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« Vade retro! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu »

Homélie pour le dimanche XXIV, année B (Mc 8, 27-35)

Nous venons de proclamer ce passage de l’évangile qui nous est bien connu, où saint Pierre révèle par inspiration divine, comme nous le montrent les autres évangélistes lorsqu’ils parlent du même épisode, que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu venu dans ce monde. Mais, comme nous l’avons aussi entendu, le même Pierre sera durement corrigé par le Seigneur, car juste après avoir été inspiré par Dieu, l’apôtre réagit mû plutôt par la chair, c’est-à-dire, avec un regard seulement humain, même comme le dit toujours le Seigneur, avec une attitude diabolique, celle de vouloir faire dévier Jésus du chemin de la croix, de le faire renoncer à son sacrifice rédempteur.

Si nous relisons le texte dans l’ensemble de l’évangile de saint Marc, nous allons noter que l’évangéliste, place ce moment de la vie de Jésus presque matériellement au centre de son livre, précisément au chapitre 8 des 16 chapitres de son évangile.

Pour mieux le comprendre, commençons par situer historiquement ce moment de la vie du Christ. Il est au Nord de la Terre Sainte, passant par Césarée de Philippe et selon l’histoire racontée par saint Marc, il prend avec ses disciples précisément le chemin vers Jérusalem ; Jésus se dirige vers la Pâque, vers sa Pâque, sa mort et sa résurrection. Le texte d’aujourd’hui dit tout au début : « Chemin faisant, il interrogeait ses disciples », lorsqu’ils marchaient.  

Ensuite, il y aura la révélation faite par saint Pierre et l’interdiction par Jésus de révéler cela aux hommes : Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Mais, c’est à ce moment qu’il « commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. »

Bien que le Seigneur veuille que sa révélation de Messie reste cachée, la vérité de sa mort et sa résurrection est prononcée ouvertement : « Jésus disait cette parole ouvertement ». Le Seigneur désire que les apôtres, ses disciples et tous les hommes sachent quel sera son sort.

C’est là où se produit l’intervention de Pierre ; la façon dont l’évangéliste nous décrit ce moment, nous fait penser aussi à l’exécution d’une action diabolique, car Pierre prend le Seigneur à part (l’éloigne des autres), comme le démon qui nous tente en solitude, et se met à lui faire de vifs reproches. 

Mais l’attitude de saint Pierre est digne d’être corrigée même devant les autres pour extirper le mal du milieu de la communauté des disciples : « Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre ». Et encore, lorsque Jésus décrira après les conditions pour marcher à sa suite, il ne le fera pas seulement à ses disciples, il s’adressera à tous ceux qui venaient avec lui, mais aussi aux gens qui voulaient qu’Il les guérisse : « Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut marcher à ma suite ».

Voyons alors le moment où Pierre montre ses limites. Si auparavant il avait fait preuve d’une grande délicatesse pour identifier une révélation, maintenant il se trompe en interprétant la phrase de Jésus comme non issue de Dieu ; c’est-à-dire qu’il n’accepte pas la parole du Christ au sujet de sa souffrance comme une révélation de Dieu. Sa conception humaine du Messie et son aversion naturelle à la souffrance lui font rejeter l’aspect douloureux du Messie et lui font ignorer une révélation divine.

Le verbe que Pierre utilise pour avertir Jésus est le verbe réprimander (en grec : épitiman) ; et Jésus utilise le même verbe pour réprimander Pierre. Ce verbe « épitiman » est aussi utilisé par l’évangéliste Saint Marc pour décrire l’expulsion d’un esprit impur (Mc 1,25 ; 3,12 ; 9,25). Par conséquent, c’est comme si Pierre, entendant les paroles de Jésus sur la souffrance et la mort, voyait en Jésus un mauvais esprit qui devrait être expulsé-. Et Jésus fit de même avec Pierre. L’un veut libérer l’autre de cet esprit. Mais la phrase de Jésus enlève toute incertitude. C’est Pierre qui, en rejetant la souffrance, s’est mis dans la lignée d’un « Messie voulu par Satan » : un Messie qui rejette la croix et la mort, tout comme le diable lui-même a essayé de le faire avec Jésus dans les tentations du désert.

On ne trouve dans aucun autre passage de l’Evangile une dissidence aussi forte entre Jésus et Pierre. Pierre ne sent pas que ce soit une disposition de Dieu, il n’est pas ouvert à la révélation du Père que Jésus leur annonce : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup et soit tué ». D’autre part, Jésus n’accepte pas la situation confidentielle et privée que Pierre recherche, mais, impliquant les autres disciples, le réprimande ouvertement. En fait, la phrase que Jésus utilise pour indiquer à Pierre ce qu’il doit faire est littéralement « va derrière moi » (en grec : hupáge opíso mou). Ce sont les mêmes mots que Jésus utilisait pour appeler les disciples à la vocation. Cela signifie que Jésus replace Pierre à sa juste place. En effet, Pierre ne s’était pas positionné en disciple, mais en maître de Jésus, en maître du Maître. Et cela, Jésus ne l’accepte d’aucune façon. Jésus a fait une vraie révélation de la volonté de Dieu et Pierre, en s’opposant aux paroles de son Maître, s’est opposé à Dieu lui-même, s’est comporté exactement comme Satan, qui est l’adversaire de Dieu par excellence.

Un autre aspect qui montre l’aveuglement de Pierre et son horreur de la souffrance, c’est le fait de ne pas comprendre que Jésus révèle et annonce aussi sa résurrection : « Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté (…), et être conduit à la mort et trois jours après, il ressuscitera » (Mc 8,31). La résurrection faisait aussi partie de cette révélation de la volonté de Dieu. Mais la peur de la douleur et de l’épreuve avait complètement aliéné l’esprit de Pierre.

De cette façon, Jésus achève la révélation sur le Messie. Il avait accepté comme venant du Père les paroles de Pierre avec lesquelles il le reconnaissait comme Dieu et Messie. Il complète maintenant cette révélation en précisant à quoi ressemblerait le Messie : non pas un Messie spectaculaire et triomphant avec des moyens humains, mais un Messie souffrant, plein de douleur, qui offrirait sa souffrance et sa mort pour le salut du monde.

Alors, dans le sommet de sa révélation comme Messie, le Seigneur indique aux disciples ce qui est nécessaire pour le suivre, pour devenir vraiment son disciple, ce sont des paroles bien connues par nous, mais difficiles à accepter, et bien souvent, à vivre : prendre la croix et renoncer à soi-même.

Il est bon pour nous aujourd’hui, d’écouter trois petits commentaires sur cette recommandation du Seigneur :

« ‘Prendre sa croix’ signifie, selon le pape Benoît XVI, s’engager à vaincre le péché qui entrave le chemin vers Dieu, accueillir chaque jour la volonté du Seigneur, faire grandir sa foi surtout face aux problèmes, aux difficultés, à la souffrance. La sainte carmélite Édith Stein nous en a donné un témoignage en temps de persécution. Voici ce qu’elle écrivait du carmel de Cologne en 1938 : « Aujourd’hui je comprends… ce que signifie être épouse du Seigneur sous le signe de la croix, même si on ne le comprendra jamais complètement puisqu’il s’agit d’un mystère… plus il fait sombre autour de nous, plus nous devons ouvrir notre cœur à la lumière qui vient d’en haut » (La scelta di Dio. Lettere (1917-1942), Rome 1973, 132-133). 

« Que signifie ‘se nier’, ‘haïr sa vie’ (dans le sens d’accepter de la perdre) ? » se demandait le saint pape Jean Paul II, « ces expressions, mal comprises, ont parfois donné du christianisme l’image d’une religion qui afflige l’être humain, alors que Jésus est venu afin que l’homme ait la vie et qu’il l’ait en abondance (cf. Jn 10, 10). Le fait est que le Christ, contrairement aux faux maîtres d’hier et d’aujourd’hui, ne trompe pas. Il connaît intimement la créature humaine, et sait que celle-ci, pour atteindre la vie, doit accomplir un ‘passage’ une ‘pâque’ précisément, de l’esclavage du péché à la liberté des fils de Dieu, en reniant ‘l’homme vieux’ pour laisser la place au nouveau, racheté par le Christ.

‘Qui aime sa vie la perd’. Ces paroles n’expriment pas le mépris pour la vie, mais au contraire, un authentique amour pour celle-ci. Un amour qui ne désire pas ce bien fondamental uniquement pour soi et immédiatement, mais pour tous et pour toujours, en claire opposition avec la mentalité du ‘monde’. En réalité, c’est en suivant Dieu sur la ‘voie étroite’ que l’on trouve la vie ; qui choisit au contraire la voie ‘large’ et commode, échange sa vie contre d’éphémères satisfactions, méprisant sa dignité et celle des autres.

 Et pour conclure, écoutons le grand saint Augustin : « Que signifie : ‘Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive?’ Nous comprenons ce que c’est que prendre sa croix; c’est supporter les afflictions, car prendre a ici le même sens que porter supporter. Qu’il accepte donc avec patience, dit le Sauveur, ce qu’il souffre à cause de moi. ‘Et qu’il me suive’. Où? Où nous savons qu’il est allé après sa résurrection au ciel où il est monté, où il est assis à la droite du Père. Là aussi il nous a fait une place; mais il faut l’espérance avant d’arriver à la réalité. Et quelle doit être cette espérance? Ceux-là le savent qui entendent ces mots: «Elevez vos cœurs: Sursum corda».

Que la très Sainte Vierge Marie nous donne la grâce de suivre son Fils.

P. Luis Martinez IVE.

La valeur de notre âme

Homélie pour le Dimanche XXII, année A (Mt 16, 21-27)

La semaine dernière nous avons médité le texte précèdent immédiatement à l’évangile de ce dimanche.

En effet, après avoir proclamé « bienheureux » saint Pierre comme réponse de la profession de foi de ce dernier, Jésus commence à prophétiser son futur dans ce monde, sa passion, ses souffrances et sa mort.

Et comme nous le voyons dans le texte de ce dimanche, de l’exaltation de sa foi, saint Pierre, passe à une dure correction de la part de Notre Seigneur : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. ». Si la profession de foi dans la divinité du Christ est inspirée par l’Esprit Saint, la pensée de l’éloigner du sacrifice et de la croix vient en revanche de la chair, des hommes ; mais Pierre est blâmé car il veut finalement éloigner le Christ de sa mission et de réaliser la Volonté du Père.

Après ce moment, le Seigneur s’adresse à tous ses disciples à travers une invitation, et pour cela elle est libre : Il veut que tous les hommes viennent vers lui, explique saint Thomas d’Aquin. Et [le Seigneur] dit : VEUT, car celui qui est attiré par volonté est davantage attiré que celui qui l’est de manière violente.

Ensuite, le Seigneur présente les conditions : « Qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Et toujours saint Thomas qui fait ce commentaire :  « Comme s’il disait : ‘Il faut que vous soyez prêts à imiter la passion du Christ’. Les martyrs l’imitent d’une manière particulière, corporellement, mais les hommes spirituels [l’imitent] d’une manière spirituelle, en mourant spirituellement pour le Christ ».

Dans les dernières paroles du Seigneur pour conclure ce passage, le Seigneur fait référence à la vie. Mais, comme on peut facilement le distinguer, il utilise l’expression de « vie » en deux sens, dans le premier, il s’agit de la vie de ce monde : « qui perd sa vie à cause de moi » et dans le deuxième sens, de la vie éternelle, ou plutôt de l’âme de la personne; et pour cela dans plusieurs traductions nous trouvons le terme: « âme » : « Quel avantage, en effet, un homme aurait-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de son âme ? « 

Comme nous le savons, notre âme est spirituelle, cela veut dire immatérielle, elle donne forme et unité à notre corps. Elle ne peut pas mourir, une fois que le corps meurt, notre âme continue son existence.

Nous savons par la foi qu’un jour notre âme reviendra prendre notre corps et corps et âme unis, nous vivrons pour l’éternité, c’est la résurrection de la chair *.

Notre âme est incorruptible, c’est-à-dire qu’elle ne contient en elle-même aucun principe de dissolution et ni de mort. Qu’est-ce que la mort? La mort est la décomposition, la séparation des parties d’un être lorsqu’il est composé de matière. Ainsi, l’âme n’a pas de parties, elle est simple et indivisible, sans matière ; alors elle ne peut donc pas se décomposer, se dissoudre ou mourir.

Nous devons dire que notre âme a une grande valeur, une valeur presque infinie. Et cela est reconnu par le diable lui-même. Si nous lisons le récit des tentations de Jésus dans le désert, nous verrons que dans la troisième tentation le diable offre au Seigneur tous les royaumes du monde en échange de se faire adorer, de se prosterner devant lui (Mt 4, 8-10): « alors le diable l’emmène avec lui vers une haute montagne, il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit: « Je te donnerai tout cela si, en te prosternant, tu m’adores».  Le diable pense qu’il offre un bon prix pour l’âme du Christ. Mais le Seigneur lui répond en lui faisant comprendre que l’âme vaut infiniment plus que le monde entier : Jésus lui répondit alors : « Éloigne-toi, Satan, car il est écrit : tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et lui seul tu l’adoreras. »

Nous avons une âme spirituelle et immortelle. Même les païens en sont venus à cette intuition et même certains à l’affirmer. La foi nous le confirme. Et même sans utiliser la foi, l’intelligence constate l’existence d’une âme. Car nous avons ce désir d’éternité que nous ressentons intérieurement, vers l’ouverture à la vérité et à la beauté, dans le sens du bien moral (la rechercher du bien), dans l’expérience de notre liberté et dans la voix de notre conscience qui nous fait aspirer à l’infini et à la béatitude ; nous y percevons, des signes de notre âme spirituelle.  » Germe d’éternité que l’homme porte en lui-même, irréductible à la seule matière  » (GS 18, § 1 ; cf. 14, § 2), son âme ne peut avoir son origine qu’en Dieu seul.

En termes de valeur, nous pouvons dire que l’âme, créée par Dieu et «pour» lui, vaut plus que l’univers tout entier.

Si les choses sont estimées pour ce qu’elles coûtent, rappelons-nous que si l’univers a coûté un seul mot à Dieu (car comme le dit le Psaume 148: « Dieu a parlé et tout a été créé »), d’autre part, l’âme de l’homme a coûté le prix du sang et de la vie du Fils de Dieu, mort sur la croix pour le rachat de notre âme.

La valeur d’une âme, même celle du dernier des misérables, nous la voyons reflétée si nous opposons deux images évangéliques étonnantes. La première est la troisième tentation du Christ, que nous avons mentionnée plus haut; la deuxième est le moment de la dernière Cène.

Dans la première scène, le diable offre le monde, dont il est prince dans un certain sens, en échange d’une seule prostration de Jésus (Si cadens adoraveris me : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »). Dans la seconde scène, lorsque, selon le texte de saint Luc, le diable avait déjà pris possession du cœur de Judas (Lc 23,3), Jésus-Christ lui-même s’agenouille, s’humiliant, pour lui laver les pieds. Le Seigneur, qui méprisait le monde entier que lui offrait le diable, s’incline maintenant pour gagner l’âme d’un traître !

Encore, nous devons dire que ceux qui ne prennent soin de l’âme que par peur d’être éternellement damnés ne comprennent même pas exactement la valeur de leur âme. Ils ne voient pas la valeur elle-même ; ils ne craignent qu’une conséquence. On dit qu’à une occasion, Dieu a montré une âme à Sainte Marie-Madeleine de Pazzi; et son biographe raconte qu’elle est restée « hors d’elle » pendant huit jours, étourdie de l’étonnement et de l’admiration que cette vision avait produite en elle.

Nous devons à juste titre « valoriser » notre âme.

Parmi tant de raisons, nous en choisissons trois:

(a) En raison de son origine divine, en raison de son immortalité, par l’Incarnation du Fils de Dieu qui s’est fait homme pour la sauver, parce qu’un ange gardien lui a été assigné pour la garder, par des inspirations divines, etc. En d’autres termes: en raison de l’estima que Dieu lui-même lui porte.

b) Aussi en raison de l’appréciation que le diable lui confère car il fabrique une grande quantité d’astuces à la gagner pour lui-même ; en effet, lorsque quelqu’un fait autant pour acheter un bien et se montre prêt à faire tant de sacrifices pour l’obtenir, nous devrions au moins soupçonner que c’est très précieux!

c) Enfin par l’estime que les saints lui portent, qui n’hésitent pas à se sacrifier entièrement plutôt que de la salir de la moindre ride, par la persévérance des martyrs qui ont préféré perdre leur vie plutôt que de perdre leur âme, par le travail des missionnaires qui pour sauver les âmes, ont tout abandonné.

Par conséquent, pensons à notre âme; pensons aux pauvres fous qui la vendent pour une pièce de monnaie. Pensons aussi à quel point nous risquons de la perdre en enfer pour rien. Et surtout, nous devons méditer sur ces paroles du Seigneur: « à quoi sert-il à l’homme ayant gagné le monde entier, s’il perd lui-même son âme? » (Lc 9, 25). Et ce qu’il ajoute ailleurs: « que peut donner l’homme en échange de son âme? » (Mt 16,26). Autrement dit, une fois que l’âme est perdue (c’est-à-dire déjà condamnée en enfer), elle ne peut plus être rachetée à nouveau.

Souvenons-nous toujours des paroles avec lesquelles Don Bosco renvoyait les jeunes qu’il devait expulser du patronage à cause de leurs fautes ; avec beaucoup de mal et des larmes, il leur disait comme un dernier souvenir : « Vous n’avez qu’une âme: si vous la sauvez, vous avez tout sauvé ; si vous la perdez, vous avez tout perdu pour toujours ».

Que Marie nous donne la grâce de garder notre âme du mal.

P. Luis Martinez IVE.

(*) Extrait des articles publiés dans le site www.teologoresponde.org