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« L’Église ne faiblira jamais jusqu’à la fin des temps »

Lire l’évangile du dimanche XI (Mc 4, 26-34)

Les textes de la liturgie de ce dimanche, dans la première lecture et dans l’évangile, qui est composé des deux paraboles, sont des prophéties de ce que sera l’Eglise dans le monde.

« Je prendrai une tige ; sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit » nous parle le Seigneur par le prophète Ezéquiel.

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : la semence germe et grandit, il ne sait comment ». « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite mais elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères… », nous dit le Seigneur lui-même dans l’évangile.

Nous allons méditer sur l’Eglise et son mystère, en mettant en avant la sainteté de l’ l’Eglise . On suivra en grandes lignes, les enseignements du Catéchisme de l’Eglise Catholique (nn. 751-776 . 823-829) .

D’abord, le mot  » Église » provient de la langue grecque ἐκκλησία : « ekklèsia », et ce mot a comme racine ek-kalein,  » appeler hors » et signifie « convocation « , « assemblée ». Dans l’Eglise, Dieu  » convoque  » son Peuple de tous les confins de la terre. Cette parole « ἐκκλησία » est passée de façon presque identique en phonétique au latin et de là, à nos langues latines : église, chiesa, iglesia, etc.

Il existait aussi dans l’antiquité le terme Kyriakè pour designer la communauté ecclésiale dont sont dérivés church en anglais, Kirche en allemand, Kyriakè signifie  » celle qui appartient au Seigneur « .

L’Esprit Saint a utilisé dans l’Écriture Sainte, une foule d’images et de figures liées entre elles, par lesquelles Il nous révèle le mystère inépuisable de l’Église. Ainsi, par exemple :

  • L’Église est le bercail dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire (cf. Jn 10, 1-10). Elle est aussi le troupeau dont Dieu a proclamé lui-même à l’avance qu’il serait le pasteur (cf. Is 40, 11 ; Ez 34, 11-31)
  • L’Église est le terrain de culture, le champ de Dieu (1 Co 3, 9). Elle fut plantée par le Vigneron céleste comme une vigne choisie (cf. Mt 21, 33-43)
  • Bien souvent aussi, l’Église est dite la constructionde Dieu (cf. 1 Co 3, 9). Le Seigneur lui-même s’est comparé à la pierre rejetée par les bâtisseurs et devenue pierre angulaire (Mt 21, 42 par. ; cf. Ac 4, 11 ; 1 P 2, 7 ; Ps 118, 22).  Cette construction est décorée d’appellations diverses : la maison de Dieu (cf. 1 Tm 3, 15), dans laquelle habite sa famille, l’habitation de Dieu dans l’Esprit (cf. Ep 2, 19-22), la demeure de Dieu chez les hommes (cf. Ap 21, 3), et surtout le temple
  • L’Église s’appelle encore « la Jérusalem d’en haut  » et  » notre mère «  (Ga 4, 26 ; cf. Ap 12, 17)

Par rapport à son origine et sa nature nous devons dire que l’Eglise a été fondée par le Seigneur, c’est de Lui qu’elle prend sa vie et sa force et elle ne fait qu’accomplir sa volonté de sauver les hommes. Le Catéchisme dit : « L’Église n’a pas d’autre lumière que celle du Christ ; elle est, selon une image chère aux Pères de l’Église, comparable à la lune dont toute la lumière est reflet du soleil. »

Son âme est l’Esprit Saint qui est continuellement en train de la guider de la sanctifier : L’Église est, selon l’expression des Pères, le lieu  » où fleurit l’Esprit  » (S. Hippolyte, trad. ap. 35).

Son histoire

Dieu avait pensé et préparé l’Eglise depuis l’éternité ; les chrétiens des premiers temps (Hermas, vis. 2, 4, 1 ; cf. Aristide, apol. 16, 6 ; Justin, apol. 2, 7) disaient que  » le monde fut créé en vue de l’Église « . En effet, Dieu a créé le monde en vue de la communion à sa vie divine (s’unir à Lui), communion qui se réalise par la  » convocation  » des hommes dans le Christ, et cette  » convocation « , c’est l’Église.

La préparation lointaine du rassemblement du Peuple de Dieu commence avec la vocation d’Abraham ; le peuple d’Israël de l’Ancien Testament est image de l’Eglise.

Dans le Nouveau Testament, le Christ commence déjà à constituer l’Eglise en assemblée dans sa vie publique. Elle  » est le Règne du Christ déjà mystérieusement présent dans le monde « . Ce germe et le commencement de l’Eglise sont le  » petit troupeau  » (Lc 12, 32), ceux qu’Il a ainsi rassemblés autour de lui, Il leur a enseigné une  » manière d’agir, de vivre  » nouvelle, mais aussi une prière propre (cf. Mt 5-6).

Mais l’Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l’institution de l’Eucharistie et réalisé sur la Croix.  » Le commencement et la croissance de l’Église sont signifiés par le sang et l’eau sortant du côté ouvert de Jésus crucifié  » (LG 3), pour cela on dit qu’elle est née du côté ouvert du Christ. Le jour de Pentecôte, l’Esprit Saint fut envoyé pour sanctifier l’Église en permanence  » (LG 4). C’est alors que  » l’Église se manifesta publiquement devant la multitude ».

 » L’Église (…) n’aura sa consommation que dans la gloire céleste  » (LG 48), lors du retour glorieux du Christ. Jusqu’à ce jour,  » l’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu  » (S. Augustin, civ. 18, 51 ; cf. LG 8).

L’Église est inséparablement humaine et divine. Par son origine, l’Église est donc une société divine : par sa fin, et par les moyens immédiats qui y conduisent, elle est surnaturelle ; par les membres dont elle se compose et qui sont des hommes, elle est une société humaine. Elle vit et agit dans le monde. Toutefois sa fin et sa force ne se trouvent pas sur la terre, mais au Ciel.

 « Humilité ! Sublimité !, Saint Bernard parle de l’Eglise, Tente de Cédar (tente humaine) et sanctuaire de Dieu ; habitation terrestre et céleste palais ; maison d’argile et cour royale ; corps mortel et temple de lumière ; objet de mépris enfin pour les orgueilleux et épouse du Christ ! Elle qui est pâlie par la fatigue et la souffrance d’un long exil, a cependant pour ornement la parure céleste » (S. Bernard, Cant. 27, 7, 14 : PL 183, 920D).

L’Eglise Sainte

L’Eglise est Sainte, nous le disons dans la liturgie de l’Eglise (Une, Sainte, Catholique et Apostolique). 

D’abord, parce qu’Elle réalise l’union intime des hommes avec Dieu : c’est là le premier but de l’Église. Elle  » est le projet visible de l’amour de Dieu pour l’humanité  » (Paul VI, discours 22 juin 1973).

L’Église, unie au Christ, est sanctifiée par Lui ; par Lui et en Lui elle devient aussi sanctifiante (à travers les sept sacrements et la prédication de l’Evangile).  » Toutes les œuvres de l’Église tendent comme à leur fin, à la sanctification des hommes dans le Christ et à la glorification de Dieu  » (SC 10). C’est dans l’Église qu’est déposée  » la plénitude des moyens de salut  » (UR 3). C’est en elle que  » nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu  » (LG 48).

Sainte ou pécheresse ?

Dans ces derniers temps, on entend souvent que l’Eglise est pécheresse, qu’elle doit se repentir et demander pardon des péchés commis dans l’histoire.

Pouvons-nous concilier cela avec notre profession de foi qui nous enseigne que l’Eglise est Sainte ? On devrait accepter la sainteté de l’Eglise au même titre que sa condition de pécheresse?

Dire que l’Eglise est pécheresse est contredire sa nature, elle est sainte pour être unie à Christ, sa Tête et constamment sanctifiée par l’Esprit Saint. Elle n’est pas pécheresse, les pécheurs ce sont les hommes qui composent la partie humaine de l’Eglise. Qu’un homme soit voleur ne me donne pas la certitude de dire que sa mère l’est aussi, ou bien que toute sa famille partage cette condition.

Tous les membres de l’Église, nous dit le Catéchisme, y compris ses ministres, doivent se reconnaître pécheurs (cf. 1 Jn 1, 8-10). En tous, l’ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l’Évangile jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 13, 24-30).

Nous devons aussi dire que l’Église  » glorieuse, sans tache ni ride « , est la fin ultime à laquelle nous sommes conduits par la passion du Christ. Elle ne se réalisera donc que dans la patrie céleste, et non en cette vie où  » nous nous trompons nous-mêmes si nous prétendons être sans péché «  (1 Jn. 1, 8), c’est-à-dire que dans ce monde nous avons toujours comme membres de l’Eglise la faiblesse du péché.

Mais, l’Eglise Sainte est composée seulement de ceux qui vivent la grâce de Dieu, qui ne sont pas esclaves du péché mortel. Ces derniers, par contre ne sont pas membres du Christ en acte, mais en puissance, c’est-à-dire d’une manière imparfaite par la foi informe (sans la charité). Les pécheurs qui ne vivent pas la grâce mais qui ont pourtant la foi par le baptême,  sont semblables à un membre qui est  uni au corps d’un homme (un bras, un œil, un pied) mais qui est mort et que l’homme ne parvient qu’à remuer faiblement.

Disons donc que ce ne sont pas les chrétiens qui font que l’Eglise soit sainte, au contraire, c’est l’Eglise qui sanctifie les hommes.

Nous devons énoncer en définitive les raisons pour lesquelles l’Eglise est sainte. C’est-à-dire,  en quoi  voyons nous et constatons nous la sainteté de l’Eglise ?

  • Tout d’abord, Elle est objectivement sainte parce qu’elle est le Corps dont la Tête est le Christ, homme et Dieu, elle participe de la grâce du Christ.
  • En deuxième lieu, parce qu’Eglise possède l’Eucharistie, le Corps et le Sang du Christ qui est le plus Saint et qui sanctifie, tous les sacrements sont comme une dérivation de l’Eucharistie.
  • Et finalement nous disons que l’Eglise est Sainte parce qu’elle possède la vérité de mode infaillible et indéfectible. Elle a toujours, sans cesse prêché la vérité : L’Église vacillera si son fondement vacille, mais le Christ pourra-t-il vaciller ? Tant que le Christ ne vacille pas, l’Église ne faiblira jamais jusqu’à la fin des temps(Saint Augustin, Enarrationes in Psalmos, 103, 2, 5 ; PL 37, 1353).

L’Eglise aussi se révèle sainte dans la sainteté de ses membres, de tous ceux qui vivent la grâce comme membres vivants dans son Corps Mystique. Parmi eux de façon éminente, nous trouvons les chrétiens déjà proclamés comme saints, ces fidèles qui ont pratiqué héroïquement les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu et dont l’Église reconnaît la puissance de l’Esprit de sainteté qui les habite et soutient ainsi l’espérance des fidèles en les leur donnant comme modèles et intercesseurs.

Les fidèles du Christ sont encore tendus dans leur effort pour croître en sainteté par la victoire sur le péché, tandis qu’un membre de l’Eglise a atteint la sainteté en plénitude, c’est la Vierge Marie : c’est pourquoi ils lèvent leurs yeux vers Marie  » (LG 65) : en elle, l’Église est déjà la toute sainte. Qu’Elle nous donne la grâce de croire dans l’Eglise.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

MARTYROLOGE DU 21 AU 30 JUIN

Le 21 juin

  1. Mémoire de saint Louis de Gonzague, religieux. Issu de famille princière, d’une pureté de vie remarquable, il abdiqua en faveur de son frère la principauté de Mantoue pour entrer dans la Compagnie de Jésus, mais en prenant un pestiféré sur ses épaules pour le conduire à l’hôpital, il contracta le mal et mourut à l’âge de vingt-trois ans, en 1591.
    2. À Gaël en Bretagne, au VIe siècle, saint Méen, abbé. Né au pays de Galles, il se retira dans la forêt au cœur de l’Armorique et y fonda un monastère.
    3. Au pays d’Évreux, en 718, saint Leufroy, abbé, qui fonda le monastère de la Sainte-Croix et le dirigea pendant environ quarante-huit ans.
    4*. À Bourges, en 866, saint Raoul, évêque. Soucieux de la vie de ses prêtres, il prit soin de composer avec eux une Institution pastorale recueillant en quarante-cinq chapitres des sentences des Pères et des canons conciliaires.
    5*. À Osca en Aragon, l’an 1126, le trépas de saint Raymond, évêque. Il était chanoine régulier quand il devint évêque de Barbastro et de Roda. Il ne voulait jamais agir de manière militaire contre les ennemis du nom chrétien et eut à souffrir des évêques voisins, qui annexèrent tantôt Roda, tantôt Barbastro.
    6.*. A Urbevéti en Toscane, leBienheureux Thomas, religieux de l’ordre des servants de Marie.
    7. À Londres, en 1600, saint Jean Rigby, martyr. Fils d’un gentilhomme de Lancastre, d’abord anglican, il fut arrêté sous la reine Élisabeth Ière et condamné à mort, parce qu’il s’était réconcilié avec l’Église catholique ; il fut pendu à Southwark et éventré encore vivant.
    8*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques-Morelle Dupas, prêtre et martyr. Arrêté sous la Révolution française parce qu’il exerçait le ministère paroissial dans le Poitou, il fut enfermé sur un bateau négrier. Sévère pour lui-même, mais d’une grande douceur pour les autres, il mourut d’inanition.
    9. À Zapotlanejo au Mexique, en 1927, saint Joseph Isabel Flores, prêtre et martyr. Arrêté durant la grande persécution mexicaine, on lui promit la liberté s’il souscrivait aux lois anticléricales. Sur son refus, il fut fusillé.

Le 22 juin

  1. Mémoire de saint Paulin, évêque. De famille patricienne, il reçut le baptême à Bordeaux, abandonna le consulat et, de très noble et très opulent qu’il était, il se fit pauvre et humble pour le Christ, et s’établit à Nole, en Campanie, près du tombeau du prêtre saint Félix, pour suivre son exemple. Il mena là, avec son épouse Thérèse et des amis, une vie d’ascèse. Devenu évêque de Nole, il se fit remarquer par son érudition et sa sainteté, bâtit un hospice pour les pèlerins et vint en aide aux pauvres. Il mourut en 431.
    2. Mémoire des saints Jean Fisher, évêque, et Thomas More, martyrs. Leur opposition au roi Henri VIII dans la controverse autour de son divorce et sur la suprématie spirituelle du pape, entraîna leur incarcération à la Tour de Londres. Jean Fisher, évêque de Rochester, qui s’était fait remarquer par son érudition et la sainteté de sa vie, fut, en ce jour en 1537, décapité devant sa prison par ordre du roi lui-même. Thomas More, père de famille d’une vie absolument intègre, et chancelier du royaume d’Angleterre, fut décapité le 6 juillet suivant, lié au saint évêque par la même fidélité à l’Église catholique et par le même martyre.
    3. À Rome, commémoraison de saint Flavius Clemens, martyr. En 94, l’empereur Domitien, son cousin, avec qui il venait d’exercer le consulat, le fit mettre à mort sous l’accusation d’athéisme, en réalité à cause de sa foi au Christ.
    4. À Verulam en Grande Bretagne, vers 287, saint Alban, martyr. On rapporte que, soldat non encore baptisé, il avait recueilli dans sa maison un clerc qui lui donna les enseignements de la foi chrétienne. En changeant d’habit, il se livra lui-même à la place de son hôte, et pour ce motif, subit la flagellation, des tourments atroces et fut décapité.
    5. À Caerleon, également en Grande Bretagne, à la fin du IIIe siècle, les saints martyrs Jules et Aaron, qui, après saint Alban, furent mis à mort dans la même persécution, ainsi que beaucoup d’autres qui, en divers endroits subirent des tortures de toutes sortes, eurent leurs membres sauvagement déchirés, et parvinrent ainsi, au terme de leur combat, aux joies de la Jérusalem céleste.
    6. À Dolikha en Syrie, l’an 379, la passion de saint Eusèbe, évêque de Samosate. Au temps de l’empereur arien Constance, il visita, déguisé en soldat, les Églises de Dieu, pour les affermir dans la foi catholique. Ensuite, sous l’empereur Valens, il fut relégué en Thrace et, quand la paix fut rendue à l’Église, au temps de Théodose, il fut rappelé de son exil. Il recommençait ses visites aux Églises, quand une femme arienne lui jeta, du haut d’une maison, une tuile qui lui brisa la tête, et il succomba ainsi en martyr.
    7. Commémoraison de saint Nicétas, évêque de Rémésiana en Dacie, qui mourut en 414. Saint Paulin de Nole le loue, dans un poème, d’avoir fait des barbares des brebis en leur inculquant l’Évangile, de les avoir conduits dans la demeure royale de la paix et d’avoir appris à ces gens, autrefois incultes et brigands, à vibrer d’un cœur romain.
    8*. À Rome, au Latran, l’an 1276, le bienheureux Innocent V, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Après avoir enseigné la théologie à Paris, il fut nommé, malgré lui, au siège épiscopal de Lyon, où il fut, avec saint Bonaventure, modérateur des débats du Concile œcuménique convoqué en vue de réaliser l’union entre les Latins et les Grecs séparés. Élu ensuite à la chaire de Pierre, il mourut après cinq mois de pontificat, plutôt montré que donné à l’Église de Rome.

Le 23 juin

  1. Commémoraison de nombreux saints martyrs de Nicomédie en 303, au temps de l’empereur Dioclétien. Après s’être cachés dans les montagnes et les cavernes, ils souffrirent le martyre avec joie pour le nom du Christ.
    2. Au monastère d’Ely, en Grande Bretagne, l’an 679, sainte Éthelrède (Audrey), abbesse. Fille de roi, et reine de Northumbrie, mariée deux fois, elle reçut des mains de l’évêque saint Wilfrid le voile des moniales dans le monastère qu’elle avait elle-même fondé, et où elle dirigea avec l’autorité d’une mère, par ses exemples et ses avertissements, un grand nombre de vierges.
    3*. À Vannes en Bretagne, vers 914, saint Bili  , évêque et martyr, qui aurait été tué quand les Normands dévastaient la cité.
    4*. À Pavie en Lombardie, l’an 1194, le bienheureux Lanfranc, évêque, homme pacifique, qui souffrit beaucoup en faveur de la paix et de la concorde dans la cité.
    5*. À Onhaye en Hannonie, au XIIIe siècle, saint Walter, prêtre. Alors qu’il traversait la Meuse, rapporte-t-on, un prêtre du voisinage, à qui il reprochait ses vices, l’assassina à coups de rame.
    6*. À Oignies, également en Hannonie, l’an 1213, la bienheureuse Marie. Dotée de dons mystiques, elle vécut, avec le consentement de son époux, en recluse dans une cellule, et fut ainsi à l’origine et à l’organisation du mouvement des béguines.
    7*. Dans l’ermitage de Valmanente dans les Marches, vers 1496, le bienheureux Pierre-Jacques de Pesaro, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.
    8. À Londres, en 1608, saint Thomas Garnet, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après son ordination au Collège anglais de Valladolid, en Espagne, il retourna en Angleterre, fut emprisonné deux fois, condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce que prêtre, et mené à la potence.
    9. À Turin, en 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre, qui se consacra à accroître la piété et la science du clergé piémontais et à réconcilier avec Dieu les malheureux emprisonnés et même les condamnés à mort.
    10*. À Alatri dans le Latium, en 1945, la bienheureuse Marie-Raphaëlle (Saintine Cimatti), vierge, des Sœurs de la Miséricorde pour les malades, qui mena une vie humble et cachée, en donnant tous ses soins continuellement, avec une exquise charité, en particulier aux malades et aux pauvres.

Le 24 juin

  1. La solennité de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, il exulta de joie à la venue du salut des hommes, et sa propre naissance annonça celle du Christ Seigneur. La grâce brilla tellement en lui que le Seigneur lui-même déclara que, parmi les enfants des hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste.
    2. À Rome, sur l’ancienne voie Salarienne, au lieu dit les Sept Palombes, les saints martyrs Jean et Festus.
    3. À Autun, vers 375, saint Simplice, évêque. De noble famille et très riche, il vivait avec son épouse dans la plus parfaite chasteté, quand il fut choisi comme évêque.
    4. Au village de Créteil sur le territoire de Paris, au VIe ou VIIe siècle, la passion des saints martyrs Agoard et Aglibert, avec beaucoup d’autres.
    5. À Malines en Brabant, l’an 775, saint Rombaud, que l’on vénère comme ermite et martyr.
    6. À Lobbes en Belgique, l’an 776, saint Théodulphe (Thiou), évêque et abbé.
    7*. À Nantes, en 843, saint Gohard, évêque et martyr. Alors qu’il célébrait les saints mystères avec son peuple dans la cathédrale et qu’il chantait “Élevons notre cœur”, il fut transpercé de flèches par les Normands impies et succomba avec un grand nombre de ses fidèles.
    8*. À Vestervig au Danemark, vers 1065, saint Théodgar, prêtre missionnaire, qui construisit dans la région la première église en bois.
    9. Dans la province chinoise di Sichuan, en 1817, saint Joseph Yuan Zaide, prêtre et martyr, étranglé en haine de la foi chrétienne.
    10*. À Guadalajara au Mexique, en 1963, sainte Marie-Guadelupe (Anastasie Garcia Zavala), vierge, qui contribua activement à fonder la Congrégation des Servantes de Sainte-Marguerite-Marie et des Pauvres et qui exerça avec soin la charité envers les pauvres et les malades.  (canonisée le 12 mai 2013 par le pape François)

Le 25 juin

  1. À Turin, entre 408 et 413, saint Maxime, premier évêque de cette ville. Par sa prédication toute paternelle, il amena les foules païennes à la foi du Christ et les dirigea par son enseignement plein de sagesse à la récompense du salut.
    2. Commémoraison de saint Prosper d’Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.
    3. À Reggio d’Émilie, au Ve ou VIe siècle, saint Prosper, évêque.
    4*. À Maurienne en Savoie, à la fin du VIe siècle, sainte Tigre, vierge, qui mit tout son zèle à développer dans la ville le culte de saint Jean le Précurseur.
    5*. En Écosse, vers 532, saint Moloch ou Luan, abbé, né en Irlande, formé à la vie monastique à Bangor, et fondateur du monastère irlandais de Lismore en Écosse.
    6*. À Jaca en Espagne, vers 716, sainte Eurosie, vierge et martyre.
    7. À Egmond en Frise, au début du VIIIe siècle, saint Adalbert, diacre et abbé, qui aida saint Willibrord dans son œuvre d’évangélisation.
    8*. En Bretagne, l’an 874, saint Salomon, roi et martyr. Durant son règne, il établit des sièges épiscopaux, développa des monastères, maintint la justice, mais, après son abdication, il fut saisi dans une église par des adversaires, qui lui crevèrent les yeux puis le tuèrent.
    9. À Goleto, près de Nusco en Campanie, l’an 1142, saint Guillaume, abbé. Né à Verceil, dans le Piémont, il se fit pèlerin et pauvre pour l’amour du Christ, fonda le monastère de Montevergine, où il enseigna une haute doctrine spirituelle aux compagnons qu’il y rassembla, et établit beaucoup d’autres monastères, tant pour des moines que pour des moniales, dans le sud de l’Italie.
    10*. Dans la Chartreuse du Reposoir en Savoie, l’an 1160, le bienheureux Jean d’Espagne, moine, qui mit par écrit des constitutions pour les moniales de l’Ordre.
    11*. À Marienwerder en Podolie polonaise, l’an 1394, la bienheureuse Dorothée de Montau, vierge, qui vécut recluse dans une cellule touchant la cathédrale, adonnée continuellement à la prière et à la pénitence.
    12*. À Laval en Mayenne, l’an 1794, la bienheureuse Marie Lhuillier, vierge et martyre. Entrée chez les Sœurs hospitalières de la Miséricorde, elle demeura fermement fidèle à ses vœux religieux et à l’Église pendant la Révolution française, et mourut guillotinée.
    13. À Nam Dinh au Tonkin, l’an 1838, les saints martyrs Dominique Henares, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, et François Do Minh Chieu. Le premier propagea la foi chrétienne pendant quarante-neuf ans ; le second, comme catéchiste, lui apporta une aide précieuse. Ils furent décapités ensemble pour le Christ, sous l’empereur Minh Mang.

Le 26 juin

  1. À Rome, commémoraison des saints Jean et Paul, au nom desquels une basilique fut dédiée sur le mont Célius au bord du Clivus Scauri, dans le titre du sénateur Pammachius.
    2. À Trente en Vénétie, l’an 405, saint Vigile, évêque, à qui saint Ambroise adressa, avec les marques de son institution, des directives pastorales. Il s’employa à affermir dans son territoire l’œuvre d’évangélisation et à extirper complètement les restes d’idolâtrie. Il reçut, dit-on, le martyre pour le Christ, blessé à mort par des païens.
    3*. À Nole en Campanie, l’an 405, saint Déodat, évêque, qui succéda à saint Paulin.
    4. En Poitou, vers 515, saint Maixent, abbé, célèbre par ses miracles.
    5. À Thessalonique en Macédoine, vers 540, saint David, ermite, qui vécut pendant près de quatre-vingts ans reclus dans une cellule en dehors des murs de la ville.
    6. Près de Valenciennes, au VIIIe siècle, les saints martyrs Saulve, évêque, et son disciple que l’on appela Supéry. Ils vinrent d’Auvergne dans cette région et, sous le seigneur du lieu Winegard, y subirent le martyre.
    7. À Cordoue en Andalousie, l’an 925, saint Pélage, martyr. À l’âge de treize ans, pour la foi du Christ et pour garder la chasteté en repoussant les avances du calife Abd ar -Rahman III, il fut, sur son ordre, déchiqueté et coupé en morceaux avec des pinces de fer, consommant ainsi glorieusement son martyre.
    8*. À Gubbio en Ombrie, l’an 1064, saint Radulfe, évêque, qui s’appliqua à la prédication et dépensa de grand cœur pour les pauvres tout ce qu’il pouvait soustraire de ses dépenses personnelles
    9 À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D’abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche ; prieur, il convoqua un chapitre général ; contraint par le pape d’accepter l’évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.
    10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Raymond Petiniaud de Jourgnac, prêtre et martyr. Archidiacre de Limoges au moment de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, sur lequel il mourut, couvert de plaies et rongé de vermine.
    11*. À Cambrai, en 1794, les bienheureuses Madeleine Fontaine, Françoise Lanel, Thérèse Fantou et Jeanne Gérard, vierges et martyres. Filles de la Charité, elles furent condamnées à mort en haine de l’Église, dans la même persécution, et conduites à l’échafaud, la tête couronnée du Rosaire, par dérision.
    12.*.Trévise en Vénétie, l’an 1936, le bienheureux André-Hyacinthe Longhin, évêque, qui s’efforça de subvenir, au cours de la première guerre mondiale, aux besoins des réfugiés et des prisonniers et, dans une époque difficile, de défendre avec un soin particulier les droits des ouvriers, des paysans et de tous les pauvres de la société.
    13. Au pays de Qianshengzhuang, près de la ville de Liushuitao dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Ma Taishun, martyr. Médecin et catéchiste, alors que, dans la persécution de la secte de Yihetuan, tous les membres de sa famille avaient failli à la foi, il préféra confesser le Christ par son sang.
    14. À Jalisco, sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Joseph-Marie Robles, prêtre et martyr. Arrêté au cours de la grande persécution en ce pays, alors qu’il allait célébrer la messe dans une maison, il fut pendu à un arbre.
    15*. Dans la région de Lvov en Ukraine, l’an 1941, les bienheureux martyrs Nicolas Konrad, prêtre, et Vladimir Pryjma, qui, sous l’occupation du régime nazi, furent tués dans la forêt de Birck près de la ville de Stradeh ; et le bienheureux André Iscak, prêtre, fusillé au village de Sykhiv.
    16*. À Trévise en Vénétie, l’an 1936, le bienheureux André-Hyacinthe Longhin, évêque, qui s’efforça de subvenir, au cours de la Première Guerre mondiale, aux besoins des réfugiés et des prisonniers et, dans une époque difficile, de défendre avec un soin particulier les droits des ouvriers, des paysans et de tous les pauvres de la société.
    17. À Rome, en 1975, saint José-Maria Escriva de Balaguer, prêtre, né en Espagne, fondateur de l’Opus Dei et de la Société des prêtres de la Sainte Croix dans le dessein de promouvoir la sanctification de chacun dans son état de vie.
    **.        À Naples, en 1948, la bienheureuse Marie Joséphine Catanea, (Maria Guiseppina di Gesu Crocifisso) carmélite (béatifiée par Benoit XVI le 1 juin 2008) Décédé le 14 mars, fête 26 juin.
    **.        À Beyrouth au Liban, en 1954, le bienheureux Jacques Ghazir Haddad Capucin libanais fondateur des sœurs franciscaines de la Croix (béatifié par Benoit XVI le 22 juin 2008).

Le 27 juin

  1. Mémoire de saint Cyrille, évêque d’Alexandrie et docteur de l’Église. Élu au siège de cette Église, il défendit, avec une ardeur singulière, la foi catholique, et joua un rôle de premier plan au Concile d’Éphèse où furent proclamés les dogmes de l’unité de personne dans le Christ et de la maternité divine de la Vierge Marie. Il mourut en 444.
    2. À Carthage, en 203, sainte Guddénis, martyre. Par ordre du proconsul Rufin, pour avoir confessé le Christ, elle fut condamnée à quatre reprises, torturée avec des ongles de fer, longtemps enfermée dans un cachot infect, enfin mise à mort par l’épée.
    3. À Cordoue en Espagne, saint Zoïle, martyr.
    4. À Constantinople, en 560, saint Samson, prêtre, qui s’adonnait au soin des pauvres. On rapporte qu’ayant guéri l’empereur Justinien, celui-ci lui donna de quoi construire un hôpital.
    5. À Chinon en Touraine, au VIe siècle, saint Jean, prêtre breton, qui voulut échapper aux regards des hommes pour l’amour de Dieu en habitant une petite cellule avec un oratoire, devant l’église.
    6*. À Milan, en 1066, saint Ariald, diacre et martyr, qui s’opposa énergiquement aux mœurs des prêtres concubinaires et simoniaques et, à cause de son zèle pour la maison de Dieu, fut tué par deux clercs, après d’atroces supplices.
    7*. À Corneto, près de Bovino dans les Pouilles, vers 1232, le bienheureux Bienvenu de Gubbio, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se mit humblement au service des pauvres, à l’exemple du Christ pauvre.
    8. À Nam Dinh au Tonkin, en 1840, saint Thomas Toan, martyr. Catéchiste et responsable de la mission de Trung Linh, il souffrit en prison pour le Christ des supplices atroces et inouïs, sous l’empereur Minh Mang, et mourut de faim et de soif.
    9*. Au canton de Fribourg en Suisse, l’an 1879, la bienheureuse Marguerite Bays, vierge, qui, tout en exerçant le métier de couturière à domicile, mit tout son cœur à se rendre utile de toute manière à son prochain, sans jamais négliger la prière.
    10*. À Moulins, en 1885, la bienheureuse Louise-Thérèse Montaignac de Chauvance, vierge, fondatrice de la Pieuse Union des Oblates du Sacré-Cœur de Jésus.

Le 28 juin

  1. Mémoire de saint Irénée, évêque et martyr, vers l’an 200. Comme l’écrit saint Jérôme, il fut, dans sa jeunesse, disciple de saint Polycarpe de Smyrne et conserva fidèlement la mémoire du temps des apôtres. Il était prêtre de Lyon quand il succéda à l’évêque saint Pothin et on pense qu’il a été aussi couronné de la gloire du martyre. Il a exposé sans relâche la Tradition apostolique et publié un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies pour défendre la foi catholique.
    2. À Alexandrie, vers 202, sous l’empereur Septime Sévère, les saints martyrs Plutarque, Sérénus, Héraclide, catéchumènes, Héron, néophyte, un autre Sérénus, Héraïs, catéchumène, Potamiène et Marcelle, sa mère. Tous disciples de l’illustre Origène, ils confessèrent le Christ, les uns par l’épée, les autres par le feu. Parmi eux brilla principalement la vierge Potamiène, qui eut d’abord à soutenir de nombreux combats pour sa virginité, puis endura des tourments inouïs pour la foi, et fut enfin brûlée en même temps que sa mère.
    3. À Rome, en 767, saint Paul Ier, pape. Doux et plein de bonté, il parcourait en silence la nuit les cellules où gisaient les malades indigents et leur servait de la nourriture. Défenseur de la foi orthodoxe, il écrivit aux empereurs Constantin Copronyme et Léon de rétablir le statut antique de vénération pour les saintes images. Promoteur attentif du culte des saints, il décida de retirer des cimetières en ruines les corps des martyrs et de les transférer à l’intérieur de la ville, au milieu des hymnes et des cantiques, dans les titres et les monastères, et il s’employa à les honorer.
    4. À Cordoue en Andalousie, l’an 856, saint Argimir, moine et martyr. Dans la persécution des Maures, sous le règne de Mohammed II, le juge le somma de renier le Christ. Lui, qui était avancé en âge, demeura persévérant dans la confession de la foi. On l’étendit vivant sur le chevalet et on l’acheva d’un coup d’épée.
    5*. À Hasunger en Hesse, l’an 1019, saint Heimrad, prêtre et ermite. Congédié du cloître et en butte au mépris et aux quolibets de beaucoup, il se fit vagabond pour le Christ.
    6. À Londres, en 1654, saint Jean Southworth, prêtre et martyr. Arrêté pour exercice des fonctions sacerdotales sur le sol britannique, il subit plusieurs fois la prison et l’exil. Enfin condamné à mort sous le protectorat d’Olivier Cromwell, en voyant, à Tyburn, le gibet avec la corde, il s’écria qu’il tenait la potence pour la croix du Christ.
    7. À Lovere en Lombardie, l’an 1847, sainte Vincente Gerosa, vierge, fondatrice, avec sainte Bartholomée Capitanio, de l’Institut des Sœurs de la Charité.
    8. À Wanglajia, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saintes martyres Lucie Wang Cheng, Marie Fan Kun, Marie Qi Yu et Marie Zheng Xu, jeunes filles élevées dans un orphelinat, qui durant la persécution de la secte de Yihetuan, se tenant unies par la main comme si elles allaient à la noce, périrent à coups d’épée.
    9. Dans la même province, à Jieshuiwang près de Shenxian, la même année, sainte Marie Du Zhaozhi, martyre. Mère d’un prêtre, elle avait commencé à fuir, mais revenue sur ses pas et ne voulant pas renier la foi du Christ, elle offrit la nuque, d’une âme égale, au sabre des ennemis.
    10*. Dans la ville de Drohobych en Ukraine, l’an 1941, les bienheureux Sévérien Baranyk et Joachim Senkivskyj, prêtres de l’Ordre de Saint Josaphat et martyrs. Sous le régime soviétique, ils furent détenus en prison pour leur fidélité à l’Église romaine et y moururent.
    **        En Italie, en 1951, la bienheureuse Maria Pia Mastena fondatrice des religieuses de la Sainte Face (béatifiée le 13 novembre 2005 par Benoît XVI)

Le 29 juin

  1. Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron ; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64 ; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.
    2. À Gênes en Ligurie, vers 330, saint Syr, honoré comme évêque.
    3. À Narni en Ombrie, l’an 558, saint Cassius, évêque. Selon le pape saint Grégoire le Grand, il offrait chaque jour à Dieu le sacrifice d’expiation en fondant en larmes et distribuant en aumônes tout ce qu’il avait. Enfin, le jour natal des Apôtres, à l’occasion duquel il avait l’habitude de se rendre chaque année à Rome, après avoir célébré les saints mystères dans sa cité et distribué à tous le corps du Seigneur, il s’en alla vers le Seigneur.
    4*. À Gurk en Carinthie (Autriche), vers 1045, sainte Emma, comtesse, qui vécut quarante ans dans le veuvage et se montra très généreuse pour les pauvres et pour l’Église.
    5*. En vue de l’île Majorque, l’an 1316, le trépas du bienheureux Raymond Lulle ; religieux du Tiers-Ordre de saint François et martyr. Homme de science éminente et de doctrine éclairée, il instaura un dialogue fraternel avec les Sarrasins, mais fut lapidé à Bougie et, laissé pour mort, fut recueilli par des marins.
    6. À Xinoluyi, près de Shenxian dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Paul Wu Juan, son fils Jean-Baptiste Wu Mantang et son neveu Paul Wu Wanshu. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils confessèrent qu’ils étaient chrétiens et furent mis à mort.
    7. À Dujiadun, dans la même région et la même persécution, les saintes Marie Du Tianshi et sa fille Madeleine Du Fengju, martyres. Elles s’étaient cachées dans les roseaux, mais en furent retirées à coups de fusil et massacrées à cause du nom chrétien. Madeleine vivait encore quand elle fut jetée dans la fosse.

Le 30 juin

  1. Mémoire des premiers saints martyrs de la sainte Église romaine. En 64, après l’incendie de la ville de Rome, l’empereur Néron accusa faussement les chrétiens de ce forfait et en fit cruellement périr un grand nombre : les uns, revêtus de peaux de bêtes, furent exposés aux morsures des chiens ; d’autres crucifiés ; d’autres transformés en torches, afin qu’à la chute du jour ils servissent d’éclairage nocturne dans le cirque. Tous étaient disciples des Apôtres ; ils furent les premiers des martyrs que l’Église romaine offrit au Seigneur.
    2. À Alexandrie, vers 202, la passion de saint Basilide. Sous l’empereur Septime Sévère, après avoir défendu la vierge sainte Potamiène allant au supplice contre les insultes de quelques hommes sans pudeur, il reçut d’elle la récompense de ce religieux office, car, grâce à ses prières, il se convertit au Christ et, après un combat de peu de durée, il reçut la gloire du martyre.
    3. À Limoges, vers 250, saint Martial, évêque.
    4*. Au Mans, vers 623, saint Bertrand, évêque, pasteur pacifique, attentif aux pauvres et aux moines.
    5*. À Salzbourg en Bavière, vers 718, sainte Érentrude, première abbesse de Nonnberg et nièce de saint Rupert, dont elle aida la prédication par sa prière et son travail.
    6. À Salanigo, sur le territoire de Vicence en Vénétie, l’an 1066, saint Thibaud, prêtre et ermite. De la famille des comtes de Brie et de Champagne, il préféra aux honneurs et aux richesses se faire pèlerin pour le Christ avec son ami Gautier, dans la pauvreté et la solitude.
    7. À Neutra (Nyjtic) en Moravie, l’an 1095, le trépas de saint Ladislas. Roi de Moravie, il rétablit dans son état les lois chrétiennes édictées par saint Étienne, il corrigea les mœurs, donnant lui-même l’exemple des vertus et, quand la Croatie fut réunie à la Hongrie, il travailla énergiquement à y développer la foi chrétienne et établit à Zagreb un siège épiscopal. Il mourut alors qu’il allait réprimer une révolte des Bohêmes, et son corps fut déposé ensuite à Nagy-Varad en Transylvanie.
    8. À Bamberg en Franconie, l’an 1139, saint Othon, évêque, qui mit un zèle extrême à prêcher l’Évangile aux peuples de la Poméranie.
    9*. À Osnabrück en Saxe, l’an 1224, saint Adolphe, évêque, qui avait adopté les coutumes cisterciennes à l’abbaye du Camp.
    10*. À Londres, en 1646, le bienheureux Philippe Powell, prêtre, moine bénédictin et martyr. D’origine galloise, capturé sur un navire parce qu’il était prêtre et qu’il gagnait l’Angleterre, il fut conduit à la potence à Tyburn, sous le roi Charles Ier.
    11*. À Naples, en 1744, le bienheureux Janvier-Marie Sarnelli, prêtre rédemptoriste, qui s’employa activement à secourir les miséreux de tout genre.
    12. Dans la ville de Hai Duong au Tonkin, en 1838, saint Vincent Do Yên, prêtre dominicain et martyr, qui fut décapité en haine de la foi chrétienne sous l’empereur Minh Mang.
    13. À Chendu, près de Jiaohe dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints frères martyrs Raymond Li Quanzhen et Pierre Li Quanhui. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils portèrent un témoignage éclatant au Christ : le premier, conduit à un temple païen, refusa d’adorer les idoles et tomba sous les coups de verges ; le second fut mis à mort avec une égale cruauté.
    14*. Commémoraison du bienheureux Zénon Kovalyk, prêtre rédemptoriste et martyr à Lvov en Ukraine. En 1941, sous l’occupation du pays par le régime nazi, il mérita de recevoir, un jour inconnu de ce mois, la palme du martyre
    15*. Winnipeg dans la province du Manitoba au Canada, le Bienheureux Basile Velyckovskyj, évêque et martyr de l’Eglise grecque catholique Ukraine

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org