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MARTYROLOGE DU 01 AU 10 OCTOBRE

Le 1er octobre
  1. Mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée encore adolescente au monastère des Carmélites de Lisieux, devenue par son innocence et sa simplicité de vie, maîtresse de sainteté dans le Christ, elle enseigna le chemin de la perfection chrétienne par l’enfance spirituelle, et mit tout son souci mystique au service du salut des âmes et du développement de l’Église, achevant sa vie à l’âge de vingt-quatre ans, le 30 septembre 1897.
    2. À Seclin en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Piaton vénéré comme prêtre, évangélisateur des peuples du pays de Tournai et martyr.
    3. À Lisbonne, vers 303, les saints Vérissime, Maxime et Julie, martyrs.
    4. À Constantinople, vers 560, saint Romanos, diacre, surnommé à juste titre le Mélode, en raison de son art sublime pour composer des hymnes d’Église en l’honneur du Seigneur et des saints.
    5. À Trèves en Rhénanie, l’an 561, saint Nizier, évêque. Au témoignage de saint Grégoire de Tours, il se montrait fort dans sa prédication, redoutable dans les controverses, constant dans son enseignement et d’une admirable sainteté. Pour avoir reproché ses fautes au roi des Francs Clotaire, il fut même envoyé en exil.
    6. À Gand dans la Flandre, en 659, saint Bavon, moine. Disciple de saint Amand, il dit adieu au siècle, distribua ses biens aux pauvres et se retira dans le monastère qu’il avait construit dans cette plaine.
    7*. À Condé sur l’Escaut, en Hannonie, au VIIIe siècle, saint Wasnulphe, moine, d’origine irlandaise.
    8. À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.
    9*. À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.
    10*. À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.
    11*. À Nagasaki au Japon, en 1617, les bienheureux Gaspar Hikojiro et André Yoshida, martyrs. Catéchistes, ils avaient reçu des prêtres chez eux et subirent pour cela la décapitation.
    12*. À Saronno près de Varèse en Lombardie, l’an 1900, le bienheureux Louis-Marie Monti, religieux laïc, fondateur des Fils de l’Immaculée Conception, qu’il dirigea dans un esprit de charité vers les pauvres et les indigents, en particulier au service des malades et des orphelins, et en veillant à la formation des jeunes.
    13*. En Espagne, à Villena, la bienheureuse Florence Caerols Martinez, vierge, à Rotgla y Corbera, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    14*. En Espagne, dans le pays de Valence, en 1936, le bienheureux martyr Alvara Sanjuan Canet, prêtre salésien,
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Antoine Rewera, prêtre de Sandomiercz et martyr. Fondateur de la Congrégation des Filles de Saint-François d’Assise, il fut arrêté par la Gestapo, interné à Sandomiercz, puis déporté à Auschwitz et enfin à Dachau, où il mourut des suites des mauvais traitements subis.
    **        En 1659, le bienheureux Juan de Palafox Mendoza, premier évêque de Puebla de los Angeles au Mexique puis évêque d’Osma en Espagne (béatifié le 5 juin 2011 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1928, la bienheureuse Cecilia Eusepi, jeune laïque. (béatifiée le 17 juin 2012 par Benoît XVI)

Le 2 octobre

  1. Mémoire des saints Anges gardiens. Appelés d’abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils sont aussi mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d’une manière invisible, mais très attentive.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe ou IVe siècle, saint Éleuthère, martyr.
    3. À Numance en Espagne, l’an 606, saint Saturius, ermite.
    4. Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Guérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.
    5*. À Andain, dans un col des Ardennes, après 725, saint Bérégise, abbé, qui fonda en cet endroit un monastère de clercs réguliers et le gouverna avec soin.
    6*. En Rhétie, au VIIIe siècle, saint Ursicin, évêque de Coire, fondateur et premier abbé du monastère de Disentis.
    7*. À Constantinople, commémoraison de saint Théophile, moine. Pour la défense des saintes images, il fut blessé grièvement par l’empereur Léon l’Arménien et envoyé en exil, où il mourut vers 795.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Louis Yakichi, Lucie, son épouse et leurs fils André et François, qui allèrent à la mort pour le Christ, les enfants et leur mère décapités devant le père, et lui-même ensuite brûlé vif.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Georges-Edmond René, prêtre et martyr. Chanoine de Vézelay, il fut déporté, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, sur un bateau négrier, et mourut, épuisé par la fièvre.
    10*. À Lyon, en 1879, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre, qui fonda l’Œuvre de la Providence du Prado, pour la formation de prêtres capables d’enseigner la religion chrétienne aux jeunes gens pauvres.
    11*. À Fianarantsoa à Madagascer, en 1912, le bienheureux Jean Beyzym, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui exerça de grand cœur son activité dans l’île en faveur des lépreux, dont il s’employa à soulager les corps et les esprits avec beaucoup de charité.
    12*. En divers lieux d’Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, cinq bienheureux martyrs : François Carceller, prêtre, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Isidore Bover, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, fusillés devant le mur du cimetière de Forcall, près de Castillon de la Plana
    13*. En Espagne, les bienheureux frères Élie et Jean-Baptiste Carbonell Molla, prêtres, fusillé à Sax, près de Lugo en Galice
    14*. En Espagne, la bienheureuse Marie-Guadeloupe (Marie-Françoise Ricart Olmos), religieuse de l’Ordre des Servites de Marie, torturée sauvagement et défigurée, à Silla, dans la région de Valence.
    15*. À Stanislawow en Pologne, l’an 1942, la bienheureuse Marie-Antonine Kratochwil, vierge, des Sœurs des écoles de Notre-Dame, et martyre. Supérieure de son couvent, arrêtée avec les autres sœurs par l’occupant nazi, sur dénonciation, et internée, elle mourut à l’hôpital des suites des mauvais traitements subis en prison.
    **         A Castres, en 1854 la bienheureuse Émilie de Villeneuve fondatrice de la congrégation de Notre Dame de l’Immaculée Conception. (béatifiée le 5 juillet 2009 par Benoît XVI)

Le 3 octobre

  1. Commémoraison de saint Denys l’Aréopagite, qui donna son adhésion au Christ après le discours de l’Apôtre saint Paul devant l’Aréopage et fut établi premier évêque des Athéniens.
    2. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, sainte Candide, martyre.
    3. À Alexandrie, commémoraison des saints Fauste, Caïus, Pierre, Paul, Eusèbe, Chérémon, Lucius et deux autres. D’abord sous Dèce, puis sous Valérien, au IIIe siècle, sur l’ordre du gouverneur Émilien, ils endurèrent bien des souffrances, avec l’évêque saint Denis, et furent confesseurs de la foi. Parmi eux, Fauste mérita même la palme du martyre sous le règne de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    4. Commémoraison de saint Hésychius, moine à Maïouma en Palestine, qui fut disciple de saint Hilarion et son compagnon dans ses pérégrinations.
    5. Commémoraison de saint Maximien, évêque de Bagaï en Numidie, qui subit de graves sévices à plusieurs reprises de la part des hérétiques et, à la fin, fut précipité d’une haute tour et laissé pour mort, mais recueilli peu après par des passants et ayant retrouvé la santé, il ne cessa pas de défendre la foi catholique jusqu’à sa mort, vers 410.
    6*. À Toulon, après 543, saint Cyprien, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il défendit dans plusieurs conciles la doctrine catholique sur la grâce, soutenant que personne ne peut, par soi-même, faire le moindre progrès dans la connaissance des réalités divines s’il n’est appelé dès le début par une grâce prévenante de Dieu.
    7. Chez les Saxons, en 695, les deux saints martyrs Ewald, surnommés l’un le Noir, l’autre le Blanc. Prêtres nés en Angleterre et formés par l’exemple de saint Willibrord et d’autres, ils passèrent chez les Saxons et, alors qu’ils avaient commencé à leur annoncer le Christ, ils furent saisis par les païens et massacrés.
    8*. À de Metten en Bavière, l’an 802, le bienheureux Utto, fondateur et premier abbé du monastère de ce lieu.
    9. Au pays de Namur, en 959, saint Gérard, premier abbé du monastère de Brogne, qu’il avait construit. Il travailla à restaurer la discipline monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs monastères à l’observance primitive de la Règle.
    10*. Au monastère de Disentis, chez les Suisses, en 1160, le bienheureux Adalgott, abbé, auparavant moine à Einsiedeln. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, il eut à cœur de veiller à la discipline monastique.
    11*. Sur le bord de l’Uruaçu, près de Natal au Brésil, en 1645, les bienheureux Ambroise-François Ferro, prêtre, et vingt-sept compagnons, martyrs, victimes de l’oppression exercée contre la foi catholique.
    12*. À Madrid, en 1936, le bienheureux Crescence Garcia Pobo, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église pendant la guerre civile.
    **        En Roumanie, en 1953, le bienheureux Szilard Ignac Bogdanffly, évêque martyr mort en prison. (béatifié le 30 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 4 octobre

  1. Mémoire de saint François d’Assise. Après une jeunesse légère, il choisit de vivre selon l’Évangile, en servant le Christ, découvert principalement dans les pauvres et les abandonnés, et en se faisant pauvre lui-même. Il attira à lui et rassembla des compagnons, les Frères Mineurs. Sur les routes, jusqu’en Terre sainte, il prêcha à tous l’amour de Dieu, cherchant par sa parole et ses gestes à suivre le mieux possible le Christ, et voulut mourir sur la terre nue, en 1226.
    2. À Bologne en Émilie, vers 450, saint Pétrone, évêque. Il passa du pouvoir dans le monde à la charge du sacerdoce et enseigna, par ses écrits et son exemple, ce qu’est le devoir de l’évêque.
    3. En Touraine, peut-être au VIe siècle, saint Quintin, vénéré comme martyr.
    4. À Paris, vers 666, sainte Aure, abbesse, établie par saint Éloi à la tête d’un monastère qu’il avait fondé dans la cité sous la règle de saint Colomban et où il avait rassemblé trois cents vierges.
    5*. À la Nouvelle-Orléans en Louisiane, en 1867, le bienheureux François-Xavier Seelos, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur. Venu de Bavière, il eut continuellement le souci des enfants, des jeunes gens, des migrants et de leurs besoins.
    6*.; En Espagne, Henri Morant Pellicer, prêtre, à Xaraco.
    7*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux martyr Joseph Canet Girer, prêtre, à Gandie.
    8*. En Espagne, le bienheureux Alfred Pellicer Muñoz, religieux franciscain, à Bellreguart, victime de la persécution déchaînée en haine de l’Église au cours de la guerre civile.

Le 5 octobre

  1. À Trèves en Gaule Belgique, commémoraison des saints martyrs, qui subirent, croit-on, l’épreuve pour le Christ au temps de la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
    2. À Corycos en Cilicie, au IVe siècle, sainte Charitine, martyre.
    3. Commémoraison de sainte Mamlacha, vierge et martyre de la terre des Garaméens en Perse, qui fut mise à mort sur l’ordre du roi Sapor II, lorsqu’il vint dans la contrée vers 343.
    4. À Valence sur le Rhône, vers 520, saint Apollinaire, évêque. Frère de saint Avit, évêque de Vienne, et saisi de passion pour la justice et l’honnêteté, il redonna à l’Église de Valence, après une longue vacance du siège, la vigueur de la religion chrétienne et sa beauté première.
    5. Commémoraison de saint Placide, moine, qui fut dès son enfance, disciple très cher de l’abbé saint Benoît, au VIe siècle.
    6*. À Nevers, en 816, saint Jérôme, évêque, dont la munificence et la sollicitude pastorale enrichirent son Église.
    7*. Près de Paderborn en Saxe, vers 857, saint Meinulphe, diacre, qui construisit et enrichit le monastère de Boeddeken, où il établit des vierges consacrées.
    8. À León dans les Asturies, commémoraison de saint Froilan, évêque, en 905. D’ermite qu’il était, élevé à l’épiscopat, il évangélisa les régions de l’Espagne libérées du joug des Maures et manifesta son zèle pour la propagation de la vie monastique et sa bienfaisance pour les pauvres.
    9. À Zamora dans la province de León, commémoraison de saint Attila, évêque. D’abord moine, il fut grandement associé à saint Froilan pour attirer au Christ les régions dévastées auparavant par les Maures, et mourut en 1009.
    10*. À Florence en Toscane, l’an 1320, le bienheureux Pierre d’Imola, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se dépensa avec une vraie charité dans le soin des malades.
    11*. À Beaulieu au pays de Cahors, commémoraison de sainte Fleur, vierge du même Ordre, qui soigna les malades pauvres dans un hospice et communia, de cœur et de corps, à la passion du Christ. Elle mourut en 1347.
    12*. À Cori dans le Latium, en 1392, le bienheureux Sanctès, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, que la foule suivait quand il prêchait la parole de Dieu.
    13*. À Nuremberg en Bavière, en 1399, le bienheureux Raymond de Capoue, prêtre, qui fut maître général de l’Ordre des Prêcheurs et le prudent conseiller spirituel de sainte Catherine de Sienne et son biographe.
    14*. À Vigevano en Lombardie, l’an 1470, le bienheureux Matthieu Carreri, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, prédicateur véhément de la parole de Dieu et le plus éloquent de son temps.
    15*. À Londres, en 1588, les bienheureux martyrs Guillaume Hartley et Jean Hewett, prêtres, ainsi que Robert Sutton qui, à cause de leur adhésion sans faille à l’Église catholique, furent condamnés à la pendaison en divers lieux à l’entour de la ville, sous la reine Élisabeth Ière.
    16*. À Mindelstetten, dans la région de Ratisbonne en Bavière, l’an 1925, sainte Anne Schäffer, vierge. À l’âge de dix-neuf ans, alors qu’elle s’occupait des soins domestiques, elle fut brûlée par de l’eau bouillante et vécut, à partir de ce jour, pauvre, dans la prière, avec une âme paisible, alors que son infirmité s’aggravait progressivement et qu’elle supportait ses souffrances comme une croix pour le salut des âmes.
    17*. À Pompéi près de Naples, en 1926, le bienheureux Barthélemy Longo. Homme de loi, attentif au culte marial et à la formation chrétienne des paysans et des enfants, il fonda dans la vallée de Pompéi, avec les ressources de sa pieuse épouse, un sanctuaire dédié au Rosaire et une Congrégation de Sœurs sous le même titre.
    18. À Tepatitlan au Mexique, l’an 1928, saint Tranquillin Ubiarco Robles, prêtre et martyr. Durant la grande persécution dans ce pays, il fut arrêté alors qu’il allait célébrer la messe et fut, sur le champ, condamné à mort et pendu à un arbre, en dehors de la ville.
    19. À Cracovie en 1938, sainte Marie-Faustine (Hélène Kowalska), vierge, de la Congrégation des Sœurs de la Vierge Marie de la Miséricorde, qui fut très empressée à faire connaître le mystère de la miséricorde divine.
    20*. À Plonkowo, en Pologne également, l’an 1939, le bienheureux Marien Skrzypczak, prêtre de Gniezno et martyr. Au début de l’occupation de son pays par le régime nazi, il fut brutalisé dans son presbytère par un groupe de jeunesse hitlérienne et tué par trois coups de fusil, à la porte de l’église.

Le 6 octobre

  1. Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.
    2. À Laodicée en Phrygie, vers 170, saint Sagaris, évêque et martyr, sous Servile Paul, proconsul d’Asie.
    3. À Agen, peut-être au IVe siècle, sainte Foy, martyre.
    4. À Sorrente en Campanie, au Ve siècle, saint René, ermite.
    5. À Auxerre, vers 564, saint Romain, évêque.
    6. En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
    7*. En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.
    8*. À Azogyrde en Crète, au XIe siècle, saint Jean, surnommé l’Étranger, qui répandit dans l’île la vie monastique.
    9*. À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.
    10*. À Lambach en Bavière, l’an 1090, le trépas du bienheureux Adalbéron, évêque de Wurtzbourg. Il dut subir bien des épreuves pour le Siège apostolique de la part des schismatiques, fut chassé de son siège plus d’une fois, mais passa dans la paix les dernières années de sa vie dans le monastère qu’il avait fait construire.
    11*. Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.
    12. À Naples, en 1791, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies (Anne-Marie Gallo), vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, admirable par sa patience à supporter des souffrances et des luttes sans nombre et continuelles, par ses pénitences et son amour de Dieu et des âmes.
    13*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.
    14*. À Longueil au Canada, en 1849, la bienheureuse Marie-Rose (Eulalie Durocher), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1858, saint François Tran Van Trung, martyr. Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
    16*. À Courtray en Belgique, l’an 1916, le bienheureux Isidore de Saint-Joseph (Isidore de Loor), religieux passioniste, qui accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.

Le 7 octobre

  1. Mémoire de Notre-Dame-du-Rosaire. Par la prière du Rosaire, le peuple chrétien invoque le secours de la sainte Mère de Dieu, en méditant, sous sa conduite, les mystères du Christ, elle qui fut associée, de manière unique, à l’incarnation, à la passion et à la résurrection du Fils de Dieu.
    2. À Capoue en Campanie, saint Marcel, martyr.
    3. À Padoue en Vénétie, sainte Justine, vierge et martyre.
    4. À Rosafa en Euphratésie de Syrie, au IIIe ou IVe siècle, les saints Serge et Bacchus, martyrs.
    5. À Rome, en 336, saint Marc, pape, qui construisit un titre dans le quartier de Pallacine au cœur de la ville, et une basilique au cimetière de Balbine sur la voie Ardéatine, où il fut inhumé.
    6. À Bourges, vers 560, saint Auguste, prêtre et abbé, qui avait les mains et les pieds si contractés qu’il ne pouvait s’appuyer que sur les coudes et les genoux, mais, guéri par l’intercession de saint Martin, il rassembla des moines et se livra à la prière sans interruption.
    7*. À Saintes, après 596, saint Pallais, évêque, qui construisit une basilique sur la tombe de saint Eutrope et développa dans sa cité le culte des saints.
    8*. Au monastère de Bellofonte, au pays de León en Espagne, l’an 1152, le bienheureux Martin, surnommé Cid, abbé, qui fonda ce monastère et l’agrégea à l’Ordre de Cîteaux.
    9*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Hunot, prêtre de Sens et martyr. Comme son cousin François, décédé la veille, chanoine de Brienon, il fut également, sous la Révolution française, déporté sur un bateau négrier, et mourut de maladie, après avoir fait publiquement sa profession de foi, à l’édification de ses confrères.
    10*. À Benaguacil, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Llosa Balaguer, religieux du Tiers-Ordre capucin de Notre-Dame des Douleurs et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    **        En Italie, en 1918, le bienheureux Giuseppe Toniolo  père de famille économiste et sociologue. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)
    **        En Italie, en 1990, la bienheureuse Chiara Banado, mystique de la souffrance jeune femme ayant appartenu au mouvement des Focolari. (béatifiée le 25 septembre par Benoît XVI)

Le 8 octobre

  1. À Antioche de Syrie, vers 302, sainte Pélagie, vierge et martyre, dont saint Jean Chrysostome a chanté hautement les louanges.
    2. Commémoraison de sainte Réparate, vénérée en divers lieux autour de la Méditerranée comme vierge et martyre.
    3. À Côme en Ligurie, au IVe siècle, saint Félix, évêque, le premier de cette cité, ordonné par saint Ambroise.
    4. À Rouen, au Ve siècle, saint Évode, évêque.
    5*. À Denain en Hannonie, au VIIIe siècle, sainte Remfroide (Régenfrède) abbesse, qui érigea en ce lieu, sur ses propres ressources, un monastère qu’elle dirigea dignement.
    6*. À Gênes en Ligurie, avant 1233, saint Hugues, religieux. Après avoir milité longtemps en Terre sainte, il fut, dans cette ville, maître de la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et s’illustra par sa bonté et sa charité envers les indigents.
    7*. À Londres, en 1586, les bienheureux Jean Adams, Robert Dibdale et Jean Lowe, prêtres et martyrs, qui exercèrent clandestinement leur ministère, chacun de son côté, auprès des fidèles catholiques et, sous la reine Élisabeth Ière, furent condamnés à mort et subirent ensemble les supplices du gibet à Tyburn.

Le 9 octobre

  1. Mémoire de saint Denis, évêque, et de ses compagnons, martyrs. Selon la tradition, saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le pape de Rome vers 250, et, devenu premier évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.
    2. Mémoire de saint Jean Léonardi, prêtre. Après avoir été aide-pharmacien à Lucques en Toscane, il reçut le sacerdoce et, à partir de là, pour enseigner aux enfants la doctrine chrétienne, restaurer la vie apostolique du clergé et propager la foi chrétienne, il fonda un Ordre de Clercs réguliers, appelé ensuite de la Mère de Dieu, ce qui lui causa bien des tribulations, puis il jeta à Rome les bases du Séminaire de la Propagation de la foi, et il mourut en 1609, victime de sa charité lors d’une épidémie de peste.
    3. Commémoraison de saint Abraham, patriarche et père des croyants. Vers 1850 avant le Christ, à l’appel de Dieu, il quitta Our en Chaldée, sa patrie, et parcourut la terre que Dieu lui avait promise, à lui et à sa descendance. Il manifesta sa foi totale en Dieu, espérant contre toute espérance, ne refusant pas même d’offrir en sacrifice son fils unique Isaac que Dieu lui avait donné dans sa vieillesse par sa femme Sara, jusqu’alors stérile.
    4. À Laodicée en Syrie, la passion des saints Diodore, Diomède et Didyme.
    5. Sur la voie Claudienne, sur le territoire de Parme, au début du IVe siècle, saint Domnin martyr.
    6. À Antioche de Syrie, au IVe siècle, sainte Publia. Après la mort de son mari, elle entra dans un monastère. Au passage de Julien l’Apostat, elle chanta avec ses vierges le verset du psaume : “les idoles des païens, or et argent ; qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font”. Sur l’ordre de l’empereur, elle fut souffletée et gravement punie.
    7*. Au pays de Bigorre, sur les pentes des Pyrénées, au Ve siècle, saint Savin, ermite, qui, après trois ans de vie monastique à Ligugé, passa treize ans dans la solitude.
    8*. À Tiferno en Ombrie, l’an 610, saint Domnin, ermite.
    9. En Hannonie, entre 681 et 685, saint Ghislain, qui mena la vie monastique dans un couvent qu’il avait construit.
    10. Au Mont-Cassin dans le Latium, vers 834, saint Deusdedit, abbé, qui fut mis dans un cachot par le tyran Sicard et, accablé par la faim et les mauvais traitements, y rendit son âme à Dieu.
    11*. À Brennov en Bohême, l’an 1045, la mise au tombeau de saint Gunther, ermite, qui, après une jeunesse désordonnée, se retira d’abord dans l’obscurité de la vie monastique, puis dans les solitudes éloignées des forêts entre la Bavière et la Bohême, et là il vécut et mourut, aussi uni à Dieu que séparé des hommes.
    12*. Au monastère de Montsalvy en Rouergue, l’an 1110, saint Bernard de Rodez, abbé de chanoines réguliers.
    13. À Valence en Espagne, l’an 1601, Saint Louis Bertrand, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui enseigna l’Évangile du Christ à divers peuples indigènes d’Amérique du Sud et les défendit contre leurs oppresseurs.
    14. À Turon dans les Asturies, en 1937, saint martyr Innocent de l’Immaculée (Emmanuel Canoura Arnau), prêtre de la Congrégation de la Passion, et huit compagnons, frères des Écoles chrétiennes, qui furent massacrés en haine de la foi dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    **        En Angleterre, en 1890, le bienheureux Jhon Henry Newman, cardinal, théologien et christologue. Prêtre anglican il se converti au catholicisme en 1845. (béatifié le 19 septembre 2010 par Benoît XVI) Fêté le jour de sa conversion le 9 octobre, décédé le 11 août.

Le 10 octobre

  1. Commémoraison de saint Pinytos, évêque de Cnossos en Crète, vers 180. Il vécut sous Marc-Antoine Vérus et Lucien Aurèle Commode, et veilla par ses écrits avec la plus haute sollicitude sur la foi et le progrès du troupeau qui lui était confié.
    2. À Nicomédie en Bithynie, au début du IVe siècle, les saints Eulampios et sa sœur Eulampie, martyrs de la persécution de Dioclétien.
    3. À Cologne en Germanie, vers le IVe siècle, saint Géréon et ses compagnons, martyrs, qui avec courage soumirent leur cou à l’épée, pour la vraie religion.
    4. À Birten, dans la région de Cologne, vers le même temps, les saints Victor et Mallosus, martyrs.
    5. À Bonn, également en Germanie, vers le même temps, les saints Cassius et Florent, martyrs.
    6*. À Nantes, au IVe siècle, Saint Clair, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    7. À Populonia en Toscane, vers 575, saint Cerbonius, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, alors que les Lombards dévastaient la région, il se retira dans l’île d’Elbe, montrant beaucoup de signes de sa vertu.
    8*. Près de Ramerupt, au pays de Troyes, au VIe ou VIIe siècle, sainte Tanche, vierge et martyre, qui, dit-on, reçut la couronne de gloire pour avoir défendu sa virginité.
    9. À Rochester en Angleterre, l’an 644, le trépas de saint Paulin, évêque d’York. Moine et disciple du pape saint Grégoire le Grand, envoyé par lui avec d’autres pour annoncer l’Évangile aux Angles, il convertit à la foi du Christ le roi de Northumbrie, Edwin, et plongea le peuple dans des fleuves pour leur donner le bain de la régénération.
    10*. Au monastère de Jouarre, au pays de Meaux, vers 670, sainte Telchtilde, abbesse. De noble naissance, brillante de mérites et de mœurs austères, elle enseigna aux vierges consacrées à aller à la rencontre du Christ avec leurs lampes allumées.
    11. À Ceuta au Maroc, en 1227, la passion des sept premiers saints martyrs de l’Ordre des Mineurs : Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, religieux. Envoyés par le frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre.
    12. À Brindlington en Angleterre, l’an 1379, saint Jean, prêtre. Prieur du monastère de chanoines réguliers de Saint-Augustin, il brilla par son esprit de prière, son austérité et sa douceur.
    13. À Khartoum au Soudan, en 1881, saint Daniel Comboni, évêque missionnaire, qui fonda l’Institut pour les Missions d’Afrique noire, et lui-même, établi évêque en Afrique, propagea l’Évangile à travers ces régions sans épargner ses forces, et veilla de multiples façons à sauvegarder la dignité humaine.
    14*. À Cracovie, en 1899, la bienheureuse Angèle-Marie (Sophie-Camille Truszkowska), vierge, qui fonda la Congrégation franciscaine de Saint-Félix de Cantalice, pour venir en aide aux enfants abandonnés, aux pauvres et aux personnes marginalisées.
    15*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Léon Wetmanski, évêque auxiliaire de Plock et martyr. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements continuels du camp.
    16*. Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Édouard Detkens, prêtre de Varsovie et martyr, qui, dans la même persécution, fut arrêté, déporté à Sachsenhausen, puis à Dachau, enfin envoyé à la chambre à gaz.
    **        En Espagne, en 1918, la bienheureuse María Catalina Irigoyen Echegaray (Maria des Épousailles), religieuse basque espagnole, des Servantes de Marie auxiliaires des malades. (béatifiée le 29 octobre 2011 par Benoît XVI)
     

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 21 AU 30 SEPTEMBRE

Le 21 septembre
  1. Fête de saint Matthieu, Apôtre et Évangéliste. surnommé Lévi, appelé par Jésus à le suivre, il abandonna son métier de publicain ou collecteur d’impôts et, choisi dans le groupe des Douze, il écrivit son Évangile, où il montre que Jésus, le Christ, fils de David, fils d’Abraham, a porté à son terme l’Ancienne Alliance.
    2. Commémoraison de saint Jonas, prophète, fils d’Amittaï, qui a donné son nom à un livre de l’Ancien Testament. Sa sortie célèbre du ventre du poisson est donnée, dans l’Évangile lui-même, comme un signe de la Résurrection du Seigneur.
    3. Commémoraison de saint Quadratus. L’historien Eusèbe rapporte qu’au IIe siècle, durant la persécution d’Hadrien, il réunit en Grèce, grâce à sa foi et à son zèle, l’Église dispersée par la terreur et présenta à l’empereur un livre, écrit pour la défense de la religion chrétienne et digne de l’enseignement des Apôtres.
    4. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, saint Pamphile, martyr.
    5. À Baccano, sur la voie Cassia, à vingt milles de Rome, saint Alexandre, martyr.
    6. À Gaza en Palestine, l’an 362, les saints martyrs Eusèbe, Nestabe et Zénon. Au temps de Julien l’Apostat, ces trois frères furent mis en pièces et massacrés par une foule de païens qui s’était jetée sur eux. Saint Nestor souffrit avec eux, et, à la suite des blessures reçues, consomma peu après son martyre.
    7*. À Apt en Provence, vers 420, saint Castor, évêque. Désireux de faire connaître la vie monastique aux frères d’un tout nouveau monastère, il demanda à saint Jean Cassien de lui donner, après les Institutions cénobitiques, les plus célèbres Conférences des Pères du désert d’Égypte.
    8*. Au monastère de Llancarvan au pays de Galles, au VIe siècle, saint Cadoc, abbé, sous le nom de qui plusieurs monastères ont été établis dans ce pays, mais aussi en Cornouailles et en Bretagne.
    9*. Au monastère d’Ettenhen dans la région de Bade, au VIIe siècle, saint Landelin, moine, venu d’Irlande.
    10*. Près de Tronchiennes en Flandre, vers 750, saint Gérulphe, adolescent que son oncle aurait tué d’un coup d’épée et qui fut considéré et comme martyr.
    11*. À Troyes, vers 850, sainte Maure, vierge, assidue à la prière et aux œuvres de charité.
    12*. À Pesaro dans les Marches, en 1498, le bienheureux Marc Scalabrini, ou de Modène, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui put ramener un grand nombre d’égarés sur le chemin de la justice.
    13. À Quang-Tri, près de Hué en Annam, l’an 1838 les saints martyrs François Jaccard, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris, et Thomas Tran Van Thien, qui, sous l’empereur Minh Mang, subirent pour le Christ la prison et les coups avant d’être étranglés.
    14. À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1839, les saints martyrs Laurent Imbert, évêque, Pierre Maubant et Jacques Chastan, prêtres de la Société des Missions étrangères de Paris. Pour préserver la vie des chrétiens du pays, ils se livrèrent aux mains des soldats et furent mis à mort à coups de sabre.
    15*. À Benisoda dans la région de Valence en Espagne, en 1936, les bienheureux martyrs Vincent Galbis Girones, père de famille, et Emmanuel Torro Garcia, fusillés parce que membres de l’action catholique, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.

Le 22 septembre

  1. À Rome, au cimetière de Commodille, sur la voie d’Ostie, commémoraison de sainte Émérita, martyre.
    2. À Agaune dans le Valais suisse, vers la fin du IIIe siècle, les saints martyrs Maurice, Exupère, Candide, soldats. Selon le récit de saint Eucher de Lyon, ils furent mis à mort pour le Christ avec leurs compagnons de la légion thébéenne et le vétéran Victor, sous l’empereur Maximilien, illustrant ainsi l’Église par leur glorieuse passion.
    3. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, en 304, sainte Basille, martyre, sous les empereurs Dioclétien et Maximien.
    4. À Levroux dans le Berry, saint Silvain, ermite.
    5. Au mont Glonne sur la Loire, au VIe siècle, saint Florent, prêtre, dont le nom fut donné au monastère élevé en ce lieu.
    6. À Coutances, après 549, saint Lô, évêque.
    7. À Laon, vers 664, sainte Salaberge, abbesse. Jeune aveugle, elle aurait retrouvé la vue grâce à saint Eustase, abbé de Luxeuil, qui la dirigea vers le service de Dieu.
    8. À Ratisbonne en Bavière, vers 690, saint Emmeran, évêque, qui aurait été mis à mort pour la foi du Christ.
    9*. Au monastère cistercien de Morimond, en 1158, le trépas du bienheureux Othon, évêque de Freising, qui mourut sous l’habit monastique qu’il n’avait jamais quitté au cours de son épiscopat.
    10. À Turin dans le Piémont, en 1770, saint Ignace de Santhia, prêtre capucin, assidu à entendre les pénitents et à aider les malades.
    11*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Joseph Marchandon, prêtre sulpicien et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier et mourut de privation et de maladie.
    12. À Séoul en Corée, en 1839, la passion des saints Paul Chong Ha-sang et Augustin Yu Chin-gil. Le premier avait dirigé la première communauté chrétienne pendant vingt ans à l’époque de la persécution ; le second avait écrit au pape Grégoire XVI pour demander l’envoi de prêtres en Corée ; tous deux catéchistes, après d’atroces supplices, furent décapités ensemble pour la foi. Leur mémoire est célébrée le 20 septembre avec les autres martyrs de Corée.
    13*. En Espagne, au cours de la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr : à Montserrat en Catalogne, Charles Navarro, des Clercs réguliers des Écoles religieuses ;
    14*. En Espagne, le bienheureux Germain Gonzalvo Andreu, prêtre ; dans la région de Valence
    15*. En Espagne, à Alzira, Vincent Pelufo Corts, prêtre, et Josèphe Moscardo Montalva, vierge
    16*. En Espagne, à Bolbaite, Vincent Sicluna Hernandez, prêtre et martyr.
    17*. En Espagne, à Corbera, Marie de la Purification Vidal Pastor, vierge et martyre.

Le 23 septembre

  1. Mémoire de saint Pie de Pietrelcina, prêtre capucin, qui exerça très longtemps un ministère pastoral de miséricorde, de prière et de pénitence dans le même couvent de Saint Jean le Rond (San- Giovanni Rotondo) dans les Pouilles, y fit construire la Maison du soulagement de la souffrance, et y mourut en 1968, vraiment configuré au Christ en croix.
    2. Commémoraison des saints Zacharie et Élisabeth, les parents de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Quand Élisabeth reçut chez elle Marie, sa cousine, elle fut remplie de l’Esprit Saint et salua la mère du Seigneur bénie entre toutes les femmes. Le prêtre Zacharie, rempli de l’Esprit des prophètes à la naissance de son fils, proclama la louange du Dieu rédempteur et annonça la venue prochaine du Christ, Soleil levant.
    3. À Rome, commémoraison de saint Lin, pape, au Ier siècle. Comme le rapporte saint Irénée, les bienheureux Apôtres Pierre et Paul lui remirent la charge de l’Église fondée dans cette ville et l’Apôtre saint Paul fait mention de lui.
    4. À Misène en Campanie, vers 305, saint Sossus, diacre et martyr. Selon ce que rapporte le pape saint Symmaque, Sossus voulut soustraire son évêque à la mort, mais fut massacré avec lui, et obtint, au même prix, la même gloire.
    5. Dans les Marches, au Ve siècle, commémoraison de saint Constance, sacristain de l’église d’Ancône, plus illustre encore par son humilité que par ses miracles.
    6*. Dans l’île d’Iona en Écosse, l’an 704, saint Adamnan, prêtre et abbé. Doté d’une connaissance excellente des Écritures et très zélé pour l’unité et la paix, il réussit par sa parole à persuader un grand nombre en Écosse et en Irlande de suivre l’usage romain pour la célébration de Pâques.
    7*. En Afrique, après 881, les saints martyrs André, Jean, Pierre et Antoine, capturés à Syracuse par les Maures, déportés et suppliciés.
    8*. À Venise, vers 1187, le bienheureux Pierre Acotanto, moine, qui refusa par humilité la charge d’abbé et préféra vivre reclus dans le cloître.
    9*. À Bologne en Émilie, en 1523, la bienheureuse Hélène Duglioli. Après son mariage, vécu en admirable concorde avec son mari, devenue veuve, elle mena une vie exemplaire.
    10*. Commémoraison des bienheureux Christophe, Antoine et Jean, martyrs à Tlaxcala au Mexique. Au temps de la première évangélisation de l’Amérique, ils adhérèrent avec joie à la foi chrétienne et, à cause de cela, furent battus à mort par leurs compatriotes, en 1527-1529.
    11*. À Montréal au Canada, l’an 1851, la bienheureuse Émilie Tavernier, religieuse. Après la mort de son mari et de ses enfants, elle se dévoua auprès des indigents et fonda la Congrégation des Sœurs de la Providence pour le service des orphelins, des vieillards et des aliénés.
    12*. À Kingston sur la Tamise, en 1588, le bienheureux Guillaume Way (ou Flower), prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, il fut condamné à mort parce que, prêtre, il était entré en Angleterre, et fut soumis au supplice de la pendaison.
    13*. Dans la région de Valence en Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyrs : à Benisa, Vincent Ballester Far, prêtre.
    14*. En Espagne, les bienheureuses Sophie Ximenez Ximenez, mère de famille, sa sœur religieuse Marie de la Purification et Marie-Josèphe del Rio Messa, toutes deux vierges du Carmel de la Charité
    15*. À Cracovie en Pologne, en 1940, la bienheureuse Bernardine (Marie) Jablonska, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs Servantes des pauvres, qui eut toujours le souci des pauvres et des malades.
    16*. À Varsovie, en 1944, le bienheureux Joseph Stanek, prêtre de la Société de l’Apostolat catholique et martyr. Arrêté la veille, alors qu’il venait négocier la capitulation des insurgés de Varsovie, il fut pendu, en soutane, devant deux cents personnes.

Le 24 septembre

  1. À Milan, au IIe siècle, saint Anatole, qu’on croit avoir été le premier évêque de la cité.
    2. À Saulieu au pays d’Autun, les saints martyrs Andoche, Thyrse et Félix.
    3. Chez les Arvernes, au Ve siècle, saint Rustique, évêque. Déjà prêtre dans cette cité, il reçut l’honneur de l’épiscopat, à la joie du peuple.
    4. À Lyon, après 526, saint Loup, évêque, qui auparavant avait vécu en anachorète.
    5*. À Marseille, en 1043, saint Isarn, abbé de Saint-Victor. Austère pour lui-même, bienveillant et pacifique pour les autres, il restaura la vie régulière dans son monastère.
    6. En Hongrie, l’an 1046, saint Gérard Sagredo, évêque de Csanad et martyr. Originaire de Venise et moine bénédictin en route pour la Terre Sainte, il devint le précepteur du jeune prince Émeric, fils du roi de Hongrie saint Étienne et, dans une révolte des Hongrois, mourut lapidé, non loin du Danube.
    7*. À Girone en Catalogne, l’an 1341, le bienheureux Dalmace Moner, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui aimait la solitude et le silence.
    8*. À York en Angleterre, l’an 1589, les bienheureux martyrs Guillaume Spencer, prêtre, et Robert Hardesty. Condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, l’un parce qu’il était prêtre, l’autre parce qu’il l’avait reçu chez lui, ils subirent ensemble le supplice de la pendaison.
    9. À Nagasaki au Japon, en 1637, saint Antoine Gonzalez, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Envoyé au Japon avec cinq compagnons et mis dans les fers peu de temps après, il subit deux fois le supplice de l’eau et, pris de fièvre, précéda les autres dans la mort, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    10. À San Severino dans les Marches, en 1721, saint Pacifique, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par ses pratiques de pénitence, son amour de la solitude et sa prière devant le Saint-Sacrement.
    11*. À Lavant en Slovénie, l’an 1862, le bienheureux Antoine-Martin Slomsek évêque, qui prit le plus grand soin de la vie chrétienne des domestiques et de la formation du clergé et appliqua toutes ses forces en faveur de l’unité de l’Église.
    12*. À Rome, en 1926, la bienheureuse Colombe (Jeanne Gabriel), abbesse, qui fut à la tête du monastère de Lviv, mais, calomniée injustement, gagna Rome, où, vivant avec joie dans la pauvreté, elle fonda la Congrégation des Sœurs bénédictines de la Charité, ainsi que l’œuvre sociale appelée “la Maison de famille” pour les jeunes ouvrières pauvres ou éloignées de leur famille.
    13*. En Espagne, dans la région de Valence, en 1936, le bienheureux martyr Joseph-Raymond-Pascal Ferrer Botella, prêtre
    14*. En Espagne, à Abalat de la Ribera ; le bienheureux Joseph-Marie Fernandiz Hernandez, prêtre, à Rotola y Corbera
    15*. En Espagne, la bienheureuse Incarnation Gil Valls, vierge, à Olleria
    16*. EnEspagne, le bienheureux Joseph-Raymond Ferragud Girbès, père de famille, à Alzira, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 25 septembre

1. Commémoraison de saint Cléophas, disciple du Seigneur. Il avait le cœur brûlant tandis qu’il faisait route avec un autre disciple le soir de Pâques, et que le Christ leur apparut, leur faisant comprendre les Écritures, et ils le reconnurent quand il rompit le pain au village d’Emmaüs.
2. À Amiens, saint Firmin, vénéré comme évêque et martyr.
3. À Damas en Syrie, au IVe siècle, les saints martyrs Paul et Tatte, son épouse, Sabinien, Maxime, Ruf et Eugène, leurs enfants. Accusés de professer la religion chrétienne, ils furent battus de verges et rendirent leur âme à Dieu après avoir enduré d’autres supplices.
4. À Chartres, avant 533, saint Solenne, évêque.
5. À Soissons, au Ve siècle, saint Prince, évêque et abbé, frère de saint Remi de Reims.
6*. À Cork en Irlande, vers 610, saint Finbarr, évêque et abbé, fondateur du monastère d’Etargehael près de Cork, célèbre par son enseignement et sa sainteté.
7*. À Auxerre, en 605, saint Aunaire, évêque. C’est dans sa cité et sous son épiscopat que fut achevé le martyrologe hiéronymien.
8*. Au pays de Besançon, vers l’an 670, saint Ermenfroi, abbé du monastère de Cusance, qui apprit la discipline monastique à Luxeuil.
9*. Au monastère de la Sainte Trinité, aux environs de Moscou, en 1392, saint Serge de Radonez, qui vécut d’abord en ermite dans des forêts sauvages, puis pratiqua la vie cénobitique et la propagea, une fois élu higoumène, homme plein de douceur, conseiller des princes et consolateur des fidèles.
10*. Dans les monts d’Alpujarras, près de Grenade en Andalousie, vers 1569, le bienheureux Marc Criado, prêtre de l’Ordre de la sainte Trinité pour la rédemption des captifs et martyr, tué par les Maures.
11*. À Carrion de Calatrava, près de Ciudad Real en Nouvelle Castille, l’an 1936, les bienheureux martyrs Jean-Pierre (Joseph Bengoa Aranguren), prêtre passioniste, Paul-Marie (Pierre Leoz y Portillo), religieux passioniste, et Jésus Hita Miranda, religieux de la Société de Marie, fusillés dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.

Le 26 septembre

  1. Mémoire des saints Côme et Damien, martyrs. Leur martyre fit d’eux des frères et les miracles fleurirent sur leur tombe, à Cyr en Syrie du nord, au point qu’ils furent considérés comme des médecins guérissant les malades gratuitement.
    2. Commémoraison de saint Gédéon, de la tribu de Manassé. Il fut juge en Israël au XIVe siècle avant le Christ, et quand il eut reçu du Seigneur le signe de la rosée sur la toison, il détruisit l’autel de Baal avec la force de Dieu et délivra le peuple d’Israël de la main de ses ennemis.
    3. À Albano dans le Latium, saint Sénateur, martyr.
    4. À Bologne en Émilie, commémoraison de saint Eusèbe, évêque au IVe siècle, qui lutta, avec saint Ambroise, pour la foi catholique contre les ariens et favorisa beaucoup la virginité chez les jeunes filles.
    5*. À Gaëte dans le Latium, en 1001, saint Étienne de Rossano, moine, compagnon de saint Nil le jeune.
    6. Dans la campagne de Tusculum, près de Rome, en 1004 ou 1005, saint Nil, abbé. Né en Calabre dans une famille grecque, il s’appliqua à mener la vie monastique en Calabre et en Campanie, sans se laisser arrêter par les difficultés de son temps, puis fonda à Grottaferrata un monastère célèbre selon la Règle de saint Basile, et y mourut à l’âge de quatre-vingt-dix ans.
    7*.         À Salerne en Campanie, l’an 1400, la bienheureuse Lucie de Caltagirone, vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François.
    8. À Séoul en Corée, l’an 1839, la passion de saint martyr Sébastien Nam I-gwan et neuf compagnons, qui furent décapités pour la foi chrétienne après d’atroces supplices ; avec eux sont commémorés les saintes martyres Lucie Kim, Catherine Yi, veuve, et sa fille Madeleine Cho, vierge, détenues en prison pour le Christ, qui succombèrent un jour non précisé de ce mois à la suite des supplices endurés.
    9. À Lyon, en 1885, sainte Thérèse Couderc, vierge, qui fonda à La Louvesc, près du tombeau de saint Jean-François Régis, la Société de Notre-Dame du Cénacle, non sans grandes difficultés, mais d’un cœur toujours serein.
    10*. À Gars, près de Munich en Bavière, l’an 1899, le bienheureux Gaspar Stanggasinger, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, qui fut chargé de la formation des jeunes et leur donna un exemple de joyeuse charité et de prière assidue.
    11*. À Las Reyes au Pérou, en 1923, le bienheureux Louis Tezza, prêtre de l’Ordre des Ministres des malades, qui fonda la Congrégation des Filles de Saint-Camille pour le service des malades et qui l’impliqua dans de multiples œuvres de charité.
    12*. En Espagne, les bienheureuses Marie du Refuge (Thérèse Rosar Balash) et Marie du Calvaire (Josèphe Romero Clariana), vierges, de l’Institut de la Doctrine chrétienne
    13*. En Espagne ; à Barcelone, Joseph Vidal Segu, prêtre dominicain ; à Benifallim en Galice, à Valence, Raphaël Pardo Molina, religieux dominicain
    14*. En Espagne, dans la région de Valence, à Puerto de Canal, Crescence Valls Espi, vierge ; à Bonifairo de Valldigna,
    15*. En Espagne, la bienheureuse Mariae Oblivione Noguera Albelda, vierge et martyr
    16*. En Espagne, dans la région de Valence, le bienheureux Bonavenurae Esteve Flors, prêtre et martyr
    17*. En Espagne, la bienheureuse Marie Jorda Botella, vierge et martyr.
    18*. En Espagne, à Madrid, le bienheureux Léon (Emmanuel Legua Marti), prêtre du Tiers-Ordre franciscain, martyr.

Le 27 septembre

  1. Mémoire de saint Vincent de Paul, prêtre. Rempli d’esprit sacerdotal et entièrement donné aux pauvres à Paris, il reconnaissait sur le visage de n’importe quel malheureux la face de son Seigneur ; pour retrouver la forme de l’Église primitive, éduquer le clergé à la sainteté et soulager les pauvres, il fonda la Congrégation de la Mission et, avec l’aide de sainte Louise de Marillac, la Congrégation des Filles de la Charité. Il mourut, épuisé, à Paris en 1660.
    2. À Milan, au IIIe siècle, saint Caïus, qui fut le second évêque de la cité.
    3. À Sedunum chez les Éduens, au Ve siècle, saint Florentin, qui aurait péri par l’épée des Vandales ainsi que saint Hilaire.
    4. À Liessies dans le Hainaut, après 800, sainte Hiltrude, vierge, qui vécut très pieusement dans une cellule adossée à la chapelle du monastère, dont son frère Gontrand était abbé.
    5. À Cordoue en Andalousie, vers 845, les saints martyrs Adolphe et Jean, deux frères, qui reçurent la couronne du martyre dans la persécution des Maures, au temps de l’émir Abd ar -Rahman II.
    6*. À Fara, près de Cingoli dans les Marches, vers 1115, le trépas de saint Bonfils, ancien évêque de Foligno, qui, après avoir passé dix ans en Terre sainte, revint en Italie, trouva un autre évêque à Foligno, se retira comme simple moine au monastère de Storaco, dont il avait été abbé, et mourut enfin dans la solitude à Fara.
    7. À Paris, en 1323, le trépas de saint Elzéar de Sabran, comte d’Ariano, qui conserva, par vœu la virginité avec son épouse, la bienheureuse Delphine, et mourut à l’âge de trente-huit ans, ayant fait preuve de toutes les vertus.
    8*. À Pistoie en Toscane, l’an 1456, le bienheureux Laurent de Ripafratta, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui observa fidèlement la vie selon la règle pendant soixante ans, assidu à entendre les pécheurs en confession.
    9*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Laborier du Vivier, diacre et chanoine de Mâcon, martyr. Sous la Révolution française, parce qu’il était membre du clergé, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut d’une grave maladie.
    10*. En Espagne, à Sigüenza en Nouvelle Castille, en 1936, les bienheureux martyrs Joseph Fenollosa Alcayna, prêtre, et Fidèle (Marien Clément Sanches), religieux, tous deux capucins
    11*. En Espagne, à Gilet, dans la région de Valence, Françoise-Xavière (Marie Fenollosa Alcayna) religieuse du Tiers-Ordre capucin de la Sainte-Famille, et Hermie Martinez Amigo, mère de famille, victimes de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.

Le 28 septembre

  1. Mémoire de saint Venceslas, martyr. Duc de Bohême élevé par sa grand-mère, sainte Ludmilla, dans la sagesse divine et humaine, il se montra sévère pour lui-même, pacifique dans l’administration de son pays, plein de bonté pour les pauvres ; il racheta des foules d’esclaves païens sur le marché de Prague, pour qu’ils soient baptisés ; après bien des difficultés supportées pour gouverner ses sujets et les instruire de la foi chrétienne, il fut trahi par son frère Boleslas et tué par des sicaires dans l’église de Boleslava, en 935.
    2. Mémoire de saint Laurent Ruiz de Manille et de quinze compagnons, prêtres, religieux et laïcs, martyrs. Après avoir semé la foi chrétienne dans les Îles Philippines, Formose et les îles du Japon, ils consommèrent leur martyre pour l’amour du Christ à Nagasaki, en vertu d’un décret du chef suprême Togugawa Yemitsu, à des jours différents, de 1633 à 1637, mais sont commémorés dans une même vénération.
    3. À Calydon de Pisidie, au IVe siècle, les saints frères Alphée, Alexandre et Zosime, martyrs.
    4. Dans la Vieille Laure près de Bethléem, vers 350, saint Chariton, abbé, assidu à la prière et aux jeûnes et fondateur de plusieurs laures dans le désert.
    5. À Bologne en Émilie, au IVe siècle, saint Zama, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    6. À Toulouse, après 411, saint Exupère, évêque, qui consacra une basilique en l’honneur de saint Saturnin et, lors d’une invasion des barbares, se montra un ardent défenseur de la cité ; selon saint Jérôme, autant il était ménager pour lui-même, autant il se montrait généreux pour les autres.
    7. À Bethléem, commémoraison de sainte Eustochium, vierge, qui, avec sainte Paule sa mère, se rendit de Rome auprès de la crèche du Seigneur, pour ne pas manquer des conseils de leur maître spirituel, saint Jérôme, et c’est là que, vers 419, brillante de mérites éclatants, elle s’en alla vers le Seigneur.
    8. À Genève, après 459, saint Salonius, évêque. Fils de saint Eucher de Lyon, il mena d’abord la vie monastique à Lérins, puis, devenu évêque, s’attacha à la doctrine du pape saint Léon le Grand et écrivit une exposition mystique de deux livres des Écritures.
    9*. À Riez en Provence, après 485, saint Fauste, évêque. Précédemment abbé de Lérins, il écrivit contre les ariens sur le Verbe de Dieu fait chair, et sur le Saint-Esprit, consubstantiel au Père et au Fils et coéternel ; il fut envoyé en exil par le roi arien Euric.
    10*. À Lyon, vers 658, saint Ennemond ou Chamond, évêque, exécuté à Macon pour des motifs surtout politiques et considéré comme martyr.
    11*. À Salzbourg en Bavière, au VIIIe siècle, les saints Chuniald et Gisilaire, prêtres, qui apportèrent leur aide à l’évêque saint Rupert.
    12. Près de Mayence en Rhénanie, vers 782, sainte Lioba, vierge, qui fut appelée d’Angleterre en Germanie par son parent saint Boniface et placée par lui à la tête d’un monastère à Tauber, où elle dirigea les servantes de Dieu sur la voie de la perfection par sa parole et son exemple.
    13*. À Pavie en Lombardie, l’an 1494, le bienheureux Bernardin de Feltre, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui parcourut à pied le centre et le nord de l’Italie prêchant avec succès, multipliant les monts-de-piété pour lutter contre l’usure et, fut appelé par le pape Sixte IV, en raison de son esprit pacifique, pour apaiser les discordes civiles.
    14. À Madrid, en 1624, saint Simon de Rojas, prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs. Confesseur de la reine d’Espagne et attaché à la cour, il ne voulut jamais de carrosse ni de rétribution, mais, dans les splendeurs royales, se montra toujours humble, pauvre, miséricordieux envers les pauvres et d’une ardente piété.
    15*. À Nagazasaki au Japon, en 1630, les bienheureux Jean Shozaburo, catéchiste, et cinq compagnons, martyrs, décapités pour le Christ.
    16*. En Espagne, en 1936, le bienheureux martyr François- Xavier Ponsa Casallarch, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, à Saint-Félix de Codines en Catalogne victime de la persécution dirigée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    17*. En Espagne, la bienheureuse Amalie Abad Casasempre, mère de famille, à Benillup en Galice, victime de la persécution dirigée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    18*. Le bienheureux Joseph Tarrats Comaposada, religieux de la Compagnie de Jésus, à Valence
    19*. Au camp de concentration de Karadzar dans le Kazakstan, en 1949, le bienheureux Nicétas Budka, évêque et martyr, qui exerça son ministère d’abord au Canada puis en Ukraine parmi les fidèles catholiques de rite byzantin et, envoyé en déportation par le régime soviétique athée, il supporta tous les sévices avec force d’âme jusqu’à la mort.

Le 29 septembre.

  1. Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d’une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles de Rome, l’Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui, jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.
    2. À Périnthe ou Héraclée en Thrace, saint Eutychès, évêque et martyr.
    3. À Valsarpat en Arménie, au début du IVe siècle, les saintes Ripsime, Gaïane et leurs compagnes, martyres, sous le roi Tiridate, avant qu’il ne se convertisse. 4. À Auxerre, après 450, saint Fraterne, évêque.
    4. À Auxerre, après 450, saint Fraterne, évêque
    5. En Palestine, en 557, saint Cyriaque, anachorète, qui mena près de quatre-vingt-dix ans une vie très austère dans des grottes, exemple vivant pour les anachorètes et défenseur de la vraie foi contre les erreurs des origénistes.
    6*. À Mettlach, sur les bords de la Sarre en Rhénanie, vers 717, la mise au tombeau de saint Liutwin, évêque de Trèves, fondateur du monastère de ce lieu, qui mourut à Reims.
    7*. Dans l’île d’Ufnau, sur le lac de Zurich en Suisse, vers la fin du Xe siècle, saint Alaric, prêtre et ermite.
    8*. En Bretagne, l’an 1194, saint Maurice, abbé cistercien d’abord de Langonnet, puis de Carnoët, dont il fut le fondateur et où il repose, célèbre par les signes de sa sainteté.
    9*. Au monastère cistercien de Longpont, au diocèse de Soissons, en 1217, le bienheureux Jean de Montmirail, vaillant et célèbre chevalier qui se fit humble moine.
    10*. Près d’Auray au pays de Vannes, en 1364, le trépas du bienheureux Charles de Blois. Duc de Bretagne, pieux, doux et humble, il aurait préféré faire partie des Frères mineurs, mais, obligé de revendiquer le duché contre un prétendant, il supporta avec constance une très longue captivité et mourut, revêtu d’un cilice, sur le champ de bataille.
    11*. À Rome, en 1449, le bienheureux Nicolas de Forca Palena, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Jérôme, qui fonda sur la Janicule le monastère de Saint-Onuphre, où il mourut dans le Seigneur, âgé de cent ans.
    12. À Lwow, alors en Pologne, en 1484, saint Jean de Dukla, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui mena une vie cachée et ascétique selon les coutumes des Observantins, se donna avec un zèle fervent à l’action pastorale et eut à cœur l’unité des chrétiens.
    13. À Nagasaki au Japon, en 1636, la passion des saints martyrs Michel de Aozaraza, Guillaume Courtet, Vincent Shiwozuka, prêtres dominicains, Lazare de Kyoto et Laurent Ruiz de Manille, père de famille. Après plus d’un an passé en prison à cause du nom chrétien, ils subirent le supplice de la croix, puis furent décapités. Leur mémoire a été célébrée la veille.
    14. À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d’un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
    15*. En Espagne, à Gilet, Jacques Mestre Iborra, prêtre capucin
    16*. À Valence en Espagne, les bienheureux martyrs Paul Bori Puig, prêtre, et Vincent Sales Genoves, religieux, tous deux de la Compagnie de Jésus ;
    17*. En Espagne, dans la région de Valence, à Picadero de Paterna, le bienheureux martyr Darius Hernandez Morato, prêtre de la même Compagnie
    18*. En Espagne, Lleida en Catalogne, François de Paule Castello y Aleu  jeune de l’action catholique, victime, en 1936, de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile ;et traduit devant un tribunal populaire, déclara avec force sa foi chrétienne et fût aussitôt condamné à mort et fusillé.
    **.         À Milan, en 1954, le bienheureux Luigi Monza, prêtre, fondateur de L’Institut séculier des Petites Sœurs de la Charité. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 30 septembre

  1. Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l’Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé ; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l’apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase ; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d’une manière admirable, de bien des besoins de l’Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.
    2. À Plaisance en Émilie, saint Antonin, ermite.
    3. À Soleure en Suisse, les saints Ours et Victor, martyrs qui furent membres, dit-on, de la légion thébéenne.
    4. En Arménie, saint Grégoire, évêque, surnommé l’Illuminateur. Baptisé à Césarée de Cappadoce, ordonné évêque par Léonce de Césarée, il convertit le roi Tiridate à la foi chrétienne et, après de multiples travaux apostoliques, se retira dans une grotte, au nord du confluent des deux branches de l’Euphrate et y mourut en paix, vers 326, reconnu comme l’apôtre de l’Arménie.
    5*. À Marseille, vers 497, sainte Eusébie, vierge, qui fut une fidèle servante de Dieu de sa jeunesse à sa vieillesse.
    6. À Cantorbéry, en 653, saint Honorius, évêque. Moine à Rome, il fut envoyé par le pape saint Grégoire le Grand comme compagnon de saint Augustin pour l’évangélisation de l’Angleterre et fut son troisième successeur sur le premier siège épiscopal du pays.
    7*. À Rome, entre 1080 et 1082, saint Simon, moine. Comte de Crépy-en-Valois, il renonça à sa patrie, à son mariage et à tous ses biens pour choisir la vie monastique puis érémitique, dans les monts du Jura ; demandé plus d’une fois comme légat pour rétablir la paix entre les princes, il mourut à Rome et fut enterré à Saint-Pierre.
    8. Près de Nusco en Campanie, l’an 1093, saint Aimé, évêque.
    9*. À Die sur la Drôme, en 1115, saint Ismidon, évêque, homme pacifique et généreux, qui, poussé par un ardent amour des lieux saints, fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem.
    10*. À Pisaro dans les Marches, en 1446, la bienheureuse Félicia Meda, abbesse de l’Ordre des Clarisses.
    11. À Rome, en 1572, saint François de Borja, prêtre. Après la mort de sa femme, dont il avait eu huit enfants, il quitta les dignités du siècle et refusa celles de l’Église, entrant dans la Compagnie de Jésus, dont il fut élu préposé général, vraiment remarquable par l’austérité de sa vie et son don d’oraison.
    12*. Sur l’île Madame, dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Nicolas Cordier, prêtre et martyr. Ancien jésuite, après la suppression de la Compagnie, il exerça le ministère sacerdotal dans le pays de Verdun et, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Privé de son bréviaire et du bâton qui lui était nécessaire, raillé et malmené par le capitaine, il mourut à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
    13*. À Lanzo près de Turin, en 1876, le bienheureux Frédéric Albert, prêtre. Curé de la paroisse, pour soulager les miséreux de toute sorte, il fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de l’Immaculée Conception.
    14. À Lisieux, en 1897, la naissance au ciel de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont la mémoire sera célébrée demain.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org