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Croire en Lui, c’est manger le Pain Vivant

Lire l’évangile du dimanche XIX  du temps ordinaire  (Jn 6, 41-51)

La lecture du sixième chapitre de l’Évangile de Jean, qui nous accompagne en ces dimanches dans la liturgie, nous a conduits à partir du miracle de la multiplication du pain et des poissons, à l’invitation que Jésus adresse à ceux qu’il avait rassasiés de rechercher une nourriture qui demeure pour la vie éternelle.

Jésus parle de lui comme du véritable pain descendu du ciel (une fois) et le pain vivant (pour deux fois), capable de maintenir en vie non pas pour un instant ou pour un bout de chemin, mais pour toujours. Il est la nourriture qui donne la vie éternelle, parce qu’Il est le Fils unique de Dieu, qui est dans le sein du Père, venu donner à l’homme la vie en plénitude, pour introduire l’homme dans la vie même de Dieu. Nous l’avons dit la semaine dernière, le Pain du Ciel, le Christ vient nourrir notre âme soit lorsque nous accueillons sa Parole, soit lorsque Le mangeons dans l’Eucharistie.

Or, cette nourriture spirituelle qui est pour nous l’Eucharistie est bien signifiée dans la première lecture de ce dimanche, où nous trouvons  le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel ; il veut mourir, parce qu’il n’a plus de force dans le désert. Mais le Seigneur envoie son ange pour le nourrir et rassasier sa soif de manière miraculeuse, « puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits ».

Comme nous le savons ; lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, c’est Notre Seigneur que nous recevons dans ce sacrement. Nous connaissons aussi les conditions pour Le recevoir, d’abord la pleine conscience de que nous recevons le Fils de Dieu, Dieu dans notre âme. « Nous devons nous préparer à ce moment si grand et si saint. Ainsi, S. Paul exhorte à un examen de conscience :  » Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps  » (1 Co 11, 27-29). Pour cette raison, celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion.

Devant la grandeur de ce sacrement, le fidèle ne peut que reprendre humblement et avec une « foi ardente » la parole du Centurion (cf. Mt 8, 8) :  » Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri « .

Nous pouvons en tirer une première conclusion : nous ne pouvons pas penser que la communion est un droit que tout chrétien possède lorsqu’il vient à la messe (« j’ai le droit de communier ») ; l’Eucharistie c’est un don de Dieu, un cadeau de sa part, mais un don qui demande une bonne disposition, une préparation.

Dans la Divine Liturgie de S. Jean Chrysostome, le rite de l’Eglise Catholique orientale, les fidèles font cette belle prière : A ta cène mystique fais-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu. Car je ne dirai pas le Secret à tes ennemis, ni ne te donnerai le baiser de Judas. Mais, comme le larron, je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.

Pour se préparer convenablement à recevoir ce sacrement, les fidèles observeront aussi le jeûne prescrit dans leur Église (généralement c’est une heure avant de recevoir à l’Eucharistie  sous réserve de la santé de la personne). L’attitude corporelle (gestes, vêtement) traduira aussi le respect, la solennité, la joie de ce moment où le Christ devient notre hôte.

Quels sont les fruits et les grâces que nous recevons dans notre âme lorsque nous apprêtons à communier et nous recevons le Corps du Christ ?

D’abord, recevoir l’Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l’union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit:  » Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui  » (Jn 6, 56).

Ce que l’aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la Chair du Christ ressuscité,  » vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante « , conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au Baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d’être nourrie par la communion eucharistique, elle est le pain de notre pèlerinage, jusqu’au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique, comme l’aliment du passage entre cette vie et l’autre.

La communion nous sépare aussi du péché. C’est pourquoi l’Eucharistie nous unit au Christ en nous purifiant en même temps des péchés véniels commis ; et nous préserve aussi des péchés futurs. Elle est comme notre remède qui nous fortifie et nous préserve de tomber dans la maladie du péché. Plus nous participons à la vie du Christ et plus nous progressons dans son amitié, plus il nous est difficile de rompre avec Lui par le péché mortel.

Rappelons-nous encore que l’Eucharistie n’est pas ordonnée au pardon des péchés mortels. Ceci est propre au sacrement de la Réconciliation. Le propre de l’Eucharistie est d’être le sacrement de ceux qui sont dans la pleine communion de l’Église.

Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces, l’Eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s’affaiblir. En se donnant à nous, le Christ ravive notre amour et nous rend capables de rompre les attachements désordonnés aux créatures et de nous enraciner en Lui : Ayant reçu le don de l’amour, mourons au péché et vivons pour Dieu (S. Fulgence de Ruspe, Fab. 28, 16-19 : CCL 19A, 813-814 : LH, sem. 28, lundi, off. lect.).

La communion au Corps et Sang du Christ fait aussi l’unité du Corps mystique : l’Eucharistie fait l’Église. Ceux qui reçoivent l’Eucharistie sont unis plus étroitement au Christ. Par là même, le Christ les unit à tous les fidèles en un seul corps : l’Église. La communion renouvelle, fortifie, approfondit cette incorporation à l’Église déjà réalisée par le Baptême. Puisqu’il n’y a qu’un pain, à nous tous nous ne formons qu’un corps, car tous nous avons part à ce pain unique  » (1 Co 10, 16-17) :

L’Eucharistie nous engage aussi envers les pauvres : Pour recevoir dans la vérité le Corps et le Sang du Christ livrés pour nous, nous devons reconnaître le Christ dans les plus pauvres, Ses frères (cf. Mt 25, 40)

Disons enfin que communier c’est recevoir Dieu. C’est-à-dire recevoir le pouvoir de nous sanctifier et la  force, la paix et la consolation, la foi, l’espérance et la charité. Communier c’est devenir semblable au Christ, imitant ses vertus et reproduisant sa vie en nous. Communier signifie se revêtir de la force de Dieu contre les vices et les démons. La communion au Corps et Sang du Christ nous aide à soumettre peu à peu le corps à l’âme et à être libre de l’esclavage des vices.

Ecoutons ce beau commentaire de Saint Augustin à l’évangile d’aujourd’hui : « Les juifs qui protestaient contre Jésus étaient loin de s’occuper du pain du ciel, et ils ne savaient pas en avoir faim. Par faiblesse, leur cœur ne pouvait ni demander ni recevoir aucune nourriture… Car, ce pain de l’homme intérieur exige de l’appétit » (26, 1).

Nous devons nous demander si nous ressentons réellement cette faim, la faim de la Parole de Dieu, faim de l’Eucharistie. Seul celui qui est attiré par Dieu le Père, qui l’écoute et qui se laisse instruire par Lui peut croire en Jésus, le rencontrer et se nourrir de Lui et trouver ainsi la vraie vie, la voie de la vie, la justice, la vérité, l’amour. Saint Augustin ajoute : « Le Seigneur… s’est présenté à nous comme le pain descendu du ciel, et nous a exhortés à croire en lui. Croire en lui, c’est manger le pain vivant. Celui qui croit, mange : il se nourrit invisiblement, parce qu’il renaît d’une manière invisible [à une vie plus profonde, plus vraie] ; c’est intérieurement un homme nouveau ». Demandons aujourd’hui cette grâce.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

 

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 AOÛT

Le 11 août.

Mémoire de sainte Claire, endormie dans le Seigneur en 1253. Éprise de l’idéal de saint François, elle délaissa la sécurité familiale pour suivre Dame pauvreté. Elle obtint également, pour l’Ordre qu’elle fondait au couvent de Saint-Damien d’Assise, le privilège de ne rien posséder, pour se suffire de l’Unique Nécessaire.
2.        À Comane dans le Pont, au IIIe siècle, saint Alexandre, évêque, surnommé le Charbonnier. De philosophe, il devint habile dans la science éminente de l’humilité chrétienne. Élevé par saint Grégoire le Thaumaturge sur le siège de cette Église, il s’y rendit célèbre non seulement par sa prédication, mais encore par son martyre accompli dans les flammes.
3.        Martyr à Rome, au cimetière “Aux deux lauriers”, sur la voie Labicana, saint Tirbutii. Le pape a célébré ses louanges.
4.        À Rome, commémoraison de sainte Suzanne. Sous son nom, célébré dans les fastes antiques comme celui d’une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien
5.        À Assise en Ombrie, saint Rufin, considéré comme le premier évêque de la cité.
6*        À Bénévent en Campanie, au IVe siècle, saint Cassien, évêque.
7.        À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.
8*        En Irlande, au Ve siècle, sainte Attracta, abbesse, dont on dit qu’elle reçut la voile des vierges des mains de saint Patrice.
9.        Dans le district de Valéria près de Rome, avant 571, saint Equitius, abbé. Comme l’écrit le pape saint Grégoire le Grand, sa grande sainteté lui valut de devenir le père de plusieurs monastères et, partout où il allait, il ouvrait à tous la source des saintes Écritures.
10.        À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l’évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans.
11*.        À Arles en Provence, l’an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.
12*.        Commémoraison des bienheureux martyrs Jean Sandys et Étienne Rowsham, prêtres, ainsi que Guillaume Lampley, tailleur, qui subirent les mêmes supplices pour la foi catholique à Gloucester en 1586, à des jours divers, mais inconnus, sous la reine Élisabeth Ière.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Georges Rehm, prêtre dominicain (Père Thomas). Sous la Révolution française, détenu à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il ranima la confiance de ses compagnons de captivité écrasés par le malheur, jusqu’à ce qu’il fût emporté par le typhus.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : à Agullent, dans la région de Valence, Raphaël Alonso Gutierrez et Charles Diaz Gandia, pères de famille.
15*.        En Espagne, à Prat de Compte près de Tarragone, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr : Michel Domingo Cendra, religieux salésien.
16*.        Aux confins du Tibet, en 1949, le bienheureux Maurice Tornay, prêtre et martyr. Chanoine régulier du Grand Saint-Bernard, il alla annoncer l’Évangile en Chine et au Tibet, et fut massacré par des ennemis du nom chrétien.
**        À Milan, en 1879, le bienheureux Luigi Biraghi, prêtre, fondateur de l’Institut des Sœurs Marcellines. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 12 août.

Mémoire de sainte Jeanne-Françoise de Chantal, religieuse. Elle avait été mariée au baron de Chantal et lui donna six enfants qu’elle éleva avec sollicitude. Après la mort de son mari, sous la direction de saint François de Sales, elle entra avec bonheur dans la voie de la perfection et accomplit des œuvres de charité, pour les pauvres, surtout et les malades. Elle fonda avec lui l’Ordre de la Visitation, qu’elle dirigea avec sagesse, et mourut à Moulins, le 13 décembre 1641.
2.        À Catane en Sicile, l’an 304, saint Euplus, martyr. Dans la persécution de Dioclétien, selon les Actes du martyre, Euplus se présenta spontanément au tribunal, tenant en main le livre des Évangiles. Mis en prison par le gouverneur Calvinianus, et interrogé à plusieurs reprises, il répondit qu’il se faisait gloire de savoir l’Évangile par cœur. Il fut alors frappé de verges jusqu’à la mort.
3.        À Nicomédie, au IVe siècle, les saints martyrs Anicet et Photius.
4*.        À Killala en Irlande, au Ve ou VIe siècle, saint Muredach, vénéré comme le premier évêque du lieu.
5*.        En Irlande, au Ve siècle, à Killeely, sainte Lélie, vierge.
6.        À Brescia en Lombardie, au VIe siècle, saint Herculan, évêque.
7.        Dans l’île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, saint Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.
8*.        À Rhondda au pays de Galles, en 1679, le bienheureux Charles Meehan, prêtre franciscain et martyr. D’origine irlandaise, il fut arrêté alors qu’il traversait ce pays pour gagner l’Irlande, condamné à mort parce que, prêtre, il était passé dans le royaume de Charles II, puis pendu et dépecé.
9*.        À Rome, en 1689, le bienheureux Innocent XI, pape, qui gouverna l’Église avec sagesse, bien que tourmenté par des douleurs et des épreuves pénibles.
10*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
11.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1838, les saints martyrs Jacques Do Mai Nam, prêtre, Antoine Nguyên Dich, paysan, et Michel Nguyên Huy My, médecin, décapités en haine du nom chrétien, après de cruels tourments, sous l’empereur Minh Mang.
12*.        À Hornachuelos près de Cordoue, le bienheureux Victoire Diez y Bustos de Molina, vierge, maîtresse d’école dans l’Institut thérésien, qui professa publiquement sa foi et, en exhortant les autres au martyre, mérita de le subir elle-même.
13*.        À Val di Moro près de Madrid, le bienheureux Flavius (Atila Argüezo Gonzalez), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu.
14*.        À Barbastro en Aragon, le bienheureux Sébastien Calvo Martinez. religieux missionnaire, fils du Coeur immaculé de Marie.
15*.        À Marsa en Catalogne, le bienheureux Antoine Perulles Estivill, de la fraternité des prêtres ouvriers diocésains.
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux prêtres et martyrs, Florian Stepniak, capucin, et Joseph Straszewski, du diocèse de Vladislava. Peu après l’invasion de la Pologne, au début de la Seconde Guerre mondiale, ils furent arrêtés, puis déportés en Allemagne et, après deux ans de mauvais traitements, envoyés à la chambre à gaz.
17*.        À Planegg, près de Munich en Bavière, en 1945, le bienheureux Charles Leisner, prêtre et martyr. Encore diacre, il fut emprisonné à cause de sa profession publique de foi et son service assidu des âmes. Il fut ordonné prêtre, au camp de concentration de Dachau, par un évêque français détenu. Rendu à la liberté vers la fin de la guerre, il mourut des mauvais traitements subis en captivité.
**        En Espagne, en 1936, le bienheureux Manuel Basulto Jiménez, évêque, et cinq compagnons, martyrs de la Guerre Civile Espagnole, lors des persécutions religieuses. (béatifiés le 2 mai 2013 par le pape François)

Le 13 août.

Mémoire des saints martyrs Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre de Rome. Celui-ci, théologien de renom, s’était érigé en chef d’une communauté dissidente. Lors de la persécution de Maximin, tous deux furent déportés en Sicile et soumis ensemble aux travaux forcés et probablement couronnés ensemble du martyre, avant 236. Leurs corps furent ensuite rapportés à Rome : Pontien fut enterré au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, et Hippolyte, sur la voie Tiburtine.
2.        Au Forum de Cornelius [Imola] en Émilie, vers 300, saint Cassien, martyr. Maître d’école, il avait refusé d’adorer les idoles et fut livré à ses élèves pour qu’ils le lacèrent à mort avec leurs poinçons, de façon que, plus faibles étaient leurs mains, plus longue fut la torture du martyr.
3.        À Lyon, vers 500, saint Antioche, évêque. Encore prêtre, il se rendit jusqu’en Égypte pour visiter saint Just, son évêque, qui y séjournait alors.
4.        À Poitiers, en 587, sainte Radegonde, reine des Francs. Du vivant même de son époux, le roi Clotaire, elle demanda à , évêque de Noyon, de la consacrer à Dieu. Elle reçut le voile sacré et servit le Seigneur, sous la Règle de saint Césaire d’Arles, au monastère de la Sainte-Croix, que le roi Clotaire avait fait construire pour elle.
5.        Au camp de Schemars dans les monts du Caucase, en 662, le trépas de saint Maxime le Confesseur. Abbé du monastère de Chrysopolis, en face de Constantinople, remarquable par sa science et son zèle pour la vérité catholique, il combattit avec énergie les monothélites, ce pour quoi l’empereur hérétique Constant lui fit couper la main droite et le relégua, avec deux de ses disciples appelés l’un et l’autre Athanase, après une dure incarcération et des sévices multiples, dans l’antique pays de Lazes (Transcaucasie), où il rendit son âme à Dieu
6.        À Fritzlar en Germanie, vers 745, saint Wigbert, prêtre et abbé, à qui saint Boniface confia la monastère de ce lieu.
7*.        À Altenberg, près de Marbourg en Allemagne, en 1297, la bienheureuse Gertrude, abbesse, que sa mère sainte Élisabeth de Hongrie, confia, toute jeune, au monastère des prémontées de ce lieu, pour qu’elle soit consacrée à Dieu.
8*.        À Killmaloc en Irlande, en 1579, les bienheureux martyrs Patrick O’Healy, évêque de Mayo, et Conn O’Rourke, prêtre, tous deux franciscains. Quand on découvrit leur état sacerdotal, sous la reine Élisabeth Ière, ils furent condamnés à mort et livrés aux supplices du gibet.
9*.        À Warwick en Angleterre, en 1595, le bienheureux Guillaume Freeman, prêtre et martyr, condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière, uniquement parce qu’il était prêtre. Devant la potence, il commença à chanter le Te Deum et alla au supplice avec un grand courage.
10.        À Rome, en 1621, saint Jean Berchmans, religieux de la Compagnie de Jésus. Aimé de tous pour sa piété sincère, sa charité prévenante, sa joie continuelle, il mourut paisiblement, après une brève maladie, à l’âge de vingt-deux ans.
11*.        À Vienne en Autriche, l’an 1699, le bienheureux Marc d’Aviano (Charles-Dominique Cristofori), prêtre capucin. Savant prédicateur de la parole de Dieu, il se dépensa partout pour les pauvres et les malades, provoquant en particulier les grands de ce monde à préférer à n’importe quelle affaire ou utilité, la foi et la paix.
12*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Gabilhaud, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d’inanition et de maladie.
13.        À Saugues près du Puy, en 1862, saint Bénilde (Pierre Romançon), frère des Écoles chrétiennes, qui passa toute sa vie à former la jeunesse.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Barbastro en Aragon, le bienheureux Secondin-Marie Ortega Garcia, prêtre, religieux missionnaire fils du Coeur Immaculé de Marie
15*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Almazora, le bienheureux Jean Agramunt Riera, prêtre des Clercs réguliers des Écoles religieuses.
15*.        En Espagne, le bienheureux Joannis Agramunt, prêtre
16*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux Modeste Garcia Marti, prêtre capucin.
17*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Barcelone, le bienheureux Joseph Bonet Nadal, prêtre salésien.
18*.        ‘À Berlin, en 1943, le bienheureux Jacques Gapp, prêtre de la Société de Marie et martyr. Avec un grand courage, il déclara publiquement que les lois du régime nazi n’étaient pas compatibles avec la doctrine chrétienne. Exposé pour cela aux persécutions, il fut contraint à s’exiler en France, puis en Espagne, mais, arrêté par des émissaires du régime, il fut décapité
**        En Espagne, en 1936, les bienheureux Josep Tàpies et six Compagnons, prêtres, martyrs de la guerre civile espagnole. (béatifiés le 29 octobre 2005 par Benoît XVI)

Le 14 août.

Mémoire de saint Maximilien-Marie Kolbe, prêtre franciscain conventuel et martyr. Fondateur de la Milice de Marie immaculée, il fut déporté pendant la Seconde Guerre mondiale dans différents lieux d’internement, pour finir au camp d’extermination d’Auschwitz, près de Cracovie, où il se livra aux bourreaux à la place d’un co-détenu, en 1941, achevant ainsi sa vie d’apostolat comme un sacrifice de charité et un exemple de fidélité à Dieu et aux hommes.
2.        Dans l’Illyricum, au IVe siècle, saint Ursicin, martyr.
3.        À Apamée en Syrie, vers 390, saint Marcel, évêque et martyr. Ayant renversé un temple de Jupiter, il fut massacré par les païens furieux.
4.        À Rome, peut-être au IVe siècle, saint Eusèbe, fondateur du titre de son nom sur l’Esquilin.
5*.        À Ross en Irlande, au VIe siècle, saint Fachanan, évêque et abbé, qui établit en ce lieu un monastère, école célèbre en sciences divines et humaines.
6.        À Ondenbourg en Flandre, l’an 1087, le trépas de saint Arnoul, évêque de Soissons. De soldat devenu moine, puis évêque, il se dépensa en faveur de la paix et de la concorde, et mourut dans le monastère qu’il avait fait construire.
7*.        Près de Mombaroccio dans les Marches, en 1390, le bienheureux Sanctès d’Urbino, frère convers franciscain.
8*.        À Otrante dans les Pouilles, en 1480, saint Antonio Primaldo et huit cents martyrs, qui furent emmenés hors les murs par les Turcs, quand ceux-ci s’emparèrent de la ville, et sommés de renier leur foi. Encouragés par l’un d’eux, Antoine Primaldo, un tisserand âgé, à persévérer dans la foi du Christ, ils préférèrent se laisser égorger, et reçurent la couronne du martyre. (canonisés le 12 mai 2013 par le pape François)
9.        À Nagasaki au Japon, en 1633, les saints martyrs Dominique Ibañez de Erquicia, prêtre dominicain, et François Shoyemon, coopérateur des Frères prêcheurs et catéchiste, mis à mort sous le chef suprême Tokugava Yemitsu, en haine du nom chrétien.
10*.        À Coriano en Émilie, l’an 1859, la bienheureuse Élisabeth Renzi, vierge, fondatrice des Maîtresses religieuses de la Vierge des douleurs, qui porta toute son attention à donner dans ses écoles une formation humaine et chrétienne aux jeunes filles pauvres.
11*.        Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à Picassent, le bienheureux Vincent Rubiols Castello, prêtre et martyr, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
12*.        Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à El Saler, le bienheureux Félix Yuste Cava, prêtre et martyr, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 15 août.

Solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ, qui, au terme de sa vie terrestre, fut élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel. C’est la doctrine de foi, reçue de la Tradition de l’Église, que le pape Pie XII a définie solennellement en 1950.
2.        Commémoraison de saint Tarcisius, martyr, et inhumé à Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, au IIIe siècle. Comme le rapporte le pape saint Damase, alors que Tarcisius portait le sacrement du Christ, il voulut éviter que l’Eucharistie soit profanée par la foule furieuse des païens et préféra être lapidé jusqu’à la mort plutôt que de livrer les choses saintes aux chiens.
3.        À Nicomédie en Bithynie, les saints martyrs Straton, Philippe et Eutychien.
4.        À Milan, en 404, saint Simplicien, évêque, que saint Ambroise désigna pour lui succéder et que saint Augustin a couvert de louanges.
5.        Commémoraison de saint Alypius, évêque de Thagaste en Numidie qui fut disciple et confident de saint Augustin, ensuite son compagnon de conversion, son collègue dans la charge pastorale, son associé intrépide dans les luttes contre les hérétiques ; il partagea enfin son sort dans la patrie du ciel, vers 430.
6*.        À Hildesheim en Saxe, l’an 876, saint Altfrid, évêque, qui construisit la cathédrale et encouragea l’édification de monastères.
7*.        Près d’Albe-Royale en Pannonie, l’an 1038, la naissance au ciel de saint , roi de Hongrie, dont la mémoire sera célébrée demain.
8.        À Cracovie en Pologne, l’an 1257, saint Hyacinthe, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, que saint Dominique désigna pour propager l’Ordre dans ce pays, et qui, avec le bienheureux et Henri le Germanique, ses compagnons, prêcha l’Évangile en Bohême et en Silésie.
9*.        À Savigliano dans le Piémont, en 1495, le bienheureux Aymon Taparelli, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, défenseur inlassable de la vérité.
10*.        À Sainte-Marie-du-Mont près de Varèse, en Lombardie, en 1501, la bienheureuse Julienne de Busto Arsizio, vierge, religieuse converse augustine, remarquable par sa force d’âme invincible, sa patience admirable et sa contemplation continuelle des réalités célestes.
11.        À Rome, en 1568, saint Stanislas Kostka. Né en Pologne et désireux, malgré son père, d’entrer dans la Compagnie de Jésus, il prit la fuite pour quitter la maison familiale et gagner Rome à pied. Là, saint François de Borgia l’admit au noviciat, mais, arrivé au but en peu de temps, il mourut rayonnant d’une sainteté précoce, à l’âge de dix-huit ans.
12*.        À Wenga, près de Busira au Congo belge, en 1909, le bienheureux Isidore Bankanja, martyr. Devenu chrétien à l’adolescence, il entretint soigneusement sa foi et en témoigna sans peur dans son travail, à tel point que le directeur de la colonie lui fit subir longuement la flagellation en haine de la religion chrétienne et, au bout de quelques jours, Isidore rendit l’âme en pardonnant à son persécuteur.
13.        À Chalchihuites, sur le territoire de Durango au Mexique, en 1926, les saints martyrs Louis Batis Sainz, prêtre, Emmanuel Morales, père de famille, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, fusillés par des soldats en haine du nom chrétien durant la persécution en ce pays.
14*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, en Aragon, le bienheureux Louis Masferrer Vila, prêtre, missionnaire fils du Cœur immaculé de Marie.
15*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, dans la région du Levant, le bienheureux Joseph-Marie Peris Polo, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, fusillé dans le cimetière d’Almazora.
16*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, la bienheureuse Marie du Sanctuaire de Saint-Louis de Gonzague (Elvire Moragas Cantarero), vierge carmélite.
17*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Madrid, le bienheureux Dominique (Augustin Hurtado Soler), prêtre du Tiers-Ordre franciscain.
18*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, en Andalousie, le bienheureux Vincent Soler, prêtre augustin, qui prépara d’autres, prisonniers comme lui, à mourir pieusement et fut fusillé devant le mur du cimetière de Motril, près de Grenade.
19*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Palma de Gandia, au pays de Valence, le bienheureux Carmel Sastre Sastre.
20*.        En Espagne, durant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, en Catalogne, le bienheureux Jacques Bonet Nadal, prêtre salésien, tué à Tarrega près de Barcelone
21*.        À Pavie, en Italie, le bienheureux Claude Granzotto, religieux

Le 16 août.

Mémoire de saint Étienne, roi de Hongrie. Après avoir reçu par le baptême la nouvelle naissance, et du pape Silvestre II la couronne royale, il veilla à développer la foi du Christ dans son peuple, organisa l’Église dans son royaume et la dota de biens et de monastères. Roi juste et pacifique dans le gouvernement de ses sujets, il quitta ce monde pour le ciel à Albe Royale le jour de l’Assomption en 1038.
2.        Commémoraison de saint Arsace, qui professa la foi chrétienne sous l’empereur Licinius, quitta l’armée pour mener à Nicomédie une vie solitaire. Enfin, après avoir prédit la ruine de la ville, rendit en priant son âme à Dieu, vers 358.
3.        À Sion dans le Valais suisse, au IVe siècle, saint Théodore, premier évêque de la cité qui, suivant l’exemple de saint , défendit la foi catholique contre les ariens et mit en honneur les reliques des martyrs d’Agaune.
4*.        En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d’outre-Manche y mener la vie d’ermite.
5*.        Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.
6*.        Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt..
7*.        À Subiaco dans le Latium, en 1243, le bienheureux Laurent, surnommé l’Encuirassé. Après avoir tué quelqu’un accidentellement, il décida de purger sa peine par une austérité et une pénitence extrêmes, en menant une vie solitaire dans une grotte de la montagne.
8.        En Lombardie, vers 1379, le trépas de saint Roch. Né à Montpellier, il se fit pèlerin et, en soignant des pestiférés à travers l’Italie, il s’acquit une réputation de sainteté.
9*.        À Florence en Toscane, en 1434, le bienheureux Ange-Augustin Mazzinghi, prêtre carme.
10*.        À Kyoto au Japon, en 1618, le bienheureux Jean de Sainte-Marthe, prêtre franciscain et martyr. Arrêté comme missionnaire, jeté en prison et condamné à être décapité, tandis qu’on le menait au supplice, il prêchait au peuple et chantait le psaume’ Louez le Seigneur tous les peuples’.
11*.        À Kokura, au Japon, en 1620, les bienheureux martyrs Simon Bokusai Kyota, catéchiste, et sa femme Madeleine, Thomas Gengoro et sa femme Marie, ainsi que leur fils Jacques, encore enfant. En vertu d’un décret du préfet Yatsudo, ils furent crucifiés ensemble, la tête en bas, en haine du nom chrétien.
12*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.
13.        À Fanjiazhuang, près de Wujiao dans la province chinoise de Hebei, en 1900, sainte Rose Fan Hui, vierge et martyre, qui dans la persécution menée par la secte de Yihetuan, fut couverte de blessures et, encore vivante, précipitée dans un fleuve.
14*.        À Barcelone en Catalogne, en 1906, la bienheureuse Pierrette de Saint-Joseph (Anne-Josèphe Pérez Florida), vierge, qui aida tant qu’elle put, et avec audace, les vieillards abandonnés et fonda la Congrégation des Soeurs Mères des Abandonnés.
15*.        En Espagne, en 1936, à Benicasim près de Castollon, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Placide Garcia Gilabert, religieux franciscain.
16*.        En Espagne, en 1936, à Benicasim près de Castollon, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Henri Garcia Beltran, diacre capucin.
17*.        En Espagne, en 1936, à Picassent, dans la région de Valence ;dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Gabriel (Joseph-Marie Sanchis Mompo), religieux du Tiers-Odre de Saint-François.

Le 17 août.

  1.       À Cyzique dans l’Hellespont, vers 250, saint Myron, prêtre et martyr, qui fut, rapporte-t-on, décapité, après de nombreux tourments, sous l’empereur Dèce et le préfet Antipater.
    2.        À Césarée de Cappadoce, en 273 ou 274, saint Mamant ou Mamès, martyr, qui vécut, simple berger, en solitaire dans les bois de la montagne avec une extrême frugalité et, en confessant la foi du Christ, fut martyrisé sous l’empereur Aurélien. Saint Basile et saint Grégoire de Nazianze lui ont décerné les plus grands éloges.
    3.        En Sicile, en 309 ou 310, la naissance au ciel de saint Eusèbe, pape. Énergique témoin du Christ, il fut déporté dans cette île par l’empereur Maxence et, maintenu loin de sa patrie terrestre, mérita d’obtenir celle du ciel. Son corps fut déposé à Rome au cimetière de Calliste.
    4*.        En Frise, l’an 856, saint Jéron, prêtre et martyr, qui aurait été tué par des païens normands.
    5*.        À Thessalonique en Macédoine, l’an 903, le trépas de saint Élie le Jeune, moine basilien. Né en Sicile, il fut pris par les Sarrasins et expédié en Afrique. Libéré, il se fit pèlerin, puis, avec une ardeur inentamée, mena, en Calabre et en Sicile, une vie austère d’oraison et d’ascèse.
    6*.        À Monte Calanna en Sicile, l’an 1157, le bienheureux Nicolas Politi, ermite, qui vécut dans une grotte, dans une extrême austérité.
    7*.        À Colle Etrusco près de Sienne, en 1202, le bienheureux Albert, prêtre, qui fut pour le peuple un bel exemple de vertus.
    8.        À Montefalco en Ombrie, l’an 1308, sainte Claire de la Croix, vierge, moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui fut abbesse du monastère de la Sainte-Croix, brûlant d’amour pour la passion du Christ.
    9.        À Tolède en Castille, l’an 1490, sainte Béatrice da Silva Meneses, vierge, qui accompagna d’abord à la cour du roi d’Espagne la reine Isabelle, sa tante, mais, préférant mener une vie plus parfaite, elle se réfugia de longues années chez les cisterciennes de Saint-Dominique de Silos, et enfin fonda, avec douze compagnes, un Ordre nouveau en l’honneur de la Conception de la bienheureuse Vierge Marie.
    10.                À Nagasaki au Japon, en 1633, les saints martyrs Jacques Kyuhei Gorobioye Tomonaga, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, et Michel Kurobioye, condamnés à mort sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu et décapités.
    11.        À Saumur, en 1736, sainte Jeanne Delanoue, vierge. D’une confiance totale en la Providence de Dieu, elle accueillit d’abord chez elle des orphelines, des vieilles femmes, des malades, et des femmes perdues, ensuite, avec des compagnes, elle fonda l’Institut des Sœurs de Sainte-Anne-de-la-Providence.
    12*.        À Rochefort, le bienheureux Noël-Hilaire Le Conte, simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.
    13*.        À Castelfullit de la Roca, près de Géronde en Espagne, en 1936, le bienheureux Henri Canadell, prêtre, de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et martyr, victime de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 18 août.

  1.       À Palestrina dans le Latium, saint Agapit, martyr.
    2.        En Afrique, saint martyr Massae Candidae
    3.        À Myre en Lycie, au IVe siècle, saint Léon, martyr.
    4.        À Rome, sur la voie Labicane, vers 329, sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin le Grand. Elle subvenait aux besoins de toutes sortes de personnes et, mêlée à la foule, aimait à visiter pieusement les églises. Elle fit le pèlerinage de Jérusalem pour rechercher les lieux de la Nativité, de la Passion et de la Résurrection du Christ et fit construire des basiliques pour honorer la crèche et la croix du Seigneur.
    5.        À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.
    6*.        À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu’il avait ordonné prêtre.
    7.        En Bithynie, l’an 850, le trépas de saint Macaire, supérieur du monastère de Peleceta à Constantinople, qui fut expulsé de la ville pour la défense des saintes images sous l’empereur Léon l’Arménien et qui termina sa vie en exil.
    8*.        Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1255, le bienheureux Léonard, abbé, homme tout à fait pacifique.
    9*.        À Ravenne en Romagne, l’an 1321, le bienheureux Renaud de Concoregio, évêque, plein de zèle, de prudence et de charité.
    10*.        À Mantoue en Lombardie, l’an 1514, la bienheureuse Paule Montaldi, vierge, abbesse de l’Ordre des Clarisses, remarquable par sa dévotion à la passion du Seigneur, sa prière continuelle et ses amitiés.
    11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d’inanition.
    12*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Val de Moro près de Madrid, le bienheureux martyr François Arias Martin, prêtre, novice dans l’Ordre de Saint-Jean de Dieu.
    13*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, en Aragonle, le bienheureux martyr Jacques Falgarona Vilanova, r religieux des missionnaires fils du Coeur immaculé de Marie, tué à Barbastro :
    14*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, en Catalogne, le bienheureux martyr Martin Martinez Pascual, de la fraternité des prêtres ouvriers diocésains, près d’Alacanes, dans la région de Tortose.
    15*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Rafelbunyol dans la région de Valence, le bienheureux martyr, Vincent-Marie Izquierdo Alcon, prêtre.
    16*.        À Santiago du Chili, en 1952, le saint Albert Hurtado Cruchaga, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui fonda une œuvre pour donner un toit aux pauvres sans abri, et surtout un domicile vrai et familial aux jeunes vagabonds. (canonisé le 23 octobre 2005 par Benoit XVI)

Le 19 août

Mémoire de saint Jean Eudes, prêtre, qui s’adonna plusieurs années, dans la Congrégation de l’Oratoire, à la prédication dans les paroisses, principalement en Normandie, puis fonda la Congrégation de Jésus et de Marie pour la formation sacerdotale dans des séminaires, et une autre, celle des moniales de Notre-Dame de la Charité, pour consolider dans la vie chrétienne des femmes pénitentes. Il favorisa tant qu’il put la dévotion aux cœurs de Jésus et de Marie et s’endormit pieusement dans le Seigneur à Caen, en 1618.
2.        Dans le Latium, Saint Magni, martyr.
3.        À Tarragone en Espagne, saint Magin, martyr
4.        À Gaza en Palestine, vers 305, saint Timothée, martyr. Durant la persécution de Dioclétien, sous le préfet Urbain, il endura de nombreux supplices puis fut brûlé à petit feu.
5.        En Cilicie, vers 305, saint André, tribun, et des soldats, ses compagnons. On rapporte qu’après avoir vaincu les perses avec l’aide de Dieu, ils se convertirent à la foi du Christ ; accusés d’être chrétiens, ils furent, sous l’empereur Maximien, massacrés par l’armée du préfet Séleucus, dans les défilés du Mont Taurus.
6*.        À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 440, saint Sixte III, pape, qui apaisa les dissensions entre le patriarcat d’Antioche et celui d’Alexandrie et donna au peuple de Dieu, dans la ville de Rome, la basilique de Sainte-Marie sur l’Esquilin.
7.        Au pays de Sisteron en Provence, au VIe siècle, saint Donat, prêtre, qui aurait mené pendant de longues années la vie d’anachorète.
8*.        Au monastère de Bobbio en Émilie, l’an 639, saint Bertulf, abbé, qui succéda dans cette charge à et obtint du pape Honorius Ier l’immunité de juridiction épiscopale.
9.        À Nuremberg en Franconie, au IXe ou Xe siècle, saint Sebald, ermite.
10*.        Prêtre et abbé en Calabre, saint Barthémy de Siméros, qui, après une vie d’ermite, fonda un monastère grec.
11*.        À l’abbaye d’Igny au diocèse de Reims, entre 1151 et 1157, le bienheureux Guerric, abbé. En vrai disciple de saint Bernard, comme sa faiblesse physique l’empêchait de donner à ses frères l’exemple du travail, il les confirmait dans des entretiens spirituels pleins d’humilité et de charité.
12*.        Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1295, saint Léon II, abbé.
13.        À Brignoles en Provence, l’an 1297, le trépas de saint Louis, évêque de Toulouse. Neveu du roi , il rechercha la pauvreté évangélique plutôt que la gloire et les honneurs de ce monde. Tout jeune encore, mais déjà d’une grande maturité en vertu, il fut promu à l’évêché de Toulouse, mais bientôt consumé par une mauvaise santé et par son zèle, il s’endormit pieusement à l’âge de vingt-trois ans.
14*.        Prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, le bienheureux Jourand de Pise qui exposa au peuple, dans sa propre langue, les plus hautes vérités avec la plus grande simplicité à Plaisance en Émilie.
15*.        À Acquapagana dans les Pouilles, en 1313, le bienheureux Ange, moine camaldule, puis ermite.
16*.        À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Louis Florès, prêtre de l’Ordre des prêcheurs, Pierre de Zuñiga, prêtre de l’ordre des ermites de Saint-Augustin et treize compagnons, furent mis en prison et, en raison de leur foi chrétienne, exécutés, les uns par le feu, les autres par la décapitation, tous glorifiant le Christ par un même témoignage.
17*.        À Dorcester en Angleterre, en 1642, le bienheureux Hugues Green, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans sa patrie pendant trente ans, mais arrêté sous le roi Charles Ier, il fut condamné à mort comme prêtre, et eut le corps déchiré par le feu, cruellement et lentement.
18.        À Monteagudo dans la Navarre, en 1906, la naissance au ciel de saint Ézéchiel Moreno y Diaz, évêque de Pasto en Colombie, de l’Ordre des Récollets de Saint-Augustin, qui consacra toute son activité et sa vie à l’annonce de l’Évangile.
19*.        En Espagne, dans la région de Valence, en 1936, à Losa de Ranes, le bienheureux martyr François Ibañez Ibañez, prêtre.
20*.        En Espagne, dans la région de Valence, en 1936, à Candie le bienheureux martyr Thomas Sitjar Fortia, prêtre de la Compagnie de Jésus.
21*. En Espagne, dans la région de Valence, en 1936, à Er Saler, la bienheureuse Elvire de la Nativité de Notre-Dame (Elvire Torrentallé Paraire) vierges carmélites de la Charité.

Le 20 août

Mémoire de saint Bernard, abbé et docteur de l’Église. Né en Bourgogne, il entra à vingt-deux ans, avec trente compagnons, au monastère de Cîteaux, fonda ensuite, sur le territoire de Langres, le monastère de Clairvaux, dont il fut le premier abbé, dirigeant ses moines, avec sagesse et par son exemple, sur le chemin de la perfection. Il parcourut l’Europe pour rétablir la paix et l’unité et fut pour l’Église entière une lumière par ses écrits et ses conseils. Il mourut, épuisé, dans son monastère en 1153.
2.        Commémoraison de saint Samuel, prophète, vers 1030 avant le Christ. Tout jeune enfant, il fut appelé par Dieu, puis exerça les fonctions de juge en Israël ; sur l’ordre de Dieu, il donna l’onction à Saül comme roi sur le peuple, mais par la suite, quand Dieu eut rejeté Saül en raison de son infidélité, il donna l’onction royale à David, qui fut l’ancêtre du Christ.
3.        À Chinon en Touraine, au Ve siècle, saint Mesme, abbé. D’abord moine sur l’île Barbe à Lyon, il construisit ensuite un monastère sur les bords de la Vienne et y mourut dans un âge avancé.
4.        Dans l’île d’Hério, aujourd’hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à , puis fonda et dirigea d’abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.
5.        À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Léovigilde et Christophe. Dans la persécution des Maures, ces deux moines allèrent d’eux-mêmes trouver le juge et confessèrent hautement leur foi au Christ. Cela leur valut d’être roués de coups, emprisonnés et d’obtenir ensuite la palme du martyre.
6*.        À Sienne en Toscane, l’an 1348, le trépas de saint Bernard Tolomei, abbé de Mont-Olivet. Fondateur de la Congrégation Olivétaine sous la Règle de saint Benoît, il s’appliqua grandement à la discipline monastique et, alors que la peste noire ravageait l’Italie, il mourut auprès des moines de Sienne exposés à la contagion. (canonisé le 26 avril 2009 par Beoît XVI)
7*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Louis-François Le Brun et Gervais Brunel, prêtres et martyrs. Le premier était moine bénédictin de Saint-Wandrille, le second prieur de l’abbaye cistercienne de la Trappe, tous les deux, fervents religieux, furent arrêtés en raison de leur sacerdoce pendant la Révolution française, déportés sur un bateau négrier où ils vécurent dans des conditions inhumaines et succombèrent au bout de quelques mois.
8.        À Rome, en 1866, sainte Marie de Mattias, vierge, fondatrice de l’Institut des Sœurs de l’adoration du précieux Sang du Christ.
9.        À Rome, en 1914, la naissance au ciel de saint , pape, dont la mémoire sera célébrée demain.
10*.        En Espagne, en 1936, à Jellbona en Castille, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, saint Matthias Cardona, prêtre martyr, des clercs réguliers des Écoles religieuses.
11*.        En Espagne, en 1936, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, la bienheureuse Marie Clément Mateu, vierge et martyre, fusillée avec sa mère à Xative, dans la région de Valence.
12*.        Au camp de déportation de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Ladislas Maczkowski, prêtre de Gniezno et martyr. Arrêté par l’occupant nazi puis déporté, en Allemagne, il succomba à la suite des mauvais traitements qui lui furent infligés continuellement.
**        En Allemagne, en 1942, le bienheureux Georg Hafner prêtre martyr, mort au camp de concentration de Dachau. (béatifié le 15 mai 2011 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org