Archives par mot-clé : Monastère “Bienheureux Charles de Foucauld”

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 JUIN

Le 11 juin
  1. Mémoire de saint Barnabé, Apôtre. Cet homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi, comptait parmi les premiers fidèles de Jérusalem. Il annonça l’Évangile à Antioche, introduisit dans le groupe des frères Paul de Tarse à peine converti, et l’accompagna dans son premier voyage pour évangéliser l’Asie mineure. Il intervint au Concile de Jérusalem et, de retour à Chypre, sa patrie, il y diffusa l’Évangile.
    2. À Naples, entre 355 et 362, saint Maxime, évêque. Pour avoir énergiquement affirmé la foi de Nicée, il fut envoyé en exil par l’empereur Constance et, accablé de peines, il y mourut, confesseur de la foi.
    3. À Brême en Saxe, l’an 888, saint Rambert, évêque de Hambourg ainsi que de Brême. Fidèle disciple de saint Anschaire et son successeur, il étendit son ministère jusqu’aux confins du Danemark et de la Suède et, à l’époque des irruptions des Normands, il prit soin du rachat des captifs chrétiens.
    4*. À Mayence en Franconie, l’an 1051, le bienheureux Bardon, évêque. Premier abbé de Hersfeld, il fut élevé à l’ordre épiscopal et montra pour son Église une sollicitude pastorale incessante.
    5*. Au monastère cistercien de La Cambre, près de Bruxelles dans le Brabant, en 1250, sainte Adélaïde, vierge moniale. Atteinte de la lèpre à vingt-deux ans, elle fut contrainte à une vie de recluse et même, les dernières années de sa vie, devenue aveugle, il ne lui restait aucun membre sain, sauf la langue pour chanter les louanges de Dieu.
    6. À Trévise en Vénétie, l’an 1267, saint Parisius, prêtre camaldule. Pendant soixante-dix ans, il aida les moniales de ses conseils et mourut à l’âge de cent-sept ans.
    7*. Près de Gniezno en Pologne, l’an 1298, la bienheureuse Yolande, abbesse. Après la mort de son mari, le duc Boleslas le Pieux, elle abandonna tous ses biens terrestres et, avec sa fille, fit profession de vie monastique dans l’Ordre de sainte Claire.
    8*. À Saluzzo dans le Piémont, en 1450, le bienheureux Étienne Bandelli, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, remarquable par ses prédications et assidu à entendre les confessions.
    9. À Salamanque en Espagne, l’an 1479, saint Jean de Saint-Facond (Gonzalez de Castrillo), prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Alors que ses concitoyens se battaient entre factions jusqu’au sang, il parvint, par des colloques privés et par la sainteté de sa vie, à rétablir entre eux la concorde.
    10. À Tortosa, également en Espagne, l’an 1876, sainte Marie-Rose (Rose-Françoise-Marie des Douleurs Molas Vallvé), vierge, qui transforma une association de pieuses femmes en une Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Consolation, consacrée au service des affligés.
    11. À Rome, en 1882, sainte Paule Frassinetti, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Sainte-Dorothée pour l’éducation chrétienne des jeunes filles. Après avoir surmonté de grandes difficultés au début, elle mit un grand courage, toute la douceur et tout l’élan qu’il fallait pour développer son œuvre.
    12*. À Raguse en Sicile, l’an 1910, la bienheureuse Maria Schinina, vierge. Noble et riche, elle choisit de vivre humble et simple au service des malades, des abandonnés et des pauvres. Considérée par les siens comme le déshonneur de la famille, elle institua les Sœurs du Cœur de Jésus pour soulager toutes les formes de misère.
    13*. À Karo-Kenpruc, près d’Amida en Turquie, l’an 1915, la passion du bienheureux Ignace Maloyan, évêque de Mardin et martyr. Au cours du génocide des chrétiens arméniens de cette région, il refusa d’embrasser l’islam et, après avoir consacré du pain pour la réfection spirituelle des chrétiens captifs avec lui, il fut fusillé avec d’innombrables fidèles.
    **        En Allemagne, en 1933, la bienheureuse Hildegard Burjan mère de famille allemande, député sociale chrétienne de la 1ère République d’Autriche et fondatrice des Sœurs de la Caritas Socialis. (béatifiée le 29 janvier 2012 par Benoît XVI)

Le 12 juin

  1. À Lorium, au douzième mille sur la Voie Appiene, saint Basilide, martyr.
    2. En Thébaïde, vers 400, saint Onuphre, anachorète, qui mena pendant soixante ans une vie sainte dans une vaste solitude.
    3. À Rome, près de saint Pierre, en 816, saint Léon III, pape, qui donna à Charlemagne, roi des Francs, la couronne de l’Empire romain et déploya la plus grande ardeur à défendre la vraie foi en la dignité divine du Fils de Dieu.
    4*. À Utrecht sur le Rhin, vers 865, saint Odulphe, prêtre, qui évangélisa les Frisons.
    5*. En Suède, l’an 1038, saint Eskill, évêque et martyr. Anglais d’origine, ordonné évêque par son maître saint Sigfrid, il se livra sans compter à de multiples travaux pour le Christ dans la province au sud du pays auprès des païens, qui le lapidèrent.
    6*. À Cortone en Toscane, vers 1245, le bienheureux Guy, prêtre. Disciple de saint François, il mena une vie de jeûnes, de pauvreté et d’humilité.
    7*. Près d’Ocra dans les Abruzzes, en 1248, le bienheureux Placide, abbé. Après avoir vécu en ermite dans une grotte, il réunit des disciples dans le monastère du Saint-Esprit.
    8*. À Città del Castello en Ombrie, l’an 1767, la bienheureuse Floride (Lucrèce Hélène Cevoli), vierge de l’Ordre des Clarisses, qui, malgré un corps couvert de plaies, s’acquitta des fonctions qui lui furent confiées avec adresse et promptitude.
    9. À Vérone en Vénétie, l’an 1853, saint Gaspar Bertoni, prêtre, qui institua la Congrégation des Sacrés Stigmates de notre Seigneur Jésus Christ, dont les membres missionnaires seraient au service des évêques.
    10*. À Capranica, sur le territoire de Viterbe dans le Latium, en 1856, le bienheureux Laurent-Marie de Saint-François-Xavier (Laurent Salvi) ; prêtre de la Congrégation de la Passion, qui répandit la dévotion à l’Enfant-Jésus.
    11*. À Ribivibambe en Équateur, l’an 1883, la bienheureuse Mercédès-Marie de Jésus (Mercédès Molina), vierge, qui fonda une communauté religieuse dont le but serait d’accueillir et d’éduquer des orphelins pauvres et de les rétablir dans la vie nouvelle de la grâce.
    12*. En Sicile en Italie, la Bienheureuse Marie Candidae, vierge
    **        En Italie, en 1838, la bienheureuse Antonia Maria Verna , fondatrice de l’Institut des sœurs de la Charité de l’Immaculée Conception d’Ivrea. (béatifiée le 2 octobre 2011 par Benoît XVI) fête le 12 juin naissance)    décédée le 25 décembre.

Le 13 juin

  1. Mémoire de saint Antoine, prêtre et docteur de l’Église. Né à Lisbonne, il était chanoine régulier lorsqu’il entra dans l’Ordre des Mineurs, récemment fondé. Il pensait aller chez les peuples d’Afrique pour propager la foi, mais c’est en Italie et dans le midi de la France qu’il exerça avec beaucoup de fruit le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre à la vraie doctrine. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, sur l’ordre de saint François, enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231.
    2. Au septième mille de Rome, sur la voie Adréatine, sainte Félicula, martyre.
    3. À Alexandrie, en 312, saint Achillas, évêque, remarquable par son érudition, sa foi, sa vie et ses mœurs.
    4. À Leucosie dans l’île de Chypre, vers 370, saint Triphylle, évêque, ardent défenseur de l’orthodoxie nicéenne, l’homme le plus éloquent de son temps et merveilleux commentateur du Cantique des cantiques, au dire de saint Jérôme.
    5. Dans les Abruzzes, vers 600, saint Céthée ou Pérégrin, évêque d’Amiterno. Quand les Lombards ravagèrent la région, il fut précipité dans un fleuve, sous la fausse accusation de trahison.
    6. À Alexandrie, vers 607, saint Euloge, évêque, illustre par sa science, au temps de saint Grégoire le Grand qui lui envoya plusieurs lettres et écrivit de lui :” Il n’est pas loin de moi, car il ne fait qu’un avec moi”.
    7*. Dans le Limousin, au VIIe siècle, saint Psalmode, ermite.
    8*. Aux confins du Lyonnais, en 680, saint Rambert, martyr. Issu d’une famille illustre, et doté de nobles vertus, il encourut la haine d’Ébroïn, maire du palais, qui l’envoya en exil et finalement le fit exécuter.
    9*. Dans la vallée de Larboust dans les Pyrénées, au VIIIe siècle, saint Aventin, ermite et martyr, qui aurait été tué par les Maures.
    10*. À Cordoue en Andalousie, vers 852, saint Fandile, moine prêtre et martyr, qui, durant la persécution des Maures, sous le califat de Mohamed Ier, fut décapité pour la foi du Christ.
    11*. Au monastère de Clairvaux en Bourgogne, l’an 1138, le bienheureux Gérard, moine, frère de saint Bernard. Il n’était pas un lettré, mais il montra dans le domaine spirituel beaucoup de compétence et de sagacité.
    12. Près de Hué en Annam, l’an 1839, les saints martyrs Augustin Phan Viet Huy et Nicolas Bui Viet Thé. Soldats, arrêtés comme chrétiens et vaincus par la peur, ils foulèrent aux pieds la croix, mais, voulant laver aussitôt leur faute, ils demandèrent à l’empereur Minh Mang d’être jugés de nouveau en tant que chrétiens. Ils furent alors condamnés à être démembrés vivants sur un bateau et parvinrent ainsi aux joies éternelles.
    13*. À Naumowicze, près de Grodno en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Marie-Anne Biernacka, mère de famille et martyre. Sous le régime d’occupation nazi, elle s’offrit d’elle-même à la Gestapo à la place de sa belle-sœur enceinte qui était recherchée, et fut aussitôt fusillée.

Le 14 juin

  1. Commémoraison de saint Élisée. Disciple d’Élie, il fut prophète en Israël au temps du roi Joram jusqu’aux jours de Joas, au IXe siècle avant le Christ. S’il n’a pas laissé d’oracles écrits, il a cependant annoncé le salut pour tous les hommes en accomplissant des miracles en faveur d’étrangers. Sa tombe était vénérée à Samarie.
    2. À Aquilée en Vénétie, saint Prote, martyr.
    3. Près de Soissons en Gaule, peut-être au IVe siècle, les saints martyrs Valère et Rufin.
    4*. À Naples en Campanie, au IVe siècle, saint Fortunat, évêque.
    5. À Vienne en Bourgogne, au VIIe siècle, saint Éthère, évêque.
    6. À Constantinople, en 847, saint Méthode, évêque. Alors qu’il était moine, il se rendit à Rome auprès du pape saint Pascal Ier, pour la défense des saintes images et, élevé à l’épiscopat, il célébra avec solennité la victoire de la foi orthodoxe.
    7. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, les saints martyrs Anastase, prêtre, Félix, moine, et Digne, vierge, qui périrent le même jour. Anastase, pour avoir professé la foi chrétienne devant les consuls maures, eut aussitôt la tête tranchée. On exécuta en même temps Félix, originaire de Gétulie en Afrique, qui, en venant dans les Asturies, s’était converti à la foi catholique et avait embrassé l’état monastique. Digne, une jeune moniale, reprocha ouvertement au juge ce double meurtre et fut aussitôt décapitée.
    **        Au Brésil, en1895 la bienheureuse Paula Francisca de Jésus (Nhá Chica) Brésilienne dont la piété lui vaut une grande réputation de sainteté dès son vivant. (béatifiée le 4 mai 2013 par le pape François)

Le 15 juin

  1. Commémoraison de saint Amos, prophète au VIIIe siècle avant le Christ. Il était bouvier et cultivait les sycomores, quand le Seigneur l’envoya aux fils d’Israël pour revendiquer sa justice et sa sainteté en face de leurs prévarications et de leurs injustices sociales.
    2. À Dorostore en Mésie, vers 300, saint Hésychius, soldat qui fut arrêté avec saint Jules et reçut après lui la couronne du martyre, sous le préfet Maxime.
    3. En Lucanie, saint Guy, martyr, probablement sous Dioclétien, vers 303.
    4. En Auvergne, vers 480, saint Abraham, moine. Né sur les bords de l’Euphrate, il se rendit en Égypte pour visiter les ermites. Arrêté par des païens, il fut retenu prisonnier durant cinq ans, puis vint en Auvergne, se retira au monastère de Saint-Cirgues, et mourut très âgé.
    5. À Crespin en Hannonie, vers 686, saint Landelin, abbé. Célèbre brigand converti à l’exercice des vertus par l’évêque saint Aubert, il fonda le monastère de Lobbes, puis gagna celui de Crespin, où il mourut.
    6*. À Sées en Gaule, l’an 756, saint Lohier, évêque, qui résigna sa charge pour se préparer à la mort dans un ermitage.
    7. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Bénilde, martyre. Cette femme âgée fut mise à mort le lendemain du martyre des saints Anastase, Félix et Digne.
    8. Au Mont-Joux dans le Valais suisse, en 1081, saint Bernard de Menthon, prêtre. Chanoine et archidiacre d’Aoste, il se fixa pendant de nombreuses années sur les passages des sommets alpins et établit un monastère très célèbre et des hospices pour les voyageurs sur deux monts qui portent encore son nom.
    9*. À Raceburg en Germanie, l’an 1204, saint Isfrid, évêque. Tout en conservant la manière de vivre des chanoines prémontrés, il se donna à l’évangélisation des Vendes.
    10*. À Londres, en 1537, le bienheureux Thomas Scryven, martyr. Moine de la Chartreuse de la cité, il resta fidèle à l’Église catholique sous le roi Henri VIII, et mourut de faim en prison.
    11*. À York, en 1598, les bienheureux martyrs Pierre Snow, prêtre, et Raoul Grimston. Condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, le premier parce que prêtre, le second parce qu’il avait cherché à le soustraire à ses poursuivants, ils subirent le supplice de la pendaison.
    12. À Pibrac au diocèse de Toulouse, en 1601, sainte Germaine Cousin , vierge. Née de parents inconnus, elle fut, dès son enfance, astreinte à une vie de servitude et frappée de maladies. Elle endura toutes sortes d’épreuves avec courage et un visage joyeux, et mourut pieusement à l’âge de vingt et un ans.
    13*. À Bergame en Lombardie, l’an 1886, le bienheureux Louis-Marie Palazzolo, prêtre, fondateur des Congrégations des Frères de la Sainte-Famille et des Sœurs des “Pauvrettes”.
    14. À Qianshengzhuang, près de la ville de Liushuitao dans la province chinoise de Hebei, en 1900, sainte Barbe Cui Lianzhi, martyre. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, après le meurtre de son fils, elle chercha à fuir de nuit, mais, arrêtée par les ennemis des chrétiens, elle fut sauvagement frappée à mort.
    **.         Au Brésil, en 1931, la bienheureuse Albertina Berkenbrok, martyre (béatifiée le 20 octobre 2007 par Benoît XVI)
    **        En Birmanie, en 1988, le bienheureux Clemente Vismara, prêtre Italien de l’Institut pontifical des Missions étrangères. (béatifié le 26 juin 2011 par Benoît XVI.

Le 16 juin

  1. Dans la région d’Asie mineure, les saints Cyr et Julitte, martyrs.
    2. À Besançon, les saints martyrs Ferréol et Ferjeux.
    3. À Nantes, au IVe siècle, saint Similien, évêque, à qui saint Grégoire de Tours donne le titre de grand confesseur.
    4. À Amathonte dans l’île de Chypre, au Ve siècle, saint Tykon, évêque, au temps de l’empereur Théodose le Jeune.
    5. À Mayence, au Ve siècle, les saints martyrs Auré, évêque, Justine, sa sœur, et d’autres chrétiens, qui furent, dit-on, massacrés par les Huns, alors qu’ils célébraient l’Eucharistie.
    6. À Lyon, en 551, la mise au tombeau de saint Aurélien, évêque d’Arles. Nommé par le pape Vigile son vicaire en Gaule, il fonda à Arles un monastère d’hommes, et un autre de femmes, en les dotant d’une Règle propre à chacun.
    7*. À Carrare en Toscane, vers 860, le trépas de saint Cécard, évêque de Luni et Sarzano. Assassiné près des carrières de marbre par quelques ouvriers auxquels il avait reproché leurs vices, il fut considéré comme martyr.
    8. À Meissen en Saxe, vers 1106, saint Bennon, évêque. Pour avoir voulu conserver l’unité de l’Église et la fidélité au pape saint Grégoire VII, il fut chassé de son siège et contraint à l’exil.
    9. Au monastère des cisterciennes d’Aywières dans le Brabant, en 1246, sainte Lutgarde, vierge, remarquable par sa dévotion envers le Cœur du Seigneur.
    10*. À Londres, en 1537, le bienheureux Thomas Reding, martyr. Moine de la Chartreuse de la ville, il demeura fermement attaché à l’unité de l’Église sous le roi Henri VIII, ce qui lui valut d’être enchaîné immobile dans un cachot infect, où il mourut de faim et de maladie.
    11*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr. Vicaire à Cahors à l’époque de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et interné sur un bateau négrier, où il se sacrifia pour ses confrères dans le périlleux emploi d’infirmier.
    12. Dans la ville de Lang Coc au Tonkin, en 1862, les saints martyrs Dominique Nguyen, médecin, Dominique Nhi, Dominique Mao, Vincent et André Tuong, paysans. Capturés ensemble à cause de la foi chrétienne, ils subirent en prison toutes sortes de tourments et furent enfin décapités, sous l’empereur Tu Duc.
    13*. À Ingenbohl, près de Schwyz en Suisse, l’an 1888, la bienheureuse Marie-Thérèse (Anne-Marie-Catherine Scherer), vierge, co-fondatrice des Sœurs de la Charité de la Sainte-Croix.

Le 17 juin

  1. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, au lieu dit les Sept Palombes, les saints martyrs Blaste et Diogène.
    2. À Apollonie en Macédoine, les saints martyrs Isaure, Innocent, Félix, Hermias, Pérégrin et Basile.
    3. À Dorostore en Mésie, vers 297, les saints martyrs Nicandre et Marcien, tous deux soldats, qui refusèrent fermement de recevoir leur solde en sacrifiant aux dieux, et furent condamnés à mort par le gouverneur Maxime, pendant la persécution de Dioclétien.
    4. À Besançon, vers 411, saint Antide, évêque et martyr, qui aurait encouru la peine de mort sous Chrocus, roi des Vandales.
    5. En Bithynie, l’an 446, saint Hypace, supérieur du monastère Rufinien. Par l’austérité de sa vie et ses jeûnes répétés, il enseigna à ses disciples l’obéissance parfaite dans la vie monastique, et aux laïcs dans le monde, la crainte de Dieu.
    6*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Hervé, ermite. Ses yeux furent, dit-on, privés de la lumière terrestre dès sa naissance, mais ouverts à celle du paradis, dont il chantait les joies avec bonheur.
    7. À Orléans, vers 530, saint Avit, abbé.
    8. À Pise en Toscane, l’an 1160, saint Raynier, qui vécut pauvre et pèlerin pour le Christ.
    9*. À Lorvão au Portugal, en 1250, sainte Thérèse, reine de León et mère de trois enfants. Après la mort de son mari, Alphonse IX, elle se retira au monastère qu’elle avait fondé sous la discipline cistercienne et y mena la vie selon la Règle.
    10*. À Venise, en 1435, le bienheureux Pierre Gambacorta, fondateur de l’Ordre des Ermites de Saint-Jérôme. Ses premiers compagnons furent des brigands qu’il avait convertis.
    11*. À Naples, en 1578, le bienheureux Paul Burali, de l’Ordre des clercs réguliers dits “Théatins”, évêque d’abord de Plaisance, puis de Naples. Il se donna tout entier à restaurer la discipline ecclésiastique et à confirmer dans la foi le troupeau qui lui était confié.
    12*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Philippe Papon, prêtre et martyr. Curé de paroisse au diocèse de Clermont, à l’époque de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et enfermé dans un bateau négrier où il mourut en donnant l’absolution à un confrère moribond.
    13. À Qua Linh au Tonkin, en 1862, saint Pierre Da, martyr. Menuisier et sacristain, il subit toutes sortes de tourments terribles, demeurant ferme dans la profession de foi, et fut enfin jeté dans les flammes, sous l’empereur Tu Duc.

Le 18 juin

  1. À Rome, au cimetière de Balbine, sur la voie Ardéatine, vers 304, les saints Marc et Marcellien, martyrs sous la persécution de Dioclétien : une même passion fit d’eux des frères.
    2. À Tripoli en Phénicie, vers 304, saint Léonce, soldat. Après de très cruels tourments subis en prison, il parvint à la couronne du martyre.
    3. En Afrique, les saints martyrs Cyriaque et Paule.
    4. À Bordeaux, au Ve siècle, saint Amand, évêque, qui enseigna la vraie doctrine à saint Paulin, le baptisa et reçut fréquemment de lui, devenu évêque de Nole, des lettres élogieuses.
    5. Au mont Chronios, près des Thermes de Sélinonte en Sicile, vers le Ve siècle, saint Caloger, ermite.
    6. À Schönau en Rhénanie, l’an 1164, sainte Élisabeth, vierge moniale. Entrée au monastère à l’âge de douze ans, elle s’efforça, malgré sa santé débile, d’observer exactement la Règle. Affligée de douloureuses peines intérieures, elle fut aussi comblée de faveurs mystiques.
    7*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1505, la bienheureuse Hosanna Andreasi, vierge. Sous l’habit des Sœurs de la Pénitence de Saint-Dominique, elle joignit, avec une sagesse admirable, la contemplation des réalités divines avec les occupations du monde et le souci des bonnes œuvres.
    8. À Padoue en Vénétie, l’an 1697, saint Grégoire Barbarigo, évêque, qui fonda un séminaire pour le clergé, enseigna le catéchisme aux enfants dans leur propre langue, institua un synode et des réunions avec ses clercs, ouvrit de très nombreuses écoles. Sévère pour lui-même, il se montra généreux envers tous.

Le 19 juin

  1. Mémoire de saint Romuald, anachorète et père des moines camaldules. Né à Ravenne, après une jeunesse dissipée, il entendit l’appel du Seigneur, qui se confondit pour lui avec l’appel à la vie érémitique. Pendant des années, il parcourut l’Italie, fondant de petits monastères, cherchant partout, avec une ardeur infatigable, à promouvoir la vie évangélique parmi les moines. Il acheva sa vie de solitude au monastère de Val del Castro dans les Apennins, en 1027.
    2. À Milan, commémoraison des saints martyrs Gervais et Protais. Saint Ambroise découvrit leurs corps et les fit porter en grande fête en ce jour, en 386, dans la nouvelle basilique qu’il avait construite.
    3. Dans les Vosges, vers 679, saint Dié, qui, après avoir été évêque de Nevers, se serait retiré dans la montagne, pour y fonder un monastère, appelé ensuite de son nom.
    4*. À Fécamp au pays de Caux, vers 686, sainte Hildemarque, abbesse, qui accueillit avec beaucoup d’égard saint Léger, évêque d’Autun, mutilé par le maire du palais Ébroïn, et fut attentive à le soigner.
    5. À Saragosse en Espagne, au VIIIe siècle, saint Lambert, martyr.
    6*. À Caltagirone en Sicile, vers 1274, le bienheureux Gerland, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se dévoua d’un cœur généreux aux veuves et aux orphelins.
    7. À Florence, en 1341, sainte Julienne Falconieri, vierge, qui institua les Sœurs de l’Ordre des Servites de Marie, appelées Mantellate, à cause de leur habit religieux.
    8*. À Pesaro dans la Marche d’Ancône, en 1356, la bienheureuse Micheline, veuve, qui distribua tous ses biens aux pauvres, prit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François et, en mendiant son pain, mena une vie humiliée, d’une extrême mortification.
    9*. À Londres, en 1535, les bienheureux martyrs Sébastien Newdigate, Humphrid Middlemore et Guillaume Exmew, prêtres moines de la Chartreuse de la ville. Mis en prison pour leur refus de reconnaître le roi comme chef suprême de l’Église d’Angleterre, maintenus debout, chargés de chaînes de fer pendant dix-sept jours, ils achevèrent enfin leur martyre à Tyburn par le supplice de la pendaison.
    10*. Au même endroit, en 1573, le bienheureux Thomas Woodhouse, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Ordonné prêtre sous la reine catholique Marie Tudor, il subit ensuite la persécution de la reine Élisabeth Ière : pris en flagrant délit de messe, il fut détenu en prison durant plus de douze ans, et chercha à ramener ses codétenus à l’Église catholique. Pendu au gibet de Tyburn, il fut dépecé à terre et étripé encore vif.
    11. Au village de Wuyi dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Rémi Isoré et Modeste Andlauer, prêtres de la Compagnie de Jésus. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils furent mis à mort alors qu’ils priaient devant l’autel.
    **        En Italie, en 1961, la bienheureuse Elena Aiello, religieuse stigmatisée, fondatrice de la Congrégation des sœurs Minimes de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ (béatifiée le 14 septembre 2011 par Benoît XVI)

Le 20 juin

  1. Commémoraison de saint Méthode, évêque d’Olympe et martyr. Auteur de livres écrits dans une langue élégante et recherchée, il fut couronné du martyre à la fin de la persécution de Dioclétien, vers 312.
    2. Dans la région de Laon, vers 670, saint Gobain, prêtre. Né en Irlande, devenu en Angleterre disciple de saint Fursy, il le suivit en Gaule par amour du Christ, et mena dans les bois une vie d’ermite.
    3*. Au monastère de Saint-Jacques dans les Pouilles, en 1199, saint Jean de Matera, abbé. Remarquable par son austérité et sa prédication au peuple, il fonda, dans la région du Mont Gargan, la Congrégation bénédictine de Pulsano.
    4*. Au monastère de Medingen en Bavière, l’an 1351, la bienheureuse Marguerite Ebner, vierge de l’Ordre des Prêcheurs. En supportant pour le Christ de nombreuses afflictions, elle mena une vie qui lui fut salutaire, remarquable pour tous et agréable à Dieu. Elle a laissé de nombreux écrits sur la mystique.
    5*. À Dublin, en 1584, la passion du bienheureux Dermit O’Hurley, évêque et martyr. Homme de loi devenu, par la volonté du pape Grégoire X, évêque de Cassel, soumis plusieurs fois, sous la reine Élisabeth Ière, à des interrogatoires et des tortures, il repoussa constamment des calomnies et, devant le gibet dressé à Huggen Green, il déclara que sa foi catholique et son ministère épiscopal étaient la cause de sa mort.
    6*. À Dublin également, commémoraison de la bienheureuse Marguerite Ball, veuve et martyre. Pour avoir abrité chez elle plusieurs prêtres recherchés, elle fut dénoncée par son fils, arrêtée et, après toutes sortes de mauvais traitements, elle mourut en prison, septuagénaire, un jour non précisé de 1584.
    7. À Nagasaki au Japon, en 1626, les bienheureux martyrs François Pacheco, prêtre, et huit compagnons, de la Compagnie de Jésus, qui furent condamnés à être jetés au feu en haine de la foi.
    8*. À Londres, en 1670, les bienheureux martyrs Thomas Whitbread, Guillaume Harcourt, Jean Fenwich, Jean Gavan et Antoine Turner, prêtres de la Compagnie de Jésus. Accusés par calomnie de complot contre la vie du roi Georges II, ils subirent, à Tyburn, le supplice du gibet.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

Le centre et le sommet de tout

La solennité du Saint Sacrement. La sainte Messe.

Aujourd’hui nous célébrons la solennité du Saint Sacrement, du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus. Nous allons méditer différents points en relation à la Sainte Messe.  La structure de l’homélie sera justement la structure de la célébration Eucharistique.

La célébration Eucharistique se divise en 4 parties : L’ouverture de la célébration, la liturgie de la parole, la liturgie eucharistique et les rites de conclusion.

A) Ouverture de la célébration(46 – 54)

L’ouverture de la célébration commence avec le chant d’entée jusqu’à la prière collecte ou d’ouverture, la prière que nous avons faite juste avant la première lecture.  C’est-à-dire, – Le chant d’entrée – Le salut à l´autel et au peuple rassemblé – Le Kyrie eleison – Le Gloria. – et la prière d´ouverture, tous ces rites font parties de l’ouverture de la célébration, qui précède la liturgie de la Parole.

Ces rites ont comme but de disposer les fidèles à bien entendre la parole de Dieu et à célébrer dignement l´Eucharistie. »[1]

Dans la procession le prêtre, qui préside la célébration, est le signe de Jésus Christ qui marche vers la passion, les enfants de chœurs qui le précèdent sont signes des prophètes qui ont préparé le chemin aux Seigneur. Il embrasse l’autel, qui est aussi le signe du Christ.

Après cela, la messe continue avec la salutation au peuple, l’acte pénitentiel et le kyrie. Car nous sommes toujours pécheurs et nous avons toujours besoin de nous convertir. (Ce rite n’équivaut pourtant pas à la confession, il ne la remplace pas. Si l’on a donc commis un péché mortel, il faut pratiquer le sacrement de la réconciliation)

On peut dire avec Saint Augustin : « Malheureux que je suis ! Seigneur, prends pitié de moi… Tu vois : je ne cache pas mes plaies ; tu es le médecin, je suis le malade ; tu es miséricordieux, je suis misérable. » (Confessions)

Alors, plusieurs feront la critique et diront : « Mais, l’Eglise catholique est remplie de pécheurs ». Et nous devrons dire : « Oui c’est vrai, et justement nous sommes ici pour reconnaître nos fautes, pour nous convertir en écoutant la parole de Dieu et en recevant dans l’eucharistie la force nécessaire pour changer de vie ».

B) Liturgie de la Parole(55 – 71)

La messe se poursuit avec la Liturgie de la Parole. La liturgie de la parole est constituée par la lecture de la parole de Dieu et par la réponse de foi (le Credo) de chacun de nous et du peuple de Dieu ensemble.  Dans les lectures que l´homélie commente, Dieu adresse la parole à son peuple.

Souvent la première lecture est tiré de l’ancien testament, la deuxième lecture du nouveau testament (principalement Saint Paul) on chante entre les deux le psaume et on se met debout pour la lecture de l’évangile. Être debout est justement un signe particulier de respect.

Dieu adresse la parole à son peuple. Dieu me parle, nous parle (nous devons en être conscients !) pour nous enseigner ses commandements, pour nous révéler son amour, pour indiquer le chemin du bonheur éternel.

La liturgie nous appelle à écouter cette Parole Divine et à la faire nôtre par le silence, propre de la liturgie de la parole, et par les chants, notamment le psaume après la première lecture.

Mais comme nous l’avons dit tout à l’heure, le désir de la conversion, la réponse à la parole de Dieu est justement l’obéissance de la foi, comme dit Saint Paul. C’est pour cela que le credo, la profession de foi manifeste le désir de chacun de nous et de la communauté, toute ensemble, de changer de vie.

Tout de suite après, nous faisons la prière universelle dans laquelle nous prions pour tous. Pourquoi ? Parce que nous sommes faibles, nous savons que nous avons besoin de l’aide de Dieu pour vivre l’évangile, pour vivre les commandements… sans la grâce de Dieu nous ne pouvons ni prier, ni pardonner, ni vivre la charité.

C) Liturgie eucharistique(72 – 89)

Puis commence la liturgie eucharistique :  La préparation des dons, La prière sur les offrandes, La prière eucharistique (La préface, la transsubstantiation, les intentions, la doxologie final) le Notre Père, le signe de la paix en s’achevant avec la Communion.

Dans la préparation des dons (Offertoire) on approche le pain et le vin. A ce moment-là on fait les offrandes (la quête) cela est le signe de l’union de nos travaux et de nos souffrances au sacrifice du Christ.  Mais on voit aussi l’union des deux œuvres de Dieu, la création et la rédemption. Dans la révélation nous voyons ces deux œuvres de Dieu qui donne l’être et qui le sauve. Dans notre vie, Dieu nous donne la vie naturelle et nous appelle à la vie surnaturelle et nous pouvons les voir aussi dans les sacrements.

Le prêtre prie : « Tu es béni, Dieu de l’univers toi que nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie » Les deux œuvres de Dieu, la création et la rédemption.

La messe continue avec la prière eucharistique : L’introduction au missel romain en parlant de la prière eucharistique dit : « C´est maintenant que commence ce qui est le centre et le sommet de toute la célébration »[2].  Ce n’est pas la partie qui est la plus importante… non… toute la liturgie est importante… mais la prière eucharistie en est le centre.

Elle commence avec la préface, le sanctus,  l’invocation de l’Esprit Saint et le récit de l´Institution de l’Eucharistie et la Consécration (transsubstantiation) (Selon nos possibilités on se met à genoux, le missel dit par rapport aux prêtres : « Les paroles du Seigneur seront prononcées distinctement et clairement, Ceci est mon Corps livré pour vous ; ceci est la coupe de mon Sang ») Par les paroles et les actions du Christ s´accomplit le sacrifice que Lui-même a institué à la dernière Cène lorsqu´Il offrit son Corps et son Sang sous la forme du pain et du vin.[3]

La transsubstantiation est la conversion de toute la substance du pain en la substance du Corps du Christ et de toute la substance du vin en la substance de son Sang.[4]En effet on peut définir la messe comme « le même sacrifice du Christ offert de manière non sanglante. »[5]

Le prêtre agit « in personna Christi » en la personne du Christ. Jésus se sert des mains, de la voix, de l’intelligence et de la volonté du prêtre, de telle façon que ce n’est pas le prêtre qui consacre, c’est le même Christ qui consacre, qui fait la transsubstantiation.

C’est pour cela qu’il faut prier pour les vocations, pour les prêtres et nous devons travailler pour les vocations, principalement nous les prêtres, mais c’est un souci de toute l’Eglise.

Cette partie finit avec la communion : Le Christ ne vient pas pour rester sur l’autel, Il vient parce qu’Il veut venir jusqu’à mon cœur. C’est pour cela qu’il faut être bien confessé… et aussi qu’il faut travailler pour que mon cœur soit toujours plus pur et bien disposé, pour accueillir notre Seigneur.

Et puis une fois que le Christ est présent sacramentellement dans notre âme nous devons demander la grâce de penser comme Lui, comme Il a pensé, d’aimer comme il a aimé… pour pouvoir dire avec Saint Paul: « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. »

D) Rites de conclusion(90)

La prière finale, toujours en relation à la solennité que nous avons célébrée. La bénédiction et l’envoi. « Ite missa est » Allez dans la paix du Christ… la messe ne finit pas ici… il faut témoigner…  Ce que nous avons écouté, ce que nous avons reçu, cela nous devons le proclamer.

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

 

[1] Présentation général du missel romain. N 46.

[2] Présentation général du Missel romain. 78

[3]Présentation général du Missel romain. 79

[4] Compedium 283

[5] Compedium 280