Archives par mot-clé : Monastère “Bienheureux Charles de Foucauld”

MARTYROLOGE DU 21 AU 31 JUILLET

Le 21 juillet.

Mémoire de saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église. Entré chez les Capucins, il exerça inlassablement dans les régions d’Europe le ministère de la prédication dont on l’avait chargé, tant pour la défense de l’Église contre les infidèles, que pour la réconciliation entre les princes et pour le gouvernement de son Ordre. Il accomplit toutes ces charges avec simplicité et humilité jusqu’à sa mort à Lisbonne, le 22 juillet 1619.
2.        À Marseille, vers 292, saint Victor, martyr.
3.        Près d’Émèse en Syrie, au IVe siècle, saint Siméon, surnommé Salos, “le Fou”. Sous l’inspiration du Saint-Esprit, il chercha, pour l’amour du Christ, à être pris pour fou et méprisable aux yeux des hommes. On commémore aussi saint Jean, ermite, qui fut, pendant près de trente ans, le compagnon de saint Siméon quand il se rendit en Terre sainte et dans le séjour qu’il fit dans le désert, près de la mer Morte.
4.        À Rome, commémoraison de sainte Praxède. Sous son nom une église fut dédiée à Dieu sur l’Esquilin avant 491.
5.        Strasbourg, au VIe siècle, saint Arbogast, évêque, qui fit construire sa cathédrale et la consacra à Dieu sous le nom de la Vierge Marie.
6*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Gabriel Pergaud, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Beaulieu, au diocèse de Saint-Brieuc, il fut expulsé de l’abbaye, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier où il mourut au bout de quelques semaines, après une longue agonie.
7. À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Albéric Crescitelli, prêtre de l’Institut Pontifical pour les Missions étrangères, et martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, il fut couvert de blessures atroces, presque jusqu’à en mourir, et fut traîné le lendemain, les pieds liés, par un chemin couvert de silex jusqu’au fleuve, où il fut lacéré par tout le corps, et enfin décapité.
8.        À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Wang Yumei, martyr, qui succomba sur le chemin menant à Duining.

Le 22 juillet.

Mémoire de sainte Marie-Madeleine délivrée de sept démons par le Seigneur Jésus, elle s’attacha avec amour à ses pas, le suivit jusqu’au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d’entre les morts et de porter aux autres disciples l’annonce de la Résurrection.
2.        À Ancyre en Galatie, au IIIe ou IVe siècle, saint Platon, martyr, frère de saint .
3.        En Afrique, au IIIe ou IVe siècle, les saints martyrs Massilitains, saint Augustin prononça un sermon à leur anniversaire.
4.        À Antioche de Syrie, vers 306, saint Cyrille, évêque, qui subit sous Dioclétien la prison et l’exil.
5.        Dans les monts du Caucase, en 662, saint Anastase, moine. Disciple de , il subit avec lui, pour la foi orthodoxe, prisons et sévices et, arrivé au camp de Suanie, et peut-être même en cours de route, il quitta cette vie.
6.        Au monastère de Fontenelle, vers 668, saint Wandrille, abbé. Après avoir quitté la cour du roi Dagobert, il mena la vie monastique en divers endroits et, promu au sacerdoce par saint Ouen, évêque de Rouen, il fonda et gouverna un monastère dans la forêt de Jumièges.
7.        À Menat en Auvergne, vers 700, saint Ménelé, abbé.
8*.        À Pavie en Lombardie, au VIIIe siècle, saint Jérôme, évêque.
9*.        À Lodi, en Lombardie, l’an 1224, saint Gautier, fondateur de la Maison hospitalière de la Miséricorde.
10*.        À Venise, en 1493, le bienheureux Augustin Fangi de Biella, prêtre dominicain, qui fit beaucoup de bien à Soncino, Viglebano et Venise.
11.        À Lisbonne, en 1619, la naissance au ciel de saint , dont la mémoire est célébrée la veille.
12.        À Cardiff au pays de Galles, en 1679, les saints Philippe Evans, jésuite, et Jean Lloyd, tous deux prêtres et martyrs. Accusés d’être entrés en Angleterre alors qu’ils étaient prêtres, ils furent ensemble condamnés aux supplices de la pendaison, sous le roi Charles II.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut, faute de soins, n’ayant plus que la peau sur les os, mais souriant.
14.        En Chine, dans la province de Hebei, en 1900, dans la persécution de la secte de Yihetuan, près de Daining, les saints martyrs Anne Wang, vierge, Lucie Wang Wangzhi et son fils André Wang Triaquing, âgé de neuf ans, massacrés en haine du nom chrétien.
15.        En Chine, dans la province de Hebei, sainte Marie Wang Lizhi, que des païens voulurent sauver en affirmant qu’elle n’était pas chrétienne, mais qui déclara ouvertement qu’elle était servante de Jésus Christ et fut aussitôt mise à mort.
**        Au Mexique, en 1981, la bienheureuse María Inès Teresa Arias Espinosa, religieuse, fondatrice des Missionnaires Clarisses du Très Saint Sacrement. (Béatifiée le 21 avril 2012 à Mexico. par Benoît XVI)

Le 23 juillet.

Mémoire de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.
2.        Commémoraison de saint Ézéchiel, prophète. Fils du prêtre Bouzi, il eut, au temps de l’exil au pays des Chaldéens, la vision de la gloire du Seigneur qui l’établit comme guetteur pour la maison d’Israël. Reprochant au peuple élu son infidélité, il annonça la ruine de la cité sainte de Jérusalem et la déportation du peuple. Établi lui-même au milieu des captifs, il entretint leur espérance et leur prophétisa le retour à la vie des ossements desséchés.
3.        À Classe, près de Ravenne en Italie, la naissance au ciel de saint Apollinaire, évêque, dont la mémoire est célébrée le 20 juillet.
4.        À Bizya en Thrace, vers 304, saint Sévère, martyr. On rapporte qu’au temps de Dioclétien et Maximin, désirant la palme des martyrs, il convertit à la foi le centurion Memnon et le suivit dans sa passion.
5*.        À Marseille, vers 435, saint Jean Cassien, prêtre, qui fonda deux monastères, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, et riche d’une longue expérience de la vie monastique, écrivit pour l’édification des moines les Institutions cénobitiques et les Conférences des Pères.
6*.        À Cimiez en Provence, vers 460, saint Valérien, évêque. Retiré du monastère de Lérins pour la charge de l’épiscopat, il proposa au peuple et aux moines les exemples des saints.
7*.        À Orvieto en Toscane, l’an 1306, la bienheureuse Jeanne, vierge, sœur de la Pénitence de Saint Dominique, remarquable par sa charité et sa pénitence.
8*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Nicéphore de Jésus et Marie (Vincent Diez Tejerina), prêtre, passioniste, fusillé à la gare de Carambandal en Nouvelle Castille parce qu’il demeurait fidèle à sa vocation religieuse.
9*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Germain de Jésus et Marie (Emmanuel Pérez Giménez), prêtre, mis à mort à Carabandal Bajo près de Madrid
10*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs Pierre Ruiz de Los Paños et Joseph Sale Pico, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, près de Tolède.
11*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Christian Gondek, prêtre franciscain. Arrêté par la Gestapo à Wroclawak, puis déporté, il mourut des mauvais traitements reçus.
12*.                À Prjashev en Slovaquie, l’an 1976, la passion du bienheureux Basile Hopko, évêque auxiliaire de Presov et martyr. Sous le régime communiste athée, alors qu’il était au service des fidèles de rite byzantin, il fut jeté en prison et subit des sévices et une maladie longue et douloureuse qui le conduisirent à la mort.
**.        En Espagne, en 1934, la bienheureuse Margarita Maria Lopez de Maturana, religieuse espagnole fondatrice de la congrégation des Mercédaires Missionnaires. (béatifiée le 22 octobre 2006 par Benoît XVI)

Le 24 de juillet.

Mémoire de saint Charbel Makhlouf, moine prêtre de l’Ordre maronite. À la recherche d’une solitude plus stricte et d’une perfection plus haute, il se retira du couvent d’Annaia au Liban, dans un ermitage où il vécut dans une extrême austérité de vie, dans les jeûnes et les supplications, jour et nuit au service de Dieu, jusqu’à sa mort en 1898.
2.        Près du lac de Bolsena en Toscane, sainte Christine, vierge et martyre.
3.        À Amiterne en Sabine (à l’est de Rome), sur la voie Salarienne, vers le IVe siècle, saint Victorin, martyr.
4*.        À Tauriano en Calabre, au IVe siècle, saint Fantin l’aîné, surnommé le Thaumaturge.
5.        En Thébaïde, au Ve siècle, sainte Euphrasie, vierge. Née dans une famille sénatoriale, elle choisit de mener au désert la vie érémitique, dans l’humilité, la pauvreté et l’obéissance.
6*.        À Ardmore en Irlande, vers le Ve siècle, saint Declan, vénéré comme le premier évêque de ce lieu.
7*.        Au pays d’Albi en Aquitaine, vers le VIe siècle, sainte Ségolène, religieuse.
8.        Dans la Rus, en 1015, les saints Boris et Gleb, martyrs. Fils de saint Vladimir, grand-duc de Kiev, ils préférèrent subir la mort que de résister par la force à leur frère Sviatopolk. Boris, prince de Rostov, reçut à vingt ans la palme du martyre en ce jour, au bord du fleuve Alta, près de Pereislavie, et Gleb, âgé de quinze ans, le 5 septembre suivant, sur le Dniepr, près de Smolensk.
9*.        Près de Rieti en Sabine (au nord de Rome), l’an 1140, saint Baudouin, abbé. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, celui-ci l’envoya dans cette ville, pour y restaurer et diriger le monastère de Saint-Pasteur, en dessous du lac.
10*.        Au monastère Sainte-Catherine de Saint-Trond, dans le Brabant, vers 1224, la bienheureuse vierge Christine, surnommée l’Admirable, parce qu’en elle, tantôt affligée dans son corps, tantôt ravie en esprit, le Seigneur a accompli des merveilles.
11.        À Sandeck, près de Tarnov en Pologne, l’an 1293, sainte Kinga ou Cunégonde. Fille du roi de Hongrie Bela IV, et nièce de sainte Élisabeth de Thuringe, elle fut donnée en mariage au roi Boleslas V de Pologne, avec qui elle garda une chasteté sans faille, et, après la mort de son mari, elle fit profession de la Règle de Sainte Claire dans le monastère qu’elle avait fondé.
12*.        À Ferrare en Émilie, en 1446, le bienheureux Jean Tavelli de Tossignano, évêque, de l’Ordre des Jésuates, qui fit preuve du plus grand détachement et d’un sens pastoral vigilant.
13*.        À Cologne, en Lorraine, le transfert des trois Rois Mages, hommes sages d’Orient, qui sont venu à Bethléem en apportant des cadeaux adorer le Fils de Dieu.
14*.        À L’Aquila dans les Abruzzes, en 1494, le bienheureux Antoine Torriani, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, médecin des corps et des âmes.
15*.        À Orbe, dans la canton de Vaux en Suisse, l’an 1503, la bienheureuse Louise de Savoie, religieuse. Fille du bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, elle épousa Hugues de Chalon et, devenue veuve, elle fit profession religieuse selon la Règle de Sainte Claire réformée par sainte Colette, et vécut dans l’humilité et la fidélité.
16*.        À Derby en Angleterre, l’an 1588, les bienheureux Nicolas Garlick, Robert Ludlam et Richard Simpson, prêtres et martyrs. Sous la reine Élisabeth Ière, après de nombreux travaux apostoliques et de fréquentes entraves, ils furent condamnés à mort à cause de leur sacerdoce et connurent les supplices de la pendaison.
17*.        À Newcastle, sur les bords de la Tine, en 1592, le bienheureux Joseph Lambton, prêtre et martyr. Âgé de vingt-quatre ans, il fut condamné à mort pour son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, et, à travers des tortures atroces, fut démembré, encore vivant.
18.        À Durham, en Angleterre, en 1594, saint Jean Boste, prêtre et martyr, condamné à mort à cause de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière. Devant le juge, il ne cessa de confirmer ses compagnons dans la foi catholique.
19.        À Nam Dinh au Tonkin, l’an 1838, saint Joseph Fernandez, prêtre dominicain et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
20*.        À Naples, en 1854, le bienheureux Modestin de Jésus et Marie (Dominique Mazzarella), prêtre franciscain. Très proche des pauvres et des affligés de toute sorte, il mourut du choléra en assistant les moribonds, au cours d’une épidémie.
21*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyrs : Maria-Pilar de Saint-François Borgia (Jacqueline Martinez Garcia), Thérèse de l’Enfant Jésus (Eusébie Garcia Garcia) et Marie-Ange de Saint-Joseph (Marcienne Voltierra Tordesillas), vierges carmélites, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
22*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, la bienheureuse Marie de la Merci Prat, vierge de la Société Thérésienne, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
23*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Xavier Bordas Piferrer, religieux salésien.

Le 25 juillet.

Fête de saint Jacques, Apôtre. Fils de Zébédée et frère de saint Jean l’Évangéliste, il fut appelé par Jésus au bord du lac de Galilée avec son frère. Il fut témoin, avec Pierre et Jean, de la Transfiguration du Seigneur et aussi de son agonie. Décapité par ordre du roi Hérode Agrippa, aux environs de la Pâque en 42, il fut le premier des Apôtres à recevoir la couronne du martyre.
2.        En Lycie, saint Christophe, martyr au IIIe siècle.
3.        À Barcelone, au début du IVe siècle, saint Cucuphat martyr. Dans la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée et entra victorieux dans le ciel.
4.        À Césarée de Palestine, en 308, les saints Valentine, Théa et Paul, martyrs dans la même persécution sous le préfet Firmilien. La vierge Valentine, menée devant un autel pour y sacrifier, le renversa d’un coup de pied et fut, pour cela, cruellement torturée, puis jetée dans le feu avec la vierge Théa : elle alla ainsi rejoindre son divin époux. Paul, condamné à mort, demanda quelques moments pour prier. Il recommanda à Dieu de tout son cœur d’abord ses concitoyens, puis les juifs et les païens, pour qu’ils reconnaissent la vérité de la foi, ensuite la multitude qui l’entourait, enfin le juge qui l’avait condamné et le bourreau qui devait l’exécuter. Après quoi, il eut la tête tranchée et reçut ainsi la couronne.
5.        À Nicomédie de Bithynie, le trépas de sainte Olympiade, veuve. Encore jeune quand elle perdit son mari, elle passa le reste de sa vie à Constantinople parmi les femmes consacrées à Dieu, venant en aide aux pauvres et entièrement fidèle à saint Jean Chrysostome, jusque dans son exil.
6.        À Trèves en Rhénanie, l’an 596, saint Magnéric, évêque, qui fut le disciple de saint Nizier, son fidèle compagnon en exil et son successeur, avec un zèle égal, dans la charge pastorale.
7*.        À Trèves, commémoraison des saints Béat et Bantus, prêtres, qui, au temps de saint , menèrent la vie érémitique
8*.        À Metz, au VIe siècle, sainte Glossinde, abbesse.
9.        À Cordoue en Andalousie, en 851, saint Théodemir, moine de Carmona et martyr, qui périt, encore jeune, dans la persécution des Maures.
10*.        À Angers, en 1491, le bienheureux Jean Soreth, prêtre de l’Ordre du Carmel, qu’il amena à une plus stricte observance et qu’il enrichit de couvents de moniales.
11*.        À Camerino dans les Marches, en 1583, le bienheureux Pierre Corradini de Mogliano, prêtre franciscain, célèbre par sa prédication de l’Évangile, les exemples de ses vertus et la renommée de ses miracles.
12*. À Salsette en Inde, l’an 1583, les bienheureux martyrs Rodolphe Aquaviva, Alphonse Pacheco, Pierre Berna, Antoine Francisco, prêtres, et François Aranha, religieux, tous de la Compagnie de Jésus, qui furent massacrés par les infidèles parce qu’ils avaient élevé une croix.
13*.        À Bobino dans les Pouilles, en 1762, le bienheureux Antoine Lucci, évêque. Frère mineur conventuel, il se fit remarquer par sa science extraordinaire et fut tellement généreux pour subvenir aux besoins des pauvres qu’il ne pensait pas à ses propres besoins.
14*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Louis Brulard, prêtre, du couvent des Carmes déchaux de Charenton, et martyr. Sous le Révolution française, il fut déporté sur un bateau négrier, détenu dans des conditions inhumaines et y mourut d’une pneumonie, ne pensant qu’au ciel.
15*.        À Madrid, en 1911, sainte Carmen (Marie-Carmen Salles y Barengueras), vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception pour l’éducation des femmes pieuses et incultes. (canonisée le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
16*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : dans la région de Tolède, Pierre du Cœur (Largo Redondo), prêtre, Félix des Cinq Plaies (Ugalde Irurzun) et Benoît de la Vierge “del Villar” (Solano Ruiz), religieux passionistes, fusillés à Urda.
17*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : Frédéric (Charles Rubio Alvarez), prêtre, Prime (Martinez Castillo), Jérôme (Ochoa Urdangarin) et Jean de la Croix (Éloi Delgado Pastor), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués à Talavera de la Reina
18*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Denis Pamplona, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tué à Monzon, près d’Osca en Aragon.
19*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, treize bienheureux martyrs: Deogratias Palacios, Léon Inchausti, Joseph Rada, Julien Moreno, prêtres, et Joseph-Richard Diez, religieux, augustins récollets, arrêtés subitement par la foule à Motril, près de Grenade, et aussitôt fusillés dans la rue.
20.*        Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, la bienheureuse Marie-Thérèse Kowalska, moniale Clarisse capucine et martyre. Arrêtée, sous l’occupation nazie de la Pologne, avec les trente-six sœurs de son couvent, elle fut déportée avec elles, soumise à des conditions de vie sévères, et mourut de tuberculose.

Le 26 juillet.

Mémoire des saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions chrétiennes
2.        Commémoraison de saint Éraste. Trésorier de la ville de Corinthe, il rendit service à l’Apôtre saint Paul.
3.        Au monastère de Saint-Benoît-sur-Po, au pays de Mantoue, en 1016, saint Siméon, moine et ermite.
4*.        À Auch en Aquitaine, l’an 1068, saint Austinde, évêque. Grâce à son action, l’église cathédrale fut construite, les mœurs du peuple redressées, la maison de Dieu édifiée.
5*.        À Vérone, aux confins de la Vénétie, au XIIIe siècle, les bienheureux Évangéliste et Pérégrin, prêtres, ermites de Saint-Augustin.
6*.        À Sassoferrato dans les Marches, en 1250, le bienheureux Hugues des Actes, moine de la Congrégation bénédictine des Silvestrins.
7*.        À San Severino, dans les Marches, au XIVe ou XVe siècle, la bienheureuse Camille Gentili, martyre, tuée par son époux, un homme impie.
8*.        À Gateshead, près de Newcastle, au bord de la Tine, en 1594, le bienheureux Jean Ingrain, prêtre et martyr. Ordonné à Rome, dans la basilique du Latran, il exerça son ministère en Écosse, mais, après avoir franchi la frontière de l’Angleterre, il fut condamné, parce que prêtre, aux supplices de la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière.
9*.        À Durham, en Angleterre, en 1594, le bienheureux Georges Swallowell, martyr, condamné à mort parce qu’il s’était réconcilié avec l’Église catholique. Bien que terrifié à la perspective des supplices et cruellement tourmenté, il demeura ferme dans la foi et accepta pour le Christ la pendaison.
10*.        À Lancaster, en 1600, les bienheureux Édouard Thwing, dominicain, et Robert Nutter, prêtres et martyrs. Après de multiples travaux dans les vignes du Seigneur, ils furent condamnés, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, aux supplices de la pendaison.
11*.        À Londres, en 1641, le bienheureux Guillaume Webster, appelé aussi Ward, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il passa plus de vingt ans de ministère en diverses prisons et, sous le roi Charles Ier, sur mandat du Parlement, il fut une fois de plus arrêté, parce que prêtre, et pendu à la potence de Tyburn.
12*.        À Phu Yen en Annam, l’an 1644, le bienheureux André, martyr. Admis par le Père Alexandre de Rhodes parmi les catéchistes, quand la persécution fut décrétée contre les chrétiens, il fut capturé par des soldats, roué de coups, emprisonné, puis condamné à mort, transpercé de plusieurs coups de lance et décapité, prémices de l’Église sur cette terre.
13*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Marcel Gaucher Labigne de Reignefort et Pierre-Joseph Le Groing de la Romagère, prêtres et martyrs. Le premier, du diocèse de Limoges, le second, de Bourges, furent arrêtés, sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce et déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où ils moururent du scorbut.
14*.        À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Marie-Marguerite Bonnet, (Sœur Saint-Augustin), sacramentine de Bollène, et quatre compagnes, ursulines de Sisteron, vierges et martyres, guillotinées pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.
15.        À Lovere en Lombardie, l’an 1833, sainte Bartholomée Capitanio, vierge. Avec sainte Vincente Gerosa, elle fonda l’Institut des Sœurs de la Charité de Marie enfant, et mourut à l’âge de vingt-six ans, frappée de phtisie, mais plus encore consumée par la charité.
16*.        À Motril près de Grenade, en Espagne, l’an 1936, les bienheureux Vincent Pinilla Ibañez, Augustin Recollet, et Emmanuel Martin Sierra, prêtres et martyrs. Le lendemain du meurtre de cinq autres religieux du même Ordre, ils furent arrachés brutalement de l’église et fusillés.
17*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Titus Brandsma, prêtre carme et martyr. De nationalité hollandaise, il supporta d’un cœur égal, pour la défense de l’Église et de la dignité humaine, toutes sortes de peines et de cruautés, offrant un exemple d’exquise charité envers ses codétenus comme aussi envers ses bourreaux.
18*.        À La Valette dans l’île de Malte, en 1962, le saint Georges Preda, prêtre, qui se donna avec amour à la charge d’enseigner la catéchèse et de former les enfants, et fonda la Société de la Doctrine chrétienne pour témoigner au mieux de la Parole de Dieu dans le peuple. (canonisé le 3 juin 2007 par Benoît XVI)

Le 27 juillet.

  1.       Commémoraison des Sept saints Dormants, vénérés à Éphèse, dont on rapporte qu’après leur martyre, ils reposent en paix en attendant le jour de la résurrection.
    2.        À Nicomédie en Bithynie, vers 305, saint Pantaléon ou Pantalimon, martyr, vénéré en Orient comme un médecin qui exerçait son art gratuitement.
    3*.        À Lons-le-Saunier dans le Jura, au Ve siècle, saint Désiré, qui fut, croit-on, évêque de Besançon.
    4.        L’an 432, saint Celestin Ier. Romain de naissance, il passa quelque temps à Milan auprès de saint Ambroise puis, élu pape, il approuva par ses légats le Concile d’Éphèse qui proclamait la Maternité divine de la Vierge Marie.
    5.        Près d’Antioche de Syrie, en 459, saint Siméon, moine, dont la vie et la sainteté sont admirables ; il vécut de longues années sur une colonne, d’où lui est venu le surnom de Stylite.
    6*.        À Loches, sur la Loire en Touraine, au Ve ou VIe siècle, saint Ours, abbé, père de nombreux monastères, célèbre par son abstinence admirable et bien d’autres vertus. Avec lui est commémoré saint Leubais, son compagnon, qui fut abbé de Sennevières.
    7*.        À Ravenne, vers 532, saint Ecclesius, évêque, qui partagea avec le pape saint Jean Ier les atrocités décidées par le roi Théodoric, mais lui survécut, et amena son Église à une nouvelle splendeur.
    8*.        À Lescar dans le Béarn, au VIe siècle, saint Galactoire, évêque, vénéré comme martyr.
    9.        À Constantinople, en 811, sainte Anthuse, vierge. Fille de l’empereur Constantin Copronyme, elle apporta tous ses soins à aider les pauvres, à racheter les esclaves, à réparer les églises, à construire des monastères, et reçut elle-même, des mains de l’évêque , le voile des vierges.
    10.        À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités.
    11*.        À Ochrida en Bulgarie, au IXe ou Xe siècle, saint Clément, évêque. D’une érudition et d’une connaissance des saintes Écritures remarquables, il porta au peuple bulgare la lumière de la foi. Avec lui sont commémorés les saints évêques Gorazd, Nahum, Sabas et Angelar, qui poursuivirent en Bulgarie l’œuvre missionnaire des saints Cyrille et Méthode.
    12*.        Au monastère de Garsten en Stirie, l’an 1142, le bienheureux Berthold de Rachez, abbé, qui était d’un accès facile pour les pénitents à la recherche de conseils spirituels et pour ceux qui demandaient des secours.
    13*.        À Plaisance en Émilie, l’an 1200, le bienheureux Raymond Palmerio, père de famille, qui, ayant perdu sa femme et ses enfants, fonda un hospice pour accueillir les pauvres.
    14*.        À Faenza, en Émilie, l’an 1280, le bienheureux Nevolone, célèbre pour ses pèlerinages à Compostelle, ses austérités et sa vie d’ermite.
    15*.        À Amelia en Ombrie, vers 1350, la bienheureuse Lucie Bufalari, vierge. Sœur du bienheureux , oblate de Saint-Augustin et supérieure de son couvent, elle fut une religieuse très mortifiée et très zélée pour le service de Dieu.
    16*.        À Stafford en Angleterre, l’an 1588, le bienheureux Robert Sutton, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de son sacerdoce, et pendu.
    17*.        À Beaumaris au pays de Galles, en 1593, le bienheureux Guillaume Davies, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, pour la seule raison de son sacerdoce, et pendu en priant pour le peuple qui l’entourait.
    18*.        À Brescia en Lombardie, l’an 1737, la bienheureuse Marie-Madeleine (Marguerite) Martinengo, abbesse des clarisses capucines, remarquable par ses pratiques d’austérité et d’abstinence.
    19*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, dans le bourg d’Olleria de la région de Valence, le bienheureux martyr Joachim Vilanova Camallonga, prêtre.
    20*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, près de Barcelone, au village de Llisa, le bienheureux martyr Modeste Vegas Vegas, prêtre franciscain conventuel.
    21*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs à Barcelone, Philippe Hernandez Martinez, Zacharie Abadia Buesa et Jacques Ortiz Alzueta, religieux salésiens.
    22*.        Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecin), près de Cracovie en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Marie-Clémence de Jésus Crucifié (Hélène Staszewska), vierge ursuline et martyre. Supérieure de son couvent, elle offrit un refuge dans sa communauté à des jeunes filles juives et à des fugitifs. Déportée, elle mourut au bout de six mois, brisée par les mauvais traitements.
    **.         À Naples, en 1912, la bienheureuse Maria della Passione, religieuse mystique de l’Institut des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l’Eucharistie. (Béatifiée le 14 mai 2006 par Benoît XVI)

Le 28 juillet.

  1.       Commémoraison des saints Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte originaire d’Antioche. Avec Étienne et Philippe, ils formèrent le groupe des Sept, estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, que l’assemblée des disciples choisit et présenta aux Apôtres, et à qui ceux-ci imposèrent les mains pour qu’ils s’appliquent à la tâche de servir les pauvres.
    2.        À Rome en 198 ou 199, saint Victor Ier, pape. Né en Afrique, successeur de saint Éleuthère, il établit que toutes les Églises célèbreraient la Pâque le dimanche qui suit la Pâque juive.
    3.        Commémoraison de nombreux martyrs en Thébaïde. Ils souffrirent durant la persécution de Dèce et de Valérien. Alors que les chrétiens désiraient avec ardeur de périr par l’épée pour le nom du Christ, l’astucieux ennemi imaginait des supplices plus lents, parce qu’il était plus avide de perdre les âmes que les corps.
    4.        À Milet en Carie, entre 308 et 311, saint Acace, martyr sous l’empereur Licinius.
    5.        À Milan, les saints martyrs Nazaire et Celse, dont saint Ambroise retrouva les corps.
    6*        À Troyes, au VIe siècle, saint Camélien, évêque, qui fut le disciple de saint Loup et son successeur.
    7.        À Dol de Bretagne, vers 565, saint Samson, abbé et évêque. Il propagea dans la Domnonée l’Évangile et la discipline monastique que l’abbé saint lui avait enseignés au pays de Galles.
    8*.        En Suède, en 1100, saint Botrid, martyr. Né en Suède, il reçut le baptême en Angleterre et revint dans sa patrie prêcher l’Évangile, mais il fut assassiné sur le littoral par un ancien esclave, qu’il avait affranchi.
    9.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1858, saint Melchior Garcia Sanpedro, évêque, dominicain et martyr. Il fut mené, pour le Christ, dans un cachot très exigu et, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, on lui coupa les membres.
    10        À Madrid, en 1936, saint Pierre Poveda Castroverde, prêtre et martyr. Fondateur de l’Institut thérésien destiné à répandre l’éducation chrétienne, il paya de son sang la foi qui l’animait, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*.        En 1936, en Espagne, le bienheureux martyr Emmanuel Segura, prêtre, et David Carlos, religieux, tous deux de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tués ensemble à Goben dans la région de Saragosse –
    12.        En Espagne, Saint Jaques Hilaarii Barbal Cosan, religieux martyr.(décédé le 18 janvier)
    13*.        En 1936, en Espagne, les bienheureux martyrs Joseph Casello Moncho et Joseph Castell Camps, prêtres salésiens, fusillés à Barcelone.
    14*.        À Bharananganam au Kérala, en Inde, l’an 1946, sainte Alphonse de l’Immaculée Conception (Anne Muttathupadathu), vierge. Pour fuir le mariage qu’on voulait lui imposer, elle mit son pied dans le feu et, admise parmi les Clarisses de Malabar, elle offrit à Dieu une vie presque toujours souffrante. (canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI).

Le 29 juillet.

Mémoire de sainte Marthe, qui reçut le Seigneur Jésus dans sa maison de Béthanie, non loin de Jérusalem, et après la mort de son frère Lazare, dit à Jésus : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”.
2.        Commémoraison des saints Lazare et Marie. Quand Lazare, frère de sainte Marthe, mourut, le Seigneur le pleura et le ressuscita. Tandis que Marthe était accaparée par les multiples occupations du service, Marie sa sœur, se tenait assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole.
3.        À Gangres en Paphlagonie, saint Callinique, martyr.
4.        À Rome, sur la voie de Porto, au troisième mille, dans le cimetière qui porte son nom, saint Félix, martyr.
5.        À Rome, sur la voie de Porto, dans le cimetière de Générosa, les saints martyrs Simplice, Faustin, Viatrix et Rufus.
6.        À Troyes, vers 478, saint Loup, évêque. Avec saint Germain d’Auxerre, il se rendit en Grande-Bretagne pour y combattre l’hérésie pélagienne ; par sa prière, il défendit sa ville de la fureur d’Attila et, après cinquante-deux ans de ministère épiscopal, il s’endormit dans le Seigneur.
7.        À Orléans, au Ve siècle, saint Prosper, évêque.
8.        À Nidaros en Norvège, l’an 1030, saint Olav, roi, martyr. Il propagea dans son royaume la foi chrétienne qu’il avait reçue en Angleterre et combattit avec vigueur l’idolâtrie, mais son action provoqua des oppositions et, à la fin, il périt dans un combat mené par ses ennemis.
9*.        À Rome, près de saint Pierre, en 1099, le bienheureux Urbain II, pape, qui défendit la liberté de l’Église contre les empiètements des laïcs, combattit les simoniaques et les clercs dépravés et, au Concile de Clermont, exhorta les soldats chrétiens à prendre la croix pour délivrer le tombeau du Seigneur et leurs frères de Palestine opprimés par les infidèles.
10.        À Saint-Brieuc, en 1234, saint Guillaume Pinchon, évêque, qui se dépensa pour la construction de la cathédrale. D’une bonté et d’une simplicité remarquables, il montra aussi une force d’âme sans peur devant les vexations graves et l’exil qu’il subit pour la défense de son peuple et des droits de l’Église.
11*.        À Omura au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Louis Bertran, prêtre, Mancius de la Sainte-Croix et Pierre de Sainte-Marie, religieux dominicains, qui furent jetés dans le feu pour le Christ.
12*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre eudiste et martyr. Sous la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté et détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où il mourut au bout de quelques mois.
13.        À Qingyan, dans la province chinoise de Guizhou, en 1861, les saints martyrs Joseph Zhang Wenlan et Paul ChenChangpin, séminaristes, Jean-Baptiste Lou Tingyin, administrateur du séminaire, et Marthe Wang Louzhi, veuve. Détenus dans un cachot humide et chaud, ils subirent des tortures atroces et finalement furent décapités pour la foi du Christ.
14*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Esplugues, près de Barcelone le bienheureux martyr Jean-Baptiste Egozcuezabal Aldaz, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu
15*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936 à Calanda, près de Terruel, le bienheureux martyr Lucius Martinez Mancebo, prêtre dominicain.
16*        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Valence, le bienheureux martyr Joseph de Calasanz Marqués, prêtre salésien.

Le 30 juillet.

Mémoire de saint Pierre, surnommé Chrysologue (‘Parole d’or’), évêque de Ravenne et docteur de l’Église. Doté du nom de l’Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu’il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu’il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii [Imola] en Émilie.
2.        À Rome, au cimetière de Pontien, sur la voie de Porto, les saints Abdon et Sennen, martyrs.
3.        À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d’offrir de l’encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.
4.        À Thuburbo de Lucernaria, en Afrique, l’an 304, les saintes Maxime, Donatille et Secunde, vierges et martyres. Lors de la persécution de Dioclétien et de Maximien, les deux premières repoussèrent sans crainte l’ordre de l’empereur de sacrifier aux idoles et, en vertu d’une sentence du proconsul Anulinus, elles furent, avec une jeune fille, Secunde, d’abord livrées aux bêtes, ensuite égorgées par l’épée.
5.        À Auxerre, au début du Ve siècle, saint Ours, évêque.
6*.        À Ghistelles en Flandre, vers 1070, sainte Godelieve, martyre. Donnée en mariage au seigneur du lieu, elle eut beaucoup à souffrir de son mari et de sa belle-mère, et fut enfin étranglée par deux valets.
7*        À Caleruega en Vieille Castille, commémoraison du bienheureux Mannes Guzman, prêtre, vers 1225. Frère de saint , il l’aida à répandre l’Ordre des Prêcheurs et le conseilla avec prudence pour les moniales de l’Ordre.
8*.        À Londres, en 1540, les bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone et Thomas Abel, prêtres et martyrs. Docteurs en théologie, ils s’opposèrent au roi Henri VIII dans l’affaire de son divorce et demeurèrent sans faille dans la fidélité à l’évêque de Rome. À cause de cela, après avoir été internés à la Tour de Londres, ils furent accusés de haute trahison et condamnés à être pendus à Smithfield.
9.        À Daying, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Yuan Gengyin, martyr. Il tenait un comptoir sur le marché du village, quand fit irruption la troupe de la secte de Yihetuan, et il fut massacré en haine du nom chrétien.
10*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936 à Calafell, près de Tarragone, le bienheureux martyr Braulion-Marie (Paul Corres Diaz de Cerio), prêtre.
11*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, Castelseras, près de Teruel, les bienheureux martyrs : Joseph-Marie Muro Sanmiguel, prêtre, Joachim Prats Baltueña, religieux, tous deux dominicains, et Zosime Izquierdo Gil, prêtre diocésain
12*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, à Barcelone, le bienheureux martyr Serge Cid Pezo, prêtre salésien.
13.        À Padoue en Vénétie, l’an 1943, saint Léopold de Castelnuovo (Bogdan Mandic), prêtre capucin, qui montra un zèle ardent pour l’unité des chrétiens et consacra toute sa vie au ministère de la réconciliation
14*.        À Guadalajara au Mexique, en 1949, la bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée (Vincente Chavez Orozco) vierge, fondatrice de l’Institut des Servantes des Pauvres. D’une confiance totale en Dieu seul et dans le secours de sa Providence, elle donna un beau témoignage de bonté et d’attention aux affligés et aux pauvres.
15.        À Guadalajara au Mexique, en 1959, bienheureuse Marie de Jésus du Saint-Sacrement (Marie Venegas de la Torre), vierge, qui passa cinquante-quatre ans à soigner les malades dans un petit hospice pour les pauvres, où elle fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur.

Le 31 juillet.

Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre. Né à Guipuzcoa, au Pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée. Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus. Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande gloire de Dieu.
2.        À Milan, à la fin du IIe siècle, saint Calimère, évêque.
3.        À Synade en Phrygie, au IIIe siècle, les saints martyrs Démocrite, Second et Denis.
4.        À Césarée de Maurétanie (Cherchell), en 303 ou 304, saint Fabius, martyr. À l’occasion de l’assemblée de toute la province, il fut désigné pour porter les enseignes militaires dans un défilé. Il refusa, fut mis en prison, puis, comme il persistait dans la confession du Christ, il fut condamné par le juge à la peine de mort et décapité.
5.        À Rome, sur la voie Latine, au IVe siècle, saint Tertullin, martyr
6.        À Ravenne en Émilie, en 448, le trépas de saint Germain, évêque d’Auxerre. Par deux fois, il défendit la foi des Bretons de l’hérésie pélagienne et, venu à Ravenne pour plaider la paix en faveur les habitants de l’Armorique, il fut reçu, avec beaucoup d’honneurs, par l’impératrice Galla Placidia et son fils Valentinien III, et c’est de là qu’il monta au royaume du ciel.
7.        Près de Forum Cornelii [Imola], en Émilie, en 450, le trépas de saint , évêque de Ravenne, dont la mémoire se célèbre la veille.
8.        À Gothane en Suède, vers 1160, sainte Hélène de Skövde, veuve, qui fut assassinée sous un faux prétexte de vendetta après un pèlerinage à Jérusalem et fut considérée comme martyre.
9*.        À Acquapendente en Toscane, en 1307, le trépas du bienheureux Jean Colombini. Riche marchand drapier de Sienne, il se convertit à la pauvreté, s’adjoignit des disciples dans l’Ordre des Jésuates, les voulant pauvres du Christ et époux de dame Pauvreté.
10*.        À Londres, en 1584, le bienheureux Évrard Hanse, prêtre et martyr. Ancien pasteur de l’Église anglicane, du jour où il fit profession de foi catholique, il la garda fidèlement, la propagea parmi ses compatriotes et, sous la reine Élisabeth Ière, en témoigna glorieusement en subissant le martyre par pendaison à Tyburn.
11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier, dans des conditions inhumaines, et y mourut de tuberculose.
12.        À Cay Met, près de Saïgon en Cochinchine, l’an 1859, les saints martyrs Pierre Doan Công Quy, prêtre, et Emmanuel Phung. Après environ sept mois passés en prison, ils furent décapités pour le Christ sous l’empereur Tu Duc.
13.        Dans le val d’Alighede en Éthiopie, l’an 1860, saint Justin de Jacobis, évêque, de la Congrégation de la Mission. Premier vicaire apostolique d’Abyssinie, doux et plein de charité, il se donna à l’apostolat missionnaire et à la formation d’un clergé indigène. Arrêté, relaxé, ré-emprisonné, exilé, il connut la soif et la faim et mourut épuisé dans le désert.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Denis Vincente Ramos, prêtre, et François Remon Jativa, religieux, tous deux franciscains conventuels, à Granollera, près de Barcelone
15*.        Bienheureux Jacques Buch Canals, religieux salésien martyr
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Michel Ozieblowski, prêtre de Varsovie et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté, parce que prêtre, et succomba aux mauvais traitements.
17*.        À Kalisz en Pologne, l’an 1944, le bienheureux François Stryjas, martyr. Beaucoup de prêtres ayant été emprisonnés ou déportés par le régime nazi, il se mit à enseigner la foi aux enfants des paroisses voisines. Arrêté par la Gestapo, il succomba en prison après dix jours d’interrogatoires et de tortures.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

 

“Malheur à moi si je ne n’annonçais pas l’Évangile !”

Lire l’évangile du dimanche XV (Mc 6,7-13)

« Jésus appela les Douze et Il commença à les envoyer en mission », c’est le début du texte de notre évangile dans ce dimanche. Nous sommes habitués à parler de douze apôtres, mais le premier aspect à remarquer c’est que l’évangéliste saint Marc parle de « Douze » seulement sans y ajouter le mot « apôtres ». En effet, le texte du lectionnaire (ce livre qui contient toutes les lectures de l’année liturgique) mentionne ce mot Douze, avec majuscule, il s’agit pas d’un adjectif, c’est un nom.

Et encore plus, dans le même évangile de saint Marc, trois chapitres auparavant (3, 16) il est écrit que « Jésus établit les douze, et il donne la liste des noms, commençant par saint Pierre. Il est intéressant de savoir que le verbe dans la langue grecque ne signifie pas « établir », il est encore plus profond, plus essentiel, le texte en grec dit : « Jésus créa (a fait) les douze » pour dire que Notre Seigneur faisait quelque chose de nouveau dans le monde.

A ces « Douze » Jésus avait donné le nom d’ « apôtres » selon saint Luc (Lc 6,13), c’est un mot d’origine grecque : « apostollo » : envoyé, du verbe « apostéllo », envoyer ; comme dans l’évangile d’aujourd’hui, « Il les envoie ». Mais ce verbe « apostéllo » ne s’utilise que dans le cas d’un envoi spécial ; ce n’est pas de l’envoi d’une lettre ou d’un colis. La Bible utilise le verbe « apostéllo », lorsqu’elle parle d’un prophète, à qui Dieu donne autorité et  qu’il envoie prêcher au peuple.

C’est précisément la mission que Jésus donne aux Douze aujourd’hui, c’est une mission qui implique la prédication et les gestes concrets. Le pape Benoît dit que les Douze ne peuvent pas se contenter de prêcher la conversion : « la prédication doit être accompagnée, selon les instructions et l’exemple donnés par Jésus, par le soin des malades. Soin des malades, à la fois corporel et spirituel. Il parle des guérisons concrètes des maladies, il parle aussi de chasser les démons, c’est-à-dire de purifier l’esprit humain, nettoyer, nettoyer les yeux de l’âme qui sont obscurcis par les idéologies, raison pour laquelle ils ne peuvent pas voir Dieu, ils ne peuvent pas voir la vérité ni la justice. Cette double guérison corporelle et spirituelle est toujours le mandat des disciples du Christ. La mission apostolique doit donc toujours comporter les deux aspects de prédication de la parole de Dieu et de manifestation de sa bonté à travers des gestes de charité, de service et de dévouement » (Homélie. 15-07-2012).

Nous ne devons pas nous tromper et dire que cette mission d’annoncer l’évangile était limitée aux apôtres, ou bien qu’elle reste obligatoire pour leurs successeurs, les évêques et les prêtres. Nous sommes tous missionnaires et apôtres, en tant que baptisés : « Toute l’Église est apostolique (dit le catéchisme de l’Eglise), en tant qu’elle est ” envoyée ” dans le monde entier ; tous les membres de l’Église, toutefois de diverses manières, ont part à cet envoi. La vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l’apostolat. On appelle ” apostolat ” toute activité du Corps mystique qui tend à étendre le règne du Christ à toute la terre ».

Alors, la mission des apôtres, qui est ensuite passée à l’Eglise, c’est essentiellement d’annoncer la conversion (tout d’abord) et la bonne nouvelle : l’annonce et la transmission de l’Évangile. Cet Évangile qui est « puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui est devenue croyant » (Rm 1, 16). Nous pouvons appeler cela le fait d’ « évangéliser » : cela ne signifie pas seulement enseigner une doctrine mais plutôt annoncer Jésus Christ par la parole et par les actes, c’est-à-dire se faire (chacun de nous) instrument de sa présence et de son action dans le monde.

« Toute personne a le droit d’entendre la “Bonne Nouvelle” de Dieu, qui se fait connaître et qui se donne dans le Christ, afin de réaliser pleinement sa vocation » disait saint Jean Paul II. Il s’agit d’un droit (une liberté) conféré par le Seigneur lui-même à toute personne, pour que tous, hommes ou femmes puissent affirmer avec saint Paul : Jésus Christ « m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). À ce droit correspond un devoir, celui d’évangéliser : ” En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas mon motif d’orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi : malheur à moi si je ne n’annonçais pas l’Évangile !” (1 Co 9,16 ; cf. Rm 10, 14). On comprend alors que toute activité de l’Église a de soi une dimension essentielle d’évangélisation et qu’elle ne doit jamais être séparée de l’engagement qui consiste à aider tous les hommes à rencontrer le Christ dans la foi, ce qui est le premier objectif de l’évangélisation : ” Le fait social et l’Évangile sont tout simplement indissociables. Là où nous n’apportons aux hommes que des connaissances, le savoir-faire, des capacités techniques et des instruments, nous apportons trop peu” a dit aussi le pape Benoît, car il manquerait l’essentiel, c’est-à-dire l’évangile. »

Mais il existe actuellement une opinion et elle est très répandue qui dit que « toute tentative de convaincre d’autres personnes sur des questions religieuses est souvent perçue comme une entrave (une limitation) à la liberté. Qu’il serait seulement licite d’exposer ses idées et d’inviter les personnes à agir selon leur conscience, sans favoriser leur conversion au Christ et à la foi catholique : on affirme qu’il suffit d’aider les hommes à être plus hommes, ou plus fidèles à leur religion, ou encore qu’il suffit de former des communautés capables d’œuvrer pour la justice, la liberté, la paix, la solidarité. En outre, certains soutiennent qu’on ne devrait pas annoncer le Christ à celui qui ne le connaît pas, ni favoriser son adhésion à l’Église, puisqu’il serait possible d’être sauvé même sans une connaissance explicite du Christ et sans une incorporation formelle à l’Église.

Comme une grande réponse et contre cette opinion, nous avons tout d’abord les paroles du même Jésus : « La vie éternelle c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17, 3).

En effet, Dieu a donné aux hommes l’intelligence et la volonté, pour qu’ils puissent le chercher librement, le connaître et l’aimer. En plus, il est le propre de notre nature de chercher le bien et la vérité. C’est en particulier le cas de la vérité salvifique, qui n’est pas seulement objet de la pensée mais un événement qui mobilise toute la personne – intelligence, volonté, sentiments, activité et projets – lorsqu’elle adhère au Christ. Nous ne pouvons pas oublier aussi qu’au cœur de cette recherche du bien et de la vérité, l’Esprit Saint est déjà à l’œuvre, et c’est Lui le premier qui nous attire vers la grâce.

Alors, il se trompe celui qui pense que, dans la recherche de la vérité, il peut se fier uniquement à ses propres forces, sans connaître le besoin que chacun a de l’aide d’autrui.

Le Concile Vatican II nous enseigne aussi : « La vérité doit être cherchée selon la manière qui est propre à la dignité de la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une voie de libre recherche, avec l’aide du magistère, c’est-à-dire de l’enseignement, de l’échange et du dialogue grâce auxquels les uns exposent aux autres la vérité qu’ils ont trouvée, ou qu’ils pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la recherche de la vérité » (Dignitatis humanae 3). La vérité ne s’impose pas par d’autres moyens mais par elle seule ! la vérité ne peut arriver qu’à travers elle-même, la propre lumière. Mais, nous avons besoin de la vérité car nous ne connaissons pas les véritables valeurs ; sans vérité nous sommes aveugles dans le monde, nous n’avons pas de voie.

C’est pourquoi faire appel de manière honnête à l’intelligence et à la liberté d’une personne pour qu’elle rencontre le Christ et son Évangile n’est pas une ingérence indue à son égard, ce n’est pas une attaque contre la liberté de la personne, mais plutôt un don légitime et un service qui peuvent rendre plus fécondes les relations entre les hommes.

Mais, nous devons savoir en plus, que le faire de proposer à d’autres la connaissance du Christ répond aussi à une autre réalité anthropologique importante : le désir propre à l’homme de faire participer les autres à ses biens. La Vérité qui sauve la vie enflamme le cœur de celui qui la reçoit par l’amour pour le prochain, qui pousse la liberté à redonner ce que l’on a reçu gratuitement.

Il est important de remarquer en même temps que même si les non-chrétiens peuvent se sauver au moyen de la grâce que Dieu donne par des voies connues de Lui, l’Église ne peut pas ne pas tenir compte du fait qu’en ce monde, il leur manque un très grand bien : connaître le vrai visage de Dieu et l’amitié avec Jésus Christ, Dieu avec nous. En effet, « il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Évangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de Le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui » (Benoît XVI, homélie lors de la Messe inaugurale de son Pontificat, 24 avril 2005). Pour tout homme, la révélation des vérités fondamentales sur Dieu, sur soi-même et sur le monde est un grand bien; par contre, vivre dans l’obscurité, sans la vérité sur les questions ultimes, est un mal, souvent à l’origine de souffrances et d’esclavages parfois dramatiques.

Mais, pour faire connaître le Christ, il est essentiel de Le connaître pleinement nous-mêmes, de devenir une image du Christ (christianus = alter christus) ; nous avons connu la vérité, mais nous devons vivre selon cette vérité. On ne peut pas dire que notre conversion s’est passée une fois ; au contraire, on se convertit en effet chaque jour. La conversion (metanoia), désigne un changement de mentalité et d’action, expression de la vie nouvelle dans le Christ, proclamée par la foi : il s’agit d’un renouvellement constant de pensée et d’actions en vue d’une identification plus intense avec le Christ (cf. Ga 2, 20), à laquelle sont appelés avant tout les baptisés. Je ne peux pas continuer à vivre de la manière dont je vivais avant de connaître le Christ, sans renoncer au péché, sans renoncer au mal.

N’oublions jamais ce grand principe de notre mission dans ce monde, nous devons annoncer le Christ, avec notre vie d’abord, avec les paroles lorsque Dieu nous demandera de le faire. Sachons aussi que la plénitude du don de la vérité que Dieu fait en se révélant à l’homme respecte la liberté qu’il a lui-même créée, comme trait indélébile de la nature humaine : cette liberté n’est pas indifférence, mais tension vers le bien. L’homme est pleinement libre, lorsqu’il trouve la Vérité tout entière et le Bien en absolu, qui est Dieu.

Demandons à la très Sainte Vierge la grâce d’annoncer avec courage l’évangile avec nos paroles et nos actes.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné