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“Si quelqu’un s’abaisse, le Seigneur le protège”

Psaume 114 – Prière d’action de grâces après la souffrance

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l’abîme, *
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
 j’ai invoqué le nom du Seigneur :
” Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! “

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.

Retrouve ton repos, mon âme,
car le Seigneur t’a fait du bien.
Il a sauvé mon âme de la mort, *
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.

Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

“Lisant « le Seigneur a tendu vers moi son oreille », Origène observe : « Nous sommes petits et bas, nous ne pouvons pas non plus nous allonger et nous soulever vers le haut, aussi le Seigneur incline-t-il l’oreille et daigne nous écouter. En fin de compte, étant donné que nous sommes des hommes et que nous ne pouvons pas devenir des dieux, Dieu s’est fait homme et s’est penché, selon ce qu’il est écrit : “Incline les cieux et descends” (Ps 17, 10) ».

En effet, continue le psaume, « le Seigneur défend les petits » (Ps 114, 6). « Si quelqu’un est grand, s’il s’exalte et s’enorgueillit, le Seigneur ne le protège pas ; si quelqu’un se croit grand, le Seigneur n’a pas de miséricorde pour celui-là ; mais si quelqu’un s’abaisse, le Seigneur a de la miséricorde pour lui et le protège. Si bien qu’il dit : “Me voici, et les enfants que le Seigneur m’a donnés” (Is 8, 18). Et encore : “Je me suis humilié et il m’a sauvé” ».

Ainsi, celui qui est petit et misérable peut retrouver la paix, le repos, comme le dit le psaume (cf. Ps 114, 7) et comme le commente Origène lui-même : « Quand on dit : “Retrouve ton repos”, c’est le signe qu’auparavant on était en repos et qu’on l’a ensuite perdu… Dieu nous a créés bons et il a fait de nous les arbitres de nos décisions, et il nous a tous mis dans le Paradis, avec Adam. Mais puisque, par notre libre décision, nous sommes tombés de cette béatitude, finissant dans cette vallée de larmes, le juste exhorte donc son âme à retourner là d’où elle est tombée… “Retrouve ton repos, mon âme, car le Seigneur t’a fait du bien”. Si toi, âme, tu retournes au Paradis, ce n’est pas parce que tu en es digne mais parce que c’est l’oeuvre de la miséricorde de Dieu. Si tu es sortie du Paradis, ce fut par ta faute ; au contraire, y retourner est l’oeuvre de la miséricorde du Seigneur. Disons, nous aussi, à notre âme : “Retrouve ton repos”. Notre repos, c’est le Christ, notre Dieu » (Origène-Jérôme, 74 Omelie sul libro dei Salmi, Milan 1993, p. 409, 412-413).”

Saint Jean Paul II 

Audience. 26/01/2005

Les temps sont accomplis!

Des siècles sans nombre après la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre et forma l’homme à son image ;

des siècles et des siècles après le déluge, quand le Très-Haut plaça son arc dans les nuées du ciel, en signe d’alliance et de paix ;

le vingt et unième siècle depuis qu’Abraham, notre père dans la foi, quitta Our des Chaldéens ;

le treizième siècle depuis la sortie d’Égypte du peuple d’Israël sous la conduite de Moïse ;

environ la millième année depuis le sacre du roi David ;

la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade ;

la sept-cent-cinquante-deuxième année de la fondation de Rome ;

la quarante-deuxième année de l’empire de César Octavien Auguste ;

tout l’univers étant en paix, Jésus Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement,

ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis sa conception, naît à Bethléem de Judée, fait homme, de la Vierge Marie.

C’est la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ selon la chair. 

Martyrologe Romain