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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 OCTOBRE

Le 21 octobre
  1. À Nicomédie en Bithynie, l’an 303, les saints Dasius, Zotique et Caïus. Au service de Dioclétien, accusés à tort de l’incendie du palais impérial, ils furent livrés au supplice et jetés à la mer avec des roches attachées au cou.
    2. À Cologne, commémoraison des saintes vierges qui achevèrent leur vie par le martyre, vers le IVe siècle. Par la suite, une basilique fut construite à cet endroit, portant le nom de la jeune Ursule, vierge innocente, considérée comme la première du groupe.
    3. À Chypre, vers 371, saint Hilarion, abbé. Marchant sur les traces de saint Antoine, il mena d’abord près de Gaza une vie solitaire, puis fut, dans cette île, le fondateur et le modèle de la vie érémitique.
    4. Commémoraison de saint Malchus, moine, dont saint Jérôme a raconté la vie ascétique et illustre qu’il mena à Maronie, près d’Antioche de Syrie, au IVe siècle.
    5. À Bordeaux, au Ve siècle, saint Séverin, évêque, que l’évêque saint Amand reçut avec honneur, venant des régions d’Orient, et qu’il voulut comme successeur.
    6. À Laon, après 458, sainte Céline, mère des saints évêques Prince de Soissons et Remi de Reims.
    7. À Lyon, commémoraison de saint Viatre, lecteur, qui fut le disciple et le ministre de l’évêque saint Just, qu’il suivit dans sa solitude en Égypte et dans sa mort, après 451.
    8*. Près de Trèves en Germanie, au VIIe siècle, saint Wendel, ermite.
    9*. À Marseille, vers 782, saint Mauront, évêque, qui fut aussi abbé du monastère de Saint-Victor.
    10*. À Cortone en Toscane, l’an 1445, le bienheureux Pierre Capucci, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, que la méditation de la mort dirigea vers les réalités d’en-haut, et qui avertit les fidèles, par une prédication opportune, de ne pas tomber dans la mort éternelle.
    11. À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Pierre Yu Tae-ch’ ol, martyr. Fils de saint Augustin Yo Chin-gil, incarcéré à l’âge de treize ans, il exhorta ses compagnons de prison à supporter les tortures, et lui-même, frappé d’une centaine de coups de verge, puis étranglé, acheva ainsi son martyre.
    12*. À Balencito, près de Medellin en Colombie, l’an 1949, sainte Louise de Sainte-Catherine de Sienne (Marie-Louise de Jésus Montoya y Upegui), vierge, qui s’employa avec zèle à gagner à Dieu, en leur annonçant l’Évangile, les peuples indigènes encore ignorants de la foi chrétienne, et fonda la Congrégation des Sœurs missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne. (canonisée le 12 mai 2013 par le pape François)

Le 22 octobre

  1. Commémoraison de saint Marc, évêque de Jérusalem au IIe siècle. Il fut le premier d’origine païenne à recevoir la direction de l’Église de la Cité sainte que la terreur avait dispersée et qu’il commença à regrouper par sa foi et son zèle.
    2. À Hiéropolis en Phrygie, au IIIe siècle, saint Abercius, évêque. Disciple du Christ bon Pasteur, la foi le conduisit dans diverses régions et le nourrit d’une nourriture mystique.
    3. À Andrinople en Thrace, l’an 303, les saints martyrs Philippe, évêque d’Héraclée, et Hermès, diacre. Le premier, au début de la persécution de Dioclétien, reçut du gouverneur Justin l’ordre de fermer l’église et de lui présenter tous les vases et les livres saints. Il lui répondit qu’il ne convenait pas à l’évêque de les donner, ni au gouverneur de les recevoir. Il fut alors incarcéré et flagellé avec son diacre, puis tous deux furent brûlés vifs.
    4. À Rouen, au IVe siècle, saint Mallon, évêque, qui annonça, croit-on, la foi chrétienne dans cette ville et y établit son siège épiscopal.
    5*. Sur le territoire de Besançon, au IVe siècle, la passion de saint Vallier, diacre de l’Église de Langres, tué par des païens.
    6*. Dans la région de Châlons-en-Champagne, vers 584, la passion de saint Louvent, abbé de Saint-Privat près de Mende, qui flétrit, dans ses prédications, les scandales de la cour d’Austrasie, subit injustement beaucoup de sévices de la part du comte de la cité, Innocent, et fut finalement décapité.
    7*. À Auch en Aquitaine, au VIIe siècle, saint Léotade, évêque.
    8*. Au monastère de Bercetto en Lombardie, vers 720, saint Modéran, abbé, qui fut auparavant évêque de Rennes, et s’illustra par son amour de la solitude et sa dévotion pour les lieux saints.
    9*. Sur le territoire de Nantes, en 845, saint Benoît, qui vécut en solitaire à Massérac.
    10. À Huesca en Aragon, l’an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d’un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d’abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d’un édit de l’émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d’un coup de sabre.
    11. À Fiesole en Toscane, vers 875, saint Donat Scot, évêque, d’une grande érudition et piété. Venu d’Irlande, en route vers Rome, il fut donné, par indication divine, au peuple de cette cité comme un excellent pasteur.
    **.        Saint Jean-Paul II Pape Polonais (263 ème) de 1978 à 2005, apôtre de la miséricorde, et initiateur des journées mondiales des jeunes béatifié le 1er mai 2011 et canonisé le 27 avril 2014.

Le 23 octobre

  1. Mémoire de saint Jean de Capistran, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui travailla à rétablir dans son Ordre la discipline régulière et à affermir la foi et les mœurs catholiques à travers l’Europe. Par la ferveur de ses prédications et de ses prières, il encouragea le peuple des fidèles et contribua à la défense de la liberté des chrétiens. Épuisé de fatigue, il mourut en 1456 au couvent d’Ujlak, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.
    2. Près de Cadix en Espagne Bétique, au début du IVe siècle, les saints Servand et Germain, martyrs dans la persécution de Dioclétien.
    3. En Perse, l’an 344, les saints martyrs Jean, évêque d’Arbel, et Jacques, prêtre, qui, sous le roi Sapor II, furent jetés en prison et, au bout d’un an, sur l’ordre du roi, furent soumis à la question et décapités.
    4. À Antioche de Syrie, vers 362, saint Théodoret, prêtre et martyr, qui fut, dit-on, arrêté par l’impie Julien, comte d’Orient et, comme il persistait à confesser le Christ, fut conduit au martyre.
    5. À Cologne en Germanie, commémoraison de saint Séverin, évêque, vers l’an 400, estimé pour toutes ses vertus.
    6*. Commémoraison de saint Séverin Boèce, martyr en 524 ou 525. Célèbre par sa science et ses écrits, il fut détenu en prison, où il écrivit son traité “Sur la consolation de la philosophie” et servit Dieu avec droiture jusqu’à la mort que lui infligea le roi Théodoric, à Ticinum [Pavie] en Ligurie.
    7*. À Syracuse en Sicile, vers 609, saint Jean, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand a loué les mœurs, la justice, la sagesse, le conseil avisé et le souci des biens de l’Église.
    8 À Rouen, vers 644, saint Romain, évêque, qui détruisit les sanctuaires des païens, encore très fréquentés dans la cité, éleva les bons à un état meilleur et s’efforça de détourner les mauvais de leurs mauvaises actions.
    9. Au pays d’Herbauges sur le territoire du Poitou, au IXe siècle, saint Benoît, prêtre.
    10. À Constantinople, en 877, saint Ignace, évêque, qui subit de multiples affronts et fut envoyé en exil par l’empereur Bardas, à qui il reprochait d’avoir répudié son épouse, mais le pape saint Nicolas Ier lui fit restituer son siège et il s’endormit enfin dans la paix.
    11*. À Romsey en Angleterre, vers 960, sainte Éthelflède (Elflède), qui fut consacrée à Dieu dès l’enfance dans le monastère construit par son père Ethelwold et, devenue abbesse, elle le dirigea parfaitement jusqu’à la vieillesse.
    12*. À Compugliano en Toscane, l’an 1134, saint Allucio, homme vraiment pacifique, directeur d’un hospice pour les pauvres et les pèlerins, et libérateur des captifs.
    13*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1249, le bienheureux Jean le Bon, ermite. Dans sa jeunesse, il quitta sa mère et parcourut diverses régions d’Italie en exerçant le métier de jongleur et de bateleur, mais atteint d’une maladie grave à l’âge de quarante ans, il promit à Dieu d’abandonner le monde pour se donner entièrement au Christ et à l’Église et il fonda une Congrégation sous la Règle de saint Augustin.
    14*. À Milan en 1506, le bienheureux Jean-Ange Porro, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. Prieur du couvent de la ville, il se tenait, tous les jours de fête, à la porte de l’église ou parcourait les bourgs pour rassembler les enfants et leur enseigner la doctrine chrétienne.
    15*. À York en Angleterre, l’an 1680, le bienheureux Thomas Thwing, prêtre et martyr. Sous le roi Charles II et sur son ordre, accusé faussement de trahison, il fut pendu et démembré, obtenant ainsi la palme du martyre.
    16*. À Valenciennes, en 1794, la bienheureuse Marie-Clotilde de Saint-François-Borgia (Clotilde-Josèphe Paillot) et cinq compagnes, vierges et martyres. Moniales, elles furent, sous la Révolution française, condamnées à mort en haine de la foi et, à l’admiration du peuple, montèrent à l’échafaud avec joie.
    17. À Tho-Duc en Annam, en 1833, saint Paul Tong Viet Buong, martyr. Capitaine de la garde de l’empereur Minh Mang, il devint chrétien et décida de se joindre aux prêtres des Missions étrangères de Paris comme soldat du Christ. Il fut dégradé et condamné à la décapitation.
    18*. À Reims, en 1890, le bienheureux Arnold (Julien-Nicolas Rèche), frère des Écoles chrétiennes. Docile en tout à l’Esprit Saint, il s’occupa des jeunes avec le plus grand soin, toujours assidu à son rôle de maître d’école et à la prière.
    19*. En Espagne dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs Ildefonse Garcia et Justinien Cuesta, prêtres, ainsi que Euphrase de Celis, Honorin Carracedo, Thomas Cuartero et son frère Joseph, religieux passionistes, fusillés à Manzanares en Nouvelle Castille
    20*. En Espagne, dans la région de Valence, le bienheureux Léonard Olivera Buera, prêtre, à El Saler
    21*. En Espagne, les bienheureux Ambroise Léon (Pierre Lorente Vicente), Florent-Martin (Alvare Ibañez Lazaro) et Honorat (André Zorraquino Herrero) frères des Écoles chrétiennes, à Benmaclet.

Le 24 octobre

  1. Mémoire de saint Antoine-Marie Claret, évêque. Après son ordination presbytérale, il parcourut pendant plusieurs années la Catalogne, en prêchant au peuple, et fonda la Société des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie. Devenu évêque de Santiago de Cuba, il se soucia plus que tout du salut des âmes. Revenu en Espagne, il eut beaucoup à souffrir pour l’Église et finit ses jours en exil chez les moines cisterciens de Fontfroide près de Narbonne, en 1870.
    2. À Hiérapolis en Phrygie, les saints Cyriaque et Claudien, martyrs.
    3. À Constantinople, en 446, saint Proclus, évêque, qui proclama avec force la bienheureuse Marie Mère de Dieu et qui rendit à la cité, par une translation solennelle, le corps de saint Jean Chrysostome qui était mort en exil.
    4. À Negran en Arabie, l’an 523, la passion de saint Arétas, prince de la cité, et de ses compagnons au nombre de trois cent quarante, au temps de l’empereur Justin, sous Du Nuwas ou Dun’ an, roi des Homérites.
    5*. En Touraine, l’an 576, saint Sénoch, prêtre, qui établit un monastère dans des ruines antiques et fut assidu aux veilles, à la prière et à la charité envers les esclaves.
    6*. Au monastère de Vertou au pays de Retz près de Nantes, au VIe siècle, saint Martin, diacre et abbé, que saint Félix, évêque de Nantes, envoya pour convertir les païens du pays.
    7. À Tongres dans le Brabant, vers 590, la passion de saint Ebrégise, évêque de Cologne et martyr. Alors qu’il s’acquittait avec soin de son office de pasteur, en route vers Poitiers, il tomba sous les coups de brigands.
    8. En Bretagne, vers 605, saint Magloire. Disciple de saint Iltud, il accompagna, dit-on, son parent saint Samson en Armorique, lui succéda comme évêque-abbé à Dol et termina sa vie dans la solitude de l’île de Sercq.
    9*. À Coutances à la fin du VIIe siècle, saint Fromond, évêque, qui fonda à Ham un couvent de moniales et exerça son ministère pastoral dans l’amour de Dieu.
    10. À Hué en Annam, l’an 1860, saint Joseph Lê Dang Thi, martyr. Officier dans l’armée, il fut détenu en prison, sous l’empereur Tu Duc, parce que chrétien, témoigna, parmi ses co-détenus, de sa foi, dont il ne s’écarta jamais, et fut enfin étranglé.
    11*. À Côme en Lombardie l’an 1915, saint Louis Guanella, prêtre, qui fonda la Congrégation des Serviteurs de la Charité et celle des Filles de la Providence, pour subvenir aux besoins des miséreux et des affligés et les faire parvenir au salut. (canonisé le 23 octobre 2011 par Benoit XVI)
    12*. À Ronco sur l’Adige, sur le territoire de Vérone, en 1916, le bienheureux Joseph Baldo, prêtre. Curé de la paroisse, il fonda la Congrégation des Humbles Filles de Saint-Joseph pour aider les vieillards et les malades et pour éduquer les enfants et les jeunes.

Le 25 octobre

  1. À Rome, au cimetière de Trason sur la nouvelle voie Salarienne, vers 253, les saints Chrysanthe et Darie, martyrs, dont le pape saint Damase a fait l’éloge.
    2. À Soissons, les saints Crépin et Crépinien, martyrs.
    3. À Florence en Toscane, saint Miniat, martyr.
    4. À Périgueux, vers le IVe siècle, saint Front, le premier, croit-on, à annoncer l’Évangile dans cette cité.
    5. À Constantinople, vers 351, les saints Martyrius, sous-diacre, et Marcien, chantre, mis à mort par les ariens sous l’empereur Constance.
    6. À Brescia en Vénétie, vers 410, saint Gaudence, évêque. Ordonné par saint Ambroise, remarquable par sa doctrine et ses vertus parmi les évêques de son temps, il enseigna son peuple par sa parole et ses écrits et construisit une basilique qu’il appela l’Assemblée des Saints.
    7. Sur le territoire des Gabales, après 535, saint Hilaire, évêque de Mende.
    8*. Au pays de Ségovie en Espagne, vers 715, les saints Frutos, Valentin et Engrace, frères et sœur, qui menèrent la vie érémitique dans une grotte sauvage, en Vieille Castille. Valentin et Engracia furent tués par les Maures, Frutos échappa au massacre et continua sa vie solitaire.
    9*. Aux Cinq Églises (Pecs) en Hongrie, l’an 1070, saint Maur, évêque, qui fut moine à Saint-Martin de Pannonhalma et remarqué pour son observance scrupuleuse par le roi saint Étienne, qui le jugea digne de l’épiscopat.
    10*. À Vich en Catalogne, l’an 1243, saint Bernard Calvo, évêque. Après avoir quitté son office de juge, il devint moine puis abbé chez les Cisterciens ; ensuite, élu au siège de Vich, il promut avec force la saine doctrine.
    11*. À Borgo San Antonio dans le Piémont, en 1492, le trépas du bienheureux Thaddée Machar, évêque de Cork et de Cloyne en Irlande, qui se retira après avoir subi la haine des grands et, tandis qu’il se rendait à Rome, émigra au ciel.
    12*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Récarède Centelles Abad, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, tué à la porte du cimetière de Nules près de Tortose, en Catalogne
    13*. En Espagne, à Alzira dans la région de Valence, la bienheureuse Marie-Thérèse Ferragud Roig, âgée de 83 ans, et ses quatre filles.

Le 26 octobre

  1. À Nicomédie en Bithynie, vers 250, les saints Lucien et Marcien, martyrs, qui furent, dit-on, jetés au feu, sous l’empereur Dèce et sur l’ordre du proconsul Sabin.
    2. Commémoraison de saint Rogatien, prêtre de Carthage, à qui, lors de la persécution de Dèce, saint Cyprien confia l’administration de son Église, et qui souffrit, ainsi que saint Félicissime, des épreuves et des emprisonnements pour le nom du Christ.
    3*. À Strasbourg, au VIe siècle, saint Amand, qui fut, croit-on, le premier évêque de la cité.
    4. À Narbonne, vers 461, saint Rustique, évêque. Il pensait déposer sa charge et mener sa vie dans le silence, mais le pape saint Léon le Grand le rappela à la sainte persévérance et, ainsi réconforté, il demeura fidèle jusqu’à la fin dans le travail qu’il avait entrepris.
    5*. À Angoulême, commémoraison de saint Aptone, évêque, vers 562.
    6*. À Lastingham en Angleterre, l’an 664, saint Cedde. Frère de saint Chad, il fut élevé à Lindisfarne par saint Aidan ; ordonné par saint Finan, évêque des Saxons de l’est, il veilla à poser chez eux les fondements de l’Église.
    7*. À Hexham également en Angleterre, vers 686, saint Eata, évêque. Formé, lui aussi, par saint Aidan, c’était un homme d’une grande douceur et simplicité, qui dirigea plusieurs monastères et Églises et, revenu à Hexham, à la fois abbé et évêque, ne renonça jamais à sa manière de vivre ascétique.
    8*. À Metz, en 741, saint Sigebaud, évêque, fondateur de plusieurs monastères.
    9*. Au monastère d’Hersfeld en Germanie, vers 786, la mise au tombeau de saint Witta ou Albin, premier évêque de Burhbourg. Anglais de naissance, il fut appelé avec d’autres par saint Boniface et envoyé en Hesse, pour y répandre la semence de la parole de Dieu.
    10*. En Écosse, vers 1022, saint Béan, premier évêque de Morthlac.
    11. À Pavie en Lombardie, l’an 1229, saint Foulques, évêque, d’origine écossaise, homme pacifique, dévoué avec le plus grand soin à l’action pastorale et à la charité.
    12*. À Reggio en Émilie, l’an 1484, le bienheureux Damien Furcheri, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, excellent prédicateur de l’Évangile.
    13*. À Ravello, près d’Amalfi en Campanie, l’an 1711, le bienheureux Bonaventure de Potenza, prêtre franciscain conventuel, qui brilla par son obéissance et sa charité envers tous.
    **.        A Rome, en 1913, la bienheureuse Céline Chludzinska v. Borzecka, fondatrice des sœurs de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. (Béatifiée le 27 octobre par Benoît XVI)

Le 27 octobre

  1. À Rome, en 108, saint Évariste, pape, qui dirigea l’Église romaine, le quatrième après saint Pierre, sous l’empereur Trajan.
    2. Près de Smyrne en Asie, vers 170-180, la passion de saint Thraséas, évêque d’Euménie en Phrygie et martyr.
    3*. En Auvergne vers 460, saint Namace, évêque de Clermont, qui construisit l’église cathédrale.
    4. À Naples, au Ve siècle, la mise au tombeau de saint Gaudiosus, évêque africain, qui vint, dit-on, en Campanie depuis Abitina, à cause de la persécution des Vandales et acheva saintement sa vie dans un monastère.
    5*. Dans l’île d’Iona en Écosse, vers 563, saint Odran, moine, breton de naissance, qui fut un des disciples de saint Colomba.
    6*. À Vicence en Vénétie, commémoraison du bienheureux Barthélemy de Brégance, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, qui établit dans cette cité la Milice de Jésus Christ pour la protection de la foi catholique et la liberté de l’Église et mourut en 1270.
    7*. À Paterna dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Sauveur Mollar Ventura, religieux franciscain et martyr, qui, au temps de la guerre civile, fut victime de la persécution déchaînée contre l’Église.

Le 28 octobre

  1. Fête des saints Simon et Jude, Apôtres. Le premier était surnommé le Zélote ; le second, fils de Jacques, appelé aussi Thaddée, interrogea le Seigneur à la dernière Cène sur sa manifestation et Jésus lui répondit : “Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui”.
    2. À Mayence en Gaule Belgique, vers 300, saint Ferrutius, qui, dit-on, quitta l’armée pour servir le Christ avec plus de liberté et d’aptitude et mourut martyr.
    3. À Côme en Gaule Cisalpine, saint Fidèle, martyr.
    4. À Avila en Espagne, vers 305, la passion des saints martyrs Vincent, Sabine et Christète, qui, venant d’Evora pour se réfugier dans cette ville, furent mis à mort avec cruauté.
    5*. À Tiers en Auvergne, vers le IVe siècle, saint Genès, qui aurait quitté ce monde par le martyre, encore revêtu des vêtements blancs du baptême.
    6. À Amiens, vers 625, saint Saulve, évêque, consacré dès sa jeunesse à l’étude des réalités divines et doté d’une grande pureté de vie.
    7. À Meaux, vers 670, saint Faron, évêque. D’abord familier du roi, il fut amené par sa sœur, sainte Fare, au service de Dieu, persuada son épouse de prendre le voile des religieuses pour que lui-même soit accepté dans le clergé et, appelé au gouvernement pastoral du diocèse, enrichit son Église par de très larges donations de biens, érigea des paroisses et favorisa les monastères.
    8*. À Annecy, commémoraison de saint Germain, abbé, qui fonda et dirigea au XIe siècle le prieuré de Talloires et se fit remarquer par son amour de la solitude.
    9. Dans la province chinoise de Fujian, en 1748, les saints martyrs François Serrano, évêque, Joachim Royo, Jean Alcober et François Diaz del Rinco, prêtres, tous dominicains, qui confirmèrent la même foi par le même martyre.
    10. À Cho-Ra au Tonkin, en 1798, saint Jean Dat, prêtre et martyr, décapité pour le Christ.
    11. À Ejutla au Mexique, en 1927, saint Rodrigue Aguilar, prêtre et martyr, qui, durant la persécution contre l’Église, continua son ministère en cachette, fut découvert sur dénonciation et pendu à un arbre par une escouade de soldats.
    12*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Sauveur-Damien Enguis Garès, père de famille, et Joseph Ruiz Bruixola, prêtre, mis à mort l’un à Alzira, l’autre à Gilet, dans la persécution qui accompagna la guerre civile.

Le 29 octobre

  1. À Carthage, saint Félicien, martyr, vers le IIIe siècle.
    2. Commémoraison de saint Narcisse, évêque de Jérusalem, dont il faut louer la sainteté, l’endurance et la foi. Il fut d’accord avec le pape saint Victor sur le temps de la célébration de la Pâque chrétienne, affirmant que le mystère de la Résurrection du Seigneur ne devait être célébré un autre jour que le dimanche et s’en alla avec bonheur auprès du Seigneur à l’âge de cent treize ans.
    3. À Verceil en Ligurie, après 397, saint Honorat, évêque. Disciple de saint Eusèbe dans sa communauté de clercs et son compagnon en prison, il fut à la tête de cette Église le second après son maître, il enseigna son peuple dans la vraie foi et mérita de donner le viatique à saint Ambroise mourant.
    4. À Sidon en Phénicie, au début du IVe siècle, saint Zénobe, prêtre. Quand sévit cruellement la persécution de Dioclétien, il exhorta les autres au martyre, dont il fut lui-même couronné.
    5. À Édesse en Syrie, l’an 366, saint Abraham, anachorète, dont saint Éphrem a rapporté les actions.
    6. Sur le territoire de Vienne en Gaule, vers 575, saint Théodore, abbé. Disciple de saint Césaire d’Arles, il fonda des cellules pour les moines, fut établi par l’évêque comme intercesseur auprès de Dieu et prêtre chargé de la pénitence pour tout le peuple de la cité.
    7*. À Killmaduagh en Irlande, vers 632, saint Colman, évêque. Moine ordonné évêque malgré lui, il vécut avec un seul disciple de légumes et d’eau, puis fonda un monastère à Killmaduagh, qui le vénère comme son premier évêque.
    8*. Dans le Cambrésis, au VIIIe siècle, saint Dodon, abbé, qui gouverna le monastère de Waller en Fagne, auquel il fit don de ses biens, mais se retira bientôt dans un ermitage.
    9*. À Secondigliano près de Naples, en 1860, le saint Gaétan Errico, prêtre, qui favorisa de tout son pouvoir les retraites spirituelles et l’adoration eucharistique pour gagner les âmes au Christ, et qui fonda dans ce but la Congrégation des Missionnaires des Saints Cœurs de Jésus et Marie. (canonisé le 12 octobre 2008 par Benoît XVI)

Le 30 octobre

  1. À Syracuse en Sicile, peut-être au IIe siècle saint Marcien, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    2. Commémoraison de saint Sérapion, évêque d’Antioche, qui s’illustra par son érudition et sa doctrine, et laissa à sa mort, vers 211, une renommée de sainteté non moins éclatante.
    3. À Alexandrie, au IIIe siècle, sainte Eutropie, martyre, qui, ayant refusé de renier le Christ, fut torturée atrocement jusqu’à rendre l’âme.
    4. À Tanger en Maurétanie, l’an 298, la passion de saint Marcel le centurion. Le jour anniversaire de l’empereur, alors que tous sacrifiaient, il jeta devant les enseignes son ceinturon militaire, ses armes et sa vie même, en déclarant qu’il était chrétien et qu’il ne lui était plus possible d’obéir comme il convient au serment des soldats, mais à Jésus Christ seul ; aussi acheva-t-il son martyre par la décapitation.
    5. À León en Espagne, vers 303, les saints martyrs Claude, Luperque et Victorius, mis à mort pour le nom du Christ dans la persécution de Dioclétien.
    6. À Cumes en Campanie, l’an 303, saint Maxime, martyr.
    7. À Capoue, également en Campanie, vers 540, saint Germain, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand a parlé dans ses écrits.
    8. À Potenza en Lucanie, l’an 1112, saint Gérard, évêque.
    9*. À Cividale dans le Frioul, en 1292, la bienheureuse Bienvenue Boiani, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui se donna tout entière à la prière et aux austérités.
    10*. À Winchester en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Jean Slade, martyr. Parce qu’il avait refusé de reconnaître la suprématie de la reine Élisabeth Ière dans le domaine spirituel, il fut pendu au gibet et affreusement démembré.
    11*. À Limerick en Irlande, l’an 1651, la passion du bienheureux Térence-Albert O’Brien, évêque et martyr, de l’Ordre des Prêcheurs. À la tête de l’Église de Hemly, il se dépensa pour soigner les gens atteints de la peste, mais, arrêté par des soldats, sous le régime du Protecteur Cromwell, il fut conduit au gibet en haine du sacerdoce et de la foi catholique.
    12*. À Acri en Calabre, l’an 1799, le bienheureux Ange, prêtre capucin, qui parcourut infatigablement le royaume de Naples en prêchant la parole de Dieu dans un langage accessible aux gens simples.
    13*. À Angers, en 1793, le bienheureux Jean-Michel Langevin, prêtre et martyr. Alors que la terreur régnait en France, sous la Révolution, il fut guillotiné à cause de son sacerdoce, premier d’une troupe d’une centaine d’hommes et de femmes qui demeurèrent unanimes dans la foi du Christ et témoignèrent fermement et sans peur jusqu’à la mort.
    14*. Au camp de travail de Dolinka près de Karaganda dans le Kazakhstan, en 1963, le bienheureux Alexis Zaryckyj, prêtre de Lwow et martyr, qui fut déporté, sous le régime soviétique athée, et mourut pour la foi.

Le 31 octobre

  1. A Alexandrie, en Egypte saint Epimachii Pelusiotae, martyr
    2. Dans le Vermandois, en Gaule Belgique, vers la fin du IIIe siècle, saint Quentin, martyr, qui était de l’Ordre sacerdotal et fut mis à mort pour le Christ sous l’empereur Maximien.
    3*. Près de Fosses dans le Brabant, vers 655, saint Feuillen, prêtre et abbé. D’origine irlandaise, frère et compagnon de saint Fursy, et toujours fidèle aux formes de vie monastique de son pays, il établit à Fosses et à Nivelles, un monastère double, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes et, en allant de l’un à l’autre, il fut assassiné par des brigands
    4. À Milan, vers 661, saint Antonin, évêque, qui travailla assidûment pour éteindre, parmi les Lombards, l’hérésie arienne.
    5. À Ratisbonne en Bavière, l’an 994, saint Wolfgang, évêque. Après avoir exercé les fonctions de maître d’école et fait profession monastique, il fut élevé à l’épiscopat, restaura la discipline du clergé et mourut humblement en visitant le territoire de Pupping.
    6*. À Cahors, en 1272 le bienheureux Christophe de Romagnola, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fut envoyé là par saint François et mourut centenaire après avoir beaucoup travaillé pour le salut des âmes.
    7*. À Riéti en Sabine, l’an 1447, le bienheureux Thomas Bellaci de Florence, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui, parti en Terre Sainte et en Éthiopie, subit pour le Christ, de la part des infidèles, la captivité et d’autres épreuves, enfin de retour dans sa patrie, il mourut en paix.
    8*. À Yoghal en Irlande, l’an 1602, le bienheureux Dominique Collins, religieux jésuite et martyr. Détenu longtemps, interrogé de manière pressante et soumis à la torture, il confessa fermement la foi catholique, ce qui le conduisit à achever son martyre par la pendaison.
    9. À Palma de Majorque, en 1617, saint Alphonse Rodriguez. Ayant perdu son épouse, ses enfants et toute sa fortune, il fut accepté comme religieux dans la Compagnie de Jésus et s’acquitta pendant de nombreuses années de la fonction de portier au Collège de la ville avec une humilité, une obéissance et une constance admirables comme une forme de mortification.
    10*. À Piotrkow Kujawski en Pologne, l’an 1939, le bienheureux Léon Nowakowski, prêtre de Wroclawek et martyr. Pendant l’occupation du pays par le régime nazi, parce qu’il défendait la foi avec fermeté, il fut arrêté le 24 octobre et fusillé une semaine après, avec sept autres prêtres.
    **        En Espagne, en 1998, la bienheureuse Marie de l’immaculée de la Croix (María Isabel Salvat y Romero) religieuse espagnole et supérieure générale de la Congrégation des sœurs de la Compagnie de la Croix. (béatifiée le 18 septembre par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

 

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 OCTOBRE

Le 11 octobre
  1. Commémoraison de saint Philippe, un des Sept choisis par les Apôtres pour les aider dans leur ministère. Il convertit à la foi du Christ l’eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie et le baptisa, puis annonça l’Évangile dans toutes les cités qu’il traversait jusqu’à Césarée, où il repose, selon la tradition.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, les saints Tharace, Probus et Andronic, martyrs, qui offrirent leur vie en confessant le Christ dans la persécution de Dioclétien.
    3. Dans le Vexin, peut-être au IIIe siècle, les saints Nicaise, prêtre, Quirin et Scubicule, martyrs, qui furent, croit-on, les premiers évangélisateurs du pays entre l’Oise et l’Epte, et dont les corps furent recueillis par sainte Pience.
    4*. À Verdun, au IVe siècle, saint Saintin, évêque, que l’on croit avoir été le premier à annoncer l’Évangile dans cette cité.
    5. Commémoraison de saint Sarmata, abbé en Thébaïde, disciple de saint Antoine, massacré par les Sarrasins en 357.
    6. À Uzès en Gaule Narbonnaise, après 552, saint Firmin, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il enseigna à son peuple la parole de vérité.
    7. À Ossory en Irlande, vers 600, saint Canice (Kenneth), disciple de saint Finnian, ami de saint Colomba et abbé du monastère d’Aghaboe qu’il fonda parmi bien d’autres. Il aimait se retirer dans la solitude des îles.
    8. Près du camp de Schemaris dans les monts du Caucase, en 666, le trépas de saint Anastase, prêtre, apocrisiaire de l’Église romaine, compagnon de saint Maxime le Confesseur dans sa confession de foi et dans son exil. Il rendit son âme à Dieu alors qu’il disait dans la sainte assemblée : “Aux saints, les saints mystères”.
    9. À Lierre dans le Brabant, vers 775, saint Gommaire. Soldat dévoué à Dieu, il construisit à cet endroit, de ses propres ressources, un oratoire, où il fut mis au tombeau.
    10*. À Cologne en Rhénanie, l’an 965, saint Bruno, évêque. Frère de l’empereur Othon Ier, il reçut, avec l’épiscopat, le gouvernement de la Lotharingie et s’acquitta avec un esprit vraiment religieux de son ministère épiscopal et, quand il le fallait, avec le courage d’un chef au grand cœur.
    11*. À Gniezno en Pologne, vers 1011, saint Gaudence ou Radzim, évêque. Frère de sang et d’esprit de saint Adalbert, évêque de Prague, il fut son fidèle compagnon, assista à son martyre et fut ensuite mis en prison.
    12*. À Riga sur la mer Baltique, en 1196, saint Meinard, évêque. D’abord chanoine régulier en Germanie, il prit la route à un âge déjà avancé pour évangéliser le peuple de Livonie, construisit une église sur une île, près d’Iskill et, ordonné évêque, établit avec vigueur les fondements de la foi chrétienne dans cette région.
    13*. À Bologne en Émilie, l’an 1491, le bienheureux Jacques Griesinger d’Ulm, religieux de l’Ordre des Prêcheurs. Il était illettré, mais peintre verrier très expert et donna à tous, pendant cinquante ans, un exemple de travail et de prière.
    14. À Calosso d’Asti en Lombardie, l’an 1592, le trépas de saint Alexandre Sauli, évêque, d’abord d’Aléria en Corse, puis de Pavie. Membre de la Congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul, il s’employa à soulager les pauvres avec une admirable charité.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1833, saint Pierre Lê Tuy, prêtre et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16. À Madrid, en 1887, sainte Marie Désolée (Emmanuelle Torres Acosta), vierge, qui montra dès sa jeunesse une admirable sollicitude pour les pauvres malades, et leur vint en aide avec un oubli d’elle-même continuel et surtout grâce à la Congrégation des Servantes de Marie, ministres des malades, qu’elle fonda.
    17*. À Barcelone, en 1936, le bienheureux Ange Ramos Velasquez, religieux salésien et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole.
    **.         Saint Jean XXIII pape (261ème) de 1958 à 1963 Béatifié le 3 septembre 2000. ” Il convoqua le Concile Vatican II qui marqua le début de la rénovation de l’Église, la réforme de ses structures et la révision de sa liturgie.

Le 12 octobre

  1. À Rome, sur la voie Labicane, saint Hédiste, martyr.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, sainte Domnine, martyre, qui, selon la tradition, souffrit bien des tortures et rendit son âme à Dieu en prison, sous l’empereur Dioclétien et le juge Lycias.
    3. Commémoraison de quatre mille neuf cent soixante-six saints martyrs et confesseurs de la foi en Afrique. En 483, dans la persécution vandale, évêques, prêtres et diacres de l’Église de Dieu, et une foule du peuple fidèle avec eux, furent envoyés en exil sur l’ordre du roi arien Hunnéric en haine de la vérité catholique, dans des endroits affreusement désertiques et à la fin, après divers supplices, reçurent le martyre. Parmi eux les évêques Cyprien et Félix, principaux prêtres du Seigneur.
    4*. À Plaisance en Émilie, au Ve siècle, saint Opilion, diacre.
    5. À Rome, en 530, saint Félix IV, pape, qui convertit en églises deux temples du Forum romain, en l’honneur des saints Côme et Damien, et se dépensa beaucoup pour la foi catholique.
    6. Dans le Norique, au VIIe siècle, saint Maximilien, que l’on pense avoir été évêque de Lorch.
    7*. À Pavie en Lombardie, l’an 1254, saint Rodobalde, évêque, homme d’une abstinence exemplaire, grandement adonné au culte divin et à la recherche de reliques des saints.
    8. À Ascoli Piceno dans les Marches, en 1604, saint Séraphim de Montegranaro, religieux capucin, qui brilla par sa vraie pauvreté, son humilité et sa piété.
    9*. À Londres, en 1642, le bienheureux Thomas Bullaker, prêtre franciscain et martyr. Arrêté, sous le roi Charles Ier, alors qu’il allait célébrer la messe, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce, pendu à Tybyrn et éventré, alors qu’il respirait encore.
    10*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux martyrs Joseph Gonzalez Huguet, prêtre, exécuté à Ribarroja de Turia.
    11*. En Espagne le bienheureux Pacifique (Pierre Salcedo Puchades), religieux capucin, à Massamagrel, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile
    12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, en 1942, le bienheureux Romain Sitko, prêtre de Tarnow et martyr. Arrêté pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements subis.
    **        A Troyes, en 1908, le bienheureux Louis Brisson, prêtre, fondateur de la Congrégation des Oblats et des Oblates de Saint François de Sales. (béatifié le 22 septembre 2012 par Benoît XVI). Décédé le 2 février, fêté le 12 octobre par l’Église catholique.

Le 13 octobre

  1. Commémoraison de saint Théophile, évêque d’Antioche au IIe siècle, homme de très grande érudition, qui fut le sixième après l’Apôtre saint Pierre à tenir le siège de cette Église, et qui composa un ouvrage contre Marcion pour défendre la foi orthodoxe.
    2. À Cordoue en Espagne, au IIIe ou IVe siècle, les saints Fauste, Janvier et Martial, martyrs, qui décorèrent la ville comme d’une triple couronne.
    3. À Thessalonique en Macédoine, au IIIe ou IVe siècle, saint Florent, martyr, qui, selon la tradition, fut brûlé vif après diverses tortures.
    4*. À Cubrin sur la Moselle, au pays de Trèves, vers 584, saint Louvent, prêtre, abbé de Saint-Privat, près de Mende, sauvagement assassiné à cet endroit.
    5*. Dans la villa Matutiana sur la côte ligure, au Ve siècle, la mise au tombeau de saint Romulus, évêque de Gênes, qui, rempli de zèle apostolique, mourut en visitant les populations des campagnes.
    6. À Tours, au Ve siècle, saint Venant, abbé. Marié tout jeune, il fut conduit jusqu’à la basilique de Saint-Martin et, touché par la vie des moines, choisit de vivre dans le Christ parmi eux, avec le consentement de son épouse.
    7*. À Salagnac dans le pays Limousin, peut-être au VIe siècle, saint Léobon, solitaire et missionnaire.
    8*. Dans l’île d’Iona en Écosse, au VIIIe siècle, saint Comgan, abbé. Prince de Leister en Irlande, battu par des tribus voisines, il trouva refuge dans cette région avec sa sœur et ses neveux. Il y fonda un petit monastère et y vécut en grande piété.
    9*. À Augsbourg en Bavière, vers 807, saint Simbert qui fut évêque et abbé de Morbach.
    10*. En Auvergne, l’an 909, saint Géraud, comte d’Aurillac. Attentif aux indigents qu’il invitait à sa table et qu’il servait lui-même, habile guerrier, qui sut faire des vaincus ses amis, il vécut dans le monde une véritable consécration religieuse et accepta généreusement la cécité qui le frappa à la fin de sa vie.
    11. Près de Subiaco dans le Latium, en 1152, sainte Chélidoine, vierge, qui mena, assure-t-on, une vie solitaire très austère pendant quarante-deux ans, au service de Dieu seul.
    12*. À Trino dans le Piémont en 1503, la bienheureuse Madeleine Panatieri, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique.
    13*. À Balasar, près de Braga au Portugal, en 1956, la bienheureuse Alexandrine-Marie da Costa. Privée de l’usage de ses membres pour fuir la volonté mauvaise de quelqu’un envers elle, elle offrit au Seigneur toutes ses douleurs dans la contemplation de l’Eucharistie pour l’amour de Dieu et de ses frères indigents.
    **        A Coutances, en 1793, le bienheureux Pierre-Adrien Toulorge  religieux de l’Ordre des Prémontrés, guillotiné sous la Révolution en haine de la foi. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)

 Le 14 octobre

  1. Mémoire de saint Calliste Ier, pape et martyr. Alors qu’il était diacre, après un long exil en Sardaigne, il fut chargé par le pape saint Zéphyrin d’aménager, sur la voie Appienne, le cimetière qui porte son nom ; élu pape, il défendit la pureté de la foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution et acheva son épiscopat par le témoignage plus éclatant du martyre, sans doute au cours d’une émeute contre les chrétiens au Transtévère, en 222. Il fut mis au tombeau au cimetière de Calépode, sur la voie Aurélienne.
    2. À Capoue en Campanie, saint Lupulus, martyr.
    3. À Rimini en Émilie, au début du IVe siècle, saint Gaudence, qui fut, croit-on, le premier évêque de cette cité, à l’époque de la persécution.
    4. À Bruges, commémoraison de saint Donatien, évêque de Reims, qui mourut en 389 et dont les reliques sont conservées dans cette ville.
    5. À Todi en Ombrie, au Ve siècle, saint Fortunat, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, il brilla de la grâce d’une immense vertu dans l’aide apportée aux malades.
    6*. Sur le territoire de Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, sainte Ménehould, vierge.
    7*. À Luni en Ligurie, au VIe siècle, saint Venant, évêque, qui eut principalement soin du clergé et des moines et que le pape saint Grégoire le Grand tint en estime et en amitié.
    8*. Près de Beauvais, vers 695, sainte Angadrême, abbesse du monastère construit par saint Évroult et appelé l’Oratoire, parce qu’il comprenait plusieurs lieux de prière, où sans interruption se faisait le service du Seigneur.
    9*. À San Severino dans les Marches, en 1060, saint Dominique, surnommé l’Encuirassé, à cause de la cuirasse de fer qu’il portait sur la peau. Prêtre camaldule, il se fit ermite, parce qu’il avait été ordonné par simonie et, devenu disciple de saint Pierre Damien, il passa le reste de sa vie dans une austérité et une conduite très sévères.
    10*. À Angers, en 1794, le bienheureux Jacques Laigneau de Langellerie, prêtre et martyr, guillotiné sous la Révolution française à cause de son sacerdoce.
    11*. À Picadero de Paterna, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, la bienheureuse Anne-Marie Aranda Riera, vierge et martyre, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    12*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Mysakowski et François Roslaniec, prêtres, l’un de Lublin, l’autre de Radom. Arrêtés pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, ils furent déportés et envoyés à la chambre à gaz, près de Linz.
    13*. À Lwow en Ukraine, l’an 1949, le bienheureux Romain Lysko, prêtre et martyr. Au temps de la persécution sous le régime soviétique, il fut détenu en prison, subit des tortures atroces, et aurait été emmuré vivant.

Le 15 octobre

  1. Mémoire de sainte Thérèse de Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée à Avila dans l’Ordre du Carmel et devenue mère et maîtresse d’une observance plus stricte, elle disposa dans son cœur un itinéraire spirituel sous la forme d’une montée par degrés de l’âme vers Dieu ; pour la réforme de son Ordre, elle dut supporter beaucoup de souffrances, qu’elle surpassa par une énergie sans faille ; elle composa aussi des livres qui rapportent sa doctrine très élevée et son expérience, et mourut à Alba de Tormes en 1582.
    2. Commémoraison de saint Barsès, évêque d’Édesse en Syrie, qui fut relégué, à cause de sa foi catholique, par l’empereur arien Valens, en Égypte, aux confins de la Libye, et, épuisé par trois changements de lieu d’exil, acheva sa vie, en 379, un jour inconnu du mois de mars.
    3. À Trèves en Gaule Belgique, au Ve siècle, saint Sévère, évêque, qui fut le disciple de saint Loup de Troyes, le compagnon de saint Germain d’Auxerre pour déraciner en Grande Bretagne les erreurs de Pélage, et qui annonça aux Germains l’Évangile du Christ.
    4. À Kitzingen en Germanie, vers 790, sainte Thècle, abbesse, qui, envoyée d’Angleterre pour aider saint Boniface, gouverna d’abord le monastère d’Ochsenfurt, puis celui de Kitzingen.
    5. Au monastère de Trzebnicz en Silésie, l’an 1243, la naissance au ciel de sainte Edwige, religieuse, dont la mémoire sera célébrée le 16.octobre
    6*. À Torresvedras au Portugal, en 1422, le bienheureux Gonzalve de Lagos, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui brilla par son zèle à enseigner les rudiments de la foi chrétienne aux enfants et aux gens simples.
    7. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Madeleine, vierge et martyre, d’une grande force d’âme aussi bien pour encourager la foi que pour subir, pendant treize jours, le supplice de la fourche, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    8*. À Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Narcisse Basté, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 16 octobre

  1. Mémoire de sainte Edwige, religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d’élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices. Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l’abbesse était sa fille Gertrude, et c’est là qu’elle mourut le 15 octobre 1243.
    2. Mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge. Entrée à vingt-quatre ans au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourgogne, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection. Pourvue de dons mystiques, elle se préoccupa avant tout de la dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus, et fit beaucoup pour promouvoir son culte dans l’Église. Elle mourut le 17 octobre 1690.
    3. À Jérusalem, commémoraison de saint Longin, dont le nom désigne le soldat qui perça de sa lance le côté du Christ cloué à la croix.
    4. À Tulle, Saint Eliphii, martyr
    5. Commémoraison des saints Martinien et Saturien, martyrs en Afrique, avec deux de leurs frères. Au Ve siècle, lors de la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’ils étaient esclaves des Vandales, ils furent amenés à la foi du Christ par sainte Maxime, vierge, esclave comme eux. À cause de leur fermeté dans la foi catholique, ils furent frappés de verges à nœuds et lacérés, puis relégués en exil chez les Maures et là, parce qu’ils avaient amené plusieurs à la foi du Christ, ils furent condamnés à mort. Maxime, elle, après avoir surmonté plusieurs combats, fut libérée, et devenue, dans un monastère, la mère d’un grand nombre de vierges, termina saintement sa vie dans la paix.
    6. Dans le Limousin, au VIe siècle, les saints Amand et Junian, son disciple, ermites.
    7. Près d’Arbone chez les Suisses, vers 645, saint Gall, moine prêtre. Accueilli encore enfant par saint Colomban au monastère de Bangor en Irlande, il le suivit en Gaule et vécut ensuite dans cette région en ermite, mais aussi en prédicateur itinérant de l’Évangile. Presque centenaire, il trouva enfin en Dieu son repos.
    8*. À Noyon, vers 686, saint Mommelin, évêque. D’abord moine, il aida saint Omer dans son action missionnaire, puis succéda à saint Éloi sur le siège de Noyon.
    9. Au monastère d’Hersfeld en Franconie, l’an 786, le trépas de saint Lul, évêque de Mayence. Il accompagna et aida saint Boniface dans sa mission d’évangélisation, fut ordonné évêque par lui, afin d’être un maître pour les prêtres, un docteur de la Règle pour les moines, un prédicateur et un pasteur fidèle pour le peuple chrétien.
    10*. Au pays de Retz dans le diocèse de Nantes, au VIIIe siècle, saint Vital (Viaud), qui vécut en solitaire.
    11*. Au pays de Mirepoix dans les Pyrénées, vers 900, saint Gaudéric, laboureur, remarquable par sa piété envers la sainte Mère de Dieu.
    12*. À Brioude en Auvergne, vers le Xe ou XIe siècle, sainte Bonite, vierge.
    13*. À Pamiers dans les Pyrénées, vers 1085, saint Anastase, moine. Né à Venise, il devint moine au Mont-Saint-Michel, puis mena la vie érémitique dans l’île voisine de Tombelaine, puis de nouveau la vie monastique à Cluny et enfin se retira dans la solitude les dernières années de sa vie.
    14. En Comminges, également dans les Pyrénées, vers 1123, saint Bertrand, évêque. Mettant en œuvre les décisions du pape saint Grégoire VII, il s’occupa activement de la réforme de l’Église, restaura sa cité détruite par le cours du temps, et établit, près de sa cathédrale, reconstruite entièrement, des chanoines réguliers astreints à la Règle de saint Augustin.
    15*. Au monastère d’Igny dans le pays de Reims, en 1177, le trépas du bienheureux Gérard, abbé de Clairvaux, qui succéda à saint Bernard, et en cours de visite dans cette abbaye, fut tué par un moine dépravé.
    16. À Muro Lucano en Basilicate, l’an 1755, saint Gérard Majella, religieux rédemptoriste, qui, saisi d’un élan d’amour pour Dieu, embrassa, partout où il passa, un genre de vie très sévère et, consumé par le zèle de Dieu et des âmes, mourut saintement, encore jeune.
    17*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, l’an 1944, les bienheureux Anicet Koplinski, capucin, et Joseph Jankowski, de la Société d’apostolat catholique, prêtres et martyrs. Alors que la Pologne était soumise au régime nazi, ils furent internés et moururent pour le Christ, le premier, envoyé à la chambre à gaz, le second, massacré par les vigiles du camp.
    **. En Inde, en 1973, le bienheureux Agostino Thevarparampil (Kunjachan), prêtre indien de rite Syro-Malabar, apôtre des intouchables. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 17 octobre

  1. Mémoire de saint Ignace, évêque et martyr. Disciple de l’Apôtre saint Jean, il dirigea l’Église d’Antioche, le second après saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l’empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107. En cours de route, alors qu’il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l’unité avec leur évêque et à ne pas l’empêcher d’être immolé en victime pour le Christ.
    2. Commémoraison de saint Osée, prophète, vers 750 avant le Christ. Il ne se contenta pas de parler, mais indiqua aussi, par sa manière de vivre, au peuple d’Israël infidèle que Dieu était l’époux toujours fidèle et saisi d’une miséricorde infinie.
    3. Commémoraison des saints Ruf et Zosime, martyrs en 107. Saint Polycarpe les mentionne comme compagnons de martyre de saint Ignace, en écrivant aux chrétiens de Philippe : “Ils ont reçu leur part des souffrances du Seigneur, ils n’ont pas aimé le siècle présent, mais bien celui qui est mort et ressuscité pour eux et pour tous.”
    4. En Afrique proconsulaire, au IIIe siècle, les saints martyrs de Voli, que saint Augustin a célébrés dans un sermon.
    5. À Lycopolis en Égypte, au IVe siècle, saint Jean, ermite, qui, entre autres vertus remarquables, s’illustra aussi par son esprit de prophétie.
    6*. À Agen, au début du Ve siècle, saint Dulcide, évêque, qui défendit très fortement la foi catholique contre l’impiété arienne.
    7. À Orange en Provence, vers 524, saint Florent, évêque.
    8*. À Toulouse, en 1168, la naissance au ciel du bienheureux Gilbert, abbé de Cîteaux, anglais de naissance, homme de science élevée, défenseur de saint Thomas Becket exilé.
    9*. À Binasco en Lombardie, l’an 1492, le bienheureux Balthasar de Clavario, prêtre de l’Ordre des Mineurs.
    10. À Wrexham au pays de Galles, en 1584, saint Richard Gwyn, martyr. Père de famille et maître d’école, professant la foi catholique, il fut arrêté et condamné pour trahison, parce qu’il refusait de reconnaître la reine comme chef de l’Église d’Angleterre. Fort dans la foi, il fut pendu au gibet et dépecé encore vivant.
    11*. À Rome, en 1627, le bienheureux Pierre Casani, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, qui se servit des dons qu’il tenait de la nature et de la grâce pour l’éducation des enfants, heureux seulement de servir le Seigneur dans les tout petits.
    12. À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    13*. Près de Laval en Mayenne, en 1794, le bienheureux Jacques Burin, prêtre et martyr. Sous la Révolution française, il continua clandestinement son ministère pastoral en divers endroits, passant de maison en maison pour échapper aux recherches, et fut, à la fin, massacré, tenant en mains un calice.
    14*. À Valenciennes, la même année, la bienheureuse Marie-Nathalie de Saint-Louis (Marie-Louise-Josèphe Vanot), et quatre compagnes, vierges ursulines et martyres. Dans la même persécution, elles furent condamnées à mort en haine de la foi catholique et montèrent à l’échafaud en récitant le psaume “Miserere”.
    15. À Hué en Annam, l’an 1833, saint Isidore Gagelin, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris, étranglé pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16*. En Espagne, à Suna en Lombardie, l’an 1902, le bienheureux Contardo Ferrini, qui, dans l’éducation des jeunes, dépassa la science humaine par sa foi et sa vie chrétienne.
    17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Fidèle Fuidio Rodriguez, religieux de la Société de Marie, près de Ciudad Real en Nouvelle Castille
    18*. En Espagne, le bienheureux Raymond-Étienne Bou Pascual, prêtre, à La Nucia près de Lugo en Galice
    19*. En Espagne, le bienheureux Tarsilla Cordoba Belda, mère de famille, à Algemesi dans la région de Valence.

Le 18 octobre

  1. Fête de saint Luc, Évangéliste. Né, comme on le rapporte, à Antioche d’une famille païenne, médecin, il se convertit à la foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre saint Paul. Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome.
    2. À Antioche de Syrie, en 218, saint Asclépiade, évêque, qui fut de la troupe glorieuse des confesseurs de la foi, au temps de la persécution.
    3. À Pouzzoles en Campanie, vers le IVe siècle, les saints martyrs Procule, diacre, Eutyque et Acuce.
    4*. À Riom en Auvergne, au Ve siècle, saint Amable, prêtre.
    5*. À Nassogne dans le Brabant, vers 630-640, saint Monon, qui fut, croit-on, ermite dans la forêt des Ardennes et martyr.
    6. À Arenas en Castille, l’an 1562, saint Pierre d’Alcantara, prêtre franciscain. Remarquable par son don de conseil, sa pratique de la pénitence et l’austérité de sa vie, il réforma la discipline régulière dans les couvents de son Ordre en Espagne et fut le conseiller de sainte Thérèse de Jésus pour sa réforme de l’Ordre du Carmel.
    7. À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d’abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d’un coup de hache.
    8. À Rome, en 1775, la naissance au ciel de saint Paul de la Croix, prêtre, dont la mémoire sera célébrée demain

Le 19 octobre

  1. Mémoire des saints martyrs Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, prêtres et leurs compagnons de la Compagnie de Jésus, au jour où saint Jean de la Lande, religieux, fut tué, en 1646, par des païens, à Ossernenon, alors en territoire canadien, là où, quelques années auparavant, saint René Goupil avait obtenu la palme du martyre. On célèbre en ce jour dans une seule et même vénération, leurs autres confrères, les saints Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier et Noël Chabanel, qui, sur le territoire du Canada, après beaucoup de travaux menés dans la mission après des Hurons pour annoncer aux peuples de cette région l’Évangile du Christ, sont tombés, martyrs, à des jours divers entre 1642 et 1649.
    2. Mémoire de saint Paul de la Croix, prêtre, qui se fit remarquer dès sa jeunesse par sa pénitence et son zèle, enflammé qu’il était d’une charité tout à fait particulière envers le Christ crucifié contemplé sur le visage des pauvres et des malades. Il fonda la Congrégation des Clercs réguliers de la Croix et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ et mourut à Rome le 18 octobre 1775.
    3. Commémoraison de saint Joël, prophète vers 350 avant le Christ, qui annonça le grand jour du Seigneur et le mystère de l’effusion de son Esprit sur toute chair.
    4. Commémoraison des saints martyrs Ptolémée, Lucius et un autre compagnon. Comme le rapporte saint Justin, chrétiens éprouvés de Rome, ils furent condamnés à mort, vers 160, sous Antonin le Pieux par le préfet Lollus Urbicus, pour lui avoir reproché une vie dissolue ou une sentence injuste.
    5. À Ostie, au IIIe ou IVe siècle, saint Astérius, martyr.
    6*. À Sens, commémoraison des saints Savinien et Potentien, considérés comme les premiers pasteurs de la cité, qui achevèrent leur confession de foi par le martyre, vers le IVe siècle.
    7. En Égypte, l’an 307, saint Varus, soldat, qui, sous l’empereur Maximien, alors qu’il visitait six saints ermites détenus en prison pour les réconforter, voulut prendre la place d’un septième, qui était mort dans le désert. Il subit avec eux de cruels tourments et reçut la palme du martyre.
    8*. À Oloron, dans les Pyrénées, commémoraison de saint Grat, évêque, qui, au temps du roi arien des Goths Alaric, participa au Concile d’Agde pour restaurer l’Église de cette région de la Gaule et mourut après 506.
    9. En Bretagne, vers le VIe siècle, saint Ethbin, qui aurait mené une vie de solitaire.
    10. À Cavaillon en Provence, après 589, saint Véran, évêque, qui reçut de grands dons, surtout pour soulager les malades.
    11. À Évreux, vers 690, saint Aquilin, évêque. Alors qu’il était soldat, il se dévouait, dit-on, en bonnes œuvres, ainsi qu’au vœu de continence, avec l’accord de son épouse, avant d’être promu au siège épiscopal.
    12. À Oxford, vers 730, sainte Frideswide, vierge. De famille royale, elle devint abbesse et gouverna un double monastère, l’un d’hommes, l’autre de moniales.
    13*. À Biville en Normandie, l’an 1257, le bienheureux Thomas Hélye, prêtre, qui consacrait ses jours au ministère pastoral et ses nuits à la prière et à la pénitence.
    14. À Londres, en 1595, saint Philippe Howard, martyr. Comte d’Arundel et père de famille, il fut condamné pour haute trahison sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait embrassé la foi catholique. Emprisonné à la Tour de Londres pendant dix ans, il se donna admirablement à la prière et à la pénitence et, consumé de privations et de souffrances, privé de la visite de sa femme et de son fils, il mérita de recevoir la couronne du martyre.
    15. À Nagasaki au Japon, en 1634, les saints martyrs Luc-Alphonse Gorda, prêtre, et Matthieu Kohioye, religieux, tous deux dominicains, mis à mort, sous le chef suprême Tokugawa avoir été un intrépide ministre de l’Évangile, d’abord aux îles Philippines, puis pendant dix ans au Japon, le second, âgé de dix-huit ans, son compagnon pour propager la foi et en témoigner.
    16*. À Langeac en Auvergne, l’an 1694, la bienheureuse Agnès de Jésus (Galand), vierge de l’Ordre des Prêcheurs. Prieure de son couvent, elle brilla d’un ardent amour pour Jésus Christ et d’un grand zèle pour l’Église, offrant continuellement prières et pénitences pour ses pasteurs.
    **        En Pologne, en 1984, le bienheureux, Jerzy Popielusko prêtre martyr. (béatifié le 6 juin 2010 par Benoît XVI)

Le 20 octobre

  1. Commémoraison de saint Corneille, le centurion que l’Apôtre saint Pierre baptisa à Césarée de Palestine, prémices de l’Église des nations.
    2. À Agen, vers 303, saint Caprais, martyr.
    3. À Aussance au pays de Reims, vers 600, saint Sindulf, ermite, qui mena une vie solitaire, connu de Dieu seul.
    4*. À Salzbourg en Bavière, saint Vital, évêque. Né en Irlande, il fut disciple de saint Rupert, son compagnon de voyage et son émule en labeurs et en veilles. Élu pour lui succéder, il convertit à la foi du Christ le peuple de Pinger.
    5. À Constantinople, en 767, saint André, appelé Calybite, moine et martyr. Originaire de Crète, il fut, à cause du culte des saintes images, sous l’empereur Constantin Copronyme, roué de verges plus d’une fois, puni de divers supplices jusqu’à la mort, et enfin précipité de la muraille de la ville dans les ordures.
    6*. Au pays de Troyes, vers 1002, saint Aderald, archidiacre, fondateur du prieuré de Villecerf, qui illustra la règle canoniale par ses instructions et ses exemples, même lorsqu’il fut retenu prisonnier par les Sarrasins en Terre sainte.
    7*. À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu’elle avait construit avec l’aide de son frère saint Vital.
    8*. À Lwow en Ruthénie, en 1409, le trépas du bienheureux Jacques de Strepa (Rukem de Waldonna), évêque de Kalisz, de l’Ordre des Mineurs, illustre par sa sollicitude pastorale et ses vertus apostoliques.
    9. À Trévise en Vénétie, l’an 1922, sainte Marie-Bertille (Anne-Françoise Boscardin), vierge de la Congrégation des Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée, qui prit le plus grand soin, corporel et spirituel, des malades de l’hôpital de la ville.
    10*. À Vienne en Autriche, l’an 1924, le bienheureux Jacques (François-Alexandre Kern), prêtre prémontré. Encore étudiant, il fut mobilisé, pendant la Première Guerre mondiale et gravement blessé. Par la suite, il se donna de tout son cœur au ministère pastoral, mais pour peu de temps, car terrassé par une maladie longue et cruelle, qu’il accueillit avec une grande force d’âme, il se soumit dans la paix à la volonté de Dieu.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org