MARTYROLOGE DU 11 AU 20 DÉCEMBRE

Le 11 décembre

1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux… fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée. 
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents. 
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres. 
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence. 
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François. 
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence. 
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs. 
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn. 
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.

Le 12 décembre

1. Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, dont une foule immense implore le secours maternel sur la colline Tepeyac près de Mexico, et qu’elle salue avec confiance comme une étoile pour l’évangélisation des familles des peuples et comme l’assistance des indigènes et des pauvres. 
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie Épimaque et Alexandre. En 250, sous l’empereur Dèce, après un long temps passé dans les chaînes et divers sortes de supplices, ils furent enfin livrés aux flammes pour la foi du Christ. Avec eux subirent le martyre les saintes Ammonarion, vierge, Mercurie, une vieille femme, Denyse, mère de famille, et une autre femme : après les tortures infligées à Ammonarion, le juge, honteux de se voir vaincu par des femmes et craignant que, s’il exerçait sur les autres des cruautés inouïes, il ne fût contraint de céder à leur inébranlable fermeté, les fit aussitôt décapiter. 
3. Dans l’île de Chypre, au IVe siècle, saint Spyridon, évêque de Trémithonte, vrai pasteur de son troupeau, dont toutes les bouches célébraient les actions admirables. 
4*. À Clonard en Irlande, l’an 549, saint Finnian, abbé, qui fut le fondateur de plusieurs monastères, le père et le maître d’une multitude de moines. 
5*. À Quimper en Bretagne, saint Corentin, honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite. 
6*. Au Dorat dans le Limousin, en 1014, saint Israël, prêtre et chanoine régulier, qui fut d’une grande aide à l’évêque de Limoges dans la prédication de la parole de Dieu. 
7*. À Neumünster dans le Holstein, en 1154, le trépas de saint Vicelin, évêque d’Oldenbourg, qui fournit de grands efforts pour l’évangélisation des Slaves. 
8*. À Celloli en Toscane, l’an 1310, le bienheureux Bartolo Buonpedoni, prêtre. Atteint de la lèpre à l’âge de soixante ans, il démissionna de sa charge de curé, prit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François et se retira dans une léproserie, où sa patience et ses vertus attirèrent beaucoup de personnes venues lui demander conseil
9*. À Bastia près d’Assise en Ombrie, l’an 1306, le bienheureux Conrad d’Offida, prêtre, qui aima et rechercha beaucoup l’humilité et la pauvreté primitive de l’Ordre des Mineurs. 
10*. À Naples, commémoraison du bienheureux Jacques Capocci, évêque. Après avoir été ermite de Saint-Augustin, il reçut à gouverner l’Église de Bénévent, puis celle de Naples, qu’il illustra par sa sagesse sa doctrine et sa prudence, et mourut vers 1308. 
11. À Hué en Annam, l’an 1840, saint Simon Phan Dac Hoa, martyr. Médecin, père de douze enfants et chef de village, il se fit remarquer par sa charité envers les pauvres et sa foi intrépide. Sous l’empereur Minh Mang, il fut arrêté pour avoir hébergé un missionnaire et, après diverses prisons, plusieurs bastonnades à coups de rotin et le supplice des tenailles, il eut la tête tranchée d’un coup de sabre. 
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Pie Bartosik, prêtre franciscain conventuel et martyr. Arrêté avec saint Maximilien Kolbe et trois autres religieux, déporté comme eux, il mourut des suites des mauvais traitements, des travaux forcés et des maladies contractées dans le camp.

Le 13 décembre

1. Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre à Syracuse en Sicile, vers 300. Tant qu’elle vécut, elle garda sa lampe allumée pour aller au-devant de l’Époux et, conduite à la mort pour le Christ, elle mérita d’entrer avec lui dans la salle des noces et de posséder la lumière qui n’a pas de fin. 
2. À Porto près de Rome, saint Ariston, martyr.
3. Dans l’île de Sulci, près de la Sardaigne, saint Antioche, martyr. 
4. En Arménie, les saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste. 
5. Dans le Ponthieu, au nord de la Gaule, vers 668, saint Josse, prêtre et ermite. Fils de Juthaël, roi de Domnonée en Bretagne, et frère de saint Judicaël, pour ne pas être contraint de succéder à son père, il quitta sa patrie et se retira pour mener en divers endroits la vie érémitique. 
6. À Cambrai, vers 870, saint Aubert, évêque, qui favorisa la vie monastique. 
7. En Alsace, vers 720, sainte Odile, vierge, première abbesse du monastère d’Hohenbourg, construit par son père, le duc Adalric. 
8*. À Naples, en 1562, le bienheureux Jean Marinoni, prêtre de l’Ordre des Théatins, qui s’employa avec saint Gaétan à la réforme du clergé et au salut des âmes, et qui favorisa les Monts de piété pour aider les pauvres. 
9. Au monastère de la Visitation de Moulins, en 1641, la naissance au ciel de sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal, dont la mémoire est célébrée le 12 août. 
10*. À Fermo dans les Marches, en 1671, le bienheureux Antoine Grassi, prêtre de l’Oratoire. Humble et pacifique, il poussa beaucoup ses confrères, par son exemple, à l’observance de la Règle. 
11. À Tjyen-Tiyou en Corée, l’an 1866, saint Pierre Cho Hwa-so, martyr, père de famille et cinq compagnons. Le mandarin ayant cherché, par des promesses et des tortures, à leur faire abandonner la religion chrétienne, ils résistèrent jusqu’à la décapitation. 
**. En Italie, en 1921, la bienheureuse Maria Maddalena della Passione (Costanza Starace), fondatrice des Sœurs Compassionistes Servites de Marie.  (béatifiée le 15 avril 2007 par Benoît XVI)

Le 14 décembre

1. Mémoire de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l’Église. Sur le conseil de sainte Thérèse de Jésus, il entreprit, le premier parmi ses frères, la réforme de l’Ordre du Carmel, qu’il soutint par des travaux et des œuvres sans nombre, ainsi que par d’âpres tribulations. Au témoignage de ses écrits, en cherchant à mener une vie cachée dans le Christ et consumé par la flamme de l’amour de Dieu, il accomplit, à travers une nuit obscure, sa montée vers Dieu et s’endormit dans le Seigneur à Ubéda en Espagne, en 1591.
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, Héron, Ater et Isidore, et avec eux Dioscore, un jeune d’une quinzaine d’années. En 250, durant la persécution de Dèce, le juge s’efforça d’abord de séduire l’adolescent par ses paroles, puis de le contraindre par des tortures, mais en vain. Il fit déchirer les autres et, comme ils résistaient, il les livra au feu. Quant à Dioscore, il le soumit à plusieurs flagellations et lui accorda un nouveau délai. 
3. À Apollonie en Bithynie, les saints martyrs Thyrse, Leuce et Callinique et leurs compagnons, dont on rapporte qu’ils succombèrent pour le Christ au temps de la même persécution. 
4. À Antioche de Pisidie, peut-être au début du IVe siècle, sainte Drosis, martyre, dont saint Jean Chrysostome affirme qu’elle fut brûlée vive. 
5. À Ascalon en Palestine, en 308 ou 309, les saints martyrs Arès, Promus et Élie. Venus d’Égypte et voulant gagner la Cilicie pour visiter et encourager les confesseurs du Christ dans la persécution de Maximin, ils furent arrêtés à Césarée, on leur creva atrocement les yeux, on leur coupa les pieds et on les mena à Ascalon où, sur l’ordre du juge Firmilien, ils achevèrent leur martyre, Arès sur le bûcher, les autres par la décapitation. 
6. À Ticinum [Pavie] en Ligurie, au IVe siècle, saint Pompée, évêque, qui succéda à saint Syrus pendant peu d’années, mais pacifiques. 
7. À Reims, peut-être vers 450, la passion de saint Nicaise, évêque, massacré ainsi que sa sœur Eutropie, vierge consacrée à Dieu, le diacre Florent et Jocond, à la porte de la basilique qu’il avait construite, par des barbares païens qui firent irruption dans la ville. 
8. À Naples, vers 596, saint Agnel, abbé du monastère de Saint-Gaudiosus. 
9*. À Poitiers, vers 605, saint Venance Fortunat, évêque, qui mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité. 
10*. Chez les Morins dans le nord de la France, en 855, saint Folcuin, évêque de Thérouanne pendant trente-neuf ans. 
11*. À Orvieto en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Bonaventure Bonaccorsi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. Ébranlé à Pistoie par la prédication de saint Philippe Benizi, il demanda à entrer dans son Ordre et l’aida à mettre la paix entre les factions dans les villes italiennes. 
12*. À Klifane au Liban, en 1858, le bienheureux Nimatullah (Joseph Kassab al-Hardini), prêtre de l’Ordre libanais maronite, qui s’appliqua à la formation théologique, à l’éducation des jeunes et à l’action pastorale, avec un esprit d’oraison et de pénitence éminent. 
13*. À Aix-la-Chapelle en Allemagne, l’an 1876, la bienheureuse Françoise Schervier, vierge, qui se dévoua pendant longtemps dans la ville au service des pauvres, des malades et des affligés, et fonda la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Saint-François pour répondre à leurs besoins. 
14*. À Barcelone en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Protais (Antoine Cubells Minguell), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, qui fut tué en haine de la religion au cours de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 15 décembre

1. Commémoraison de saint Valérien, évêque d’Avensa en Afrique proconsulaire. Vers 457, durant la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’il avait plus de quatre-vingts ans, on voulut le forcer à livrer les objets du culte, mais il refusa avec fermeté. Il fut alors chassé seul hors de la ville, avec défense à quiconque de le recevoir dans sa maison ou même sur sa terre. Il erra ainsi longtemps sur les grands chemins, exposé aux injures de l’air, et il acheva le cours de sa vie sainte en confesseur de la vérité orthodoxe. 
2. Dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Mesmin, prêtre, que l’on tient pour le premier abbé de Micy. 
3*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1170, le bienheureux Marin, abbé, admirable par sa fidélité à l’évêque de Rome, en un temps troublé pour l’Église. 
4*. À Gênes en Ligurie, l’an 1617, la bienheureuse Marie-Victoire Fornari-Strata qui, devenue veuve, fonda l’Ordre des Annonciades. 
5. À Gênes encore, en 1651, sainte Virginie Centurione-Bracelli, veuve, qui se dépensa au service du Seigneur en subvenant de toutes les façons aux besoins des pauvres, en venant en aide aux églises rurales, en fondant et en dirigeant les Sœurs de Notre-Dame du Refuge du Mont-Calvaire. 
6. À Brescia en Lombardie, l’an 1855, sainte Marie-Crucifiée (Paule De Rosa), vierge, qui dépensa toutes ses richesses et se dépensa elle-même pour le salut de l’âme et du corps de son prochain et fonda l’Institut des Servantes de la Charité. 
7*. À Vérone en Vénétie, l’an 1856, le bienheureux Charles Steeb, prêtre. Né à Tübingen dans le Bade-Wurtenberg et de confession luthérienne, il fit à Vérone profession de foi catholique et, ordonné prêtre, fonda l’Institut des Sœurs de la Miséricorde pour s’occuper des affligés, des pauvres et des malades. 
**        En Bosnie et Herzégovine, en 1941, les bienheureuses Martyres de la Drina, Marija Jula Ivanisevic et 4 compagnes, religieuses de la Congrégation des Filles de la Divine Charité. Assassinées pour leur Foi. (béatifiées le 24 septembre 2011 par Benoît XVI)

Le 16 décembre

1. Commémoraison de saint Aggée, prophète, qui, vers 515 avant le Christ au temps de Zorobabel, chef de Juda, avertit le peuple de reconstruire la maison du Seigneur, dans laquelle viendrait le Trésor de toutes les nations. 
2. Commémoraison de plusieurs saintes femmes, qui, en Afrique, durant la persécution vandale sous le roi arien Hunnéric, en 480, furent suspendues avec des poids aux pieds et des lames incandescentes sur le dos, achevant ainsi heureusement le combat du martyre. 
3. En Irlande, saint Béan, ermite. 
4*. À Cysoing dans l’Artois, en 867, saint Évrard. Comte du Frioul, il construisit en ce lieu un monastère de chanoines réguliers, où il fut pieusement déposé, quelques années après sa mort. 
5. À Vienne, alors dans le royaume de Provence, en 875, saint Adon, évêque, qui fut moine auparavant et composa un Martyrologe, où il inscrivit pour chaque jour des éloges de saints. 
6*. À l’abbaye de Seltz en Alsace, l’an 999, la naissance au ciel de sainte Adélaïde, qui épousa Otton Ier et devint impératrice. Elle manifesta une gravité pleine de charme aux gens de sa maison, une dignité très noble aux étrangers, une bienveillance infatigable aux pauvres et une largesse très abondante pour honorer les églises de Dieu. 
7*. En Lucanie, l’an 1005, saint Macaire de Collesano, moine, remarquable par son humilité et ses privations, qui dirigea avec sagesse divers monastères du mont Mercure et du Latiano. 
8*. À Gênes en Ligurie, l’an 1496, le bienheureux Sébastien Maggi, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui prêcha l’Évangile au peuple de la région et veilla à la discipline régulière dans plusieurs couvents de son Ordre. 
9*. À Turin dans le Piémont, en 1717, la bienheureuse Marie des Anges (Marie-Anne Fontanella), vierge moniale du Carmel, remarquable par ses pénitences volontaires et sa vertu d’obéissance. 
10*. À Rivalba près de Turin, en 1903, le bienheureux Clément Marchisio, prêtre, curé de la paroisse de ce lieu et fondateur de l’Institut des Filles de Saint-Joseph. 
11*. À Nowe Miasto en Pologne, l’an 1916, le bienheureux Honoré de Biala Podlaska (Venceslas Kazminsky), prêtre capucin, qui accomplit une œuvre remarquable en confessant les pénitents, en prêchant la parole de Dieu et en réconfortant les âmes des prisonniers. 
12*. Près de Mukdahan en Thaïlande, l’an 1940, le bienheureux Philippe Siphong Onphitak, martyr. Père de famille, il fut choisi comme chef de la communauté chrétienne pour remplacer le prêtre de Sog-Khon, expulsé, et, quand commença la persécution contre les chrétiens, il fut conduit au bord de la rivière Tum Nok, torturé et fusillé.

Le 17 décembre

1. À Jérusalem, en 634, saint Modeste, évêque. Après la prise de la Ville sainte et sa dévastation par les Perses, il releva les monastères, les remplit de moines et reconstruisit à grand peine les sanctuaires détruits par l’incendie. 
2. À Eleuthéropolis en Palestine, l’an 638, la passion de cinquante saints soldats, qui, au temps de l’empereur Héraclius, furent tués pour la foi du Christ par les Sarrasins qui avaient pris Gaza. 
3*. En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen. 
4. À Andenne dans le Brabant, en 693, sainte Begge, veuve. Sœur de sainte Gertrude de Nivelles, après l’assassinat de son mari Ansegise, elle fonda le monastère de la bienheureuse Vierge Marie, sous les règles des saints Colomban et Benoît. 
5. Au monastère de Fulda en Saxe, l’an 779, saint Sturmi, abbé. Disciple de saint Boniface, il évangélisa la Saxe et prit soin de construire, à la demande de son maître, ce célèbre monastère, dont il fut le premier abbé. 
6*. Au mont Mercure en Lucanie, au Xe siècle, saint Christophe de Collesano, moine, qui avec toute sa famille travailla grandement à propager la vie monastique. 
7. À Bigard près de Bruxelles, en 1170, sainte Wiwine, première abbesse du monastère de Sainte-Marie. 
8. À Rome, sur le Célius, en 1213, saint Jean de Matha, prêtre d’origine française, fondateur de l’Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs. 
9. À Barcelone en Catalogne, l’an 1901, le saint Joseph Manyanet y Vives, prêtre, qui fonda la Congrégation des Fils et des Filles de la Sainte Famille, pour qu’à l’exemple de la famille de Jésus, Marie et Joseph à Nazareth, toutes les familles atteignent la perfection. 
10*. En Espagne, la bienheureuse Mathilde a Sacro Corde Tellez Robles, vierge
11*. À Rome, près de Sainte-Sabine sur l’Aventin, en 1916, le bienheureux Hyacinthe (Henri) Cormier, prêtre, Maître général de l’Ordre des Prêcheurs, qu’il dirigea avec prudence, en encourageant beaucoup les études théologiques et spirituelles.

Le 18 décembre

1. Commémoraison de saint Malachie, prophète. Au Ve siècle avant le Christ, après la déportation à Babylone, il annonça le grand jour du Seigneur et sa venue dans son temple, ainsi que l’offrande qui serait présentée à son nom toujours et en tous lieux. 
2. Commémoraison des saints Namphamo, Miggin, Sanaem et Lucitas, martyrs en Afrique au IIIe siècle, qui, au témoignage du païen Maxime de Madaure dans une lettre adressée à saint Augustin, étaient en grande vénération dans le peuple chrétien. 
3. À Tours, au début du IVe siècle, saint Gatien, premier évêque de la cité. Il fut, dit saint Grégoire de Tours, un des sept évêques qui vinrent de Rome en Gaule et il fut inhumé dans le cimetière des chrétiens du lieu. 
4*. À Killaloé en Irlande, au VIe ou VIIe siècle, saint Flannan, évêque. 
5*. Au monastère d’Heidenheim, dans le Würtemberg, en 761, saint Winnibald, abbé. Origiaire d’Angleterre, il suivit saint Boniface avec son frère saint Willibald et l’aida dans son œuvre d’évangélisation des peuples de Germanie. 
6. Sur la colline Go-Voi au Tonkin, en 1839, les saints martyrs Paul Nguyên Van My, Pierre Truong Van Duong et Pierre Vu Van Truat, trois catéchistes fermes dans la foi, qui furent étranglés sous l’empereur Minh Mang.  
7*. À Borgaro près de Turin, en 1916, la bienheureuse Némésie (Julie Valle), vierge, des Sœurs de la Charité, admirable pour former et diriger les jeunes dans l’amour de l’Évangile.

Le 19 décembre

1. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, en 401, la mise au tombeau de saint Anastase Ier, pape, homme de très riche pauvreté, dit saint Jérôme, et d’ardeur apostolique, qui, dans un bref pontificat, s’opposa fermement aux doctrines hérétiques. 
2. À Auxerre, au VIe siècle, saint Grégoire, évêque. 
3*. Dans la chartreuse de Casotto dans la Piémont, en 1205, le bienheureux Guillaume de Fenoglio, religieux, qui avait auparavant vécu en ermite sur une montagne du voisinage. 
4*. À Avignon, en 1370, le bienheureux Urbain V, pape, qui était abbé de Saint-Victor de Marseille quand il fut élevé sur la chaire de Pierre. Sans rien changer à ses habitudes monastiques, il tourna aussitôt son esprit en premier lieu vers le retour du Siège apostolique à Rome et le rétablissement de l’unité de l’Église. 
5. À Bac Ninh au Tonkin, en 1839, les saints martyrs François-Xavier Ha Trong Mâu, Dominique Bai Van Uy, catéchistes, Thomas Nguyên Van Dê, tailleur, Augustin Nguyên Van Moi et Étienne Nguyên Van Vinh, agriculteurs, l’un néophyte, l’autre encore catéchumène. Tous ayant refusé de piétiner la croix, furent soumis à des supplices, enfin étranglés sur l’ordre de l’empereur Minh Mang. 
6*. À Slonim en Pologne, l’an 1942, les bienheureuses martyres Marie-Éve de la Providence (Bogomila Noiszewska) et Marie-Marthe de Jésus (Casimira Wolowska), vierges, Sœurs de l’Immaculée Conception. Pendant l’occupation nazie de la Pologne, elles furent arrêtées par la Gestapo à l’hôpital de cette ville, où elles soignaient les malades, et fusillées le jour même sur une colline voisine, pour l’aide apportée à une famille juive.

Le 20 décembre

1. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 217 ou 218, la mise au tombeau de saint Zéphyrin, pape, qui dirigea l’Église romaine pendant dix-huit ans et chargea son diacre, saint Calliste, d’organiser sur cette voie le cimetière de l’Église romaine. 
2. À Rome encore, sur l’ancienne voie Salarienne, au cimetière “Aux Sept Palombes”, saint Libéral, martyr, qui aurait rempli la charge consulaire. 
3. À Antioche de Syrie, en 324, saint Philogone, évêque. Appelé par la volonté de Dieu de la profession d’avocat au gouvernement de cette Église, il mena, avec l’évêque d’Alexandrie, saint Alexandre et ses compagnons, le premier combat contre Arius pour la foi catholique ; il s’endormit dans le Seigneur, comblé de mérites, et saint Jean Chrysostome a prononcé en son honneur un magnifique éloge.
4. Dans le Jura suisse, près du Doubs, vers 620, saint Ursane, disciple de saint Colomban, qui mena d’abord la vie érémitique dans la solitude, mais, bientôt découvert, incita beaucoup au même genre de vie. 
5. Au monastère de Silos en Castille, l’an 1073, saint Dominique, abbé, qui vécut d’abord en ermite, puis restaura ce monastère à peu près détruit, y rétablit la discipline et remit en valeur la louange divine jour et nuit. 
6*. À Torre del Greco près de Naples, en 1831, le bienheureux Vincent Romano, prêtre. Curé de paroisse, il mit toute son ardeur à éduquer les enfants et à s’occuper des besoins des ouvriers et des pêcheurs.
7*. Au camp de concentration de Sachsenhausen, en Allemagne, l’an 1940, le bienheureux Michel Piaszynski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation nazie de la Pologne, il fut arrêté parce que prêtre, et envoyé en déportation, où il mourut de faim et de maladie.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

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