dieu permet le mal, soit parce que nous le souffrons à cause des autres qui utilisent mal la liberté, soit parce que nous-mêmes nous avons utilisé notre liberté pour ne pas servir Dieu, et c’est notre péché qui engendre en nous certaines souffrances.

Il nous faut penser aussi que beaucoup de maux dans nos vies viennent pour aider à notre purification, pour grandir dans la foi et pour nous sauver.

Cemetery statue of Mary Mourning closeup, copy space, Location Mount Olivet Cemetery in Nashville, TN

Et lorsque les souffrances n’ont pas une cause qui les précède en nous, quand nous sommes innocents, ou plutôt quand ce sont les innocents qui souffrent ? Comment nous pouvons expliquer cela ? Et dans ce cas-là, pour ceux qui souffrent étant innocents, cette souffrance emporte dans le mystère de Dieu une gloire qui n’est pas de ce monde, un bonheur pour la vie éternelle.  Comme dit le livre de Tobie, cet homme juste dont l’histoire nous est racontée dans la Bible : Heureux tous ceux qui s’affligeront sur toi à cause de toutes tes épreuves : en toi ils se réjouiront, ils prendront part à ta joie pour toujours (Tobie 13,16).

Le mal, la douleur, les souffrances sont aussi une raison de plus pour rendre grâce à Dieu, Il les a permis pour notre bien, notre salut et Il nous a donné la grâce de pouvoir le vivre.

Alors, comment nous remercions le Seigneur ? Evidemment, nous ne pouvons pas lui rendre en proportion de ce qu’Il nous a donné.

Dans l’Ecriture, il y a un mot qui revient souvent, « magnifier le Seigneur». Notre Dame a commencé son cantique d’action de grâce avec ce verbe : « Magnificat ». Il est vrai que nous ne pouvons rien ajouter à la Gloire de Dieu. Mais, sachons qu’à chaque fois que nous chantons et rendons grâce et gloire à Dieu cela revient sur nous.

Nous rendons gloire à Dieu lorsque nous Le connaissons plus profondément, selon nos forces, et L’aimons d’un amour plus véritable. Et pour cela la première façon de rendre grâce à Dieu c’est de correspondre à son amour, vivant en état de grâce, c’est-à-dire en union avec Lui, c’est la vie éternelle déjà commencée dans ce monde. Nous rendons gloire à Dieu faisant aussi que les autres connaissent et aiment Dieu.

Enfin, nous retrouvons plusieurs expressions qui dans la Bible ont le même sens et qui montrent finalement le fait de rendre grâce à Dieu, on a déjà dit les verbes « magnifier », « glorifier » ; et nous en ajoutons « remercier », « louer », « servir », « exulter », « exalter ».

action_graces_institut_du_verbe_incarneCe que nous offrons à Dieu, nous ne pouvons pas le mesurer en quantité, mais au contraire par la charité avec laquelle nous l’offrons. Dieu ne veut pas notre don matériel, Il veut notre volonté. Ce qu’Il nous a donné et qui est seulement à nous, c’est notre liberté et seulement avec elle nous pouvons donner ou non gloire à Dieu. C’est l’unique chose que nous pouvons offrir à Dieu, et avec elle Le magnifier et Lui rendre grâce.

« Qu’est-ce qu’il y a de meilleur que de faire surgir du cœur, disait saint Augustin, de prononcer avec les lèvres, d’écrire avec la plume cette parole : Merci Seigneur ! Il n’y a pas de chose qui puisse se dire avec plus de brièveté, ni écouter avec plus de joie, ni sentir avec plus d’élévation, ni faire avec plus d’utilité. »

Au Cœur immaculé de la Vierge Marie, elle qui a fait de sa vie un « magnificat » nous demandons la grâce de que notre vie soit aussi un cantique d’action de grâces.

P. Luis Martinez. V. E.

Monastère « Bx . Charles de Foucauld »