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Pour faire connaître à jamais le triomphe de sa victoire!

Aux Corinthiens, dans sa première lettre, st. Paul leur disait : « Moi, ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres [disciples] ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ; et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas. Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang: en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds. Mais quand le Christ dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui aura soumis toutes choses. Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. » (1 Cor 15).

Dans tout ce texte dense et profond de saint Paul, certaines vérités nous apparaissent clairement qui, en ce jour où nous célébrons la victoire de Jésus-Christ sur le péché et la mort, devraient être mises en évidence une fois de plus. On nous dit que la Résurrection est la confirmation divine du message du Christ, c’est-à-dire que Dieu authentifie par ce fait sans précédent la vérité de toute la prédication de Jésus. Seul Dieu peut faire revenir un mort à la vie, et encore plus s’il revient par son propre pouvoir. Et si Dieu opère ce miracle, il ne le fait que pour confirmer la vérité de tout ce que le Christ a enseigné sur lui-même et sur le Père tout au long de son enseignement.

On nous dit aussi que la résurrection du Christ est à l’origine de notre foi, qui est fondée sur ce fait et n’a de sens qu’à partir de lui. Et c’est vraiment très important à considérer, parce que cela nous fait voir que, d’une certaine manière, tout comme nous sommes tous morts avec le Christ, nous sommes tous ressuscités avec lui. Le Christ n’est pas ressuscité seulement pour lui-même, mais pour garantir notre résurrection. C’est pourquoi nous disons qu’il est la source d’une vie nouvelle, et que nous sommes déjà ressuscités, même si notre résurrection sera définitivement accomplie à la fin des temps.

Nous devons faire l’exercice de méditer sur cette vie nouvelle, sur le sens de la vie nouvelle que le Christ nous a apportée et a commencé le matin de Pâques. Nous sommes habitués dans notre vie à nous identifier à la croix de Jésus, car nous traversons des tribulations continuelles, dans le corps et dans l’âme. Mais nous devons toujours le faire avec l’assurance que le Christ est mort et ressuscité, et que par conséquent nous ne sommes pas dans cette vie pour souffrir, mais pour vivre dans le Christ, et pour manifester notre vie par la pleine acceptation de nos douleurs. Lorsque nous sommes tentés, lorsque nous nous sentons seuls, lorsque nous constatons que nos forces s’affaiblissent, ou que les moyens de travail spirituel nous font défaut, nous devons regarder vers l’éclat de la résurrection du Christ. Et confiants dans la puissance du Christ, nous nous donnons à nouveau à la lutte quotidienne.

La résurrection de Jésus est en effet la lumière de nos travaux, l’assurance de notre victoire finale en Lui. Et si jamais nous doutons que le triomphe du Christ soit aussi le nôtre, parce que dans notre faiblesse nous nous sentons si éloignés de sa gloire, alors voyons que lui, même dans l’éclat de son triomphe, se fait reconnaître par les plaies de sa croix. Et cela non seulement sur terre, mais pour l’éternité au ciel.

St. Thomas dit qu’« il convenait que l’âme du Christ à la résurrection reprenne son corps avec ses cicatrices pour plusieurs raisons :

1° A cause de la gloire du Christ lui-même. S. Bède écrit que, si le Christ a gardé ses cicatrices, ce n’est pas par impuissance de les guérir, mais « pour faire connaître à jamais le triomphe de sa victoire ». Aussi S. Augustin fait-il cette remarque : « Sans doute, dans le royaume de Dieu, verrons-nous dans les corps des martyrs les cicatrices des blessures qu’ils ont reçues pour le nom du Christ. Car ce ne sera pas chez eux une difformité, mais un honneur ; et en eux resplendira une beauté qui ne sera pas celle du corps, tout en étant dans le corps, mais celle de la vertu. »

2° Pour raffermir les cœurs de ses disciples au sujet « de la foi en sa résurrection ».

3° « Pour montrer constamment à son Père, en suppliant pour nous, quel genre de mort il avait subi pour l’humanité. »

4° « Pour insinuer à ceux qu’il rachetait par sa mort, avec quelle miséricorde il les avait aidés, en mettant sous leurs yeux les marques de sa mort même. »

5° Enfin, « pour faire connaître, au jour du jugement, combien juste sera la condamnation portée ». Aussi, comme l’observe S. Augustin : « Le Christ savait pourquoi il conservait dans son corps ses cicatrices. Il les a montrées à Thomas, qui ne voulait pas croire à moins de les toucher et de les voir; il les montrera aussi un jour à ses ennemis et leur dira en les convainquant par sa vérité : « Voilà l’homme que vous avez crucifié; voyez les blessures que vous lui avez faites; reconnaissez le côté que vous avez percé; car c’est par vous et pour vous qu’il a été ouvert, pourtant vous n’avez pas voulu y croire. » » (S. Th., III, 54, 4).

Si nous voulons croire en la résurrection du Christ, si nous voulons nous confier à sa puissance rédemptrice, en nous efforçant de vivre sa vie en nous, alors ses blessures, ses cicatrices, seront toujours pour nous un signe d’espérance, un signe de sa miséricorde, un signe de sa force. Si nous ne voulons pas croire, ou si, emportés par le découragement, nous cessons de lutter, alors ses blessures seront pour nous un signe de sa justice.

Ne cessons donc jamais de nous confier au Christ, même dans les moments les plus difficiles de notre vie extérieure et surtout intérieure, car en lui se trouve toute la force pour aller jusqu’au bout, car il a déjà vaincu.

Que la Vierge Marie, la première qui, selon les auteurs spirituels, a vu son Fils vivant et glorieux, nous obtienne la grâce d’avoir toujours confiance en son triomphe.

P. Juan Manuel Rossi IVE.

Pourquoi Dieu ne fait-il pas parfois les miracles que nous lui demandons ?

Homélie pour le Deuxième Dimanche de Pâques – Dimanche de la Divine Miséricorde

Plusieurs belles raisons nous invitent à célébrer et à nous réjouir en ce deuxième dimanche de Pâques : nous sommes encore dans l’octave de Pâques, une célébration qui dure 8 jours ; l’évangile nous conte l’institution du sacrement du pardon, la confession ; le Seigneur nous révèle que, grâce au manque de foi de l’apôtre Thomas, notre foi est louée, nous sommes bienheureux de croire sans avoir vu ; plus encore, un autre motif pour célébrer ce dimanche, il a reçu depuis l’année 2000 le nom de Dimanche de la Divine Miséricorde, institué par saint Jean Paul II.

Tout d’abord, nous allons parler précisément de la Miséricorde, car le Seigneur avait révélé à sainte Faustine Kowalska qu’en ce dimanche qui suit celui de Pâques, les prêtres doivent parler de la Divine Miséricorde. Comme nous le savons la Miséricorde de Dieu est intiment liée au sacrement de la confession, c’est le lieu et le moment par excellence où nous rencontrons la Miséricorde de Dieu.

«Une fois, j’ai entendu ces paroles, dit sainte Faustine: « Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate.» (Journal de sœur Faustine, 699).

Quelle paix nous octroient ces paroles, nous qui connaissons le poids de nos péchés !

« Ecris, mon enfant, que pour une âme qui se repent, Je suis la Miséricorde même pour l’âme contrite. La plus grande misère de l’âme n’allume pas ma colère, mais mon Cœur frémit d’une grande Miséricorde pour elle.”  (Journal de soeur Faustine, 1739) ».

« Aujourd’hui, le Seigneur m’a dit: Ma fille, quand tu t’approches de la sainte confession, de cette source de ma miséricorde, le sang et l’eau qui sont sortis de mon cœur se déversent sur ton âme et l’ennoblissent. Chaque fois que tu te confesses, plonge-toi entièrement dans ma miséricorde avec grande confiance, pour que je puisse déverser en ton âme toutes les largesses de ma grâce. Quand tu vas te confesser, sache que c’est moi-même qui t’attends dans le confessionnal, je me dissimule seulement derrière le prêtre, mais c’est moi seul qui agis dans l’âme. Ici la misère de l’âme rencontre le Dieu de miséricorde. Dis aux âmes, qu’à cette source de miséricorde, les âmes ne puisent qu’avec le vase de la confiance. Lorsque leur confiance sera grande, il n’y aura pas de bornes à mes largesses. Les torrents de ma grâce inondent les âmes humbles. Les orgueilleux sont toujours dans la misère et la pauvreté car ma grâce se détourne d’eux pour aller vers les âmes humbles.» (Journal de sœur Faustine, 1602).

« Plus le pécheur est grand, plus il a droit à Ma miséricorde. » (Journal de sœur Faustine, 723).

Revenons maintenant à l’évangile de ce dimanche, la rencontre entre Jésus ressuscité et l’apôtre Thomas, comme on avait déjà dit, c’est grâce à saint Thomas que notre foi reçoit une louange de la part du Seigneur et que nous sommes appelés Bienheureux.

Comme nous l’explique le pape saint Grégoire : «La foi est le fondement des choses que l’on doit espérer, et une pleine conviction de celles qu’on ne voit point», c’est la lettre aux Hébreux (He 11, 1). Il est donc évident que ce que l’on voit clairement n’est pas l’objet de la foi, mais de la connaissance. Pourquoi donc le Sauveur dit-il à Thomas, qui avait vu et touché: «Parce que vous avez vu, vous avez cru ?» C’est qu’il crut autre chose que ce qu’il voyait. Ses yeux ne voyaient qu’un homme, et il confessait un Dieu. Les paroles qui suivent: «Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru», répandent une grande joie dans notre âme, car c’est nous que Notre-Seigneur a eu particulièrement en vue, nous qui croyons dans notre esprit en celui que nous n’avons pas vu de nos yeux, si toutefois nos œuvres sont conformes à notre foi. Car la vraie foi est celle qui se traduit et se prouve par les œuvres. 

Nous savons que les miracles du Seigneur viennent pour confirmer notre foi, précisément ils nous servent pour faire un saut nécessaire, et réaliser cet acte de foi que Dieu réalise des gestes admirables et toujours avec un but bien déterminé.

Nous serons étonnés de savoir que Dieu fait tous les jours des miracles, des faits prodigieux que l’homme ne peut accomplir. Elle est profonde l’explication donnée par saint Augustin par rapport à cette vérité :

« Les miracles procèdent du même pouvoir divin que toutes les œuvres quotidiennes du Très-Haut, mais ils nous étonnent davantage parce quils sont plus rares, et ils reportent plus efficacement nos pensées vers lui : ils sont dailleurs un livre où nous apprenons à connaître leur auteur.

Les miracles opérés par Notre-Seigneur Jésus-Christ sont des œuvres divines destinées à donner à l’âme humaine la connaissance de Dieu par le spectacle d’évènements qui frappent les sens (sont admirables). Dieu est, en effet, de telle nature, que nos yeux ne peuvent le contempler : d’ailleurs , les prodiges qu’il ne cesse de faire en gouvernant le monde entier, et en prenant soin de toutes les créatures, frappent moins en raison de leur continuité: de là, il arrive qu’on daigne à peine remarquer l’étonnante et admirable puissance que le Très-Haut manifeste dans toutes ses divines opérations et jusque dans la multiplication des plus petites graines: aussi, n’écoutant que son infinie miséricorde, s’est-il réservé d’opérer en temps opportun certaines merveilles qui sortiraient du cours ordinaire et de l’ordre de la nature : accoutumés à contempler les miracles quotidiens de la Providence, et à n’en tenir, pour ainsi dire, aucun compte, les hommes s’étonneront de voir des prodiges, non pas plus grands, mais moins ordinaires. En effet, gouverner l’univers est chose bien autrement merveilleuse que rassasier cinq mille hommes avec cinq pains. Et pourtant, personne ne prête attention à l’un, tandis que tous admirent l’autre: cette différence d’appréciation vient de ce que le second fait est, sinon plus admirable, du moins plus rare. »

Dans toute l’histoire, il y a eu de vrais miracles, il y en a et il y en aura encore car les miracles sont des interventions de Dieu de façon extraordinaire dans l’histoire de l’homme. À leur sujet, nous pouvons dire que, par amour, Il fait une exception pour ce qui dépasse notre nature et notre compréhension.

Il est pourtant tout à fait vrai que le Seigneur ne veut pas choyer ses enfants, mais les sauver ; alors, chaque miracle fait partie de son plan de salut, ils se produisent dans son admirable Providence, Dieu les a déterminés.

Concrètement, beaucoup de personnes se posent cette question : pourquoi Dieu ne fait-il pas parfois les miracles que nous lui demandons ?

Pour répondre à cela et la réponse est toujours limitée car il nous est impossible de comprendre les pensées du Seigneur, du moins pouvons-nous découvrir quelques bonnes raisons :

  • en première raison nous disons que beaucoup ne reçoivent pas de miracles parce qu’ils ne les demandent pas, bien qu’il y ait des grâces que nous obtenons sans demander. Un exemple très clair c’est le soleil levant chaque matin. « Votre Père céleste fait lever son soleil sur les justes et les injustes » (cf. Mt 5,45).
  • Une deuxième raison : Même si nous l’implorons déjà, et que nous ne recevons pas le miracle, il se peut que nous manquions de foi. Dans la lettre aux Hébreux se trouve une magnifique définition : «La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. » (He 11, 1-2).
  • Troisième raison : Nous vivons dans la génération du Fast-Food et d’Internet sans limites, où, à tout moment, nous recherchons l’infini de choses sans délais. C’est une génération de haute technologie et de nombreuses avancées, où rien ne prend longtemps, et à laquelle nous nous sommes désormais habitués. Cependant, la logique divine n’a pas changé, et tout n’est pas non plus spontané. Combien de personnes ont été guéries d’une maladie après des années où leurs proches se sont agenouillés et ont crié au miracle ? Les temps de Dieu ne sont pas ceux des hommes.
  • Quatrième raison : Quand nous voulons quelque chose, en fait, ne nous battons-nous pas pour cela ? C’est ainsi dans le monde spirituel. Quand  que nous persistons dans la prière, nous devenons de plus en plus conscients que Dieu est le seul capable de le faire, et notre foi grandit. Le miracle ne vient pas d’une formule ou d’un ordre, d’un rite. Demander à Dieu un miracle, c’est savoir que le miracle dépend uniquement de Lui, à tout point de vue.
  • Cinquième raison : La souffrance, les tribulations, la maladie, tout ce qui arrive d’adversité n’est pas la volonté de Dieu, mais Il le permet, comme Il l’a permis à Job, afin que nous puissions grandir avec ces différentes épreuves de la vie. Lui, en tant que Père, permet l’adversité, afin que nous grandissions dans le surnaturel, dans la vie spirituelle. Une application très concrète se trouve dans la guérison intérieure, lorsque beaucoup, après avoir pardonné à une personne, ou assumé le poids d’une épreuve parviennent à mener une véritable vie de foi, et à marcher d’un pas ferme dans la voie de la sanctification.
  • Mais, il est une raison qui dépasse toutes les autres et les inclut en quelques sorte : si le miracle n’arrive pas, ce n’est pas la volonté de Dieu que ce miracle se produise : Comme il est difficile de le reconnaître ! Mais c’est une vérité formidable. Dieu est amour et veut notre bien. Ce que nous pensons être bon pour nous n’est peut-être pas un bien réel, et Dieu le sait. « Parce que mes pensées ne sont pas vos pensées. » (Isaïe 55, 8). Jésus dit : « Si donc vous, étant mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le lui demandent! » (Mt 7,11). Ainsi, s’Il ne nous l’accorde pas et que nous ne comprenons pas, ce qui importe c’est de ne pas devenir comme des enfants capricieux, mais que nous puissions reconnaître et mûrir dans notre abandon à Lui, et reconnaître que « le Seigneur des Miracles » est plus important que les miracles du Seigneur est  qu’il a déjà accompli le plus grand miracle qui fut notre salut par sa Passion et sa Résurrection, et qu’il nous accorde le précieux miracle de l’Eucharistie à chaque messe.

Demandons aujourd’hui à la très Sainte Vierge Marie, la grâce de la foi, une foi ferme et solide, et demandons aussi que son Fils nous révèle son visage miséricordieux.

P. Luis Martinez IVE.