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“Je suis le bon pasteur” (Jn. 10, 11)

BergerDans la page évangélique que la liturgie d’aujourd’hui nous propose, Jésus se définit lui-même comme le Bon Pasteur qui offre sa vie pour son troupeau.

Le mercenaire, qui n’a pas le sentiment que les brebis sont les siennes, les abandonne et fuit face aux difficultés et aux dangers. En revanche, le pasteur qui connaît ses brebis une par une, établit avec elles une relation de familiarité si profonde qu’il est disposé à donner sa vie pour elles.

Exemple sublime de dévouement plein d’amour, Jésus invite ses disciples, en particulier les prêtres, à suivre les mêmes traces. Il appelle chaque prêtre à être le bon pasteur du troupeau que la Providence lui confie.

[…]Très chers ordinands, ce jour restera inoubliable pour chacun de vous. Aujourd’hui, vous êtes “mis au service du Christ Docteur, Prêtre et Roi”, en prenant part à son ministère, “qui, de jour en jour, construit ici-bas l’Eglise pour qu’elle soit Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple du Saint-Esprit” (Presbyterorum Ordinis, n. 1).

Je voudrais simplement attirer votre attention sur certaines caractéristiques qui soulignent qui est le prêtre dans le projet salvifique de Dieu, et ce que l’Eglise et le monde attendent de lui. Le prêtre est l’homme de la Parole, à qui revient la tâche d’apporter l’annonce évangélique aux hommes et aux femmes de son temps. Il doit le faire avec un sens aigu de sa responsabilité, en s’engageant à être toujours en plein accord avec le magistère de l’Eglise. Il est également l’homme de l’Eucharistie, à travers laquelle il pénètre dans le cœur du Mystère pascal. En particulier lors de la célébration de la Messe, il ressent l’exigence d’une configuration toujours plus intime à Jésus Bon Pasteur, Prêtre suprême et éternel.

Nourrissez-vous donc de la Parole de Dieu; entretenez-vous chaque jour avec le Christ réellement présent dans le sacrement de l’Autel. Laissez-vous toucher par l’amour infini de son Cœur, prolongez l’adoration eucharistique dans les moments importants de votre vie, lorsque vous devez prendre des décisions personnelles et pastorales difficiles, au début et au terme de vos journées. Je peux vous assurer que “j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien!” (Ecclesia de Eucharistia, n. 25).

Chers ordinands, configurés au Christ Bon Pasteur vous serez les ministres de la divine miséricorde. OrdVous administrerez le sacrement de la Réconciliation, en remplissant ainsi le mandat transmis par le Seigneur aux Apôtres après la résurrection: “Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus” (Jn 20, 22-23). De combien de miracles et de prodiges opérés par la miséricorde de Dieu dans le confessionnal deviendrez-vous les témoins!

Mais pour pouvoir accomplir dignement la mission qui vous est aujourd’hui confiée, vous devrez rester en union constante avec Dieu dans la prière, et faire vous-mêmes l’expérience de son amour miséricordieux à travers une pratique régulière de la Confession, en vous laissant également guider par des conseillers spirituels experts, en particulier dans les moments les plus délicats de l’existence.

Imposition des mainsTrès chers frères et sœurs! Le prêtre, appelé de façon particulière à tendre vers la sainteté, est pour le peuple chrétien dans son ensemble le témoin de l’amour et de la joie du Christ. A l’exemple du Bon Pasteur, il aide les croyants à suivre le Christ,  en  lui  rendant  son  amour. Soyez proches de vos prêtres; accompagnez-les par une prière constante et demandez au Seigneur avec insistance que les ouvriers ne manquent jamais à sa moisson.

Et Toi, Marie, “Femme eucharistique”, Mère et modèle de chaque prêtre, reste aux côtés de tes fils, aujourd’hui et au cours des années de leur ministère pastoral. Comme l’Apôtre Jean, ils t’accueillent aujourd’hui “dans leur maison”. Fais qu’ils rendent leur vie conforme à celle du Divin Maître, qui les a choisis comme ses ministres. Que le:  “Me voici”, qui vient d’être proclamé par chacun avec un enthousiasme juvénile, s’exprime chaque jour dans la généreuse adhésion aux tâches du ministère et fleurisse dans la joie du “magnificat” pour les “grandes choses” que la miséricorde de Dieu voudra opérer à travers leurs mains. Amen.

Saint Jean Paul II
11 mai 2003

Notre-Dame du Rosaire

 nuestra-senora-del-rosario-500La fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par Sa Sainteté le Pape Saint Pie V en la fête de “Notre-Dame de la Victoire” (1572) au Premier Dimanche d’Octobre, en action de grâces pour la victoire de Lépante où, à l’entrée du golftumblr_mmchz9zZtQ1qluawko1_500e de Corinthe, la flotte chrétienne fournie par le Saint-Siège, l’Espagne, Venise, la Savoie , Mantoue, Ferrare, Gênes et Lucques, sous le commandement de Don Juan d’Autriche, avait vaincu la flotte turque d’Ali Pacha (7 octobre 1571).C’est à la prière des confréries (de la très Sainte Vierge Marie) que le pape saint Pie V attribua  cette victoire.

C’est à cette occasion qu’on ajouta aux litanies de la Vierge Marie l’invocation “Secours des Chrétiens, priez pour nous !”. Grégoire XIII  changea la fête de “Notre-Dame de la Victoire” en celle du “Saint Rosaire” et la fixa au Premier Dimanche d’Octobre (1573)

Saint Pie X fixa la fête au 7 octobre (1913).

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à découvrir la place de Marie dans le mystère du salut et à saluer la Saila-anunciacionnte Mère de Dieu en redisant sans cesse : Ave Maria. Quand elle donna son consentement à Dieu lors de l’Annonciation, Marie « se livra elle-même intégralement comme la servante du Seigneur à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption » (Concile Vatican II).

La salutation est parole de Dieu : Elle réunit le salut de l’Ange lors de l’Annonciation et celui d’Elisabeth à la Visitation. Quant à l’invocation, elle s’appuie sur la foi de l’Eglise en la maternité divine de Marie pour confier à celle-ci la vie présente de ses fils et leur passage en Dieu au terme de leur Pâque.

Prière

Que ta grâce Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : Par le message de l’ange tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa Croix, avec le secours de la Vierge Marie, jusqu’à la Gloire de la résurrection, par Jésus Christ.

Conseils pour prier le Rosaire de saint Louis Marie Grignon de Montfort.

 « Prenez surtout garde aux deux fautes ordinaires, que font presque tous ceux qui disent le chapelet ou le rosaire :

rosario_0La première, c’est de ne prendre aucune intention en disant leur chapelet, en sorte que, si vous leur demandiez pourquoi ils disent leur chapelet, ils ne sauraient vous répondre. C’est pourquoi ayez toujours en vue, en récitant votre Rosaire, quelques grâces à demander, quelque vertu à imiter, ou quelque péché à détruire.

La deuxième faute qu’on commet ordinairement en récitant le saint Rosaire, c’est de n’avoir point d’autre intention, en le commençant, que de l’avoir bientôt fini. Cela vient de ce qu’on regarde le Rosaire comme une chose onéreuse, qui pèse bien fort sur les épaules lorsqu’on ne l’a pas dit, surtout quand on s’en est fait un principe de conscience, ou quand on l’a reçu par pénitence et comme malgré soi.

« C’est bien une véritable douleur de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire ! Ils le disent avec une précipitation étonnante; ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment, de cette manière ridicule, au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés !… Après cela, faut-il s’étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque aucun fruit; et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n’en est pas plus saint ?

« Arrêtez, cher confrère du Rosaire, votre précipitation naturelle, en récitant votre Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater (Notre Père) et de l’Ave (« Je vous salue, Marie »), et une plus petite après les paroles du Pater et de l’Ave.

(Source : « Le secret admirable du saint Rosaire » par saint Louis-Marie Grignons de Montfort.)