Toi, qui es le père spirituel de notre famille religieuse du Verbe Incarné, obtiens-nous la grâce que nous te demandons en cette neuvaine.
Confiants, nous
demandons pour tous nos prêtres, religieux et laïcs de répondre aux exigences
de leur vocation dans la constante recherche de la sainteté selon le cœur du
Christ: que nos prêtres soient des confesseurs miséricordieux, que tous les
membres de notre famille religieuse abreuvent leur esprit de la Parole de Dieu,
qu’ils soient solidaires de celui qui est dans le besoin, abandonnés à la
Divine Providence, prédicateurs infatigables, “puissants d’esprit”,
“avec une langue, des lèvres et une sagesse auxquelles les ennemis de la
vérité ne puissent pas résister “, d’une inépuisable fécondité apostolique
et vocationnelle[1],
ne se dérobant jamais à l’aventure missionnaire, toujours heureux même dans les
difficultés, amoureux de la Croix et fidèles enfants de la Vierge Marie.
Nous te demandons
d’être toujours fidèles à Dieu, en accomplissant sa Sainte Volonté à tout
moment et de persévérer jusqu’à la mort dans cette famille religieuse.
Que la Bienheureuse
Vierge Marie, notre Mère, que tu as tant aimée et dont nous professons être les
esclaves d’amour, nous protège d’en haut contre tout danger, tentation et
attaque du diable, pour parvenir un jour au paradis avec toutes les âmes qui
nous ont été confiées tout au long de notre ministère et apostolat. Amen
Solennité du Corps et
du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ
L’Eglise a
choisi un jour de l’année pour célébrer de façon spéciale l’Eucharistie, disons plutôt, pour méditer sur le mystère de
l’Eucharistie, sur la présence réelle et
substantielle de Notre Seigneur dans ce sacrement. On a appris au catéchisme que Jésus est Présent avec son Corps, son Sang, son
Âme et sa Divinité, c’est-à-dire que dans le
Sacrement de l’Eucharistie, il y a Jésus Tout entier.
Nous avons entendu
dans l’évangile de ce dimanche que Jésus envoie
deux de ses disciples pour préparer la cène de Pâques, dans une salle aménagée et prête pour un repas. Si même le Seigneur vivait de façon pauvre, lorsqu’Il
choisit un lieu pour célébrer sa Pâque, Il choisit un bon endroit, un endroit
de riche, ce type de salle servait pour les
grandes fêtes.
C’est pour
cela que pour un esprit vraiment chrétien, le temple doit être impeccable car c’est là que
nous faisons notre plus grande prière, la Messe et parce qu’en elle habite
Dieu. Si l’Eglise doit être propre parce
que le Seigneur habite en elle, notre âme doit aussi être propre pour le
recevoir à chaque fois qu’on s’approche de l’Eucharistie.
Par la grâce de Dieu et par la générosité de nos fidèles,
notre chapelle est toujours propre et ornée la plus part de temps avec de belles fleurs. Ainsi,
aujourd’hui nous
avons voulu y ajouter encore des fleurs, parce que nous voulons y célébrer la Fête-Dieu et encore une autre fête.
Par la grâce de Dieu, nous avons un
grand cadeau de Dieu comme dans les années précédentes, cette année aussi, les enfants
qui recevront la première communion, et cela nous remplit de joie, parce
que dans l’innocence de leur âge, ils ont préparé leurs cœurs pour faire d’eux
une maison pour Jésus, une demeure pour le Seigneur. De ces âmes pures et
innocentes, Jésus fera un palais pour Lui.
Mais, pour
nous autres aussi, nous pouvons dire qu’il est le jour de notre première
communion ; en effet, on dit que
chaque communion doit être comme si c’était la première et la dernière.
Malheureusement nous oublions souvent cela lorsqu’nous nous approchons pour communier. Demandons aujourd’hui cette grâce, et
pour nous et pour ces enfants, que cette communion et toutes les autres dans
nos vies, nous les vivions comme si c’était la
première et la dernière fois que nous communions dans la vie.
Pour
l’offertoire, il y a ce très beau chant, vous l’avez dans la feuille, O sacrum Convivium. Il a été composé par
Saint Thomas d’Aquin, il a plus de 7 siècles
d’histoire. C’est une petite antienne, qui résume de façon admirable ce qui
se passe dans la messe au moment de recevoir l’Eucharistie.
O sacrum
Convivium in quo Christus sumitur:
La messe est
un saint Banquet où nous recevons le Christ comme une nourriture. A différence
des autres aliments que nous mangeons mais qui sont assimilés, transformés en nous, l’Eucharistie nous transforme en ce que nous
recevons, nous devenons le Christ, comme notre
Seigneur a dit à saint Augustin : « tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps,
c’est toi qui seras changé en moi ».
Que se
passe t’il dans ce saint Banquet ? Recolitur
memoria passionis ejus: Nous célébrons le mémorial de sa passion, parce que dans chaque Eucharistie, nous sommes spirituellement au
Calvaire, dans ce moment de la Passion du Seigneur, ce n’est pas le fait de
faire une simple mémoire, un souvenir ; c’est plutôt une participation vivante
mais voilée dans ce grand mystère qu’est la messe. Et le
saint prêtre disait une fois : « si
nous sommes donc au Golgotha, dans ces heures de souffrances, il faut donc
garder le respect nécessaire » et l’intensité spirituelle, pour ainsi
dire, pour vivre ce moment, de là, l’importance de comment nous participons à
la messe, et les dispositions nécessaires qu’il faut avoir.
Les deux grands fruits de notre
communion qui vont ensemble, le premier c’est que notre âme est remplie de
grâce, parce qu’elle reçoit l’Auteur de la grâce, notre Seigneur. Et si le
Christ habite dans notre âme, c’est un avant-goût du Ciel, de la future Gloire
que nous contemplerons après notre mort.
Saint Jean
Marie Vianney, Le Curé d’Ars était tellement passionné par cette vérité de que
Dieu vient dans notre cœur qu’il n’arrêtait pas de le prêcher, d’insister à ses
fidèles à la messe « Celui qui communie, disait-il, se perd en Dieu comme une
goutte d’eau dans l’océan. On ne peut
plus les séparer. Allez donc à la communion, mes enfants, allez à Jésus
avec amour et confiance ! Allez vivre de Lui afin de vivre pour Lui ! […]
Toutes les prières de la messe sont une préparation à la communion ; et toute
la vie d’un chrétien doit être une préparation à cette grande action. […] Oh ! quelle douce vie que cette vie d’union
avec le bon Dieu ! C’est le paradis sur la terre : il n’y a plus de peines,
plus de croix ! »
Certainement
nous sommes déjà au Ciel, le Ciel est dans nos cœurs lorsque Jésus vient nous
rendre visite.
Nous disions au début que nous devons vivre chaque communion comme si c’était la
première et la dernière de notre vie, c’est la grâce que nous demandons à
Jésus.
Il est beau de voir dans la vie des
enfants, des petits saints, comment eux se préparaient pour leur
Première Communion, dans l’histoire de l’Eglise nous trouvons
beaucoup d’exemples d’amour pour Jésus dans
l’Eucharistie.
Vous
connaissez peut être, saint Dominique
Savio, disciple de saint Jean Bosco, qui est parti au ciel lorsqu’il avait
presque 15 ans, mais qui tout petit, avait déjà un amour très profond pour l’Eucharistie.
Le jour où il faisait sa première
Communion, écrit
saint Jean Bosco, il était le premier à entrer
et le dernier à sortir de l’Eglise, il
semblait un ange, il était un ange.
A genou
devant l’autel, il a prononcé les propos qu’il avait préparés pour le jour de
sa première Communion, il avait 7 ans :
Je vais me confesser fréquemment et
recevoir la Communion chaque fois que mon confesseur le permette.
Je veux sanctifier les jours de
fêtes.
Mes amis seront Jésus et Marie.
Plutôt mourir que faire un péché.
Ces propos
étaient la règle de sa vie.
Il disait : « Quand je veux
quelque chose de grand, je vais recevoir la sainte Hostie… Qu’est-ce qui me
manque pour être heureux ? Rien sur cette terre ! Il me manque
seulement de pouvoir jouir au ciel, face à face de Celui que je vois dans la
foi et que j’adore aujourd’hui sur l’autel. »
Demandons la grâce à la très Sainte Vierge Marie, de que ces enfants continuent le beau chemin vers la sainteté, prions que leurs parents et leurs familles soient toujours les guides vers le Ciel. Qu’à l’exemple de saint Dominique Savio, des Bergers de Fatima, de sainte Bernadette et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de tant d’autres saints, eux aussi, ils aient pour toujours un grand amour pour Jésus Eucharistie, cette grâce nous la demandons pour chacun de nous.