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Il vit, et il crut!

La résurrection du Christ a changé l’histoire des peuples. Sa vie est ses œuvres, sa résurrection ont changé l’histoire. Le Christ est le sujet le plus abordé, soit de façon positive, soit de façon négative. De certaine façon, on ne peut pas être impartial, ou bien nous sommes avec le Christ ou nous sommes contre le Christ.

De ce grand mystère de la résurrection nous allons parler tout d’abord de la résurrection comme un fait historique, après la résurrection comme objet de la foi, et finalement, comment nous devons vivre ce mystère.

La résurrection est un fait historique :

Il y a des sources non chrétiennes :

Tacite (55-120), dans son traité « Les Annales », vers les années 115, décrit le grand incendie de Rome pendant le règne de l’empereur Néron. Il déclare : « Néron fit de ceux que le peuple a appelés Chrétiens, des boucs émissaires et les soumit aux tortures les plus raffinées… Leur nom vient de Christ qui, pendant le règne de Tibère, avait été exécuté par le procurateur Ponce Pilate » (Annales 15. 44).

Flavius Josèphe, (37-110 ap JC), historien juif du Ier Siècle dit : « Jésus, un homme sage … un maître d’hommes dont ces derniers reçoivent la vérité avec plaisir. Il avait attiré à lui, beaucoup de juifs et beaucoup de païens … quand Pilate, sur la suggestion des hommes principaux parmi nous, l’avait condamné à la croix, ceux qui l’ont aimé depuis le début ne l’ont pas abandonné ; parce qu’il leur est apparu vivant le troisième jour. (Et voilà) La tribu des chrétiens, ainsi appelée à cause de lui. (Josephus, Antiquités 18.3.3. )

Mais, les évangiles sont des sources historiques :

Même s’il y a beaucoup des personnes qui nient cela, les évangiles sont des sources historiques, par exemple : au moment où ils racontent la coutume de l’époque : La façon de semer, la façon de travailler, la manière de chercher de l’eau.  Lorsqu’ils décrivent les différentes sectes religieuses, les pharisiens, sadducéens, les hérodiens. Les différents gouverneurs, la manière de punir, la croix…

On voit aussi que les évangiles ne recherchent pas de nous convaincre de la résurrection. Saint Marc, dont l’évangile est lu cette année dans la liturgie, est plus étendu, plus large au moment où il parle de la passion, que lorsqu’il parle de la résurrection. Pour la passion on a 2 chapitres avec 119 versets. Pour la résurrection on a 1 chapitre avec 20 versets[1], Saint Marc écrit donc 99 versets de plus quand il parle de la passion. Semble-t-il qu’il n’est pas intéressé à nous faire croire un fait, parce que pour lui et pour ses contemporains, cela est évident.

Les ennemis de Jésus : Ils sont les seuls à penser à la résurrection juste après la passion.  Ce sont eux qui demandent une garde à Pilate pour garder le sépulcre : Les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : “Trois jours après, je ressusciterai… Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » (Mt 27, 62 ss) (Les disciples n’ont pas par contre cru à la résurrection tout de suite après la passion…)

Au moment où le tremblement de terre se produit et le Corps de Jésus disparait, les soldats font leur rapport et les juifs leur répondent : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »

Mais, les disciples de Jésus étaient encore trop effrayés pour penser à voler le corps de Jésus, car Saint Jean nous dit « Le soir venu, en ce premier jour de la semaine… les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs » (Jn 19, 20) C’est la même crainte qu’ils ont manifesté le jeudi Saint au moment où ils ont abandonné leur maître.

On peut même examiner l’affirmation de Juifs : « Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” » Mgr. Fulton Sheen dit : « Les soldats dorment, s’ils dorment ils ne pouvaient pas donc voir qui était le voleur. »

Une fois que les disciples voient le Christ ressuscité, on voit comment après ils proclament ouvertement la passion et la résurrection du Christ : « Les pharisiens (les chefs du peuple) leur interdisent de faire cela mais ils continuent à le proclamer. C’est pour cela que les pharisiens leur disent une fois encore : ‘Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme !’ En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : ‘Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.  Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.’ » (Actes 5, 28ss.) On voit pourtant que les pharisiens ne disent pas : « le Christ n’est pas mort ou il n’est pas ressuscité»… Ils interdisent simplement la prédication.

Saint Paul aux corinthiens

Un cas qui nous fait voir la certitude la résurrection c’est la lettre aux corinthiens. Le contexte est que quelques corinthiens disaient : «il n’y a  pas résurrection de mort » Paul leur répond : Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité… Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis ». (1 cor 15, 12). Saint Paul se sert de la certitude de la résurrection du Christ pour affirmer avec certitude notre résurrection future.

Nous voudrions finir ce premier mot en disant : Le Christ est mort sur la croix. Son corps n’est plus là. On ne peut pas croire non plus au mensonge qu’une personne endormie puisse voir qui est le voleur. Donc les disciples n’ont pas volé le corps. Alors,  qu’est-ce que s’est passé ?

C’est pour cela qu’il est logique croire en la résurrection.

  1. La foi en la résurrection :

La foi est en elle-même est un sujet très large, la foi comme l’acte de foi, soit intérieur soit extérieur, la foi comme vertu, la foi comme don de Dieu. Ce que nous dirons de la foi aura toujours le but d’approfondir le mystère de la résurrection.

La lettre aux hébreux nous dit que : « La foi est un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11, 1)

Nous avons écouté tout à l’heure l’évangile de Saint Jean : Les disciples écoutent l’histoire des femmes, les deux disciples courent, Jean arrive le premier mais il n’entre pas. Pierre arrive et entre au tombeau, et l’évangile nous dit : « C’est alors qu’entra l’autre disciple (Jean), lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Qu’est-ce qu’il a vu ? Il a vu ce que Pierre a aussi vu : « il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. »  Il crut en la résurrection. Car « La foi est un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. »

On connait bien l’histoire, le dimanche de pâque, Thomas n’est pas avec les disciples au cénacle.  Après, lorsqu’il sera informé, l’apôtre ne voudra pas croire à ses compagnons. Le dimanche suivant, Jésus apparait au cénacle encore une fois et dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Alors, est-ce que Thomas a vu Dieu lui-même ? Non, il est en face de Jésus ressuscité, il voit un corps avec les marques de la croix et il le proclame « Seigneur et Dieu ».

« La foi est un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. »

La lettre aux hébreux dit aussi : « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère » (Hébreux 11,1)

Nous avons l’exemple de Marie Madeleine : Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs… elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.  “Jésus lui dit… « Marie ! »… S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » et elle se jette vers Jésus… Jésus reprend : « Ne me retiens pas… »”.

C’est ça qu’on fait par la foi, en quelque sorte on touche, on possède l’objet de la foi : une façon de posséder ce que l’on espère »

On voit comme la résurrection nous fait mieux comprendre l’ensemble de la révélation. On connait le passage des disciples d’Emaus, ces deux disciples qui quittaient Jérusalem tous tristes, et Jésus devient leur compagnon de voyage (Lc. 24, 13-35).

Jésus va leur expliquer les écritures: “Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. » Et ils se disaient après : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »”

La résurrection du Christ nous laisse voir, nous permet de comprendre d’une meilleure façon, la révélation toute entière.

Nous avons aussi le cas de Saint Pierre, en l’apparition à saint Pierre nous voyons que la résurrection nous aide à comprendre nos péchés et nos faiblesses.

L’apparition dont nous parlons est présentée dans l’évangile de Saint Jean (21, 15-19). Il nous dit que le Christ est apparu en Galilée, Il était à la berge du lac et les disciples faisaient la pêche. Ils reconnaissent Jésus, ils font une pêche miraculeuse, ils mangent ensemble, et après Jésus parle avec Pierre en disant :

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit cela une deuxième fois… et pour la troisième fois… Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.

Nos péchés ne disparaissent pas dans l’histoire (En le sens que nous les avons commis et c’est une réalité que nous devons reconnaître, nous sommes pécheurs) ils deviennent[2] une cause par laquelle nous sommes ‘obligés’ d’aimer Dieu. Saint Pierre devient triste, peiné, parce que Jésus lui rappelle son péché, mais il se confie à la miséricorde de Dieu qui est plus fort que la mort, plus grande que nos péchés.

En certaine manière la résurrection est le sceau de la révélation, ce qui donne unité,   « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine aussi est votre foi. »

  1. Vivre comme ressuscités :

D’abord, le baptême : Par le baptême nous sommes morts avec le Christ et nous sommes ressuscités avec le Christ.

Col 3,1-2 : Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez (Vivez !) les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.

Nous faisons partie d’un corps ressuscité, du corps mystique du Christ. Notre façon de vivre, notre manière de penser, de parler, agir, d’omettre, doivent manifester le mystère de la résurrection.  « Le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint ». On sait bien que la joie éternelle ne peut pas être donnée par aucune créature.

Mais aussi nous avons le devoir de la proclamer :

Au matin des pâques, les femmes ont reçu le message de la résurrection mais tout de suite elles reçoivent le devoir de proclamer aux disciples le mystère de la résurrection:

« L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire » (Mt 28, 5).  C’est un commandement pour toute l’Église :

Saint Marc, Saint Matthieu, Saint Luc et Saint Jean. Mt 28, 18 : Jésus (Ressuscité) s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.  Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit »

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

[1]Il y a de manuscrits que seulement nous transmettent 12 versés, évidement les 20 versés sont canoniques.

[2]Is 1, 18 « Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine.»

MARTYROLOGE DU 01 au 10 avril

Le 1er avril

1. À Rome, commémoraison de saint Venance, évêque, et d’autres martyrs de Dalmatie et d’Istrie : Anastase, Maure, Paulinien, Telius, Astèrius, Septimius, Antiochien et Gaïen, que l’Église honore d’une commune louange.
2. À Thessalonique en Macédoine, les saintes Agapè et Chionia, vierges et martyres. En 305, sous l’empereur Dioclétien, parce qu’elles refusaient de manger des viandes sacrifiées aux idoles, elles furent condamnées à être brûlées vives par le gouverneur Ducétius.
3. En Palestine, sainte Marie l’Égyptienne. Selon la tradition, Marie, célèbre pécheresse d’Alexandrie, se repentit à Jérusalem, à la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et mena, dès lors, au-delà du Jourdain, une vie solitaire et pénitente.
4. À Leuconay près d’Amiens, au VIIe siècle, saint Valéry, prêtre, qui attira un grand nombre de disciples à la vie érémitique.
5. À Ardpatrick, dans le Munster en Irlande, l’an 1129, le trépas de saint Celse, évêque d’Armagh, qui fit grandement progresser la restauration de l’Église dans ce pays.
6. À Grenoble, en 1132, saint Hugues, évêque, qui travailla à réformer les mœurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l’exemple, pendant près de cinquante ans.
7*. Au monastère cistercien de Bonnevaux dans le Dauphiné, en 1194, le bienheureux Hugues, abbé, neveu du précédent, qui, à force de charité et de prudence, réconcilia le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Ier.
8*. À Caithness en Écosse, vers 1245, saint Gilbert, évêque, qui construisit sa cathédrale à Dornoch, ainsi que plusieurs hospices pour les pauvres ; et, en mourant, recommanda ce qu’il avait observé lui-même toute sa vie, c’est-à-dire : ne faire tort à personne, supporter avec patience les châtiments divins et n’être cause de scandale pour personne.
9*. À York en Angleterre, l’an 1598, le bienheureux Jean Bretton, martyr. Père de famille, il fut plusieurs fois réprimandé, sous la reine Élisabeth Ière, pour sa fidélité constante à l’Église romaine et enfin, accusé faussement de trahison, il mourut étranglé.
10*. À Brescia en Lombardie, l’an 1848, le bienheureux Louis Pavoni, prêtre, qui donna tous ses soins à la formation des jeunes les plus pauvres, en cherchant à leur inculquer la morale et à les orienter vers des métiers. Il fonda aussi la Congrégation des Fils de Marie Immaculée.

Le 2 avril

1. Mémoire de saint François de Paule, ermite. Fondateur de l’Ordre des Minimes en Calabre, il prescrivit à ses disciples de vivre d’aumônes, de n’avoir rien en propre, de ne pas toucher d’argent et de ne manger que des aliments permis pendant le carême. Appelé en France par le roi Louis XI, qu’il assista à ses derniers moments, il mourut en 1507, à Plessis-lès-Tours, illustre par l’austérité de sa vie.
2. À Césarée de Palestine, en 306, saint Apphien, martyr. Sous l’empereur Maximin Daia, les habitants étaient contraints de sacrifier aux dieux. Intrépide, Apphien arriva jusqu’au préfet Urbain et lui saisit le bras droit, l’obligeant à interrompre le rite. Les soldats lui enveloppèrent les pieds dans un linge imbibé d’huile, auquel ils mirent le feu, puis le jetèrent, encore vivant, dans la mer.
3. Dans la même ville, en 307, la passion de sainte Théodora, vierge de Tyr. Pendant la même persécution, elle salua publiquement les confesseurs de la foi debout devant le tribunal et les pria de se souvenir d’elle devant le Seigneur. Les soldats l’arrêtèrent et la menèrent devant le préfet Urbain. Sur son ordre, elle eut le corps déchiré, puis fut jetée à la mer.
4. À Côme en Ligurie, l’an 461, saint Abondius, évêque, qui fut envoyé en mission à Constantinople par le pape saint Léon le Grand et y défendit avec zèle la foi orthodoxe.
5. À Capoue en Campanie, l’an 554, saint Victor, évêque, remarquable par son savoir et sa sainteté.
6. À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque. Bien disposé pour les pauvres, bienveillant pour les simples ; il donna à son Église une règle à observer pour le chant des psaumes.
7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, l’an 629, saint Eustase, abbé, disciple de saint Colomban et père de six cents moines.
8. À Chelmsford en Angleterre, l’an 1582, saint Jean Paine, prêtre et martyr. Passé de l’Église anglicane à la communion catholique et ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans l’Essex sous les apparences d’un domestique. Au temps de reine Élisabeth Ière, sous l’accusation fausse de trahison, en réalité à cause de son sacerdoce, il fut livré aux supplices du gibet.
9*. À Tumhom, village de l’île de Guam en Océanie, l’an 1672, les bienheureux martyrs Didace-Louis de San Vitores, prêtre de la Compagnie de Jésus, et saint Pierre Calungsod, catéchiste, qui furent massacrés sauvagement en haine de la foi par quelques apostats et des indigènes païens, et précipités dans la mer. (canonisé le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
10*. À Monteluco en Ombrie, l’an 1815, le bienheureux Léopold de Gaiche, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fonda à cet endroit des lieux de retraites sacrées.
11. À Xuong Diên au Tonkin, en 1839, saint Dominique Tuoc, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, sous l’empereur Minh Mang.
12*. À Padoue en Vénétie, l’an 1860, la bienheureuse Élisabeth Vendramini, vierge, qui dépensa sa vie pour les pauvres et, après avoir surmonté de nombreuses adversités, fonda l’Institut des Sœurs Élisabéthines du Tiers-Ordre de Saint-François.
13*. À Vic en Catalogne, l’an 1875, saint François Coll, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, fondateur des Sœurs dominicaines de l’Annonciation. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
14*. À Györ en Hongrie, l’an 1945, le bienheureux Guillaume Apor, évêque et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il ouvrit sa maison à environ trois cents réfugiés, et le soir du vendredi de la Passion du Seigneur, en prenant la défense de quelques jeunes filles contre les menées des soldats, il fut frappé de coups de fusil, et rendit l’âme trois jours après.
15*. À Kiev en Ukraine, l’an 1959, le bienheureux Nicolas Carneckyj, évêque, de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, et martyr. Il exerçait sa mission d’exarque apostolique de Volyn et Pidljashja, lors de la persécution du régime communiste contre la foi. En pasteur fidèle à suivre les traces du Christ, il fut arrêté et incarcéré et, à peine sorti de prison, il quitta ce monde.
16*. À Maracay au Vénézuéla, en 1967, la bienheureuse Marie de Saint-Joseph (Laure Alvarado), vierge, qui fonda les Augustines Récollettes du Sacré-Cœur, et montra un souci continuel et une extrême charité pour les jeunes filles orphelines, les vieillards et les pauvres abandonnés.

Le 3 avril

1. À Rome, en 128, saint Sixte Ier, pape, qui, au temps de l’empereur Adrien, gouverna l’Église de Rome, le sixième après saint Pierre.
2. À Tomes en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Chrestus et Pappus.
3. À Tyr en Phénicie, l’an 306, saint Ulpien, martyr. Adolescent, pendant la persécution de Maximin Daia, il fut cousu dans un sac avec un aspic et un chien, puis jeté à la mer.
4. À Naples, l’an 432, saint Jean, évêque, qui mourut la nuit sainte de Pâques, en célébrant les saints mystères, et fut mis au tombeau le jour solennel de la Résurrection du Seigneur, accompagné de la foule des fidèles et des néophytes.
5. Au monastère de Médice en Bithynie, l’an 824, saint Nicétas, higoumène, qui, sous l’empereur Léon l’Isaurien souffrit la prison et l’exil pour le culte des saintes images.
6. À Constantinople, en 886, saint Joseph, surnommé l’Hymnographe, prêtre et moine. Quand sévissaient les détracteurs des saintes images, il fut envoyé à Rome pour demander la protection du Siège apostolique, mais, sans pouvoir remplir sa mission, il dut endurer bien des souffrances. Enfin il reçut la garde des vases sacrés de l’église Sainte-Sophie.
7. À Chichester en Angleterre, l’an 1253, saint Richard, évêque, qui fut privé par le roi Henri III de son temporel, obligé de loger dans une maison d’emprunt et de manger à la table d’autrui, mais, malgré ces entraves, il visita à pied ses paroisses, veilla à la dignité du culte et aux mœurs des prêtres et, quand son temporel lui fut restitué, distribua de larges aumônes aux pauvres.
8*. Près de Polizzi en Sicile, l’an 1260, le bienheureux Gandolphe Sacchi de Binascho, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui vécut en grande austérité dans la solitude, sauf pour aller prêcher la parole de Dieu aux populations des alentours.
9*. À Penna San Giovanni dans les Marches, vers 1270, le bienheureux Jean, prêtre, un des premiers compagnons de saint François, qui l’envoya dans la région de Narbonne, où il développa la forme de vie évangélique.
10*. À Lancastre en Angleterre, l’an 1601, les bienheureux Robert Middleton de la Compagnie de Jésus, et Thurstan Hunt, prêtres et martyrs. Le second essaya de délivrer le premier en chemin, et fut lui-même arrêté. Tous deux furent condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, et conduits aux supplices de la potence.
11. À Udine en Vénétie, l’an 1884, Saint Louis Scrosoppi, prêtre de l’Oratoire, qui fonda les Sœurs de la Divine Providence pour la formation des jeunes filles dans un esprit chrétien.
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Pierre-Édouard Dankowski, prêtre et martyr. Interné à cause de son ministère, sous le régime nazi qui occupait le pays, il succomba aux tortures, le vendredi de la Passion du Seigneur.

Le 4 avril

1. Mémoire de saint Isidore, évêque et docteur de l’Église. Disciple de son frère saint Léandre, il lui succéda sur le siège de Séville en Espagne, écrivit beaucoup d’ouvrages d’érudition, convoqua et dirigea de nombreux conciles et se livra avec sagesse au zèle de la foi catholique et à l’observance de la discipline ecclésiastique. Il mourut à Séville en 636.
2. À Thessalonique en Macédoine, vers 303, les saints martyrs Agathopode, diacre, et Théodore, lecteur. Sous l’empereur Maximien, ils confessèrent la foi chrétienne et, pour ce motif, sur l’ordre du préfet Faustin, ils furent jettes à la mer avec une pierre au cou.
3. À Milan, en 397, la mise au tombeau de saint Ambroise, évêque, qui alla le Samedi saint à la rencontre du Christ vainqueur de la mort. Cependant sa mémoire se célèbre le 7 décembre, au jour de son ordination épiscopale.
4. À Constantinople, en 814, saint Platon, higoumène, qui combattit avec un courage invincible plusieurs années contre les briseurs des saintes images et, avec son neveu saint Théodore, organisa le célèbre monastère Studite.
5. En 1115, le trépas de saint Pierre, évêque de Poitiers, qui favorisa les débuts de l’Ordre de Fontevrault, fut expulsé injustement de son siège par le comte du Poitou, à qui il reprochait sa conduite scandaleuse, et mourut en exil à Chauvigny.
6*. À Scicli en Sicile, l’an 1404, le bienheureux Guillaume Cuffitelli, ermite. Abandonnant les plaisirs de la chasse, il passa cinquante-sept ans dans la solitude et la pauvreté.
7. À Palerme, également en Sicile, l’an 1589, saint Benoît, surnommé le More, à cause de la couleur noire de sa peau. Gardien de troupeaux, il se fit d’abord ermite, puis religieux dans l’Ordre des Mineurs et se montra humble en toutes choses et toujours plein de confiance en la providence divine.
8*. À Catane, encore en Sicile, l’an 1894, le bienheureux Joseph-Benoît Dusmet, évêque, de l’Ordre de Saint-Benoît, qui favorisa avec ardeur le culte divin, la formation chrétienne du peuple, et le zèle du clergé, et prêta secours aux malades, lors d’une épidémie de peste,
9*. À Aljustrel près de Fatima au Portugal, en 1919, le bienheureux François Marto. À l’âge de onze ans, il fut consumé par une brève maladie, mais se signala par sa douceur, sa persévérance dans les épreuves et dans la foi, et par son assiduité à la prière.
10*. À Reggio en Calabre, l’an 1953, le Saint Gaétan Catanoso, prêtre, qui fonda la Congrégation des Sœurs Véroniques de la Sainte Face en faveur des pauvres et pour le service des délaissés. (Canonisé le 23 octobre 2005 par Benoit XVI)

Le 5 avril

1. Mémoire de saint Vincent Ferrier, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Né à Valence en Espagne, il ne cessa de parcourir les diverses régions de l‘Occident, soucieux de la paix de l’Église et de son unité, prêchant inlassablement, à travers villes et routes, l’Évangile de la pénitence et la venue du Seigneur à des foules innombrables, remuées par sa parole véhémente et simple, accompagnée de miracles et de prodiges, jusqu’à sa mort à Vannes, en 1419, au terme d’un carême qu’il prêchait dans cette ville.
2. À Thessalonique en Macédoine, l’an 304, sainte Irène, vierge et martyre. Parce qu’elle avait caché les livres saints, malgré l’édit de Dioclétien, et qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, le préfet Dulcétius, qui avait déjà fait mourir ses deux sœurs, Agapè et Chionia, donna l’ordre de l’exposer nue au lupanar, puis la fit jeter dans un brasier.
3. À Séleucie en Perse, vers 342, sainte Pherbutha, veuve. Sœur de l’évêque saint Siméon, elle consomma son martyre avec une servante sous le roi Sapor II.
4. Commémoraison cent onze hommes et neuf femmes martyrs également en Perse, en 344. Rassemblés de divers lieux dans les villes où le roi Sapor II résidait, et refusant avec constance de renier le Christ et d’adorer le soleil, ils furent jetés dans les flammes sur l’ordre du roi.
5. À Régies en Maurétanie, l’an 459, la passion des saints martyrs qui furent massacrés dans l’église le jour de Pâques, durant la persécution du roi arien Genséric. Le lecteur, pendant qu’il chantait l’Alléluia au pupitre, eut le gosier percé d’une flèche.
6. Au monastère de la Grande-Sauve, en Aquitaine, l’an 1095, saint Gérard, abbé. Moine à Corbie, il fut élu abbé de Saint-Vincent de Laon, puis, après divers pèlerinages, il se retira dans une forêt très dense, où il fonda un nouveau monastère.
7*. À Montecorvino dans les Pouilles, en 1127, saint Albert, évêque, qui voua toute sa vie à la prière continuelle et au service des pauvres.
8*. Près de Fosses dans le Brabant, en 1253, sainte Julienne, vierge, de l’Ordre de Saint-Augustin. Prieure du monastère du Mont-Cornillon, près de Liège, elle travailla à faire établir la solennité du Corps du Christ, à travers épreuves, persécutions et exils, mais avec l’aide de conseils divins et humains. Elle se retira à Fosses où elle termina sa vie en recluse.
8. À Palma de Majorque en Espagne, l’an 1574, sainte Catherine Tomas, vierge. Entrée dans l’Ordre des chanoinesses régulières de Saint-Augustin, elle brilla par le mépris qu’elle eut d’elle-même et le renoncement à sa volonté propre.
9*. À Kaufbeuren sur l’Elbe en Bavière, l’an 1744, sainte Marie Crescence (Anne Höss), vierge. Tertiaire de Saint-François, elle s’appliqua à communiquer aux autres la ferveur de l’Esprit Saint dont elle brûlait elle-même.
**        Au Brésil, en 1983, le bienheureux Mariano de la Mata Aparicio, prêtre de l’Ordre de Saint Augustin, missionnaire au Brésil. (béatifié le 5 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 6 avril

1. À Sirmium en Pannonie, vers 305, la passion de saint Irénée, évêque et martyr. Au temps de l’empereur Maximien, sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité.
2. À Constantinople, en 582, saint Eutyque, évêque, qui présida le second concile œcuménique de Constantinople, combattit avec force pour la foi orthodoxe et, après avoir souffert un long exil, au moment de mourir il prit la peau de sa main en disant : “Dans cette chair je ressusciterai”.
3. À Rome, au VIe siècle, sainte Galle, veuve. Fille du consul Symmaque, après la mort de son mari, elle demeura auprès de la basilique de Saint-Pierre, pendant de nombreuses années, occupée à la prière, aux aumônes, aux jeûnes et aux autres œuvres saintes, et le pape saint Grégoire le Grand a décrit son trépas très saint.
4*. À Troyes, vers 620, saint Winebaud, abbé du monastère de Saint-Loup, réputé pour ses mortifications.
5*. À Troyes également, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l’Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.
6. À Velehrad en Moravie, l’an 885, la naissance au ciel de saint Méthode, évêque, dont la mémoire est célébrée avec celle de son frère saint Cyrille, le 14 février.
7*. Au monastère de Saint-Gall en Suisse, l’an 912, le bienheureux Notker le Bègue, moine, qui passa la plus grande partie de sa vie dans ce couvent, composant de nombreuses séquences. Il était faible de corps, non d’âme, bègue de parole, pas d’esprit, appliqué aux réalités d’en-haut, patient dans l’adversité, doux envers tous, assidu à prier, lire, méditer et dicter.
8*. Au monastère de Saint-Élie, à Aulinas en Calabre, l’an 1076, saint Philarète, moine, adonné tout entier à l’oraison.
9. Dans l’île de Sjaelland, près de Roskilde au Danemark, en 1203, saint Guillaume, abbé. Chanoine régulier de Sainte-Geneviève à Paris, appelé au Danemark, il réforma la discipline régulière, non sans peine ni oppositions, et quitta cette vie durant la nuit de Pâques.
10. Près de Milan, en 1252, la passion de saint Pierre de Vérone, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Né de parents nobles, mais manichéens, il embrassa, encore enfant, la foi catholique et reçut, adolescent, l’habit des frères prêcheurs des mains de saint Dominique. Il mit ensuite toute son ardeur à réfuter les hérésies et, frappé au crâne par des conjurés sur la route de Côme à Milan, il écrivit de son sang le début du Credo.
11*. Au monastère de Sainte-Marie-du-Mont, au dessus de Varèse en Lombardie, l’an 1478, la bienheureuse Catherine de Pallanza, vierge, qui mena avec des compagnes la vie érémitique sous la Règle de saint Augustin.
12. À Vinh Tri au Tonkin ; en 1857, saint Paul Lê Bao Tinh, prêtre et martyr. Encore simple clerc, il fut longtemps détenu en prison pour la foi et, ordonné prêtre, il dirigea le séminaire, composa un livre d’homélies et un résumé de la doctrine chrétienne ; enfin mené une fois de plus devant le juge, il fut condamné à mort sous l’empereur Tu Duc.
13*. À Vérone en Vénétie, l’an 1896, le bienheureux Zéphyrin Agostini, prêtre, qui se consacra au ministère de la prédication, à la catéchèse et à la formation chrétienne, chercha de toutes les façons à œuvrer pour la jeunesse, les pauvres et les malades, et fonda pour eux la Congrégation des Ursulines Filles de Marie immaculée.
14*. À Turin dans le Piémont, en 1910, le bienheureux Michel Rua, prêtre, qui succéda à saint Jean Bosco à la tête de la Société de Saint-François de Sales, à laquelle il donna une merveilleuse extension.
15*. À Fabbio d’Albino, près de Bergame en Lombardie, l’an 1957, la bienheureuse Perrine Morosini, vierge et martyre. Âgée de vingt-six ans, revenant à la maison, de l’usine où elle travaillait, elle dut défendre contre un jeune homme sa virginité, qu’elle avait consacrée à Dieu, et elle succomba, blessée mortellement à la tête.

Le 7 avril

1. Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle, prêtre de Reims, qui eut à cœur l’éducation humaine et chrétienne des enfants, surtout chez les pauvres, fonda dans ce but l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes, pour lequel il supporta bien des tribulations, et mourut à Rouen en 1719, ayant bien mérité du peuple de Dieu.
2. Commémoraison de saint Hégésippe, qui vécut à Rome depuis le pape Anicet jusqu’à Éleuthère, vers 180, et composa une histoire de l’Église depuis la Passion du Seigneur jusqu’à son temps, dans un style simple.
3. À Alexandrie, saint Péluse, prêtre et martyr.
4.        À Cyrène en Libye, au IVe siècle, saint Théodore, évêque. Durant la persécution de Dioclétien, il fut, dit-on, battu avec des fouets garnis de plomb et eut la langue coupée ; plus tard, il mourut en paix, confesseur du Christ, et les saints : Irénée, diacre, Sérapion et Ammon, lecteurs.
5. À Pompéiopolis de Cilicie, en 304, saint Calliope, martyr.
6. À Sinope dans le Pont, au IVe siècle, deux cents saints martyrs.
7. À Mytilène dans l’île de Lesbos, en 816, saint Georges, évêque, qui, sous l’empereur Léon l’Isaurien, pour la cause des saintes images, fut exilé en Crimée, où il mourut.
8*. Près du monastère de Crespin dans le Hainaut, en 1140, saint Aibert, prêtre et moine, qui dans la solitude récitait chaque jour le psautier en entier, en s’agenouillant ou en se prosternant après chaque psaume et, pour les pénitents qui accouraient vers lui, il était le ministre de la miséricorde divine.
9*. Au monastère prémontré de Steinfeld en Allemagne, entre 1241 et 1252, saint Hermann-Joseph, prêtre, qui brilla d’un amour très suave envers la Vierge Marie et célébra dans des hymnes et des louanges sa dévotion envers le divin Cœur de Jésus.
10. À York en Angleterre, l’an 1595, saint Henri Walpole, de la Compagnie de Jésus, et le bienheureux Alexandre Rawlings, prêtres et martyrs. Sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, ils furent jetés dans les chaînes, subirent des tortures, et enfin conduits au gibet, où ils achevèrent leur martyre par la corde et le fer.
11*. À Winchester, également en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux martyrs Edouard Oldcorne, prêtre, et Raoul Ashley, religieux de la Compagnie de Jésus, qui exercèrent leur ministère en cachette pendant de nombreuses années, mais, accusés faussement de complot contre le roi Jacques Ier, ils furent mis en prison, torturés et enfin pendus et dépecés, alors qu’ils respiraient encore.
12. En Cochinchine, l’an 1861, saint Pierre Nguyên Van Luu, prêtre et martyr. Condamné à mort sous l’empereur Tu Duc, il marcha joyeux vers la potence.
13*. À Dongerkou en Chine, l’an 1900, la bienheureuse Marie-Assunta Palotta, vierge, sœur franciscaine missionnaire de Marie, qui passa sa vie pour le règne du Christ, simple et ignorée, occupée à d’humbles travaux.

Le 8 avril

1. Commémoraison de saint Agabus, prophète, qui, au témoignage des Actes des Apôtres, annonça qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre et, inspiré par l’Esprit, prédit à saint Paul, par une action symbolique, les tourments qui l’attendaient de la part des païens.
2. Commémoraison des saints Hérodion, Asyncrite et Phlégon, que saint Paul salue dans sa lettre aux Romains.
3. Commémoraison de saint Denis, évêque de Corinthe, vers 180. Par sa connaissance admirable de la parole de Dieu, il instruisit non seulement les fidèles de sa cité, mais encore, par ses lettres, les évêques des autres villes et des autres provinces.
4. À Antioche de Syrie, les saints martyrs Timothée, Diogène, Macaire et Maxime.
5. À Alexandrie, vers 265, saint Denis, évêque, personnage d’une profonde érudition. Célèbre pour avoir souvent confessé la foi, riche en mérites à cause de la diversité de ses souffrances et de ses tourments, il s’endormit, plein de jours, en confesseur de la foi, au temps des empereurs Valérien et Gallien.
6. À Côme en Ligurie, l’an 449, saint Amance, évêque, qui fut le troisième à siéger sur la cathèdre de cette Église et édifia la basilique des Apôtres.
7*. À Orvieto en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Clément d’Osimo, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui gouverna et développa efficacement l’Ordre et adapta avec sagesse sa législation.
8*. À Alcala en Espagne, l’an 1606, le bienheureux Julien de Saint-Augustin, religieux. Repoussé après plusieurs essais de vie religieuse, il fut enfin accepté chez les Frères Mineurs et, tenu pour fou pour Dieu à cause de sa recherche excessive de pénitence, il prêcha le Christ davantage par l’exemple de ses vertus que par ses discours.
9. À Namur en Belgique, l’an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l’Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.
10*. À Alassio en Ligurie, l’an 1893, le bienheureux Auguste Czartoryski, prêtre salésien, que sa mauvaise santé n’empêcha nullement de suivre avec courage l’appel de Dieu.
11*. À Belmonte près de Cuenca en Espagne, l’an 1927, le bienheureux Dominique du Saint-Sacrement (Dominique Iturrate), prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui veilla de toutes ses forces à faire progresser le salut des âmes et à étendre la gloire de la Trinité.

Le 9 avril

1. À Alexandrie, en 282, saint Maxime, évêque, qui, lorsqu’il était prêtre, partagea la confession de foi et l’exil avec l’évêque saint Denis, à qui il succéda.
2. À Alexandrie également, en 306, saint Édèse, martyr, frère de saint Apphien. Sous l’empereur Maximin, alors qu’il reprenait publiquement un juge de livrer à la prostitution des vierges consacrées à Dieu, il fut arrêté par des soldats, soumis à des supplices et enfin jeté dans la mer pour le Christ Jésus.
3. À Sirmium en Pannonie, saint Démétrius, martyr.
4. À Césarée de Cappadoce, vers 362, saint Eupsyque, martyr, qui, pour avoir abattu le temple de la Fortune, fut martyrisé sous Julien l’Apostat.
5. Au Mans, au IVe siècle, saint Liboire, évêque.
6. À Amide en Mésopotamie, au Ve siècle, saint Acace, évêque, qui, pour racheter les Perses détenus captifs par les Romains, fit fondre et vendit même les vases sacrés de l’Église.
7. À Châteaulieu dans le Hainaut, en 688, sainte Waudru, sœur de sainte Aldegonde, épouse de saint Vincent Madelgaire et mère de quatre enfants. À l’imitation de son mari, elle se consacra à Dieu et reçut l’habit monastique dans le monastère qu’elle avait fait construire en ce lieu, qui devint par la suite la ville de Mons.
8. À Jumièges, en 730, le trépas de saint Hugues, qui fut évêque de Rouen et gouverna en même temps le monastère de Fontenelle ainsi que les Églises de Paris et de Bayeux, enfin l’abbaye de Jumièges, pour ne pas laisser ces bénéfices dans des mains indignes, et c’est dans ce dernier lieu qu’il se retira et mourut.
9*. Près de Burgos en Castille, l’an 1075, sainte Casilde, vierge. Fille du roi de Tolède Aldémon et élevée dans la religion musulmane, elle se montra pleine de compassion pour les chrétiens détenus en prison et, par la suite, elle mena la vie chrétienne dans la retraite.
10*. À Aureil, dans le Limousin, en 1140, saint Gaucher, chanoine régulier, qui fut pour le clergé un modèle de vie commune et de zèle des âmes.
11*. Au mont Senario en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Ubald Adimari, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, que saint Philippe Benizi convertit de l’armée au service de la Vierge Marie.
12*. À Tana dans les Indes orientales, en 1321, le bienheureux Thomas de Tolentino, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr, qui alla jusqu’à l’empire de Chine pour annoncer l’Évangile et, faisant route du pays des Tartares aux Indes avec trois frères, il fut décapité, couronnant sa mission par un glorieux martyre.
13*. À Bricherasio, près de Pignerol dans le Piémont, en 1374, le bienheureux Antoine Pavoni, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui, en sortant de l’église où il venait de prêcher contre les erreurs des Vaudois, fut frappé de plusieurs coups de couteau mortels.
14*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Célestine Faron, vierge, de la Congrégation des Servantes de l’Immaculée Conception et martyre, qui, sous le régime nazi d’occupation, fut mise en prison à cause de la foi et succomba aux sévices.
**        A Dax, en 1794, la Bienheureuse Marguerite Rutan, Sœur de la Charité martyre, guillotinée en haine de la foi et de la religion. (béatifiée le 19 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 10 avril

1. À Carthage, vers 250, les saints martyrs Térence, Africain, Maxime, Pompée, Alexandre, Théodore et quarante compagnons, qui seraient tombés pour la foi chrétienne sous l’empereur Dèce.
2. À Alexandrie, saint Apollonius, prêtre et martyr.
3*. À Auxerre, en 658, saint Pallade, évêque. Abbé du monastère de Saint-Germain, il fut choisi pour succéder à l’évêque saint Didier, participa à de nombreux conciles régionaux et s’employa à restaurer la discipline ecclésiastique dans son Église.
4*. À Gavello en Vénétie, l’an 883, saint Bède le jeune, moine. Après quinze années passées à la cour de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve, il choisit de se mettre au service du Seigneur dans le monastère de ce lieu, le restant de sa vie.
5. À Gand dans les Flandres, en 1012, saint Macaire, pèlerin, qui fut accueilli avec bonté parmi les moines de Saint-Bavin et l’année suivante fut emporté par la peste.
6*. À Chartres, en 1029, saint Fulbert, évêque. Il nourrit de sa doctrine un grand nombre, entreprit par sa munificence et son zèle le grand œuvre de la cathédrale et magnifia par ses chants la Vierge Marie.
7*. À Tunis, en 1460, le bienheureux Antoine Neyrot, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Enlevé par des pirates et conduit de force en Afrique, il eut la faiblesse d’apostasier et de se marier, mais, avec le secours de la grâce divine, un jeudi saint, il reprit en public son habit religieux et, frappé d’une grêle de pierres, il expia sa faute.
8*. À Plaisance en Émilie, l’an 1479, le bienheureux Marc Fantuzzi de Bologne, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre pour sa piété, sa prudence et sa prédication.
9. À Valladolid en Espagne, l’an 1625, saint Michel des Saints, prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui se donna tout entier aux exercices de charité et à la prédication de la parole de Dieu.
10. À Vérone en Vénétie, l’an 1855, sainte Madeleine de Canossa, vierge, qui renonça spontanément aux richesses de son patrimoine pour suivre le Christ et fonda deux Instituts, des Filles et des Fils de la Charité, pour promouvoir l’éducation chrétienne des enfants.
11*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Boniface Zukowski, prêtre franciscain conventuel et martyr, victime, en raison de son sacerdoce, du régime nazi et des sévices de la déportation.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org