Archives par mot-clé : Monastère “Bienheureux Charles de Foucauld”

MARTYROLOGE DU 21 AU 30 NOVEMBRE

Dernier Dimanche du temps ordinaire

Solennité de notre Seigneur Jésus-Christ, roi de l’univers: à lui toute puissance, gloire et majesté pour les siècles des siècles.

Le 21 novembre

  1. Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie. Au lendemain de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve près du mur du Temple de Jérusalem, l’Église célèbre la consécration que fit d’elle-même à Dieu dès son enfance la future mère de Dieu, sous l’action de l’Esprit Saint, dont la grâce l’avait comblée dès sa conception immaculée.
    2. Commémoraison de saint Rufus, que l’Apôtre saint Paul, écrivant aux Romains, déclare choisi par le Seigneur.
    3. À Parenzo en Istrie, saint Maur, évêque et martyr, vers 300.
    4. À Césarée de Palestine, en 306, saint Agapios, martyr. Déjà soumis plus d’une fois à des tortures, mais toujours différé pour de plus hauts combats, il fut livré dans les jeux de l’amphithéâtre devant l’empereur Maxime lui-même, en l’honneur de son anniversaire, pour être dévoré par des ours et le lendemain, alors qu’il respirait encore, on lui attacha des pierres aux pieds et on le jeta à la mer.
    5. À Rome, près de saint Pierre, en 498, saint Gélase Ier, pape, célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Pour que l’unité de l’Église n’ait pas à souffrir de l’autorité impériale, il illustra la première à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque ; avec une extrême charité, poussée par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté.
    6. À Césène en Flaminie, vers 924, saint Maur, évêque.
    7*. À Rome, en 1902, la bienheureuse Marie de Jésus Bon Pasteur (Françoise de Siedlinska), vierge. Après son départ de Pologne, à cause des difficultés que connaissait le pays, elle fonda à Rome l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth pour venir en aide aux émigrés de sa patrie.

Le 22 novembre

  1. Mémoire de sainte Cécile, vierge et martyre. Depuis l’antiquité, à Rome, un titre d’église au Transtévère porte son nom, sa tombe est vénérée au cimetière de Calliste sur la voie Appienne et son culte s’est répandu dans toute l’Église grâce au récit de sa Passion, montrant en elle un exemple parfait de femme chrétienne qui a embrassé la virginité et subi le martyre pour l’amour du Christ.
    2. Commémoraison de saint Philémon de Colosses, dont la foi et la charité dans le Christ Jésus ont fait la joie de l’Apôtre saint Paul, et qui est vénéré en même temps que sainte Apphia, son épouse.
    3. À Arbel en Perse, l’an 345, saint Ananie, martyr. À l’époque de la persécution du roi Sapor II, sur l’ordre de l’archimage Arsisag, il fut arrêté et par trois fois rouées de coups de bâton avec une telle cruauté que les bourreaux, jugeant qu’il était déjà mort, le laissèrent gisant sur la place. La nuit suivante, des chrétiens le portèrent dans sa maison, où il rendit l’âme.
    4. À Milan vers 470, saint Bénigne, évêque, qui gouverna avec une fermeté et un dévouement sans faille, l’Église qui lui était confiée, à une époque troublée par les invasions barbares.
    5. À Autun, avant 533, saint Pragmatius, évêque.
    6*. À Mujuk-Deresi en Arménie, l’an 1895, le bienheureux Sauveur Lilli, prêtre franciscain, et sept compagnons arméniens, martyrs. Sommés, par des soldats ottomans, de renier le Christ, ils refusèrent de trahir leur foi et furent transpercés de coups de lances.
    7*. À Triora en Ligurie, l’an 1901, le trépas du bienheureux Thomas Reggio, évêque de Gênes. Unissant une vie austère admirable à des manières très douces, il obtint la concorde dans sa cité et subvint aux indigents de toutes les manières, en prenant soin en particulier des différentes classes sociales.
    8. Près de Teocaltitlan au Mexique, en 1927, saint Pierre Esqueda Ramirez, prêtre et martyr. Durant la persécution mexicaine, il continua son ministère en cachette, mais, découvert par hasard, il fut torturé plusieurs jours et enfin fusillé.
    9*. À Paterna, dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Élie (Julien Torrijo Sanchez) et Bertand (François Lahoz Moliner), frères des Écoles chrétiennes, victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 23 novembre

  1. Mémoire de saint Clément Ier, pape et martyr. Il reçut l’épiscopat de Rome le troisième à partir des Apôtres Pierre et Paul. “Il avait vu, dit saint Irénée, les Apôtres eux-mêmes et avait été en relation avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leurs travaux étaient encore devant ses yeux”. Un grave dissentiment s’étant produit chez les chrétiens de Corinthe, il leur écrivit une lettre remarquable pour rétablir entre eux la concorde et la paix.
    2. Mémoire de saint Colomban, abbé. Moine de Bangor en Irlande sous l’abbé saint Comgal, il se fit pèlerin pour le Christ et chercha à former à l’école de l’Évangile les peuples de la Gaule. Il fonda, parmi beaucoup d’autres, le monastère de Luxeuil en Bourgogne, qu’il gouverna lui-même sous une règle sévère. Forcé à l’exil, il franchit les Alpes et fonda en Ligurie le monastère de Bobbio, célèbre par sa discipline et ses études, et c’est là qu’il mourut en paix, l’an 615, ayant bien mérité de l’Église.
    3. À Rome, au cimetière de Maxime, sur la nouvelle voie Salarienne, sainte Félicité, martyre.
    4. À Chiusi en Toscane, sainte Mustiole, martyre.
    5. À Cyzique dans l’Hellespont, au début du IVe siècle, saint Sisinius, évêque et martyr, qui, après de nombreux tourments, aurait été frappé par l’épée au cours de la persécution de Dioclétien.
    6*. À Metz, commémoraison de saint Clément, tenu pour le premier évêque de la cité au IIIe ou IVe siècle.
    7. À Mérida au Portugal, sainte Lucrèce, martyre au IVe ou Ve siècle.
    8. À Iconium en Lycaonie, vers 400, saint Amphiloque, évêque, qui fut le compagnon des saints Basile et Grégoire de Nazianze dans le désert, et leur collègue dans l’épiscopat. Célèbre pour sa sainteté et sa science, il eut à supporter beaucoup de combats pour la foi catholique.
    9. À Paris, au VIe siècle, saint Séverin, qui vécut reclus dans une cellule, tout entier occupé à la contemplation de Dieu.
    10. À Agrigente en Sicile, après 603, saint Grégoire, évêque, qui composa un commentaire de l’Ecclésiaste pour faire connaître aux ignorants son sens spirituel.
    11. À Zerkingen dans le Limbourg, vers 690, saint Trond, prêtre, qui donna ses biens à l’Église de Metz et construisit là, sur ses terres, un monastère où il rassembla des disciples.
    12*. À Albe dans le Piémont, en 1464, la bienheureuse Marguerite de Savoie, qui, devenue veuve, se retira pour se consacrer à Dieu dans le monastère de moniales de l’Ordre des Prêcheurs qu’elle avait fondé.
    13. À Séoul en Corée, l’an 1839, sainte Cécile Yu So-sa, martyre. Mère de saint André Kim, devenue veuve, elle fut dépouillée de ses biens à cause de sa foi, conduite en prison, soumise douze fois à la torture et livrée au supplice de la bastonnade au point de mourir en prison presque octogénaire.
    14*. À Guadalupe sur le territoire de Zacata au Mexique, en 1927, le bienheureux Michel-Augustin Pro, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Dans la persécution déchaînée contre l’Église, il poursuivit son ministère dans la clandestinité, mais arrêté par deux fois, il fut condamné à mort sans jugement comme s’il était complice d’un attentat manqué, et fusillé en criant “Vive le Christ Roi”.
    15*. Près de Madrid, en 1936, la bienheureuse Marie-Cécile (Marie-Félicité Cendoya y Araquistain), vierge de l’Ordre de la Visitation et martyre. Dans la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole, ses sœurs ayant été arrêtées en son absence, elle se livra d’elle-même la même nuit aux miliciens et confirma avec ses compagnes par le sacrifice suprême le témoignage de sa foi.
    **        En Italie, en 1951, la bienheureuse Enrichetta Alfieri, sœur de la Charité. (béatifiée le 26 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 24 novembre

  1. Mémoire de saint André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viet Nam ns
    2. Commémoraison de saint Chrysogone, martyr à Aquilée en Vénétie, au jour anniversaire de la dédicace de l’église du titre qui porte son nom à Rome.
    3. À Amelia en Ombrie, sainte Firmine, martyre.
    4. À Milan vers 356, saint Protais, évêque, qui défendit la cause de saint Athanase devant l’empereur Constant et siégea au concile de Sardique.
    5. Dans la place forte de Blaye sur le territoire de Bordeaux, vers 380, saint Romain, prêtre.
    6*. À Cluain (Cloyne) en Irlande vers 606, saint Colman, premier évêque du lieu, qui fut barde à la cour de Cashel avant de devenir chrétien, grâce à saint Brendan, à l’âge de cinquante ans.
    7. Au pays arverne, après 532, saint Pourçain, abbé. Esclave dans sa jeunesse, il trouva refuge et liberté dans un monastère, où il devint moine, puis abbé et mourut très âgé, exténué par les jeûnes.
    8. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l’épée.
    9. À Reims, en 1192, la passion de saint Albert de Louvain, évêque de Liège et martyr. Envoyé en exil pour sa défense des libertés de l’Église, il fut, la même année, ordonné évêque et tué dans la même ville.
    10*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1252, le bienheureux Balsame, abbé, qui remplit sa charge avec sagesse et prudence parmi les troubles et les conflits de son temps.
    11. À Dong Hoi en Annam, l’an 1838, les saints martyrs Pierre Dumoulin-Borie, évêque, de la Société des Missions étrangères de Paris, Pierre Vo Dang Khoa et Vincent Nguyên Thê Diêm, prêtres. L’évêque fut décapité et les prêtres étranglés sur l’ordre de l’empereur Minh Mang.
    12*. À Milan, en 1891, la bienheureuse Marie-Anne Sala, vierge de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marceline, qui s’occupa entièrement de la formation des jeunes filles et se révéla maîtresse de science, soutenue par la foi et la piété.
    13*. À Picadero de Paterna dans la région de Valence en Espagne, en 1936, la bienheureuse martyre Nicéta Plaja Xifra et ses onze compagnes, vierges et martyres, Carmélites de la Charité, victimes de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
    **.         À Nagasaki, en 1639, les bienheureux Peter Kibe Kasui, jésuite et 187 compagnons martyrs (béatifiés par Benoit XVI le 24 novembre 2008) Décédé le 5 février, fêté le 24 novembre.(martyrs du Japon)

Le 25 novembre

  1. Mémoire de sainte Catherine, qui fut, dit-on, vierge et martyre à Alexandrie, aussi remplie d’acuité d’esprit et de sagesse que de force d’âme. Son corps est l’objet d’une pieuse vénération au célèbre monastère du mont Sinaï.
    2. À Césarée de Cappadoce, saint Mercure, martyr.
    3. À Rome commémoraison de saint Moyse, prêtre et martyr en 251. Après l’exécution du pape saint Fabien sous l’empereur Dèce, il administra l’Église de Rome avec le collège des prêtres ; il jugea qu’il fallait réconcilier les apostats repentants qui étaient malades et sur le point de mourir ; longtemps détenu en prison et souvent consolé par les lettres de saint Cyprien de Carthage, il fut honoré d’un illustre et admirable martyre, au dire du pape saint Corneille.
    4. À Alexandrie, en 311, saint Pierre, évêque et martyr. Éminent en toutes sortes de vertus, il eut soudain la tête tranché par ordre de l’empereur Galère Maxime, et fut la dernière victime de la grande persécution et comme le sceau des martyrs. Avec lui on garde mémoire de trois évêques égyptiens, Hésychius, Pachymius, et Théodore, qui souffrirent à Alexandrie également, avec beaucoup d’autres, dans la même persécution.
    5. En Numidie, en 347, saint Marcule, évêque, qui, dit-on, au temps de l’empereur Constant, fut précipité d’un rocher par un certain Macaire et succomba martyr.
    6*. Au pays d’Agen, vers le VIe siècle, saint Maurin. Selon la tradition, alors qu’il s’employait à évangéliser le peuple de la campagne, il fut massacré par des païens.
    7*. Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d’Ornacieux, vierge, qui, saisie d’un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d’Eymeu qu’elle avait fait construire.
    8*. À Reute en Souabe, l’an 1480, la bienheureuse Élisabeth Achlin, surnommée la Bonne, qui vécut quasi recluse dans le Tiers-Ordre régulier de Saint-Dominique, en pratiquant d’une manière merveilleuse l’humilité, la pauvreté et l’affliction corporelle.
    9. À Séoul en Corée, l’an 1838, saint Pierre Yi Ho -yong, martyr. Catéchiste, il fut arrêté par des gardes avec sa sœur sainte Agathe Yi So-sa et, puisqu’il demeurait ferme dans sa confession de la foi, on lui fractura trois fois les os et on le maintint quatre ans en prison, où il mourut, premier de la très glorieuse troupe des martyrs de cette nation.
    10*. À Puebla de Hijar, près de Téruel en Espagne, en 1936, le bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez, prêtre dominicain et martyr, fusillé dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile. Avec lui, on commémore le bienheureux Jacques Meseguer Burillo, autre prêtre dominicain et martyr, qui tomba à Barcelone dans la même persécution, un jour inconnu.

Le 26 novembre

  1. À Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie Salarienne, en 399, saint Sirice, pape, dont saint Ambroise a fait l’éloge comme d’un maître, parce que, portant le fardeau de tous les évêques, il leur enseigna les décisions des Pères, qu’il sanctionna de l’autorité apostolique.
    2. À Adrianopolis en Paphlagonie, après 610, saint Alypius, diacre et stylite, qui mourut presque centenaire.
    3. À Constance en Souabe, l’an 975, saint Conrad, évêque, qui fut un excellent pasteur de son troupeau et fit profiter largement de ses biens l’Église et les pauvres.
    4. À Sparte dans la Péloponnèse, en 998, saint Nikon, moine. Après avoir mené en Asie la vie cénobitique et érémitique, il trouva un champ d’apostolat dans l’île de Crète, qui venait d’être libérée du joug des Sarrasins et qu’il fallait ramener aux mœurs chrétiennes par un zèle évangélique. De là, il parcourut la Grèce, prêchant la pénitence, et mourut dans le monastère qu’il avait construit à Sparte.
    5. Dans la forêt près de Fratta, sur le territoire de Rovigo en Vénétie, l’an 1147, la passion de saint Bellin, évêque de Padoue et martyr. Défenseur éminent de l’Église, il fut arrêté cruellement en chemin par des assassins à gage et succomba à ses nombreuses blessures.
    6*. Au monastère des chanoines réguliers de Sixt en Savoie, l’an 1178, le bienheureux Ponce de Faucigny, qui fut abbé d’Abondance, mais se démit de sa charge pour vivre et mourir comme un simple religieux.
    7. Près de Fabriano dans les Marches, en 1207, saint Silvestre Gozzolini, abbé. Devant la tombe ouverte d’un ami qui venait de mourir, il comprit toute la vanité du monde et se retira dans la solitude. Après avoir changé plusieurs fois de lieu, pour mieux se cacher des hommes, il finit dans un lieu désert, à Monte Fano, par jeter les fondements de la Congrégation des Silvestrins, sous la Règle de saint Benoît.
    8*. À Apt en Provence, l’an 1360, la bienheureuse Delphine, qui fut l’épouse de saint Elzéar de Sabran. Tous deux firent le vœu de chasteté et, après la mort de son mari, elle vécut dans la pauvreté et la prière.
    9*. À York en Angleterre, l’an 1585, les bienheureux martyrs Hugues Taylor, prêtre, et Marmaduke Bowes. Condamnés à mort, le premier, encore jeune, parce qu’il avait gagné l’Angleterre alors qu’il était prêtre, le second, un vieillard, parce qu’il lui était venu en aide, ils furent tous deux conduits au supplice du gibet, sous la reine Élisabeth Ière.
    10. À Bisignano en Calabre, l’an 1637, saint Humble (Luc-Antoine Pirozzo), religieux de l’Ordre des Mineurs, célèbre par son esprit de prophétie et la fréquence de ses extases.
    11. À Rome, au couvent de Saint-Bonaventure sur le Palatin, en 1754, saint Léonard de Port-Maurice, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Rempli du zèle des âmes, il se dépensa pendant presque toute sa vie à prêcher, à publier des livres de piété, et à visiter plus de trois cents missions à Rome, en Corse et dans l’Italie du Nord.
    12. À Nam Dinh au Tonkin, en 1839, les saints martyrs Thomas Dinh Viêt Du et Dominique Nguyên Van (Doan) Xuyên, prêtres dominicains, décapités ensemble en vertu d’un décret de l’empereur Minh Mang.
    13*. En Italie, la bienheureuse Gaétane Sterni, religieuse
    14*. À Rome, en 1971, le bienheureux Jacques Alberione, prêtre. Soucieux avant tout d’évangélisation, il mit tout son zèle et son activité à orienter vers le bien de la société les moyens de communication sociale et à en faire comme des aides pour une annonce plus efficace de la vérité du Christ, et dans ce but il fonda la Société religieuse de Saint Paul Apôtre.

Le 27 novembre

  1. Près du fleuve Céa en Galice, les saints Facond et Primitif, martyrs.
    2. in Lucania, saint Lavérii, martyr
    3. À Aquilée en Vénétie, vers 388, saint Valérien, évêque, qui défendit en Illyrie la foi catholique contre les ariens et rassembla clercs et laïcs pour mener la vie commune.
    4. En Perse, vers 420, saint Jacques, surnommé l’Intercis, martyr. Au temps de l’empereur Théodose le Jeune, il aurait, dit-on, renié le Christ pour plaire au roi perse Isdeberge, mais sa mère et sa femme lui ayant fait de vifs reproches, il rentra alors en lui-même et alla trouver Varane, fils et successeur d’Isdeberge, et sans peur lui déclara qu’il était chrétien. Le roi irrité prononça contre lui une sentence de mort et commanda qu’on lui coupât les membres par morceaux et qu’on lui tranchât la tête.
    5. À Riez en Provence, après 495, saint Maxime, d’abord abbé de Lérins après saint Honorat, puis évêque de cette Église.
    6*. Au pays de Blois, au VIe siècle, saint Eusice, solitaire, qui se construisit une cellule sur le bord du Cher.
    7*. À Carpentras en Provence, vers le VIe siècle, saint Siffrein, évêque.
    8*. À Noyon, vers 640, saint Achaire, évêque. D’abord moine à Luxeuil, il fut élu évêque de Noyon et de Tournai, et montra un grand zèle pour évangéliser les peuples du nord.
    9*. À Mayence en Rhénanie, après 700, sainte Bilhilde, vierge, qui fit construire un monastère dans lequel elle mourut pieusement.
    10*. À Glamis en Écosse, au VIIIe siècle, saint Fergus, évêque. Venu d’Irlande exercer son apostolat auprès des Pictes, il participa au synode romain de 721.
    11. À Salzbourg en Bavière, l’an 784, saint Virgile (ou Fergal), abbé et évêque. Homme de grand savoir, d’origine irlandaise, mis à la tête de l’Église de Salzbourg grâce à la faveur du roi Pépin, il construisit son église cathédrale en l’honneur de saint Rupert et travailla avec bonheur à semer la foi parmi les Slaves de Carinthie.
    12*. À l’abbaye de Rhuys en Bretagne, vers 1040, saint Goustan, moine. Échappé dans sa jeunesse aux mains des pirates, il fut recueilli par saint Félix, alors ermite dans l’île de Batz, le suivit dans la vie monastique et se fit remarquer en récitant par cœur le psautier, car il ne savait pas lire, et en veillant sur les navigateurs.
    13*. Près de L’Aquila dans les Abruzzes, en 1503, le bienheureux Bernardin de Fosse, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui vécut en toute humilité et humanité, fidèle à l’observance de la Règle.
    14*. À Nagasaki au Japon, en 1619, le bienheureux Thomas Koteda Kiuni martyr et dix compagnons, décapités en haine de la foi, sur l’ordre du gouverneur Gonzuku.
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Bronislas Kostowski, martyr. Élève au séminaire de Vladislava, arrêté sous le régime d’occupation nazi avec les professeurs et les autres séminaristes, il fut déporté en Allemagne, et succomba après d’atroces tortures, atteint de tuberculose.

Le 28 novembre

  1. À Sébaste en Arménie, saint Irénarque, martyr au IVe siècle. Bourreau, il aurait été converti au Christ par le courage des chrétiennes sous l’empereur Dioclétien et serait mort décapité.
    2. Commémoraison des saints martyrs Papinien, évêque de Vite, et Mansuet, évêque d’Urusi en Afrique. Durant la persécution des Vandales sous le roi arien Genséric, en 430 ou 431, pour la défense de la foi catholique, le premier eut tout le corps brûlé avec des lames de fer rougies au feu, le second fut jeté dans les flammes. Par la suite, d’autres saints évêques, condamnés à l’exil, y terminèrent le cours de leur vie dans la confession de la foi.
    3. À Constantinople, en 764, saint Étienne le Jeune, moine et martyr, cruellement tourmenté à plusieurs reprises pour le culte des saintes images sous l’empereur Constantin Copronyme et finalement lapidé par une foule manipulée par les iconoclastes.
    4*. Près de Rossano en Calabre, l’an 980, sainte Théodora, abbesse, disciple de saint Nil le jeune et maîtresse de vie monastique.
    5. À Naples, en 1476, la mise au tombeau de saint Jacques de la Marche, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par sa prédication et l’austérité de sa vie.
    6*. À York en Angleterre, l’an 1584, le bienheureux Jacques Thomson, prêtre et martyr. Condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière parce qu’il avait réconcilié un grand nombre de compatriotes avec l’Église catholique, il fut livré aux supplices du gibet.
    7. À Khan Duong en Annam, l’an 1835, saint André Trân Van Trông, martyr. Catéchiste enrôlé comme soldat, il refusa de fouler aux pieds la croix ; il subit alors la bastonnade, puis la prison pendant deux ans avec d’atroces tortures et enfin il eut la tête tranchée, à l’âge de dix-huit ans, sous l’empereur Minh Mang.
    8*. À Paracuellos del Jarama, près de Madrid, en 1936, le bienheureux Jean-Jésus (Marien Adradas Gonzalo), prêtre martyr, et quatorze compagnons, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués en haine de l’Église dans la persécution qui accompagna la guerre civile espagnole.
    9*. Dans la même persécution, à Picadero de Paterna, dans la région de Valence, la même année, le bienheureux Louis Campos Gorriz, père de famille, martyr. Après une vie dévouée avec ardeur à l’apostolat et aux œuvres de charité, il fut arrêté dans sa famille par des miliciens et assassiné le jour même.
    **        En Espagne, en 1936, les bienheureux Francisco Esteban Lacal et 21 compagnons Religieux de la Congrégation des missionnaires oblats de la Vierge Marie, martyrs tués en haine de la foi pendant la Guerre civile espagnole. (béatifiés le 17 décembre 2011 par Benoît XVI)

Le 29 novembre

  1. À Rome, au cimetière de Thrason sur la nouvelle voie Salarienne, saint Saturnin, martyr, au IVe siècle. Comme le relate le pape saint Damase, né à Carthage, il devint citoyen romain par l’effusion de son sang et, alors que le bourreau Gratien déchirait ses flancs avec des ongles de fer, par sa résistance et ses prières, il le convertit à la foi.
    2. À Toulouse, commémoraison de saint Saturnin (ou Sernin), évêque et martyr. Il fut, dit-on, au temps de Dèce, arrêté par les païens au capitole de cette ville et précipité du haut des degrés jusqu’en bas, et ainsi, la tête brisée, le corps broyé, il rendit son âme au Christ, vers 250.
    3. À Ancyre en Galatie, entre 271 et 275, saint Philomène, martyr. Durant la persécution de l’empereur Aurélien, sous le préfet Félix, il fut, dit-on, d’abord éprouvé par le feu, puis il eut les mains, les pieds et la tête percés de clous, et il consomma ainsi son martyre.
    4. À Todi en Ombrie, vers le IVe siècle, sainte Illuminée, vierge.
    5. À Saroug en Syrie, vers 524, saint Jacques, évêque. Par ses sermons, ses homélies et ses traductions, il illustra cette Église de sa foi très pure, et est honoré chez les Syriens avec saint Ephrem comme docteur et colonne de l’Église.
    6*. Près de Deventer en Frise, l’an 917, le trépas de saint Radbod, évêque, pasteur savant et prudent, qui mourut en visitant les fidèles de la campagne.
    7*. À York en Angleterre, l’an 1588, le bienheureux Édouard Burden, prêtre et martyr. Après ses études au Collège anglais de Reims, il fut arrêté et condamné à mort parce qu’il était revenu, comme prêtre, sur les domaines de la reine Élisabeth Ière, et il acheva sa passion par la pendaison devant une foule en fureur.
    8*. Au même endroit, huit ans après, en 1596, les bienheureux martyrs Georges Errington, Guillaume Gibson et Guillaume Knight, condamnés à mort pour le seul motif qu’ils étaient prêtres et livrés aux supplices du gibet.
    9*. Dans l’île d’Aachen près de Sumatra, en 1638, les bienheureux martyrs Denis de la Nativité (Pierre Berthelot), prêtre, et Rédempt de la Croix (Thomas Rodriguez), religieux carmes déchaux, qui furent d’abord réduits en esclavage par les musulmans et, puisqu’ils refusaient de renier leur foi, sur l’ordre du sultan, ils furent tués à coups de flèches et de cimeterre.
    10. À Lucera dans les Pouilles en 1742, saint François-Antoine Fasani, prêtre de l’Ordre des Mineurs conventuels, homme d’une doctrine, d’une prédication et d’une vie pénitente remarquables. Soutenu par un grand zèle, il vint en aide aux pauvres et aux indigents jusqu’à ne jamais hésiter à se dépouiller de son habit pour en couvrir un mendiant et à offrir à tous un secours chrétien.
    11*. À El Saler près de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Alfred Simon Colomina, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr, assassiné avec onze autres chrétiens en haine de l’Église dans la persécution qui accompagna la guerre civile.
    **        En Espagne, en. 1735, le bienheureux Bernado Francisco de Hoyos de Sena, prêtre Jésuite, premier et principal apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur de jésus en Espagne. (béatifié le 18 avril 2010 par Benoît XVI)

Le 30 novembre

  1. Fête de saint André, Apôtre. Né à Bethsaïde en Galilée, frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère. La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras. L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron.
    2. À Milan, après 431, saint Miroclès, évêque, que saint Ambroise mentionne parmi les fidèles évêques, ses prédécesseurs.
    3*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Tugdual (Tual), surnommé Pabu, abbé et évêque, qui établit un monastère au pays de Tréguier.
    4. Sur le mont Siepi en Toscane, l’an 1181, saint Galgano Guidotti, ermite. Après une jeunesse orageuse, il se convertit et passa le reste de sa vie en châtiant volontairement son corps.
    5*. À Montpellier, en 1283, le bienheureux Jean de Verceil, prêtre, maître général de l’Ordre des Prêcheurs, qui prêcha avec force le respect dû au nom de Jésus.
    6*. À Ratisbonne en Bohême, l’an 1329, le bienheureux Frédéric, religieux de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Charpentier adroit, il fut encore plus remarquable par sa ferveur à prier, son obéissance et sa chasteté.
    7. À Launceston dans le Devon en Angleterre, l’an 1577, saint Cuthbert Mayne, prêtre et martyr. Ministre anglican, il adhéra à la foi catholique sous l’influence de saint Edmond Campion, fut ordonné prêtre à Douai et exerça son ministère en Cornouailles, mais arrêté au bout d’un an, il fut condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière, sous prétexte d’avoir publié une lettre d’indulgence du pape et d’avoir célébré la messe, il fut livré au supplice du gibet.
    8*. À York, également en Angleterre, l’an 1586, le bienheureux Alexandre Crow, prêtre et martyr. Humble cordonnier, ordonné prêtre, il fut pour cela, sous la même reine, condamné au supplice du gibet.
    9. À Quxian dans la province chinoise du Sichuan, en 1823, saint Thaddée Lin Ruiting, prêtre et martyr, étranglé en haine de la foi.
    10. Près de Hué en Annam, l’an 1835, saint Joseph Marchand, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr, condamné au supplice des cent coups de verges sous l’empereur Minh Mang.
    11*. En Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Michel Ruedas Mejias et six compagnons, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, mis à mort à Paracuellos del Jarama, près de Madrid.
    12*. En Espagne, à Valence, le bienheureux Joseph Otin Aquilé, prêtre salésien victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    13*. En Allemagne, en Bavière, le bienheureux Louis Rocchi Gientyngier, prêtre et martyr, mort à Dachau.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

“N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ?”

Lire l’évangile du dimanche XXXII (Mc 12, 38-44)

« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres », c’est la phrase qui résume en quelque sorte l’évangile de ce dimanche que nous venons de proclamer.

Ce moment de la vie de notre Seigneur se passe, comme beaucoup d’autres, dans le temple de Jérusalem, précisément sur le parvis ou dans la cour appelée des femmes, là où on avait placé treize troncs qui avaient la forme de grandes trompettes, destinés à recevoir les offrandes en argent. Tout l’argent que les gens déposaient dans chacun de ces troncs avait une fin commune, l’assistance du culte.

Comment alors, le Seigneur a-t-il su la quantité de ce que la veuve donnait, car il s’agissait de deux pièces de monnaie vraiment petites ? C’est parce que généralement il y avait un prêtre chargé de déposer ces offrandes dans les troncs, et ceux qui les donnaient devaient en indiquer la quantité.

La quantité que cette veuve donnait c’était deux petites monnaies appelées lepton, pour en déterminer la quantité approximative et en donner une idée, il faut dire qu’un dénier (un dénier constituait la paye pour une journée de travail) était composée de 128 leptons.

Cependant  il est évident que le Seigneur ne fait pas la remarque sur la quantité, mais sur ce que cela représentait en réalité pour cette veuve. C’est donc l’ exemple de l’attitude sublime de cette veuve qui a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre, de sa pauvreté. Une autre chose à remarquer c’est qu’elle ne fait ce don que pour la Gloire de Dieu, et parce qu’à cet endroit du temple, on recevait seulement les offrandes destinées aux sacrifices et pour le culte à Dieu.

Mais suivant l’idée qui unit la première lecture, le psaume et l’évangile, tous les trois nous conduisent à réfléchir sur la confiance en Dieu et dans sa Providence.

Le mot « Providence » vient du latin et signifie « prévision, prévoyance ». Alors, pour ce qui concerne Dieu, on ne peut pas dire qu’Il « prévoit ce qui va arriver», tout dépend de sa sainte Volonté, c’est-à-dire qu’Il guide la création à chaque instant de notre vie. Dieu garde et gouverne par sa Providence tout ce qu’Il a créé, ” atteignant avec force d’une extrémité à l’autre et disposant tout avec douceur ” (Sg 8, 1).

Beaucoup pensent que la Providence de Dieu se manifeste surtout dans l’aspect matériel, il est vrai que nous utilisons souvent l’expression : « l’on vit de la Providence, on se confie à elle » et c’est pour indiquer qu’on n’a pas une assurance humaine pour vivre. Par exemple dans la vie de saint Louis Orione (don Orione),  on raconte qu’à la fin de chaque journée, il jetait par la fenêtre tout ce qu’il possédait comme argent dans ses foyers de charité pour confier le lendemain à la Divine Providence, sachant que Dieu n’abandonne jamais ses enfants.

Mais, nous devons savoir que la Providence de Dieu comprend toute notre existence. Et lorsque nous disons et nous confessons avec foi, dans le Credo «  Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant », nous sommes en train de confesser une grande vérité comme celle qui suit : « je m’abandonne entre les mains de Dieu qui m’aime comme un père aime son enfant et qui est aussi capable de veiller sur moi à chaque instant de ma vie ; et que, même dans les moments plus difficiles de mon existence, Il ne va jamais m’abandonner, mais au contraire, sa Volonté va me conduire à travers le bien et à travers les souffrances à la vie éternelle ».

 Il y a 20 ans, j’avais alors trois mois de noviciat dans ma congrégation, notre père fondateur nous avait donné un jour à tous les novices et séminaristes le mot du soir après les prières de vêpres et l’adoration lors de la fête de saint Louis Marie Grignons de Montfort. Notre congrégation souffrait à ce moment-là de grandes difficultés, et il avait parlé de la confiance que nous devons avoir toujours dans la Providence de Dieu. Il nous a montré une petite carte, qui lui avait été offerte par la mère Teresa de Calcutta. Dans cette carte, il y avait dessiné un enfant nouveau-né, qui dormait sur une grande main, sous cette image une phrase du prophète Isaïe (43,1) : « Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi ». C’était selon notre fondateur, la véritable manière de croire dans la providence, de se savoir entre ses mains qui protègent.

Dieu prépare notre chemin, Il pense à nous plus que nous pensons à nous-mêmes, et Il nous dit « ne craignez pas ».

Dans notre monde, où les avancées scientifiques tentent de nous rassurer, combien de gens sont pris de panique pour ce qui peut leur arriver ? Ils sont angoissés de la vie et de la mort. Et nous, chrétiens, seront-nous capables nous aussi comme la veuve de l’évangile  de tout donner et de nous abandonner à sa Providence? Est-ce que nous avons cette pleine confiance en Dieu ? Si nous pensons que cela nous manque, c’est donc le moment de commencer à la demander avec insistance dans notre prière.

Alors, comment savoir que Dieu travaille avec sa Providence dans notre vie ? Comment Il nous guide et nous fait marcher vers la sainteté ? Voilà un très beau texte d’un serviteur de Dieu, un évêque de Budapest, en Hongrie, Tihamet Thot, il l’avait écrit en 1934 :

« Quand nous réfléchissons, dit-il, sainement sur notre vie, nous voyons bien que la divine Providence nous a mis en contact avec des personnes difficiles, afin que leurs défauts nous fournissent l’occasion de mûrir et de perfectionner notre âme. Elle a mis près de moi, par exemple, cette personne très gaie de caractère, afin d’adoucir les traits très rudes du mien. Elle m’a fait rencontrer cet autre qui aime tant critiquer, afin qu’il y ait quelqu’un pour me dire la vérité et m’apprendre à me connaître moi-même. Et celui ou celle qui m’a conduit au péché ? Celui-là, c’était pour m’empêcher d’avoir une confiance excessive en moi et pour me faire voir que j’étais encore bien loin d’être ce que je devais être.

Et cette personne insupportable ? C’était pour m’exercer à me vaincre. Et ce vil calomniateur ? C’était pour montrer si je savais pardonner généreusement. Et ce malade ? C’était pour me donner l’occasion de rendre grâce pour ma santé. Et ce saint ? C’était pour me faire honte.

Oui, mes frères, si nous nous habituons à voir dans chaque personne que la vie nous donne comme compagnon de route, un envoyé de Dieu, je vais plus loin, si nous nous habituons non pas seulement à propos des hommes, mais en toutes circonstances, dans les peines et le malheur, à poser cette question : qu’est-ce que Dieu demande de moi ? Quelle idole veut-Il renverser dans mon cœur ? Quelle déception veut-Il m’épargner ? Quel penchant au mal veut-Il extirper ? Quelle nouvelle force veut-Il susciter en moi ?…si nous nous posons ces questions, alors nous sentirons en nous, jour après jour, les effets de la Divine Providence et nous serons réellement des chrétiens fidèles qui dans le bonheur comme dans le malheur, saurons embraser la main invisible du Père Céleste et répéter avec le grand (penseur) Pascal : « Seigneur, vous n’êtes pas moins Dieu, lorsque vous m’éprouvez que lorsque vous me consolez et me faites miséricorde ».

Écoutons avec un esprit de foi ces belles paroles de saint Paul aux chrétiens de Rome : «  Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rom. 8,28.31.35.38-39).

Prions la très sainte Vierge Marie, Elle nous invite aussi à cette confiance en Dieu et  c’est à elle-même, que la Providence a donné la mission de nous aider et de nous soutenir, si nous l’invoquons avec amour. Il est bon de nous souvenir de ce que la très Sainte Vierge avait dit à Saint Juan Diego, dans l’apparition de Guadalupe en Mexique, voyant la souffrance de ce petit indien, la Vierge de Guadalupe lui adresse ces paroles de consolation : « Mon tout-petit, que rien ne t’angoisse. Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous ma protection ? Ne suis-je pas la vie et la santé ? N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ? »

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné